Les femmes chrétiennes prennent les armes contre l’État islamique

16/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Face aux exactions perpétrées quotidiennement par l’État islamique à l’encontre des chrétiens, en Irak et en Syrie, un bataillon de femmes-soldats a vu le jour en Syrie, nommé : « les forces de protection des femmes de Mésopotamie ». Ce dernier est composé de femmes syriaques, décidées à défendre l’existence de cette minorité chrétienne face à l’Empire islamique. Aujourd’hui, une cinquantaine de combattantes ont répondu à l’appel.


La Russie emploie des sous-marins contre l’État Islamique

09/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après les missiles de croisière tirés depuis des navires et les bombardiers stratégiques, la Russie a frappé Daesh avec des missiles tirés depuis un sous-marin. Un arsenal qui envoie des messages clairs.

Pour la première fois, l’armée russe a frappé des cibles en Syrie avec des missiles de croisière tirés depuis un sous-marin en Méditerranée.
« Toutes les cibles ont été détruites », a déclaré e ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, indiquant que des infrastructures pétrolières, des dépôts de munitions et une fabrique de mines avaient été visés.
Les observateurs militaires avaient déjà été frappés (eux aussi…) par la précision à longue distance et la puissance des missiles de croisière « Kalibr », déjà tirés depuis des croiseurs stationnés en mer Caspienne et à nouveau lancés, depuis le sous-marin de dernière génération Rostov-sur-le-Don.

Avec des hélicoptères, des avions d’attaque au sol et des chasseurs-bombardiers, la Russie déployait déjà un arsenal aérien complet contre l’État Islamique. S’y sont ajoutés des bombardiers stratégiques et des missiles de croisière.
L’emploi de ces systèmes d’armes n’a rien d’innocent. De fait, le « boulot » pourrait être aussi bien fait avec des bombardements aériens classiques, mais l’efficacité opérationnelle n’est pas le seul facteur qui rentre en ligne de compte. Tout d’abord, cela permet aux différentes composantes militaires russes d’acquérir de l’expérience et de tester en conditions réelles les armes et les hommes.

Mais surtout, cela envoie des signaux clairs aux autres intervenants sur le terrain, notamment les Américains et les Turcs. Après l’affaire du TU-24 descendu par la chasse turque dans un véritable guet-apens et le bombardement d’installations de l’armée régulière syrienne par les avions de la « coalition » (démenti par les USA), la Russie a montré les muscles et fait passer un message.
Les États-Unis et Israël avaient été prévenus en amont des frappes russes effectuées depuis un sous-marin ; les Russes n’étaient pas tenus de le faire selon l’accord du 21 octobre destiné à éviter les incidents entre avions, aux termes duquel la Russie communique ses plans de vol en Syrie. Cette « mesure supplémentaire de précaution » des Russes a été « appréciée », selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

Pentagone qui aura certainement aussi apprécié à sa juste valeur la déclaration de Vladimir Poutine, qui notait en passant que les missiles de croisière Kalibr pouvaient être équipés de têtes nucléaires, tout en espérant que l’usage de la force nucléaire « ne sera jamais nécessaire dans la guerre contre le terrorisme ».
Les états-majors occidentaux étant parfaitement au courant des capacités atomiques de ces missiles de croisière, les relever dans une déclaration publique revient en langage diplomatique à mettre en gras, souligné en rouge et surligné en jaune le message sous-jacent : « nous restons calmes, mais cessez de nous casser les… pieds, maintenant. »

Charles Dewotine

Qui fournit internet à l’État islamique ? Des opérateurs satellite européens ?

09/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une enquête du Spiegel a donné des informations sur la manière dont l’État islamique (EI) parvient à se connecter à Internet, notamment pour diffuser sa propagande.

Les djihadistes utiliseraient essentiellement des connexions par satellite qui permettent de se connecter dans des régions dévastées par les conflits où les infrastructures de télécommunication ont été détruites.

Or, d’après le quotidien allemand, ces satellites utilisés par l’EI seraient gérés par des opérateurs européens et notamment le français Eutelsat, détenu pour partie par la Caisse des dépôts et consignations.


Général Pinatel : la Turquie organise l’invasion migratoire en lien avec l’État islamique

Source : Sputnik
Spécialiste en géopolitique, géostratégie et sur les questions du Moyen-Orient, le Général Pinatel n’a rien d’un fantaisiste. Quand il affirme que la Turquie est à l’origine des vagues de migrants qui envahissent l’Europe, en lien avec l’État Islamique, il donne tout le crédit d’un expert reconnu à une thèse que de nombreux observateurs pressent depuis longtemps. Il éclaire ainsi les choix diplomatiques français et européens d’une lumière crue. Quand donc allons-nous revoir nos alliances et notre politique étrangère ?

Les preuves du soutien de la Turquie à l’État islamique s’accumulent

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans un entretien à l’agence de presse Sputnik, le major-général au service de renseignement de l’Armée syrienne libre, Hosam Al-Awak a déclaré « Nous avons à notre disposition des photos représentant des contrats pétroliers signés entre la Turquie et le groupe terroriste Daech ».
Dans cet entretien-choc, nous apprenons que la Turquie soutient l’État islamique depuis 2011 « Depuis le début de la crise syrienne, en 2011, la Turquie continue à soutenir par tous les moyens les islamistes radicaux et djihadistes syriens dans leur lutte contre les groupes modérés », a-t-il souligné.
Pour le major-général, « Les Frères musulmans de Syrie, couvrant cette activité, coopéraient avec lesdites organisations pour éliminer l’Armée syrienne libre, ainsi que d’autres groupes modérés ».

Cela ouvrirait-il une recomposition des alliances ?
Alors que les Russes soutiennent fermement Bachar Al-Assad, l’Armée syrienne libre qui cherche à le détrôner depuis 2011, souhaite s’allier.
C’est ce que déclare le major syrien dans cet entretien : « Nous estimons que la Russie est une alliée par excellence. Face à la crise syrienne, les Russes pourraient sans aucun doute coopérer avec toutes les factions modérées, y compris l’Armée syrienne libre », a poursuivi le militaire.
Et de souligner : « Le cas échéant, l’implication russe dans le conflit syrien portera ses fruits. À l’avenir, nous comptons défendre les intérêts russes en Syrie ».

Le Général Desportes devant le Sénat : ce sont les USA qui ont créé l’État Islamique

Source : Sénat
L’intervention du Général Vincent Desportes devant la Commission des affaires étrangères du Sénat est à lire absolument. Ce grand stratège, limogé pour son franc-parler, ne déroge pas à sa réputation. S’il est étonnant d’entendre dans les enceintes feutrées du Palais du Luxembourg nommer aussi directement les responsables du chaos — Les USA en l’occurrence —, il est aussi intéressant de l’entendre dénoncer l’amateurisme et le manque de vision de la politique étrangère française, et notamment son volet militaire. Extrait.

Général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris. — Avant de revenir vers les critères d’évaluation des opérations extérieures, je crois qu’il faut dire, affirmer et répéter sans faiblesse : « Daesh delenda est ». Ayons la force de Caton l’Ancien.

Daesh est aujourd’hui le danger majeur. Nous n’avons certes pas les moyens de tout, en même temps. Les menaces doivent être priorisées, quitte à consentir quelques compromis avec les moins brûlantes : dans le monde réel, dans un contexte de ressources et de moyens limités, notre politique ne peut être que réaliste.

« Daesh delenda est »… mais nous ne pourrons répandre le sel sur le sol de l’Irak et de la Syrie. Il faudra au contraire le rendre fertile pour de nouvelles semences.

« Daesh delenda est »… et pourtant votre interrogation demeure fondamentale : personne ne doute ici qu’il faille détruire Daesh, mais devons-nous participer nous-mêmes à cette destruction ?

Un mot sur Daesh, d’abord.

Ne doutons pas de la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population. Daesh est le premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (35 % du territoire irakien, 20 % du territoire syrien). Ce qui représente 200 000 km² (soit l’équivalent de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes réunis) et une population de l’ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est imparfaitement, mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daesh dispose d’un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait Al-Qaïda. Daesh dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques, mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs — dont certains s’affichent en amis de l’Occident — d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. Il est puissant, même s’il est marqué de profondes vulnérabilités. Il est puissant, mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

Bachar El-Assad : les occidentaux doivent arrêter de soutenir le terrorisme et son allié saoudien

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress
Vous ne pouvez être à la fois la police et le voleur, explique Bachar El-Assad à la TV tchèque, dénonçant le double jeu occidental vis-à-vis de l’islamo-terrorisme. Le président syrien n’épargne pas les dirigeants européens, pas crédibles, superficiels et soumis aux USA.

Le président syrien Bachar El-Assad a accusé la France de «soutenir le terrorisme» et évoqué Prague comme un lieu où un accord de paix pourrait être signé un jour. « Naturellement, si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu’ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays », a indiqué le chef de l’État syrien, à l’antenne de la CT, télévision tchèque.

Il a aussi pointé du doigt le double-jeu occidental vis-à-vis du terrorisme islamique :

Vous ne pouvez pas à la fois lutter contre le terrorisme et soutenir directement les terroristes avec des armes et en vous associant avec leur plus grand allié, l’Arabie Saoudite. C’est contradictoire, vous ne pouvez être à la fois la police et les voleurs.

Et a au passage égratigné les dirigeants européens, que

Personne ne prend plus au sérieux, pour plusieurs raisons : ils n’ont aucune crédibilité, ils n’ont pas de vision, ils sont superficiels et ils ne sont pas indépendants. Enfin de compte, ils sont avec les américains.

Sur le terrain, les bombardements continuent, avec peut-être bientôt le concours de la RAF, si le vote de ce jour au Parlement britannique s’avère favorable aux frappes aériennes contre le groupe État islamique en Syrie.


« Daesh, autopsie d’un monstre », analyse du terrorisme islamique sur France Inter

02/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les attentats du 13 novembre, ont-ils dénoué la parole des journalistes des grands médias ? En tout cas, cette analyse du conflit syrien sur France Inter est très intéressante et complète. On y entend parler des livraisons d’armes françaises aux terroristes, de l’échec de la politique internationale de la France sous l’impulsion de Laurent Fabius aussi bien en Libye qu’en Syrie. La responsabilité des Turcs, des Qataris et des Saoudiens dans la montée du terrorisme islamique est nommément mentionnée, de même que celle des Américains.

Attentats : le commanditaire derrière le commanditaire

30/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Contrairement à la thèse répandue, Abdelhamid Abaaoud ne serait pas le commanditaire principal des attentats du 13 novembre. Il s’agirait du Syrien Abou Mohammed al-Adnani, qui dirigerait les opérations extérieures de Daesh.

Un peu trop facile. Rapidement identifié, présent lors des attentats, tué par les policiers du Raid et de la BRI le 18 novembre à Saint-Denis, Abdelhamid Abaaoud, le djihadiste « belge » faisait un bon candidat-commanditaire, preuve… morte de l’efficacité des services de sécurité. Nombreux étaient pourtant les experts en terrorisme à douter de cette thèse, à l’instar d’Alain Bauer, qui annonçait, dès le lendemain de la mort d’Abaaoud, qu’il n’était « pas plus le cerveau que (sa) grand-mère », préférant une autre piste.

Le cerveau derrière le cerveau pourrait être Abou Mohammed al-Adnani, l’in des porte-parole de l’État Islamique en Syrie, mais aussi et surtout une sorte de ministre des opérations extérieures de Daech auprès de plusieurs pays occidentaux.
L’hebdomadaire Britanique The Sunday Times croit savoir qu’il est derrière les attentats de Paris, ce que corroborent les révélations du journal américain The New York Times, qui révélait que L’État Islamique dispose d’une division consacrée aux attentats en dehors du califat dirigée par le fameux Abou Mohammed al-Adnani.

Cette division fournirait aux terroristes locaux logistique et fonds, mais aussi marche à suivre idéologique et opérationnelle, leur laissant toutefois le choix de la date, de l’heure, du lieu et de la façon de semer la terreur sur un plan pratique. « En-dessous de [Abou Mohammed al-Adnani], il y a des émirs par nationalité, et donc il y a là un Français et un francophone, expliquait aussi Alain Bauer sur Europe 1, le 26 novembre.
D’après le Sunday Times, il contrôlerait un réseau de cellules terroristes prêtes à passer à l’acte dans au moins cinq pays européens, dont la France, la Grande-Bretagne et la Belgique. C’est lui qui avait appelé au meurtre de “mécréants” en Occident, appel suivi par de nombreuses attaques au couteau ou à la voiture bélier, notamment en France ou en Angleterre.

L’un des premiers djihadistes étrangers pour combattre la coalition occidentale engagée dans la guerre en Irak au début des années 2000, al-Adnani a été arrêté en mai 2005 par ces mêmes forces, et emprisonné jusqu’à 2010. Depuis, il sévit au sein de Daesh. Un parcours qui donne tout son relief aux propos de l’ex-patron de la DIA (Defense Intelligence Agency, renseignement militaire US), qui expliquait que les

prisons américaines en Irak étaient conçues comme des incubateurs de terroristes

L’UE promet 3 milliards de dollars à la Turquie

30/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Après qu’un sommet européen s’est réuni dimanche sur l’immigration que subit l’Europe, les pays se sont accordés pour verser une somme de 3 milliards d’euros à la Turquie a annoncé le Premier ministre turc venu représenter Recep Tayyip Erdogan. Le Premier ministre turc a déclaré : « C’est un jour historique dans notre processus d’accession à l’Union européenne ». Donald Tusk, président du Conseil européen qui représente les chefs d’État européens a commenté « Notre objectif principal est d’endiguer le flot des migrants en Europe », il a ensuite décrit la Turquie comme une « partenaire clé » dans la lutte antiterroriste et dans le règlement de la guerre islamique en Syrie.

Légende photo : Donald Tusk, président du Conseil européen


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Les bides du Président

Source : Boulevard Voltaire
Premier bide : son appel au drapeau. Deuxième bide : sa cinéscénie des Invalides. Troisième bide : ses pérégrinations à Washington et Moscou. Quatrième bide : la COP21. Cinquième et le summum des bides : sa lutte bidon contre le terrorisme.

Je ne veux pas parler de son bide, de son ventre de sexagénaire bedonnant, mais du bide que notre mal-aimé Président vient de se prendre sur plusieurs plans.
Premier bide : son appel au drapeau, ces trois couleurs qu’il avait abandonnées au profit du Front national alors que rien n’empêchait les partis les plus à gauche de les brandir. J’ai bien parcouru les rues parisiennes. Un drapeau sur cent, sur 500, sur 1000 appartements, avait été hissé aux balcons, mais cela n’a pas empêché les télés aux ordres de faire un savant montage de films mis bout à bout pour donner l’impression à leurs téléspectateurs que les Parisiens avaient suivi massivement les recommandations de l’Élysée. Ce qui, évidemment, était une pure affabulation médiatique pour satisfaire l’ego présidentiel.

Deuxième bide et pas des moindres : sa cinéscénie des Invalides. Une monstrueuse récupération. Enfin, une tentative de récupération politicienne. Une mise en scène ridicule digne d’un Jean-Paul Goude. Un discours d’une platitude ahurissante. Un ton de circonstance qui illustre parfaitement la maxime d’André Gide « On ne peut pas à la fois être sincère et le paraître ». Et le ridicule ne tuant plus, un fauteuil, que dis-je un trône, isolé de tous ses invités, face au vide des pavés de la cour des Invalides. On l’avait vu dans cette même cour illustre, se courber devant une plaque d’égout alors que le cercueil du malheureux soldat tué au combat était à dix mètres de lui, mais là, trônant seul devant les familles endeuillées par le terrorisme islamiste, il rappelait le dictateur coréen posant assis devant une armée d’officiers.

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Vladimir Poutine refuse de rencontrer Erdogan lors de la COP21

28/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La tentions reste maximale entre la Turquie et la Russie. Vladimir Poutine a refusé de rencontrer son homologue turc en marge du sommet COP21 et durcit les sanctions économique à l’encontre d’Ankara. Il réitère ses accusation de complicité entre la Turquie et l’Etat Islamique, notamment par l’achat de pétrole. Bref, conscient que la Russie est devenue incontournable dans le jeu syrien, Poutine ne se prive pas de dire que le roi est nu… 

Le Dhimmi du jour est Jack Lang, qui ne voit aucun lien entre les pays du golfe et terrorisme islamique

27/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Au micro de France Inter, Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, trouve que l’Arabie Saoudite est un allié précieux dans la lutte contre le terrorisme et « conteste que le Qatar puisse participer aujourd’hui à quelque financement que ce soit du terrorisme ». Circulez braves gens, il n’y a rien à voir, aucun lien entre le Wahhabisme et le terrorisme islamique … 

Destruction du bombardier russe par les forces turques : l’arroseur arrosé ?

26/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La destruction du bombardier russe par la chasse turque est intervenue alors que François Hollande entamait une tournée visant à structurer une vaste alliance contre l’État islamique en incluant la Russie. Or, de par leur appartenance commune à l’OTAN la France et la Turquie se doivent solidarité en cas de tension avec une puissance tierce.

Ankara chercherait-elle à enfoncer un coin entre Paris et Moscou ?
Tous les éléments semblent plaider pour un acte délibéré d’agression de la part de la Turquie. Moscou nie avoir violé l’espace aérien turc tandis qu’Ankara parle de 17 petites secondes, d’après Wikileaks. Pas de quoi menacer son intégrité territoriale. L’agression est donc au mieux disproportionnée, au pire injustifiée.

D’autant plus que, dans ce domaine, la Turquie ne se gêne pas. D’après le journal grec protothema, citant des données de l’Université de Thessalie, le nombre de violations de l’espace aérien grec par l’armée de l’air turque en 2014 est de 2 244.

Cet événement pourrait même avoir ouvert une boîte de Pandore. En effet, de plus en plus de voix accusent désormais Ankara de soutenir financièrement l’État islamique, en lui achetant du pétrole. C’est ce qu’a insinué Wesley Clarke, l’ancien commandant en chef de l’OTAN.

Cette tentative de division est donc vouée à l’échec ?
Il est trop tôt pour le dire, mais les attentats de Paris semblent avoir dessillé les yeux. Flatter le fondamentalisme sunnite n’a pas assuré la sécurité des Français. Aujourd’hui, la priorité est la lutte contre l’État islamique. Or la position turque est de plus en plus ambiguë et les États-Unis, échaudés par leurs expériences afghanes et irakiennes, ne souhaitent pas s’engager militairement dans la région.

Reste la Russie…
La Russie apparaît en effet plus que jamais comme l’alliée naturelle de la France. François Hollande en semble conscient, lui qui a réservé à Vladimir Poutine la conclusion de sa tournée diplomatique.

Ankara pourrait donc finir isolée diplomatiquement
La Turquie court aussi un gros risque économique. D’après le quotidien russe Kommersant, des représailles financières se préparent au Kremlin. Jacques Sapir a estimé à 1 % du PIB turc le manque à gagner dans le domaine du tourisme. Sans compter la remise en cause de projets énergétiques, comme le gazoduc Turkish Stream, qui s’apprêtait à conférer un rôle stratégique à la Turquie dans le domaine de l’énergie.

Crédit photo : Alexander Mishin via Wikipedia (CC) = Sukhoi Su-24M of the Russian Air Force inflight

Attentats de Paris : le Front Al-Nosra soutient les terroristes islamistes

25/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Bien qu’opposé à l’État islamique, le Front Al-Nosra, affilié à Al Qaida en Syrie, a soutenu les actes terroristes du vendredi 13 novembre qui a endeuillé la capitale française. Notre ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, assumera-t-il encore sa phrase dans laquelle il déclarait, le 28 janvier 2013, que « sur le terrain, ils font du bon boulot » en parlant des membres d’Al-Nosra ? Il est vrai que Laurent Fabius bat de l’aile depuis le relatif rapprochement avec Moscou sur la question syrienne.

Entretien exclusif : Un Français engagé volontaire en Irak pour combattre l’État Islamique

24/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Olaf, de son nom d’emprunt, est volontaire pour aller se battre contre l’État Islamique au sein de l’Assyrian French Legion, aux côtés des Kurdes. Il a accepté de témoigner de cet engagement en exclusivité pour NOVOPRESS.

NOVOpress : Vous allez rejoindre l’AFL, Assyrian French Legion, un groupe de volontaires français qui lutte contre l’État Islamique en Irak et en Syrie. Il s’agit d’un engagement très fort et d’un exemple trop rare de nos jours…
Olaf : Il est en effet assez hallucinant que personne ne réagisse dans ce sens face aux actes de guerre commis sur notre sol. Nous devrions être légion. Ce n’est plus une impression, c’est un fait, nous vivons dans l’ère des Bisounours…

NOVOpress : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quel est votre parcours personnel, professionnel, militaire le cas échéant, avez-vous une famille ?
Olaf : Vous comprendrez que dans l’ambiance actuelle, je ne vous donnerai ni nom ni prénom, pour de simples raisons de sécurité.
On m’appelle Olaf, j’ai quarante ans, marié et père de cinq enfants, une solide formation militaire et un parcours professionnel dans la protection de VIP durant quelques années avant de fuir les grandes villes et de m’installer en pleine campagne pour retrouver une vie saine de paysan.

NOVOpress : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à rejoindre l’AFL ? Sont-elles idéologiques ? Le goût de l’aventure et du risque y a-t-il sa place ?
Olaf : Mes motivations sont simples, elles s’appellent : Daesh, État Islamique, Mohammed Merah, Chérif et Saïd Kouachi, Amedi Koulibali, Bilal Hadfi, Abdelhamid Abaaoud, Salah Abdeslam… et tant d’autres. S’il devait y avoir une idéologie derrière mon engagement elle porterait tous les prénoms de toutes les victimes tombées sous les balles des sus-nommés. Le goût de l’aventure et du risque ? Non, tout est cadré, pas de place pour le romantisme. Ni mercenaire ni croisé, mais une nouvelle frange d’hommes capables de réagir face aux nouvelles guerres que le monde crée.

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« Daesh vote FN » : la chronique délirante de France Inter

« DAECH VOTE FN » : LA CHRONIQUE DÉLIRANTE DE FRANCE INTER
Source : OJIM
Après les attentats du 13 novembre, on attendait évidemment l’offensive « padamalgamiste » des médias.

Cela n’a pas manqué. Dès le 19 novembre sur France Inter, Renaud Dély repoussait les limites du délire, allant jusqu’à affirmer sans sourciller que « Daech vote FN ».

Pour le rédacteur en chef de L’Obs, le FN est visiblement le seul parti à n’avoir pas fait preuve de « modération » ces jours derniers. En réclamant la démission du gouvernement, Marine Le Pen réalise ainsi, selon Dély, le « rêve de Daech ». « C’est évidemment ravir les terroristes, qui veulent déstabiliser l’état français », poursuit-il, jugeant que « ce n’est pas franchement étonnant ».

Mais le chroniqueur va plus loin dans son analyse. Pour ce dernier, il y aurait « quelques convergences de vue entre le FN et les terroristes ». Vous avez bien lu. Daech et le FN : même combat ! Citant diverses réactions d’élus frontistes, pas franchement dans la demi-mesure vis-à-vis de l’islam ou du gouvernement, Renaud Dély estime que le FN veut « bordéliser » le débat public pour parvenir à ses fins en 2017.

Une analyse qui pourrait être recevable, et même applicable aux autres formations politiques, si le journaliste ne sombrait pas dans le délire le plus total en conclusion. « Certes, on ne dira pas que le FN vote Daech, non bien sûr. Mais en revanche, ce qui est clair, c’est que Daech vote FN », assure ainsi M. Dély.

Si l’on peut facilement accuser les responsables politiques de récupération suite aux attentats, le rédacteur en chef de L’Obs apporte ici la preuve que dans les médias, on peut parfois repousser encore plus loin les limites de l’odieux pour tenter de dévier les colères…

La Turquie abat un avion russe. Danger d’escalade !

24/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a abattu ce matin un avion russe, qui aurait violé son espace aérien, ce que dément Moscou. Il semble que le Su-24 russe ait été en fait abattu dans la zone tampon de 8 km côté syrien de la frontière mis en place unilatéralement par la Turquie. Ce qui n’empêche pas les risques d’escalade.

La Turquie a abattu mardi matin un avion militaire russe qui aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie, a annoncé la présidence turque. « Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d’engagement après avoir violé l’espace aérien turc malgré les avertissements », ont indiqué ces sources.
Tandis que la tension monte entre les deux pays, plusieurs chaînes d’information turques diffusent des images de la chute de l’appareil russe en feu qui s’est écrasé à la frontière dans les montagnes syriennes, en face de la province de Hatay.

Moscou a confirmé de son côté qu’un Su-24 appartenant à l’armée russe avait été abattu, mais dans l’espace aérien syrien. « Aujourd’hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployées en Syrie s’est écrasé », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu’il « se trouvait exclusivement dans l’espace aérien syrien ». Le sort des pilotes est incertain, l’aviation russe a dépêché des équipes de secours en hélicoptère, mais certaines sources affirment que l’un est mort et l’autre capturé. Une vidéo qui a commencé à circuler sur Internet semble en effet montrer un pilote d’avion au sol, entouré de combattants arabophones, mais il est impossible d’affirmer qu’il est vivant ou mort.

Depuis le début de l’intervention militaire russe aux côtés du président Bachar El-Assad fin septembre, les incidents à la frontière se multiplient entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre, une escalade avait été évitée de justesse : des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui aurait violé leur espace aérien, en le forçant à faire demi-tour. Moscou s’était alors justifié en évoquant de « mauvaises conditions météo ». Le 16 octobre, l’armée turque a également abattu un drone de fabrication russe qui aurait pénétré dans le ciel turc.

Ce qui est certain, c’est que la Turquie a unilatéralement déplacé la frontière turco-syrienne de 8 km au sud :
La Turquie La Turquie maintient une zone tampon de 8 km à l’intérieur de la Syrie depuis juin 2012, depuis qu’un missile syrien de défense aérienne a abattu un avion de chasse turc qui s’était égaré dans l’espace aérien syrien. En vertu des nouvelles règles d’engagement mises en vigueur depuis lors, « l’armée de l’air turque considérera toute cible qui se trouve à moins de 8 km de la frontière turque comme un ennemi et agira en conséquence ».
Les différentes « violations » de l’espace aérien turc susmentionnées s’étaient déroulées dans cette zone tampon et les excuses de Moscou n’étaient que des signes d’apaisement envers Ankara.

Il semble à ce stade que l’avion russe abattu par l’armée de l’air turque l’ait été dans cette zone tampon et non au-dessus du ciel turc. Ce grave incident pourrait être une réponse du régime turc à une série de bombardements russes qui, d’après Ankara, ont visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. Vendredi, l’ambassadeur russe avait même été convoqué par les autorités turques. Une mise en garde, avait prévenu Ankara, contre les « sérieuses conséquences » de cette opération.

La Turquie a également annoncé qu’elle saisissait l’OTAN, dont elle est membre, et l’ONU sur instruction du premier ministre, Ahmet Davutoglu. De son côté, la Russie a qualifié la destruction d’un chasseur-bombardier de l’armée russe en Syrie d’« incident très sérieux » et considère qu’avoir abattu le Su-24 est une forme de soutien au terrorisme.
est-ce que l’OTAN (lire, les USA) ont trouvé là l’incident qu’ils recherchaient pour tenter de chasser la Russie de Syrie ? Dans le meilleur des cas, nous avons affaire à un grave incident diplomatique. Dans le pire… les prochaines heures nous en diront probablement plus.

Charles Dewotine



https://youtu.be/-Cdkf3Xx3nw