Les archipels écossais vont-ils réclamer leur indépendance ?

Les archipels écossais vont-ils réclamer leur indépendance ?

Le port de Lerwick, capitale des Shetlands.
Crédit photo : Robbie via Wikimedia (cc)

20/03/2013 – 14h00
Édimbourg (NOVOpress Breizh) –
Les îles écossaises veulent profiter du référendum de 2014 sur l’indépendance pour obtenir un statut de relative autonomie.

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Ecosse : le SNP fait-il fausse route ?

Ecosse : le SNP fait-il fausse route ?

Alex Salmond, Premier ministre écossais (SNP) et Nicola Sturgeon, leader de la campagne YesScotland. Crédit photo : DR

15/03/2013 – 08h00
Édimbourg (NOVOpress Breizh) – C
ertains observateurs commencent à s’inquiéter du tour pris par la campagne du SNP en faveur du « oui » au référendum de 2014 sur l’indépendance écossaise. Deux faux-pas récents révèlent un parti paralysé par la crainte de déplaire et sans réaction devant les progrès fulgurants de l’UKIP.

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L’auteur de “Trainspotting” se dit favorable à l’indépendance écossaise

L’auteur de “Trainspotting” se dit favorable à l’indépendance écossaise

06/02/2013 – 20h00
ÉDIMBOURG (NOVOPress Breizh) –
L’écrivain Irvine Welsh (ci-dessus), auteur du célèbre Trainspotting, était plutôt considéré jusqu’ici comme un homme de gauche à l’ancienne, attaché aux distinctions de classe. Mais il manifeste un intérêt croissant pour l’indépendance de l’Écosse.

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Un État écossais indépendant en 2014 ?

Un État écossais indépendant en 2014 ?

Le siège du Parlement écossais, à Edimbourg. Crédit photo : RonAlmog via Wikimedia (cc).

16/01/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Fin 2014, les Écossais devront répondre à une question cruciale pour leur avenir : faut-il, oui ou non, rester dans le Royaume-Uni ou bien devenir un État indépendant ?

La guerre a déjà commencé outre-Manche. Et Robert Cooper, conseiller du Service européen d’action extérieure, John Grant, ancien représentant de sa Majesté à Bruxelles, et l’ancien juge européen David Edward viennent sans doute de donner des armes décisives pour la cause des nationalistes.

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Eoliennes : Areva s’implante en Ecosse

Eoliennes : Areva s’implante en Ecosse

22/11/2012 – 18h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – Luc Oursel, président du directoire d’Areva, et Alex Salmond, Premier ministre d’Ecosse, ont signé lundi un protocole d’accord en vue de l’installation d’une plate-forme de production d’éoliennes offshore sur la côte est de l’Ecosse.

« Ce protocole d’accord est un pas de plus vers la création d’une usine Areva en Écosse qui produira des turbines de 5 mégawatts pour les projets offshore du Royaume-Uni », a déclaré le groupe Areva dans un communiqué. Le spécialiste de l’énergie nucléaire s’est déclaré prêt à investir plusieurs dizaines de millions d’euros dans ce projet, sous réserve d’obtenir des contrats en Ecosse.

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Indépendance de l’Ecosse : référendum en 2014

Indépendance de l'Ecosse : référendum en 2014

Signalétique en écossais et en anglais dans les Highlands. Crédit photo : Eoghan via Wikipédia (cc).

16/10/2102 — 08h00
EDIMBOURG (NOVOpress) — Va-t-on vers la fin du Royaume-Uni ? En effet, hier lundi 15 octobre, le Premier ministre britannique David Cameron a signé, avec le Premier ministre écossais Alex Salmon – issu du Scottish National Party, indépendantiste, à Edimbourg un accord prévoyant l’organisation en 2014 d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

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Foot : le championnat d’Ecosse se passera des Glasgow Rangers

Foot : le championnat d’Ecosse se passera des Glasgow Rangers

07/07/2012 – 15h00
GLASGOW (NOVOpress Breiz) – Le célébrissime club de foot des Glasgow Rangers vient d’être exclu du championnat de première division écossaise. Mercredi dernier, un vote des autres clubs en a décidé ainsi, compte tenu de la très mauvaise santé financière des Rangers.

Alors que les Rangers, s’appuyant sur le projet de reprise du club  par un consortium dirigé par l’homme d’affaires anglais Charles Green, espéraient pouvoir continuer à jouer en première division, la Scottish PremierLeague (SPL) en a décidé autrement mercredi dernier lors d’une réunion qui s’est tenue à Hampden.

Selon les administrateurs du club, celui-ci serait endetté à hauteur de 134 millions de livres (166 millions d’euros), dont 93 millions (115 millions d’euros) rien que pour des impôts non payés.

Fondés en 1872, les Glasgow Rangers représentent la communauté protestante de la ville, traditionnellement loyaliste à la couronne britannique, contrairement à leur grand rival le Celtic FC, un club proche de la communauté irlandaise catholique. La rivalité sportive entre ces deux clubs de Glasgow a servi d’exutoire aux deux communautés. Dans l’Ibrox Stadium (photo ci-dessus), le stade des Rangers depuis 1899, les supporters entamaient volontiers Billy Boys, un chant clairement anticatholique. L’arrivée de Mark Walters, un joueur noir, en 1988 et de Mo Johnston, qui venait du Celtic, l’année suivante, entrainèrent des réactions passionnées parmi les supporters.

On ignore à ce jour quel sera l’avenir sportif des Rangers la saison prochaine. L’hypothèse d’un reclassement en First Division, la division située juste en dessous de la SPL, a été émise. Cette solution a reçu l’appui des dirigeants du football écossais, préoccupés par les conséquences financières de cette affaire qui met en jeu plusieurs dizaines de millions de livres. Mais les clubs des divisions inférieures y sont opposés, estimant que les Rangers devraient être rétrogradés, comme cela a déjà été le cas pour d’autres clubs, en troisième division.

Crédit photo : Archibald99/Wikimedia, sous licence CC.

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

02/07/2012 – 15H30
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – En réponse à la campagne « Yes Scotland » lancée il y a un peu plus d’un mois par le Scottish national party (SNP) en faveur de l’indépendance écossaise, les trois principales formations politiques britanniques se sont regroupées pour mener campagne en faveur du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni. Une union sacrée qui traduit la crainte de l’establishment politique britannique de voir l’Ecosse quitter, dans un avenir plus ou moins proche, le Royaume-Uni.

Le mouvement « Better Together » (« Mieux ensemble »), lancé il y a une semaine à Edimbourg par Alistair Darling (à gauche sur la photo), un ancien ministre des Finances du Labour d’origine écossaise, regroupe les deux partis – conservateur et libéral démocrate – actuellement au pouvoir à Londres et le parti travailliste, autour d’une « plateforme commune ».

« Ceux d’entre nous, de quelque bord que ce soit, qui pensent qu’il est mieux pour l’Ecosse de faire partie du Royaume-Uni, doivent maintenant travailler ensemble », a déclaré Alistair Darling avant d’ajouter : « Comme beaucoup d’Ecossais, nous croyons que notre avenir et celui de nos enfants sera meilleur si nous restons partenaires au sein du Royaume-Uni ». Misant sur la peur du changement et la crainte de l’avenir, le porte-parole du « non » a mis en avant les difficultés économiques rencontrées actuellement en Europe pour mettre en garde les électeurs. « La dernière chose dont nous avons besoin, c’est de créer de nouvelles zones d’incertitude, d’instabilité et de division », a-t-il affirmé.

A ce discours très conservateur, Alex Salmond avait répondu par avance en déclarant : « Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays ». Selon le leader du Scottish national party (SNP), « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ». Un point de vue partagé aujourd’hui, selon les derniers sondages, par un tiers des Ecossais.

Photo : Alistair Darling (à gauche), en compagnie de Christine Lagarde et du Secrétaire au Trésor américain Tim Geithner, lors d’un sommet du G7 en 2009. Crédit photo : IMF Staff Photo/Stephen Jaffe, via Wikimedia, domaine public.

 

Sean Connery : l’agent 007 se met au service de la cause de l’indépendance écossaise

Sean Connery : l’agent 007 se met au service de la cause de l’indépendance écossaise

30/05/2012 – 18h45
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – « Yes Scotland » : le Premier ministre écossais Alex Salmond a lancé vendredi dernier la campagne en faveur du « oui » au référendum d’indépendance. Si la date de la consultation n’est pas encore fixée, celle-ci se tiendra en principe au cours de l’automne 2014. La cause de l’indépendance a reçu le soutien remarqué de l’acteur Sean Connery.

« Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays », a déclaré le leader du Scottish national party (SNP) lors du meeting de lancement de la campagne du « oui » qui s’est tenu le 25 mai dans un cinéma d’Edimbourg. Selon lui « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ».

Si, selon les derniers sondages, un tiers seulement des 5,3 millions d’Ecossais envisagent de voir leur pays sortir du Royaume-Uni, cela ne décourage pas Alex Salmond qui affirme que « pour gagner, et bien gagner, nous allons devoir galvaniser tout le peuple du royaume d’Ecosse ».

Farouchement opposé à cette perspective, le Premier ministre britannique David Cameron (conservateur) avait fait le déplacement en février à Edimbourg pour affirmer sa détermination à lutter contre l’indépendance, tout en proposant que l’Ecosse obtienne des pouvoirs supplémentaires en cas de victoire du « non ».

Actuellement, si le Parlement écossais est compétent en matière de santé, d’enseignement, de justice et d’environnement, les domaines régaliens que sont la diplomatie et la défense restent l’apanage du 10 Downing street.

Dans le combat pour l’indépendance, Alex Salmond peut compter sur le soutien de Sean Connery (photo en Une). Dans un message lu lors du meeting, l’acteur écossais a affirmé que le lancement de la campagne pour le « oui » était « un jour historique pour l’Ecosse ». James Bond a définitivement quitté le service de Sa Majesté pour celui de l’Ecosse.

Crédit Photo : administration américaine, domaine public, via Wikimédia

Écosse : Les musulmans veulent interdire la vente d’alcool dans les supermarchés

Écosse : Les musulmans veulent interdire la vente d’alcool dans les supermarchés

11/04/12 – 11h00
ÉDIMBOURG (NOVOpress) –
Stirling, capitale historique de l’Écosse et théâtre de la victoire de William Wallace sur les Anglais en 1297, est une ville-symbole de la résistance identitaire. C’est aussi, aujourd’hui, le siège du Central Scotland Islamic Centre , qui a récemment déménagé dans un bâtiment plus vaste en raison de la croissance de la «communauté musulmane ».

En août 2011, la chaîne de supermarchés hauts de gamme Waitrose a conclu un accord avec la Stirling Development Agency pour installer un magasin sur l’ancien site industriel de Burghmuir, abandonné depuis plusieurs années. L’arrivée de Waitrose créera 180 emplois et a été saluée par la municipalité comme « une avancée très positive pour réaliser nos plans de réhabilitation pour Burghmuir et pour la création de nouveaux emplois à Stirling ».

Le permis de construire a été approuvé. Mais le projet a été bloqué après que le Centre Islamique, qui est situé à proximité du futur magasin, a menacé d’intenter une action en justice. Le motif ? Les supermarchés Waitrose vendent de l’alcool et, selon le président du Central Scotland Islamic Centre, « la vente d’alcool si près d’une mosquée serait une insulte à la foi islamique ». La municipalité a annoncé que le responsable de l’urbanisme allait rencontrer les responsables du Centre Islamique pour discuter de leurs inquiétudes.

La solution paraît toute trouvée : que les supermarchés Waitrose deviennent intégralement halal, et il n’y aura plus de difficulté.

Photo : un supermarché Waitrose. Crédit photo : Geoff Welding via Wikipédia, licence CC.

Le SNP a tenu sa Conférence de printemps à Glasgow

Le SNP a tenu sa Conférence de printemps à Glasgow

12/03/2012 – 08h00
GLASGOW (NOVOpress Breizh) – Dix mois après son succès électoral, le SNP a tenu ce week-end sa traditionnelle Conférence de printemps dans un climat d’optimisme soutenu par l’afflux des nouvelles adhésions.

Le Scottish National Party (SNP) a tenu ce week-end sa Conférence de printemps au Scottish Exhibition & Conference Center de Glasgow (photo). Le parti national écossais a le vent en poupe après avoir remporté en mai 2011, pour la première fois de l’histoire, la majorité des sièges au parlement écossais. À Glasgow même, traditionnellement une place forte travailliste, il détient désormais un siège de plus que le Labour.

L’état de grâce ne semble pas s’épuiser : la Conférence s’est ouverte sur la présentation des résultats d’un sondage selon lequel le SNP recueillerait 47 % des intentions de vote pour les prochaines élections nationales au parlement de Westminster, loin devant les Travaillistes (34 %). Les Conservateurs, avec 8 % des intentions de vote, sont marginalisés.

Autre signe de la dynamique actuelle du SNP, son nombre d’adhérents a progressé de 12 % depuis le début de cette année. L’un de ces récents adhérents est le célèbre journaliste Cameron McNeish, spécialiste de la montagne et de la nature. « Je suis immensément fier de mon pays, et je crois que mes émissions en témoignent », a-t-il déclaré devant les deux mille délégués à la Conférence. « J’ai pensé que le temps était venu d’en faire un peu plus pour assurer l’avenir de mes petites-filles, et des enfants de leurs enfants. Et cet avenir, pour autant qu’il me concerne, est celui d’une Écosse indépendante au sein de l’Europe. »

Crédit photo : Dalbera via Flickr, licence CC.

Ecosse : David Cameron à Edimbourg pour plaider la cause du Royaume-Uni

Ecosse : David Cameron à Edimbourg pour plaider la cause du Royaume-Uni

18/02/2012 – 14h50
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – De plus en plus préoccupé par la perspective de voir l’Ecosse accéder à l’indépendance, le Premier ministre britannique s’est rendu jeudi à Edimbourg pour rencontrer son homologue écossais, le leader du SNP Alex Salmond, afin de plaider pour le maintien de l’Union. Un maintien semble-t-il de plus en plus incertain.

Si David Cameron s’est résigné à accepter le principe de la tenue d’un référendum, la date et le contenu de la question qui serait posée opposent indépendantistes et unionistes. Le gouvernement britannique veut en effet que la consultation se tienne rapidement, alors qu’Alex Salmond ne l’envisage pas avant l’automne 2014.

Il ressort en effet des études d’opinion que plus le temps passe, plus l’idée d’indépendance progresse. Depuis deux ans, si la plupart des enquêtes prévoient une victoire du « non », on rencontre de plus en plus de résultats où le «oui» pourrait l’emporter. Selon un sondage réalisé par le Hérald en septembre dernier 39 % des Ecossais se sont déclarés pour l’indépendance contre 38% contre. Une tendance confirmée par le journal The Independent le mois suivant, avec un score de 49% en faveur de l’indépendance. Alex Salmond a aussi l’intention de modifier l’âge du droit de vote – qui serait accordé à partir de 16 ans – au motif que les sondages établissent que c’est dans la jeunesse que l’idée d’indépendance est la plus populaire.

Autre désaccord entre Londres et Edimbourg : le contenu du référendum. Le gouvernement britannique – tablant sur une victoire du « non » – entend que soit posée la seule question de l’indépendance, se réservant la possibilité d’accorder par la suite à l’Ecosse un peu plus de décentralisation. Alex Salmond veut quant à lui interroger simultanément les Ecossais sur l’indépendance totale et sur une extension de l’autonomie – une alternative qui aurait des chances de l’emporter en cas de rejet de l’indépendance totale.

Autre question qui oppose partisans et adversaires de l’Union : une Ecosse indépendante serait-elle fiable économiquement ? Les unionistes avancent que l’Ecosse serait réduite à un petit marché de 5 millions de personnes, que l’utilisation de la livre pourrait être remise en question, que Londres fermerait le robinet des subventions et qu’il faudrait combler le passif de la Royal Bank of Scotland. Des arguments que balaye Alex Salmond, qui estime au contraire que l’Ecosse verrait sa croissance dopée par l’indépendance.

« Si nous étions indépendants, nous pourrions tirer le meilleur profit de nos ressources énergétiques incomparables » a-t-il affirmé dans un discours prononcé mercredi dernier devant les élèves de la prestigieuse London School of Economics. Expliquant que l’Ecosse dispose « de 25% du potentiel européen en matière d’énergie marée motrice, de 25% de son potentiel en matière d’éoliennes en mer et de 10% de son potentiel en matière d’énergie houlomotrice (énergie tirée des mouvements de la mer Alex Salmond s’est exclamé « pas mal pour une nation qui représente moins de 1% de la population européenne ! ». Poursuivant son raisonnement, le Premier ministre écossais a affirmé sa conviction que ces énergies renouvelables permettront la ré-industrialisation de son pays.

« Je ne suis pas là pour suggérer que l’Écosse seule ne pourrait pas trouver sa voie dans le monde, a reconnu David Cameron. L’Écosse pourrait se gouverner seule mais on le fait tellement mieux ensemble.» Plaidant à Edimbourg pour une union « libre » de nations, « plus fortes, plus sûres, plus riches et plus justes » ensemble, le Premier ministre britannique n’a pas hésité pas à rappeler « le passé historique et les réalisations du Royaume-Uni, de la BBC au système de santé, de la victoire de Waterloo à celle contre Hitler et, plus récemment, face au régime de Kadhafi en Libye. ». Pas sûr que ces arguments « de tête, de cœur et d’âme » aient convaincu le public écossais.

Crédit photo : The Scottish Government, licence CC.

La gauche britannique cherche-t-elle à peser sur l’avenir du Plaid Cymru ?

La gauche britannique cherche-t-elle à peser sur l’avenir du Plaid Cymru ?

04/02/2012 – 12H30
CARDIFF (NOVOpress Breizh) –
Les nationalistes gallois envient le succès de leurs homologues écossais. Mais la victoire électorale du SNP est due au ralliement d’électeurs centristes. En cherchant à orienter le Plaid Cymru vers une politique d’extrême-gauche, certains milieux britanniques voudraient probablement l’engager dans une voie sans issue.

L’Écosse va-t-elle contaminer le Pays de Galles ? La question se pose depuis que le Scottish National Party a pris le pouvoir à Holyrood, le parlement écossais. Son succès a bien sûr donné des idées à son homologue gallois, le Plaid Cymru. Pourrait-il à son tour obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée nationale galloise lors de la prochaine élection générale, en 2016 ?

Si le Plaid Cymru l’espère, les Travaillistes, actuellement majoritaires, le craignent. Et il est probable que de grandes manœuvres ont commencé en coulisses pour entraver la progression des nationalistes :

La mécanique de la victoire du SNP est claire : il a bénéficié d’un fort recul des Conservateurs et des Libéraux-démocrates, attirant massivement des électeurs qu’on pourrait qualifier de « centre droit ». Le jeu politique écossais revient vers un bipartisme recomposé : Travaillistes contre Indépendantistes. Dans le bastion travailliste qu’est le Pays de Galles, ce serait probablement la seule voie susceptible de permettre au Plaid Cymru un succès électoral.

De ce point de vue, l’échec du parti aux élections de 2011 serait presque un pas dans le bon sens : après avoir participé à un gouvernement de coalition avec les Travaillistes, il s’est trouvé rejeté dans l’opposition. Mais que va faire le Plaid Cymru de cette liberté de manœuvre retrouvée ? Sa stratégie future dépendra de la personnalité de son prochain président, qui sera élu le mois prochain.

C’est dans ce contexte que certains interprètent l’enquête très fouillée (15.000 mots) publiée mercredi par le Guardian. S’il fait un tour complet de la question, l’article met surtout en valeur l’une des quatre candidats à la présidence du Plaid Cymru : Leanne Wood, une jeune femme originaire de la vallée du Rhondda, la plus « à gauche » des quatre, qui fait campagne bien plus sur la condamnation de la finance que sur l’identité galloise (sa présentation officielle sur le site du Plaid Cymru dit qu’elle veut faire du Pays de Galles une « république socialiste autonome »). Comme Le Guardian, l’auteur de l’article, John Harris, est nettement engagé à gauche ; journaliste prolifique, il est surtout connu comme un spécialiste de la musique britpop.

Le cas n’est pas unique. Le cercle de réflexion Left Futures, issu de la gauche du Labour, a lui aussi publié une analyse orientée, manifestement destinée à convaincre les militants du Plaid Cymru que Leanne Wood serait la mieux à même de les conduire sur les traces du SNP. Que leur position soit concertée ou non, des sites britanniques comme Red Pepper ou Socialist Unity ont aussi fait de leur mieux pour promouvoir la candidate, dont la stratégie rendrait très difficile le ralliement des anciens électeurs conservateurs ou libéraux qui a si bien réussi au SNP.

Un nouveau Stonehenge découvert dans les Orcades

Un nouveau Stonehenge découvert dans les Orcades

08/01/2012 – 15h00
EDIMBOURGH (NOVOpress Breizh) – Le Premier janvier dernier,la BBC a diffusé une émission spéciale consacrée au « Ness of Brodgar », un site néolithique édifié au 5ème millénaire avant notre ère dans l’archipel des Orcades, au nord de l’Ecosse. Une occasion de découvrir un ensemble mégalithique exceptionnel, que certains n’hésitent pas à comparer à celui de Stonehenge.

Connu pour son cercle de pierres dressées, l’anneau de Brodgar, le site a révélé en 2003 les restes d’un temple. Les fouilles entreprises par l’ORCA (Orkney Research Centre for Archéology), toujours en cours, ont révélées quelques découvertes inattendues. C’est ainsi que sur les murs de 14 bâtiments déjà mis à jour, les archéologues ont découvert des traces de coloration, jaune, orange et rouge.

Mais le site semble beaucoup plus important : les analyses géophysiques qui ont été effectuées permettent de penser en effet qu’on est en présence d’une centaine de constructions au total. Celles-ci sont entourées d’une muraille haute de trois mètres, qui pourrait être l’enceinte d’un temple. La construction de ce mur aurait nécessité l’apport de 10 000 tonnes de pierres. On peut avoir une idée de ce qu’était cet ensemble en allant sur le site Will MacNeil qui a reconstruit en 3D ce temple pour le documentaire de la BBC.

Certaines constructions du Ness of Brodgar sont antérieures de 800 ans au célèbre temple de Stonehenge, situé près de Salisbury dans le sud de l’Angleterre. Dans le Daily Mail le professeur Mark Edmonds, de l’Université d’York, déclare qu’il s’agit là « d’un site d’importance internationale », tandis que son collègue Nick Card, de l’Université des Highlands, parle d’un « site de rêve pour un archéologue ». A ce jour un dixième seulement du site a fait l’objet de fouilles et il faudra encore plusieurs décennies aux chercheurs pour terminer leurs recherches.

Cette découverte apporte un éclairage nouveau sur l’évolution de l’homme européen il y a cinq millénaires. Le site de Brodgar confirme, s’il en était besoin, que la civilisation du nord de l’Europe n’a rien à envier à celle de la Méditerranée. Des Orcades à la Grèce, c’est bien une civilisation commune qui a pris naissance il y a plusieurs millénaires.

Credit photo : genevieveromier profile via Flickr Licence CC.

Alex Salmond, l’homme qui peut faire basculer l’opinion publique écossaise en faveur de l’indépendance

Alex Salmond, l’homme qui peut faire basculer l’opinion publique écossaise en faveur de l’indépendance

05/01/2012 – 18h00
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) –
« C’est un animal politique consommé ». Alex Salmond, le leader du Scottish National Party (Parti national écossais) n’en finit pas de recevoir des compliments de la part de ses… adversaires. Qui reconnaissent en lui une personnalité capable, par son charisme exceptionnel, d’amener l’Ecosse à l’indépendance.
Largement réélu en mai 2011, en obtenant une majorité écrasante, dépassant toutes les prévisions, le SNP  qui se tient comme un seul homme derrière Salmond, devance largement ses rivaux putatifs dans les sondages d’opinion. Des rivaux qui sont loin d’être à la hauteur. Ironie du sort, en décembre dernier le Times a nommé  Salmond « Britannique de l’année », une distinction plutôt surprenante pour quelqu’un qui ne se considère absolument pas comme Britannique. Pour le  Times Salmond est la personnalité politique la plus douée que ces îles aient produite depuis le départ de Tony Blair. Un titre que semble-t-il nul ne paraît en mesure de lui ravir avant longtemps.

Son secret ? Selon Jonathan Freedland, du Guardian, « c’est un homme intelligent, auquel son passé d’ancien économiste de la Royal Bank of Scotland a donné une bonne compréhension des chiffres et une culture générale qui lui permet de parler avec assurance du nationalisme et de la place que ce dernier occupe dans la marche en avant de l’histoire. » Optimiste et volontaire, Salmond estime qu’il n’y a pas de limites aux possibilités de l’Ecosse. On ignore souvent que « Yes, we can » était le slogan du SNP en 1997, bien avant que quiconque ait entendu parler d’un certain Barack Obama..

Autre avantage pour le Premier ministre écossais : il n’a pas de rivaux crédibles. Le nouveau chef des conservateurs écossais, Ruth Davidson, n’avait que 12 ans lorsque Salmond, qui a fêté en décembre ses 57 ans, a été porté pour la première fois à la tête de son parti. La patronne des travaillistes, Johann Lamont, est plus âgée que Davidson. Mais elle aussi est loin de posséder l’expérience de Salmond. Les observateurs sont unanimes pour estimer qu’elle ne lui arrive pas à la cheville. Nul, parmi les chefs des autres principaux partis en Ecosse ne peut prétendre « boxer dans sa catégorie », comme l’admet un responsable de l’opposition.

Salmond arrivera-t-il à réaliser son rêve d’indépendance ? La question n’est pas simple. Le SNP a beau en effet progresser à chaque élection, aujourd’hui seuls 38% des Ecossais se prononcent, selon les sondages, en faveur d’une sécession du Royaume-Uni. Si l’Ecosse devait voter « non », cela porterait un coup dur à Salmond.

Ayant parfaitement perçu ce risque, il a donc prévu une seconde question qui consiste à proposer une indépendance atténuée, une sorte de « super-autonomie » qui éviterait la rupture complète avec Londres. Celle-ci aurait toute les chances d’être adoptée, formant une transition avec l’indépendance complète, qui demeurerait un recours.

Ce qui est certain aujourd’hui c’est que, lorsque la bataille pour le référendum commencera, la voix des défenseurs de l’Union ne fera pas le poids face à la campagne en faveur de l’indépendance. Les travaillistes écossais, les conservateurs et les libéraux-démocrates sont trop faibles pour mener une campagne efficace en faveur du « non ».

Le chef du SNP a promis de convoquer les électeurs aux urnes pour 2015. Telles que les choses sont parties, il reste au moins une chance qui pourrait faire pencher la balance en faveur de l’indépendance, et ce en dépit des sondages : c’est la force et le talent d’Alex Salmond. Selon Freedland « c’est peut-être Salmond que les caprices de l’histoire ont choisi pour être le grand Britannique de cette époque. Mais son féroce talent pourrait bien sonner le glas de la Grande Bretagne. » 

Crédit photo : http://www.n-tv.de

La question écossaise préoccupe vivement le gouvernement britanique

Ecosse

30/12/2011- 14h00 LONDRES (NOVOpress Breizh) –  Depuis que les nationalistes du Scottish Nationalist Party ont remporté une éclatante victoire aux élections écossaises en mai dernier, le Premier ministre David Cameron (conservateur) a promis de se battre « jusqu’à la limite de ses forces » pour conserver l’Ecosse dans l’Union. Son gouvernement travaille maintenant d’arrache-pied en vue de s’attaquer à une anomalie longtemps restée en suspens depuis la création du parlement écossais : ce qu’on appelle la « West Lothian Question » (question du Lothian occidental).

Cette question se rapporte au fait que les députés de circonscriptions écossaises peuvent voter à Westminster sur des sujets tels que la santé et l’éducation en Angleterre, tandis que les députés anglais n’ont pas voix au chapitre sur les sujets similaires en Ecosse… Après des ajournements répétés, le gouvernement a confirmé cette semaine qu’une commission destinée à examiner la West Lothian Question sera mise sur pied en février afin de remettre ses conclusions en 2013. Cela pourrait conduire au premier changement des droits de vote des députés depuis l’Acte d’union de 1707. Une commission de révision dirigée par Kenneth Clarke, secrétaire d’Etat à la Justice, a ainsi élaboré un plan visant à restreindre le droit des députés écossais à voter des lois qui concernent seulement l’Angleterre.

Les défenseurs de l’Union ont également longuement débattu à propos de la réponse à donner au Premier ministre écossais M. Salmond et à ses projets de référendum. Celui-ci a suggéré qu’il pourrait organiser un referendum proposant trois options aux Ecossais, à savoir celle du statu quo, celle de l’indépendance pure et simple ou celle de rester dans le Royaume-Uni, mais en accroissant les pouvoirs dévolus au parlement écossais.

De son côté, M. Cameron a créé récemment une sous-commission ministérielle, rattachée aux principaux ministres, afin de réfléchir à l’approche que le gouvernement doit adopter vis-à-vis d’un référendum en Ecosse. Certains membres du cabinet britannique se sont déclarés en faveur de la troisième option, celle qui consiste à donner davantage de pouvoir à Holyrood. Mais d’autres sont d’avis que l’attribution de davantage de pouvoirs à M. Salmond ne pourrait en définitive que conduire à l’indépendance pleine et entière de l’Ecosse ; ils veulent donc changer la loi afin de limiter le référendum à une question « oui ou non ».

Les partis unionistes sont également divisés quant à la question de savoir qui devrait décider du référendum et quand. De hauts responsables du Parti conservateur voudraient que M. Cameron prenne l’agenda en main et convoque lui-même un référendum écossais. Cela lui permettrait de dicter le calendrier et les termes du débat. Une hypothèse que réfute le ministre du travail, estimant qu’une telle initiative pourrait déclencher une réaction négative de la part des électeurs écossais.

Quel que soit le moment choisi pour le vote, les unionistes sont confrontés à un immense défi face à la campagne solidement argumentée et bien organisée de M. Salmond en faveur de l’indépendance. Ce dernier, qui vient de désigner Angus Robertson, le chef du groupe parlementaire du SNP à Westminster, comme directeur de sa campagne en faveur de l’indépendance, entend bien en effet réussir son pari. La marche de l’Ecosse vers l’indépendance semble très bien partie.

CeCrédit photo : Finlay McWalter Wikipedia licence CC

 

Le chef de l’administration britannique s’interroge : le Royaume-Uni existera-t-il encore dans quelques années ?

Le chef de l’administration britannique s’interroge : le Royaume-Uni existera-t-il encore dans quelques années ?

29/12/2011 – 10h20
LONDRES (NOVOpress Breizh) – « Nous allons être confrontés, dans les prochaines années à venir, à d’énormes défis, tels que celui de préserver l’unité du Royaume-Uni ». Dans un article publié dans The Telegraph, Sir Gus O’Donnell, Secrétaire du Cabinet, se demande si l’Union sera en mesure de surmonter la pression en faveur d’une indépendance de l’Ecosse.

Sir Gus (photo), qui est à la tête de quelques 440.000 fonctionnaires en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, affirme que l’avenir de l’Union sera l’un des « nombreux défis » que le monde politique britannique aura à surmonter au cours des années à venir. Les politiques et les hauts responsables de la fonction publique ont été clairement mis en garde par le Secrétaire du Cabinet qui va prendre sa retraite le 1er janvier prochain.

Dans cet article du Telegraph Sir Gus estime en outre que la Grande-Bretagne est également confrontée à d’autres défis majeurs, comme ceux d’une économie chancelante, ou encore d’une certaine routine que la fonction publique doit impérativement surmonter si elle veut aider la Grande-Bretagne à reprendre le chemin de la croissance.

Certains ministres conservateurs ont accusé les fonctionnaires d’entraver les politiques visant à redonner de l’élan à l’économie : « Il ne suffit plus désormais que la fonction publique se contente de répondre à un climat économique dégradé ; elle doit devenir un acteur majeur de la reprise et de la croissance. » Mr O’Donnell ajoute que les députés ont trop souvent tendance à promulguer des nouvelles lois pour traiter les problèmes, ce qui accroît la charge de travail des fonctionnaires. Il encourage les ministres et les hauts fonctionnaires à changer cette approche pour prendre davantage de risques, de façon à ce que les fonctionnaires puissent « tirer les leçons de leurs erreurs ». « Nous devons devenir plus créatifs et innovants dans la manière de résoudre les problèmes sans recourir sans cesse à la mise en place de nouvelles règles, » a-t-il ajouté.

Sir Gus considère que la principale réussite et la grande fierté de sa carrière longue de 32 ans a été, alors qu’il était au Trésor, d’avoir aidé la Grande-Bretagne à rester en dehors de l’euro, à l’encontre du souhait de Tony Blair qui était alors premier ministre. Et d’ajouter à ce propos : « Je suis fier de l’analyse approfondie, étayée de preuves, qui a été réalisée sous le dernier gouvernement, et qui a fait pencher la balance en faveur du choix de ne pas joindre l’euro. Sans cela, les difficultés actuelles seraient bien plus grandes.

Crédit photo : UK in Canada, via Flickr. Licence CC.

L’UEFA n’accepte pas la critique

L’UEFA n’accepte pas la critique

L’UEFA n’accepte pas la critique21/12/2011 – 15h30
GLASGOW (NOVOpress) –
Le club du Celtic de Glasgow est dans le collimateur des autorités européennes du football, l’UEFA. Le club des Catholiques du Royaume Uni a été condamné à 15 000 euros d’amende pour chants à caractère « sectarien », c’est-à-dire à la gloire de l’IRA, la lutte armée irlandaise. Ces chants ne sont pas rares du côté de quelques fans des Bhoys mais visiblement, l’UEFA n’a pas aimé les entendre lors du match de Coupe d’Europe contre l’Atletico Madrid.

Pour dénoncer cette sanction, et plus généralement les actes anti football populaire de l’UEFA (prix exorbitants, aseptisation des stades, modifications du calendrier, etc.), les supporters du Celtic ont réagi jeudi dernier en déplacement à Udine.

« Fuck UEFA » pouvait-on lire sur une banderole.

Une nouvelle enquête est ouverte à l’encontre du Celtic et un fan interpellé en Italie, présumé être l’auteur de la banderole en question, a été interdit de stade à vie par le club.

L’UEFA n’accepte ni la critique, ni l’expression identitaire.

Crédit photos : Glasgow Celtic, licence CC.