Algérie : la détresse économique, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Avec certains des principaux patrons emprisonnés, des banquiers qui n’accordent plus de crédits et des transferts de fond problématique, l’économie algérienne est en détresse.
Les ¾ des entreprises sont ainsi incapables de verser les acomptes prévisionnels au titre de l’impôt sur les bénéfices pour l’année en cours. Quant aux faillites, elles ont eu pour résultat la mise au chômage de 200 000 travailleurs depuis le 1er janvier 2019… Dans un pays où le taux réel de chômage atteint déjà des records.

Seule source de revenus de l’Etat, le secteur des hydrocarbures décline année après année. Au 1er trimestre 2019, il a ainsi reculé de 7,7% en raison de la baisse de production due à l’épuisement des nappes pétrolières. Nous avons également là, la confirmation de ce que l’Afrique Réelle écrit depuis plusieurs années, à savoir que les réserves de l’Algérie ont été volontairement surestimées.

Résultat, les réserves de change n’étaient plus que de 72,6 milliards de dollars fin avril 2019, soit une baisse de 7,2% par rapport à décembre 2018 (source : Ministère des finances juillet 2019). Cette baisse est d’autant plus dramatique que le pays doit acheter à l’étranger les ¾ des matières premières et des équipements indispensables à ses entreprises, tant publiques que privées. Il doit également importer de quoi habiller, soigner et équiper ses 43 millions d’habitants.
Avec une priorité qui est de les nourrir. Or, comme l’agriculture algérienne et ses dérivés ne permettant de satisfaire qu’entre 40 et 50% des besoins alimentaires du pays, il est donc nécessaire de faire de colossales importations.

C’est ainsi que près de la moitié (40%) de la facture de tous les achats faits à l’étranger – soit le quart (!!!) des recettes tirées des hydrocarbures -, est consacrée à l’importation de produits alimentaires de base dont l’Algérie était exportatrice avant l’indépendance de 1962… N’en déplaise à l’ONM (Organisation nationale des Moudjahidine) qui, pour tenter de faire oublier sa colossale responsabilité dans la faillite de l’Algérie, ose demander le vote d’une loi criminalisant la colonisation française… (Voir mes communiqués des 18, 21 et 29 juillet 2019).

Vomis par la rue, les vampires du « Système » gavés de leurs détournements peuvent-ils encore refuser de reconnaître que si l’Algérie est désormais le premier importateur africain de biens alimentaires pour un total annuel moyen de 12 milliards de dollars (Centre national de l’informatique et des statistiques-douanes-CNIS), cela est la conséquence à la fois de leur incompétence et de leurs détournements ?

Les millions de manifestants qui, vendredi après vendredi, battent la chaussée, en sont, eux, parfaitement conscients et ils attendent de pouvoir leur faire rendre gorge.
Or, c’est précisément parce qu’il sait qu’il est face à une véritable révolution et que la survie de ses membres est en jeu, que le « Système » fait la « sourde oreille ».

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Débat – Les Gilets jaunes plombent-ils vraiment l’économie ?

27/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Tandis que le mouvement des Gilets jaunes s’installe dans la durée, ses conséquences économiques font débat : freine-t-il le commerce ou pourrait-il provoquer une relance ?

Si les mauvais résultats datent d’avant le début de la contestation, peut-on dire que ce sont les Gilets jaunes qui en sont responsables ?

Pour en débattre, Radio Sputnik a invité Jacques Sapir avec Charles Gave, économiste et homme d’affaires, président du think tank libéral-conservateur Institut des Libertés.

Une émission co-animée par Clément Ollivier et préparée avec Jean-Baptiste Mendès.


Trump : l’esprit d’entreprise

Comme il est difficile d’être socialiste et gauchiste, aujourd’hui ! Bien évidemment la victoire de Trump est désespérante, si on considère qu’elle consacre la victoire démocratique du racisme, de l’homophobie, de l’antiféminisme, malgré un « front républicain » rassemblant le ban et l’arrière-ban de la gauche, mais aussi des chefs d’entreprise, des milliardaires, des artistes, de la droite « éclairée » », et ceci aux Etats-Unis comme en Europe… Mais au moins pouvait-on espérer, comme l’annonçaient, d’une même sinistre voix, Wall Street, les libéraux américains et la gauche européenne, un effondrement immédiat de la bourse, de la rentabilité des entreprises, du commerce international, et son corollaire : une explosion des mécontentements sociaux, du chômage, et un retour à la bonne vieille lutte des classes, le peuple regagnant enfin, dépité et repentant, les rangs de la gauche.

Mais depuis une semaine, rien ne se passe comme prévu. Après un très court passage à vide (l’incertitude est l’ennemie du business), voici que tous les indicateurs économiques repassent au vert, un vert des plus flashy ! Voici que Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis et du monde, celui que l’on surnomme « l’oracle d’Omaha » tant sa prescience est exceptionnelle dans le domaine économique, vient nous expliquer, à rebours de tout ce que ses confrères nous prédisaient depuis des semaines, que Donald Trump pourrait bien réussir là où les présidents successifs ont échoué depuis la fin de l’ère Reagan : redonner aux Américains confiance en eux, et faire ainsi repartir une croissance mondiale, en panne ou au ralenti depuis une dizaine d’années. Retrouver l’esprit de conquête, retrouver les valeurs de l’Occident chrétien, qui ont assuré quelques siècles de progrès et de croissance.

Les gourous de Wall Street sont estomaqués

Donald Trump « pourrait bien finalement être ce dont l’économie mondiale a besoin », écrivent, estomaqués, les gourous de Wall Street (par exemple Citibank), les mêmes qui avaient joué le tout-Clinton.

Si Trump est capable de faire voter simultanément, par un Congrès libéré des pressions du politiquement et économiquement correct, des baisses d’impôts, des dépenses d’infrastructures et des programmes ambitieux, capables de redonner une fierté d’appartenance et une cohérence, l’Amérique sera bel et bien de retour, après une éclipse de vingt ans.

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Que veut le peuple de droite ?

Source : Polémia
Une très intéressante enquête de Polémia sur les aspirations du « peuple de droite », qui fait bien ressortir les points de convergence entre les électeurs de partis de la droite parlementaire et de la droite nationale. Nous vous livrons les éléments clefs par grands thèmes (immigration, famille, Europe, économie, social, laïcité, réforme de l’État,
Sécurité et défense et vous renvoyons au site de Polémia pour l’analyse détaillée de chaque point.

Parmi les Français, les sympathisants du Front national et de l’UMP, aujourd’hui Les Républicains, ont des opinions voisines sur beaucoup de sujets. Ces deux groupes, lorsqu’on les interroge, sont souvent plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont des électeurs de gauche. Les sympathisants des partis dits du centre, UDI et Modem se rapprochent, à un moindre degré, des électeurs du Front national et des Républicains.

Ce « peuple de droite », formé de deux composantes — une droite populiste, autour du Front national, une droite « classique », celle des Républicains et de leurs alliés centristes — est aujourd’hui, de loin, la force électorale dominante sur l’échiquier politique. Au sein de cette force, l’électorat du Front national est en voie de devenir prépondérant.
Quel serait le programme politique correspondant aux souhaits du peuple de droite ? Pour le savoir, il faut sélectionner sondage après sondage, les propositions auxquelles adhèrent une majorité d’électeurs du Front national et des Républicains. Certaines d’entre elles recueillent aussi l’approbation d’une majorité ou d’une part substantielle des électeurs de gauche. D’autres propositions sont plus clivantes entre la droite et la gauche. Quel que soit le cas de figure, c’est avec de telles propositions que devrait être bâti un programme politique présidentiel capable de rassembler le peuple de droite au-delà de chacune des deux forces qui le composent.

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Les médias et les enjeux économiques de la crise migratoire

Source : OJIM
En plus d’être une chance pour notre culture avide de diversité, la crise migratoire serait aussi un bienfait pour notre économie et notre démographie. L’analyse de l’OJIM montre bien à quel point les poncifs immmigrationnistes sont répandus dans les médias, y compris économiques.

La démographie du vieux continent nous oblige à recevoir dans les décennies qui viennent des dizaines de millions d’immigrés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui menace les pays d’Europe, affirment, sans nuance, nombre de commentateurs. Cette thèse est défendue par les grandes institutions internationales, telles l’OCDE, le FMI, la Banque Mondiale et, bien sûr, les instances de Bruxelles.

Ainsi, un rapport de 2010, commandité par le Conseil européen et intitulé « Projet pour l’Europe à l’horizon 2030 », posait déjà le constat suivant : « Le fait est que, d’ici 2050, en l’absence, peu probable, d’immigration et à taux d’activité constant, la population active de l’UE diminuerait d’environ 68 millions de travailleurs. Étant donné que tous les immigrés ne rejoignent pas la population active, il faudrait un gain net de 100 millions de personnes environ pour combler le déficit. » Le groupe d’experts reconnaissait, cependant, qu’« objectivement, un afflux net aussi important au cours des quarante prochaines années n’est ni probable, ni nécessairement souhaitable ».

Cette affirmation s’est imposée dans le débat public, comme une vérité d’évidence. Les médias ont massivement relayé cette thèse, sans jamais la discuter. Les journalistes économiques et la presse économique dans son ensemble ont répercuté, sans mise en perspective contradictoire, la théorie de l’immigration « source d’enrichissement », comme si aucun argument ne pouvait être opposé à cette idée.

À tout seigneur, tout honneur : le quotidien Les Échos dans son édition du 4 septembre, présentait, sans contrepoint, la thèse favorable à l’immigration de masse. Pour Éric Le Boucher, qui signait la chronique éditoriale, « l’immigration sera la chance de nos économies », c’est le titre de son article, et, précise-t-il, « une fois n’est pas coutume, les économistes sont unanimes sur ce point ».
Faux, des économistes comme Yves-Marie Laulan ou Jean-Paul Gourévitch, affirment, avec force chiffres à la clé, qu’en France tout du moins, l’immigration coûte beaucoup plus qu’elle ne rapporte au pays.
Le prix Nobel Maurice Allais, pour sa part, dans un de ses ouvrages, Combats pour l’Europe 1992-1994, évaluait le coût de l’intégration d’un travailleur immigré et écrivait alors : « il faudra pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles…) une épargne supplémentaire égale à 4 fois le salaire annuel de ce travailleur. Si le travailleur émigré arrive avec une épouse et 3 enfants, l’épargne supplémentaire nécessaire représentera 10 à 20 fois le salaire annuel de ce travailleur ».

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Programme économique du FN : ses détracteurs refuseraient-ils donc le débat ?

23/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Les Républicains adorent tacler le FN sur son programme économique. Ils récidivent en le chiffrant à 120 milliards d’Euros. Pour lever les lièvres, les têtes pensantes économiques du FN proposent un débat médiatisé sur le sujet.

L’un des angles d’attaques des Républicains contre le FN, c’est le volet économique.
Rien de tel pour garder l’électorat des retraités et autres personnes fragiles économiquement que de leur faire croire que voter FN, ce sera la fonte de leurs économies et ruine assurée. À l’approche des régionales, il importe de fourbir les argumentaires de campagne.

C’est la Fondation Concorde, un groupe de réflexion proche du parti Les Républicains qui s’y est collé. Le think tank a publié récemment une étude caricaturale sur le programme de patriotisme économique du Front national, intitulée « Comment accélérer l’effondrement de l’économie ». Il chiffre à 120 milliards d’euros le coût du programme frontière.

Face à cette provocation caricaturale, les économistes du Front national, Jean-Richard Sulzer et Bernard Monot, auteurs du programme, lancent un défi aux économistes de la fondation Concorde : un débat contradictoire médiatisé dans les plus brefs délais !

Lancent les deux principaux rédacteurs du programme économique du Front national, ajoutant que

le titre (du rapport) fait au moins l’aveu de la responsabilité des gouvernements actuels dans l’effondrement de notre économie !

À ce jour, ils n’ont pas encore reçu de réponse. Aveu de faiblesse ?

Crédit photo : Capture d’écran d’une vidéo Front National : Jean-Richard Sulzer

Fin du sommet du G20 : guerre des changes et immigration de masse au centre des préoccupations

07/09/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le sommet du G20, qui réunit les grands argentiers (ministres des Finances et directeurs des Banques Centrales) des 20 premières puissances mondiales, se réunissait les 4 et 5 septembre à Ankara. Les sujets d’inquiétude ne manquent pas pour l’économie mondiale.
Si la Chine n’a pas été citée dans le communiqué final, elle était au centre des préoccupations. La dévaluation surprise du yuan le 11 août dernier fait en effet craindre une guerre des changes. Le communiqué s’engage donc à éviter toute dévaluation compétitive. Ce sommet très technique et financier n’a pas manqué d’évoquer la question des flux migratoires, sous l’angle humanitaire et sous l’angle financier. L’accueil des clandestins devrait coûter cette année 10 milliards d’euros à l’Allemagne. Christian Noyer, le directeur de la Banque de France, a également indiqué,

C’est un élément qui influe sur la confiance, sur le climat économique et éventuellement sur les finances publiques.

mais il se rassure en avançant que l’arrivée de ces populations peut être « À moyen terme un élément de renforcement du potentiel de croissance ». On aimerait le croire.


Selon un sondage, le Front National est le parti le plus crédible aux yeux des Français

17/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

D’après une enquête réalisée par Odoxa pour « Le Parisien », 9 Français sur 10 ont une mauvaise opinion des partis politiques.
Mais le Front National est jugé le plus proche des Français et le plus à même de proposer des solutions efficaces. Le titre de l’article commentant ce sondage est évocateur : « Les Français et les partis politiques : le FN domine le match ».

Le FN a longtemps été tenu comme un parti protestataire, suscitant davantage un vote de rejet des autres partis qu’un vote d’adhésion à son propre projet
Or 22 % des sondés le jugent capable de proposer des solutions efficaces — devant les Républicains (17 %) et le PS (13 %).
Le PS et les Républicains paient leurs échecs successifs, notamment face au chômage. En effet, le FN reste puissant sur ses thèmes historiques, l’immigration et la criminalité. Mais, en plus, l’accent mis sur les problématiques économiques et sociales semble clairement porter ses fruits.

Ces éléments redessinent ils profondément et durablement l’équilibre des forces politiques et augurent ils des victoires électorales pour le FN ?
D’après Gaël Sliman, directeur d’Odoxa, « La présence du FN à ce niveau, alors qu’une large majorité de Français le considère toujours à part du champ démocratique, bouleverse l’équilibre bipolaire habituel de la Ve République, au profit d’un système tripolaire ».
Rappelons que ce mouvement n’a réellement un tissu d’élus locaux que depuis les municipales de 2014.

Un an après, le bilan est bon, voire très bon comme le montre la récente réélection triomphale de Joris Hébrard à la mairie du Pontet
Le Front National compte poursuivre sur cette lancée aux élections régionales : une ou deux régions emportées par le FN. En décembre, ce sera un bilan à présenter, en 2017 aux électeurs en gage de crédibilité. C’est sans doute pourquoi la caste politico médiatique et la justice concentrent leurs attaques sur le FN, dans l’espoir de perturber cette dynamique.


Bal à Matignon : Valls au chevet de l’Emploi des PME

Confiance à Valls : le minimum syndical (Présent 8190)

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Manuel Valls s’apprête à remanier les fondamentaux du Droit du Travail ?
Désirant favoriser la création d’emplois et simplifier la vie des PME, Manuel Valls a consulté lundi et mardi les partenaires sociaux, ce qui devrait déboucher sur une batterie de mesures présentées le 9 juin.

Plusieurs pistes sont examinées ?
Oui, notamment celle de la concurrence déloyale souvent engendrée par le facile contournement de la législation européenne sur le détachement de travailleurs. Tout comme le sera également le cadre juridique des relations entre un donneur d’ordre et ses sous-traitants, notamment.

Pourtant ardemment souhaitée par les représentants patronaux, la remise en cause du statut du CDI ne semble pas à l’ordre du jour ?
La prudence reste de mise, tant le sujet est sensible. François ASSELIN, président de la CGPME, a déclaré que la question n’a pas été complètement écartée, mais a fait état d’un sentiment général de déception. De fait, il a émis le vœu que soient permis plusieurs renouvellements de CDD, là où la législation actuelle n’en prévoit qu’un seul.
Une telle mesure pourrait apparaître comme l’entérination cynique d’une précarisation accrue des salariés.

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La dette française a atteint 95% du PIB

La dette française a atteint 95% du PIB

29/03/20215 – PARIS (NOVOpress)
La dette française a atteint le score fou de 95% du PIB. L’actuel ministre des Finances a beau promettre qu’elle ne rejoindra pas les 100% du PIB, la stagnation même resterait préoccupante. Et rien n’est moins sûr.

Elle a, en effet, progressé de 84,4 milliards d’euros d’un coup l’an passé pour atteindre le chiffre astronomique de 2037,8 milliards d’euros, soit 30.727 euros par habitant !

Il s’agit d’un nouveau et triste record. La dette se situe, en fait, à peine en dessous des 95,2% retenus lors de la trajectoire de l’an passé.

Même si le déficit public s’est révélé moins haut que prévu en 2014, à 4%. Il n’y a vraiment pas de quoi s’enorgueillir.

La dette française continue de gonfler inexorablement. Selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés ce jeudi 19 mars par l’Insee, la dette publique se chiffre tout de même à 95% du PIB contre 92,3% un an plus tôt.

Michel Sapin a affirme que la dette ne sera pas à 100% du PIB : « Nous n’atteindrons pas ce chiffre-là parce que nous maîtrisons nos dépenses et nous maîtrisons notre dette ». Quand bien même cela serait vrai, alors que tous les marqueurs indiquent le contraire, le contribuable se voit déjà trop chargé pour continuer à avancer le cœur léger.
Crédit photo : PES Communications via Flickr (cc)


En 2010, le coût du crime et de la délinquance a été estimé à 150 milliards d’euros, soit 7,5% du PIB

16/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Le crime et la délinquance en France ont coûté 150 milliards d’euros.
Cette estimation de l’Institut pour la justice prend notamment en compte les “conséquences de la criminalité”, les coûts “visant à l’anticiper” et le coût pour la collectivité de la lutte contre la délinquance.

Le coût annuel du crime et de la délinquance est estimé sur 2010-2011 à 150 milliards d’euros, soit 7,5% du PIB, selon une étude publiée lundi par une association de défense des victimes. Avec cette étude, diffusée sur le site du Figaro, l’Institut pour la justice (IPJ) dit vouloir alerter les candidats à la présidentielle sur la nécessaire augmentation des dépenses publiques liées à la lutte contre la criminalité.

“C’est tout particulièrement le cas du budget de la justice pénale, qui représente 5 milliards d’euros seulement alors que le coût économique et social du noyau dur de la criminalité (violences, crime organisé, vols, vandalisme et escroqueries) s’élève à 78,3 milliards”, estime l’association dans un communiqué. Cette étude a été réalisée par un économiste, Jacques Bichot, professeur émérite à l’Université de Lyon III et porte sur la période octobre 2010-septembre 2011.

Elle prend en compte les conséquences de la criminalité (préjudice matériel, physique et psychologique des victimes), les coûts “visant à l’anticiper” (assurances, frais de protection privés) et le coût pour la collectivité de la lutte contre la délinquance (police, gendarmerie, justice), précise l’Institut.

Selon lui, la méthodologie est la même que celle adoptée par les gouvernements britannique et canadien, qui ont publié des rapports sur ces questions et parviennent à des résultats comparables. L’IPJ avait déjà publié en mai 2010 une estimation du coût annuel du crime et de la délinquance, qui s’élevait alors à 115 milliards en 2008. Selon l’IPJ, la méthodologie a été affinée depuis et prend en compte notamment les infractions routières, écartées de la précédente étude.

Pierre Moscovici : “Les réformes en France sont insuffisantes”

15/03/2015 – paris (Novopress)
Dans un entretien au Figaro, le commissaire européen à l’Économie affirme que Bruxelles attend de Paris un agenda législatif précis et détaillé.

LE FIGARO – Les vingt-huit ministres des Finances de l’UE viennent de valider la feuille de route budgétaire de la France jusqu’en 2017. Quel est l’effort réel demandé à Paris ?

Pierre MOSCOVICI – La France ne pouvait pas ramener son déficit à 3% du PIB cette année, l’échéance est reportée de deux ans, mais la nouvelle trajectoire budgétaire est exigeante en 2015, 2016 et 2017. Pour cette année, les choses sont claires. Il subsiste un écart reconnu de 0,2 point de PIB entre le déficit «structurel» programmé à Paris et celui escompté à Bruxelles, soit de l’ordre de 3 à 4 milliards d’euros. Ce n’est pas rien. Il faudra que des économies supplémentaires soient prises et prises rapidement – avant le 10 juin – afin de réduire l’écart. L’État français nous a confirmé, au plus haut niveau, qu’elles seront prises.

Et pour les deux années suivantes?

Sur 2016 et 2017, c’est tout sauf un cadeau. La Commission, désormais confortée par le vote des ministres, demande un effort supplémentaire de 0,8 et 0,9 point de PIB pour la réduction du déficit structurel. L’effort est important mais justifié. La France obtient un deuxième délai de deux ans, elle ne peut plus être le pays de l’euro qui a le plus mauvais résultat dans ses finances publiques. Il faut mettre en place une stratégie de désendettement pour retrouver des marges de manœuvres, tant pour les services publics que pour la croissance.

Reste l’accélération des réformes

Avec les lois Macron, la discussion en cours sur le dialogue social et les discussions sur les retraites, l’effort de réformes de la France est indéniable. Mais il n’est pas suffisant pour réduire les déséquilibres de l’économie. La Commission sera attentive et exigeante. Il faut impérativement rétablir la compétitivité si l’on veut réduire les déficits extérieurs. Nous attendons un plan de réformes détaillé, ambitieux. En clair, que le gouvernement français nous dise quelles réformes il va prendre, dans quel délai, sous quelle forme.


 

 

Traité transatlantique : on nous en dit si peu

10/03/2015-PARIS (NOVOpress)
Traité transatlantique, dit TAFTA, on nous en dit si peu qu’il doit y avoir beaucoup à cacher.

“Transparence toujours insuffisante”, “question sensible de la coopération réglementaire”, “tribunaux d’arbitrage dans la balance”, sur son blog “Contre la cour”, Magali Pernin fait un point salutaire sur l’avancée des négociations sur le TAFTA.

Du 2 au 6 février dernier, après plus de cinq mois de pause causée par le renouvellement des institutions européennes, les négociateurs transatlantiques se sont de nouveau réunis.

Ce huitième cycle de négociations s’est tenu à Bruxelles et a abordé l’ensemble des domaines qui seront couverts par l’accord, hormis la protection des investissements qui, nous le verrons, suscite encore des débats. Malgré cette pause officielle des négociations, le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis a néanmoins connu une actualité remplie ces derniers mois.

Pour lire la suite et s’informer sur la complexité et les enjeux de ce traité dont on sait si peu, on peut se rendre sur le blog « Contre la Cour » de Magalin Pernin.

Nous sommes en guerre économique – “La paix est un souhait, la guerre est un fait”

Editorial de Pascal Gauchon dans le Hors-série n°1 d’hiver 2014 de la revue Conflits. Extraits :

Comme celle de géopolitique, et pour des raisons comparables, la notion de guerre économique est longtemps restée taboue après la Seconde Guerre mondiale. Elle renvoyait au protectionnisme des années 1930, elle était rendue responsable de la durée de la crise, elle était soupçonnée d’avoir contribué à l’éclatement du conflit. La situation s’est à peine améliorée. C’est que l’idée de guerre économique s’inscrit en faux contre les idées libérales qui se sont imposées dans le monde.

[…]
Mais :
Une fois les portes ouvertes, encore faut-il que toutes les nations respectent les règles de l’échange « loyal ». Sinon c’est le « dumping social », le « dumping fiscal », le « dumping environnemental » que certains États rendent possibles en adoptant des réglementations minimales et en réduisant les impôts et les cotisations sociales (quand elles existent !).
[…]

 

Moody’s serait-il aussi incompétent que notre gouvernement ?

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« L’Europe, continent d’immigration » débat sur France Culture entre Hervé Juvin et Olivier Pastré

21/06/2014 – PODCAST FRANCE CULTURE Hervé Juvin, essayiste et économiste, et Olivier Pastré, professeur d’économie à Paris VIII, débattent sur le thème « L’Europe, continent d’immigration ». Émission dirigée par Alain Finkielkraut.

La tomate cœur de bœuf, une supercherie qu’il faut dénoncer

La tomate cœur de bœuf, une supercherie qu'il faut dénoncer

À lire sur Challenges.fr – C’est la star des tomates mais 90% de celles que vous achetez sont des contrefaçons, issues de croisements avec des variétés industrielles sans saveur.

Ce n’est pas, fort heureusement, un nouveau scandale sanitaire. Mais, presque aussi grave, une gigantesque supercherie qui risque de longtemps prolonger la défiance des consommateurs envers ce qu’on leur donne à manger. Cela fait une quinzaine d’années maintenant que la tomate, deuxième produit le plus consommé du rayon primeurs, derrière la pomme de terre, est devenue l’enjeu d’une bataille commerciale acharnée. Jamais on n’a vu sur le marché des fruits et légumes un produit aussi “marketé”.

Lire la suite : Challenges.fr

Crédit photo : rgarciasuarez74 via Flickr (cc)