La diabolisation du foie gras : naufrage d’EELV et écologie identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

foie gras

Eric Piolle, maire de Grenoble, annonçait au début du mois que le foie gras serait banni des événements locaux et des cantines scolaires. Sa déléguée à la condition animale, dont l’existence prouve le succès de la progression antispéciste au sein d’EELV, estimait que le foie gras n’est « pas une tradition française, mais plutôt une honte française »[1]. Après le « sapin » artificiel de Bordeaux (couronnement de la polémique de l’an dernier sur « l’arbre mort), c’est le tour de Grenoble. Les mairies EELV sont le laboratoire des expérimentations politiques les plus outrancières. La prise en otage des cantines est particulièrement révélatrice d’une dérive totalitaire. Quant au parti de Yannick Jadot, il constitue le refuge des marginaux en tout genre. Qui aurait pu imaginer, il y a dix ou quinze ans, que l’animalisme pouvait prendre le pouvoir dans une grande ville ? C’était inconcevable.

L’écologisme a réussi le tour de force de se mettre à dos les éleveurs et de manière générale, tous ceux qui travaillent avec des animaux. L’écologisme officiel, partisan, celui d’EELV, s’est coupé du monde rural et de la nature. Sa sociologie électorale (jeunes et moins jeunes bobos urbains) le pousse vers une surenchère de propositions toutes plus déconnectées du réel. EELV porte un regard muséifiant sur la nature, celle-ci serait une sorte de miracle incréé, l’objet d’une religion qui met à distance la faune et la flore des humains. Sauf que l’on n’a pas trouvé mieux, pour rapprocher les gens de la nature, que d’y faire travailler les hommes.

Tout se passe comme si EELV avait renoncé au combat traditionnel des écologistes contre les multinationales et le libre-échange. Leur objectif est de provoquer des changements de société de façon autoritaire en pénalisant les producteurs traditionnels et leurs clients, c’est-à-dire la base de la société, celle-là même qui subit la tiers-mondisation de notre économie par le mondialisme. Ne reste de l’écologie que les bons sentiments érigés en arrêtés municipaux.

L’alternative est l’écologie identitaire. Pléonasme, en réalité, car l’écologie est depuis le 19e siècle la science des relations entre les êtres, leurs interactions, l’impact des uns sur les autres… L’écologie politique devrait en être la traduction en termes de propositions concrètes. Pour améliorer notre cadre naturel de vie, défendre nos terroirs et la prospérité cohérente des territoires, gage d’enracinement pour les futures générations : promesse de survie de notre identité. Relocalisation du travail (donc des hommes, impliquant l’arrêt de l’immigration et la remigration), valorisation du patrimoine architectural (pays de tuile, d’ardoise, de colombages, etc.), enseignement de la culture classique du primaire à la Terminale (ces auteurs grecs et latins qui ont promu la sobriété comme source du bonheur), baisse de la fiscalité sur les PME et les entreprises familiales… Voilà quelques pistes pour redonner à l’écologie politique ces lettres de noblesse.

Mais il faut, pour cela, acter que les hommes, comme les oies et les phoques, ont aussi un écosystème à sauvegarder : leur pays, son histoire, sa géographie, ses langues, son visage… L’écologie politique, si elle n’est pas identitaire, n’est plus qu’un mauvais remake du marxisme, opposant le « dominant » carnivore au « dominé » animal. L’écologie doit cesser d’être sentimentale pour devenir véritablement politique et servir le Bien commun, à commencer par celui des Français.

[1] 2 décembre 2021, https://www.valeursactuelles.com/regions/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/societe/une-honte-francaise-la-mairie-ecolo-de-grenoble-bannit-le-foie-gras-de-ses-evenements-et-des-cantines

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les solutions de Jean-Yves Le Gallou contre la « climanipulation »

marche climat écologie

La « climanipulation » est l’instrument d’une formidable récupération idéologique. Le réchauffement climatique est un fait. Son instrumentalisation alarmiste par les grosses caisses de la propagande, un autre.

Commençons par un rappel des faits d’abord. Le climat de la terre dépend :

– de données astronomiques (position de la terre dans le système solaire, activité solaire) et de la géologie : volcanisme (terrestre et sous-marin) et magnétisme,
– de l’apparition de la vie qui a modifié l’atmosphère il y a 4 milliards d’années ; chaque espèce contribue par sa seule existence à influencer l’atmosphère et le climat. L’homme comme les autres, d’abord comme chasseur-cueilleur, puis plus que les autres depuis la révolution néolithique et plus encore depuis la révolution industrielle.

Pour autant l’homme est-il le seul responsable du réchauffement climatique que nous connaissons, en Europe notamment, depuis la sortie du Petit Âge glaciaire, il y a 250 ans ? C’est la thèse officielle d’un réchauffement anthropique dû aux rejets de gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

Le retour à la proximité

Faut-il croire ce monothéisme du carbone ? Ce n’est ni le lieu, ni le moment de trancher cette question. Je m’en garderai bien et me limiterai à deux observations :

– Il est regrettable que le débat ne soit pas libre et que les médias et les crédits de recherche ne soient ouverts qu’aux climato-alarmistes. Car dans la pensée européenne, hors des dogmes religieux, ne peut être dit vrai que ce qui peut être librement contesté. Impossible de trancher donc.
– Mais si les réchauffistes et les climato alarmistes ont raison, et si le rejet dans l’atmosphère du gaz carbonique est une cause majeure d’inquiétude, alors voilà quelles mesures devraient être prises. Toutes doivent s’inspirer du principe de retour à la proximité.

Une écologie locale, pas mondiale, pas globale

1- Relocaliser la fabrication des productions manufacturières et des services au plus près du lieu de consommation.

2- Préférer le localisme au globalisme, dénoncer les accords de libre-échange et prendre des mesures protectionnistes.

3- Freiner le tourisme et sa mondialisation vide de sens.

4- Arrêter toute immigration nouvelle et engager une politique de remigration, ne serait-ce que parce que l’empreinte carbone d’un immigré africain en Europe est six à dix fois supérieure à celle d’un Africain resté au pays.

5- Aider à la mise en œuvre de politiques de contrôle démographique dans les pays qui gardent une fécondité galopante : Afrique noire et monde musulman sunnite.

6- Privilégier l’industrie nucléaire pour la production d’électricité.

7- Arrêter de soutenir artificiellement la croissance par une publicité excessive.

Tribune reprise de Polémia

Ce n’est pas de l’écologie, c’est une dictature woke, par Clément Martin (Les Identitaires)

europe écologie

Les Verts sont en roue libre depuis leurs quelques victoires municipales, en 2020, à Bordeaux, Lyon, Grenoble, Poitiers… Surfant sur l’esprit zadiste avec une modération qui rassure les bobos des villes (peu désireux de voisiner des punks à chien), EELV a promis des espaces de reconquête écologique mais ne met en place que des laboratoires du wokisme.

A la rentrée scolaire, le maire de Lyon Grégory Doucet visite une école où il met en pratique ses délires idéologique : une cour d’école « dégenrée ». Mais un élève, convié à une conférence de presse grimée en farce participative où les intervenants sont en cercle autour de l’édile, paraît insensible aux qualités progressistes de son maire. « Moi j’voulais des cages de foot, et un ballon de foot, mais à la place, il n’y a rien… Il n’y a que des… copeaux de bois, de la terre, et rien… » Malaise de l’auditoire devant le retour du réel en pleine face. Scoop énorme : les garçons aiment jouer au ballon et se mesurer les uns aux autres. Des millions d’années d’émulation collective (entre individus, familles, tribus, quartiers, clubs sportifs, nations…) nous l’ont appris. EELV nie l’histoire et formate le présent pour accoucher d’un futur moralement transgénique. Où est la cohérence écologique quand on récuse à ce point la nature humaine ?

A Poitiers, le maire coupe les subventions des aéroclubs et dénonce l’association Rêves de gosse, qui fait voler des enfants handicapés. « L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants » explique Léonore Moncond’huy. Elle pense évidemment à la pollution engendrée par l’aéronautique… Mais où est Léonore Moncond’huy pour dénoncer l’impact écologique des flux migratoires ? D’un côté, on décourage les transports ; de l’autre, on encourage les migrations internationales. C’est de l’abus de pouvoir pur et simple : là où EELV pourrait encourager et promouvoir, ils préfèrent punir et bannir de l’espace social. Ces fous ne veulent pas servir le peuple, mais le reformater. C’est ainsi que procèdent les épurateurs et censeurs. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Le Monde, 9 décembre 2020), il y a eu environ 30 millions de réfugiés en 2020 : zéro empreinte carbone, Madame le Maire ?

En mars, le Ministre de l’Ecologie, Barbara Pompili, annonçait que les véhicules pas assez propres seront interdits des centres-villes de 45 grandes communes, soit l’équivalent de la moitié de la population. « Il va falloir mettre en place des radars, c’est du concret » annonce-t-elle fièrement. Et « concrètement », puisqu’on en parle, comment allez-vous faire depuis votre tour d’ivoire parisienne pour imposer des checkpoints à l’entrée des villes ? Nous sommes en plein délire soviétique, ces gens raisonnent comme si la France était une page blanche : sans maires, sans élus locaux, sans bassins économiques avec leurs réalités propres, etc. Sous prétexte de conversion écologique, les Verts organisent le « Grand bon en avant » écolo-maoïste, la révolution culturelle à la chinoise, pour dynamiser la « croissance verte », c’est-à-dire en bon français : le lobby industriel du développement durable.

A Strasbourg, le seul espace vert avec un terrain de jeu du quartier du Neudorf sera remplacé par un immeuble accueillant un espace de coworking, un amphithéâtre et un restaurant. Pour bétonner, les Verts ne sont pas les derniers, mais ils enrobent leur connivence avec la promotion immobilière d’un alibi collectiviste : un lieu d’activités plurielles… S’ils étaient vraiment écologistes, les Verts encourageraient le localisme, la petite propriété et les PME de quartier. A la place, ils ne touchent pas aux grandes surfaces (la France est le pays européen où il y a le plus de mètres carrés consacrés aux centres commerciaux), et taxent et réglementent à tout va entre deux séminaires sur « l’identité de genre ». Ce n’est pas de l’écologie, c’est une dictature woke.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Justice, écologie : Marine Le Pen dévoile une partie du gouvernement qu’elle formera si elle est élue

Jeudi 11 mars, au soir, Marine Le Pen était l’invitée de « Face à BFM », l’émission politique de la plus célèbre chaîne d’information française. La présidente du Rassemblement national a continué à s’y présenter sous un jour nouveau, afin de rassurer de potentiels nouveaux électeurs.

L’opération séduction continue pour Marine Le Pen. Invitée hier soir sur le plateau de BFM TV, la chef de file du RN n’a cessé de se montrer sous un jour rassurant et professionnel. Quatorze mois avant une élection qui s’annonce particulièrement tendue, rapporte notamment Le Figaro, celle qui avait annoncé sa candidature en janvier 2020 a répondu pendant deux heures aux questions des journalistes de BFM. Insécurité, immigration, Covid-19… Quel que soit le thème abordé, Marine Le Pen n’a cessé de mettre en avant l’aspect mesuré de son projet, afin de rassurer de potentiels nouveaux électeurs : « Les Français ont entendu beaucoup de choses sur moi. Beaucoup de choses fausses […] Rien dans ce que je propose représente un danger ». Chose rare, la patronne du parti souverainiste a même dévoilé le nom d’au moins deux de ses futurs ministres, si elle venait à être élue. Dans son gouvernement, qu’elle souhaite d’ « union nationale », figureraient donc notamment Jean-Paul Garraud et Hervé Juvin. L’ancien magistrat et membre des Républicains, passé au RN en 2019, obtiendrait le ministère de la Justice, tandis que le député européen localiste se verrait chargé de l’Écologie.

Liberté, liberté chérie

Et quitte à tout miser sur l’ouverture, autant jouer cette carte à fond. Dans son élan, Marine Le Pen a même soumis l’idée de la participation d’Arnaud Montebourg à ce futur possible gouvernement d’union. S’il est peu probable que la fille de Jean-Marie Le Pen parvienne à rallier l’ancien ministre socialiste, Marine Le Pen pourrait séduire d’autres personnalités en incarnant une posture résolument « anti-Macron ». Comme le rapporte Le Figaro, la chef de file du RN n’a cessé de s’inscrire en faux des décisions du président de la République. Fermeture des lieux de cultes, des sites culturels, loi contre le séparatisme forte avec les faibles et faible avec les forts, etc. Selon Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’aurait cessé « de diminuer les libertés de manière inutile » en traitant les Français « comme des enfants ». Hier, un sondage de l’institut Elabe estimait à 36% la part de Français se disant prêts à voter pour la candidate RN.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Ecologie : le programme du RN affole Dupond-Moretti

Dupond-Moretti

« Je suis certain qu’elle va nous décevoir » : c’est l’argument qu’on entend parfois dans les discussions avec des militants. Pas des militants du RN, mais des militants de groupes plus activistes. Ils anticipent déjà des renoncements, et une mobilisation des énergies sur des thèmes autres que l’immigration, l’insécurité, l’islamo-gauchisme ou l’écriture inclusive. Le « contre-projet de référendum » sur l’environnement que la présidente du Rassemblement national a présenté mardi aurait pu apporter de l’eau au moulin de ces « déçus à l’avance ». Mais à condition d’oublier deux choses. La première, c’est qu’un futur président de la République, un futur programme de gouvernement se doivent de répondre non seulement aux urgences mais aussi à la totalité des problèmes auxquels un quinquennat peut être confronté. Que survienne une catastrophe environnementale, et aussitôt présidence et gouvernement se devront de monter au front et de répondre aux nouvelles inquiétudes des Français. Il était donc nécessaire que Marine Le Pen, dans la perspective de sa possible élection, expose son analyse et ses solutions aux enjeux environnementaux.

La seconde raison, c’est que l’environnement a toujours été une préoccupation de ce que l’on peut appeler la droite nationale. Les « forces de progrès » ont beaucoup mis en cause le « conservatisme » du camp d’en face, et il serait tout de même paradoxal que le RN délaisse les questions de conservation du patrimoine environnemental, alors que se dessine une perspective d’accès au pouvoir.

« Avocats d’Amérique latine » contre « carottes du coin »

Qui plus est, l’écologisme « de droite » a eu l’intelligence de ne pas tomber dans le piège de la « croissance 0 » des ex-soixante-huitards, de l’opposition au progrès technique par conservatisme, ou au nucléaire par nostalgie des bougies et des moulins à eau. Quand des proches du RN se mobilisent partout contre les éoliennes, ils mettent en cause une fausse bonne solution à nos besoins énergétiques, qui piétine le « droit au paysage » (Marine Le Pen), dans l’indifférence à notre balance commerciale et au vrai bilan énergétique.

Dupond-Moretti a cru habile de s’en prendre au « localisme », l’un des mots clés du programme environnemental du RN, c’est-à-dire à la recherche systématique de circuits courts « entre la fourche et la fourchette ». Sans craindre le ridicule, l’avocat-ministre a expliqué doctement que « ça commence par le localisme, ça finit par le racisme ». La formule est parfaite… pour transformer nos campagnes en centres de résistance au macronisme. Comme l’écrit Marianne avec une légère pointe d’ironie : « Comme chacun sait, l’importation d’avocats d’Amérique latine est un instrument puissant de fraternisation entre les peuples, tandis que les carottes du coin instillent dans les cœurs une vision maurrassienne de la société. »

A la place du référendum écologique préconisé par Macron, pour conclure la Convention Citoyenne sur le climat, Marine Le Pen veut poser 15 questions aux Français sur de grands thèmes environnementaux, et dessiner ainsi « une autre vision de l’écologie », qui ne soit pas punitive.

Cette proposition de contre-référendum déçoit-elle les militants, désireux d’en découdre sur des sujets plus clivants ? Une chose est sûre : Dupond-Moretti, lui, ne nous a pas déçus ! Grâce à lui, le RN a encore marqué des points mardi.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2021

Hervé Juvin (Rassemblement national) : « Nous sommes les vrais écologistes »

10/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
«Nous sommes les vrais écologistes», a revendiqué Hervé Juvin, mardi sur le plateau du «Talk Le Figaro». L’eurodéputé, investi tête de liste du Rassemblement national (RN) dans les Pays de la Loire pour les prochaines régionales, a ainsi participé à l’élaboration du contre-projet de référendum sur l’environnement présenté mardi par Marine Le Pen à l’Assemblée nationale.

Contrairement au projet de référendum gouvernemental qui «évite soigneusement les sujets qui fâchent, ceux qui touchent à la vie quotidienne des Français», le contre-projet RN entend, à travers 15 questions, «protéger une écologie humaine, du bon sens, qui préserve la diversité des modes de vie et respecte les traditions», défend le cofondateur du Parti localiste.

Hervé Juvin a notamment déclaré ceci :

L’écologie court deux risques en France. L’un des risques est celui de l’écologisme, de la peinture verte. C’est ce que nous sert le gouvernement actuel: des gadgets qui amusent la galerie avec des dispositions anecdotiques. L’autre risque, c’est le fondamentalisme vert. L’écologie radicale, qui veut interdire les arbres de Noël et le Tour de France, liste Juvin. Je redoute beaucoup que l’écologie, victime du hold-up de l’ultra gauche, devienne une science de la triste figure. Pour moi, l’écologie c’est la joie de vivre.



La tyrannie verte, par Jean-Claude Rolinat

Jamais, à ma connaissance, dans l’histoire de France, une minorité électorale aura eu autant de poids. Ceux que l’on appelle les « verts », justement bien définis comme étant des « pastèques », verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur, non contents d’exercer leur dictature de fait sur la société, ont été rejoints par toute une cohorte d’imbéciles heureux qui vont des ennemis de la chasse aux « antispécistes », en passant par les adversaires de la tauromachie et autres végans.

Loin de moi de négliger la question environnementale, la protection de la nature et des espèces animales – dont l’humain –, et végétales. Mais trop, c’est trop ! La cause de la défense animale, par exemple, conduit à vouloir convertir tout le monde à s’alimenter de viande chimique ! « La protection de la planète », comme « ils » le répètent sous forme de slogan, pour que ça rentre bien dans les têtes, passe, selon les Verts, par la suppression petit à petit, de l’automobile, grande conquête libératrice du XXe siècle. Est-on certain que des millions de véhicules électriques, aux performances pour l’instant modestes, pollueront moins la planète ? En tout cas, ces nouveaux modes de transport nous rendront dépendants, par leur source énergétique, de la Chine et, accessoirement, ce qui est moins grave, de la Bolivie (alimentation des piles). Le « tout vélo » ou la patinette, vecteurs chers à nos « bobos » des grandes villes, montrent déjà leurs limites et rendent tout déplacement de piéton « accidentogène ».

La suppression du nucléaire

Autre hérésie pour la production d’énergie de masse, la suppression du nucléaire et son remplacement par des éoliennes et par l’électricité solaire. Outre que ces grands épouvantails polluent le paysage pour un rendement coût-production minable, car tributaires, comme la marine à voile de jadis, du vent, la seconde ne peut être performante que dans des régions de grand ensoleillement. D’abord, le sud de la France, la péninsule ibérique, la botte italienne, la Grèce, etc. pourraient peut-être, – peut-être ! –, tirer leur épingle du jeu. Mais là aussi, l’esthétique peut en souffrir. A l’époque pas si lointaine où j’étais 1er adjoint au maire de mon village, nous avions dû refuser à un agriculteur d’installer des panneaux solaires sur son toit, sa ferme étant située à moins de 500 m d’un porche d’église classé !

La fermeture de la centrale de Fessenheim, dont la vie aurait pu être prolongée, outre qu’elle va dévaster économiquement toute une petite ville, va nécessiter, peut-être, de la part d’EDF– j’en reste à cette appellation – la sollicitation du renfort énergétique allemand grâce à ses centrales à charbon ! On marche sur la tête ! Le nucléaire, sous réserve de sa sûreté et de sa sécurité, les deux allant de pair, – Tchernobyl ne répondait à aucune de ces deux exigences, et Fukushima était construite sur une faille sismique –, est, pour l’instant, la plus propre des énergies, la moins polluante : « c’est bon pour la planète » !

Reste le problème du retraitement et du stockage des déchets, question qui est en voie de résolution : parions sur l’intelligence humaine. De plus, quel mauvais signal envoyé à des acquéreurs extérieurs éventuels, si la France renonçait à son industrie nucléaire, déjà qu’avec l’EPR, nous enregistrons de lourds retards !

Dans le domaine des transports, « on » s’en prend à l’aérien, qui n’en a pas besoin, la profession étant sinistrée à cause du coronavirus. Mais quid des « géants des mers », paquebots de croisières, tankers et autres super cargos que le capitaine Haddock n’aurait pas eu à commander, la plupart glissant vers l’automatisme ?

Les Verts sont des fous furieux. Prenons l’exemple des nouveaux maires de quelques grandes villes, élus grâce à la désertion des électeurs, avec 60 % d’abstention. La plupart de ces édiles n’ont aucune représentativité. Où est leur légitimité ? Mais, qu’on le veuille ou non, ils sont légalement élus, ils peuvent donc exercer leurs nuisances. A Lyon, historique « métropole des Gaules », c’est l’écriture inclusive qui est adoptée pour les actes municipaux, à Bordeaux on supprime le sapin de Noël, et quoi demain à Grenoble ou à Strasbourg ?

Autres maniaques qui veulent régenter la composition de nos assiettes, les végétariens et autres végans. S’il est tout à fait nécessaire de surveiller et de réglementer encore mieux le fonctionnement des abattoirs, je ne vois pas à quel titre on pourrait nous interdire de manger de la viande ? En Inde, j’avais vu des membres de la secte ultra des Jaïns, balayer le sol d’un temple devant mes pieds, pour que je n’écrase pas, par inadvertance, un insecte ! Veut-on en arriver là, à de telles absurdités « cultuelles » ou « culturelles » ? Curieusement, tous ces militants de la cause animale ne s’occupent jamais des processus halal ou kacher d’abattage des bêtes. Prudents sans doute, ils ne s’aventurent pas dans ces zones scabreuses.

La chasse à courre

La chasse à courre est dans le collimateur de ces militants, comme la corrida. Ces deux pratiques, vieilles comme Hérode, sont enracinées dans des milieux culturels bien précis. Dans un cas comme dans l’autre, l’animal destiné à la mise à mort, a sa chance. Quoique l’on puisse penser de ces deux passions, elles sont partagées par des centaines de milliers de personnes, surtout la seconde. Quant à la chasse traditionnelle, c’est une pratique qui remonte aux premiers âges de notre histoire. Que celui qui n’a jamais dégusté du gibier lève la main ! Aujourd’hui, les chasseurs sont dans la ligne de mire, demain ce seront les pêcheurs et les producteurs de foie gras.

Georges Pompidou, à une époque où je pouvais encore prétendre à la jeunesse, disait qu’il faut « arrêter d’emmerder les Français ». Eh bien, aujourd’hui, l’heure est venue « d’emmerder » les écolos et autres défenseurs « bidon » des petits oiseaux et de la nature. Partout où c’est possible, par le bouche-à-oreille, il faut convaincre nos familles, nos amis, nos voisins, de la nocivité de l’écologie politique, de la doctrine nauséabonde de tous ces bien-pensants. Il faut libérer la véritable écologie de ce kidnapping effectué par les « écolos ». Partout où c’est possible, il faut écrire aux parlementaires LREM ou EELV, pour dénoncer leurs votes, les harceler, poliment, ne pas les lâcher et, surtout, surtout, empêcher les députés de cette mauvaise cause, d’être réélus.

Dernier avatar, le gouvernement, par la voie de sa ministre Barbara Pompili, a capitulé devant les antispécistes, en interdisant progressivement la présence de la faune sauvage dans les cirques itinérants. Outre que c’est la mort programmée de ces autres « gens du voyage », on supprime par avance la capacité d’émerveillement de toute une partie de la population rurale, qui n’a peut-être pas le temps d’aller dans les zoos et autres grands parcs animaliers, ni les moyens de s’offrir un safari photos vendu sur catalogue en papier glacé. Que deviendront tous ces fauves, nés en captivité, qu’il sera impossible de remettre dans le monde sauvage, où ils seraient incapables de survivre ? Oui, face à la souffrance animale, domestique ou commerciale, il y a une nécessité de légiférer pour améliorer le confort des bêtes, et d’accentuer, si nécessaire, la répression de ceux qui se comportent en bourreaux. Mais, de grâce, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain ! Dans le numéro du jeudi 1er octobre, l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dans l’interview qu’il publie de Johanna Clermont, la nouvelle égérie du monde de la chasse, déclare que « vous pouvez interdire la chasse, mais il y aura toujours une chaîne de la prédation ! On ne nourrira jamais des prédateurs carnivores à la croquette végane. »On ne saurait mieux dire.

Jean-Claude Rolinat

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2020

La « vague verte » ou la mort de l’écologie, par Clément Martin (Les Identitaires)

Après l’entrée d’Europe-Ecologie-les Verts dans plusieurs équipes municipales, la « vague verte » est sur toutes les langues. Mais quelle écologie ? Julien Bayou, patron des Verts, se félicite d’avoir une mère maoïste et porteuse de valises pour le FLN algérien. Rappelons que ces fameux porteurs de valises, qui n’ont laissé d’autre choix aux Européens d’Afrique que « la valise ou le cercueil », ont aidé le Front de libération national dans sa lutte, qui consistait à obtenir l’indépendance par une politique de la terreur visant hommes, femmes et enfants sans discernement. Si l’État Islamique et les autres groupes terroristes se réclamaient d’une nation à libérer, on les présenterait comme des héros dans quelques années.

Mais Bayou a dit plus que cela. Il prétend aussi incarner une jonction des colères entre la prise de conscience écologique, le néo-féminisme agressif de #MeToo, le racisme anti-Blancs du Black Lives Matter et les Gilets jaunes… sauce antifa, on s’en doute ! C’est donc une écologie misérabiliste et à la remorque de toutes les innovations idéologiques délirantes, du gender au « privilège blanc », qui a déferlé sur la France. L’écologie ne peut s’adosser à religion du Progrès invoqué par les social justice warriors, dignes héritiers de Robespierre et des camps de rééducation communistes chinois. Car c’est bien la folie de la nouveauté, la remise en cause de toutes les limites et le relativisme moral qui dégradent la nature plus sûrement que la chasse à courre ou la corrida.

Quand l’écologie est apparue sur la place publique, on l’appelait plus justement : « écologie politique », c’est-à-dire la conversion idéologique, de façon à la rendre effective dans l’arène publique, de l’inquiétude scientifique à l’égard des perturbations des cycles de la nature. Or, comment défendre la biodiversité et les écosystèmes naturels, c’est-à-dire la place de chacun dans l’harmonie du monde, tout en promouvant l’immigration-invasion, le changement d’identité sexuelle et le métissage ? Le point commun à toutes ces lubies : la bourgeoisie bobo qui les porte. Cette écologie en carton-pâte est au politiquement correct ce que les stages humanitaires sont aux cursus d’écoles de commerce : une caution morale et rien d’autre. La véritable écologie doit parler protectionnisme, relocalisation, souveraineté économique, indépendance, puissance… Qu’est-ce que l’écologie sinon la sauvegarde de nos terroirs ? Et comment ceux-ci pourraient-ils perdurer sans une politique de la frontière, des décisions d’autorité en face des marchés financiers et le souci pressant de la souveraineté ?

Le mariage de la carpe macroniste et du lapin vert ne doit pas étonner. L’un a besoin de l’autre dans la mesure ou la Macronie, à bout de souffle devant le RN, nécessite la recréation d’un équilibre politique normal, habituel : droite versus gauche, LREM et élus LR-Macron compatibles versus gauche libertaire repeinte en vert, permettant de reléguer le RN derrière le cordon sanitaire de la troisième place du podium. La véritable écologie sera identitaire : réinstauration de nos frontières ; protectionnisme français et européen ; préférence locale, nationale et européenne à l’emploi, au logement et à la propriété ; défense de nos paysans et des chasseurs, artisans de la vie rurale majoritaire ; économie à l’échelle de la famille et du quartier. Du réel, rien que du réel !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La poussée Verte, effet d’un somnambulisme, par Ivan Rioufol

La vague des abstentionnistes (60%) est le message à entendre des municipales. « La déferlante écologiste » – titre du Figaro de ce lundi – bouscule assurément la politique. Les partis traditionnels paient leur paresse intellectuelle, à commencer par LREM et son « en même temps » illisible. Mais cette poussée Verte, qui ramène la gauche décatie dans ses soutes, tire profit d’un environnement politique dévasté par le conformisme et le somnambulisme. La victoire d’Europe Ecologie les Verts, alliée à la gauche et à l’extrême gauche, illustre la persistante vitalité du politiquement correct, qui navigue de plus en plus en terrain conquis.

Or, c’est cette pensée obligée, dévolue à l’idéal mondialiste et diversitaire, qui a arasé le débat et privé des électeurs de porte-paroles. La déferlante écologiste est d’abord une déferlante idéologique. Est-ce à dire que la France se serait convertie à l’immigrationnisme, au communautarisme et aux aménagements avec l’islam politique, ces voies promues par les écolos ? Ce lundi sur Europe 1, Yannick Jadot, le patron des Verts, a redit qu’il fallait d’abord « apaiser les tensions », en reprenant le vocabulaire de ceux qui, en fait, n’entendent pas résister aux assauts des minorités ethniques et religieuses contre la civilisation française. Cette poussée Verte réveillera-t-elle les endormis ?

Le défi à venir, pour ceux qui redoutent les conséquences de cette première victoire des adeptes du multiculturalisme, va être de tenter de remobiliser cette France qui ne veut plus jouer le jeu éthéré d’une démocratie tournant à vide. Le peuple, en colère ou désabusé, doit redescendre de l’Aventin. La passivité des abstentionnistes peut servir d’argument à des écologistes ayant un dessein subversif derrière leurs camomilles. Après tout : qui ne dit mot consent. On se souvient que l’égérie des vainqueurs de dimanche, la jeune suédoise Greta Thunberg, avait co-signé un texte il y a un an dans lequel le lien était fait entre la crise climatique et « des systèmes d’oppressions coloniaux, racistes et patriarcaux ». Cette dialectique est reprise en France par les mouvements « antiracistes » et indigénistes qui s’en prennent aux statues et à la mémoire française.

Jadot, ce matin, a admis que son mouvement visait à la reconstruction du socialisme et de ses valeurs. Mais il fut aussi celui qui signa l’appel à manifester contre l’islamophobie, en novembre 2019. Si Jadot s’abstint en définitive de rejoindre cette « manifestation de la honte », organisée par des mouvements islamistes, bien des EELV se mêlèrent à la démonstration de force. Les Français trompés ne peuvent se laisser une nouvelle fois abuser par une écologie doctrinaire. A eux de réagir.


Ivan Rioufol

Texte daté du 22 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le piège de la dictature verte, par Jean-Gilles Malliarakis

La Convention artificielle de 150 personnes prétendument tirées au sort pour représenter la société civile peut et doit être regardée sous plusieurs angles.

Tout d’abord la démocratie se targue, par principe et par définition d’incarner le pouvoir du peuple. Et à de nombreux égards, il est loisible et même légitime de s’interroger quant aux nombreux points faibles qu’elle développe au sein des États dont elle inspire les institutions. Le gouvernement d’opinion vaut d’abord ce que valent le concept et la réalité de l’opinion publique : le court terme l’emporte trop souvent sur le long terme, et les choix des hommes de l’État soumis à l’élection reflètent le plus souvent leur préoccupation d’être réélus. À l’inverse toutes les expériences de non-réélection, y compris celle du non-cumul des mandats, se sont soldées par des échecs.

Les défauts intrinsèques de toutes les démocraties sont bien connus, depuis des siècles. Un certain Platon expliquait déjà que le point de départ de sa réflexion, qui d’ailleurs évolua considérablement après l’échec de ses premières propositions elles-mêmes utopistes, fut déterminé par la condamnation de Socrate en 399 avant Jésus-Christ dont il rend responsables les restaurateurs de la démocratie athénienne. L’Évangile nous laisse comprendre qu’entre Jésus de Nazareth et Barabbas, le peuple choisit Barabbas. Un certain Voltaire disait préférer être dévoré par un beau lion plutôt que par deux cents rats de son espèce. Un certain Rousseau écrivait que ce régime si parfait ne convient pas à des hommes : il inspira cependant les fondateurs de l’idée républicaine en France, et notamment à Robespierre, dictateur en 1793 et 1794, lui-même qui avait convaincu la Constituante de ne pas permettre l’éligibilité de ses membres à l’Assemblée Législative etc.

Toutes ces critiques méritent sans doute d’être rappelées, et au final on retiendra, cependant, avec Churchill que ce régime, sous sa forme la plus achevée, c’est-à-dire celui de la responsabilité parlementaire, se révèle certainement le pire, à l’exception de tous les autres.

En effet la force irremplaçable de la démocratie réside dans le débat : sans libre débat, aucune vérité ne saurait être découverte.

Un pays comme la France ne crève pas, en effet, de la liberté des opinions, qu’on doit probablement considérer comme l’essence positive des systèmes démocratiques : la France crève depuis deux siècles de l’égalitarisme, sous toutes ses formes, et précisément cet égalitarisme reste un tabou. Il est pratiquement interdit d’en débattre. Observez toutes les lois restrictives de libertés qui se sont imposées en France, et dont la mode s’est étendue en Europe : elles vont dans le même sens. La folie mémorielle prétendument « antiraciste » mondiale prend racine dans la glorieuse législation parisienne, etc.

Or un tabou écologiste supplémentaire est en train de se mettre en place d’une manière analogue.

On ne veut plus sauver l’homme de sa médiocrité originelle. Ce propos fondateur des religions disconvient au laïcisme, et il messied aussi, reconnaissons-le, à nos médiocrités elles-mêmes.

On prétend sauver la Planète, sauver le Climat, etc. On pourrait aussi revenir, en tant que de besoin, aux plus archaïques sacrifices humains, imaginant exorciser ainsi la colère des dieux. Au nom du Progrès bien sûr. Interdit d’en débattre, interdit même d’en rire.

Observons de plus près la ridicule petite Convention de 150 personnes réunies par la Macronie. Elles sont considérées, – on ne sait pourquoi – comme représentatives. Mais regardez bien les photos : elles donnent surtout l’impression d’incarner la sottise des groupes, l’intelligence du plus bête divisée par le nombre des participants. Il est couramment admis qu’un échantillonnage sociologique n’est tenu pour représentatif de l’opinion générale qu’aux alentours de 1 000 individus. Mais là, il s’agissait de propager des mots d’ordre, des impératifs, des slogans : 150 lambdas suffisaient.

Restera maintenant à empêcher que cette imposture soit érigée en précepteur de moraline à bon marché, comme si elle avait été dictée à Moïse sur le Mont Sinaï. Il est encore temps d’enrayer la dictature verte. On pourrait, à vrai dire, commencer ce dimanche par un geste civique, tant qu’il est encore temps, en votant par exemple pour les moins-disants en matière de délire écolo.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

L’écologisme, ce faux-nez du mondialisme, par Ivan Rioufol

L’écologisme, dans sa version macronienne, s’annonce comme une autre manière de promouvoir la mondialisation et le jeunisme, ces deux mamelles du progressisme asséché.

Ce mercredi 12 février, le chef de l’Etat entend lancer son « tournant vert » aux allures de faux-nez. Emmanuel Macron doit faire oublier la démission de son ministre dépité, Nicolas Hulot, il y a un an et demi. Le président veut surtout sortir de la tempête qu’il a créée sur les retraites, afin de flatter plus sereinement l’idéologie universaliste qui structure sa démarche. Après avoir réuni ce matin son Conseil de défense écologique, il doit se rendre ce soir au pied du Mont Blanc. Reste que son soutien convenu à Greta Thunberg, l’enfant-robot qui prône « la grève de l’école pour le climat », cautionne une vision politisée et extrémiste de la protection de la planète. Dans une tribune qu’elle a cosignée le 29 novembre 2019, Greta, 16 ans, explique la crise climatique par « les systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux (qui) l’ont créée et alimentée » ; des systèmes qu’elle et ses amis se proposent de « démanteler ». La mise à sac, lundi, des locaux parisiens du gestionnaire de fonds BlackRock par des militants écolos d’Extinction Rebellion est une manifestation supplémentaire du sectarisme de ce mouvement plus rouge que vert. Il désigne l’Occident, le capitalisme et le mâle blanc comme des ennemis. Le fondateur d’Extinction Rebellion, Roger Hallam, dont la section française a pu bloquer impunément la place du Chatelet à Paris durant cinq jours en octobre, a qualifié la Shoah, le 20 novembre, de « simple connerie de plus dans l’histoire humaine ». L’outrance a été pardonnée par les sermonnaires. Or c’est vers ce gauchisme frustre que penche Macron.

L’insincérité est au cœur du mouvement écologiste cornaqué par la gauche et l’extrême gauche. Yannick Jadot, responsable EELV, est de ceux qui ont appelé à manifester le 10 novembre à Paris à l’appel d’organisations islamistes, pour protester contre l’islamophobie. S’il a décidé de ne pas rejoindre cette démonstration effectivement honteuse, son accord initial dit la perméabilité de ces Verts avec l’idéologie différentialiste et ses infiltrations. Observer ces écologistes se faire les avocats de la mondialisation, de l’immigration et du communautarisme fait douter de leur cohérence intellectuelle. En effet, c’est le conservatisme et non le progressisme qui est, par essence, la réponse la plus adaptée à la protection de la nature, des espèces, des hommes, mais aussi des identités et des diversités humaines.

José Bové est logique quand il refuse, outre les cultures génétiquement modifiées, les mêmes manipulations chez les humains – et notamment la PMA et la GPA. Les vrais défenseurs de la beauté des sites sont ceux qui s’horrifient de la multiplication des éoliennes, sanctifiées par les écolos alors qu’elles balafrent les paysages ruraux et les horizons marins. Il est absurde de vouloir lutter contre les émissions de CO2 tout en s’acharnant à démanteler le parc nucléaire français – singulièrement les deux réacteurs de Fessenheim – qui a l’immense avantage de n’émettre aucune pollution dans l’atmosphère. En Autriche, depuis le début de 2020, les conservateurs ont fait alliance avec les Verts pour diriger le pays : aux premiers la protection des frontières, aux seconds la protection du climat. L’Autriche saura-t-elle inspirer la France ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Greta Thunberg ou la nouvelle éco-religion, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le nihilisme constitue le trait marquant de nos sociétés contemporaines. Envahi par le doute et privé de repères identitaires, moraux et spirituels, l’homme européen cherche à combler ce vide par toutes sortes de loisirs et d’excès destructeurs (drogues, sexe, surmenage, etc.)

Mais certaines idéologies profitent également de cette crise existentielle pour prospérer au point de s’apparenter à de véritables religions.

Ce n’est certes pas nouveau. A partir du XVIIIème siècle, avec le déclin progressif du christianisme, sont apparues des « religions politiques » ou « religions séculières » dont la vocation messianique était d’instaurer le paradis terrestre (jacobinisme, communisme, fascisme, etc.)

Largement discréditées par les horreurs du XXème siècle qui ont montré que le fameux « sens de l’Histoire » ne débouchait pas nécessairement sur une félicitée universelle, les grandes idéologies progressistes réapparaissent néanmoins sous d’autres formes telles que le droitdelhommisme, l’antiracisme, etc.

Alain Finkielkraut l’avait d’ailleurs prophétisé dès 2005 : « l’antiracisme sera au XXIème siècle ce qu’a été le communisme au XXème siècle ». Antiracisme aujourd’hui consacré par un droit pénal de nature religieuse qui « rétablit le crime de blasphème » et « empêche de dire ce que l’on voit, de dénoncer les mécanismes qui sont en train de détruire nos sociétés et notre civilisation » selon les mots du professeur Jean-Louis Harouel.

Mais avec la montée en puissance de l’idéologie écolo-gauchiste, appuyée par l’intégralité du système politico-médiatique, nous sommes en passe de franchir un cap.

De l’écologie à l’éco-religion

Il ne s’agit plus seulement de contrôler nos pensées, mais également nos actions : nous avons ordre de conformer l’ensemble de notre vie à cette nouvelle croyance religieuse qui rencontre un succès grandissant parce qu’elle neutralise le besoin de penser et l’angoisse qui l’accompagne.

« L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place » écrivait déjà le philosophe Jean-François Revel.

L’écologie de gauche prend donc les citoyens en charge, répond aux questions, envahit notre vie, absorbe nos pensées et finit par singer le religieux : elle a ses prêtresses (Gréta Thunberg), ses excommunications (Roger Federer sommé de se séparer de son sponsor pas suffisamment « écolo »), sa vision apocalyptique (disparition de la planète d’ici 10 ou 20 ans) et ses grands rassemblements (plus d’un million de participants aux marches pour le climat).

Les nouveaux convertis doivent tout changer : des restaurants fréquentés aux modes de déplacements, des marques de vêtement aux groupes de musiques, des jouets pour enfants aux produits ménagers…tout et chacun doit devenir « éco-responsable ».

Il ne s’agit évidemment pas de faire ici l’apologie du gaspillage ou de la pollution, mais de prendre conscience que l’éco-religion va bien au-delà de ces préoccupations de bon sens car elle forme désormais un kit de vie, un prêt-à-penser et à agir, qui donne du sens à la vie de ses adeptes.

Répété et automatique, le rituel exorcise l’angoisse et procure une satisfaction morale. Et du rituel à la mystique, il n’y a qu’un pas.

Les limites politiques de l’éco-religion

Sous perfusion médiatique constante, le développement de l’éco-religion s’est traduit dans les urnes aux élections européennes de mai 2019, où le parti Europe Écologie Les Verts (EELV) est arrivé en 3ème position avec 13 % des voix.

De même, la plupart des instituts de sondage annoncent une forte poussée du vote éco-gauchiste aux élections municipales de mars 2020.

Cette tendance émane pour l’essentiel de citoyens bien insérés économiquement (elle touche peu la France périphérique) mais de plus en plus dépolitisés. Leur vote est davantage l’expression de leur croyance et de leur volonté de la répandre que d’un réel combat idéologique dont les soubassements leur échappent bien souvent. Ces nouveaux électeurs n’appartiennent pas à la gauche radicale qui constitue le substrat structurel d’EELV. De la secte marginale à la religion de masse, les sociologies évoluent nécessairement.

Les écologistes de gauche sont donc confrontés à une problématique majeure. Pour continuer à prospérer électoralement et espérer conquérir le pouvoir, ils doivent se désenclaver de l’extrême-gauche et capter de nouvelles « parts de marché ».

C’est là que le bât blesse. Car même si Yannick Jadot (tête de liste EELV aux européennes) l’a bien compris, la base de son parti continue de revendiquer son identité marxiste et ce décalage n’est pas sans créer de tensions. Yannick Jadot a ainsi créé la polémique en déclarant récemment : « dans des municipalités où vous avez des gens qui sont sans étiquette, ou même divers droite, qui font du 100 % bio dans les cantines, des jardins partagés, de la rénovation urbaine, [il faudra] prendre nos responsabilités ». Le même Jadot qui s’était déjà fait remarquer en affirmant : « l’écologie, ça n’est pas la gauche » (3).

A l’inverse, élu secrétaire national des Verts au mois de décembre 2019, Julien Bayou n’a pas hésité, dès son discours inaugural, à revendiquer un héritage radical en se vantant d’être le fils d’une porteuse de valises pour le FLN islamiste pendant la guerre d’Algérie.

Le piège : installer une nouvelle bipolarité au détriment du camp identitaire

Un tel ancrage à gauche empêchera les écologistes d’accéder au pouvoir et avant cela, de constituer la seule opposition sérieuse et crédible aux macronistes.

C’est pourtant bien cette novelle dichotomie artificielle que le camp « progressiste » cherche à substituer au clivage actuel opposant la Macronie aux patriotes. Car il permettrait une fois pour toute d’évacuer les préoccupations identitaires qui, élection après élection, continuent d’obséder les Français. Des moyens colossaux sont ainsi déployés pour lobotomiser la jeunesse et lui faire craindre une hypothétique « apocalypse écologique » qui constitue une immense diversion face à l’apocalypse migratoire, bien réelle celle-là.

Les Identitaires ont toujours défendu une vision de l’écologie enracinée, respectueuse des peuples et des traditions, seule à même de permettre l’émergence d’une véritable « civilisation écologique » selon l’expression d’Hervé Juvin. Elle est tout le contraire de l’agitation déstructurée d’une Greta Thunberg qui mêle à la lutte contre le réchauffement climatique un antiracisme tendance indigéniste et le combat contre le « patriarcat ».

Oui à l’écologie, non à Greta Thunberg !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’imposture Greta : enquête sur le phénomène qui tétanise le monde et qui défie la raison

Les migrants viennent pour « nous sauver »

Comment expliquer que les écologistes radicaux embrassent à ce point la cause du multiculturalisme?

La planète se meurt. C’est parce qu’il concerne l’humanité entière que l’environnement devrait transcender les clivages politiques. Au Canada, même le Parti conservateur – une formation jugée climatosceptique – a fini par présenter un plan environnemental.

Il existe évidemment un courant écologiste de droite. En France, le Rassemblement national estime qu’il n’y a pas de nation sans terroir, et que ce pays ne serait pas lui-même s’il devait renoncer à ses paysages. Sans eux, la France ne serait plus la France, mais un grand square bétonné et désenchanté. La France ne sera plus la France quand ses vignobles seront recouverts de serres affreuses abritant des poivrons à destination de la Chine.

La gauche veut le monopole de l’écologisme

Pourtant, l’écologisme continue d’être perçu comme ancré à gauche. Malgré qu’il puisse s’harmoniser avec l’amour de la patrie, l’écologisme dominant demeure profondément antinationaliste. En Amérique du Nord, aucun parti vert n’a encore cru bon de défendre le peuple en tant que tel, sinon pour l’encourager à abandonner l’usage de l’automobile. Le peuple est bon quand il fait pousser des carottes sur le toit de son immeuble, mais dangereux quand il entend protéger sa culture. Le peuple est progressiste quand il réduit sa consommation de viande, mais intolérant quand il se méfie de l’islamisme.

Il existe une explication au préjugé multiculturaliste des écologistes radicaux. Ces derniers détestent l’Occident, qu’ils accusent d’avoir engendré la crise écologique en inventant le progrès. Le progrès sous sa forme technologique, bien sûr, mais aussi sous sa forme idéologique appelant au constant dépassement. Le temps linéaire est visé: il faudrait revenir au temps cyclique des Anciens. De même, le christianisme est pointé du doigt: malgré le virage vert du Pape François, la Genèse inviterait au saccage de la Terre.

Tous les grands théoriciens de l’écologisme radical, ou presque, font de l’anthropocentrisme judéo-chrétien la source ultime de la crise actuelle. Dans son bestseller catastrophique Earth in the Balance (1992), le baptiste Al Gore reconnaissait lui-même la critique adressée à l’humanisme chrétien, tout en s’efforçant de la relativiser. Cette vanité humaine aurait plus tard engendré l’appel du progrès technologique et de la croissance économique. Dieu a fait l’Homme à son image, qui s’est fait Dieu en retour. L’Occident chrétien, capitaliste et matérialiste devrait être remplacé par quelque chose d’autre.

Les immigrés comme sauveurs climatiques

Ainsi, les cultures étrangères ont commencé à être perçues comme des instruments destinés à sauver l’Occident de lui-même. Le marxisme avait fait des immigrés le nouveau prolétariat, l’écologisme en fait le nouvel éco-peuple. L’attrait actuel pour les religions asiatiques comme le bouddhisme s’inscrit d’ailleurs dans cette dynamique. Le multiculturalisme devient une politique écologique, il freinerait la pollution en bloquant l’assimilation de groupes qui n’ont pas encore été infectés par l’Occident prométhéen. Les gens dans le besoin ne peuvent pas surconsommer…

Pour lire la suite, c’est ici !

Analyse du raz-de-marée écologiste d’un point de vue identitaire – Clément Martin (Les Identitaires)

Les Verts ont réalisé une importante percée aux dernières élections européennes, Yannick Jadot atteignant le score de 13,47 %. Bien que cette élection soit traditionnellement favorable à cette formation politique, cette réussite s’inscrit aussi dans un contexte plus global de forte poussée de la thématique écologiste dans les médias depuis plusieurs mois.

Pour précision, l’écologie est une vraie question et les inquiétudes qui lui sont liées mériteraient d’être traitées par l’ensemble de la droite, dont la reflexion sur le sujet s’avère très pauvre. Mais ce n’est pas ce que nous allons traiter ici, où nous allons davantage nous attacher aux ressorts idéologiques, politiques et psychologiques des représentants officiels de ce courant d’idée.

1. Le matraquage sur l’écologie s’intensifie

Impossible d’échapper au phénomène Greta Thunberg. Cette adolescente suédoise s’est fait connaître dans le monde entier grâce au relais massif de médias complaisants pour avoir lancer une grève étudiante pour le climat. Jusqu’ici pourquoi pas, pourrait-on objecter. Oui mais… sa vision catastrophiste et apocalyptique sécrète le manichéisme : elle s’accompagne d’une vision morale et d’un chantage permanent. Nous sommes coupables, et tous ceux qui ne font pas de l’urgence climatique leur priorité politique n°1 sont à excommunier. Bien entendu, les autres problématiques urgentes comme l’invasion migratoire n’existent pas… Le droit de la Terre de continuer à vivre existe, celui des Européens non.

« L’urgence climatique » est une thématique désormais relayée sans cesse à la télévision et sur les nouveaux médias internet comme Brut et Konbini, créant un nouvel espace de radicalité « autorisée » pour la jeunesse. Nous sommes en train d’assister à une tentative de Grand Remplacement : celui d’imposer « l’écologie » de gauche comme nouvelle idéologie globale pour la jeunesse, au lieu des thématiques identitaires, soigneusement mises à l’écart par ces nouveaux thuriféraires. Des réseaux d’influence et d’énormes sommes d’argent sont mobilisés dans ce but.

2. Les ressorts psychologiques et ses conséquences politiques

Le sentiment d’urgence distillé se couple avec une vision mortifère abondamment présente dans les mass-médias. Pour « la planète », il faudrait cesser de faire des enfants. Les Européens, dont la démographie est déjà en berne, devraient maintenant cesser de se reproduire pour sauver la Terre. Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement, va même jusqu’à dire qu’il souhaiterait que nous arrêtions de faire des enfants pour laisser l’Europe aux migrants africains (l’Obs, 03/01/2019).

Cette mutation de la culture de mort extrêmement inquiétante vient alimenter la politique de culpabilisation mémorielle de notre peuple.

La planète se substitue à Dieu, que les humains ont gravement offensé. Ils doivent donc faire pénitence. Nous devons nous excuser, puis disparaître après avoir fait repentance. Sans compter qu’à travers cette nouvelle stratégie de culpabilisation, bientôt la réponse adéquate nous sera fournie sur un plateau : vous pouvez obtenir le pardon, en échange… de l’accueil des « réfugiés climatiques ».

3. L’écologie culpabilisatrice comme nouvelle idéologie

Le communisme est mort, et ses derniers avatars (Corée du Nord, Cuba) ne font plus rêver grand monde. En France, le mythe du « vivre-ensemble » est sérieusement écorné et la gauche n’en finit plus de se déchirer autour de la question ethnique sous le feu nourri des indigénistes. Prise en étau entre d’une part leurs anciens protégés qui ne rêvent que de les remplacer avec une agressivité affichée et d’autre part le réel qui devient extrêment difficile à nier, la gauche, fidèle à son histoire, est en train de dépasser toutes ses contradictions en se jetant à corps perdu dans un nouveau combat aux contours flous mais à la dimension totalitaire certaine.

Parlant sans cesse de fin du monde, excitant les masses par les effets combinés du sentiment d’urgence et de la culpabilisation, les nouveaux évangélistes de la religion écologiste font tout pour imposer au forceps leur vision du monde. En omettant de rappeler par exemple que l’urgence démographique se situe davantage en Afrique qu’en Europe (les Africains devant atteindre les 4.5 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle) et qu’en ce qui concerne la pollution des océans à cause du plastique, seulement 5 % est de la responsabilité des Européens (Christian Schmidt, université de Leipzig, 2017). Ces omissions volontaires dissimulent très mal l’agenda réel de ces propagandistes : continuer à véhiculer les idées de gauche, violemment hostiles à notre identité, notre histoire et nos traditions, en culpabilisant notre peuple (pourtant le seul à faire le tri sélectif au monde…) pour le faire disparaître et sa civilisation avec.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La mobilisation est générale, par Francis Bergeron

De la taxe sur les carburants à la folie des éoliennes

C’est l’augmentation perpétuelle de la taxe sur les carburants qui a mis en marche cette extraordinaire révolte sociale des Gilets jaunes. Le gouvernement vient d’annoncer qu’il renonçait aux péages urbains et à la nouvelle taxe poids lourds, ce qui est une première victoire. Mais la colère ne retombera que s’il est mis un terme à l’inflation des taxes sur les carburants. Déjà, le Sénat vient de voter un gel de la hausse des taxes. Bruno Retailleau, le chef des Républicains au Sénat, préconise que le projet de budget 2019 soit construit sans les augmentations de ces taxes.

Ce vote sera-t-il vu comme une porte de sortie possible à la crise ? Alors que le prix du pétrole est fortement en baisse, le fait que le prix à la pompe, lui, continue à augmenter, rend hystériques les Français. Retailleau expliquait dimanche qu’il faut « sortir de l’écologie idéologique, qui est un gauchisme, et de l’écologie médiatique que Nicolas Hulot incarne ».

Si Macron cède sur ce point, son schéma de « transition écologique » aura du plomb dans l’aile. Et c’est toute sa stratégie d’occupation de l’espace politique de l’écologie qui sera remise en cause. L’aile gauche du conglomérat « En marche » risque alors d’aller marcher… dans une autre direction.

« Peste brune » sur les plateaux du Limousin ?

Mais s’amorce déjà une seconde vague de contestation, plus rurale, tout aussi déterminée, concernant cette fois les implantations d’éoliennes. La colère contre les éoliennes prend en effet un virage radical. Et les Darmanin et autres Castaner auront beau chercher, ils trouveront encore moins de traces de « peste brune » sur les plateaux du Limousin que sur les Champs-Elysées. La radicalité, ce sont d’abord les très nombreuses associations qui sont en train de se fédérer, ces « vents de colère » qui soufflent sur les campagnes et créent de nouvelles solidarités rurales. Mais jusqu’à ce jour, les manifestations anti-éoliennes, si elles attirent du monde, ne font pas la une des journaux, y compris de la presse de province.

Le second symptôme d’une radicalisation contre l’écologie idéologique, ce sont les sabotages d’éoliennes. Une liste impressionnante a été mise en ligne, qui montre que de nombreuses éoliennes ont été prises pour cibles et sont à présent à l’arrêt. L’information est pour l’instant mise sous le boisseau pour éviter les phénomènes de contagion.

Qui sont les saboteurs ? Des gaucho-écolos ? Impossible, puisque ces éoliennes, ce sont eux qui les voulaient ; elles font partie du plan de transition énergétique. Des « pestes brunes » ? Ils auraient alors une capacité de dissimulation extraordinaire ! Non, les anti-éoliennes sont tout simplement ceux qui habitent à proximité des éoliennes. Ils ont pris conscience du préjudice esthétique, du saccage des paysages, ils découvrent le bruit, les conséquences sur l’équilibre écologique, précisément. Or les éoliennes de seconde génération sont en train d’arriver. Elles mesurent 150, 200 mètres de haut. Chacune d’elles nécessite une emprise au sol de 300 ou 400 mètres carrés. On ne peut pas les fixer sur les anciens emplacements. 1 000 ou 1 500 tonnes de béton et de structures métalliques doivent être coulées dans le sol. Ce sont donc des milliers d’énormes blocs bétonnés qui truffent peu à peu nos champs et nos collines, faisant s’effondrer l’immobilier local.

La fin des éoliennes ? Ce serait aussi la fin de la COP 21, de la transition énergétique, de la dictature de l’écologiquement correct. C’est le combat de demain des Gilets jaunes ruraux.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018