Débat sur la tenue à l’école : entre individualisme et distorsion identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

ecole tenue vestimentaire

Depuis quelques années, les débats sur les tenues des élèves dans les collèges et lycées sont légion[1]. Bien souvent, le scénario est le même : une élève (puisque ce sont majoritairement des jeunes filles qui se retrouvent au centre de ces épisodes) se rend dans son établissement dans une tenue considérée comme trop provocatrice ou inadaptée à l’étiquette de son lieu d’étude, ce qui encourage les professeurs ou les personnels administratifs à exiger que l’élève en question se change ; s’en suit une interminable discussion sur le caractère oppressif d’une telle demande, qui serait la manifestation du patriarcat ou de la masculinité toxique dans le milieu scolaire. La nouveauté qui s’annonce, c’est que la pression démographique africaine et maghrébine à l’œuvre tend à constituer une nouvelle opposition à ce discours néo-féministe. En conséquence, la droite est piégée dans la position à adopter.

Nous vivons dans une société

Dans une société relativement apaisée, la question de la tenue vestimentaire à l’école serait résolue de façon simple : l’école étant un lieu conçu pour étudier, il est normal que des standards vestimentaires y soient mis en place, afin d’éviter de perturber l’atmosphère de travail qui est censé y régner. Le problème, c’est que l’idéologie libertaire molle qui domine le corps professoral et administratif du milieu scolaire a justement poussé à la transformation de l’école en espace déstructuré et antiautoritaire. L’ironie du sort a fait que les mêmes soixante-huitards qui militaient pour l’interdiction des interdictions se retrouvent à devoir s’opposer aux tenues de plus en plus légères de leurs élèves, qui transforment les collèges et lycées en parcs de drague. Pas étonnant, étant donné que leur militantisme en faveur de la baisse du niveau au nom de l’égalité a effectivement détruit l’idée-même selon laquelle l’école est un lieu d’instruction.

Mais nous ne vivons pas dans une société apaisée. L’école subit donc les effets combinés de l’égalitarisme, du féminisme et d’un individualisme forcené, selon lequel les vêtements ne sont plus perçus comme des objets véhiculant une forte fonction sociale (renvoyer une certaine image à ses pairs) mais comme de purs vecteurs du désir personnel. Le vêtement a, de plus, des effets concrets facilement observables : dans un lieu comme l’école, qui rassemble des jeunes gens en proie aux vicissitudes hormonales de l’adolescence, il est clair que la normalisation de tenues légères et suggestives empêche la concentration nécessaire à l’étude et à la discipline. Ce phénomène n’est pas dû aux spectres du « patriarcat » ou de la « masculinité toxique » mais au diktat des hormones et de la physiologie. C’est ainsi.

Par conséquent, il est normal que des standards vestimentaires soient mis en place dans des lieux dont la fonction est particulière : il ne viendrait à l’idée de personne de sain de venir à un enterrement en jogging ou en sous-vêtements.

Le carré de la mort de la discussion politique

Mais ce débat ne se limite pas à l’opposition entre progressistes et gens normaux. Il fait désormais intervenir l’immigration et ses descendants (comme c’est récemment le cas en Allemagne[2]). Ceux-ci protestent contre le port de ces tenues au nom de l’islam.

Dans une logique aveugle, les conservateurs autochtones sont parfois tentés par un rapprochement avec les musulmans, qu’ils perçoivent (à tort) comme des alliés fiables dans la lutte contre le progressisme. Cette stratégie suicidaire oublie un point fondamental : les musulmans qui pestent contre les comportements progressistes ne le font pas au nom de « la tradition » ou « des valeurs » mais de leur tradition et de leurs valeurs. Sans compter que dans un contexte de réislamisation de la jeunesse immigrée, la définition d’une « tenue correcte » ne sera pas la même pour les musulmans et les conservateurs autochtones. Il y a fort à parier que la définition des premiers aura bien plus à voir avec le voile qu’avec une tenue quotidienne classique ou l’uniforme scolaire de l’ancien temps.

À l’inverse, certains « patriotes libertaires », motivés par le plaisir de s’opposer aux demandes des musulmans et persuadés que la révolution sexuelle de mai 68 est au fondement de la culture française, feront le choix de s’allier aux progressistes.

Un débat sociétal binaire se retrouve ainsi transformé en opposition quadrangulaire difficilement lisible, entre progressistes, immigrés, « islamoconservateurs » et patriotes libertaires. Reste le Français enraciné. Ce dernier, opposé au progressisme comme à l’islamisation de la France se retrouve coincé, obligé de choisir entre des options qui ne sont pas faites pour lui.

Il faut donc remettre les choses à plat et revenir aux fondamentaux : la participation des immigrés et de leurs descendants à ce genre de discussions sociétales qui constituent la vie politique de notre pays n’est pas simplement pénible – elle est surtout illégitime. C’est aux autochtones de décider de la façon dont les individus doivent se comporter, pas aux nouveaux arrivants. Cela signifie, d’une part, que leur contribution à la discussion doit être considérée comme nulle et non avenue : on ne saurait les mettre au même niveau que les autochtones dans la légitimité à formuler des revendications. D’autre part, il est irresponsable de choisir son positionnement sur ces questions par rapport à celui des musulmans : ceux-ci ne sont ni des alliés conservateurs ni des adversaires qui justifient un reniement complet de valeurs et de comportements sains. Ils sont, foncièrement, étrangers à la destinée de notre civilisation.

L’exemple spécifique de la tenue à l’école permet d’éclairer une constante des débats politiques français : ceux-ci, sous le poids croissant de l’immigration et de la démographie étrangère, se retrouvent détournés et reconfigurés d’une façon qui embrume les lignes de fracture idéologiques classiques. Si la société multiculturelle est fondamentalement une société multiconflictuelle, elle est aussi une société du capharnaüm et du bruit constant. L’idée-même de débat démocratique ou politique dans une telle société n’a plus aucun sens lorsque celle-ci est le lieu d’une compétition entre plusieurs peuples irréductiblement différents.

[1] Il suffit de taper « tenue à l’école » dans Google pour s’en convaincre.
[2] https://www.fdesouche.com/2022/05/14/allemagne-dans-un-lycee-de-baviere-le-directeur-interdit-aux-filles-de-porter-des-robes-courtes-apres-des-plaintes-deleves-et-de-profs-issus-de-limmigration-il-faut-tenir-compte-de-toutes-le/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Jean-Paul Brighelli : « L’école fabrique des consommateurs semi-illettrés »

Jean-Paul Brighelli

25/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
L’École de la transmission des savoirs et de la formation des citoyens est à l’agonie. Elle accomplit aujourd’hui ce pour quoi on l’a programmée voici un demi-siècle : adaptée aux nécessités du marché, elle fabrique à la chaîne une masse de consommateurs semi-illettrés et satisfaits d’eux-mêmes. Soucieuse d’élaborer enfin l’égalité promise par la République en nivelant par le bas, elle a réussi à détruire ce que la France avait mis deux cents ans à élaborer.

Pourquoi l’Éducation nationale a-t-elle autorisé les dérives successives qui ont amené à l’apocalypse scolaire ? Jean-Paul Brighelli, agrégé de Lettres, qui a enseigné pendant 45 ans, répond à cette question dans son dernier ouvrage « La fabrique du crétin – Vers l’apocalypse scolaire« , le tome 2 de son succès d’édition, déjà vendu à 150 000 exemplaires.


Les « profs », la corporation toujours aux ordres, par Clément Martin (Les Identitaires)

profs école

Le 13 janvier dernier, près de 78 000 personnes (source ministère de l’Intérieur), dont un grand nombre de professeurs, ont manifesté contre la multiplication des protocoles sanitaires entrant en vigueur à l’école. Près de 39 % des enseignants de primaire et maternelle étaient en grève, pour 62 % de grévistes dans le secondaire (source France 24[1]). Mais quelles étaient leurs revendications ? Mettre un terme à la tyrannie sanitaire qui sévit dans les écoles ? Reprendre le travail dans des conditions normales ? Rien de tout ceci ! Mais plus de masques et (comme toujours) plus de moyens. Encore une fois, la corporation des professeurs démontre de façon éclatante sa soumission politique et sa passivité complice avec le pouvoir.

Les générations sacrifiées du Covid

Dans son rapport annuel 2021, le défenseur des droits Claire Hédon pointe le bilan dramatique engendré par les mesures sanitaires pour la santé (physique et mentale) des enfants. « Stress, angoisse, troubles alimentaires » sont parmi les plus représentés[2]. On pourrait également rajouter une autre pandémie, celle de l’obésité infantile, amplifiée par les confinements[3] : enfermés chez eux, des cohortes d’enfants sont victimes de surpoids… Alors même que l’obésité est un facteur de comorbidité du Covid-19 ! Ces conséquences néfastes touchent aussi les collégiens, lycées et les étudiants, surtout victimes d’une détérioration fulgurante de leur santé mentale[4] (+ 38 % de risques de développer des symptômes dépressifs que les adultes, un score en nette augmentation en 2020-2021).

À l’évidence, l’arsenal massif de mesures prises par le gouvernement (isolation, distanciation sociale, port du masque, cours en distanciel) sont pour large part responsables de cet état de fait. On serait alors en droit de penser que les professeurs seraient les premiers à se révolter de cette domestication à marche forcée de leurs élèves, qu’ils voient quasi-quotidiennement. Au contraire, leurs seules demandes consistent à tourner la vis un peu plus et à exiger que les sempiternels « moyens » de l’Éducation nationale soient suffisants pour appliquer les règles délirantes du gouvernement, sans jamais remettre celles-ci en question. Paradoxe des « profs », qui vomissent sur Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer depuis le début de leur mandat, mais qui ne demandent qu’à pouvoir se plier à leurs règles et qui se déplaceront sans aucune hésitation pour voter LREM au second tour de la présidentielle à venir.

L’école, victime de l’ensauvagement

La parenthèse du Covid n’est pas la première à illustrer le masochisme des profs. Depuis des décennies déjà, l’immigration incontrôlée, les politiques multiculturelles combinées à la perte de l’autorité dans les classes ont conduit à un ensauvagement de l’école. Partout en France, les faits divers se multiplient – à Toulouse[5], Combs-la-Ville[6], Paris[7] – la liste est interminable… Et c’est à chaque fois la même histoire : des descendants de l’immigration agressent violemment des professeurs, et ceux-ci d’avoir recours à la grève ou à leur droit de retrait. Mais jamais ils ne font le choix de retirer leurs œillères et de constater le réel : sans l’arrêt de la politique d’immigration folle que subit la France depuis le regroupement familial, la violence à l’école ne fera qu’augmenter. À chaque fois, ces actes d’humiliation et de brutalité ont pour seul effet de radicaliser la croyance aveugle des enseignants français dans le multiculturalisme, le sans-frontiérisme et le culte du métissage. Même la décapitation de Samuel Paty par un islamiste n’a pas suffi à les sortir de leur gauchisme primaire.

Le constat s’impose donc : malgré leurs refrains révolutionnaires, les profs sont en réalité la corporation la plus conservatrice de la société française. Fanatiquement loyaux au pouvoir en place et à l’idéologie dominante, ils ne parlent à leurs élèves d’ « esprit critique » et d’ « émancipation » que pour dissimuler leur propre soumission intégrale. Il est du devoir de chaque Français identitaire de souhaiter que ses compatriotes n’aient plus jamais à subir la barbarie du « vivre-ensemble » et la tyrannie en général. Mais la question se pose : peut-on venir en aide à ceux qui ne veulent pas s’aider eux-mêmes ?

[1] https://www.france24.com/fr/france/20220113-face-%C3%A0-la-valse-des-protocoles-covid-19-la-gr%C3%A8ve-des-enseignants-s-annonce-tr%C3%A8s-suivie
[2] https://www.vie-publique.fr/rapport/278002-les-effets-de-la-crise-du-covid-19-sur-enfants-et-jeunesse
[3] https://www.tdg.ch/apres-le-covid-une-pandemie-dobesite-menace-les-enfants-195621485001
[4] https://www.oecd.org/coronavirus/policy-responses/preserver-la-sante-mentale-des-jeunes-pendant-la-crise-du-covid-19-dbcb04f5/
[5] https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-profs-lycee-mirail-font-valoir-droit-retrait-apres-agression-cpe_15321069.html
[6] https://www.lexpress.fr/education/les-violences-et-agressions-contre-les-enseignants-et-le-milieu-scolaire_1842154.html
[7] https://www.journaldesfemmes.fr/societe/actu/2762173-prof-agressee-eleve-lycee-montaigne-paris/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Enfants masqués à l’école : lâcheté générale !

enfants masque

L’hystérie sanitaire autour du Covid-19 a un impact désastreux sur les enfants. Outre qu’ils semblent être la prochaine cible plus ou moins avouée d’une campagne de vaccination obligatoire, ils vivent depuis des mois avec un masque sur la figure à l’école. Un scandale absolu qui n’est malheureusement sans doute pas près de cesser…

Beaucoup de s’étonner et de s’émouvoir du fait que les enseignants ne « bronchent » pas à l’égard de l’obligation – nocive – du port du masque à l’école pour les enfants et pour eux-mêmes avec les conséquences pédagogiques, relationnelles, psychologiques et de santé dramatiques qui en résultent tant pour les enfants que pour eux-mêmes, d’autant que ces mêmes enseignants ont plutôt la réputation d’être de « grandes gueules » toujours insatisfaites, toujours prêtes à « mordre », à manifester leur mécontentement par une opposition farouche à grands renforts de manifestations et de grèves. C’est se tromper lourdement. En réalité…

La plupart des enseignants sont des « moutons »

Les enseignants sont, pour la très grande majorité d’entre eux, des « moutons », et les seuls qui osent se placer à contre-courant de ce qu’il faut penser sont les « moutons noirs » car depuis belle lurette, la plupart des enseignants sont assujettis au syndicalisme régnant en maître et de façon indue sur l’Éducation nationale malgré un nombre de syndiqués de plus en plus faible (estimé à 8%) et ils adoptent le prêt-à-penser syndical « au coup de sifflet » d’autant plus facilement que les syndicats sont formés pour obtenir ce résultat !

L’assujettissement de la plupart des enseignants à ces « maîtres à penser » syndicaux fait que ceux qui pensent par eux-mêmes ont leur prise de position marginalisée et ne sont pas assez puissants pour défendre leur point de vue et se démarquer de cette dictature de la pensée.

C’est ainsi que depuis des décennies, ces syndicats sont les manipulateurs du destin des enseignants dont ils se sont faits – à leur insu – des alliés dans l’entreprise de destruction de l’Éducation nationale en exploitant très habilement leur mécontentement à contre-temps tout en revendiquant pour eux et dans le même temps des avantages matériels (1).

Mais aujourd’hui, les syndicats sont muets.

Pourquoi les syndicats sont-ils muets ?

Parce que, contrairement à ce que l’on pourrait être en droit de penser au vu de l’apparente opposition entre les syndicats et l’État, les syndicats sont les meilleurs alliés du pouvoir en place.

La meilleure preuve en est que les syndicats sont en grande partie subventionnés par l’État (2) et que sous des apparences trompeuses de liberté, le système est habilement verrouillé pour avoir le pouvoir de le gangréner sans le risque d’une réelle opposition, accaparant ainsi à leur profit, l’opposition aux décisions prises.

Nous n’avons d’ailleurs jamais vu une organisation subventionnée en opposition réelle avec celui qui la finance sous peine de voir la manne supprimée et de fait, les syndicats de l’Éducation nationale ont été les meilleurs alliés du pouvoir dans la très méthodique et progressive destruction de l’Éducation nationale depuis l’application cryptée du plan Langevin-Wallon de 1947 visant à remplacer l’institution scolaire par des centres d’activités, de loisirs et d’endoctrinement.

N’oublions pas que la F.E.N (Fédération de l’Éducation nationale) qui a fédéré les syndicats les plus influents du primaire à l’université – SNI – SNES – SNETAA – SNESUP (3) – fut créée la même année 1947, de même que les syndicats de parents – la fameuse « fédération CORNEC », du nom de l’avocat membre de la « Révolution prolétarienne » qui en fut le président de nombreuses années, fédération métamorphosée en FCPE.

Ces fédérations ont pris en tenaille le corps enseignant et les parents pour brouiller les pistes et juguler les véritables oppositions.

Aujourd’hui que leur mission est accomplie puisque la destruction complète du système scolaire est achevée par Blanquer, les syndicats n’ont plus aucune raison de s’opposer au pouvoir en place, d’autant qu’ils sont toujours largement rétribués pour ne rien faire et il est vain d’espérer quelque action d’envergure menée par le corps enseignant sans action syndicale d’autant que les recrutements actuels du personnel se font à un niveau de plus en plus bas et que les recrutés sont eux-mêmes les produits du système qui les a engendrés.

Il ne reste qu’à chaque parent de décider du sort de ses enfants en son âme et conscience, sachant que les parents sont, comme le reste de la population, honteusement manipulés et c’est plutôt une action d’ensemble qu’il faut espérer pour pouvoir sortir de ce guêpier.

(1) Cf. « C’est l’identité française qu’on assassine » Editions des Trianons – 2nde édition actualisée 2021
(2) UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes) a reçu une subvention de l’État de 3 888 734E en 2019, l’ensemble des organisations syndicales et patronales ayant reçu en tout environ 136 millions d’euros et le rapport Perruchol indique que la cotisation des syndiqués représente seulement 4% du budget des syndicats.
(3) Syndicats d’enseignants tous fédérés par la F.E.N

Claude Meunier-Berthelot

Tribune reprise de Polémia

La lutte des classes – Pass sanitaire à l’école

école pass sanitaire

Après les propos du ministre Blanquer présentant le nouveau « protocole sanitaire » qui entrera en vigueur dans les établissements scolaires à la rentrée, l’instauration d’une société à deux vitesses dans laquelle les non-vaccinés seront maintenus à la marge ne fait plus de doute.

En effet, si le ministre de l’Education nationale a confirmé mercredi que le pass sanitaire ne serait pas demandé à l’école, il a par ailleurs annoncé que, dans les collèges et les lycées, en cas de contamination dans une classe, les élèves non vaccinés devront s’isoler chez eux et suivre un enseignement « à distance » tandis que les élèves vaccinés pourront continuer à suivre les cours en « présentiel ». Avec tous les risques de « décrochage » que cela représente pour les premiers concernés. Cette mesure représente bien évidemment un nouveau moyen de pression pour pousser les réfractaires à la vaccination sans assumer (pour le moment) de la rendre obligatoire pour tous.

« J’aime le vaccin car j’aime la liberté. C’est le vaccin qui nous rend la liberté. Chacun doit comprendre que le vaccin est la solution » a affirmé avec grandiloquence Jean-Michel Blanquer, démontrant qu’il avait une bien curieuse conception de ladite « liberté », celle-ci consistant apparemment à supprimer de fait le libre choix des citoyens en les menaçant de relégation sociale en cas de refus d’obtempérer aux injonctions gouvernementales. Le tout dans un contexte où l’efficacité et l’utilité dudit vaccin s’avèrent loin d’être évidentes, de nombreux pays étant confrontés à des regains de l’épidémie malgré des taux élevés de vaccination, l’Islande imposant même désormais des tests PCR aux voyageurs vaccinés voulant rentrer sur son sol (voir Présent d’hier).

Pas de sorties scolaires

Pour appuyer son nouveau « protocole », le ministre a annoncé l’installation de 6 000 à 7 000 centres de vaccination et barnums dans les établissements scolaires ou à proximité. Les élèves pourront s’y faire vacciner avec une autorisation parentale, la validation d’un seul des deux parents étant suffisante.

Par ailleurs, autre vexation pour les non-vaccinés, les élèves de plus de 12 ans ne disposant pas du pass sanitaire ne pourront pas participer aux sorties scolaires. Une mesure qui a scandalisé la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen dénonçant la « violence tranquille des annonces de M. Blanquer ».

Les enseignants pour leur part ne seront pas soumis à l’obligation vaccinale, mais le ministre estime que 80 % d’entre eux sont déjà vaccinés. Des enseignants dont certains se montrent très dubitatifs quant à la mise en place de ce nouveau protocole, un représentant syndical n’hésitant pas à affirmer que « logistiquement cela pose de nombreuses questions, sachant qu’en pratique, il n’y aura pas de cours en distanciel. On risque donc de se retrouver avec des problèmes pédagogiques ». « Problèmes pédagogiques », doux euphémisme pour qualifier l’abandon pur et simple des élèves coupables de ne pas vouloir devenir cobayes alors qu’ils sont en pleine santé. « Liberté, égalité, fraternité » comme ils disent…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 juillet 2021

Terreur islamiste dans les écoles – Les profs acculés à toujours plus d’autocensure

censure écoles islamistes

Loin de constituer une surprise pour Présent, qui ne cesse de dénoncer depuis des années l’emprise croissante des islamistes sur les établissements scolaires français, la récente étude de l’IFOP consacrée aux « contestations de la laïcité » et aux « formes de séparatisme religieux à l’école », par les chiffres effrayants qu’elle révèle et les cas ahurissants qu’elle rapporte, n’en reste pas moins particulièrement édifiante de la véritable terreur qu’exercent aujourd’hui les musulmans dits « radicaux » sur les enseignants et autres personnels de l’Education nationale.

Un phénomène en hausse

Commandée par la fondation Jean-Jaurès et publiée par Charlie Hebdo, cette enquête, à lire d’urgence sur le site jean-jaures.org, souligne tout d’abord que « 49 % des enseignants interrogés affirment s’être déjà autocensurés » durant leur carrière « afin de ne pas provoquer de possibles incidents dans leur classe ». Ce qui, soulignent les auteurs de l’étude, représente 13 % de plus qu’en 2018. En même temps, indique l’IFOP, pas moins de « 80 % des enseignants affirment avoir déjà été confrontés au moins une fois au cours de leur carrière à une forme de séparatisme religieux » (+7 % par rapport à 2018), dont « 59 % dans leur établissement actuel ». Des actes de séparatisme qui peuvent prendre la forme d’« absences des jeunes filles à des cours de natation, avec ou sans certificat » (45 %), « lors d’enseignements abordant la laïcité » (26 %), de « demandes de repas confessionnels (halal, casher…) dans les cantines » (47 %) ou encore de « refus d’entrer dans des lieux à caractère religieux (type église) lors de sorties scolaires (28 %) ».

Des profs tombés en dhimmitude

Car, comme chacun sait, le rejet de l’école française par beaucoup d’enfants et de familles issus de l’immigration arabo-musulmane est très loin de se limiter aux menus et aux tenues vestimentaires. Ainsi, relève l’étude de l’IFOP, « au-delà des revendications religieuses concernant différents aspects de la vie scolaire, notre enquête montre aussi qu’elles peuvent donner lieu à des contestations concernant le contenu des enseignements auxquelles les enseignants doivent faire face ». Et les auteurs de l’enquête de préciser alors que « les enseignants sont plus d’un tiers (36 %), durant leur carrière, à avoir rencontré des contestations d’enseignement ou de contenus d’enseignement au nom de convictions religieuses, philosophiques, politiques » et « 34 % disent avoir rencontré au cours de leur carrière des contestations d’activités pédagogiques ». Enfin, on retiendra aussi de cette étude vraiment impressionnante de l’IFOP, ce chiffre qui, plus encore que les autres peut-être, a de quoi inquiéter : qu’ils soient islamistes, islamo-gauchistes ou tout simplement lâches, « seulement trois quarts des professeurs interrogés (75 %) soutiennent l’acte de Samuel Paty d’avoir fait un cours sur la liberté d’expression en s’appuyant sur des caricatures de presse »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2021

Franceinfo : de l’art de la minimisation du poids de l’islamisme à l’école

Dans la masse des reportages diffusés sur Franceinfo depuis l’assassinat islamiste du professeur Samuel Paty le vendredi 16 octobre 2020 à proximité du collège où il travaillait, l’émission « le choix de franceinfo » donnait à entendre un reportage très prudent et peu « stigmatisant » le lundi 19 octobre 2020.

L’émission d’Alexis Morel proposait ce sujet : Contestations d’enseignement : « Nous sommes confrontés à une remise en question de la parole du professeur par rapport aux réseaux sociaux ». Le reportage explique « le désarroi » de nombreux enseignants face « aux réactions de certains de leurs élèves sur des parties jugées sensibles du programme ».

Les faits indiqués dans l’émission

– Les enseignants « sont en première ligne face à des paroles parfois choquantes, des contestations d’enseignements voire à des atteintes à la laïcité ». Le professeur Samuel Paty a utilisé les caricatures de Mahomet lors d’un de ses cours sur la liberté d’expression. Elles ne « sont pas en soi, noir sur blanc, dans le programme. En revanche, il s’agit d’un support pédagogique comme un autre, c’est-à-dire une base de travail qui relève de la liberté pédagogique des professeurs. »

– Les « faits préoccupants » seraient minoritaires. Ce n’est pas tout à fait exact : les collèges sont le lieu des tabous. Les bons élèves attendent de passer à autre chose, les mauvais bénéficient de mensonges visant à leur faire croire qu’ils ne le sont pas tant que cela – mais ils le savent en réalité. Les racistes anti-blancs, suprémacistes noirs, islamistes et jeunes délinquants, quant à eux, savent qu’il suffit de ne pas faire attention à ce qui se dit à l’école, que le réel n’est plus dans les salles de classe.

– Étonnement ? Franceinfo n’évoque pas l’islamisme et la religion musulmane au sujet des « faits préoccupants », prétendument « minoritaires » (en réalité, des centaines de faits ne remontent pas vers les autorités de l’éducation nationale par souci de « ne pas faire de vague », « éviter que cela dégénère avec des populations ethniques qui sont concrètement menaçantes dans les établissements », selon un témoin que nous avons interrogé). Selon le ministère il n’y aurait que 300 signalements de contestations en moyenne par an.

– Ce qui est évoqué dans l’émission ? Les contestations « du génocide arménien » et l’écriture de « croix gammées sur une copie ».

– Franceinfo évite ainsi soigneusement de parler d’islamisme et de « stigmatiser » les musulmans. Le choix des mots minimise : « Certaines parties du programme sont aussi plus sensibles car elles abordent des évènements liés à l’histoire personnelle des élèves. À un point tel que, parfois, en fonction du contexte et de la classe, des enseignants anticipent et optent pour un sujet plutôt qu’un autre. « Nous devons étudier la décolonisation et l’indépendance de nouveaux États, explique Claude, professeur d’histoire-géo en lycée professionnel. On doit étudier le cas de l’Inde et de l’Algérie et faire un focus, au choix, entre Gandhi ou la Toussaint Rouge, qui déclenche la guerre d’Algérie… »

Le souci : le génocide arménien ou les croix gammées

Ainsi, les sujets qui posent problème sont le génocide arménien et les élèves, que l’on suppose tout de même peu nombreux, enclins à dessiner des croix gammées… L’apologie de la violence islamiste ? Le refus des hommages aux presque 300 victimes du terrorisme musulman en France ? L’antisémitisme musulman quotidien des « jeunes » des cités ? Alexis Morel n’a pas… eu d’informations, semble-t-il.
Le choix de l’expression « vie personnelle » est révélateur : à quoi est-il fait référence ?

Autres soucis ? « Des contestations d’enseignements mais aussi le refus d’aller à la piscine ou encore des bagarres dans la cour pour des motifs religieux ». Refus de la piscine ? Pourquoi donc ? Bagarres du fait de « religions » ? Laquelle ? L’auditeur n’en saura pas plus.

Le rôle du cours d’éducation morale et civique

Pour l’EMC, « Selon les programmes, cet enseignement, prévu de l’école primaire au lycée, a trois objectifs : apprendre le respect d’autrui, construire une culture civique et acquérir et partager les valeurs de la République. C’est dans ce cadre qu’on y étudie donc des notions aussi diverses que la liberté d’expression, la laïcité, ou encore les discriminations. Généralement, les professeurs partent de situations concrètes pour faire réfléchir les élèves, les aider à construire un jugement et à débattre. »

Pour lire la suite, c’est ici !

L’islam à l’école : pas vraiment une surprise

La mort par décapitation du professeur français d’histoire-géographie Samuel Paty, près du collège où il enseignait, oblige dramatiquement la France à regarder les choses en face : l’islam gangrène l’école. Le fait que les musulmans bénéficient d’un statut particulier au sein de l’école est un secret de polichinelle. Champ de bataille et de conquête des musulmans, l’école a été le lieu de tous les reculs devant l’islam depuis 40 ans. Les exemples d’activisme musulman sont légion et anciens : cela n’a jamais cessé depuis l’affaire du voile des collégiennes de Creil en 1989. La situation n’a fait que s’aggraver ; que l’on se souvienne du comportement de nombre d’élèves après les attentats contre Charlie Hebdo, refusant de respecter la minute de silence, comportements répétés par certains élèves du collège de Samuel Paty, considérant que le professeur avait « insulté le prophète » ou jouant à se montrer des photos de sa tête décapitée. Une aggravation due au prosélytisme mais aussi à la complicité des pouvoirs publics.

L’ambiance quotidienne dans les établissements scolaires ? « Ne pas faire de vagues », veiller à ne pas brusquer les musulmans. Ainsi, une simple recherche du mot « islam », menée sur la plate-forme de cours en ligne de l’Education nationale, Lumni, faite pour être utilisée en classe, donne 135 résultats dont l’un traite des « fondements de l’islam » tandis que l’autre, dans une série intitulée « Migrations en questions », se demande : « L’Islam est-il compatible avec les valeurs occidentales ? » La réponse donnée est oui. Tout est fait pour proposer une image positive d’une religion qui tue des milliers d’hommes chaque année dans le monde.

Les témoignages recueillis dimanche sont édifiants. Tel représentant des parents d’élèves indique avoir été « soufflé » quand son fils, alors en CM1, lui a raconté que, dans la cour, ses « camarades » musulmans jouaient à « la guerre », courant vers certains enfants en leur criant : « Vous, les chrétiens, on va tous vous égorger ! » Un professeur d’histoire-géographie nous raconte qu’en début de carrière, alors qu’il enseignait dans le 92, un élève musulman s’était levé avec violence et avait éructé en arabe. Il avoua ne pas supporter que l’on « blasphème » en parlant de l’islam… dans une langue autre que l’arabe. Tel professeur des écoles disait être obligé de recevoir des mamans d’élèves musulmanes en compagnie d’un « traducteur » : elles refusent le rendez-vous si elles doivent s’exprimer dans un français qu’elles parlent pourtant.

Par « souci d’apaisement », ce sont ainsi quantité de reculs quotidiens : les repas adaptés aux musulmans ou l’acceptation d’accompagnatrices voilées pour les sorties scolaires et pédagogiques. Sur ce dernier point, le ministère tergiverse. Ce sont pourtant des sorties « scolaires et pédagogiques » sur le temps scolaire. Des classes vont dans des médiathèques ? Une directrice nous expliquait que les accompagnateurs sont souvent de jeunes hommes musulmans : ils choisissent les livres que les enfants peuvent emprunter. Sans compter les comportements insolents ou de révolte quand les professeurs évoquent le monde des Hébreux, les génocides arméniens ou des juifs, ou encore certains sujets de science, de biologie.

Et les livres ? Le manuel Nathan d’histoire-géographie de 5e consacre 36 pages à l’islam, présenté de façon entièrement favorable. Le mot « djihad » est défini ainsi : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre l’occupant. » Chacun peut imaginer comment cette définition est comprise par les collégiens musulmans.

Au fond, depuis 40 ans, toute l’Education nationale, comme le reste de la société, a cédé devant l’islam. C’est cependant encore pire dans les écoles qu’ailleurs : cela se fait avec la collaboration active d’un monde éducatif soucieux de ne pas « stigmatiser » des élèves qui sont pourtant, selon des sources avisées, ceux qui empêchent l’école de tourner rond. Selon une note du renseignement territorial des Yvelines, Samuel Paty avait fait l’objet, le 9 octobre, d’un rappel « des règles de laïcité et de neutralité » par sa principale et un inspecteur d’académie… La France et son école ont battu en retraite et laissé le champ libre à l’islam. Vendredi dernier, à Conflans-Sainte-Honorine, le réel est revenu au galop.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020

Apprendre l’arabe à l’école pour combattre l’islamisme ?, par Francis Bergeron

Vendredi, Macron avait tenu son discours contre le « séparatisme », sifflé par la gauche, et applaudi par une partie de la droite. Mais le débat se prolonge sur un point précis de son intervention, qui pourrait ruiner le côté « droit dans ses bottes » du discours : c’est l’idée qu’il faudrait développer en parallèle l’apprentissage de l’arabe, à l’école et dans le cadre périscolaire.
On croyait pourtant que la majorité avait tourné le dos à la pratique si confuse et paralysante du « en même temps ». Darmanin, le dur de dur sur ces questions, Blanquer, le Jules Ferry du XXIe siècle, applaudissent pourtant des deux mains.

Les arguments du gouvernement sont les suivants : l’arabe est la cinquième langue du monde, il faut l’enseigner davantage. D’autre part il vaut mieux que son apprentissage se fasse dans des structures « maîtrisées » plutôt que dans des mosquées salafistes. Enfin la « culture plurielle » est une richesse qu’il faut valoriser. Mais l’intégration, qui est la grande question, la question de l’appartenance à une communauté de destin, passent le plus souvent par une langue commune, cette question est éludée.

Certes l’arabe est une belle langue, mais la possibilité de l’apprendre et de l’étudier est une option déjà ouverte. Et puisque l’arabe n’est que la cinquième langue du globe, n’est-il pas plus urgent d’apprendre d’abord les quatre premières, à commencer par le français, insuffisamment possédé et défendu par les Français eux-mêmes, trop souvent remplacé par un sabir anglo-arabe ? Quant à l’idée que la promotion de l’arabe éviterait aux jeunes de se rendre dans les mosquées salafistes, elle est pour le coup empreinte d’une grande naïveté. La bonne question est : que font des mosquées salafistes sur le territoire français ? Les fermer réglerait de façon plus radicale le risque d’endoctrinement islamiste. Quant au dernier argument, il est alambiqué : « la culture plurielle est une richesse » nous dit Macron, et enseigner l’arabe de façon plus systématique permettrait donc le développement de cette richesse…

« Une islamisation de l’Education nationale » (Luc Ferry)

L’ancien ministre de l’Education nationale de Chirac, Luc Ferry, a réagi assez violemment à ce qu’il avait déjà eu l’occasion d’appeler « une fausse bonne idée » : « C’est ridicule ! » a-t-il lâché, expliquant que c’était au contraire le meilleur moyen de favoriser « la prolifération d’écoles coraniques ou d’écoles confessionnelles ». Luc Ferry craint pour sa part « une islamisation de l’Education nationale ».

Curieusement les recettes que les adeptes du « laïcisme républicain » (Macron n’a eu que ces mots à la bouche pendant toute son intervention de vendredi) ont appliqué aux petits Français, sous la IIIe République, consistaient à leur interdire la pratique des langues régionales. Les petits Bretons, en particulier, furent les victimes d’une véritable discrimination, et d’une sorte de génocide culturel. Il s’agissait en fait, dans ces régions, d’arracher les enfants aux « superstitions », et plus globalement à l’influence de l’Eglise. Le nouveau « laïcisme républicain » commande donc à présent d’enseigner la langue qui véhicule l’islam, pour que les enfants ne fréquentent pas les mosquées islamistes. On a du mal à comprendre le raisonnement !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2020

Combattre l’islamisme à l’école : sans stopper l’immigration ?

Imagine-t-on pouvoir vaincre l’islamisme, l’islam radical ou l’islam politique – autant de noms enfin donnés à l’ennemi après des décennies d’atermoiements – si l’on ne coupe pas la source qui l’alimente, l’immigration de masse en provenance des pays musulmans ?
Oui, si l’on croit à la puissance de frappe de l’école républicaine et à un hypothétique islam des Lumières.

Auteur du célèbre rapport Obin de 2004 sur les atteintes à la laïcité et l’antisémitisme à l’école, dont – selon l’auteur lui-même – le ministre de l’Education François Fillon avait voulu, en vain, bloquer la publication, Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur de l’Education nationale, vient de récidiver avec un livre sorti en ce mois de septembre 2020 sous le titre Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école. Lucide et honnête sur la montée de l’islamisme dans les écoles de la République, cet homme viscéralement de gauche y croit fermement : avec des politiques adaptées, l’islam peut devenir compatible avec les fameuses « valeurs républicaines ».

Cette foi en l’avènement du règne de la Raison dont il conserve une conception très Révolution française lui fait ignorer la source première du problème : l’immigration de masse. Non pas qu’il nie l’évolution de la population française sous l’effet de l’immigration, puisqu’il cite même les études qu’on tend généralement à refuser ou occulter à gauche, surtout quand elles sont reprises par des médias comme le site Fdesouche, ce qui a été leur cas au moment de leur sortie. Ces études, Jean-Pierre Obin ne les conteste pas mais, pour lui, « ces évolutions ne sont pas inquiétantes en elles-mêmes. Du moins si l’on pense que les musulmans français sont et seront demain, dans leur immense majorité, […] capables comme les autres de se couler sans problème dans les principes et les lois de la République. » Encore reconnaît-il d’emblée que « c’est bien là que le bât blesse ».

Concédons à l’auteur un mérite rare chez les représentants de la gauche et de la droite molle : il ne prétend pas que l’islamisme que l’on voit se développer à l’école serait un islam dénaturé. Il sait bien que ce qu’on nomme aujourd’hui l’islamisme est simplement un islam rigoureux et que, par nature, cet islam est aussi politique. Cependant, chérissant les causes dont il déplore les effets à l’école et dans la société, il estime que les droites populistes en général et le Rassemblement national en particulier sont des alliés objectifs de l’islamisme puisque, intrinsèquement xénophobes selon lui, ils chercheraient par-dessus tout, comme les islamistes, à accentuer les clivages. Ces populistes « n’ont d’autre projet que la force et d’autre perspective qu’une société d’apartheid », estime Jean-Pierre Obin. Alors, comme ces populistes qu’un Viktor Orbán préfère appeler des conservateurs (voir « Orbán mobilise contre le Grand Remplacement » dans Présent d’hier) « ont partout dans le monde le vent en poupe [un constat qui rejoint celui d’Orbán, NDA], en France les démocrates n’ont pour l’instant d’autre choix raisonnable, pour s’opposer à cette perspective calamiteuse, que de soutenir Emmanuel Macron ». Ceux que Jean-Pierre Obin appelle les « démocrates », et dont il fait partie, sont donc ces « gogos libéraux » pointés du doigt par la bête noire de Bruxelles.

On comprend mieux maintenant pourquoi les grands médias français, qui sont tous Macron-compatibles et immigrationnistes, ont tant parlé au début du mois de ce livre qui analyse et dénonce par ailleurs les renoncements face à la montée de l’islamisme à la fois de l’Education nationale et de la classe politique, de gauche comme de droite.

Cette critique faite, reconnaissons à l’ouvrage de cet ancien inspecteur général de l’Education nationale le mérite de décrire sans ambages la situation dans les écoles à partir de cas vécus et de témoignages directs amassés au cours de sa carrière. Ainsi, l’auteur ne craint pas de mentionner avec insistance – cas concrets et données à l’appui – la fuite des enfants juifs et de leurs familles des écoles et quartiers à majorité musulmane en raison de l’antisémitisme ambiant. Obin explique clairement les difficultés auxquelles sont de plus en plus confrontés les enseignants, principaux et proviseurs, et donne des chiffres qui démentent le discours officiel. Exemple : ces 13 % d’enseignants confrontés aux contestations d’élèves lors des moments de recueillements organisés à la suite des attentats de 2015 rapportés aux 750 000 professeurs de l’enseignement public. « On est très loin des quelques centaines de cas concédés par le ministère », s’exclame Jean-Pierre Obin. Rien que pour cela, cet ouvrage mérite d’être lu, car il permet effectivement de mieux comprendre la pénétration de nos écoles françaises par l’islam radical.

Quant aux solutions proposées par l’auteur, dont certaines paraissent malgré tout pertinentes, chacun fera le tri et y ajoutera les siennes.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 29 septembre 2020

Prétendre lutter contre le séparatisme et permettre à l’école l’enseignement de l’arabe dès 7 ans

On devait avoir, ce mardi 22 septembre, la leçon politique du président de la République sur le communautarisme… euh… non… sur le séparatisme, faut pas confondre ! On allait voir ce que l’on allait voir. Et puis, patatras ! Le discours est repoussé de dix jours, au 2 octobre. Le sujet est tellement nouveau, tellement inattendu, qu’il faut bien une grosse semaine pour peser ses mots. En réalité, on sait déjà ce qu’il va dire.

En effet, menton en avant et œil sombre, il avait déclaré, au Panthéon, le 4 septembre dernier : « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, […] entendent imposer la loi d’un groupe. Non, la République, parce qu’elle est indivisible, n’admet aucune aventure séparatiste. » De quel Dieu s’agit-il, qui prétend gouverner les Français ? « Mais c’est… bon dieu… c’est sûr ! » aurait dit le regretté Raymond Souplex-Bourrel en frappant du poing droit sa paume gauche. Macron nous offrait là une de ses mâles envolées pleines de bruits et de fureur, comme aurait dit Shakespeare.

Petit retour en arrière…

C’est passé sournoisement, « en loucedé » (merci Audiard), au petit matin, lorsque tout le monde roupille après avoir été assommé par l’absence de défilé du 1er mai. Hormis quelques journalistes attentifs, les gens qui font profession d’informer le bon peuple n’en ont pas parlé ; il est vrai que les Français, ont-ils dû penser, lobotomisés par une overdose de Covid-19, ne voient pas au-delà de « maskétest ». Alors, pourquoi les ennuyer avec un décret signé Macron ?

Ce décret, publié au JO le 2 mai 2020, porte le numéro 2020-498. Son titre ? « Accord entre la France et la Tunisie pour l’enseignement de la langue arabe à l’école élémentaire en France ». Ce poulet avait été préparé en 2017 par la Franco-Marocaine Belkacem, mais n’avait pas été encore appliqué, faute de publication au JO. Voilà cette omission réparée. Parmi les signataires du décret, on note l’absence du ministre de l’Éducation nationale ! Désormais, dans les écoles publiques, l’arabe peut être enseigné aux élèves volontaires de 7-8 ans, dès le CE1 (art. 2). « Cet enseignement propose un apprentissage de la langue arabe qui fait référence à la culture arabe… » (art. 4). Sans trop de suspense, on se doute que la « référence » sera cherchée davantage dans le livre saint de l’islam que dans les œuvres de Ahmad Sâmî al Bâroudî ou Mariana Marrache.

Ainsi donc, pour faire la guerre au séparatisme – le mot « communautarisme » est trop désignatif ! –, on s’apprête à enseigner aux bambins la langue de ceux dont on veut réfréner les pulsions de sécession, les envies de domination, les prurits de soumission. Les Frères musulmans rigolent. Encore une fois, le « en même temps » a frappé ! Et c’est l’œil humide que notre sémillant ministre des Cultes, Gérald Darmanin, lors d’une visite à la grande mosquée de Paris, vendredi dernier, claironne : « L’islam est la religion qui aura le moins de difficulté à travailler avec la République. »

Alors ? Alors, en réalité, on ne sait pas vraiment ce que Macron va dire, le 2 octobre. On est pourtant à peu près sûr d’une chose : il va diatriber contre le séparatisme. Corses et Bretons n’ont qu’à bien se tenir !

Yannik Chauvin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Tenue républicaine » obligatoire à l’école ? Mais quelle horreur !

Jean-Michel Blanquer a indiqué lundi, sur RTL, qu’il était nécessaire que les écoliers viennent en classe dans une tenue correcte. Il faisait allusion à certains vêtements indécents ou inappropriés portés par certains élèves. On ne pourrait qu’applaudir. Mais ce ministre a eu lui-même l’indécence d’évoquer l’obligation de s’habiller « d’une façon républicaine ».

Au début, Blanquer réclamait des dictées, il évoquait le retour de l’uniforme dans les cours de récréation. Son bon sens un peu provincial, son physique d’instituteur à blouse grise avaient séduit une droite en manque de repères. Quand, ce lundi, Blanquer a évoqué le manque de décence de certaines tenues à l’école, il s’est placé dans la continuité de ce discours-là : « Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit ». Il a ajouté : « Nos enfants sont sous la pression de bien des choses, notamment des marques, de la mode, du regard de l’autre sur les chaussures et les vêtements… Je souhaite qu’il y ait une certaine sobriété en la matière […]. » Le ministre aurait dû se limiter à ces formules auxquelles tous les parents ne peuvent qu’applaudir des deux mains.

Hélas, le ministre n’a pu s’empêcher d’ajouter quelques clichés destinés à dédroitiser ses préconisations : « C’est un enjeu d’égalité sociale, puis de protection des filles et des garçons. » Deux âneries en une seule phrase ! « Enjeu d’égalité sociale » : on reconnaît là une figure de style classique du discours gauchisant : tenter de justifier toute réforme par le principe d’égalité. Quant au second argument, il est très inquiétant : qu’est-ce que cette « protection des filles et des garçons » ? Et d’abord les protéger de qui ? De quoi ? Dans les cours de récréation ? Si réellement les tenues des garçons et des filles, à l’école, altèrent leur « protection », alors vite, que les uniformes y reviennent. Et d’abord les uniformes de police !

L’uniforme, Blanquer ne veut plus en entendre parler

La réponse la plus simple, au regard de ces problèmes et de ces risques, serait en effet l’uniforme, comme cela se pratique dans de très nombreux pays qui ne sont pas forcément des dictatures. Mais l’uniforme, Blanquer ne veut plus en entendre parler. Dans son interview à RTL, il préfère rappeler qu’« il est important d’arriver à l’école dans une tenue correcte ». Ce qui est la moindre des choses !

Quand le journaliste lui demande de préciser ce qu’est pour lui une tenue correcte, le ministre a lâché cette énorme bourde : les enfants doivent s’habiller « d’une façon républicaine ». Qu’est-ce qu’une « tenue républicaine » ? Si on se plonge dans nos livres d’histoire, la tenue républicaine se caractérise par deux choses : le bonnet phrygien, passé de mode depuis deux siècles et… l’absence de culotte. Mais jouer les sans-culottes, n’est-ce pas à la fois porter une tenue républicaine et faire preuve d’indécence ?

« Le vêtement ne doit pas être un facteur de stigmatisation ni de discrimination » a encore ajouté le ministre, « pour la défense des jeunes filles ». Sans exemples à la clé, les propos du ministre sont strictement incompréhensibles. On suppose (mais il tourne autour du pot) qu’il fait allusion à l’impossibilité (pour les élèves et professeurs de sexe féminin) de porter une jupe, dans certaines écoles ou des minorités islamiques font déjà régner l’ordre. Un ordre républicain, certes, mais de type République islamique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 22 septembre 2020

Hambourg : une musulmane autorisée à venir en classe avec son voile intégral

06/03/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une adolescente de seize ans, convertie à l’islam en 2017 et scolarisée dans une école de Hambourg, se rend depuis un an à l’école avec son niqab, voile intégral couvrant le visage, à l’exception des yeux.

Malgré les nombreuses tentatives du personnel de l’école de convaincre la jeune fille de retirer son voile en classe, celle-ci a toujours refusé et devait donc suivre les cours dans une pièce voisine, séparée de ses camarades.

Les autorités scolaires ont fini par demander à la mère, également convertie à l’islam, de s’assurer que sa fille se découvre le visage en classe, sous peine d’une amende de 500 euros. La mère a fait appel de la décision et a obtenu raison, il n’existe en effet aucune base juridique dans la loi scolaire de Hambourg, interdisant le port du voile intégral en classe, contrairement à d’autres régions comme la Bavière et la Basse-Saxe qui ont déjà adopté de telles dispositions. L’écolière, qui travaille en parallèle dans un magasin de vêtements arabes, rencontre aussi des problèmes avec la ville mais selon elle, ce ne serait pas le niqab qui pose problème, mais la ville.


Forum de la Dissidence. Combattre la propagande à l’école – Vincent Badré

06/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Ce 23 novembre, à Paris, avait lieu le 5e Forum de la Dissidence sur le thème de la « dictature Macron ».

Cet événement réussi aura réuni plus de 500 personnes. Voici l’intervention de Vincent Badré, sur la propagande scolaire.


Robert Ménard : « Je suis abasourdi et en colère, c’est un crime de brûler une école, c’est inacceptable ! »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une école primaire, un collège et plusieurs véhicules ont été incendiés dans le quartier de la Devèze, à Béziers.

Le maire de la ville, Robert Ménard, exprime sa colère et son incompréhension.

Un collège, un gymnase et une école ont été incendiés cette nuit à Béziers. Des mortiers ont également été tirés sur la police et les pompiers. La ville de Béziers a-t-elle déjà connu un tel niveau de violence ?

Je n’avais jamais vu ça ! Une telle violence de la part d’une minorité de personnes est stupéfiante ! Cela me laisse abasourdi, écœuré, en colère et déterminé à faire en sorte que ces gens aillent là où ils doivent aller, c’est-à-dire en prison.
C’est un véritable crime que de brûler une école. 300 enfants seront privés d’école lundi matin. Nous allons évidemment mettre en place un système d’accueil pour ceux qui ne peuvent vraiment pas rester chez leurs parents, mais ce n’est pas acceptable. Il ne faut pas tolérer de tels agissements.
Ce quartier est un quartier de la politique de la ville, c’est à dire un quartier où l’État a investi beaucoup d’argent. En 20 ans, on aura investi près de 300 millions d’euros. Aucun quartier de ma ville n’a bénéficié d’autant d’argent. Et regardez où on en est. C’est un vrai scandale. C’est un échec. L’intégration et tout ce qu’on dit autour de la politique de la ville sont un échec. Il suffit de regarder ce qui s’y produit.

Avez-vous une idée de la raison de cette attaque ? Quelle raison, même absurde, pourrait-on trouver à de tels agissements ? Purement gratuit ? Halloween ?

Je n’en sais rien. Ce sont les mêmes qui brûlent des voitures à la Saint-Sylvestre. Maintenant, ils ont deux rendez-vous par an. Ils tombent sur tout ce qui est sous leurs yeux. Si ça se trouve, ce sont leurs petits frères et petites sœurs qui sont dans cette école. Ils y ont même peut-être été. Et ils ne trouvent rien de mieux que de brûler cette école. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour eux ? Ils nous ont déjà brûlé des aires de jeux. Il y a une aire de jeux, proche de cette école, qui a été brûlée 15 fois. J’ai arrêté de la réparer, parce que je n’en peux plus de dépenser l’argent des contribuables pour des choses qui brûlent systématiquement. Il faut être terrible avec eux et ne plus rien laisser passer.

Que peut faire un maire dans ces cas-là ? Qu’est-ce qui est en votre pouvoir ?

On envoie bien notre police municipale, mais ça ne suffit pas. Il y a bien un commissariat sur place, mais il ferme à 18 h… Cette situation n’est pas possible. Il est vrai que le préfet a envoyé des CRS. Ce soir, il y en aura et demain, il y en aura d’autres. C’est une bonne chose, il faut que la présence policière soit permanent à la Devèze. Il faut rassurer les honnêtes gens.
La grande majorité des habitants de la Devèze sont d’honnêtes gens qui veulent être tranquilles. Ils ont le droit à la sécurité. La sécurité est la première preuve de solidarité, d’amour même, que l’on doit à nos concitoyens. Nous ne sommes pas capables de leur donner, parce que l’État met de l’argent pour supprimer des barres d’immeubles pour les remplacer par des villas et construit des équipements collectifs. On va refaire une école dans ce quartier. Mais faut-il que je la transforme en bunker pour qu’elle reste debout ?
Alors, bien sûr il faut des logements et des équipements, mais il faut en parallèle se donner les moyens d’assurer la sécurité. Je vous rappelle que Béziers n’a pas bénéficié de la nouvelle mesure de police du quotidien. Un certain nombre de villes ont été choisies, mais pas Béziers. J’espère et j’exige que ma ville puisse en bénéficier.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire