Les électeurs FN sont massivement opposés aux socialistes

26/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est ce qu’indique un sondage Harris Interactive qui a été publié vendredi. Les électeurs FN estiment à 27 % que la victoire de Les Républicains aux régionales serait une bonne chose, et à 27 % une mauvaise. En revanche, ils ne sont que 3 % à estimer que la victoire de la gauche serait une bonne chose et 76 % une mauvaise.

Cela contredit les déclarations de certains dirigeants du FN sur le fameux « ni droite, ni gauche »
Surtout à l’heure où les libertés des Français sont fortement menacées par le pouvoir socialiste.
Les électeurs de droite attendent une opposition digne de ce nom. Force est de constater que la droite ne la leur offre pas. Les caciques de « droite » tentent plutôt de doubler la gauche dans la propagande « padamalgamiste ».
La stratégie gagnante pour le FN est donc de montrer qu’il est profondément anti-socialiste. À condition de ne pas annoncer trop de mesures démagogiques d’aggravation de l’État-providence…

Ce rejet du PS s’observe aussi plus généralement chez les Français à 10 jours des élections régionales

Avec 29 % des intentions de vote au premier tour du scrutin, le FN est en tête, selon un sondage TNS Sofres-Onepoint, publié mardi. Les Républicains/UDI/MoDem récoltent 27 %, et le PS est distancé à la troisième place, avec 22 %.
Et ce, malgré l’effet « attentats », qui avait profité au PS après le massacre de Charlie Hebdo, en janvier dernier
Plus frappant encore, le FN fait un carton chez les jeunes. 30 % des 18-24 ans voteraient pour lui. Le Parti socialiste, lui, s’écroule dans cette tranche d’âge, avec seulement 15 % des intentions de vote. Contre 19 % lors du précédent sondage du 29 octobre.
Serait-ce le début du réveil de la jeunesse après les affreux attentats islamistes du 13 novembre qui l’ont visée ?

Crédit photo : Mortimer62 via Flickr (CC) = Solitude (isoloirs)

Le Front National n’effraie plus les électeurs

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10/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Malgré les tentatives désespérées de certains pour nous le faire croire, l’idée de voir le Front National diriger des administrations ne fait plus peur aux Français
C’est ce qu’un sondage réalisé par l’agence TNS Sofres pour RTL et Le Figaro a permis de déduire. 52 % des Français ne seraient pas gênés si jamais le Front National parvenait à la tête de certaines régions en décembre. Ce sondage confirme une dynamique présente depuis quelques années déjà et qui ne fait que s’amplifier. Dans l’esprit d’une majorité de Français, le Front National est légitime pour exercer le pouvoir.

Encore une fois, l’exécutif semble complètement déconnecté de cette réalité
Manuel Valls en premier lieu. Lui qui s’était personnellement engagé dans la campagne départementale il y a moins d’un an avec un résultat plus que mitigé en remet une couche. Voici ce que disait le Premier ministre aux micros d’Europe 1, I-Télé et Le Monde dimanche soir « Bien sûr que ce serait un drame que le Front National gagne 1, 2 ou 3 régions ».
Il a rajouté qu’il faudra « Tout faire » pour empêcher que cela arrive.

Ce sondage tombe au bon moment pour le Front National
Depuis le début de la campagne, le parti de Marine Le Pen est donné vainqueur dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. De nombreuses enquêtes d’opinion donnent le FN au coude à coude ou devant Les Républicain en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Depuis dimanche, la région Alsace-Lorraine, Champagne-Ardenne est aussi annoncée gagnable par le Front selon un sondage Odoxa pour BFMTV.
Des enquêtes à prendre avec des pincettes bien évidemment, mais qui font état d’une dynamique certaine.

Chauprade claque la porte du FN et règle ses comptes

10/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ambiance « règlement de comptes » hier sur le plateau d’iTele. Aymeric Chauprade a annoncé quitter le Front National et s’est livré à un virulent réquisitoire contre Marine Le Pen et Florian Phillippot, qui cumulent selon lui trahisons morales et renoncements idéologiques. Pour autant, il ne fait sans doute que devancer de peu une éviction du FN.

Si le géopoliticien passé à la politique, Aymeric Chauprade, a décidé de quitter le FN, il a aussi tenu à s’en expliquer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le député européen, jusqu’à hier sous l’étiquette FN, ne tire pas à fleurets mouchetés.
C’est, selon Chauprade, tout d’abord « à cause de deux trahisons essentielles dont Marine Le Pen s’est rendue coupable » qu’il quitte le navire. La première est à son endroit, après qu’il eut été dessaisi de toute fonction après sa vidéo sur la « cinquième colonne islamiste » par la présidente du FN. La seconde, plus importante concerne le sort réservé à Jean-Marie Le Pen.

Comment ne pas penser que ceux qui trahissent à la fois leurs proches et ceux auxquels ils doivent tout, ne trahiront pas un jour le peuple lui-même ? Sous la pression de Florian Philippot, Marine a décidé de se débarrasser de Jean-Marie Le Pen. C’est une faute morale grave, car on ne peut pas prétendre incarner le parti des valeurs et des fondamentaux quand on brise soi-même un certain nombre de lois. Ce n’est pas une loi politique, c’est presque une loi de civilisation.

Il a aussi pointé du doigt des divergences idéologiques avec Florian Phillippot (et, partant, avec Marine Le Pen, laquelle serait « sous influence » du vice-président du FN), notamment sur la place que doit prendre le combat contre l’islamisme, mais aussi sur des questions économiques.

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Prêt à tuer ?

29/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8472)

« Il est hors de question de laisser le Front national gagner une région », déclare Manuel Valls, avant d’ajouter : « Donc, tout devra être fait pour l’empêcher. Oui je dis bien : tout devra être fait ». Étrange formule surtout quand on connaît le profil du maniaque. Tout, vraiment ? Truquer le vote ? L’annuler ? Pousser Marion Maréchal Le Pen sous un train de migrants ?

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Le pays se délite à vue d’œil, au bord de l’explosion sociale, policiers, avocats, gardiens de prison descendent dans la rue, mais aussi médecins, agriculteurs, routiers, les migrants franchissent nos frontières virtuelles par dizaines de milliers s’installant dans un pays exsangue, mais le premier ministre de la France ne pense qu’à ça le matin en se rasant : comment lutter contre le parti de Marine Le Pen ? Il se moque éperdument des difficultés des Français.

Son appel est un avant-goût de ce qui va se jouer aux présidentielles de 2017 : les socialistes se désistant au profit de l’ex-UMP pour barrer le Front national. Ou bien les listes PS-LR fusionnant carrément entre elles. Un seul parti contre le FN. Face à la montée endémique du parti de Marine Le Pen à qui chaque heure qui passe donne raison dans les faits, ils seront obligés, ils n’auront pas le choix. Quoiqu’en dise Sarkozy qui a longtemps feint de faire la fine bouche avec son « ni-ni », il n’est plus à un renoncement de ses convictions près.

Cela fait plusieurs semaines que la question du « désistement républicain » au cas fort probable où le PS arriverait troisième est de mise. « La manifestation du système UMPS dans toute sa splendeur », a rétorqué Marine Le Pen. Parmi ceux qui sont favorables au désistement à gauche, il y a le maire de Paris, Anne Hidalgo.

Autre hypothèse extrême envisagée, la fusion pure et simple des listes PS et Les Républicains, dite aussi « fusion suicide »… soutenue par exemple par le député PS de Paris, Christophe Caresche. Voilà où en est ce pays gouverné par le sectarisme où, par tous les moyens, on prive 30 % des électeurs de représentation. Leur prétendue union nationale pour exercer tous les pouvoirs sans aucune opposition ressemble de plus en plus à une dictature.

Caroline Parmentier

Le Grand Orient s’inquiète de la progression du Front National

27/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Selon un sondage BVA paru vendredi, lors des élections régionales des 6 et 13 décembre, le parti Les Républicains l’emporteraient dans sept régions sur treize. Le Parti Socialiste conserverait trois régions et le Front National pourrait obtenir une à deux régions. Face aux sondages qui annoncent des triangulaires dans plusieurs régions, le grand maître du Grand Orient a réagi contre le Front National.

Les candidats aux élections seraient invités au « désistement républicain »

Dans une entrevue samedi avec Le Journal du Dimanche, Daniel Keller, grand maître du Grand Orient, a invité les candidats des élections au « désistement républicain ». En cas de triangulaire, les candidats comme Les Républicains et les socialistes sont invités à se désister. Pour Daniel Keller, se désister « c’est accepter de sacrifier ses propres couleurs pour l’intérêt général ». Il rappelle d’ailleurs que le désistement n’est pas « une magouille ».

Pourquoi inviter les candidats au « désistement républicain » ?

Ces élections régionales sont un pas vers l’élection présidentielle qui aura lieu en 2017. Pour Daniel Keller, « on est en train de dérouler le tapis rouge au Front National ». Parlant de l’élection du Front National, il ajoute que « ce qui paraissait impossible devient chaque jour un peu plus vraisemblable ». N’hésitant pas à dire que « si tout le monde baisse les bras […] : la République est en danger ». Rappelons que, selon Daniel Keller, « le rôle des maçons, c’est d’être les pédagogues de la République ». Et d’ajouter : « j’aurai moi-même l’occasion d’aller dans le nord de la France d’ici le mois de décembre pour y faire des conférences publiques, pour faire ce travail de pédagogie, de hussard noir de la République, dont nous avons tant besoin ».


Front National: panique à l’UMPS

26/10/2015 – POLITIQUE (8469 Présent)

Si les partis installés voulaient enrayer la montée du Front National, il aurait fallu, depuis le début, prendre en compte ses revendications politiques, ne pas considérer ses électeurs comme des citoyens de seconde zone et ses dirigeants comme de diaboliques créatures.
Au lieu de cela, droite et gauche confondues ont cru habile de multiplier les obstacles légaux ou réglementaires pour freiner son ascension. C’est ainsi que l’on a relevé le nombre des parrainages pour postuler à l’élection présidentielle, élevé le seuil des suffrages nécessaires pour concourir au second tour des législatives et des municipales.

En8469-Une 1998, après que le FN eut atteint plus de 14 % des voix, on abandonna la proportionnelle intégrale aux régionales au profit d’un scrutin mixte, comportant une prime en sièges pour la liste faisant la course en tête. Ainsi, pensait-on à l’UMPS, tout était verrouillé pour empêcher le Front national de conquérir une région.
Malgré ces manœuvres de retardement, misérablement politiciennes, les idées frontistes n’ont cessé de progresser, dans les têtes, les cœurs et les urnes. Et ce qui était efficace, quoiqu’inique, avec un Front à 15 %, ne l’est plus quand il tutoie les 30 %. Pis : la machine à éliminer la droite nationale se retourne contre ses inventeurs ! Les Républicains et les socialistes s’en aperçoivent en ce moment dans la panique. Le plus embarrassé est le PS, car ses champions locaux devront très souvent se contenter de la troisième place.

Que faire ? On a parlé de dilemme, il faudrait plutôt user du néologisme « trilemme », car il y a trois réponses possibles et autant d’inconvénients pour le PS. Se retirer purement et simplement devant le candidat LR et être absent de l’assemblée régionale pendant six ans ; fusionner avec Les Républicains et rendre encore plus ostensible la complicité entre socialistes et libéraux ; enfin, se maintenir et être accusé d’avoir permis au FN d’accéder à la présidence d’une région.
Pour cette dernière option, le grand maître du Grand Orient vient d’intervenir pour la proscrire, au motif que « la République est en danger », c’est pourquoi « en ce qui concerne les élections à venir, le désistement républicain est le minimum à faire ». Le grand maître n’a pu que féliciter Cambadélis et Sarkozy d’avoir anticipé ses consignes en unissant leurs efforts pour empêcher Marine Le Pen de s’exprimer sur France 2, au nom de « la solidarité entre partis républicains », dixit Sarko.

Mais les sarkozystes ne sont pas plus à l’aise. Notamment en PACA et dans le Nord, où Estrosi et Bertrand sont condamnés au grand écart. Au premier tour, ils doivent droitiser leur discours pour tenter de prendre des voix aux candidates frontistes, tandis qu’au second il leur faut conquérir des électeurs de gauche dont l’appoint leur est nécessaire. Déjà, à la vue des sondages, nos deux sarkozystes n’attaquent plus la gauche qu’à fleurets mouchetés. Que sera-ce entre les deux tours ! Ils n’iront pas jusqu’à lever le poing en chantant l’Internationale, mais leur danse du ventre pour séduire les électeurs socialistes sera un plaisant spectacle.

Guy Rouvrais

Municipales à Vienne (Autriche) : perçée du FPÖ

12/10/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Viennois étaient appelés aux urnes hier pour élire leur exécutif au terme d’une campagne centrée sur les immigrés clandestins qui affluent en Europe.

Qu’est il sorti des urnes ?
Le SPÖ, le parti socialiste autrichien qui dirige la ville de Vienne, traditionnellement ancrée à gauche puisqu’elle n’a jamais basculé depuis 1945 est arrivé en tête avec 40 % des voix. LE FPÖ, de droite nationale et allié du FN au Parlement européen réalise un résultat encourageant avec 31 % des voix.
En 10 ans, le FPÖ a doublé son résultat et s’affirme ainsi comme la deuxième force politique régionale. Les conservateurs du ÖVP sont relégués dans le rôle du troisième homme. Cette victoire du SPÖ qui montre toute la mainmise des socialistes sur Vienne ne fait pas oublier la lente érosion qu’ils subissent. Ils avaient été obligés en 2010 de former une coalition avec les verts.

Que faut il en retirer ?
Si le thème des immigrés clandestins était au cœur de la campagne puisque le maire SPÖ avait annoncé que Vienne POUVAIT les accueillir, le FPÖ progresse et avance vers son véritable objectif. Heinz Christian Strache, chef du FPÖ, a réussi à mettre en sourdine l’outrance de son parti et a engrangé le soutien d’un maire d’arrondissement conservateur. Strache compte devenir chancelier dès les élections législatives de 2018.

Crédit photo : Yann Pinczon du Sel via Flickr (CC) = Parlament, Vienna, Austria


Marine Le Pen, modèle pour la droite italienne

Marine Le Pen, modèle pour la droite italienne

25/04/2012 – 15h00
ROME (NOVOpress) – Dans le contexte de la déroute du berlusconisme et de la crise à la Ligue du Nord, le score de Marine Le Pen fait rêver en Italie, surtout à La Destra, un petit parti (2,4% aux dernières élections à la Chambre des députés) qui avait fait scission d’Alleanza Nazionale (ex-MSI), en réaction aux virages politiques de Gianfranco Fini. La Destra se pose aujourd’hui en principal interlocuteur italien du Front National : son secrétaire général, Francesco Storace, ancien président de la région Latium et brièvement ministre de la Santé de Berlusconi, avait rencontré Marine Le Pen le 13 avril dernier. Les spécialistes autoproclamés des « droites extrêmes » s’étaient hâtés de dénoncer à cette occasion « le compagnonnage de Marine Le Pen avec l’extrême droite italienne », sans grand écho semble-t-il.

Entre lundi et mardi, les militants de La Destra ont collé à Rome « des milliers d’affiches pour célébrer le grand succès du Front National au premier tour des présidentielles françaises », avec le slogan : « En Italie comme en France, il suffit d’être cohérents ». Le communiqué du parti salue « la capacité de la présidente du Front National à capter un mécontentement général envers l’Europe, en particulier pour une vision politique orientée vers les marchés financiers et qui n’est pas respectueuse de la personne ». Lors de leur entretien du 13 avril, Marine Le Pen et Storace auraient envisagé de travailler ensemble à « un Front européen des nations ». La Destra conclut en affirmant : « Le vent de droite qui souffle depuis les Alpes soufflera bientôt ici aussi ».

S’agissant des contacts avec le FN, La Destra a clairement pris l’avantage dans le camp néo-fasciste sur les « purs et durs » de Forza Nuova. Le secrétaire général de Forza Nuova, Roberto Fiore, s’est réjoui que « 18% des Français aient choisi de voter pour quelqu’un qui a tenu un discours clair contre le centre droit comme le centre gauche, et dont la position économique était clairement de refuser de payer la dette et de retourner à une monnaie nationale ». Fiore a fait savoir qu’il avait « envoyé personnellement ses félicitations à Marine Le Pen par l’intermédiaire du président du groupe européen du Front National, membre du parlament européen et second personnage du FN en importance (sic), Bruno Gollnisch, lequel se rendra en outre le 4 mai à Vérone pour la clôture de la campagne électorale du candidat de Forza Nuova à la mairie, Luca Castellini ».

Mais même dans le grand parti de la droite de gouvernement, le PDL, partenaire officiel de l’UMP au Parlement européen, certains préfèrent ouvertement Marine Le Pen à Sarkozy. L’ancien ministre de la défense de Berlusconi, Ignazio La Russa (issu lui aussi du MSI mais qui a suivi Fini dans tous ses revirements), a déclaré à la télévision avoir « envoyé un message à Marine Le Pen avec mes félicitations pour son prestigieux résultat, supérieur même à ce qu’on attendait, fruit de tant d’engagement et de capacité, d’amour pour son pays et de thèses claires et cohérentes. La leçon que tous devraient en tirer est qu’on ne vainc pas sans la droite ». La Russa espère « avoir bientôt l’occasion de féliciter Marine Le Pen en personne ».

Selon La Russa, « ce n’est pas seulement l’extrême droite, mais aussi la droite qui n’a pas choisi Sarkozy, pour ses choix économiques mais peut-être aussi à cause de sa femme, qui est entrée en politique: je pense à l’affaire Battisti dans laquelle on a dit que Mme Sarkozy s’était impliquée avec des milieux de gauche, ce qui n’a évidemment pas plu aux gens qui se sentent de droite en France, comme cela n’a pas plu en Italie ». Être le mari de Carla Bruni n’est manifestement pas un titre de gloire au-delà des Alpes.

À la Ligue du Nord, l’eurodéputé Mario Borghezio – qui avait accompagné Marine Le Pen lors de sa visite à Lampedusa en mars 2011 –, a lui aussi salué le score de la candidate du Front National, mais pour des raisons différentes. Selon lui, «l’extraordinaire succès de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises est la meilleure confirmation que les positions claires sur l’immigration, l’Europe et le mondialisme rencontrent en Europe un succès croissant. C’est la victoire de quelqu’un qui croit dans les valeurs traditionnelles et dans l’Europe des peuples, et qui défend avec courage notre identité menacée par l’Islam extrémiste. C’est à se demander quel résultat obtiendrait en Italie un leader courageux qui aurait la force de parler clair comme Le Pen».

La seule fausse note dans ce concert d’éloges vient d’un proche de Casapound. Sous le titre « La comédie française », Gabriele Adinolfi appelle à ne pas se laisser tromper par « le pourcentage important, certes significatif comme thermomètre politique, qu’a recueilli une Marine toujours plus “normalisée”». Pour Adinolfi, « Marine n’est pas son père. She’s California dreaming. » Cette dure critique n’empêche pas l’extrême gauche italienne (qui fait de Mélenchon son modèle) de considérer que « le résultat de Le Pen est aussi grave que si Casapound (c’est de ce niveau) avait fait 20% en Italie ».