Les patriotes pestiférés !

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Désormais, nous devons être lucides. Du fait que la France a déjà tellement changé, il sera très compliqué pour un parti patriote d’être convenablement représenté dans une assemblée locale ou nationale. Une grande partie des Français est tellement devenue individualiste, hédoniste, fataliste, adepte du multiculturalisme et indifférente au mot patrie qu’il sera plus qu’improbable de voir le Front National gagner une élection sans que notre pays soit malheureusement au bord du chaos.

Sans aucune contestation possible, le Front National est le premier parti de France. Ce parti patriote, capable de défendre l’identité française ancrée dans son héritage européen, rassemble les voix de près de 30 % de Français ! Aujourd’hui, d’un point de vue électoral, il est la seule formation politique française à s’opposer à la mondialisation, à la perte de souveraineté de notre nation, à l’immigration de masse, à l’islamisation de nos territoires et à la communautarisation de notre espace national.
Face à l’esprit de culpabilisation et de repentance qui anime la quasi-totalité de nos élites et face au Grand remplacement et au Grand métissage voulus par l’ensemble de la classe politique, il est le seul parti à vouloir défendre une France fière de son héritage et de son histoire. Dans une Europe dirigée par des technocrates apatrides, devenus avec le temps membres d’une oligarchie déconnectée des intérêts nationaux, le Front National propose une alternative patriote à la déconstruction des nations européennes et à la dissolution de la civilisation européenne dans une globalisation défendue avec pugnacité par l’ensemble des partis dits de gouvernement.

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La victoire volée

14/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8503)

Ambiance beaucoup plus décontractée sur les plateaux télé une semaine après. À deux heures de l’annonce des résultats, ce ne sont plus les mêmes. On plaisante, on s’interpelle avec des rires de gorge. Ruth Elkrief est toute rose de plaisir, Hervé Gattegno le militant anti-FN de RMC (ils le sont tous, mais lui le porte en bandoulière) a son gros nez qui frémit. Ils annoncent un « référendum pour ou contre le FN », ils se gargarisent du « sursaut civique », ils savent que le Front national n’emportera aucune région ce soir. Ils ont passé leur semaine entière (et leur vie !) à ça. « Une semaine de matraquage nord-coréen » selon l’expression de Robert Ménard.
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La victoire volée, c’est bien le sentiment qui est tombé sur six millions et demi d’électeurs à 20 heures en découvrant que le Front national, premier parti de France arrivé en tête dans six régions n’aura aucune présidence. « Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs », a déclaré Marion Maréchal-Le Pen. Ils se sont mis à 19 partis et formations (15 à gauche et 4 à droite), 19 contre 1 pour ce beau résultat. « Un agglomérat difficile à démêler » comme l’a décrit Florian Philippot dans lequel tout était permis : calomnie, mensonge, clientélisme, vote communautaire… Et Manuel Valls terrorisant les électeurs en brandissant la menace de la guerre civile.

Ils se sont soigneusement repartagé le fromage, passe-moi la rhubarbe, je te passe le séné, cinq régions pour le PS, sept régions pour Les Républicains. Ingérables localement, ils en feront l’expérience très vite, alors qu’ils sont les débiteurs les uns des autres et qu’ils se détestent tous cordialement. La vieille mafia politique ne retrouve plus son énergie que pour ce genre de hold-up électoral pour sauver ses sièges et trahir ses électeurs. Alain Juppé, 70 ans, 40 ans aux crochets de la vie politique et toujours partant pour une présidentielle, y a vu un « signe de bonne santé de notre démocratie ». La démocratie est sauvée, de même que la planète !

Comment vont-ils les « tenir » demain ces Français dégoûtés, excédés, dont la colère est plus que jamais là, lorsque les taxes, le chômage et les migrants vont continuer de déferler ? Lorsque les attentats islamistes vont recommencer parce qu’ils n’ont pris aucune mesure décisive pour les endiguer ? À l’UMPS on les entend répéter en boucle qu’ils ont « compris », qu’ils ont eu très chaud, « vraiment merci aux électeurs de cet avertissement ». C’est la quinzième fois qu’ils nous font le coup. Qui peut les croire encore ?

Ils font bien de se congratuler, de se passer la main dans le dos et de déclarer clairement comme Estrosi et Richert que ces arrangements de l’entre-deux-tours les « engagent » vis-à-vis de la gauche. Au point où ils en étaient déjà, qu’est-ce que ça va être…
Ils font bien d’en profiter ces vieux crocodiles du marigot, ces vieux francs-macs poussiéreux vissés à leurs sièges depuis des décennies, et les Marie-Guite Dufay et les Le Drian et les François Bonneau qu’il va falloir encore se farcir six ans, ces « politiciens des années 70 » comme l’a déclaré Philippe de Villiers à propos d’Estrosi dénonçant « ses combinaisons avec la gauche qui rappellent la SFIO du temps de Defferre », ces vieux caciques du système, ces hommes et ces femmes d’un passé dont on ne veut plus.

Ils font bien d’en profiter parce que la montée du FN est inéluctable. Parce que la seule force d’opposition à ce qu’ils sont et à ce qu’ils font n’a jamais été aussi importante. Socialistes ou UMP, beaucoup vont céder leur place aux conseillers FN. Le parti de Marine Le Pen fait le plus gros score de son histoire en nombre de voix et progresse encore entre les deux tours. Il y a deux régions de France, le Nord et la Provence où comme l’a déclaré Marine Le Pen le Front national a réussi « l’éradication totale d’un parti socialiste particulièrement malfaisant ». L’implantation locale, capitale pour la présidentielle de 2017, progresse nettement.
On avance. Mais pas assez vite.

Caroline Parmentier

Régionales : le lâche soulagement du système

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
7 régions pour les Républicains, 5 pour la gauche, la Corse aux régionalistes. La classe politico-médiatique affiche son soulagement de ne voir aucune région passer au FN.

C’est peu dire que l’entre-deux tours aura mobilisé l’ensemble de la classe politico-médiatique autour du vrai danger qui nous menace. Pas le terrorisme islamique, pas la submersion migratoire, pas le chômage de masse, pas la crise économique… le vrai danger, c’est bien sûr que 6,6 millions d’électeurs ne puissent obtenir une représentation, ne serait-ce qu’au niveau local.

Appel à la mobilisation des abstentionnistes, manœuvres d’appareil et alliances contre-nature, spectre de la crise ou de la guerre civile agité en tous sens, rien n’aura été épargné pour « faire barrage » au FN.
« Un sursaut citoyen » pour L’Humanité, « soulagés, mais… » pour Libération, « Sept à droite, cinq à gauche » pour Ouest France, « la victoire des gens du nord » pour La Voix du Nord, « le sursaut/la claque » (avec respectivement les photos de Manuel Valls et Marine Le Pen) pour Le Dauphiné, le soulagement se lit dans les unes des quotidiens.

Du côté des politiques, la modestie est de mise, sur thème de « on a entendu l’avertissement, rien ne sera plus comme avant », à commencer par Manuel Valls qui a souhaité dimanche soir que « la politique ne reprenne pas comme avant ». Martine Aubry estime que « Ce soir, personne n’a gagné ! » et la socialiste Marie-Guite Dufay, vainqueur de justesse en Bourgogne-Franche-Comté parle de « victoire chèrement acquise ». Christian Estrosi, vainqueur face à Marion Maréchal Le Pen, prend sa victoire avec « beaucoup de modestie », mais annonce déjà trouver des solutions pour.

C’est Marion Maréchal Le Pen qui a le mot juste :

Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs.

Et l’annonce de son adversaire qui veut « veiller à ce que ceux qui ne seront pas entendus pendant six ans puissent aussi être entendus », en clair associer ses anciens adversaires socialistes à son mandat lui donne raison et jette déjà le voile des combinaisons d’appareil sur les belles déclarations de changement. Impression confirmée par les déclarations de Ségolène Royal qui appelle à « repenser la gouvernance là où la gauche s’est désistée »…

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Élections régionales : le FN en tête au premier tour, un deuxième tour incertain

12/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce dimanche a lieu le 2e tour des régionales. Les électeurs français sont appelés à élire pas moins de 1 757 conseillers régionaux.
Dimanche dernier le Front National était en tête avec 28 % des voix au niveau national, suivi des Républicains (27 %) et du Parti Socialiste (23,5 %).
Une première place inédite pour le FN, qui se retrouve en tête dans six régions, notamment le Nord-Pas-de-Calais/Picardie, et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les Républicains sont en tête dans 4 régions, le PS dans 3.
Le vote FN est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis deux ans : plus de 59 % à Hénin-Beaumont.

Quels enseignements tirer de ces résultats électoraux ?
Une enquête IFOP sur le profil des électeurs aux régionales, publiée le 6 décembre, confirme que les peu ou pas diplômés, les ouvriers, les chômeurs et les jeunes, votent de moins en moins à gauche, et de plus en plus pour la droite et le FN.
Au niveau national, la gauche a rassemblé 38 % des électeurs. Contre 62 % pour la droite et le FN. Cette proportion monte à 68 % pour les ouvriers, 63 % pour les moins de 35 ans.
Un tiers des jeunes, 40 % des peu ou pas diplômés et des chômeurs et la moitié des ouvriers ont voté FN.

Les régionales sont un mode de scrutin de liste à deux tours, à la proportionnelle, avec une prime de 25 % des sièges pour la force politique arrivée en tête
Ce mode électoral a rendu difficiles les tractations pour la fusion des listes, qui devaient être déposées mardi soir.
Si les candidats PS arrivés en 3e position se sont retirés en NPDC et PACA, Jean-Pierre Masseret s’est maintenu, dans la région Grand Est.
La droite parlementaire, quant à elle, n’a effectué aucun retrait « républicain ».


Valls et Hollande au bord de la guerre civile

12/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Valls et Hollande agitent le risque de guerre civile, la gauche amalgame FN et Daesh. Les prémisses d’un coup de force « républicain » ?

Que va-t-il se passer si demain le résultat des urnes est favorable, voire très favorable au FN ? Le parti frontiste est en tête dans 6 régions, dont trois sont à portée de main. Mais Manuel Valls avait annoncé être « prêt à tout » pour empêcher cela.
Avec en toile de fond l’état d’urgence étendu – qui permet la dissolution des associations ou groupements « portant une atteinte grave à l’ordre public » et la multiplication des mesures sécuritaires, les récentes déclarations de l’exécutif ont de quoi inquiéter.
Ce sont tout d’abord les amalgames de plus en plus nombreux entre le FN et l’État Islamique (« le FN ne vote pas Daesh, mais Daesh vote FN », « Toujours pas de communiqué de l’EI pour revendiquer et se réjouir des résultats d’hier soir »…)

Puis Hollande, dans son allocution de remise de Légion d’Honneur aux lauréats du prix Nobel de la paix, qui parle de l’objectif des terroristes :

créer un sentiment d’insécurité tel que les ferments de la guerre civile pourraient à ce moment à se trouver réunis

Et enfin Valls, encore lui, qui annonce qu’

il y a deux options : celle de l’extrême droite qui prône la division qui peut conduire à la guerre civile et celle de la République et de ses valeurs.

Assistons-nous à la dernière phase du matraquage des électeurs, destiné à leur faire peur d’aller voter FN, ou, plus grave, aux prémisses d’un coup de force « républicain » contre le FN, dont l’objectif avoué serait « d’éviter la guerre civile » ? Avec ce pouvoir aux abois et prêt à tout, l’hypothèse n’est pas absurde. À tout le moins, on peut s’attendre à une répression accrue à l’encontre des milieux patriotes, et ce quel que soit le résultat des urnes, qui ne pourra que sanctionner les vrais fauteurs de guerre civile si justement pointés du doigt par Périco Légasse dans cette tribune.



Marine Le Pen, Louis Aliot, W. de Saint-Just, en interview avant le second tour des régionales

Source : Boulevard Voltaire
Charlotte d’Ornellas a interviewé pour Boulevard Voltaire Marine Le Pen, Louis Aliot, Wallerand de Saint-Just. Face à second tour qui s’annonce serré pour les candidats FN, ils affichent leur détermination et pointent du doigt les impostures des socialistes et des Républicains.

Régionales : deux leçons

Source : RussEurope
Une analyse éclairante des résultats du premier tour des régionales par Jacques Sapir, spécialiste de la Russie, mais aussi fin observateur de la vie politique française. Extraits

[…] S’il y a un vainqueur à ce premier tour, il y a aussi très clairement un perdant : le P « S ». Cette défaite est historique, si on la remet en perspective. Elle signe l’accélération de la transformation de ce parti en un instrument politique de la bourgeoisie mondialisée et de la petite-bourgeoisie associée. Telle est la première leçon qu’il convient de retenir. Mais, la victoire du Front National, que traduit son extension à des zones géographiquement nouvelles pour lui, le confronte à un nouveau problème : passer du statut de « parti de 1er tour » à celui de « parti de 2e tour ». Il n’est pas dit qu’il le puisse, et pour des raisons de fond et non de simple tactique. Telle est la seconde leçon de ce premier tour.

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Claude Bartolone, le racisme autorisé – Tribune de François-Xavier Bellamy

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Claude Bartolone a accusé Valérie Pécresse de défendre « Versailles, Neuilly et la race blanche ». Le philosophe et maire-adjoint de Versailles François-Xavier Bellamy a décidé de lui répondre dans une tribune cinglante.

Monsieur Bartolone, soyons sérieux: votre tactique de fin de campagne n’est pas seulement ridicule. Elle est coupable. Elle est dangereuse. Elle est irresponsable. Il aura fallu, c’est un comble, que ce soit le candidat du Front National qui vous ramène à la raison, en rappelant cette évidence: «Personne n’a parlé de race blanche dans cette campagne.» Vous êtes le seul à le faire. Incapable d’assumer le jeu politique, vous jouez le conflit ethnique. Les noirs et les arabes avec moi, si vous voulez battre les blancs! C’est cela que vous appelez « la République » ? C’est cela « le rassemblement » ?

Votre sortie n’a rien d’un accident. Elle signe, noir sur blanc, le seul vrai nom de votre camp: vous n’avez pas de vision, pas de projet, parce que votre moteur, c’est la haine. La haine de celui qu’on peut rejeter en toute bonne conscience, de cette France que vous insultez, et qu’une tribune sur le site de l’Obs appelait cette semaine à violer… La haine de ces familles que vous méprisez, des catholiques qui osent encore exister, de tous ceux qui, parce qu’ils aiment encore leur pays, méritent bien d’être méprisés. Votre Île-de-France est «humaine et fraternelle», sauf pour les Versaillais, qui ne méritent pas votre humanité. Votre Île-de-France est «ensemble, ensemble, ensemble »… mais ensemble contre « la race blanche » ?


Les élections régionales montrent que la gauche a perdu le peuple

11/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Une enquête IFOP sur le profil des électeurs aux régionales, publiée le 6 décembre, confirme que la gauche a perdu le peuple des peu ou pas diplômés, des ouvriers et des jeunes.

Plus le niveau de diplôme est faible, plus le score de la gauche est… faible
Si les listes de droite dite « parlementaire » et de la droite de conviction ont rassemblé en moyenne 62 % des électeurs, cette proportion monte à 69 % pour les Français diplômés de CAP/BEP ou sans diplômes, dont 40 % pour le FN.
A contrario, plus le niveau de diplôme s’accroît, moins les électeurs votent pour le FN.
En conséquence, les ouvriers votent à 68 % pour les droites, et 51 % FN.

Les médias de l’oligarchie n’ont pas hésité à faire « l’amalgame » entre vote FN et moins diplômés…
… donc, les moins instruits, c’est-à-dire dans leur esprit, les « beaufs » ou les « ignorants ». D’où le développement de cette caricature du peuple, à travers le « beauf » ouvrier, pas assez moderniste, ni « ouvert ». Ce qu’on pourrait appeler du « racisme social ».

La gauche semble leur préférer les immigrés et les minorités…
Il est loin le temps où le PCF défendait le peuple contre l’exploitation ou l’immigration de masse. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général, disait encore vouloir « stopper l’immigration officielle et clandestine ». Y compris en rasant au bulldozer des foyers d’immigrés.
Le discours du PC a bien changé… ses électeurs aussi. Pour ceux qui lui restent. Les ouvriers ont rappelé à la gauche qu’ils ne votent pas pour elle pour le mariage homo.

La gauche a aussi perdu les chômeurs et la jeunesse…
Les moins de 35 ans ont voté à 30 % à droite et 33 % au FN.
Quand aux chômeurs, 38 % ont choisi pour le FN, seulement 37 % pour la gauche.
En clair, c’est toute la France populaire, la France qui souffre de l’immigration et de la mondialisation que la gauche a abandonnée, qui vote aujourd’hui à droite et surtout pour le FN. Avant, la gauche glorifiait la jeunesse et la classe ouvrière, mais maintenant ces derniers ne votent plus pour elle, elle les méprise.

Estrosi marchande ses voix

10/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8501)

À trois jours du second tour, les associations juives appellent à voter Estrosi pour s’assurer leurs subventions. Christian Estrosi avait déjà reçu dès le 1er tour le soutien du recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur qui l’avait qualifié d’« homme de bonne foi » le remerciant d’avoir construit cinq lieux de culte à Nice. Cette fois c’est le CRIF Marseille-Provence, le consistoire israélite et le Fonds social juif unifié qui ont écrit un communiqué commun pour le soutenir et appeler à faire barrage aux listes conduites par Marion Maréchal Le Pen.
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On sait qu’Estrosi achète ces voix en échange de subventions, en plus de celles du PS et de l’Alliance écologiste indépendante. (Cette dernière a reçu l’assurance signée de la création d’un institut pour l’écologie doté de 30 millions d’euros sur six ans). Estrosi a promis au PS une « conférence régionale » pour les conseillers socialistes qui ne siégeront plus à la région. Une sorte de conseil régional parallèle, un entre-soi convenable sans les conseillers FN ! (il a assuré ne pas partager le sentiment de Nicolas Sarkozy, pour qui le vote Front national n’est pas immoral) Et a également promis une augmentation de subventions aux associations de protection animale…

Complice de l’islam radical

Le maire de Nice s’est fait une spécialité du subventionnement communautaire dans sa commune avec le soutien, en contravention à la loi de 1905, à la future grande mosquée de la ville. Il a fait voter une subvention « sportive » de plusieurs milliers d’euros à l’association des Jeunes Musulmans de France totalement liée à l’UOIF et partage même l’adresse de sa section départementale à la mosquée de l’Ariane.
Comme l’a déclaré Marion Maréchal Le Pen dans Présent du 21 novembre : « Je suis très méfiante parce que je sais que la gauche et certains élus de droite entretiennent une relation et une complicité malsaines aujourd’hui avec l’islam radical. Pour la simple et bonne raison qu’ils y voient aussi un vecteur électoral. À partir du moment où ils achètent certains représentants par des contournements de la loi de 1905, par des subventions ou par des permis de construire de mosquées, ils achètent la communauté. Ce dont on parle très peu, c’est l’ensemble des associations humanitaires, sportives, culturelles, qui sont en fait des associations satellites de l’islamisme et notamment de l’UOIF, proche des Frères musulmans, qui pullulent sur le territoire et qui sont autant de courroies de transmission du développement de l’islam radical. Nous avons énormément d’élus aujourd’hui comme Christian Estrosi à Nice qui financent l’islamisme radical avec l’argent public ».

Comme l’avait rappelé Philippe Vardon, cinquième sur la liste de Marion Maréchal-Le Pen dans les Alpes-Maritimes, Estrosi « favorise l’islam radical à Nice et contribue ainsi au climat qui a fait de notre ville une véritable base de recrutement pour le djihad, une ville aussi où commence à s’installer une police de la charia qui peut reprocher à certains “mauvais musulmans” de vendre de l’alcool par exemple ».

On continue avec Estrosi ?

Caroline Parmentier

Vaste campagne anti-FN : tous les moyens deviennent ils permis ?

10/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Front National aura fait perdre la tête à plus d’une personne cette semaine. Ainsi, des mesures des plus cocasses ont été prises par les uns et les autres pour lui faire face. On assiste donc, dans le Nord, à une campagne de tractage en faveur de Xavier Bertrand faite par… Europe-Ecologie-les-Verts.

Le Parti socialiste ne semble plus savoir où donner de la tête
Engagé dans son combat « républicain » contre le parti de Marine Le Pen, le PS a décidé de se retirer au profit de l’ex-UMP dans le Nord et dans le Sud, non sans quelques remous. Pire encore est la situation en Alsace-Lorraine/Champagne-Ardenne, où le parti appelle à voter… contre son propre camp.

L’UMP n’est pas en reste
Non, et elle semble prête à tout pour gagner. Ses potentiels soutiens l’ont d’ailleurs bien compris. On apprend ainsi que Christian Estrosi a promis un institut pour l’écologie et la qualité de la vie à 30 millions d’euros au candidat écologiste Jean-Marc Governatori en échange de son soutien.

Les commentateurs politiques ne semblent également plus avoir de retenue
Publié sur le Plus de l’Obs, puis rapidement supprimé, un article a mis hier le feu aux poudres. Signé du Docteur Thierry Lecoquierre (Le Havre), il est un étonnant concentré de toute la haine que peut cristalliser le Front National. Commençant par « La femelle frontiste n’apparaît pas moins mammifère que les autres femmes, même si on la sait nantie d’un cerveau reptilien plus proéminent que la moyenne », il y déclare

Maîtrisons sexuellement les petites frontistes décérébrées, engrossons-les sans hésiter pour la survie d’une humanité souriante

En France, en 2015, sachez donc qu’il est tout à fait normal d’animaliser son adversaire et d’appeler au viol de masse si c’est pour lutter contre l’ignoble FN. Rappelons que le seul autre groupe osant faire de telles propositions est l’État islamique, censé être l’allié du FN si l’on en croit ces mêmes commentateurs avisés, qui décidément semblent avoir perdu tout sens de la logique.


 

Le 13 décembre, faisons exploser le « plafond de verre » !

09/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le Front National a réalisé une percée historique lors du premier tour des régionales, au grand dam de la classe politico-médiatique qui refuse de voir les causes de ce vote et sa responsabilité. Reste à faire exploser le « plafond de verre » pour transformer l’essai dimanche prochain.

6 décembre 2015, 19 h 00 : la mine des journalistes sur les plateaux TV prédit une soirée historique pour le FN, Michaël Darmon , chef du service politique de I-Télé, les yeux rivés sur son smartphone, au bord des larmes ou enrhumé ?
6 décembre 20 h 15 : 20 h 00, les premières estimations tombent avec le FN largement en tête dans 6 régions et avec un score National supérieur à 30 % et des résultats en PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie qui dépassent les 40 %. Résultats pourtant largement prévisibles mais qui étonnent pourtant la caste politico-médiatique.
Pourtant, le phénomène qui devrait inquiéter le plus les rédactions, ce sont les 12 541 voix qu’a obtenu le parti musulman communautariste ADMF qui prône le port du voile et l’enseignement de l’arabe dans les écoles …
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Non, ce n’est pas le programme économique du FN qui pousse les Français à voter massivement pour ce parti, c’est la menace de voir notre identité disparaître face à une immigration explosive, une insécurité totalement hors de contrôle, un communautarisme revendiqué et un risque terroriste maximum avec une 5eme colonne islamiste présente en très grand nombre sur le sol Français.

Quand ils veulent toujours plus de mosquées par pur électoralisme alors que les Français n’en veulent pas, les Français ne le supportent plus …

Quand ils laissent les racailles agresser des Français, caillasser des policiers, bloquer des autoroutes, ou incendier des villages en toute impunité, les Français ne le supportent plus …

Quand ils ne veulent plus appliquer la loi sur le voile intégral par peur de stigmatiser une religion, les Français ne le supportent plus …

Quand ils veulent accueillir tous ces immigrés clandestins et les répartir dans les campagnes Françaises, les Français ne le supportent plus …

Quand à chaque attentat islamiste, ils appellent au « Pas d’amalgame » par peur uniquement de « stigmatiser » alors qu’ils sont pleinement responsables de leur laxisme en matière d’insécurité et d’immigration, les Français ne le supportent plus…

Quand ils nous parlent encore d’intégration ou d’assimilation en nous vendant la société du « vivre ensemble » et du multiculturalisme, alors que cela n’a jamais fonctionné nulle part sans violence, les Français ne le supportent plus…
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Quand tous les mois, ils nous disent que le chômage monte moins ou qu’il se stabilise alors que la réalité prouve le contraire, les Français ne le supportent plus…

Quand ils piétinent la démocratie au risque d’un suicide politique en retirant leurs listes dans les régions « où le FN peut l’emporter », les Français ne le supporteront plus…

Le « plafond de verre » va-t-il enfin exploser le 13 décembre 2015 ? Souhaitons-le !

Franck Guiot

Crédit photo : Blandine Le Cain via Flickr (CC) = Meeting 1er mai 2012 Front National

Régionales : la preuve par Calais

Source : Boulevard Voltaire
Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche.

« Arrêtez d’emmerder les Français ! » tonnait Pompidou contre le jeune énarque Chirac qui voulait lui faire signer tout un tas de décrets à l’utilité douteuse. « Arrêtez d’emmerder les Calaisiens ! » lance au visage du gouvernement une population à bout. Calais… 70.000 habitants, ville d’ordinaire calme, tournée, par vocation, vers l’étranger, ville gérée depuis la guerre, et sauf rares parenthèses, par la gauche, et pendant 37 ans par les communistes jusqu’à ce qu’arrive Natacha Bouchart, UMP, en 2008. Eh bien ! Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche : elle a donné la moitié de ses voix à Marine Le Pen. Les gens de pouvoir, gauche et ex-UMP totalisent 37 %. Quelle claque !

Pourtant ! Face au présentateur de TF1 qui énumère devant lui les échecs de son gouvernement depuis trois ans, Valls, œil noir, menton en avant, cingle : « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser. » Dommage ! Et le voici, raide comme un cadavre, qui lance des phrases absurdes : « La gauche a créé une dynamique en passant les accords nécessaires », et « Quand il en va de la république, il faut être désintéressé et ne pas s’accrocher à son poste » – les ombres de Cahuzac et de Hollande ont plané un moment sur le plateau –, et encore « Je suis pour la république exigeante, qui affirme l’autorité, qui veut protéger les Français et aussi les rassembler », et enfin « L’extrême droite divise les Français, et veut les jeter les uns contre les autres. » En voyant les résultats de Calais, j’ai plutôt l’impression que Marine Le Pen rassemble davantage que le socialiste local qui ne fait pas 14 % !

Et puis vient le temps des petits arrangements, des compromissions, des combinazione, des reniements. Tenez ! Cambadélis. Vous vous souvenez de ce qu’il disait en septembre ? Sur France Info, le 17 septembre : « Aujourd’hui quand vous entendez quelqu’un comme Estrosi, vous vous demandez s’il n’est pas au Front national… Les positions qu’il développe sont pires que celles de Marion Maréchal-Le Pen. » Dans Libé du 14 septembre : « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain. » Aujourd’hui, sans vergogne, il fait exactement l’inverse, retire ses candidats dans ces deux régions et appelle à voter pour les « extrémistes » Estrosi et Bertrand. Ah ! elle est belle, la « république exigeante » !

Ils n’ont rien compris, ces tocards. La leçon de Calais ne les atteint pas. Ils parlent entre eux, pour eux, un langage codé, boursouflé, impigeable, satisfait, fat. Les Français leur hurlent des choses et eux, de tous bords, se bouchent les oreilles. Un jour, c’est pieds nus et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais, qu’ils devraient venir rendre des comptes au peuple de France.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

Masseret résiste

08/12/2015 – CULTURE (Présent 8499)

La victoire éclatante du Front national au premier tour des élections régionales de dimanche n’aura pas seulement mis ses têtes de liste en position de l’emporter dans plusieurs régions. Elle aura aussi provoqué une grande discorde au sein des partis de l’établissement, où les consignes de retrait ou de maintien édictées par les états-majors parisiens sont très loin de faire l’unanimité, comme le montre le cas de Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est.
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Une revanche personnelle

Pourtant, de Cambadelis, qui avertissait dimanche que « c’est une décision du Bureau national du PS » et qu’« il devra la respecter », à Aurélie Filippetti, qui prévenait lundi qu’« il ne pourra plus avoir l’étiquette PS », les menaces à l’encontre de la tête de liste socialiste arrivée troisième derrière le FN (36,1 %) et Les Républicains (25,8 %) avec 16,1 % des voix n’ont pas manqué.
Mais, faisant fi des consignes de la rue de Solférino et bravant le refus de sept de ses colistiers qui ont publiquement annoncé qu’ils voteraient pour le candidat LR Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret, 71 ans, ancien inspecteur des impôts, a quand même déposé lundi sa liste pour le second tour des régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, en expliquant que, « quand on se retire, le FN est plus fort ». Pour preuve, ajoutait Masseret, « à chaque scrutin, le FN continue à progresser »…

C’est que la tête de liste PS, qui ne semble pas comprendre que si le FN progresse à chaque scrutin, c’est avant tout parce que sa gestion de la région est calamiteuse, a une revanche personnelle à prendre contre le parti de Marine Le Pen, qui lui a enlevé son ancienne mairie d’Hayange lors des municipales de 2014 et est en passe de lui enlever sa présidence de région.

La fureur de Valls

Un entêtement qui, en tout cas, a provoqué la fureur de Valls qui, invité lundi soir sur TF1, a directement appelé les électeurs socialistes à voter pour les listes de la droite et du centre en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, mais aussi dans la région Grand Est. Avant de lancer – très sérieusement – en direction de Massenet : « Quand la République est en cause, on ne s’accroche pas à un poste » et « il faut être digne » !
Mais l’état-major du PS n’est pas le seul à rencontrer des résistances. Faisant fi, là encore, des consignes LR de se maintenir partout, Dominique Reynié, candidat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé troisième avec 18,8 % des voix derrière le FN (31,8 %) et le PS (24,4 %), a d’ores et déjà annoncé qu’il n’était pas question pour lui de faire jouer le « front républicain » face à Louis Aliot.

Franck Delétraz

Régionales : le thème de l’identité à l’honneur

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Après l’emballement habituel qui suit la sortie des résultats, quelques analyses plus profondes apparaissent désormais.

Et la première de ces dynamiques est bien évidemment ce succès du Front National
27.96 % des suffrages exprimés ! C’est le score du Front National au niveau national selon le ministère de l’Intérieur. Une première place inédite. Le FN dépasse même la coalition Les Républicains, Modem, UDI, ce qu’il n’avait pas réussi à faire aux départementales de mars dernier.
Le vote Front National a été particulièrement fort dans ses bastions : le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et la Provence-Alpes-Cotes-d’Azur. Et le plébiscite est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis 2 ans : 50 % à Fréjus, au Luc, à Cogolin ou encore à Hénin-Beaumont. 45 % à Béziers, 40 à Villers-Cotterêts. Des résultats qui devraient encourager les maires de ces villes.

Les sondages à la sortie des urnes ont montré que l’élection s’est jouée sur le thème de l’identité
Le vote Front National est une preuve de cette « identitarisation » des débats. Mais pas que ! En Corse, 30 % pour le Parti régionaliste. En Bretagne, la liste des Bonnets rouges de Christian Troadec a presque atteint les 7 %. Quant à l’Est, les Révoltés ont recueilli près de 5 % des voix. Une force électorale que même le jacobin Florian Philippot a reprise dans son discours de remerciement.
Le souverainisme a aussi été mis à l’honneur avec les 4 % de Nicolas Dupont-Aignan au niveau national et un pic à 6 % en Ile-de-France.

Poussée difficilement contenue par les Républicains
Au moment de son élection à la tête des Républicains, Nicolas Sarkozy avait affirmé, je cite : « Je suis le meilleur rempart contre le Front National ». Force est de constater que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les Républicains ont compris qu’ils ne représentaient plus l’opposition légitime.
Les médias aussi ont joué leur rôle à la perfection : dimanche soir, certains plateaux ne comportaient aucun représentant du FN…

Régionales 2015, un score historique !

07/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sans aucun doute, ces élections régionales 2015 sont historiques. Face à un système sclérosé et verrouillé de l’intérieur, le Front National de Marine Le Pen a réussi pour la première fois à bousculer l’oligarchie qui nous gouverne avec mépris depuis plus de 40 ans.

Le Front National arrive en tête dans six régions sur treize et se retrouve en ce lundi 7 septembre 2015 à la place enviée du premier parti politique de France. Cela peut être surprenant pour certains « bobos », plus habitués jusqu’à présent à voir le peuple français à voter docilement selon les slogans formatés par les nouveaux censeurs, mais c’est le principal constat que nous pouvons faire après ce premier tour des élections régionales. Dans le Nord, en PACA et dans le Grand Est, le Front National s’offre même des scores dépassant tous les sondages en atteignant des résultats jusqu’ici jamais égalés dans son histoire (41 %, 41 % et 36,5 %).

Pour le système en place, c’est une lourde défaite. Malgré l’appui inconditionnel des médias, des syndicats et du monde du spectacle, les partis dits « républicains » ne réussissent plus à effrayer les Français comme avant. Une partie importante des électeurs résiste désormais à l’esprit de culpabilisation qui règne en France.
Un grand nombre de citoyens ne se laisse plus prendre au piège des pseudo-moralisateurs avec des références historiques prédisant le retour du mal qui nous renverrait immanquablement aux années sombres de notre histoire. Ils arrivent à comprendre que la force obscure c’est au cinéma qu’on la trouve avec la sortie du nouveau Stars War et que le PADAMALGAM commence sérieusement à sentir la naphtaline. Avec ces résultats, nous avons à présent 30 % de Français qui osent enfin s’élever contre une élite déconnectée de la réalité, s’intéressant au mot France qu’en période électorale.

Pour cette raison, assister en direct à la panique d’un Cambadédis, fidèle apparatchik d’un Parti socialiste à bout de souffle, à la gravité calculée d’un Sarkozy, conscient d’échoué son grand retour politique, et à l’agitation des médias, trahissant une panique mal dissimulée, tout ceci fait vraiment plaisir à voir.
C’est un moment inoubliable tellement qu’il nous permet enfin d’espérer une alternative politique salvatrice pour notre nation.
Aujourd’hui, nous sentons que quelque chose de positif est enfin possible pour la France. Nous voyons en direct la fin d’un système apatride, souvent corrompu, élevant, au mépris de tous les électeurs et en dernier recours possible, le fameux et fumeux « barrage républicain » comme une dernière arme dérisoire, mais aussi comme un ultime rempart protecteur d’intérêts de partis.

Mais ce jour radieux ne nous fait pas non plus tomber dans une euphorie déplacée en oubliant la triste réalité du paysage politique français, car, à ce jour, le Front national, avec ses 30 % d’électeurs, ne compte que deux députés, une petite dizaine de mairies et zéro département ! Pour nos « démocrates », ceci légitime plus que tout le « barrage républicain ». En bons « politicards » véreux des temps modernes, nos élus se moquent éperdument des résultats des urnes.
Lorsqu’ils ne correspondent plus à leurs attentes, à leurs idées, mais aussi à leurs besoins, ils n’hésitent pas à créer des modes de scrutin écartant d’office les concurrents désignés préalablement comme illégitimes ou bien à passer des alliances improbables autour d’un hypothétique pacte républicain. Et contre ceci, il va être très difficile au Front national de changer la donne tellement les règles du jeu démocratique sont faussées dès le départ… mais là où il y a une volonté, il y a aussi un chemin.

Vincent Revel

La voix du peuple

07/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8498)

Le premier parti de France ? C’est le PS ! Ainsi a parlé Stéphane Le Foll, ministre et porte-parole du gouvernement, le soir où le Front national pulvérisait ses records précédents et faisaient voler une fois de plus ce « plafond de verre » qui devait enrayer sa marche victorieuse vers le pouvoir.
Un tel jugement en dit long sur la cécité gouvernementale quant à ce qui se passe dans le pays. Le Foll a additionné les carottes et les navets des partis divisés de la gauche et de l’extrême gauche pour en faire une seule formation unie, rencontrant l’incrédulité de ses frères ennemis et l’ironie des électeurs, qui ont fait du PS le dernier parti qu’ils veulent encore voir au pouvoir.
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C’est bien le Front national qui est le premier parti de France, devant Les Républicains qui, pourtant, est une coalition de quatre partis (LR, UDI, MoDem, Chrétien démocrate). Seul contre tous ! C’est aussi un élément de sa victoire : une formation qui réunit contre elle tous les autres, les partis, certes, mais aussi le Medef et la CGT, fraternellement unis contre lui, la quasi-totalité des médias et les pétitionnaires intello-artistiques, une telle formation ne saurait être entièrement mauvaise, se sont dit les électeurs.
Surtout les gens modestes, les oubliés, les délaissés, moqués, méprisés, insultés précisément par ceux-là qui tiennent le haut du pavé dans toutes les sphères du pouvoir, considérant ce peuple des humbles comme autant de demeurés dont il faut tenir la main pour qu’il dépose le « bon » bulletin. Une fois de plus, ces Français-là ont manifesté leur refus de partis politiques impuissants et déconsidérés. Ils ont été six millions à le dire haut et fort.

La première victime, certes, c’est le PS et ceux qui, muets de honte ou de stupeur, se sont tus dimanche soir, eux pourtant si bavards d’ordinaire et qui en sont les vrais dirigeants : Hollande et Valls. Mais aussi Sarkozy, dont le verdict des urnes met fin aux vantardises et rodomontades : il était le seul à pouvoir « faire barrage » au Front national, il ne croyait pas les sondages, on allait voir ce qu’on allait voir, foi de Sarko ! On a vu : ses amis sont en tête dans quatre régions, le FN dans six. Dans le Nord et en Paca, où Bertrand et Estrosi ne peuvent espérer vaincre que grâce aux voix socialistes. Il est en triste état, le rempart de Sarkozy, qui devait aussi lui servir de tremplin pour la présidentielle !

Les combines d’appareil sont en marche sous le masque de la vertu républicaine. Car la République serait en danger et la démocratie en péril, alors qu’il ne s’agit que du jeu normal de nos institutions, de la liberté souveraine des électeurs.
Mais on veut priver ceux du Front national d’avoir les exécutifs qu’ils veulent. Six millions de Français n’ont que deux députés et on voudrait, en plus, les priver d’autres représentants. Dès dimanche soir, les vaincus ont brandi la menace de troubles et de désordres dans les régions si le FN l’emportait. Mais si, par impossible, les magouilles politiciennes faisaient que le FN n’obtienne aucune des six régions où il est en tête, alors, ces politiciens défaits devraient affronter la colère de ceux qui ont été dépossédés de leur victoire.

Guy Rouvrais

28 % des voix, en tête dans 6 régions, le FN rafle la mise au 1er tour des régionales

07/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La victoire du FN était annoncée, restait à connaître son ampleur. En tête dans 6 régions sur 13, en bonne place pour l’emporter au second tour dans deux d’entre elles, le FN confirme sa dynamique.

Au premier tour des élections régionales, le parti de Marine Le Pen a capté 27,2 % des suffrages, devançant la droite (27 %) et le PS (23,5 %). Son résultat dépasse tous les pronostics, lui qui faisait 11,42 % au niveau national à l’issue du premier tour des précédentes régionales.

Le Front national arrive en tête dans six régions au premier tour, confirmant son implantation nationale, en dehors de ses traditionnels bastions sudistes et nordistes, ou Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal Le Pen récoltent chacune 40,6 % des voix. C’est notamment Florian Philippot qui a créé la surprise en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06 % des voix, mais aussi Louis Aliot en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et Sophie Montel en Bourgogne et Franche-Comté avec 31 % chacun.
Au cours de sa conférence de presse, Marine Le Pen n’a pas parlé une seule fois du Front national. Elle parle désormais de « mouvement national ». Les prémices d’un changement de nom du parti ?

Au vu de sa gestion catastrophique tant au plan national que local, le PS limite la casse à environ 23 % des suffrages au niveau national. Il n’est en mesure de l’emporter que dans deux régions : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Bretagne. Confirmant le souci qu’il a des « vraies priorités », le Parti Socialiste a annoncé que l’urgence était de faire barrage au Front National, se retirant de trois régions où il arrive en troisième position : Nord, PACA et Alsace. Couac pour cette dernière, où le candidat Jean-Pierre Masseret a annoncé refuser de suivre la consigne de Jean-Christophe Cambadélis. Une stratégie suicidaire, puisque la seule force de ce parti résidait dans son implantation locale et que le retrait du scrutin signifie l’absence de tout représentant dans les instances régionales concernées pendant cinq ans. Suicidaire aussi parce qu’elle consacre le divorce entre le peuple et ce parti

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