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Cocaïne

La consommation de cocaïne se répand… comme une traînée de poudre

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est un mal rampant et pourtant omniprésent notamment à Paris : la cocaïne ou coke ou même C dans le jargon est de plus en plus consommée par les jeunes Français. Une enquête réalisée en début d’année montre que les clients sont aussi bien masculins que féminins, étudiants ou actifs, parisiens ou banlieusards.

Les détails concernant la consommation sont effrayants. Le vendeur interrogé dans cette enquête confie que la grande majorité de ses clients sont réguliers. Comme il se déplace à domicile pour livrer la marchandise, celui qui se fait appeler Kader peut décrire le profil de ses clients :

« Parmi mes clients, y’a des gros bourges dans des fat apparts, mais pas que – pas que du tout même. Mais parfois ouais, c’est choquant un peu, quand t’arrives dans le salon du pavillon, avec le petit jardin et tout, et que tu vois des jouets d’enfants, des peluches. T’as envie de lui dire : “Assure, sérieux, t’es père ou mère de famille quoi !“ »

Bref, le Français moyen !

Le reste de sa clientèle est constitué de fêtards, qui, pour mettre un peu plus de piquant dans leurs soirées, se droguent. Et cela dans tous les quartiers :

« J’ai des clients dans le 8,9, 10,11. Pas trop le 13, un peu 14-15, 16, 17 aussi. Partout, en fait. Montreuil, Pantin. »

« Pas trop de 13 » ? Non pas parce que, dans le XIIIe arrondissement de Paris, on n’en consomme pas, mais parce qu’il faut être asiatique pour en faire commerce…

Or les effets de cette drogue sont ravageurs. Sur le papier cette substance est parfaite : elle donne de l’énergie, de la confiance en soi, de la force. Elle stimule les sens en les rendant plus affutés. Mais en contrepartie, l’addiction est très forte, durable.

De plus, il y a des risques immédiats pour la santé. En effet, elle réduit l’afflux de sang vers le cœur et peut donc entrainer des faiblesses cardiaques ou arrêts cardiaques immédiats. A long terme, elle provoque une détérioration de la matière grise du cerveau deux fois plus vite que la normale. La destruction de l’odorat causée par l’absorption par le nez mène également à la dépression et d’autres choses.

Peut‑être que la lutte antidrogue dure, et pas seulement la question du cannabis, devrait être présente dans cette campagne présidentielle. Car ce sont bien la France et sa population qui sont en train de se suicider.

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Le marché de la drogue prospère en France

A l’heure où certains ministres socialistes plaident en faveur d’une dépénalisation du cannabis et où le lobby de la drogue, avec l’appui du gouvernement, vient d’ouvrir une première salle de shoot qui ne pourra qu’encourager la consommation de substances illicites en France, l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, dépendant de Matignon, a publié mercredi un rapport édifiant sur le marché des drogues en France qui, selon ses estimations, s’élevait à environ 2,3 milliards d’euros en 2010.

Avec quelque 285 tonnes de cannabis vendues, cette drogue aurait ainsi représenté 48 % du marché en 2010 en termes de chiffre d’affaires, avec une fourchette estimée entre 810 millions et 1,425 milliard d’euros, soit une moyenne de 1,117 milliard d’euros. Des revenus en hausse de 33 % par rapport à l’année 2005, en raison d’une augmentation de la consommation mais surtout, souligne le rapport, de la vente d’un cannabis plus cher parce que plus dosé en THC et donc potentiellement plus dangereux pour la santé. Un évolution qui devrait faire réfléchir le gouvernement socialiste à l’heure où certains de ses ministres prônent la dépénalisation de cette drogue, dont les revenus, en outre, servent le plus souvent à financer l’islamo-terrorisme.

Le rapport du INHESJ met également en évidence cette autre tendance lourde qu’est la « démocratisation » du marché de la cocaïne. Selon ses auteurs, celui-ci serait passé de 488 millions d’euros en 2005 à plus de 900 millions en 2010. Une forte progression qu’ils expliquent par la baisse du prix du gramme, qui a été quasiment divisé par trois entre les années 1990 et le milieu des années 2000, et a entraîné une hausse du nombre de consommateurs. Ce qui fait désormais du marché européen la première cible des producteurs de cocaïne.

Quant au chiffre d’affaires de l’héroïne, également en augmentation, il s’établirait entre 204 et 329 millions d’euros pour des quantités consommées comprises entre 5,1 et 8,2 tonnes.

Franck Deletraz

Article et dessins parus dans Présent daté du 5 novembre 2016