Les six victoires de Donald Trump

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Magnifique victoire de Donald Trump qui, à 2 h 56 du matin, mercredi, avait dépassé le chiffre fatidique de 270 grands électeurs et donc pris une option décisive sur la Maison Blanche où il entrera officiellement le 20 janvier prochain. Le New Yorkais a obtenu plus de voix populaires et raflé bien davantage d’Etats que sa rivale Hillary Clinton. C’est une superbe victoire semblable à celle de Ronald Reagan en 1980. Tout le pays est recouvert de couleur rouge, celle des républicains, et ne laisse aux démocrates et à leur couleur bleue que quelques taches périphériques.

Trump avait l’habitude de dire que ce qu’il avait entrepris n’était pas une campagne électorale « classique » mais un véritable mouvement politique avec ce que cela impliquait de nouveau et de percutant. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux ont eu tort : ce mouvement fut un tsunami à l’américaine, c’est-à-dire qu’il a tout emporté sur son passage. Il ne reste presque rien du paysage qui existait encore la veille de cette élection. Il y aura désormais un avant et un après 8 novembre.

La victoire de Trump a provoqué six défaites. Et c’est même dans ces six défaites que l’événement de ce 8 novembre prend toute sa signification. Première défaite, celle, bien sûr, d’Hillary Clinton. Personnage flou, ambigu, arriviste qui a payé en une journée à la fois son amateurisme, sa corruption et son arrogance. La deuxième victime est le président Barack Obama lui-même. Il comptait bien sur l’ex-First lady pour récupérer le flambeau du gaucho-libéralisme, assurer la gestion du legs de ses deux mandats et pousser jusqu’aux extrêmes le démantèlement de l’Amérique. C’est raté. Troisième défaite : celle de l’establishment qui a commis, dès le début de cette course présidentielle, l’impardonnable erreur de considérer le milliardaire comme un marginal avant de s’apercevoir, mais trop tard, qu’il pouvait aller loin.

La quatrième défaite, c’est chez les caciques, les notables du parti républicain, que l’on en trouve les traces les plus caractéristiques. Des gens comme l’ancien président George Bush, le sénateur John McCain, l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney et bien d’autres n’ont rien compris. Ils n’ont rien compris au personnage de Trump, à ce qu’il avait d’imprévisible et de novateur. Ils n’ont rien compris à la dynamique qu’il a réussi à intégrer aux primaires républicaines. Et ils n’ont rien compris au souffle destructeur qui menaçait d’emporter l’idéologie et les structures d’un conservatisme sclérosé.

Cinquième défaite : celle du globalisme. En fait, ce n’est pas exactement une défaite mais un coup d’arrêt. Avec Trump dans le Bureau ovale, les manipulateurs seront bien obligés de marquer le coup, de geler, pour un temps au moins, leurs opérations visant à corroder l’indépendance nationale américaine. Sixième victime du 8 novembre : les médias. C’est sans doute le naufrage le plus spectaculaire de cette histoire. Une sorte de Titanic journalistique. Entre ceux qui affirmaient que Trump n’avait aucune chance de gagner seulement deux primaires et ceux qui claironnaient 48 heures avant l’élection qu’Hillary allait la remporter triomphalement, on obtient une galerie de portraits où la suffisance le dispute à l’hypocrisie.

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Quand Bernard-Henri Lévy prédisait la défaite de Donald Trump

09/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un article publié sur le site du Huffington Post, le documentariste américain Michael Moore avait listé les cinq raisons pour lesquelles Trump allait gagner.

Mais de son côté, l’oracle Bernard-Henri Lévy signait une tribune intitulée “Pourquoi Trump va perdre”.

Je parie, contrairement à Michael Moore, sur sa défaite. Car je crois qu’il a commis deux erreurs fatales pour qui aspire à la présidence des Etats-Unis. S’en prendre, premièrement, aux parents d’un soldat mort en Irak; offenser, ce faisant, puis en évoquant les «sacrifices» qu’il aurait consentis, lui, Trump, en levant «des millions de dollars» pour les anciens combattants morts au combat, l’honneur des héros; blaguer enfin, dans la foulée, sur cette Purple Heart qui est la plus haute décoration militaire du pays et dont lui a fait cadeau un vétéran. Et puis, parallèlement, sa deuxième erreur aura été – mais, en même temps, avait-il le choix? – de laisser affleurer tout ce monde de contacts, collusions et compromissions dont je parlais il y a deux semaines et qui témoigne de sa proximité notoire avec le chef de la puissance qui se trouve être, aujourd’hui, en guerre froide avec son pays : l’Amérique a tous les défauts que l’on voudra ; elle peut, comme disait Sartre, être saisie par une sorte de rage ; elle ne transige pas plus avec le patriotisme qu’avec le respect dû à ses braves ; et jamais elle n’élira un homme qui, alors que toutes les chaînes de télévision soupçonnent la main de Poutine derrière le piratage des adresses électroniques du parti adverse, est capable de s’exclamer «eh, Russie! si vous m’entendez, j’espère que vous serez capable de retrouver les 30 000 e-mails manquants».


Les tweets de la droite et du FN qui saluent la victoire de Donald Trump

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09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Depuis l’aube, c’est champagne dans les rangs d’une partie de la droite française et dans ceux du Front national, Marine Le Pen n’ayant pas attendu la proclamation des résultats pour adresser ses « félicitations » au prochain Président des Etats-Unis, et au « peuple américain, libre ! » Passage en revue de quelques-uns des tweets de ce début de matinée.

Donald Trump le promet : il n’y aura plus d’Américains « oubliés »

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09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Dans son premier discours de prochain président des Etats-Unis, prononcé devant ses supporters et devant le monde entier, Donald Trump l’a assuré : il n’y a aura plus d’Américains « oubliés ». « Je serai le président de tous les Américains », a affirmé celui qui s’est fait élire au terme d’une campagne sans aucune concession à l’Establishment, celui-là même qui est accusé de mépriser et d’oublier les Américains de l’Amérique profonde.


Hillary Clinton réfute de reconnaître sa défaite !

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09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Rebondissement insensé dans l’élection présidentielle américaine : Hillary Clinton refuse de reconnaître sa défaite ! Le directeur de campagne de la candidate démocrate vient d’annoncer que celle-ci ne prendrait pas la parole cette nuit [heure des Etats-Unis], invitant ses supporters à « aller se coucher » en attendant que demain soit un autre jour ! Hillary Clinton s’apprête-t-elle à contester le résultat des urnes ?

Les Etats-Unis revivraient alors l’élection présidentielle de 2000, où le démocrate Al Gore avait contesté la victoire de George W. Bush, qui l’avait finalement emporté, au terme d’une bataille juridique homérique, de 537 voix ! Al Gore était alors conseillé… par Hillary Clinton.

Donald Trump sera le 45e Président des Etats-Unis

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09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : C’est désormais une certitude : Donald Trump sera le 45e Président des Etats-Unis. Le « Brexit puissance 3 » qu’avait annoncé le milliardaire a eu lieu. Trump a balayé Hillary Clinton, symbole de cette classe politique usée dont les Américains ne veulent plus, et fait mentir – une fois de plus ! – les sondages qui assuraient, hier encore, que l’épouse de l’ancien Président Bill Cinton disposait d’une avance confortable.

En juin 2015, lorsque Donald Trump avait annoncé sa candidature à la primaire des Républicains avec le slogan « Make America Great Again ! » (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ! »), il était crédité de moins de 5 % des intentions de vote ! Le séisme électoral, immense, est semblable à celui qui, en 1980, avait porté Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis.

Donald Trump entrera à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.


Pour la romancière Patricia MacDonald, « le slogan de Trump a un sens raciste! »

07/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
La romancière américaine Patricia MacDonald considère que derrière le slogan du candidat républicain à la présidence des Etats-Unis Donald Trump MAKE AMERICA GREAT AGAIN, se cache en fait le souhait d’une Amérique blanche.

Patricia MacDonald qui dit ne plus reconnaître son pays, déclare également :

Si Trump est élu, j’entre en résistance !



Patricia MacDonald : « Le slogan de Trump a un… par leparisien


Clinton, Trump : pourquoi l’élection américaine n’est jouée nulle part

05/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Avec la réouverture de l’enquête du FBI, Clinton voit son avance fondre dans les sondages. Pour Jean-Eric Braana, Trump a eu l’habileté d’entendre l’inquiétude profonde du peuple américain.

Ce spécialiste de la société et de la politique américaines s’interroge sur la fiabilité des sondages aux États-Unis :

C’est l’éternelle question qui se pose dans toutes les sociétés démocratiques aujourd’hui. Aux États-Unis, c’est assez particulier parce que l’élection se joue à deux bandes. C’est un vote indirect puisque ce sont les grands électeurs qui élisent directement le président des États-Unis. On a donc d’abord des sondages qui révèlent une photographie nationale: que penseraient les Américains à un moment X? En réalité, ce qu’il faut regarder surtout, ce n’est pas ce que pensent les Américains dans leur ensemble, mais ce que pensent les électeurs dans chacun des États. Quand on regarde les choses ainsi, on n’a pas forcément les mêmes résultats. En revanche, il est clair qu’il y a actuellement une vraie tendance au resserrement entre les deux candidats. Hillary Clinton et Donald Trump ne sont plus effectivement que dans une fourchette entre 0 et 2 points, autrement dit dans la marge d’erreur. N’importe lequel des deux pourrait être le gagnant le 9 novembre.

Par ailleurs, Wikileaks peut-il peser sur l’élection américaine. Est-ce que Julian Assange pourrait révéler de nouveaux secrets explosifs d’ici le 8 novembre ?

C’est ce que craint l’État-major démocrate. Un scandale supplémentaire du côté d’Hillary Clinton dans une campagne hystérisée et si catastrophique pour elle dans cette séquence la ferait très certainement chuter définitivement. Si Julian Assange a encore quelque chose, il est certain qu’il va décider du sort de cette élection. Maintenant, a-t-il encore quelque chose? Cela fait de longs mois qu’on nous parle des révélations possibles de Wikileaks.


« Bienvenue à l’Etat islamique d’Allemagne ! »

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03/11/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Une vidéo décrivant une Allemagne islamiste fait le buzz : elle a été publiée aux États-Unis à quelques jours de la présidentielle du 8 novembre et provoque l’indignation. Sur des images montrant une Allemagne conquise par l’Etat islamique et soumise, une voix off affirme : « Les djihadistes courageux ont réussi à s’emparer de l’Allemagne et à élargir le territoire du califat. Attention, les Américains, il ne faut pas que votre pays emprunte la voie de l’Allemagne. »

Une vidéo « absurde et populiste », s’indigne le quotidien Bild, qui attribue ce douteux montage de propagande au camp de Donald Trump. Celle-ci est l’œuvre de Secure America Now, une organisation ultra-conservatrice qui enchaîne les vidéos farcesques pour peser sur la présidentielle. Elle avait déjà réalisé, le mois dernier, une vidéo encore plus fine : « Préparez votre voyage vers l’Etat islamique de France »…

Election américaine : la bulle Clinton commence à se dégonfler

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02/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : A quelques jours de l’élection américaine, la candidate démocrate Hillary Clinton est donnée gagnante par la plupart des sondages. Néanmoins, en recourant à une méthode plus qualitative, une équipe de l’université de Caroline du Sud — la USC Dornsife — aboutit au résultat inverse : c’est Donald Trump qui l’emporterait nettement en termes de voix.

Quoi qu’il en soit, plusieurs faits récents mettent du plomb dans l’aile de la candidature de l’ancienne « première dame ». Le candidat républicain avait reproché à son adversaire d’avoir été avantagée lors d’un débat avec Bernie Sanders. Elle aurait reçu à l’avance des questions posées par les journalistes. WikiLeaks, peut‑être aidé en sous‑main par les services russes, a confirmé ces accusations en dévoilant certains courriels. Donna Brazile, présidente intérimaire du parti démocrate et commentatrice sur CNN, déclare notamment dans un de ces courriels qu’elle obtient de temps en temps « les questions à l’avance », ce qui lui permet ensuite de les faire parvenir à Hillary Clinton. Elle a démissionné de la chaîne à la suite de ces révélations.

Vendredi dernier, le chef du FBI a déclaré avoir trouvé de nouveaux messages dans le cadre de l’affaire de la messagerie d’Hillary Clinton. Le FBI avait ouvert une enquête concernant l’utilisation illégale d’un serveur privé par Hillary Clinton entre 2009 et 2013 lorsqu’elle était à la tête de la diplomatie américaine. Des messages découverts récemment relancent la question de savoir si des informations confidentielles ont alors été divulguées : le FBI a donc rouvert l’enquête. Hillary Clinton a reconnu sa faute professionnelle, mais assure que le dossier est vide. Donal Trump évoque, quant à lui une « crise constitutionnelle » en cas d’élection de la candidate démocrate.

Hillary Clinton accuse Trump d’être la “marionnette” de Poutine

20/10/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le 20 octobre lors du dernier débat entre hillary Clinton et Donald Trump, la démocrate a accusé son rival républicain Donald Trump d’être la “marionnette” du président russe Vladimir Poutine dans l’élection présidentielle américaine, lors du troisième et dernier débat entre les deux prétendants à la Maison Blanche.



Clinton accuse Trump d'être la "marionnette" de… par lemondefr

Trump : « L’élection sera truquée »

De notre correspondant permanent aux Etats-Unis. – Depuis quarante-huit heures, Donald Trump tempête devant tous les micros et derrière tous les podiums. Il vient de lancer la plus énorme des « bombes » de la dernière ligne droite avant le vote du 8 novembre : « L’élection présidentielle, affirme-t-il, sera entachée de fraudes. » Il poursuit : « Non seulement le ministère de la Justice et la police fédérale ont empêché Hillary Clinton d’aller en prison malgré tous ses scandales, mais ils lui ont permis de briguer la Maison Blanche. Tout le système est manipulé à son bénéfice. L’élection elle-même sera truquée. Mais nous ne laisserons pas faire. »

D’autres bombes de moindre calibre ont éclaté presque en même temps. Les démocrates auraient engagé des perturbateurs afin de semer la violence dans les réunions du New-Yorkais ; celui-ci a réclamé que le troisième et dernier débat – qui aura lieu ce soir, mercredi, à Las Vegas – soit précédé d’un contrôle sanguin afin de savoir si Hillary Clinton n’est pas « dopée » comme un athlète avant une course ; enfin, le Qatar a donné récemment un million de dollars à l’ex-First Lady.

Un meeting à Bangor

Surexcités par ces quatre bombes dont les médias étaient encore remplis, plus de 4 000 supporters de Trump l’applaudirent à tout rompre la semaine dernière à Bangor, petite ville du Maine nichée au flanc d’un vaste territoire à 55 % fidèle au milliardaire. Il surgit sur scène comme un coup de vent alors qu’une salle chauffée à blanc scandait U-S-A et America First (l’Amérique d’abord), le slogan de l’aviateur Charles Lindbergh pendant ses tournées anti-guerre en 1938. A 78 ans de distance, les deux combats ont plus d’un point commun. Et d’abord l’anti-interventionnisme. « Désormais, affirma Trump, l’Amérique ne fera la guerre que si ses intérêts sont menacés. » Suivit, durant près d’une heure, un mélange d’attaques contre sa rivale et de promesses au pays : une réindustrialisation de l’Amérique, la fin de l’immigration illégale, la défense des armes à feu. Trump termina par un avertissement qui pourrait résonner encore longtemps dans les mémoires : « Si je perds, l’Amérique aura raté sa dernière chance de redevenir elle-même. »

Témoignages

« Notre dernière chance ? C’est sûr », reconnaît Bob, 30 ans, qui a voté deux fois démocrate. « Cette fois-ci, c’est Trump. J’ai changé de parti au début des primaires dès qu’il a dit : le système est corrompu. » Shelley, 24 ans, a été séduite aussi : « Lorsque Trump s’adresse à quelqu’un, dit-elle, il le regarde droit dans les yeux. Pas comme Hillary, toujours fuyante – une menteuse. » Pour Noreen, 48 ans, la vraie menace vient de la Cour suprême. « Si Hillary passe, prévient-elle, elle livrera l’institution aux gauchistes et alors notre Constitution deviendra un rouleau de papier hygiénique. » Codey, 19 ans, arbore un T-shirt avec « Lock her up ! » (Enfermez-la derrière les barreaux). Pour lui, la justice aurait dû empêcher Hillary de se présenter à l’élection. « Elle est corrompue. Elle manipule tout ce qu’elle touche. On le sait depuis trente ans. »

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Éric Zemmour vote Donald Trump !

04/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Interrogé par un journaliste de France Télévisions qui voudrait savoir pour qui Éric Zemmour vote en France, le polémiste répond : ça ne vous regarde pas ! Je vous demande pour qui vous votez ? Je demande aux gens pour qui ils votent ? Le vote est secret en France”.

Lorsque le journaliste insiste en tentant un “Vous êtes plutôt Le Pen ou Mélenchon”, Éric Zemmour répond “Trump”.



Eric Zemmour est "face au moteur de recherche" par francetvinfo

Alain Duhamel et Éric Zemmour débattent de la “trumpisation” des esprits

01/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Assiste-t-on à une “trumpisation” des esprits ? C’est le Premier ministre, Manuel Valls, qui, la semaine dernière, a accusé Nicolas Sarkozy d’utiliser les mêmes méthodes que Donald Trump, le candidat Républicain à la Maison Blanche. Des méthodes qui consisteraient à des provocations quotidiennes pour attirer l’attention autour de soi.

Nicolas Sarkozy, c’est de la trumpisation light, entre transgression, surenchère et talent. Car il n’y a pas de trumpisation sans talent“, explique Alain Duhamel, éditorialiste à RTL. Mais selon lui, “ceux qui ressemblent le plus à Donald Trump, ce sont Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan“.
Sarkozy c’est à la fois celui qui le moins de conviction du monde et en même temps celui qui a le plus d’instinct politique du monde“, attaque Éric Zemmour qui poursuit : “Alors évidemment, comme il ne croit rien, il se remplit de tout et de ce qui marche“. Pour le polémiste, le populisme correspond “au nouveau grelot que les élites ont accroché au peuple“. Alors qu’à ses yeux, “ce n’est pas de la colère, le peuple n’est pas coléreux, il veut défendre son mode de vie contre les élites qui ont détruit la nation depuis 30 ans“.

De son côté, Alain Duhamel voit dans le populisme “une utilisation de la démagogie, de la xénophobie, du mensonge et de la transgression”.


Que signifie le terme de parti ou mouvement populiste ?

Source : Pour une Europe intelligente
Dans le langage de la vie politique courante, qualifier un parti ou un mouvement de populiste représente une critique extrêmement grave, voire une disqualification définitive. […]

Tous ceux qui à droite et même à gauche s’opposent aux décisions des majorités politiques, sur quelque sujet que ce soit, sont à un moment ou un autre accusés de populisme. Il ne s’agit pas d’un compliment. Au sens d’un langage politique encore très répandu, l’adjectif n’est pas en effet flatteur. Il désigne celui qui pour se rendre populaire, flatte les tendances présentées comme les plus basses de l’opinion, les plus incompatibles avec une pratique démocratique consensuelle, respectueuse des différences. Le populisme est confondu alors avec la démagogie.
[…]
Est alors condamnée comme populiste toute position venant en contradiction avec les choix politiques « officiels », qu’ils inspirent les programmes gouvernementaux ou ceux des multiples intérêts, financiers, économiques ou médiatiques s’exprimant par l’intermédiaire de ces programmes. […]
Les exemples de ce mépris véritable de la discussion démocratique sont nombreux. Ainsi sont généralement qualifiés de populistes les partis dits d’extrême-droite ou d’extrême gauche. Ceci permet d’éviter toute analyse de ce que leurs programmes peuvent présenter de recevable. […]

Ainsi aujourd’hui sont dits populistes ceux qu’exaspèrent l’enfermement des États européens dans une Union qui a toujours été et se révèle de plus en plus manipulée par la superpuissance américaine. Sont dits populistes, d’un bout à l’autre de l’Union européenne, ceux qui demandent plus de protection face à une concurrence dite « libre et sans contraintes » imposée en fait par un grand capital dominé par les États-Unis. Sont dits populistes ceux qui veulent défendre les identités nationales ou régionales, à l’encontre d’une culture uniformisante imposée par les objectifs de la consommation de masse.

Migrations

Plus récemment, les États ou les groupes sociaux qui veulent résister à des migrations alimentées par les intérêts qui veulent détruire la civilisation européenne sont également qualifiés de populistes, nationalistes et xénophobes. Plutôt que reconnaître la légitimité de leur désir de survie, on les présente alors comme des résurgences de ce que l’Europe avait connu de pire, notamment le nazisme. […]
Il en est de même en France. Beaucoup d’électeurs n’ont pas de sympathie particulière pour le Front National, mais ce ne sera pas en traitant de populistes des revendications aussi légitimes qu’une prise de distance à l’égard de Bruxelles et qu’un rapprochement avec Moscou que l’on déconsidérera les candidats FN lors de futures élections. Ainsi en ce qui concerne Jean-Luc Mélanchon. Pour le déconsidérer, les hommes politiques de la majorité actuelle qualifient de populistes des propositions qui sont au contraire empreintes d’intelligence et de pertinence. À cette aune, ce sera bientôt tout ce que la France compte encore d’esprits libres et constructifs qui voudront s’affirmer populistes. Nous serons pour notre part fiers d’en être.

Jean Paul Baquiast

Trump l’emporte en Floride et s’impose dans la campagne pour les primaires présidentielles américaines

17/03/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les violences et scènes d’émeutes, qui se sont déroulées dans les derniers rassemblements de Donald Trump et dont l’establishment a interprété qu’elles étaient raciales, ne semblent pas être parvenues à enrayer sa déferlante électorale. 3 des quatre États en lice ont été remportés par le magnat de l’immobilier.

Alors que Marco Rubio, grand favori pour l’élection de Floride, et élu de la ville de Miami West, n’a remporté que 27 % des suffrages, « the Donald », comme on l’appelle outre-Atlantique, en a remporté 45 % !
Les sondages montrent une forte augmentation de sa popularité dans cet État, depuis que des militants du candidat démocrate Sanders envahissent ses rassemblements. La chaîne CNN, qui est entrée de façon quasi-officielle en campagne anti-Trump, a couvert avec abnégation les « dérapages » du candidat invitant ses militants à frapper les perturbateurs et leur promettant de rembourser ensuite leurs frais d’avocats. Il a aussi invectivé les militants perturbateurs — de la cause des Noirs — par un sonore « allez plutôt chercher un travail ».

Le bilan de cette soirée électorale côté Républicain est éloquent : désormais seul le candidat conservateur Ted Cruz semble constituer un concurrent crédible à Trump.
Côté démocrate, Hillary Clinton, qui a remporté l’ensemble des quatre États en lice, a insisté sur le nécessaire combat contre les discriminations sexuelles et raciales et a fustigé son possible rival républicain « d’attiser les haines et les peurs ».

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Primaires américaines : ça se précise

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les candidats favoris, Donald Trump et Hillary Clinton renforcent leur avance lors des primaires du mardi 15 mars. Dans le camp républicain, aucun candidat concurrent de Donald Trump ne s’est détaché du lot. Certains évoquent l’idée qu’ils pourraient cependant avoir assez de délégués réunis pour empêcher que Trump ne soit désigné. Ils provoqueraient alors un vote de tous les délégués, qui ne seraient plus liés par leur engagement auprès de leurs électeurs. Opération risquée vis-à-vis de l’opinion.