Marine Le Pen : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! »

Marine Le Pen Trump

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien Présent, Marine Le Pen déclare, en mode bravache : « Si Trump veut me rencontrer, il a mon numéro ! » La présidente du Front national explique en effet :

« Nous avons des connaissances en commun, oui. Mais depuis longtemps. Depuis bien avant qu’il soit élu à la primaire, en réalité. Si demain il veut me rencontrer, à la différence de Hollande, lui, il a mon numéro ! »

« Les Français, poursuit Marine Le Pen, ont bien analysé le fait qu’il y avait une révolution à l’œuvre aux Etats-Unis. Je pense qu’ils souhaitent cette même révolution pacifique, démocratique et populaire en France. Nous enregistrons chaque jour des victoires idéologiques, à nous de les transformer en victoire politique. Le XXe siècle s’est terminé avec la chute du mur de Berlin, le XXIe siècle est né je crois avec ce grand basculement des équilibres qui ressort de l’élection de Donald Trump. »

Le président syrien Assad reste méfiant à l’égard de Donald Trump

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17/11/2016 – SYRIE (NOVOpress) : Le président syrien Bachar el-Assad est prêt à coopérer avec Donald Trump mais il reste très méfiant. Interrogé mardi par la RTP, la télévision publique portugaise, il a estimé que l’élection de Donald Trump était certes « prometteuse », mais qu’il restait « dubitatif » : « S’il veut lutter contre le terrorisme, bien sûr, nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d’autres pays qui veulent défaire le terrorisme. » Mais il n’en est par certain.

« Nos attentes ne sont pas immenses, a-t-il expliqué, parce que l’administration des États-Unis ne se limite pas au Président. Il y a différents pouvoirs au sein de cette administration, différents “lobbies“ qui influencent tout président. Nous devons donc attendre de voir […] Mais nous espérons toujours que les États-Unis ne sont pas partiaux, qu’ils respecteront le droit international, […] et bien sûr qu’ils arrêteront de soutenir les terroristes en Syrie. »

Questionné sur le rôle de la Turquie, le président syrien s’est montré intraitable à l’égard du président turc Erdogan :

« Vous parlez d’un homme malade. C’est un président mégalomaniaque. Il vit à l’époque ottomane, pas au temps présent. Il est déconnecté de la réalité. »

Et de rappeler que « les terroristes qui sont venus en Syrie l’ont fait à travers la Turquie avec le soutien de M. Erdogan ».

Le maire de New York veut protéger les immigrés contre Donald Trump

17/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le maire de New York, Bill de Blasio, et le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, se sont entretenus pendant plus d’une heure ce mercredi.

A la sortie, Bill de Blasio s’est affirmé devant la Trump Tower en protecteur des immigrés de la Grande Pomme, “LA ville des immigrés”.

La raison pour laquelle il est important de rappeler au président élu et à son équipe qu’il y a beaucoup de craintes et d’inquiétudes ici, c’est qu’un mauvais message pourrait encourager les actes de haine. J’ai insisté sur le fait qu’il était crucial d’envoyer un message d’unité.



Trump : l’esprit d’entreprise

Comme il est difficile d’être socialiste et gauchiste, aujourd’hui ! Bien évidemment la victoire de Trump est désespérante, si on considère qu’elle consacre la victoire démocratique du racisme, de l’homophobie, de l’antiféminisme, malgré un « front républicain » rassemblant le ban et l’arrière-ban de la gauche, mais aussi des chefs d’entreprise, des milliardaires, des artistes, de la droite « éclairée » », et ceci aux Etats-Unis comme en Europe… Mais au moins pouvait-on espérer, comme l’annonçaient, d’une même sinistre voix, Wall Street, les libéraux américains et la gauche européenne, un effondrement immédiat de la bourse, de la rentabilité des entreprises, du commerce international, et son corollaire : une explosion des mécontentements sociaux, du chômage, et un retour à la bonne vieille lutte des classes, le peuple regagnant enfin, dépité et repentant, les rangs de la gauche.

Mais depuis une semaine, rien ne se passe comme prévu. Après un très court passage à vide (l’incertitude est l’ennemie du business), voici que tous les indicateurs économiques repassent au vert, un vert des plus flashy ! Voici que Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis et du monde, celui que l’on surnomme « l’oracle d’Omaha » tant sa prescience est exceptionnelle dans le domaine économique, vient nous expliquer, à rebours de tout ce que ses confrères nous prédisaient depuis des semaines, que Donald Trump pourrait bien réussir là où les présidents successifs ont échoué depuis la fin de l’ère Reagan : redonner aux Américains confiance en eux, et faire ainsi repartir une croissance mondiale, en panne ou au ralenti depuis une dizaine d’années. Retrouver l’esprit de conquête, retrouver les valeurs de l’Occident chrétien, qui ont assuré quelques siècles de progrès et de croissance.

Les gourous de Wall Street sont estomaqués

Donald Trump « pourrait bien finalement être ce dont l’économie mondiale a besoin », écrivent, estomaqués, les gourous de Wall Street (par exemple Citibank), les mêmes qui avaient joué le tout-Clinton.

Si Trump est capable de faire voter simultanément, par un Congrès libéré des pressions du politiquement et économiquement correct, des baisses d’impôts, des dépenses d’infrastructures et des programmes ambitieux, capables de redonner une fierté d’appartenance et une cohérence, l’Amérique sera bel et bien de retour, après une éclipse de vingt ans.

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Minute le révèle : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen !

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minute-trump16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute le révèle ce matin : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen ! Le journal a retrouvé, en Normandie, Jean-Jacques Trump, tout à fait heureux de ce cousinage et de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis : « J’espère que ça va permettre de donner un grand coup dans la fourmilière en France ! Il est plus que temps. »

Car « J. J. Trump », un chef d’entreprise de 71 ans, est un ancien militant du Front national, puis du MNR de Bruno Mégret, dont il avait même été responsable cantonal :

« J’ai connu la grande époque des Stirbois, des Jean-Marie. Je militais beaucoup », raconte-t-il.

Il avait même voulu prendre Marine Le Pen, alors avocate, « comme conseil pour mon activité d’entrepreneur » : « Et puis ça ne s’est pas fait. Dommage… »

S’il n’a jamais rencontré Donald Trump, Jean-Jacques Trump s’est rendu à New York peu après le 11 septembre et s’est rendu à la Trump Tower, où le portier était manifestement heureux de rencontrer un autre membre de la famille ! (photo)

Tribune libre de Denis Parest : « USA : la grande défaite du système ? »

Donald Trump Systeme

Il avait tout contre lui. Les médias (97% des médias américains étaient pro-Clinton), les sondages (qui, jusqu’à la dernière minute, prédisaient une victoire des démocrates), les puissances financières (Clinton étant soutenue par un nombre incalculable de banquiers, avocats d’affaires etc.), les grandes âmes (tous ces humanistes qui prédisaient le chaos), le show-biz (jusqu’aux derniers meetings en compagnie des artistes les plus vendus), jusqu’à son propre parti (l’ancien président George W Bush a voté blanc). Il a gagné.

Pour le système (appelons ainsi la coalition qui, de fait, réunit ceux que nous énumérions plus haut), l’élection à la Maison Blanche de Donald Trump est une gifle colossale. La majorité des électeurs n’a pas tenu compte de ses anathèmes, de ses injonctions, de ses prophéties apocalyptiques. Beaucoup pourrait être dit sur les enjeux de cette élection (ras-le-bol à l’égard des élites ? stratégie de communication dépassée par la parole simple et le « même » sur internet ?). Mais tenons-nous en au résultat.

Tout le monde a été pris de court. Personne ne s’était préparé à ce qui, derrière les œillères médiatiques, semblait impensable. Le locataire de l’Élysée ne s’est exprimé que très tard, bégayant quelques félicitations préparées à la hâte, immédiatement tempérées d’un appel à la vigilance et à la paix dans le monde (le passé belliqueux et les déclarations guerrières d’Hillary Clinton lui ayant, semble-t-il, échappé). Le maire de Bordeaux et prétendant à l’Élysée Alain Juppé s’est limité à « prendre acte » du résultat, tout en soulignant « tous les risques que la démagogie et l’extrémisme font courir à la démocratie ». D’un point de vue diplomatique, ces félicitations sont autant d’insultes à peine voilées.

On se rappellera, en termes d’insultes, de celles proférées durant les derniers mois, lorsque le candidat républicain passait pour un énergumène, par quelques ténors du parti socialiste, de Manuel Valls (qui twittait « Trump entretient la haine et les amalgames ») à Anne Hidalgo (qui bégayait dans un anglais approximatif « Mr. Trump is so stupid, my god »). Pour ces grands amateurs de démocratie, c’est la soupe à la grimace, et il va leur falloir changer de ton – gageons que Donald Trump ne s’y trompera pas. Et passons sur les réactions anecdotiques et outrées des « people français », aussi grotesques les unes que les autres. […]

Alors, défaite du système ? il a perdu une bataille, cela va sans dire. Mais il n’a pas perdu la guerre.

Primo, parce que le président des Etats-Unis ne gouverne pas seul ; même si la haute administration fédérale devrait lui être acquise grâce au « spoil system », le remplacement des élites administratives à chaque élection présidentielle, il devra compter avec un Parlement qui, s’il est du même parti, pourrait se montrer réticent face à une véritable nouvelle donne politique.

Secondo, parce qu’il devra compter avec tout ce que le président ne contrôle pas, bien qu’il soit plaisant d’en faire l’homme le plus puissant du monde : intérêts financiers (et l’homme n’est pas insensible à la finance), situation militaire et internationale (comment gérer les situations extrêmement dégradées dans lesquelles se trouvent les forces occidentales au Moyen-Orient), alliances stratégiques (le nouveau président va-t-il chercher à calmer la nouvelle guerre froide ? quelle sera sa politique arabe ? ses relations avec la Russie, l’Iran, Israël, la Chine…). Rien n’est moins certain que le grand changement, que certains redoutent tandis que d’autres y aspirent.

Et n’oublions pas, pour conclure, les espoirs déçus. Du référendum contre la constitution européenne, dont le Parlement a fort démocratiquement invalidé les résultats, jusqu’au référendum britannique sur le « Brexit », dont le Parlement s’apprête tout aussi démocratiquement à faire des confettis, les signes d’une nouvelle ère ne manquent pas, mais sont immanquablement oblitérés par les pouvoirs en place, sans doute plus informés que les peuples de ce qui est bon et mauvais. Cette triste histoire va-t-elle se répéter encore longtemps ? L’avenir le dira.

Tribune libre de Denis Parest pour Infos-Bordeaux

Eric Zemmour : « Ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton »

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15/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Les Américains ont choisi Donald Trump mais ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton », s’est amusé ce matin Eric Zemmour sur RTL : « Ils pleurent comme des enfants qui ont perdu leur papa, comme des enfants du divorce qui voient leur père quitter leur mère : les Américains ont choisi Donald Trump mais ce sont les Européens qui regrettent le plus Hillary Clinton. » Tous les Européens ? Pas tout à fait mais tous ceux dont « le monde s’écroule » :

« Tous ceux qui croient encore au monde libre, en la fable de l’Oncle Sam bienveillant, tous les atlantistes, tous les libéraux, tous ceux qui ont la foi dans les vertus du libre-échange, tous ceux qui se sentent à l’abri sous le parapluie nucléaire américain, tous ceux qui ont peur de l’ogre russe, tous ceux qui considèrent que l’Amérique est la mère des démocraties, tous ceux qui ont la bannière étoilée dans le cœur avant même leur propre drapeau, tous ceux qui sont éternellement reconnaissants à l’Amérique de les avoir libérés de la botte nazie, en oubliant seulement que c’est la Russie qui a brisé la machine de guerre allemande, oui tous ceux-là ont la gueule de bois. »

Et pourtant, ils auraient dû pourtant s’y attendre :

« Ils auraient dû se méfier. Ils auraient dû mieux écouter ce que leur murmurait Obama. Ah les manières du distingué Barack étaient bien sûr plus policées, mais le fond n’était pas substantiellement différent des vociférations de Donald. »

Déjà, explique Zemmour, « Obama n’avait plus d’yeux que pour la Chine et son fameux pivot. Déjà le Congrès américain à majorité républicaine n’entendait pas ratifier les résultats de la Cop 21. Déjà Hillary Clinton avait renoncé au traité transatlantique sur la pression de sa base du parti démocrate. Déjà les militaires américains disaient le plus grand mal de l’Otan ; ils jugeaient les forces européennes minables voire encombrantes. Seules les troupes françaises en Afrique trouvaient grâce à leurs yeux. En vérité, l’Otan est devenue inutile depuis la chute de l’URSS il y a vingt-cinq ans. L’état-major américain a tout de suite proposé sa dissolution, mais les présidents ne l’ont conservée que pour justifier le maintien de leur protectorat sur l’Europe. »

Conclusion d’Eric Zemmour :

« Les dirigeants européens n’ont rien voulu voir et rien voulu savoir. Après le Brexit, la surprise devient chez eux une seconde nature. Si gouverner c’est prévoir, il faut admettre qu’il y a belle lurette que nous ne sommes plus gouvernés… »

Donald Trump veut expulser près de trois millions d’immigrés clandestins

14/11/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump est revenu dimanche sur son engagement de construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’immigration illégale, lors de sa première interview télévisée depuis son élection.

Interrogé par la chaîne CBS, il a expliqué que, sur certaines parties, le mur pourrait en réalité être une clôture. Il a aussi abordé le sujet de l’expulsion des clandestins.

Ce que nous allons faire, c’est renvoyer les criminels, les personnes ayant des casiers judiciaires, les membres de gangs, les trafiquants de drogue, sans doute deux millions de personnes mais peut-être même trois. Nous allons les faire sortir de notre pays ou les incarcérer. Ils sont ici illégalement.


Pour Depardieu, l’élection de Trump est « une bonne leçon »

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14/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’acteur Gérard Depardieu, la victoire de Donald Trump est « une bonne leçon pour les hommes politiques » et la preuve que « la confiance est brisée, le peuple veut reprendre le pouvoir ». « Contrairement à George W. Bush, ajoute-t-il dans un entretien au Journal du dimanche, Trump n’est pas un abruti, il dit des choses qui le dépassent. Personne ne sait de quoi il va être capable. Il a l’intention de faire tout le contraire des politiques mises en œuvre par ses prédécesseurs. Mais avaient-elles empêché la pauvreté, les meurtres et les dérives ? » Ses compliments sur le populisme ambiant s’arrêtent là…

Car dans ce même entretien, Depardieu, qui dresse un parallèle justifié avec le Brexit, estime que les Britanniques « vont payer leur lâcheté très cher » et qu’il « ne les aime pas » – hormis leurs footballeurs et le cinéaste Ken Loach ! Le coup de grâce est pour Marine Le Pen : « Marine Le Pen n’est pas une menace, c’est une connerie ! » Et notre Gégé national de se faire docte : « La peur nous empêche de nous élever. L’ignorance engendre la brutalité. »

Moyennant quoi il vient d’achever le tournage du Divan de Staline, où il interprète évidemment le rôle-titre et où celui-ci « apparaît comme quelqu’un de monstrueusement humain, qui ne comprend pas cette peur qu’il provoque ». Encore un drame de l’ignorance ?

Jérôme Sainte Marie : «Trump renverse le système de valeurs de la politique française»

12/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Donald Trump a déjoué les pronostics en battant Hillary Clinton. Pour Jérôme Sainte Marie, cette subversion électorale pourrait délégitimer le libéralisme tant économique que culturel et porter la dynamique de Marine Le Pen.

Pour le dirigeant de Pollingvox, une société d’études et de conseil spécialisée dans les enjeux d’opinion, l’impact le plus fort et le plus durable est celui de la légitimation :

L’hégémonie idéologique américaine perdurera, et de la même manière que l’élection de Ronald Reagan en 1980 avait transformé le débat politique en France et partout ailleurs, celle de Donald Trump modifie le cadre de l’admissible et du concevable. Le rapport à l’immigration est bien sûr un aspect essentiel de sa campagne, comme il le fut pour celle du Brexit. Si l’on considère à l’inverse les déboires électoraux d’Angela Merkel, le message envoyé aux candidats à la prochaine élection présidentielle en France est assez évident. La dynamique portant depuis des années Marine Le Pen en sera naturellement favorisée. Cette légitimation idéologique va bien plus loin, et peut bouleverser notre rapport au libéralisme. Au libéralisme économique d’abord, avec les positions iconoclastes de Donald Trump sur le protectionnisme mais aussi, et ce fut moins remarqué, sur la protection sociale, voire sur les salaires de certains désignés en bouc-émissaires de la finance, les traders. Au libéralisme culturel aussi, car, comme le sociologue Thomas Frank l’a souvent écrit, la focalisation des élites démocrates et universitaires sur les enjeux sociétaux se paie lourdement dans les urnes.


Trump : les médias se trompent et vous trompent

Source : OJIM – “Trump : les médias se trompent et vous trompent”

L’Ojim a déjà analysé dans plusieurs articles l’attitude des des médias dans la campagne présidentielle de 2016 qui a vu la victoire sans conteste du « cheval noir » (dark horse) Donald Trump. Sur plus de 200 quotidiens américains moins de 10 (et les plus petits) se sont déclarés pour Trump. Les européens regardent CNN mais savent ils que les journalistes démocrates y donnaient à l’avance ses questions à Hillary Clinton dans les débats ? ». L’Ojim reviendra avec un dossier fourni sur ces faits en Europe comme aux États-Unis mais vous livre de suite quelques analyses et réactions à chaud.

Dans le registre burlesque citons Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef du Temps de Genève le quotidien ultra conformiste de la Suisse francophone. Quelques qualificatifs pour Obama : digne, intègre, n’a pas failli. Quelques épithètes charmants pour Trump : sexiste, xénophobe, borderline (il y a d’excellents hôpitaux psychiatriques en Suisse), démagogue, menteur, tricheur. Il manque pédophile et pyromane. Et de se lamenter « C’est la fin de l’ère du politiquement correct ». Cet article a été – entre autres – commenté par Claude Chollet fondateur de l’Ojim dans un entretien à la radio russe Sputnik. Le malheureux Godet boit la ciguë jusqu’à la lie et dans son strabisme voit dans une élection ouverte « un choc terrible pour la démocratie ».

Plus mesuré et plus intéressant Romaric Godin dans la La Tribune souligne les effets des excès et des turpitudes de la « mondialisation heureuse » chère aux Minc et aux Attali. « La mondialisation financière en accroissant la division du travail au niveau mondial a désertifié des régions entières sans proposer d’alternatives. Lorsqu’une usine ferme dans le Michigan, rien ne la remplace réellement ». La globalisation a engendré sentiment de déclassement de la classe moyenne (celle qui vote Trump massivement) et insécurité. Et de conclure « La défaite des élites est aussi le signe que ces élites ne perçoivent pas les enjeux actuels ».

Dans une tribune à Breizh-Info le philosophe et essayiste Alain de Benoist voit plus qu’une coïncidence entre les deux 9 novembre, celui du 9 novembre 1989 : chute du Mur de Berlin et le 9 novembre 2016 : élection de Donald Trump. « Dans les deux cas, la fin d’un monde ». Au-delà de l’individu Trump que personne n’est obligé d’apprécier, « ce n’est pas le personnage de Trump qui est important. C’est le phénomène Trump ». Les électeurs « ont d’abord voté contre un système dont Hillary Clinton, symbole passablement décati de la corruption institutionnalisée, donnait une représentation exemplaire. Ils ont voté contre le « marigot de Washington », contre le politiquement correct, contre George Soros et Goldman Sachs ». Le commentateur incite pour autant les européens à ne pas se faire trop d’illusions car « aucun gouvernement américain, interventionniste ou isolationniste, n’a jamais été pro-européen ! ».

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Une victoire incontestée pour Donald Trump

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

La victoire est relativement serrée, avec 289 grands électeurs sur 538 et 130 000 voix de moins à l’échelle du pays. La victoire n’en est pas moins incontestable. Trump a remporté 29 des 51 Etats, dont la quasi totalité des Etats incertains, les « swing states ». Ensuite, les Républicains conservent les deux chambres législatives. Donald Trump aura donc toute l’assise institutionnelle nécessaire pour gouverner.

Qui a voté pour Trump ?

Trump puise ses soutiens chez les classes populaires, les chrétiens, les Blancs. 58 % d’entre eux ont voté pour lui, contre seulement 21 % des minorités ethniques (noirs, latinos, asiatiques).
« La majorité silencieuse si méprisée », pour Jean Yves Le Gallou. « L’élection de Trump est d’abord un sursaut de l’électorat blanc au bord du gouffre », face à l’immigration et à la mondialisation.

Qu’est ce qui devrait changer en matière de politique étrangère ?

La campagne de Donald Trump a penché vers un relâchement de l’hégémonie américaine dans le monde. Le futur président compte davantage impliquer les pays européens dans leur défense, quitte à exclure de l’OTAN les récalcitrants. Cela devrait rassurer la Russie avec laquelle la relation devrait être apaisée. Si au Proche Orient, Trump souhaite l’anéantissement de l’Etat islamique, ce serait en laissant faire l’Etat syrien.

On s’oriente donc vers un monde davantage multipolaire ?

Oui, dans la mesure où Trump souhaite mieux répartir le poids des interventions militaires. Mais les Etats Unis ne se désintéresseront pas pour autant de la marche du monde. Ainsi, les chercheurs français, Olivier Hanne, Thomas Flichy et Gregor Mathias ne s’attendent nullement à un isolationnisme. En revanche, les Américains devraient agir de manière plus ciblée, voire plus violente.

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Eric Zemmour : « Trump assume le conflit quand Marine Le Pen tente d’apaiser »

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10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour a bien évidemment consacré sa chronique à l’élection de Donald Trump, portant un regard différent de la plupart des observateurs sur Marine Le Pen, d’ordinaire présentée comme l’équivalente française du prochain président des Etats-Unis, ce qu’il n’analyse pas ainsi.

« Le facteur sonne toujours deux fois. Après le Brexit, Donald Trump. Après l’Europe, les Etats-Unis. Et la France dans tout ça ?, s’est abord interrogé Eric Zemmour. La menace se précise. Pour la bien-pensance. Pour les élites. Pour les médias. Pour les sondeurs qui se sont encore trompé. Pour les communicants qui conseillent toujours aux politiques de lisser leur discours » « Trump, a-t-il ajouté, c’est la défaite du féminisme, de l’antiracisme, du cosmopolitisme, de l’écologie », résumant par cette formule l’événement qui vient d’avoir lieu : « Trump, c’est une subversion inouïe de l’idéologie dominante. »

Pour Zemmour, contrairement à ce que disait Marine Le Pen hier soir sur France 2, « le nouveau Président américain est élu par une Amérique blanche et populaire, l’Amérique de souche qui ne veut pas mourir, qui se bat contre les tendances démographiques. Trump est le candidat des ploucs, des mâles blancs, des ouvriers, le candidat de l’Amérique périphérique, dédaignée et méprisée par les grandes métropoles. » Et si « nous avons aussi notre France périphérique », à laquelle Marine Le Pen parle en priorité et que Nicolas Sarkozy avait séduite en 2007. « ces deux-là peuvent se réjouir, mais pas trop vite. »

Marine Le Pen, explique l’essayiste, « a raison de voir [en l’élection de Trump] la légitimation de ses idées protectionnistes ou de sa méfiance pour le système ou la finance internationale ». Mais, ajoute-t-il aussitôt, « Trump provoque délibérément là où Marine Le Pen veut dédiaboliser » :

« Il assume le conflit quand Marine Le Pen tente d’apaiser. Il a proposé d’interdire l’entrée des musulmans en Amérique, quand elle a déclaré l’islam compatible avec la République. Il est la cible des mouvements féministes et gays, que Marine cherche à séduire. Le vote Trump ne manifeste pas la volonté du peuple américain de recouvrer une souveraineté, qui n’a pas été abandonnée, mais le vote identitaire d’une Amérique qui veut rester l’Amérique. »

Pour Zemmour, « la victoire de Trump va alerter tous les adversaires du Front national » et [elle] « ne détruit pas le plafond de verre qui empêche l’accès de Marine Le Pen à l’Elysée : elle le renforce. En tout cas, à court terme », favorisant paradoxalement l’élection… d’Alain Juppé.

« En mai 1981, rappelle Eric Zemmour, la France élisait un président socialiste. Quelques mois plus tôt, Margaret Thatcher s’était installé au 10, Downing Street et Ronald Reagan à la Maison Blanche. Le couple anglo-saxon ouvrait le bal de la mondialisation libéral. La France socialiste était prise à contrepied. […] La France risque encore une fois le décalage historique. Ô elle s’alignera, c’est sûr, mais on sait pas quand, ni comment, ni à quel prix… »

Marine Le Pen sur l’élection de Trump : « Ce que le peuple veut, il le peut »

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10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’élection de Donald Trump est « la démonstration que l’on peut rendre possible ce qui paraît impossible, car ce que le peuple veut, il le peut », a affirmé Marine Le Pen hier soir sur France 2.

Invitée du 20 heures de la chaîne publique où elle a été soumise à un feu de questions très orientées par un Julian Bugier manifestement exaspéré par l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, la présidente du Front national ne s’est pas départie de son calme, ni de son sourire. « Si les peuples réservent autant de surprises dernièrement aux élites, a-t-elle expliqué, c’est parce que les élites sont complètement déconnectées, c’est parce qu’elles refusent de voir et d’entendre ce que les peuples expriment. »

Refusant de répondre à certaines questions de son interlocuteur, la candidate à l’élection présidentielle française de 2017 a préféré mettre en avant « ce monde nouveau qui émerge » par « la redéfinition des équilibres mondiaux qui [seront] la conséquence de l’élection de Donald Trump ».

Elle a également botté en touche lorsque Julian Bugier lui a demandé si, elle aussi, elle ferait campagne « pour les Français blancs, contre les Français issus [des] minorités », préférant répondre que la volonté de « racialiser » les résultats de l’élection américain était « n’avoir rien compris à ce qui s’est passé », à savoir, selon elle, « la volonté de rompre avec la mondialisation sauvage » et « la volonté de retrouver la nation, avec ses frontières », avec « la somme des protections qu’elle peut offrir au peuple ».

Robert Ménard invite Donald Trump à venir à Béziers

09/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Robert Ménard, qui a fêté l’élection de Donald Trump en compagnie de Miss Languedoc et une casquette Trump sur la tête, a adressé au candidat vainqueur une lettre de félicitations et a invité le prochain Président des Etats-Unis à venir dans sa « ville de résistance ». Voici la lettre de Robert Ménard à Donald Trump :

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Les six victoires de Donald Trump

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Magnifique victoire de Donald Trump qui, à 2 h 56 du matin, mercredi, avait dépassé le chiffre fatidique de 270 grands électeurs et donc pris une option décisive sur la Maison Blanche où il entrera officiellement le 20 janvier prochain. Le New Yorkais a obtenu plus de voix populaires et raflé bien davantage d’Etats que sa rivale Hillary Clinton. C’est une superbe victoire semblable à celle de Ronald Reagan en 1980. Tout le pays est recouvert de couleur rouge, celle des républicains, et ne laisse aux démocrates et à leur couleur bleue que quelques taches périphériques.

Trump avait l’habitude de dire que ce qu’il avait entrepris n’était pas une campagne électorale « classique » mais un véritable mouvement politique avec ce que cela impliquait de nouveau et de percutant. Ceux qui ne l’ont pas pris au sérieux ont eu tort : ce mouvement fut un tsunami à l’américaine, c’est-à-dire qu’il a tout emporté sur son passage. Il ne reste presque rien du paysage qui existait encore la veille de cette élection. Il y aura désormais un avant et un après 8 novembre.

La victoire de Trump a provoqué six défaites. Et c’est même dans ces six défaites que l’événement de ce 8 novembre prend toute sa signification. Première défaite, celle, bien sûr, d’Hillary Clinton. Personnage flou, ambigu, arriviste qui a payé en une journée à la fois son amateurisme, sa corruption et son arrogance. La deuxième victime est le président Barack Obama lui-même. Il comptait bien sur l’ex-First lady pour récupérer le flambeau du gaucho-libéralisme, assurer la gestion du legs de ses deux mandats et pousser jusqu’aux extrêmes le démantèlement de l’Amérique. C’est raté. Troisième défaite : celle de l’establishment qui a commis, dès le début de cette course présidentielle, l’impardonnable erreur de considérer le milliardaire comme un marginal avant de s’apercevoir, mais trop tard, qu’il pouvait aller loin.

La quatrième défaite, c’est chez les caciques, les notables du parti républicain, que l’on en trouve les traces les plus caractéristiques. Des gens comme l’ancien président George Bush, le sénateur John McCain, l’ancien candidat à la présidence Mitt Romney et bien d’autres n’ont rien compris. Ils n’ont rien compris au personnage de Trump, à ce qu’il avait d’imprévisible et de novateur. Ils n’ont rien compris à la dynamique qu’il a réussi à intégrer aux primaires républicaines. Et ils n’ont rien compris au souffle destructeur qui menaçait d’emporter l’idéologie et les structures d’un conservatisme sclérosé.

Cinquième défaite : celle du globalisme. En fait, ce n’est pas exactement une défaite mais un coup d’arrêt. Avec Trump dans le Bureau ovale, les manipulateurs seront bien obligés de marquer le coup, de geler, pour un temps au moins, leurs opérations visant à corroder l’indépendance nationale américaine. Sixième victime du 8 novembre : les médias. C’est sans doute le naufrage le plus spectaculaire de cette histoire. Une sorte de Titanic journalistique. Entre ceux qui affirmaient que Trump n’avait aucune chance de gagner seulement deux primaires et ceux qui claironnaient 48 heures avant l’élection qu’Hillary allait la remporter triomphalement, on obtient une galerie de portraits où la suffisance le dispute à l’hypocrisie.

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Quand Bernard-Henri Lévy prédisait la défaite de Donald Trump

09/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un article publié sur le site du Huffington Post, le documentariste américain Michael Moore avait listé les cinq raisons pour lesquelles Trump allait gagner.

Mais de son côté, l’oracle Bernard-Henri Lévy signait une tribune intitulée “Pourquoi Trump va perdre”.

Je parie, contrairement à Michael Moore, sur sa défaite. Car je crois qu’il a commis deux erreurs fatales pour qui aspire à la présidence des Etats-Unis. S’en prendre, premièrement, aux parents d’un soldat mort en Irak; offenser, ce faisant, puis en évoquant les «sacrifices» qu’il aurait consentis, lui, Trump, en levant «des millions de dollars» pour les anciens combattants morts au combat, l’honneur des héros; blaguer enfin, dans la foulée, sur cette Purple Heart qui est la plus haute décoration militaire du pays et dont lui a fait cadeau un vétéran. Et puis, parallèlement, sa deuxième erreur aura été – mais, en même temps, avait-il le choix? – de laisser affleurer tout ce monde de contacts, collusions et compromissions dont je parlais il y a deux semaines et qui témoigne de sa proximité notoire avec le chef de la puissance qui se trouve être, aujourd’hui, en guerre froide avec son pays : l’Amérique a tous les défauts que l’on voudra ; elle peut, comme disait Sartre, être saisie par une sorte de rage ; elle ne transige pas plus avec le patriotisme qu’avec le respect dû à ses braves ; et jamais elle n’élira un homme qui, alors que toutes les chaînes de télévision soupçonnent la main de Poutine derrière le piratage des adresses électroniques du parti adverse, est capable de s’exclamer «eh, Russie! si vous m’entendez, j’espère que vous serez capable de retrouver les 30 000 e-mails manquants».