Les Etats-Unis sous Donald Trump : le surréalisme comme condition de survie

Donald Trump Arabie saoudite

La visite du président Trump en Arabie Saoudite a rempli d’aise les neocons et n’a donc pas soulevé trop d’indignation dans les médias de grand chemin. Tout le monde aux Etats-Unis ne l’entend pourtant pas de la même oreille. Ainsi Justin Raimondo et les partisans de Ron Paul :

« A-t-on vu spectacle plus dégoûtant durant les quatre mois de cette présidence que la vision de Donald Trump bavant devant le barbare monarque saoudien et sa criminelle famille de principicules insignifiants ? Cela suffirait à faire vomir tout Américain normal, surtout lorsqu’on se souvient de ce que Trump avait dit d’eux durant la campagne électorale: “L’Arabie Saoudite et nombre de pays qui ont donné de grosses sommes d’argent à la Fondation Clinton veulent tenir les femmes en esclavage et tuer les gays. Hillary doit rendre tout l’argent venu de ces pays-là!“ […] A présent, le gendre de Trump, Jared Kushner, demande à Lockheed-Martin de faire des rabais aux Saoudiens, négociant personnellement la plus grosse vente d’armes de l’histoire américaine. »

Pourtant, que resterait-il de l’économie américaine sans son complexe militaro-industriel, qui assure selon certaines évaluations jusqu’à 52 % du PIB américain ? Et que resterait-il du complexe militaro-industriel sans le clan saoudien, à qui M. Trump vient de vendre pour 110 milliards de commandes directes d’armements, sans compter les promesses ultérieures ?

En d’autres termes, l’alliance saoudienne s’est transformée en une indéfectible symbiose entre la première puissance au monde et son meilleur client. C’est pourquoi M. Trump a réussi à lancer une harangue enflammée contre le terrorisme en l’imputant… aux Iraniens, en présence de ceux-là même qui financent et soutiennent notoirement la violence islamsite dans le monde. Cette duplicité surréaliste est désormais une condition structurelle de survie pour l’Empire américain.

Texte et illustration repris de l’Antipresse de Slobodan Despot
(titre originel : « USA – Le surréalisme comme condition de survie »)

Eric Zemmour : « Trump parle désormais comme un banal Bush junior »

eric-zemmour

23/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Implacable réquisitoire, ce matin sur RTL, d’Eric Zemmour contre Donald Trump après le voyage à Ryad du président des Etats-Unis et sa désignation de l’Iran comme ennemi prioritaire dans sa lutte du Bien contre le Mal. Voici l’intégralité de son éditorial, au vitriol.

Donald Trump Iran« Les présidents américains passent, les Saoud restent : c’est ce qu’ont dû penser avec un sourire goguenard les princes de Ryad en écoutant le discours du président Trump. Ils ont pourtant eu chaud, avec Obama d’abord, qui leur préférait ostensiblement les Iraniens. Obama avait engagé un très audacieux renversement géostratégique pour substituer à la traditionnelle alliance avec les Saoud, qui date du président Roosevelt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement avec l’autre grand pôle du monde musulman : celui des chiites iraniens. Les puits de pétrole saoudiens en ont tremblé de peur.

« Cette audace de son prédécesseur aurait pu – aurait dû – plaire à Donald Trump. Après tout, derrière l’Iran, il y a la Russie et Trump voulait justement se rapprocher de la Russie. Un Trump qui pendant sa campagne avait multiplié les tweets ravageurs contre le pays, je cite, “qui veut asservir les femmes et tuer les homosexuels“. Trump qui se mettait alors dans les chaussons idéologiques de Samuel Huntington et assumait la guerre de civilisation entre un bloc musulman et un bloc judéo-chrétien. Mais souvent Trump varie, fol qui s’y fie… »

« L’Arabie saoudite est redevenue un merveilleux royaume et l’islam une religion de paix. Pourtant, depuis des années, on sait à quoi s’en tenir. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé Al Qaida et Ben Laden. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé le califat islamique et on passe sur l’actuelle guerre au Yémen, où l’aviation saoudienne fait des ravages. »

« Daesh n’est qu’une Arabie saoudite qui a réussi. Ryad est la matrice de la salafisation du monde, en terre d’islam mais aussi en Europe comme en Afrique, à grands coups de mosquées et d’écoles coraniques »

« Refuser l’entrée de ressortissants venus de pays musulmans pour protéger l’Amérique contre le terrorisme pour chanter les louanges de l’Arabie saoudite, c’est comme si le président Roosevelt avait, dans les années 1930, interdit l’entrée de son pays aux nazis tout en se rendant à Berlin pour glorifier ce grand démocrate que fut le chancelier Hitler. »

Mais voilà, « l’Arabie saoudite a de l’argent, beaucoup d’argent, énormément d’argent. L’accueil de Trump fut fastueux. Le président américain a pu annoncer, triomphant, 380 milliards de dollars d’investissement et de contrats. Ce n’est plus un voyage présidentiel, c’est la hotte du Père Noël. Et les princes en ont profité pour glisser un chèque de 100 millions de dollars dans les souliers de la fille de Trump, Ivanka, et son fonds de femmes entrepreneuses. »

« Plus de guerre de civilisation, plus de problème avec l’islam, c’est seulement l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : Trump parle désormais comme un banal Bush junior. Avec les mêmes contradictions. »

« Comment combattre à la fois l’Iran et l’Etat islamique, alors que ces deux-là sont d’inexpiables adversaires ? Comment régler les questions syrienne, irakienne, afghane sans traiter avec l’Iran ? Pourquoi flatter les potentats saoudiens et dénigrer une république islamique d’Iran qui organise, elle, des élections à peu près démocratiques ? »

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons, disait Lénine. Il y a belle lurette que les Saoud ont compris qu’il suffisait de remplacer capitaliste par mécréant. »

La charge médiatique contre Donald Trump s’intensifie

Donald Trump Systeme

19/05/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Déjà largement relayées depuis un certain temps par les médias dominants, les accusations visant le président américain ne sont pas nouvelles, mais prennent de l’ampleur. Mais que reproche‑t‑on au président ? Trois grandes critiques ressortent : 

– Entrave à la justice. Le président aurait fait pression sur le directeur du FBI pour stopper une enquête portant sur l’un de ses conseillers.

– Divulgation d’informations classifiées à la Russie ;

– Limogeage abusif du directeur du FBI pour la mauvaise gestion de l’affaire des mails d’Hillary Clinton.

Que risque Donald Trump ? Il risque l’empêchement, la procédure de destitution exceptionnelle d’un président. C’est en tout cas la menace qu’ont annoncée deux parlementaires démocrates. Si, pour l’instant, il n’y a pas suffisamment de preuves pour lancer une telle procédure, il y en a suffisamment pour ouvrir une enquête. Certains médias ont déjà trouvé un remplaçant à Donald Trump en la personne de son vice‑président Mike Pence.

Donald Trump a-t-il des raisons de s’inquiéter ? Dénonçant une « chasse aux sorcières », le président s’est plaint d’être « l’homme politique le plus injustement traité de l’histoire ». Dans cette affaire, un fait au moins est bien vérifiable : les accusations ne comportent pas de preuves tangibles et les principaux médias accusateurs n’invoquent que des « sources anonymes ».

Ironisant sur la transmission d’informations au ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, Vladimir Poutine a déclaré : « Je devrais réprimander Sergueï Lavrov parce qu’il n’a pas partagé ces secrets avec nous. » Et le dirigeant russe d’ajouter : « Si l’administration américaine pense que c’est faisable, nous pouvons fournir l’enregistrement de la conversation entre Lavrov et Trump. »

Eric Zemmour : « Trump engagé dans un combat à mort contre l’Etat profond »

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18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Depuis le premier jour de son élection, les médias américains ont juré d’avoir la peau de Donald Trump. Le mot “impeachment“ (autrement dit procédure de destitution) a été prononcé et prophétisé dès son arrivée à la Maison Blanche. Prophétie auto-réalisatrice », expliquait Eric Zemmour ce matin sur RTL. « Les médias des côtes Est et Ouest ont perdu la bataille électorale, mais ont juré de gagner la guerre. Ils n’ont pas attendu une heure. Ils n’ont jamais renoncé. Comme en Europe, les journalistes américains sont pour la plupart le produit de cette idéologie politiquement correcte. Trump incarne tout ce qu’ils haïssent. Il a vaincu leur chouchou Hillary, à la fois femme et Clinton. Et succédé à leur idole, Obama, à la fois noir et démocrate. Depuis son accession au pouvoir, Trump a navigué à vue entre les provocations verbales et la soumission à l’establishment washingtonien. »

Eric Zemmour n’en doute pas :

« Trump est engagé dans un combat à mort contre une partie de l’administration américaine, ce qu’on nomme l’État profond, ce que les médias appellent désormais avec une emphase élogieuse la communauté du renseignement, FBI et CIA. »

« Ce n’est pas un médiocre adversaire, explique-t-il. On n’est pas en France ou en Europe. Aux Etats-Unis, c’est un Etat dans l’Etat, qui ne se contente plus de faire des putschs en Amérique du Sud comme naguère […] A coup de fuites répétées dans la presse, ils déstabilisent et mettent le Président en accusation. La volonté de Trump de se rapprocher de Poutine est l’objet de leur fureur. […] En virant le patron du FBI, Trump a montré qu’il ne se laisserait pas intimider. D’où la réplique médiatique, avec ses informations savamment distillées. Tout est bon pour le décrédibiliser. »

« Cette bataille, analyse Eric Zemmour, rappelle étrangement une situation similaire, il y a plus de quarante ans. Le président s’appelait Richard Nixon. Il était lui aussi l’ennemi des milieux universitaires et médiatiques. Lui aussi avait le soutien de ce que l’on appelait alors la majorité silencieuse. Il était lui aussi l’objet de la vindicte médiatique et des fuites venues de la CIA et du FBI. Il tenta de se défendre en virant un haut magistrat qui enquêtait sur lui. […] La procédure d’“impeachment“ fut enclenchée. Nixon préféra jeter le gant et démissionner. Pour l’instant la majorité issue républicaine au Sénat soutient encore le président issue de ses rangs et rend impossible tout vote d’“impeachment“. Mais pour combien de temps encore ? »

Trump accusé de lutter avec la Russie contre le terrorisme islamiste

18/05/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
C’est le Washington Post qui a révélé que le président américain aurait communiqué à la Russie des informations classifiées. Selon le quotidien américain, Donald Trump « a commencé à décrire les détails d’une menace terroriste posée par le groupe Etat islamique et liée à l’utilisation d’ordinateurs portables dans des avions ». Autrement dit, il a coopéré avec la Russie contre la menace terroriste islamiste.

Une lutte qui ne semble pas être du goût de l’oligarchie américaine, qui reproche à Trump d’avoir transmis cette information secrète sans l’accord de l’allié qui l’avait fournie. En l’occurrence, il s’agirait d’Israël, décidément très au fait des menées de l’Etat islamique.

De son côté, Donald Trump a revendiqué son droit de partager des informations avec la Russie pour mieux combattre le terrorisme islamiste. De plus, il compte bien débusquer l’auteur de ces fuites dans la presse.

Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

Conflits 13 CouvLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 13 de la revue Conflits

Google, Twitter et Amazon se mobilisent contre le nouveau décret anti-immigration de Donald Trump

Donald Trump

22/04/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Dans une lettre adressée à la cour fédérale de Virginie, plus de 160 entreprises spécialisées dans les hautes technologies se mobilisent contre la dernière mouture du décret anti immigration. Parmi ses entreprises figurent Google, Twitter, Amazon ou Snapchat.

Il est précisé dans la lettre que la croissance des firmes impliquées est « immédiatement liée » à l’immigration.

Le décret demande à un employeur de prouver à l’avenir que le travailleur immigré possède des compétences indispensables pour le pays justifiant son immigration.


Trump et la Syrie : une affaire complexe

Trump Syrie

19/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Suite à la répansion de gaz sarin sur la localité rebelle de Ran Cheiroun, les positions américaines vis-à-vis de la guerre en Syrie sont troubles, à tout le moins sont-elles complexes.

A-t-on d’ailleurs plus d’informations quant à l’enquête sur cette attaque ? Le bras de fer se poursuit. Le ministre russe des Affaires étrangères a accueilli ses homologues syrien et iranien pour une série d’entretiens consacrée à l’attaque imputée à Damas par les médias et les gouvernements occidentaux.

Jawad Zarif, Walid Mouallem et Sergueï Lavrov insistent pour qu’une enquête objective soit menée sous l’égide de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) sur l’utilisation des substances toxiques, et que cette enquête soit effectuée par une équipe équilibrée. Cela, à leurs yeux, n’était pas le cas dans le projet de résolution présentée au Conseil de sécurité des Nations Unies.

De son côté, dans sa première déclaration à ce sujet, Bachar al Assad a assuré : « Pour nous, il s’agit d’une fabrication à 100 % ». Enfin, le ministre syrien des Affaires étrangères se dit prêt à accueillir et à aider l’OIAC. Pour Sergueï Lavrov, il est inadmissible que l’Organisation enquête sur ce qui s’est passé sans se rendre sur le terrain. D’après le chef de la diplomatie russe, ceux qui empêchent la mise en place qu’une commission d’enquête indépendante n’ont « pas la conscience tranquille ».

Dès lors, comment comprendre les actions américaines par rapport à cette volonté affichée d’apaisement ?

Plusieurs lectures sont possibles. Pour certains, avec les actions cumulées en direction de la Syrie, de la Corée du Nord et en Afghanistan, Trump donne des gages aux néoconservateurs afin de pouvoir mener sa bataille interne contre l’Etat profond américain.

Pour d’autres, il s’agit d’un revirement total, significatif de ce que la politique étrangère américaine est tel un porte-avions lancé à pleine vitesse : impossible à dérouter par un seul individu, fût-il président du pays.

Certains estiment enfin que Trump a saisi un prétexte pour rappeler aux Russes que si le peuple américain a exprimé le souhait d’un certain isolationnisme, les forces de projection et de frappe de l’armée américaine demeurent bien réelles.

Force est de constater que ces différentes analyses servent chacune la compréhension d’une situation particulièrement complexe.

Eric Zemmour : « Donald Trump a dynamité sa propre campagne électorale »

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11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Donald Trump frappe la Syrie, se brouille avec la Russie mais est aimable avec son homologue chinois. Une politique qui tranche avec sa campagne électorale. Pour Éric Zemmour, paraphrasant Michel Audiard, « un changement, c’est un changement, trois changements, c’est un reniement ».

« En quelques jours, assure l’éditorialiste, le président américain n’a pas seulement atomisé, façon puzzle, une base militaire syrienne, il a aussi dynamité sa propre campagne électorale. »

« Il a agi, pour Eric Zemmour, comme aurait agi Hillary Clinton, qui l’a d’ailleurs félicité. Le candidat de “l’Amérique d’abord“ a rejoué au gendarme du monde. Le républicain iconoclaste a remis les bottes de Bush junior et des néo-conservateurs. Le pourfendeur des médias s’est soumis au diktat émotionnel et compassionnel de ces photos d’enfants morts qu’on arbore à chaque fois qu’on veut manipuler l’opinion. »

Pour lui, « le président qui ne se faisait aucune illusion sur la crédibilité de ses services de renseignement s’est empressé de les croire lorsqu’ils lui ont affirmé que l’attaque chimique contre des civils provenait obligatoirement de l’armée syrienne. Il ne s’est à aucun moment demandé si les rebelles ne disposaient pas, eux aussi, d’armes chimiques. Pourtant en Irak, comme à Alep, en Syrie, les hommes du califat islamique n’ont jamais hésité à faire feu de tout bois. Et dans la bataille pour Mossoul, les civils et les enfants ne sont guère épargnés, y compris par les bombardements de la coalition occidentale. »

La conséquence est que « son grand renversement d’alliance avec la Russie de Poutine a du plomb dans l’aile » :

« Poutine a sous-estimé la puissance des lobbies et de l’establishment washingtonien. En quelques jours, ceux-ci ont raflé la mise. »

« Ils ont obtenu le désaveu de Steve Bannon, son conseiller à la fois le plus cultivé et le plus marqué à droite. Et quand il rencontre le président chinois, Trump ne parle plus de la taxe de 45 % sur les importations chinoises qui faisaient si peur aux géants américains du commerce. Depuis lors, tous ceux qui l’insultaient l’encensent. Trump devrait se méfier du baiser qui tue. »

Nicolas Dhuicq : « Je redoute que ce ne soient les services américains qui imposent leurs vues à Trump »

08/04/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Le député de l’Aube Nicolas Dhuicq réagit au micro de Boulevard Voltaire après les frappes aériennes en Syrie décidées par le président Trump. Il redoute que ce dernier ne soit manipulé par les services américains (CIA, NSA)…

Par ailleurs, Nicolas Dhuicq insiste sur la nécessité de maintenir l’intégrité de la Syrie car sa partition signerait la guerre éternelle.



Nicolas Dhuicq : "Je redoute que ce soit les… par bvoltaire

Syrie : Pour Éric Zemmour, l’intervention américaine “prend à contre-emploi tout le monde”

08/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour et Nicolas Domenach reviennent sur la réponse des États-Unis après l’attaque chimique imputée au régime syrien, qui a causé la mort d’au moins 86 civils mardi 4 avril.

“Avec Donald Trump il y a deux lectures”, estime Nicolas Domenach. “Soit vous pensez qu’il rend le monde encore plus dangereux, ou alors vous évoquez la “stratégie de l’homme fou”, un terme qu’avait employé Kissinger à propos de Nixon pendant la guerre du Vietnam. Il disait que la violence imprévisible de Nixon était une garantie de paix, parce qu’il imposait le respect aux autres, mais aussi la peur, la peur de l’apocalypse”, raconte l’éditorialiste.

Pour Éric Zemmour, cette stratégie s’applique également au dirigeant syrien. “Je ne comprends pas pourquoi Assad a fait cela, il n’a aucun intérêt. Il était en train d’être reconnu par les Américains. L’explication pourrait être qu’il veuille en imposer par son hyper violence pour être irrévocable, mais la stratégie est bizarre”, poursuit-il.

Éric Zemmour précise que cette intervention prend à contre-emploi tout le monde :

Moi qui était plutôt favorable à Donald Trump et à son idéologie non-interventionniste, je suis pris à contre-pied, et les gens qui sont contre lui au nom des droits de l’Homme sont pris eux aussi à contre-pied puisqu’il fait exactement ce que Barack Obama n’a pas osé faire. C’est un moment étrange qui défie les analyses.


Syrie : tous les morts ne se valent pas !, avec Jean-Yves Le Gallou

Syrie Enfants Assad 3

Syrie Enfants Assad 107/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : « Syrie, Russie : tous les morts ne méritent pas de Unes ! », tel est le sujet principal de cette nouvelle édition d’I-Média, l’émission hebdomadaire de Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés. En effet, Libération a publié en Une du jeudi 06 avril des corps d’enfants morts. D’après les témoignages recueillis par les journalistes de Libération, aucun doute possible : Bachar Al Assad est responsable de ce massacre. Le hic, c’est que les témoins sont partiaux et engagés dans le conflit syrien. Le quotidien ne voit pas de bonne issue possible à ce conflit.

Au sommaire de cette émission :

01:03 ; Le grand débat de BFM a-t-il servi Macron ?
Lors du grand débat pour la présidentielle sur BFM TV, Macron jouait à domicile au milieu des 10 autres candidats. Pour les journalistes et les sondeurs le plus convainquant était, comme d’habitude, Emmanuel Macron.

12:24 Le zapping d’I-Média
A bras ouvert, le dernier film de Philippe de Chavreron, est victime de critiques de « violences inouïes ». Sur RTL, Pascal Praud a dénoncé un procès en sorcellerie. Quand Christian Clavier caricature un bourgeois catholique dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, il n’y a pas de problème. Mais A bras ouvert s’attaque à un dogme de l’antiracisme : on ne rit pas de la communauté Rom.
Lundi 3 mars, Jean Michel Aphatie recevait sur France-Info Raquel Garrido, porte-parole de la France Insoumise. Faisant référence à la phrase « Rendre la France aux Français » prononcée par Jean Luc Mélenchon sur TF1, Jean Michel Aphatie s’interroge : « Ça nous a un peu écorché l’oreille, pour tout vous dire. On croyait que ce slogan était à un autre parti. » Qu’importe si l’intention n’est pas la même, les mots de Marine le Pen sont proscrits.

21:33 Syrie, Russie : tous les morts ne méritent pas de Unes !

33:33 Les tweets d’I-Média
Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut de sondages IPSOS, refuse de faire des sondages concernant le deuxième tour de l’élection présidentielle opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine le Pen pour éviter d’influencer les électeurs.
Dualité dans la presse de gauche : la société des journalistes de Challenges dénonce un trop grand nombre d’articles pro-Macron imposé par la direction.

38:01 Onde migratoire
I-Média évolue et vous présente « Onde migratoire » : Comment les médias traitent la question de l’immigration en France ? C’est la revue de presse de Nicolas Faure.

Donald Trump sur écoutes : vers un Obamagate aux Etats-Unis ?

obama portable Donald Trump

07/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Nous vous en parlions il y a deux semaines : Devin Nunes, président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, affirmait que les agences gouvernementales avaient bien écouté des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump. Chaque jour apporte de nouvelles révélations

Si l’affaire Fillon est en France un véritable feuilleton à rebondissements, l’affaire des éventuelles écoutes de l’équipe Trump par la Maison‑Blanche alors occupée par Barack Obama occupe toute la scène politique aux Etats‑Unis. Dernier rebondissement : l’ancien procureur Joseph diGenova interviewé par The Daily Caller, vient d’apporter son soutien à Devin Nunes, affirmant que, dans le rapport remis à la commission du Renseignement, les noms des personnes placées sur écoutes par l’administration Obama avaient été censurés par Susan Rice elle‑même. Joseph diGenova a également accusé l’ancienne conseillère à la sécurité nationale de l’ex‑président Obama d’avoir utilisé les services de renseignements américains pour collecter des informations contre le candidat Donald Trump.

De leur côté, plusieurs médias de la sphère conservatrice, tels Bloomberg et Fox News, accusent à leur tour Susan Rice d’avoir fait « fuiter » les noms des personnes de l’entourage de Donald Trump en contact avec des responsables étrangers et dont les conversations ont été interceptées par les agences américaines de renseignement.

Mme Rice a rejeté toutes ces affirmations en bloc mais a concédé que, avant son départ de la Maison Blanche, Barack Obama avait ordonné une enquête approfondie sur l’interférence de la Russie dans la présidentielle de 2016, et que cela a pu aboutir à l’interception « accidentelle » (sic) de communications dans l’entourage de Donald Trump. Pour Susan Rice et les démocrates, la question‑clé est toujours celle d’une éventuelle « collusion » entre l’équipe Trump et la Russie.

Trump demande à « trouver l’origine des fuites ». De son côté, le président insiste en effet pour que le FBI et le Congrès enquêtent enfin sur les allégations d’espionnage par l’administration Obama. « Le vrai problème dans cette histoire, c’est SURVEILLANCE et FUITES ! Trouvez l’origine des fuites !» a‑t‑il ainsi tweeté dimanche dernier.

« A l’heure actuelle, reconnaît Eric Swalwell, membre démocrate de la commission Nunes, il y a un nuage qui tourne autour de la Maison‑Blanche. Nous ne nous arrêterons pas jusqu’à ce que nous découvrions ce qui s’est passé ».

Rappelons qu’aux Etats‑Unis, on ne plaisante ni avec la vérité ni avec la probité.

Syrie : qui gaze et qui enfume ?, par Slobodan Despot

Gaz Syrie Bobard

Colin Powell ONULes gouvernements occidentaux accusent Bâcher Al Assad d’avoir fait usage d’armes chimiques à Idleb, dernière grande ville aux mains des terroristes islamiques. Les médias français répètent l’accusation en boucle sans rien savoir du fond et sans même analyser la réalité de la situation. Dès lors plusieurs observations s’imposent.

D’où viennent ces accusations de bombardement chimique ? Principalement de deux organismes : les casques blancs et l’observatoire syrien des droits de l’homme.

• Les casques blancs: Organisation humanitaire sur le papier, certes, mais dont les principaux financements viennent des gouvernements américains, français et anglais. Comble de l’objectivité : le fondateur de cette organisation n’est pas syrien mais anglais ; James le Mesurier, philanthrope de la première heure puisqu’il travaillait autrefois pour une société militaire privée américaine nommée Olive Group. Par ailleurs, le chef syrien de l’organisation, Raed Saleh, a en même temps reçu un prix humanitaire aux États-Unis et interdit d’accès sur le territoire américain car il est associé à Al-Nosra.

• L’Observatoire syrien des droits de l’homme : Une des principales sources d’information depuis le début du conflit. Cette source est plus que critiquée par de nombreux experts (Fabrice Balanche notamment). Cet organisme est financé publiquement par le NED (National Endowment for Democracy), organisme basé à Washington, ouvertement néoconservateur, financé lui-même par le Congrès américain. Enfin selon Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE et expert du monde arabo-musulman, l’OSDH fonctionne sur fonds saoudiens et qataris.

Tout ceci montre que ces sources sont plus que contestables. Quelques recherches suffisent pour rendre compte de ses informations, efforts devant lesquels les journalistes se sont manifestement abstenus.

Qu’on imagine un instant l’inverse : une source sur place financée par un fonds gouvernemental russe. Aucun journaliste ne s’approprierait cette source comme fiable (et il aurait peut-être raison) et mentionnerait immédiatement les liens gouvernementaux de cette organisation. Mais le deux poids-deux mesures est de règle dans ces affaires.

Si l’on se place le plan stratégique enfin, quel est l’intérêt pour Bachar Al Assad, qui accumule les succès militaires et politiques depuis un an, au moment où il est en passe de l’emporter, d’utiliser les armes chimiques, sachant très bien quelle sera la portée de ce geste sur le plan international ?

Ceci rappelle furieusement, et en pire, les prémices de la dramatique intervention en Irak. Par-delà les accusations hâtives et, de l’autre côté, les soupçons de false flag, la sagesse n’imposerait-elle pas pour règle de ne pas prendre de décisions lourdes de conséquences sur la seule impulsion d’événements à forte charge émotionnelle ?

Slobodan Despot

Texte publié avant les frappes américaines sur Antipresse

Jean Lassalle : « Je tiendrai tête à Trump car j’ai eu affaire aux ours et aux loups »

Jean Lassalle

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Un rayon de soleil dans cette sinistre campagne présidentielle, après tout, voilà peut-être ce qu’est Jean Lassalle. Le député des Pyrénées-Atlantiques à la voix rocailleuse, fils de berger, qui a fait, comme l’écrit BFM TV, de « la défense du monde rural l’un des points clés de son programme », ne doute de rien. Ainsi a-t-il déclaré :

« Je sais que je tiendrai tête à Monsieur Trump, à Monsieur Poutine et à quelques autres qui ne se présentent pas sous un regard forcément sympathique parce que moi j’ai eu affaire aux ours et aux loups et aux cavernes. »

Jean Lassalle SloganJean Lassalle est comme ça : il croit à sa bonne étoile. Ce qui lui avait plutôt bien réussi en 2010 lorsque, aux élections régionales en Aquitaine, il avait obtenu près de 12 %des voix et dix sièges à la tête de la liste Forces Aquitaine et avec ce slogan :

« Vous ne le savez pas encore, mais vous allez voter pour moi. »

Pour cette présidentielle, les sondages, qui le créditent de moins de 1 % de suffrages, indiquent à tous le moins que les Français ne le savent en effet pas…

Donald Trump adoubé punk de la politique par Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols !

27/03/2017 – GRANDE-BRETAGNE (NOVOpress)
L’information insolite du jour nous vient d’Angleterre où John Lydon alias Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols, le groupe phare de la scène punk anglaise de la fin des années 1970, a répondu de manière étonnante aux questions politiques des journalistes.

Interrogé sur la politique britannique, il a répondu, entre autres, qu’il trouvait Nigel Farage, la figure du Brexit, « fantastique » avant d’ajouter à propos du Brexit : « La classe ouvrière a parlé, j’en fais partie et je suis avec eux ».

Puis, interrogé à propos de Donald Trump, il l’a qualifié de « Sex Pistol de la politique » et de « potentiel ami », avant d’ajouter qu’il avait été victime d’une campagne organisée par les médias de gauche visant à le faire passer pour un raciste et que « quelque chose de bon pourrait sortir de son mandat, car il terrifie les politiciens ».

Le conformisme n’est pas toujours là où l’on voudrait le voir !


Mur anti-migrants de Donald Trump : “dossier noir de Lafarge” selon François Lenglet

20/03/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump veut édifier un mur entre le Mexique et les États-Unis sur 3.200 kilomètres. Objectif : empêcher l’immigration illégale sur le territoire américain. L’appel d’offres vient d’être publié. Le mur devra faire au moins 6 mètres de haut, et être enterré de plus de deux mètres, afin d’interdire le creusement de tunnel.

C’est un contrat potentiel de plusieurs milliards de dollars, qui attire les sociétés du BTP, et en particulier les cimentiers comme Lafarge-Holcim. Pour le journaliste François Lenglet, le choix de Lafarge “place le cimentier franco-suisse dans la tourmente”…


Marine Le Pen à Nigel Farage : « Nous allons retrouver nos quatre souverainetés »

Marine Le Pen et Farage

Marine Le Pen Farage17/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’ancien leader de l’Ukip (United Kingdom Independence Party) et principal artisan du Brexit, Nigel Farage, par ailleurs proche de Donald Trump, a interviewé Marine Le Pen, favorable au « Frexit », pour la chaîne britannique LBC. En voici la version intégrale et en français.