Immigration : où en est le mur de Trump entre les USA et le Mexique ?

09/07/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si le mur entre le Mexique et les États-Unis avance doucement, Trump, avec ses barrières douanières et sa politique d’immigration restrictive, a dressé d’autres barrières à l’immigration.

Avec quelle efficacité et quelles conséquences? Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS sur les questions ibériques, se penche sur la question.


Donald Trump mécontent au sujet de la question migratoire

10/04/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Donald Trump a limogé dimanche dernier sa secrétaire à la sécurité intérieure chargée de l’immigration, Kirstjen Nielsen, en poste depuis juillet 2017. Trois jours plus tôt, il avait déjà évincé le chef de la police de l’immigration, Ron Vitiello. Ces décisions traduisent l’exaspération de Donald Trump face à l’absence de résultats de son administration à propos de la question migratoire. En effet, les arrivées de sans-papiers en provenance d’Amérique centrale sont désormais au plus haut depuis une décennie. Près de 100.000 personnes ont été arrêtées juste en mars après être entrées sans autorisation sur le sol américain.

Ces arrestations constituent l’un des indices les plus fiables pour mesurer l’immigration illégale, nous explique Le Monde. L’une des personnes pressentie par la presse pour lui succéder est Stephen Miller qui prône un programme similaire à celui qui avait été tenté en 2011 qui permettait aux autorités américaines d’interroger et d’enregistrer les empreintes digitales de personnes originaires de 25 pays jugés « à risque élevé », et prévoyait aussi de stocker les informations des résidents américains âgés de plus de seize ans originaires de ces mêmes pays

Donald Trump supprime les aides financières aux pays qui « ne font rien » contre l’immigration clandestine

02/04/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jugeant qu’ils ne faisaient pas assez pour endiguer le flux de migrants clandestins qui partent de leur pays à destination des États-Unis, Donald Trump a supprimé les aides financières au Salvador, au Guatemala et au Honduras.

« A la demande du secrétaire d’État, nous mettons en œuvre la décision du président et mettons fin aux programmes d’assistance pour le « triangle du Nord » pour les années budgétaires 2017 et 2018 », a expliqué un porte-parole de la diplomatie américaine.

Le président américain avait auparavant dénoncé la formation de deux nouvelles caravanes de migrants, principalement en provenance du Guatemala. Dans un message publié sur Twitter, il avait vilipendé l’inaction des gouvernements des trois pays face à ce phénomène : « Le Honduras, le Guatemala et le Salvador ont pris notre argent pendant des années et ne font rien ».

Il a également menacé de fermer la frontière sud des États-Unis si le Mexique ne prenait pas des mesures pour stopper les flux de migrants clandestins.

Trump blanchi : la revanche des Affreux, par Ivan Rioufol

Donald Trump

Les complotistes, qui voyaient l’ombre de Vladimir Poutine derrière Donald Trump, oseront-ils se relire, à défaut de s’excuser ? Pour les médias américains et européens, l’affaire était entendue : Trump méritait la destitution (empeachement) pour avoir manigancé son élection avec l’appui des Russes. Des sommes d’articles à charge auront alimenté l’accusation, sans entendre les démentis de la Maison blanche. Pourtant, ce week-end, l’implacable procureur spécial Robert Mueller a conclu son enquête en levant les soupçons. Après 675 jours d’investigations menées par 19 procureurs et 40 agents du FBI (Le Figaro de ce lundi), Mueller a reconnu n’avoir pas “établi que les membres de la campagne Trump aient conspiré ou se soient coordonnés avec le gouvernement russe dans ses activités visant à interférer” sur la campagne de 2016. Cette réhabilitation met un terme aux fantasmes.

Elle ramène les accusateurs du président américain au rang d’adversaires peu scrupuleux sur les faits et les méthodes de dénonciation. Leur obstination à vouloir faire tomber l’intrus révèle leur intolérance : une attitude commune à tout l’establishment, dès lors qu’il est confronté à des oppositions populaires. Emmanuel Macron, qui n’est pas le dernier à fustiger les tenants du complot, croit pareillement voir la main de Moscou dans les mobilisations des Gilets jaunes. Bernard-Henri Lévy, que décidément plus rien n’arrête, assume même désormais d’ignorer le peuple quand ce dernier ne pense pas comme lui. Dans un entretien au média belge L’Echo, il déclare : “Quand cette population-là vote pour le pire, le racisme, l’antisémitisme, la haine, qu’ils sont encore minoritaires, je pense qu’il faut leur dire : on ne tiendra pas compte de ce que vous dites”.

Les tenants du camp du Bien s’égarent et se rendent indéfendables quand ils refusent de jouer le jeu de la démocratie dès que des citoyens leur tiennent tête. Les démocrates américains ont un air de famille avec les macronistes français : leur mépris des gens les déshonore. Nicolas Sarkozy a eu raison, samedi à Budapest, de saluer publiquement Viktor Orban, considéré comme infréquentable par le chef de l’Etat français et ses soutiens. Participant à un colloque sur les migrations, l’ancien président a déclaré, à l’adresse de son “ami” le premier ministre hongrois : “L’Europe ne doit pas être sectaire. Personne n’a de leçons à vous donner. Quand on a des frontières, il faut les défendre. On ne peut plus faire du tourisme social en Europe. On ne peut pas aller en Europe pour toucher des allocations. Je suis favorable à ce que les aides sociales ne soient dues qu’à partir de 4 ou 5 années de présence”. En fait, les Affreux de la politique sont en train de tirer profit des prétentions des faux gentils à incarner la perfection, dans un narcissisme loufoque.

Trump vient de prendre une sérieuse option pour sa réélection. Orban s’épaissit dans son rôle de leader des nations européennes souveraines. Quand à Benyamin Netanyahu, il s’apprête probablement à remporter les législatives israéliennes du 9 avril, après avoir bénéficié du coup de pouce de Trump qui devrait signer ce lundi la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, annexé par l’Etat hébreu depuis 1981, après avoir été conquis durant la Guerre des six Jours. En France, Marine Le Pen est semblablement portée par les maladresses de ses procureurs.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Au grand dam des médias, les élections de mi-mandat se soldent par un succès pour Trump

Donald Trump

09/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La doxa médiatique voulait que l’élection de Trump en 2016 ait été un accident. Les élections de mi-mandat devaient donc permettre au peuple américain (c’est-à-dire aux Américains de gauche) de corriger l’erreur et de revenir à la raison. Ils avaient tout d’abord prédit l’arrivée d’une « Vague Bleue », submergeant les deux chambres puis, le vent tournant, quelques heures avant l’élection, les chances de la Vague Bleue passèrent de certitude à “forte probabilité” ; puis on parla d’un éventuel “Mur Rouge” de résistance Républicaine.

En fait Trump fait mieux que résister ; la Vague Bleue n’a emporté que la Chambre des Représentants, tandis que les Républicains renforcent leur contrôle sur le Sénat. Trump fait ainsi mieux que tous les présidents américains depuis Kennedy.

Les Démocrates disposent désormais d’un pouvoir de blocage contre les réformes législatives de Trump mais ne l’empêcheront pas de gouverner.

Les Républicains gardent le contrôle du Sénat, de la nomination des juges et des membres du cabinet de l’administration Trump. C’est cette possibilité que vient d’utiliser Trump pour écarter Jeff Sessions du poste d’« Attorney General » car jugé trop mou lorsqu’il s’agit d’enquêter sur les affaires du Parti démocrate. Évidemment, la maîtrise du Sénat voue à l’échec toute tentative d’impeachment lancée par des Démocrates vindicatifs.

En réalité, Trump vient de remporter de beaux succès.

Le premier d’entre eux, c’est d’avoir repris le contrôle du Parti républicain. Les “Never Trumpers” sont défaits, remplacés par des élus ayant publiquement soutenu Trump et sa politique.

Les Démocrates, eux, font face à d’autres problèmes – notamment un manque de crédibilité sur le plan national. Leurs leaders sont ridiculisés et détestés, principalement depuis leur cirque autour de la nomination du Juge Kavanaugh à la Cour suprême. Cela obère la sélection d’un candidat crédible pour les prochaines élections présidentielles d’autant plus que les Démocrates ont clairement affiché et lutté sur des valeurs anti-occidentales et anti-blanches montrent que le Parti Démocrate de 2018 est celui du socialisme, de la fiscalité, de la division et du racisme.

Les Démocrates sont donc face à l’insoluble défi de devoir composer avec de nouveaux élus indisciplinés et radicaux, tout en faisant des propositions qui devront être acceptées au-delà des frontières partisanes par leurs adversaires républicains.

Finalement, la vague bleue s’est transformée en vaguelette qui risque de faire plus de dégâts à gauche qu’à droite. Trump ne s’en sort pas si mal.

André Bercoff : «La stratégie de Trump est celle constante, du rapport de force»

21/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
André Bercoff, auteur de «Donald Trump, les raisons de la colère» revient sur la guerre économique entre la Chine et les Etats-Unis amplifiée par la décision du département américain de la Justice qui a poussé deux médias d’Etat chinois à s’enregistrer comme agents étrangers.


Trump, Salvini : l’histoire s’écrit sans Macron, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron ne voit pas que l’histoire s’écrit sans lui. Les “populistes” qu’il méprise sont ceux qui, forts du soutien de leurs électeurs, remportent les victoires. Donald Trump vient de signer avec la Corée du Nord, mardi, un accord capital sur la dénucléarisation progressive de la péninsule coréenne. Le texte, à compléter, éloigne la perspective d’un conflit nucléaire. En s’opposant à l’arrivée en Italie d’un bateau transportant des clandestins, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, a également démontré que la détermination d’un homme à appliquer son programme était plus efficace qu’un bavardage multilatéral, incapable de produire une ligne claire.

Face à Trump et à Salvini, Macron ne cache plus son aversion. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a qualifié le rapprochement historique entre les Etats-Unis et la Corée du nord de simple “événement significatif”, alors même que Trump et Kim Jong Un ont confirmé, ce mercredi, des invitations dans leur pays respectif. Hier, le chef de l’Etat a dénoncé, parlant du refus italien d’accueillir l’Aquarius et ses 629 clandestins, “la part de cynisme et d’irresponsabilité” du nouveau gouvernement. La France s’est pourtant gardée d’ouvrir, même en Corse, un de ses ports au navire indésirable. L’Aquarius a finalement trouvé à accoster à Valence (Espagne). Les donneurs de leçons feraient mieux de s’abstenir quand eux-mêmes se révèlent incapables d’appliquer ce qu’ils exigent des autres…

Le président français a eu les honneurs de la presse américaine pour sa “féroce” poignée de main avec Trump, lors du G7 : elle a laissé la trace de son pouce sur la peau du président américain. Cette vacuité dans l’évaluation des rapports de force résume la détresse du camp du Bien, confronté à sa marginalisation. Car un basculement idéologique est en cours, sous la pression des nations excédées. Trump est plus populaire aux Etats-Unis que Macron ne l’est en France. Les sondages soutiennent Salvini. Le chef de l’Etat se trompe d’adversaires quand il réserve ses attaques à ces fortes têtes, tout en ménageant ceux qui insultent la France. La prudence d’Edouard Philippe sur le chanteur islamiste Médine, invité au Bataclan (blog de lundi), dit la lâcheté de la Macronie : le premier ministre s’est contenté de rappeler la liberté d’expression, sans juger la profanation.

C’est cette faiblesse face aux vrais ennemis de la France qui choque, tandis que sont désignés comme dangereux ceux qui entendent défendre leur pays d’une invasion migratoire et d’une soumission, par paresse ou par crainte, à l’idéologie islamiste. Lundi, la municipalité communiste de Bezons (Val d’Oise) a inauguré, sous pression musulmane, une Allée de la Nakba (avec drapeau palestinien et texte en arabe) “en mémoire de l’expulsion de 800.00 palestiniens (…) par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël”. Mardi, face au tollé, la plaque a été retirée. Mais comment ne pas s’inquiéter de la France de demain, quand de telles provocations anti-juives se produisent déjà ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Chine, Corées, Iran : André Bercoff décrypte «l’art de la négociation» de Donald Trump

Donald Trump Onu

24/05/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si Donald Trump a évoqué le report possible de sa rencontre avec Kim Jong-un, le journaliste et écrivain André Bercoff souligne les qualités de négociateur du président américain, qui a selon lui fait plier la Chine et rapproché les deux Corées.


Éric Zemmour : “Avec Donald Trump, Kim Jong-un a trouvé son alter-ego”

27/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour Éric Zemmour, la rencontre entre les deux Corées est historique. Une détente diplomatique rendue possible grâce à Donald Trump, qui par son imprévisibilité fait peur à Kim Jong-un.

Tous les présidents américains, de Clinton à Obama, en passant par Bush, s’y sont cassé les dents. Les Chinois eux-mêmes, maîtrisent de moins en moins ce lieutenant coréen qui rêve d’émancipation. Avec sa réputation de fou incontrôlable, le patron de la Corée du Nord fait peur à tout le monde. Mais Kim Jung-Un a trouvé son alter-ego en la personne de Donald Trump.

Le président américain a repris la stratégie de Richard Nixon qui expliquait pendant la guerre du Vietnam qu’il était bon que ses adversaires le croient fou. Cela le rendait imprévisible et donc plus inquiétant. Bien sûr, les responsables américains savent qu’ils sont coincés. Qu’ils ne pourront jamais bombarder un pays qui a des capacités de riposte nucléaire.

Mais Trump, malgré tout, a fini par le faire croire. A force de défis virils avec celui qu’il surnomme drôlement “Rocket man”, il a donné l’impression qu’il jouait vraiment au docteur folamour. En Corée du Nord, certains ont commencé à s’inquiéter. Et si ce fou appuyait sur le bouton ? A Séoul, en Corée du Sud, on s’est encore plus inquiété. Et si ces deux fous, appuyaient sur leurs boutons nucléaires ? Où joueraient ils ? Sur le territoire de la Corée du Sud.


Lutte contre l’immigration : Donald Trump veut envoyer l’armée défendre la frontière sud avec le Mexique

Donald Trump Onu

04/04/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Le président américain a promis mardi qu’il enverrait des soldats protéger la frontière sud avec le Mexique. Il a accusé les autorités mexicaines et son prédécesseur Barack Obama de laxisme sur ce dossier.


Mur anti-immigration : Donald Trump s’est rendu à la frontière mexicaine

14/03/2018 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Donald Trump s’est rendu, mardi soir, à la frontière mexicaine, à Otay Mesa, sur le site où se dressent huit prototypes de l’immense barrière physique qu’il entend dresser entre les deux pays. Alignés les uns à côtés des autres sur un vaste terrain désaffecté, au pied des collines mexicaines, ils sont en béton ou en acier, et mesurent près de 9 mètres de haut.

Certains Californiens sont contre cette idée et le font savoir.

Pas de quoi déstabiliser Donald Trump. “si vous n’avez pas de mur, vous ne pouvez pas avoir de pays. Il y a beaucoup de problèmes au Mexique, et sans mur, il y aura du grabuge!“, a lancé le chef de l’Etat américain.


Vainqueur celui qui cessera de se justifier ! – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’homme de droite a la fâcheuse tendance à se justifier, s’excuser, donner des gages. Éric Zemmour, dans le dernier Zemmour & Naulleau, faisait remonter ce besoin irrépressible à la peur de la guillotine. Deux siècles plus tard, la crainte de la mort sociale a succédé à celle de la mort biologique. Qui agit sans se plier à l’idéologie de gauche s’expose à cette mort sociale. Perte d’emploi, mise à l’écart associative, paria des médias… l’homme de droite est devenu un homme des catacombes. Qu’il surgisse au grand jour, avec ses arguments, ses raisonnements, ses faits et leurs commentaires, et le voilà bientôt enjoint par la gauche de s’expliquer, de se justifier et, terme du processus, de s’excuser. La morale de la gauche est sa meilleure arme politique. Qui ne le voit combat aveugle. Qui s’y plie a perdu. Qui croit habile de tenter de la retourner, en une sorte de judo, s’y perd.

À force de reculades, l’homme de droite en vient à défendre des positions de l’adversaire. La candidature à la présidentielle d’Alain Juppé a été l’occasion pour plusieurs journalistes de rappeler quel était le programme du RPR en 1990 alors qu’il en était le Secrétaire général. Lors de l’émission Des paroles et des actes sur France 2, à l’évocation des mesures droitières qui y figuraient, notamment sur l’islam et l’immigration, le maire de Bordeaux a eu l’air sincèrement surpris et a reconnu sans sourciller qu’il s’était trompé.

Cette lente évolution idéologique illustre la capacité de la gauche à tirer l’échiquier politique dans sa direction, à répandre sa pensée partout et à en chasser toute réfutation. Non en sortant victorieuse de l’affrontement des idées mais, au contraire, en évitant cet affrontement, en contraignant l’adversaire à ne pas combattre. D’aucuns ont baptisé cela le « mouvement sinistrogyre ». D’autres ont parlé de terrorisme intellectuel. Quoiqu’il en soit, le résultat est là : une certaine droite a peur. La gauche ne peut lui interdire de se présenter à des élections ni de les gagner. En revanche, elle lui a imposé une barrière à ne pas franchir : appliquer des idées de droite et notamment dans le domaine de l’identité.

Comme Nicolas Sarkozy hier, Laurent Wauquiez aujourd’hui semble avoir compris que cette soumission était gage de défaite. Mais plus que les conseils d’un Patrick Buisson ou la pression d’une « droite hors des murs », c’est le poids électoral du FN qui a conduit ces hommes à ce constat. Pour autant, ni Sarkozy ni Wauquiez n’ont la stature pour incarner ce grand retournement de la droite française. Il leur manque l’épaisseur, le caractère, le goût du mythe et de l’histoire. En cela, ils ressemblent à la quasi-totalité des chefs politiques d’Europe de l’Ouest et, plus largement, occidentaux.

On aurait pu croire jusqu’en 2016 que telle était la fatalité de nos vieilles nations épuisées et sorties de l’histoire. Or, l’irruption de Donald Trump a prouvé le contraire. Trump est une révolution. Il ne s’excuse jamais. Au contraire, il accuse son adversaire. Il lui fait revêtir le costume du « bad guy ». D’instinct il a compris le jeu de la gauche morale qui est au moins aussi active aux États-Unis qu’en Europe. Il l’a compris et il le balaye d’un seul revers de la main.

Ne pas s’excuser, ne pas se justifier, au-delà des idées politiques défendues : telle doit être la ligne de conduite d’un homme politique qui veut emporter le suffrage populaire. Lorsque l’on a la conviction que son combat est légitime, il n’est nul besoin de le justifier. À force de justifications, d’excuses et de gages donnés, c’est la force de conviction de celui qui s’y soumet qui est mise en doute. La gauche comme la classe médiatique n’ont en aucun cas une quelconque autorité morale qui leur permet de distribuer les bons points. Celui qui s’en rendra enfin compte, à n’en pas douter, remportera la mise. En France comme aux États-Unis. Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

[VIDEO] Donald Trump face à l’Europe

15/02/2018 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Un an après l’élection de Trump, les cartes du jeu international sont rebattues. Alors que l’on imaginait un frein à l’interventionnisme des Etats-Unis, on assiste au contraire. Jean-Loup Izambert offre un décryptage brillant de la géopolitique américaine actuelle.


Donald Trump remporte un franc succès avec son premier discours sur l’état de l’Union devant le Congrès

02/02/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de sa prise de fonctions le Président Trump dressa un tableau sombre du pays dont il prenait les rennes. Dans son discours d’investiture il proposa, pour y remédier, un programme ambitieux dont la réalisation dépendait de l’apaisement des rivalités partisanes. Un an plus tard, les luttes partisanes ayant redoublé, bloquant l’adoption de nouvelles mesures législatives une faible partie de ce programme se réalisa à l’exception de la réforme fiscale. Dans un contexte économique stimulé et embelli par les réductions d’impôts, le Président était très attendu pour le premier « Discours sur l’Etat de l’Union » rituellement prononcé en janvier devant le Congrès.

La cérémonie fut boycottée par des élus Démocrates majoritairement Afro-Américains, mais aussi par Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour Suprême de sensibilité démocrate et nommée par Bill Clinton.

Le Président décrivit en termes superlatifs la santé retrouvée de l’économie américaine. Il réclama de ce Congrès profondément divisé des initiatives bi-partisanes dans le domaine des grands travaux d’infrastructures et de l’immigration. Il annonça en outre le maintien de la prison de Guantánamo. Mais le fait majeur de ce discours fut de proposer un plan en quatre points de réduction de l’immigration. A son énoncé, mais aussi dans d’autres circonstances la majorité de l’assistance se leva pour l’acclamer. Comme à son habitude, il fit venir des héros de l’Amérique profonde qu’il fit applaudir et qui, eux aussi, connurent un vif succès. A la fin du discours l’assistance scanda USA… USA… USA… et chanta l’hymne national.

Selon un sondage CBS, 75% des téléspectateurs du discours de Donald J. Trump sur l’Etat de l’Union prononcé hier en approuvent le contenu. 80% d’entre eux pensent que le discours fut plus rassembleur que clivant. Ce taux d’approbation s’élève à 97% chez les spectateurs Républicains, 72 % chez les indépendants et quand même 43 % chez les Démocrates. Le niveau d’approbation chez les “indépendants” traduit le succès de la demande d’une approche bi-partisane. De plus, 72% des sondés disent approuver les mesures destinées à restreindre l’immigration.