[Lu sur le Net] Coeur rebelle par fidélité

[Lu sur le Net] Coeur rebelle par fidélité

01/11/2014 – PARIS (via Causeur.fr)
« Tout homme porte en lui une tradition qui le fait ce qu’il est. Il lui appartient de la découvrir. La tradition est un choix, un murmure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis. Elle me dit que je suis de quelque part. » Ce murmure traverse le Cœur rebelle, il enfle quelquefois et se fait chant tragique pour raconter l’engagement, l’aventure, les combats et surtout la fraternité exigeante des hommes et celle, tragique, des peuples. Dans ses belles Réflexions sur les hommes à la guerre, le philosophe américain Jesse Glenn Gray distinguait l’amitié, sentiment ouvert et libre, de la fraternité, au caractère plus exclusif, qui se forge dans les conditions particulière de la caserne, de l’usine, de l’école, de la guerre et du front. Au-delà des engagements politiques radicaux dont il témoigne, le Cœur Rebelle dépeint le parcours d’un individu dont l’existence s’est intimement attachée à ce « grand moment lyrique » de la fraternité au combat.

Au-delà des engagements politiques radicaux dont il témoigne, le Cœur Rebelle dépeint le parcours d’un individu dont l’existence s’est intimement attachée à ce « grand moment lyrique » de la fraternité au combat.

(…)

Le Cœur Rebelle n’est pas un livre qui souffre l’inconstance. On le traverse d’une traite, sans lanterner, comme on se lance dans un coup de main. L’histoire que raconte Dominique Venner, c’est celle d’un jeune homme en quête d’aventures pendant soixante ans dans une France qui aime de moins en moins les aventuriers : « J’avais soif de vie et je me sentais périr d’ennui. À cela personne ne pouvait rien. » Peu étonnant pour le jeune homme qui a dévoré Jack London ou James Oliver Curtwood, qui s’est nourri des fresques épiques de Georges d’Esparbès ou Prosper Mérimée et s’est laissé griser par l’histoire de Sparte, la cité guerrière. Des grands auteurs de la droite littéraire, Dominique Venner dit simplement qu’il les a lus « pour ne pas paraître idiot dans les conversations entre initiés. Mais je ne peux pas dire qu’ils aient vraiment compté dans ma formation. » Plus tard viendront cependant Ernst Jünger, Julius Evola, Rainier Maria Rilke, Curzio Malaparte, Ernst Von Salomon ou Vladimir Illitch Lénine dont le titre de l’ouvrage Que faire ? pourrait résumer l’existence de Dominique Venner s’il était vraiment possible d’enfermer une vie entière dans une simple phrase. Le jeune amateur de grand large qui trouva un jour, caché dans un placard de sa grand-mère, un petit revolver devenu le symbole de la vie romanesque à laquelle il aspirait, fuit à quatorze ans à Marseille dans l’intention de s’engager dans la Légion Etrangère à Sidi Bel Abbes, en Algérie. Le billet est ruineux, il choisira donc la Corse, pour tenter de rallier la caserne d’Ajaccio. À sa descente du bateau, le fugueur est cueilli par la gendarmerie et renvoyé chez lui. L’Algérie attendra. Pas longtemps, car c’est peu dire que la guerre d’Algérie occupe une place centrale dans la vie de Dominique Venner et dans le Cœur Rebelle.

Le Cœur Rebelle n’est pas un livre qui souffre l’inconstance. On le traverse d’une traite, sans lanterner, comme on se lance dans un coup de main. L’histoire que raconte Dominique Venner, c’est celle d’un jeune homme en quête d’aventures pendant soixante ans dans une France qui aime de moins en moins les aventuriers : « J’avais soif de vie et je me sentais périr d’ennui. À cela personne ne pouvait rien. »

(…)

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France se console en biberonnant l’alcool douceâtre de la repentance et rêve qu’elle pourrait se fondre progressivement dans le néant confortable de la fin de l’histoire. L’Algérie, quant à elle, continue de se griser comme elle peut des souvenirs héroïques de la geste de l’indépendance pour oublier que ses dirigeants corrompus ne sont jamais parvenus à bâtir complétement une nation sur la terre du pays libéré. Le livre de Venner témoigne à sa façon de la fraternité hostile de deux peuples séparés et unis à jamais par une guerre qui forgea deux républiques et une génération de part et d’autre de la Méditerranée.

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Présence de Thierry Maulnier – par Christopher Gérard

Présence de Thierry Maulnier - par Christopher Gérard

25/10/2014 – PARIS (via Archaïon)
Itinéraire singulier que celui de Jacques Talagrand (1909-1988), mieux connu sous son pseudonyme de L’Action française, Thierry Maulnier (photo). Normalien brillantissime, condisciple de Brasillach, de Bardèche et de Vailland, Maulnier fut l’un des penseurs les plus originaux de sa génération, celle des fameux non conformistes des années 30, avant de devenir l’un des grands critiques dramatiques de l’après-guerre, ainsi qu’un essayiste influent, un chroniqueur fort lu du Figaro, et un académicien assidu.

Georges Feltrin-Tracol, "Thierry Maulnier. Un itinéraire singulier"
Georges Feltrin-Tracol, « Thierry Maulnier. Un itinéraire singulier »
Un sympathique essai tente aujourd’hui de sortir Maulnier d’un injuste purgatoire, moins complet bien sûr que la savante biographie qu’E. de Montety a publiée naguère, puisque l’auteur, Georges Feltrin-Tracol, a surtout puisé à des sources de seconde main. Moins consensuel aussi, car ce dernier rappelle à juste titre le rôle métapolitique de Thierry Maulnier, actif dans la critique du communisme en un temps où cette idéologie liberticide crétinisait une large part de l’intelligentsia, mais aussi du libéralisme, parfait destructeur des héritages séculaires. Car Maulnier, en lecteur attentif des Classiques, savait que l’homme, dans la cité, doit demeurer la mesure de toutes choses sous peine de se voir avili et asservi comme il le fut sous Staline, comme il l’est dans notre bel aujourd’hui. Feltrin-Tracol souligne par exemple le fait que, peu après Mai-68, Maulnier s’impliqua aux côtés d’un jeune reître au crâne ras, qui avait tâté de la paille des cachots républicains, dans l’animation d’un Institut d’Etudes occidentales qui influença la toute jeune nouvelle droite. L’activiste en question s’appelait Dominique Venner, futur écrivain et directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire

Le digne académicien, le ponte du Figaro, n’avait pas oublié sa jeunesse d’orage, quand, exaltant Nietzsche et Racine dans deux essais mémorables, il critiquait les mythes socialistes ou nationalistes, et analysait cette crise de l’homme européen dont nous ne sommes pas sortis, en tout cas par le haut. Héritier de Maurras, mais de manière critique et sans servilité aucune (posture moins courante qu’on ne le croit chez les intellectuels français, si friands d’obédiences et de chapelles, si perinde ac cadaver), Maulnier prôna dans des brûlots tels que L’Insurgé (dangereusement proche de la Cagoule, comme me le dit un jour le délicieux Pierre Monnier, salué comme il se doit dans la jolie préface de Philippe d’Hugues) ou Combat une révolte spirituelle (et agnostique), aristocratique (et libertaire), conservatrice (et personnaliste), aux antipodes des mises au pas rouges ou brunes. Son credo peut se résumer par une phrase de son vieux maître provençal : « Un ordre qui est une tendresse tutélaire pour la chair et l’âme des hommes et des choses, à qui il permet de naître, de grandir, et de continuer d’être ». En un mot comme en cent, la subversion classique, celle-là même qu’illustra l’écrivain Jacques Laurent.

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Des livres aux quatre vents, dispersion de la bibliothèque de Dominique Venner

Des livres aux quatre vents, dispersion de la bibliothèque de Dominique Venner

11/10/2014 – LYONS-LA-FORÊT (NOVOPress)
« Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut », Dominique Venner dont la fréquentation des Antiques était naturelle, avait pleinement fait sien ce conseil de Cicéron. Il s’était constitué, au fil des années, une bibliothèque impressionnante dont une partie seulement était dispersée ce dimanche 5 octobre. Les plus nobles volumes avaient été transmis à sa famille, ce sont tout de même quelque 10.000 volumes qui étaient proposés.

Outre Emmanuel Ratier (Faits & Documents), Philippe Conrad (La Nouvelle Revue d’Histoire), Benoit Loeillet (Librairie du Paillon et Europa Diffusion), cette vente exceptionnelle a réuni plus de 200 personnes dans l’Hôtel des ventes Pillet de Lyons-la-Forêt, Village normand noble et plein de charme, où Dominique Venner s’était installé il y a de nombreuses années. Parmi les adjudications les plus remarquables : les œuvres complètes reliées de Robert Brasillach qui ont dépassé les 800 €, ainsi que le lot dédié à la Grèce antique qui a été remporté pour 500 €. Ceux consacrés au Moyen-Age, au monde celtique ou à la Gaule ont également suscité un vif intérêt. Au-delà des valeurs respectives des nombreux ouvrages composant des lots parfois très divers, ce sont les annotations, remarques et développements personnels, de la main de Dominique Venner qui étaient particulièrement recherchés.

Souhaitons que ces nombreux volumes, qui ont nourri le travail de Dominique Venner durant plusieurs décennies, soient féconds pour préparer dans les esprits d’aujourd’hui les victoires intellectuelles, politiques et civilisationnelles de demain. Ce doit être pour nous une conviction : un livre est une arme !

Pierre Saint-Servant

Dimanche 5 octobre, vente aux enchères publiques de la bibliothèque de travail de Dominique Venner

Dimanche 5 octobre, vente aux enchères publiques de la bibliothèque de travail de Dominique Venner

01/10/2014 – LYONS-LA-FORÊT (NOVOPress)
La bibliothèque de travail de Dominique Venner sera mise en vente le dimanche 5 octobre à Lyons-la-Forêt (Eure). Village dans lequel l’écrivain a vécu plusieurs années.

Sa bibliothèque principale (écrivains favoris, livres dédicacés…) est demeurée intacte et a été léguée à ses héritiers.

affiche-vente-bdIl reste cependant un grand nombre de livres (près de 10.000), certains rares ou introuvables, qui ont servi à son travail pendant des décennies. Ils pourront certainement servir à d’autres et ravir des collectionneurs et amateurs.

Cet ensemble exceptionnel d’environ 10.000 livres est composé majoritairement d’ouvrages de travail et de référence qui couvrent les thèmes suivants (par ordre d’importance):

– histoire contemporaine (France, Allemagne, Russie, Italie)
– religions
– Antiquités
– Moyen-Âge
– armes à feu et armes blanches
– histoire militaire
– monde de la chasse

Ces livres proposés par lots sont tous marqués d’un ex-libris et un grand nombre est annoté de la main de Dominique Venner. La vente comprendra aussi des meubles et objets personnels, notamment quelques armes anciennes et de chasse, trophées et autres collections cynégétiques (fouets de vénerie, poudrières, tableaux…).

Détails pratiques : exposition le samedi 4 octobre de 14h30 à 18h et le dimanche 5 octobre de 10h30 à 12h. Possibilité d’enchérir par téléphone.

Salle des ventes Pillet,
1 rue de la Libération
27480 Lyons-la-Forêt
Téléphone:
02 32 49 60 64
marie-noelle.pillet@orange.fr

Crédit photo Une : DR

« Histoire et traditions des Européens » de Dominique Venner enfin réédité

"Histoire et tradition des Européens" de Dominique Venner enfin réédité

21/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ouvrage essentiel de Dominique Venner, « Histoire et traditions des Européens – 30.000 ans d’identité » est réédité. Ce livre est un outil indispensable pour prendre conscience de la longue mémoire européenne, mais aussi pour lutter contre le Grand Effacement, préalable au Grand Remplacement.

Qu’est-ce que la France? Qu’est-ce que l’Europe? Que sommes nous et où allons-nous? Pour Dominique Venner, l’Europe n’est pas née du traité de Maastricht. Elle est issue d’une communauté de culture qui remonte à la plus lointaine préhistoire. Elle se définit comme une civilisation très ancienne, tirant sa richesse de ses peuples constitutifs, d’une même histoire et d’un même héritage spirituel qu’il a souvent fallu défendre. Revenir aux sources, tel est donc l’objet de cet ouvrage qui se veut une métaphysique de l’histoire. On y découvrira ce que nous avons en propre depuis les poèmes homériques, les légendes celtes et nordiques, l’héritage romain, l’imaginaire médiéval, l’amour courtois… On y suivra la quête de notre tradition européenne authentique, une façon d’être unique devant la vie, la mort, l’amour et le destin.

Succès des deuxièmes Journées identitaires Ouest et Île-de-France

Succès des deuxièmes Journées identitaires Oues et Île-de-France

09/09/2014 – LE MANS (NOVOpress)
Ce sont donc plus de 85 cadres et militants qui ont répondu présent pour les 2èmes Journées Identitaires Ouest & Île-de-France.

Placées sous le thème « Retrouvons notre mémoire pour préparer la victoire », ces journées ont été l’occasion pour chacun de recevoir de solides munitions intellectuelles. Se sont ainsi succédés à la tribune Jean-David Cattin (« Charles Martel, un exemple pour notre temps »), Martin Sellner (« Des siècles passés à aujourd’hui, les peuples européens unis pour leur survie ») et Jean-Yves Le Gallou (« Dominique Venner, retrouver nos racines pour sortir de la dormition »).

Fabrice Robert est intervenu en ouverture de la soirée sur le thème « Victoires patriotiques, victoires identitaires, préparer l’avenir », occasion de rappeler le rôle indispensable du mouvement identitaire dans le combat politique en France.

Après un grand banquet « cochon grillé » partagé par plus de 70 participants samedi soir, la matinée du dimanche fut consacrée à une Table ronde de la réinformation à laquelle participaient Arnaud Naudin (pour Novopress) et Jean-Yves Le Gallou (pour Polemia). Les échanges avec la salle ont été particulièrement denses et ont permis de faire le bilan de l’avancée des combats de réinformation et d’envisager les perspectives d’avenir (intensification de la réinformation sur les réseaux sociaux, partenariats entre médias, lutte contre l’infobésité et guerre sémantique).

Crédit photos : Génération identitaire Le Mans

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Ils interviendront aux Journées Identitaires (1) – Jean-Yves Le Gallou

Ils interviendront aux Journées Identitaires (1) - Jean-Yves Le Gallou

21/08/2014 -PARIS (NOVOpress)
Pour la deuxième année consécutive auront lieu les 6 et 7 septembre prochain, à proximité du Mans, les Journées Identitaires Ouest & Île-de-France. Ce week-end est ouvert à tous, militants comme sympathisants.

Jusqu’au 6 septembre, retrouvez sur Novopress les portraits des intervenants de ces II° Journées Identitaires. Aujourd’hui, Jean-Yves Le Gallou.


Ancien élève de l’ENA, diplômé de Sciences-Po Paris, Jean-Yves Le Gallou est le président de la Fondation Polémia.

Ancien député européen et président de groupe au conseil régional d’Ile-de France, il fut pendant de très nombreuses années un cadre actif et écouté du Front national.

A l’origine du concept de « préférence nationale », il a fortement contribué à la diffusion de mots-clefs tels que la réinformation ou le racisme anti-blanc. Considérant les batailles de l’information et les guerres sémantiques comme décisives, Jean-Yves Le Gallou a également été à l’initiative de la désormais célèbre cérémonie annuelle des Bobards d’Or.

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Armée : les derniers fidèles d’une austère religion – par Dominique Venner

Armée : les derniers fidèles d'une austère religion - par Dominique Venner

17/07/2014 – PARIS (via Métapo Infos)
Nous reproduisons ci-dessous un texte de Dominique Venner cueilli dans la revue Item en 1977 et consacré à l’armée comme refuge de valeurs essentielles à la vie de la cité.


Je me sens peu de goût pour défendre les militaires indéfendables. Leurs insuffisances sont les causes premières de l’antimilitarisme. Il me suffit d’éveiller mes propres souvenirs. Durant les trente mois passés sous l’uniforme pendant la guerre d’Algérie, j’ai connu peu d’hommes de qualité. En fait de guerriers, j’ai surtout rencontré des fonctionnaires timorés. Cette armée était une remarquable machine à tuer les vocations. Chez les cadres, en dehors de fulgurantes exceptions, la mollesse du caractère, l’apathie intellectuelle et même le débraillé physique semblaient la règle. En dessous, se traînait en maugréant un bétail sale et aviné. Cette caricature d’armée était à l’image de la société. Les choses ne se sont pas améliorées.

Mais il y avait des exceptions. Là, battait le cœur véritable de l’Armée. Les paras n’étaient pas seuls à donner le ton. Il arriva qu’au sein du régiment « cul de plomb » le plus loqueteux, une compagnie, voire une section tranchât, par la seule grâce d’un officier ou d’un sous-officier différent. Ceux-là avaient transformé les bidasses en hommes.

Tel est le miracle de la société militaire, si malade fût-elle. Tout y est possible pour des tempéraments forts et imaginatifs.

Depuis trente ans et plus, l’armée propose aux lecteurs de ses affiches « un métier, un avenir ». Du temps de Montluc ou du Maréchal de Saxe, les rutilants sergents-recruteurs promettaient l’aventure et la gloire. Rien n’interdirait d’actualiser. Quand elle a des chefs capables, l’Armée offre aux jeunes hommes tout juste sortis de l’adolescence les grandes vacances des servitudes civiles. Plus de profs, plus de patrons, plus de factures ni de percepteur. L’anti-« métro-boulot-dodo ». Le plaisir d’être jeunes, souples, agiles et forts. Le régiment, c’est la bande, avec ses rites et ses lois.

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La fondation de l’Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne vient d’être créée

Il y a 50 ans était publié à titre posthume « Le testament d’un européen » de Jean de Brem

« Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame.

Jean de Brem
Jean de Brem, tué en 1963 par la police gaulliste

Chacun de nous est le dernier des Européens.

Je suis le prince débile issu d’une lignée de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l’âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires(…)Je ne puis laisser qu’un message : l’histoire, la très belle histoire d’une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d’hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu’importe. Voici comme un dernier cri de rage et d’amertume.

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Colloque Dominique Venner : entretien avec Jean-Yves Le Gallou

Colloque Dominique Venner : entretien avec Jean-Yves Le Gallou

21/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Un premier colloque consacré à Dominique Venner s’est déroulé le 17 mai dernier à Paris. Novopress revient sur la tenue de cet évènement en interrogeant Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia.


Pourquoi ce colloque ? Était-ce la volonté de Dominique Venner ?

Dominique Venner avait une préoccupation majeure : la transmission de la longue mémoire européenne. Ce colloque s’est inscrit dans cette perspective car toute son œuvre est irriguée par une vision héroïque de l’histoire et par la culture européenne. Faire connaître l’œuvre de Dominique Venner, c’est donc contribuer à la transmission de la longue mémoire européenne. Pour savoir d’où l’on vient – et où on va – il faut lire ou relire « Histoire et tradition des Européens », notamment les jeunes générations qui se sont fait voler l’héritage de leurs ancêtres par l’éducation nationale et qui ont besoin de se former pour vaincre.

Ce colloque intervient près d’un an après le sacrifice de Dominique Venner. Avec le recul, quelle importance accordez-vous à ce geste ?

Il a donné une force nouvelle à son œuvre : il a montré que chez lui ses écrits n’étaient pas de simples mots mais correspondaient à une réalité profondément vécue. Il voulait réveiller des consciences assoupies : il y est parvenu.

Ce premier Colloque correspond à la réédition du Cœur Rebelle. Pensez-vous que ce livre peut réellement toucher les jeunes européens de 2014 ?

Oui, car ce qu’il décrit de l’engagement est intemporel. Le courage, l’insoumission sont des vertus incontournables. Le Cœur rebelle, c’est une leçon d’énergie.

Pourquoi ne pas évoquer la chasse, l’Europe, les armes, des thèmes chers à Dominique Venner ?

Il y aura d’autres colloques, sur d’autres thèmes : l’historien spécialiste, l’historien méditatif, l’historien critique ! Avec d’autres intervenants ! Et pourquoi pas un colloque avec des vingtenaires et des trentenaires s’étant appropriés telle ou telle partie de l’œuvre.

Et au-delà quels sont vos projets ?

Nous avons à cœur – comme Dominique Venner nous l’avait demandé – de créer un Institut de la longue mémoire européenne (ILME) un organe de transmission et de formation. Nous y reviendrons. Après sa fondation très prochaine au sommet de l’Olympe.

Propos recueillis par Novopress

Vendredi 23 mai : Soirée « Livr’arbitres », Dominique Venner et Roland Laudenbach à l’honneur

Vendredi 23 mai : Soirée "Livr'arbitres", Dominique Venner et Roland Laudenbach à l'honneur

20/05/14 – PARIS (NOVOpress)
A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro comportant deux dossiers principaux, l’un consacré à Dominique Venner (sous la direction de Xavier Eman),l’autre à Roland Laudenbach (sous la direction de Michel Mourlet), la revue littéraire non-conforme « Livr’arbitres » organise sa désormais traditionnelle soirée“apéritif et dédicaces”.

Celle-ci se déroulera le vendredi 23 mai, à partir de 20 heures, au restaurant “Ratatouille”, 168 rue Montmartre, Paris 2ème.

Dans une atmosphère conviviale, les lecteurs et les curieux sont invités à rencontrer à cette occasion les écrivains qui collaborent à la revue ou dont les ouvrages ont été évoqués dans ses colonnes. Ils pourront également acheter des livres neufs ou d’occasions, les faire dédicacer et échanger autour d’un verre de vin…

Parmi les auteurs présents, Emmanuel Ratier dédicacera son dernier ouvrage, le très explosif « Le vrai visage de Manuel Valls ».

Livr’arbitres
36 bis, rue Balard
75015 Paris

www.livr-arbitres.com

Dominique Venner : « Un guide »

Dominique Venner : « Un guide »

Novopress vous propose en exclusivité des textes du Livr’Arbitre Hors-série consacré à Dominique Venner. Vous pourrez vous procurer l’exemplaire complet lors du colloque qui aura lieu samedi 17 mai à La Maison de la chimie.


Dominique Venner vu d'ItalieG. Halbin d’Yvet – « — Qu’est-ce que tu lis ?
Histoire et traditions des Européens, de Dominique Venner, réponds-je avec la conviction d’intéresser mon collègue, comme on peut, à 18 ans et en prépa Lettres, l’imaginer naïvement.
— C’est un livre à thèse ? Ça prouve quoi ? demande-t-il avec suspicion.
— Ça met en perspective l’originalité et les fondements de l’identité européenne.
— Ah, c’est un bouquin raciste. »
J’avais entamé ce premier livre de Dominique Venner fin août, à l’aube de la vie étudiante. Alors qu’il traçait dans mon esprit le cadre de toutes mes considérations historiques à venir, mes camarades d’étude le condamnaient d’office au pavillon des cancéreux : tant pis pour eux. J’avais déjà lu qu’être rebelle, c’est préférer se mettre tout le monde sur le dos plutôt qu’à plat ventre.

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Dominique Venner vu d’Italie

Novopress vous propose en exclusivité des textes du Livr’Arbitre Hors-série consacré à Dominique Venner. Vous pourrez vous procurer l’exemplaire complet lors du colloque qui aura lieu samedi 17 mai à La Maison de la chimie.


Dominique Venner vu d'ItaliePar Adriano Scianca – Avant le 21 Mai 2013, le nom de Dominique Venner n’évoquait sans doute pas grand chose dans le milieu nationaliste militant italien. Rien à voir, par exemple, avec la grande (et du reste méritée) popularité dont bénéficie aujourd’hui de ce coté des Alpes un penseur comme Alain De Benoist. C’est d’ailleurs un fait curieux, l’esprit italien étant – et parmi les italiens “de droite” de manière encore plus prononcée – plus enclin à l’intérêt historique, à l’émotion et à la sensibilité à l’image qu’à la théorie, au raisonnement et à l’érudition.

Et pourtant les livres de Dominique Venner traduits dans la langue de Dante sont restés jusqu’à aujourd’hui au nombre de deux : Baltikum et Le blanc soleil des vaincus, de plus dans des éditions très anciennes et de fait introuvables. Il existe, il est vrai, une attention toujours très elevée envers l’ample nébuleuse de la Nouvelle Droite, ainsi il a du arriver au lecteur italien qui cherche à découvrir quels ont été les premiers pas du GRECE de lire le nom de Dominique Venner au hasard des pages de quelque livre sur “la droite des dieux”. Mais il s’agit d’une connaissance superficielle, assez abstraite, qui ne rend pas justice à cette personnalité extraordinaire.

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Alain de Benoist : « Le suicide de Dominique Venner fut à l’opposé de tout désespoir et de toute lâcheté »

Alain de Benoist : "Le suicide de Dominique Venner fut à l'opposé de tout désespoir et de toute lâcheté"

14/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 17 mai à Paris aura lieu le premier colloque consacré à Dominique Venner « écrivain et historien au coeur rebelle ». Ce colloque se tiendra à la Maison de la Chimie – 28 bis, rue Saint-Dominique 75007 Paris -, à partir de 14h30. Les frais de participation sont de 10 euros. Attention, le nombre de places limités, il vaut mieux s’inscrire par le biais de cette billetterie. Des ouvrages de Dominique Venner seront en vente lors de ce colloque.

A cette occasion, Novopress a interrogé les intervenants de ce colloque. Aujourd’hui, Alain de Benoist. Propos recueillis par Romain Lecap.


Pourquoi ce colloque ? Était-ce la volonté de Dominique Venner ?

Ce colloque est organisé à l’initiative des amis de Dominique Venner, et plus spécialement de ceux qui ont travaillé avec lui durant les dernières années de sa vie dans le cadre de « La Nouvelle Revue d’histoire. Il marque le premier anniversaire de sa mort.

A qui s’adresse-t-il ?

Il s’adresse à tous ceux qui ont connu Dominique Venner, et plus largement à tous ceux qui l’ont lu et ont apprécié ses écrits. Mais pour ceux qui ne sont pas familiers de son œuvre, c’est aussi une occasion d’en apprendre plus sur lui.

Ce colloque intervient prés d’un an après le sacrifice de Dominique Venner. Avec le recul, quelle importance accordez-vous à ce geste ?

Il y a différentes sortes de suicide. Celui de Dominique Venner entre de toute évidence dans la catégorie des suicides sacrificiels. Les circonstances et le lieu de cette mort volontaire étaient propres à marquer les esprits. Il s’agissait pour Venner de porter témoignage et, en même temps, de faire en sorte que sa mort se situe dans la droite ligne de ce que fut sa vie. Comme celui de Yukio Mishima, le suicide de Venner fut à l’opposé de tout désespoir et de toute lâcheté. Il l’a dit lui-même quand il a expliqué sa décision de se sacrifier « pour rompre la léthargie qui nous accable », d’offrir ce qui lui restait de vie « dans une intention de protestation et de fondation ». Dans cette phrase, le mot « fondation » est évidemment celui qui compte.

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Philippe Conrad : « Le Coeur rebelle est un livre admirable de Dominique Venner »

Philippe Conrad : "Le Coeur rebelle est un livre admirable de Dominique Venner"

13/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 17 mai à Paris aura lieu le premier colloque consacré à Dominique Venner « écrivain et historien au coeur rebelle ». Ce colloque se tiendra à la Maison de la Chimie – 28 bis, rue Saint-Dominique 75007 Paris -, à partir de 14h30. Les frais de participation sont de 10 euros. Attention, le nombre de places limités, il vaut mieux s’inscrire par le biais de cette billetterie. Des ouvrages de Dominique Venner seront en vente lors de ce colloque.

A cette occasion, Novopress a interrogé les intervenants de ce colloque. Aujourd’hui, Philippe Conrad. Propos recueillis par Romain Lecap.


Pourquoi ce colloque ? Était-ce la volonté de Dominique Venner ?

Dominique Venner a souhaité que nous poursuivions l’oeuvre qu’il avait entreprise et c’est dans cette perspective que nous avons organisé ce premier colloque consacré à sa mémoire

A qui s’adresse-t-il ?

Cette manifestation s’adresse à tous ceux qui se reconnaissent dans les ouvrages de Dominique Venner, notamment ceux dans lesquels il a apporté une réflexion originale sur l’Histoire et sur le devenir européen. Ce colloque s’adresse notamment aux jeunes qui se trouvent confrontés à la crise majeure que connaissent la France et l’Europe et qui pourraient trouver dans les écrits de Dominique Venner des raisons d’espérer et de se mobiliser en faveur du réveil de l’Europe.

Ce colloque intervient prés d’un an après le sacrifice de Dominique Venner. Avec le recul, quelle importance accordez-vous à ce geste ?

Le geste sacrificiel de Dominique Venner relève d’un choix personnel, mûrement réfléchi, que je n’ai pas à juger. Nous devons en revanche faire en sorte qu’il n’ait pas été vain en continuant à œuvrer pour la reconquête de l’âme et de l’esprit de nos peuples.

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