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Dominique Reynié revient sur l’interdiction de la page Defend Europe par Facebook

Nous avons consacré plusieurs articles aux réactions des médias après l’action de Génération Identitaire de défense des frontières européennes dans les Alpes françaises en avril 2018. Le vocabulaire employé que ce soit dans les médias nationaux ou régionaux, à la télévision ou à la radio, était celui de la disqualification morale. L’interdiction de deux pages Facebook par le réseau social californien a été analysée en référence à un article de la Fondation Polemia. Le politologue Dominique Reynié, Président de la Fondapol (souvent présentée comme proche de LR) a publié une intéressante tribune sur le sujet dans Le Figaro du 11 mai 2018).

Comment Facebook justifie la censure

Le politologue enseignant à Sciences Po et spécialiste du populisme, cite le communiqué de Facebook. L’entreprise justifie sa décision en ces termes : « Nous nʼautorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère dʼintimidation et dʼexclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel. » Exhibant ensuite le « code de conduite » signé avec la Commission européenne en 2016, Facebook assure avoir lʼobligation de réagir en moins de vingt-quatre heures quand un « discours de haine » lui est signalé par des utilisateurs ». Fin de citation.

Dominique Reynié poursuit : « Pourtant, chacun peut consulter, exemple entre mille, des comptes de black blocks, agrémentés de vidéos ou de photos montrant des policiers en flamme, des CRS à terre et blessés, le tout accompagné de commentaires jubilatoires qui expriment souvent de la haine. Cʼest depuis lʼun de ces comptes, toujours actif et dont je nʼapprouverais pas la suppression, quʼà lʼoccasion du 1er Mai fut lancé un événement promettant, je cite, « un mai sauvage », auquel se sont inscrits plus de 1100 participants, donnant lieu à des manifestations de haine dont on a pu constater ce jour-là les effets, bel et bien réels, dans les rues de Paris, sans émouvoir Facebook ».

Censure privée et censure publique, enfouissement des opinions

L’auteur souligne, ce qui avait déjà surpris l’Ojim, la conjonction d’une censure publique (l’intervention du préfet qui préside la DILCRAH) et d’une censure privée (celle de l’entreprise Facebook) : « Qui peut dire comment et par qui a été prise la décision de fermer le compte de Génération identitaire ? Pourquoi ce compte en particulier, parmi tous ceux qui, souvent, devraient être frappés de la même sanction ? Enfin, pourquoi un préfet de la République, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, lʼantisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), sʼest-il publiquement réjoui de la décision de Facebook, dans un tweet dont le texte et la forme semblent vouloir suggérer quʼil avait lui-même pris part à cette décision ou quʼil en avait été informé ? Sʼagit-il dʼun pacte de censure entre la puissance publique et lʼentreprise privée ? ».

Il ajoute que le procédé, « lʼemploi dʼune procédure privée, aussi parfaitement invisible que terriblement efficace, offrant le pouvoir de déclasser – en fait dʼenfouir – des opinions», aboutit à une censure silencieuse, en-dehors de toute intervention judiciaire. Il conclut « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il sʼagit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. ». La question est posée.

Tribune reprise du site OJIM

les_copains

Brèves politiques (France)

30/04/2014 – FRANCE (NOVOpress via Bulletin de réinformation)

À gauche, la politique des copains se poursuit

Une fois n’est pas coutume. Mercredi, Christian Gravel, directeur du service d’information du gouvernement, a été nommé préfet « hors cadre ». Il faut, tout d’abord, rappeler à nos lecteurs que l’État peut nommer sept préfets hors cadre pour des emplois supérieurs comportant une mission de service public relevant du gouvernement. Cette nomination de Christian Gravel, un proche de Manuel Valls, fait suite à celle de Sébastien Gros, un autre proche collaborateur du Premier ministre.

Ces nominations sont de plus en plus courantes, mais elles font du bruit. La Cour des comptes s’alarme, dans un rapport de septembre 2014, sur une hausse de 70 % des nominations en 30 ans. On peut ainsi rappeler la nomination des sarkozystes Brice Hortefeux (en 1995) et Laurent Solly (en 2006).

À droite, c’est la politique des vassaux

Le vassal pour exister a bien besoin de son seigneur. C’est ainsi que les deux fondateurs de la Droite forte, un courant interne à l’UMP, ont souhaité se démarquer de leur grand champion Nicolas Sarkozy. C’est Guillaume Peltier qui a lancé l’offensive en déclarant, je cite : « J’aime trop mon pays pour soutenir uniquement par fidélité un candidat parmi d’autres ». Il a également ajouté avoir rencontré tous les autres ténors du futur parti des Républicains. N’oublions pas que Guillaume Peltier restera chez les Républicains après avoir été l’étoile montante du parti Vendéen mené par Philippe de Villiers. L’autre fondateur de la Droite forte Geoffroy Didier a lui aussi marqué son indépendance tout en déclarant, je cite : « Rester loyal ». Fin de citation.

Régionales : l’UMP nomme des candidats qui ne souhaitent pas revenir sur la loi Taubira

Le politologue Dominique Reynié a été choisi pour diriger la liste rassemblant l’UMP et l’UDI dans la région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon aux élections du mois de décembre. Connu pour ses positions favorables au lobby LGBT, Reynié est un acteur de la dérive vers la gauche de l’UMP, notamment au sein de la Fondation pour l’Innovation Politique. On se souvient que ce « think tank » chiraquien a apporté dès 2005 son soutien au mariage homosexuel : Dominique Reynié avait eu une place centrale dans cette « ouverture » vers les mouvements homophiles les plus extrémistes, dont Act-Up, notamment lors d’un colloque de décembre 2004.

Crédit photo : SteveR- via Flickr (CC)


La Fondapol de Dominique Reynié noue un partenariat avec un site islamiste

La Fondapol de Dominique Reynié noue un partenariat avec un site islamiste [lu sur le net]

La Fondation pour l’innovation politique est un réservoir d’idées créé en 2004, fonctionnant depuis cette date grâce à des subventions massives de Matignon (2,15 millions d’euros annuels selon le rapport d’activité 2007/08), dirigé par le médiatique Dominique Reynié. Celui qui est professeur à Science-politique Paris est selon la presse dans le quartette final des candidats à la direction de l’IEP suite à la mort de Richard Descoing.
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