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Un Président fasciné par les racailles, par Caroline Parmentier

C’est un « fake » ? C’est la phrase qui revient le plus souvent sur les réseaux sociaux après l’édifiante photo de Macron pris en Oréo entre deux jeunes Blacks dont l’un fait un doigt d’honneur. Les Français ont eu du mal à en croire leurs yeux. Et quand on apprend que c’est une scène qui a bien eu lieu, volontairement diffusée par la com du président de la République, le premier sentiment qui domine, c’est la honte.

La première à avoir twitté la photo samedi est Marine Le Pen dénonçant une image « impardonnable », nous l’avons aussitôt reprise sur le site de Présent. Nous étions les premiers. La série de photos a été prise le 29 septembre sur l’île de Saint-Martin aux Antilles, chez des habitants soigneusement choisis. L’un des deux caïds est un braqueur qui sort de prison, les deux individus sont « bien connus des services de police ».

Dans un dialogue où le ridicule le dispute au clownesque, on voit Emmanuel Macron de sa petite voix haut perchée avec un léger cheveu sur la langue, sermonner son grand voyou black entre fascination et fausse indignation : « Plus de braquage, hein ? Fini les braquages ? C’est compris ? » Le tout en le papouillant comme il aime à le faire. Pour celui qui prétendait élever la fonction présidentielle, l’effet est désastreux.

Curieusement, à ses deux protégés, Macron n’a pas dit qu’il leur suffisait de traverser la rue pour trouver du boulot. Ça c’est bon pour les mâles blancs de plus de trente ans ou pour le retraité de Saint-Diez qui s’est pris un rappel à la loi. Le Président n’avait pas eu la même indulgence non plus pour le lycéen blanc qui l’avait appelé familièrement « Manu » et qu’il a sévèrement recadré devant tout le monde, au point que cet élève a été harcelé et moqué pendant des semaines à cause de cette scène. Pourquoi n’a-t-il pas fait la même sortie indignée au jeune Antillais alors même qu’il a été incroyablement grossier ?

Comme l’a déclaré un éducateur de banlieue sur le plateau de C8 lundi soir : « Qu’est-ce que je dis moi maintenant à mes jeunes à qui j’essaie d’apprendre le respect, le savoir-vivre, la façon de s’intégrer et de se comporter ? »

Interrogé sur ces photos lors d’un point presse à Baie Orientale, Emmanuel Macron s’en est aussitôt pris à Marine Le Pen rappelant qu’à la différence de la présidente du RN, « il aimait chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises » : « On ne tirera rien des discours de haine et il faut arrêter de penser que notre jeunesse, parce qu’elle est d’une certaine couleur ou à un moment a fait des bêtises, il n’y a rien à en tirer. » Avant de conclure : « Marine Le Pen n’est pas avec le peuple. Marine Le Pen, c’est l’extrême droite, et l’extrême droite ce n’est pas le peuple. » Marlène Schippa a aussitôt renchéri, affirmant que Marine Le Pen était « le leader d’un grand parti raciste ».

Par conséquent si on ne supporte pas les insultes, les outrages, les doigts, les agressions lorsqu’elles viennent de personnes de couleur, on est raciste ? C’est en effet ce que vivent au quotidien les policiers, les Français contraints de baisser la tête dans les transports en commun, dans les quartiers, à la sortie des boîtes de nuit… On a bien compris ce qu’était la préférence nationale selon Macron, respectueux jusqu’à la servilité des us et coutumes, des mœurs et des codes des racailles. On la subit tous les jours.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 2 octobre 2018

Doigt d’honneur : Quand Macron excuse la vulgarité des uns…, par Ivan Rioufol

La photo a été prise samedi, à Saint-Martin (Antilles) : Emmanuel Macron, amusé, pose en bras de chemise dans la tiédeur d’une pauvre HLM. Il est entouré de deux garçons rencontrés lors d’un bain de foule. Celui qui est à sa droite, contre qui le président colle son épaule, est torse nu. Son pantalon, baissé à l’aine, laisse voir un caleçon à deux rayures. Le jeune Antillais, bien fait de sa personne, fait un doigt d’honneur.

A la gauche du chef de l’Etat se tient un petit voyou en débardeur blanc, caquette à l’envers, chaîne autour cou. Ce dernier s’est présenté ainsi à Macron : “Je suis braqueur, je sors de prison”. Le président lui a fait la leçon, comme le rapporte ce lundi Le Figaro : “T’es costaud comme tout, il faut pas rester comme ça et refaire des bêtises. Les braquages, c’est fini. Tu me l’as dit ? Tu n’oublies pas ? Il faut reconstruire. Ta mère elle mérite mieux que ça !“. Tout dans ce cliché respire la vulgarité : vulgarité des deux jeunes, dans leurs attitudes désinvoltes ; vulgarité du chef de l’Etat, qui se prête à un jeu qu’il n’avait pourtant pas toléré, le 18 juin dernier, quand un Gavroche l’avait interpellé à Paris en l’appelant “Manu”. Macron, furieux : “Tu te comportes comme il faut. Il faut que tu m’appelles Monsieur le Président de la République, ou Monsieur, d’accord ?“. Il est vrai que le 21 juin, lors de la Fête de la musique, le chef de l’Etat et son épouse avaient déjà posé dans un salon de l’Elysée, entourés du groupe techno Kiddy Smile : des artistes se revendiquant “fils d’immigrés, noirs et pédés“, habillés de shorts et de maillots en résille.

Faudrait-il conclure que l’irrespect face au président de la France dépendrait de la couleur de peau de l’interlocuteur ? Faudrait-il comprendre que le Noir serait dispensé d’observer les codes de bienséance exigés du Blanc ? Le deux poids deux mesures du chef de l’Etat invite à cette interprétation communautariste, sinon racialiste. Cette lecture est confortée par les réactions de la Macronie, qui s’est empressée de dénoncer des extrémistes de droite et des racistes chez ceux qui, à raison, se sont dit choqués par ce cliché et l’abandon que laisse voir Macron.

Il est pourtant évident que ce qui pose un problème d’autorité n’est pas la présence de deux jeunes Antillais au côté du président, mais le laisser-aller que tolère celui qui rabrouera un jeune blanc jugé trop impertinent. “Je ne me protège pas“, se justifie le président, à la recherche d’une nouvelle communication plus proche des gens. L’explication ne convainc pas. Le député LeREM Aurélien Taché donne une clé pour comprendre l’attitude de Macron, qu’il approuve. Dans un tweet, Taché estime que “tous ceux qui polémiquent ne supportent tout simplement pas que la France, à tous les niveaux, change de visage”. Cet ode au grand remplacement ethnique, qui vient en appui des alertes de l’écrivain Renaud Camus, se rapproche d’un racisme antiblanc. Il faut dire qu’il n’y a pas pire raciste qu’un antiraciste professionnel : face au Blanc, il voit rouge.

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er octobre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

“C’est impardonnable !”. Marine Le Pen dénonce la photo d’Emmanuel Macron souriant avec un jeune faisant un doigt d’honneur

01/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a donc tenté de dédramatiser une photo prise à Saint-Martin et sur laquelle le chef de l’Etat pose aux côtés de deux jeunes hommes, dont l’un fait un doigt d’honneur.

Marine Le Pen avait rapidement réagi : “On ne trouve même plus de mots pour exprimer notre indignation. La France ne mérite certainement pas cela. C’est impardonnable ! MLP

Mais Emmanuel Macron assume cette photo : “Ce qui fait que je me suis battu pour être élu face à Marine Le Pen et que je suis là aujourd’hui, c’est parce que j’aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises, parce que bien souvent, parce que c’est un enfant de la République, il n’a pas choisi l’endroit où il est né, et il n’a pas eu la chance de ne pas en faire“. Tout en ajoutant : “Marine Le Pen, c’est l’extrême droite, et l’extrême droite, ce n’est pas le peuple. Je suis président de la République et je ne laisserai à personne le peuple.