L’ONU veut nous imposer le rapatriement des familles de djihadistes

27/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Michelle Bachelet, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a formulé cette requête auprès des Etats qui comptent des ressortissants djihadistes. Elle considère comme inacceptable le maintien en détention de membres de familles de combattants islamistes, dès lors qu‘ils ne sont pas poursuivis pour des crimes.

Pour Michelle Bachelet, les Etats doivent donner la nationalité aux enfants de leurs ressortissants, car leur laisser le statut d’apatride serait « un acte de cruauté », dit-elle. Le Haut-Commissaire ajoute qu’il est du devoir des Etats de réadapter les enfants éduqués pour commettre des actes terroristes.

On estime qu’une centaine d’enfants de djihadistes « français » de papier se trouvent dans les camps du Kurdistan syrien. L’ONU semble peu se préoccuper de la sécurité intérieure des pays qu’elle appelle à rapatrier ces individus.

Retour des djihadistes. L’Etat protège les barbares

L’agitation médiatico-juridique bat son plein autour de la condamnation à mort, prononcée par le tribunal antiterroriste de Bagdad, à l’encontre de 9 «Français » appartenant au groupe Etat islamique.

Une opinion publique hostile à ce retour

Sébastien Chenu a résumé le fond de la pensée de l’immense majorité de nos concitoyens à l’égard de ces condamnés en indiquant avec une remarquable économie de mots : « J’en ai rien à foutre des djihadistes français condamnés à mort en Irak ».

Abrupt mais efficace et traduisant parfaitement l’état d’esprit d’une opinion publique qui n’en peut plus de subir sur son sol des attentats islamistes et de devoir, de surcroît, supporter le rappel permanent de l’existence de ces barbares.

La seule réserve à émettre donc sur cet avis lapidaire de Sébastien Chenu tient à la juxtaposition des termes « djihadistes » et « français » qui peut heurter quelques sensibilités et surtout permettre un débat qui ne devrait avoir lieu.

Malgré le désintérêt légitime pour le sort des condamnés à mort manifesté par 90 % des sondés, l’Etat français « s’active au plus haut niveau » pour faire commuer la peine de mort en incarcération à vie dans le cadre de négociations diplomatiques dont on ne saura jamais, si elles aboutissent, ce qu’elles nous auront coûté financièrement et politiquement.

Les droits de l’homme, piège idéologique

Les associations du Camp du bien s’activent également.

Les Droits de l’Homme sont entrés en scène aux côtés de l’Etat de droit.

A ceux qui estiment qu’il serait moral, face à la barbarie, d’abandonner les barbares au sort qu’ils ont librement choisi, rappelons que les choix politiques successifs de nos dirigeants ont, malheureusement autant que méthodiquement, enfermé la France dans les rets quasi irréversibles des « Droits de l’Homme » depuis l’ère Mitterrand.

Le 9 octobre 1981 la peine de mort était abolie par une loi. Il fallait ensuite lier la France par des verrous successifs et étendre l’abolition aux temps de guerre, quelle que soit l’horreur des exactions commises.

Ce fut chose faite par la ratification des protocoles additionnels n° 6 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la modification de la constitution par l’ajout d’un article 66-1 et la ratification du pacte de New York de 1989.

Ainsi, alors qu’en 2015, l’opinion publique, rattrapée par la réalité, se déclarait favorable à l’abandon de l’abolition (sondage Ipsos avril 2015 52% favorables), le retour en arrière s’avèrerait très difficile voire impossible, sauf à sortir des traités internationaux et de l’UE si intransigeante sur «ses valeurs ».

Les pays (les USA n’en font pas partie, non plus que la Chine, l’Iraq, l’Arabie Saoudite etc.) qui ont eu la faiblesse, l’imprévoyance ou la soumission de se lier à des règles internationales en se privant des moyens de lutter à armes égales avec les barbares ont fait clairement le choix de faire supporter à leurs propres populations les pires massacres sans pouvoir éliminer définitivement leurs auteurs.

Lire la suiteRetour des djihadistes. L’Etat protège les barbares

Entre peine de mort et rapatriement, le cas des djihadistes “français” divise

13/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce mardi 11 juin, une famille djihadiste a rejoint le sol français en provenance de la Turquie, où les neuf enfants, leur père et ses deux compagnes avaient été placés en centre de rétention. La veille, douze orphelins de djihadistes avaient également été rapatriés depuis le Kurdistan syrien.

Ces informations font suite à l’annonce de la condamnation à mort, en Irak, de sept puis onze ressortissants français membres du groupe Etat islamique, transférés par les forces armées du Kurdistan syrien aux services de sécurité irakiens.

Qu’en est-il du réel traitement des djihadistes en France ?

Le jugement du tribunal irakien a soulevé de nombreuses critiques en France parmi les opposants à la peine de mort et les familles des djihadistes français. Néanmoins, il ne s’agit que d’une opposition de principe : en France, aucun mécanisme judiciaire ne permet de répondre efficacement à ces situations inédites et complexes. La peine de prison à perpétuité existe en droit français, mais elle se réduit en moyenne à une vingtaine d’années réellement effectuées, selon une étude récente.

On peut se poser la question de l’opportunité pour la France de s’opposer à ces condamnations, qui n’ont pas encore été mises en œuvre, dans la mesure où l’on sait que fin 2019, pas moins de 450 individus radicalisés sortiront de prison – dont une cinquantaine condamnés pour terrorisme.

La question du rapatriement des enfants de djihadistes soulève également les interrogations.

Le principe de précaution voudrait en effet que le retour de ces enfants ne soit pas accepté, mais pour cela faudrait-il que la sécurité des citoyens français demeure une priorité. Sortant des débats juridiques généralement en cours sur le sujet, il est intéressant de notifier que la préparation des futurs combattants passe par des exécutions de prisonniers par des enfants de 3 à 10 ans.

Irak : les djihadistes français méritent leur sort, par Ivan Rioufol

Onze djihadistes “français” ont été condamnés à la pendaison, ces derniers jours, par la justice irakienne. L’opinion, visiblement, ne s’en émeut guère. Votre serviteur pas davantage. Voici un email que j’ai reçu d’une lectrice, le 29 mai. Elle me demande de ne pas diffuser son nom, qu’elle m’a communiqué. Elle est la mère d’une des 90 victimes du Bataclan. Son fils avait 39 ans, père d’un petit garçon de 7 ans à l’époque. Elle écrit : “Hier, mardi 28 mai, je reçois un SMS qui m’indique “Le Drian assure que la France multiplie les démarches pour éviter la peine de mort aux quatre Français (NDLA : le nombre a augmenté depuis) condamnés à mort en Irak”. Voyez-vous, après trois ans et demi, depuis dix jours, à force d’acupuncture et de bienveillance de la praticienne, non remboursé totalement (séances psychologiques refusées, je refuse les soins conventionnels abrutissants) je recommençais à dormir cinq heures d’affilée, cette séquence semble s’être arrêtée ce matin à trois heures et c’est l’une des moindres tortures que mon entourage et moi-même subissons depuis le 13 novembre 2015. Aussi, peut-être comprendrez-vous que je prenne cette annonce comme un outrage, un sentiment de révolte. Les victimes du terrorisme n’ont pas droit à cette sollicitude de l’Etat (…) Alors OUI, je suis pour que l’on abandonne à leur sort les terroristes et OUI je refuse leur retour en France (…)“.

Non seulement je comprends cette position, mais je l’approuve.

Dans une tribune parue de 3 juin sur Franceinfo.fr, quarante-cinq avocats français, et non des moindres, ont alerté sur “l’immense déshonneur” que serait l’abandon de ces condamnés à leur sort. Leurs arguments sont solides : ils rappellent que ce choix de la peine de mort est “contraire à notre ordre public”, l’article 66-1 de la Constitution (“Nul ne peut être condamné à la peine de mort”) ne souffrant d’aucune dérogation, pas même en matière de terrorisme. J’entends ces raisons de droit. Mais elles ne me font pas oublier que ces “Français”, passés sous la bannière de l’Etat islamique, ont eux-mêmes renié leur nationalité et trahi leur patrie. Ils ont brûlé leur passeport et combattu, en Syrie, contre des soldats français. Il n’est pas envisageable de les voir revenir dans le pays qu’ils détestent. Leurs actes de guerre obligent à des sanctions dégagées du droit commun.

J’observe d’ailleurs que les commanditaires français des attentats du 13 novembre ont tous été éliminés en Syrie, et sans procès, par les renseignements français et américains. D’autre part, la France ne s‘est pas opposée au transfert en Irak des prisonniers en Syrie, sachant ce qu’ils risquaient devant la justice irakienne. Enfin, je trouve qu’il y a beaucoup de condescendance chez ceux qui estiment que la justice irakienne serait de second ordre. Non, désolé, je n’ai aucune compassion pour ces onze salauds.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Rapatriement des djihadistes – Alexandre del Valle : « Nos démocraties sont structurellement incapables de mettre hors d’état de nuire des psychopathes »

Le rapatriement des 150 djihadistes de nationalité française depuis le Proche-Orient fait débat. Dans l’intérêt national, vaut-il mieux les laisser sur place ou les avoir sous contrôle en France ? Éléments de réflexion par Alexandre del Valle.

Si on ne rapatrie pas ces djihadistes, quel sera leur sort sur place ?

Si on les laisse sur place, il y a plusieurs possibilités. Ils peuvent rejoindre d’autres lieux de djihad, être exécutés, mais la plus grande probabilité est qu’ils soient relâchés à un moment ou à un autre. De la part des Kurdes ou des Syriens, il y a une volonté de punir l’Occident soit d’avoir été contre le régime syrien, soit d’avoir lâché les Kurdes.

Donc il y a de grandes chances – d’aucuns diraient malchance – que la plupart ne soit pas tués, se retrouvent dans la nature et fassent des petits. D’un autre côté, sur la masse de djihadistes qu’il y a dans ces pays, ça ne change pas grand-chose au niveau local et international. Mais ils peuvent aussi rejoindre des lieux où se préparent des attentats en Europe.

Comme ils sont européens, il est facile avec de faux papiers d’identité de passer parmi les flux de réfugiés clandestins, puis de passer inaperçus une fois sur le sol européen.

Dans ces conditions, la solution la plus sûre pourrait-elle être de les rapatrier et les mettre entre quatre murs ?

Regardons le cas des terroristes italiens d’extrême gauche. Alors qu’ils étaient condamnés à perpétuité en Italie, ils ont ouvert le champagne à Paris, une maison d’édition à Bordeaux, et travaillent comme plagistes au Brésil ou au Mexique. Le problème de nos démocraties c’est qu’un criminel, même lorsqu’il a tué une petite fille, reste rarement plus de quinze ou vingt ans en prison.

Le djihadiste moyen dont on parle a la vingtaine. À quarante ans, cinquante ans maximum, il peut être en grande forme s’il a fait du sport en prison. Il peut avoir encore vingt ans d’activité, au moins dix quand il sera relâché.

Dans nos démocraties, il n’existe plus de prison à vie. À part pour le patron de la Causa Nostra, Toto Rina, qui est resté à vie, il n’y a plus beaucoup de cas où les détenus restent à vie en prison. C’est pratiquement impossible.

Lire la suiteRapatriement des djihadistes – Alexandre del Valle : « Nos démocraties sont structurellement incapables de mettre hors d’état de nuire des psychopathes »

Retour des djihadistes : une compassion mortelle ?

Le retour des djihadistes en France est un sujet sensible qui déchaîne les passions. Nous partageons avec nos lecteurs l’avis de Pierre Boisguilbert. Si le texte qui suit est parfois dur, il traduit néanmoins une vision qu’il est nécessaire d’entendre et de comprendre.

Décidément, nos dirigeants sont prisonniers de leur idéologie et se révèlent incapables d’assumer notre sécurité. Ainsi, le même ministre qui tire sans états d’âmes sur les gilets jaunes tombe-t-il dans le compassionnel dès qu’on évoque le retour des islamistes qui avaient rejoint Daesh en Syrie : « Ce sont d’abord des Français avant d’être des djihadistes. » Répression étatique pour les uns, protection nationale pour les autres.

La fake news de Belloubet sur « les enfants »

Les bras armés d’un califat criminel ont choisi comme patrie celle de l’islamisme radical. Leur nationalité est devenue leur vision de la religion musulmane. Leur patrie, c’est la charia. Ils n’ont plus aucun droit à la nôtre. Ils doivent être punis là où ils ont sévi, en leur chère terre d’islam. Tout le reste n’est qu’arguties juridiques autour d’un état de droit obsolète. On met en avant les femmes et les enfants. Les femmes sont souvent les pires. Les enfants bien sûr n’y peuvent rien. On peut envisager avec les autorités sur place le cas par cas.

On verra bien si, comme le prétend après coup le garde des Sceaux Nicole Belloubet, les « revenants » concernés « sont principalement des enfants ». « Nous pensons qu’à peu près à 75 %, ce serait des enfants de moins de sept ans », a-t-elle affirmé, tout en se disant incapable de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés. Les enfants, c’est facile pour émouvoir et justifier un virage radical, au détriment du principe de précaution pour une fois totalement justifié.

Le ministre de la Justice a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui estimait jusqu’à récemment que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales.

« Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libre sans savoir où ils sont », a précisé Mme Belloubet

Voila donc l’argument pour cacher la compassion vis-à-vis des terroristes musulmans. On laissera y répondre le très lisse Gilles Kepel : « Les contribuables n’ont pas particulièrement vocation à faire en sorte que des djihadistes qui voulaient les tuer soient nourris, logés, blanchis et au chaud », convient le politologue. Dès lors, tout dépend de la manière dont la France va gérer ce retour, en particulier dans le milieu carcéral. « Aujourd’hui, on a déjà plusieurs centaines djihadistes en prison, et on ne sait pas très bien quoi en faire. Pendant toute une époque, ils ont été dispersés parmi les détenus de droit commun et se sont livrés à un prosélytisme très important. Puis l’administration les a regroupés dans des unités dédiées, qui sont devenues des sortes d’ENA du djihad. Aujourd’hui, cette idéologie reste très présente dans les prisons françaises », avertit Kepel.

Dès lors, selon lui, l’arrivée de ces nouveaux contingents de djihadistes venus de Syrie, « qui sont les durs des durs » et sont donc « auréolés de gloire » dans le milieu islamiste, est un « facteur de déstabilisation qui nécessite une prise en compte importante de la part de l’administration pénitentiaire, et une réflexion de la justice. Or, pour l’instant, on n’est pas tout à fait au point », confie-t-il.

C’est le moins qu’on puisse dire !

Le cas du Maroc

Quand aux binationaux, on pourrait demander un avis circonstancié aux marocains, les plus concernés. Le nombre de Marocains dans les rangs de groupes djihadistes en Irak et en Syrie était estimé en 2015 à plus de 1 600. Beaucoup sont tombés sous les balles de la coalition, mais d’autres sont de retour dans leur pays. Le Maroc a déjà interpellé et traduit devant la justice plus de 200 de ces « revenants », beaucoup d’autres étant « tombés dans des opérations kamikazes ou ont été abattus par les forces de coalition, certains ayant pris la fuite vers d’autres pays », a précisé le patron de l’Antiterrorisme marocain Abdelhak Khiam, qui met également en avant le rôle de son pays dans la coopération internationale contre le terrorisme. « Grâce à nos services de renseignement, des attentats ont été déjoués en France, Belgique, Allemagne, Angleterre, Danemark, Italie et Espagne », assure-t-il, sans fournir plus de détails. Mais il peut y avoir des « lacunes », admet-il. Comme pour les attaques perpétrées en mars 2018 à Carcassonne, dans le sud de la France, par un Franco-Marocain fiché, Radouane Lakdim, l’assassin du colonel Beltrame. M.Khiam regrette que les « services marocains n’aient pas été informés (…) alors que Lakdim venait de temps en temps rendre visite à sa famille dans son pays d’origine », le Maroc. « Si des binationaux sont suspectés d’appartenir à des mouvances extrémistes, le plus simple est de le signaler au pays d’origine », affirme-t-il.

Justement, ne serait-il pas aussi pertinent de se concerter avec les pays d’origine sur le sort à réserver à ces « revenants » demander si ils les acceptent sur leur sol ou alors déchus de leur nationalité française de papier les laisser sur place. Mais on devine déjà la réponse des gouvernements de ces pays : « Ils ont voulu y aller, qu’ils y restent avec celles qui ont décidé de les accompagner et d’y procréer, comme les y exhortaient les imams, des « lionceaux du Califat » dont certains ont déjà été entraînés au djihad et nourris de haine anti-occidentale. »

Pierre Boisguilbert

Tribune reprise de Polémia

Djihadistes – Ils reviennent !, par Etienne Defay

130 djihadistes français vont être rapatriés en France dans les semaines à venir. C’est le type de nouvelles dont on se serait bien passé. Conséquence directe du rapatriement des troupes américaines, les autres forces occidentales entament, elles aussi, un retrait progressif.

Les 130 combattants terroristes sont en effet détenus dans des camps de prisonniers en Syrie en zone contrôlée par les Kurdes. Leur rapatriement serait dû à la crainte de perdre définitivement leurs traces. Ces 130 combattants seront « écroués dès leur arrivée » précise Christophe Castaner le ministre de l’Intérieur. Mis en difficulté par le retrait des troupes américaines surtout sur le plan logistique, les services français craignent davantage un jugement expéditif de la part des Kurdes qu’une potentielle évasion dans la nature des prisonniers islamistes, précise à Boulevard Voltaire le criminologue Xavier Raufer. Il est vrai que les Kurdes ne partagent pas spécialement la préoccupation tout à fait française des Droits de l’homme.

Le média Courrier International avait dressé début 2018 la carte des arrivées et des départs des djihadistes. Ainsi, on apprend que si la France en avait fait revenir 302, on s’aperçoit que le Royaume-Uni en a fait revenir 425, l’Allemagne 300, la Suède 102, la Belgique 123 etc… De quoi monter une sympathique armée privée capable de mettre à feu et à sang les capitales européennes. Quand on voit ce que Cherif Chekkat a pu faire seul à Strasbourg, on ne peut que trembler. Quand on voit la réaction de Castaner aussi d’un autre coté. On se rappelle le ministre de l’Intérieur écarter la piste de l’allégeance à Daesh, mettre en avant la piste du déséquilibré et nous apprenons ce mercredi que cinq personnes soupçonnées d’avoir aidé le terroriste ont été arrêtées. On s’aperçoit également que le reste avait été largement prémédité des mois auparavant. De quoi s’inquiéter à juste titre car les peines de prison de certains d’entre eux se terminent et leur départ est aussitôt remplacé par d’autres. Tous ces terroristes sortent donc au fur et à mesure de prison comme une litanie sans fin dont le peuple aura à subir les conséquences.

Quant aux 130 concernés depuis la Syrie, ces profils sont extrêmement radicalisés et dangereux estiment unanimement les experts de la zone. Ils sont en Syrie depuis quatre ou cinq ans et ont survécu à toutes les batailles. « Ce sont des Français avant d’être des djihadistes » estime le ministre de l’Intérieur. Une phrase qui a immédiatement enflammé l’opposition. Nicolas Dupont-Aignan a proposé de les envoyer aux îles Kerguelen tandis que le député LR Pierre-Henri Dumont privilégie l’assassinat ciblé. Piste qui était largement privilégiée par le dernier gouvernement du mandat de François Hollande.

Dans un contexte national tendu, dans un pays dont les fondements semblent minés par une poudrière géante, on peut dire que nous n’avions pas besoin de cela. On attendra de Christophe Castaner et des forces de l’ordre une intransigeance au moins aussi importante envers les terroristes qu’envers les Gilets jaunes. Un vœu pieu.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 30 janvier 2019

Les djihadistes ne doivent pas être rapatriés mais déchus de leur nationalité ! (Les Identitaires)

« Ce sont des Français avant d’être des djihadistes. » En prononçant ces mots ce mardi sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur trahit une nouvelle fois la France. Christophe Castaner envisage en effet le rapatriement de 130 djihadistes détenus en Syrie qui devraient être libérés sous peu après le retrait des troupes américaines. Et ce, alors même qu’il y a un an, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux affirmait que les Kurdes « présentaient toutes les conditions pour les juger sur place ».

Ces djihadistes de nationalité française (mais dans leur écrasante majorité d’origine extra-européenne) ont pris les armes au nom de l’islam contre la France et commis les pires atrocités. Les identitaires avaient été les premiers à réclamer la déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux partis faire le djihad en Syrie. Reprise d’abord par le Front national puis par une partie des Républicains, cette proposition avait failli être adoptée à la suite des attentats du 13 novembre, avant que le Président François Hollande ne fasse machine arrière.

À l’époque, un certain Christophe Castaner (alors député PS) avait même affirmé sur Europe 1 (janvier 2016) « dans l’absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d’un crime terroriste de la nationalité française, qu’il soit binational ou non ».

Cette volonté de la part du gouvernement de faire revenir en France des djihadistes est irresponsable. Ces individus n’ont évidemment aucune perspective de réinsertion et seront des dangers publics à leur sortie de prison. Durant leur séjour carcéral, il est à craindre qu’ils contaminent idéologiquement de nombreux détenus.

Les identitaires réclament la déchéance de nationalité pour tous ces djihadistes : aucun d’entre eux ne doit poser le pied chez nous !

Les Identitaires

Communiqué de presse repris du site de : Les Identitaires

Made in France : la bande-annonce du thriller consacré au terrorisme islamiste en France

05/09/2015 – CULTURE (NOVOpress)
C’est l’un des films qui suscite le plus d’attente et d’interrogations dans le cinéma français. Le sulfureux Made in France de Nicolas Boukhrief vient de dévoiler sa bande-annonce. Et le thriller consacré à la formation d’une cellule islamiste radicale s’annonce sacrément intense !


Made in France – bande-annonce du thriller… par Ecranlarge

Terrorisme : les fichés « S » sont 5000 français, 840 djihadistes étrangers, dont 140 passés par notre pays

29/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sid Ahmed Ghlam, Chérif Kouachi, Amédy Coulibaly, Ayoub el-Khazzani. Le point commun ? Tous ont commis des attentats sanglants sur notre sol, tous aussi étaient fichés « S » pour «sûreté de l’Etat».
Environ 5 000 citoyens français font, comme eux, l’objet de ce fichage, ainsi que 840 pour des jihadistes étrangers partis sur le théâtre des opérations et qui sont revenus. Parmi ces derniers, 140 ont résidé ou résident en France.

Eric Ciotti, Nadine Morano et quelques autres se sont faits l’écho de l’inquiétude populaire : « qu’est-ce qu’on attend pour les mettre derrière les barreaux ? ». La réponse est simple : que ces personnes épinglées par le renseignement français aient commis un délit. «Les fiches “S” ne sont pas des mandats d’arrêt internationaux», a rappelé Bernard Cazeneuve, sur France Inter.
François Molins, procureur de la République de Paris, confirme qu’une fiche « S » est

Une fiche d’attention qui permet lorsque la personne fichée est contrôlée de déclencher un processus de surveillance et de suivre l’intéressé.

Une surveillance non-systématique néanmoins, toutes les personnes fichées n’ayant pas le même niveau de dangerosité… et les services n’ayant pas les moyens de suivre au quotidien 5000 personnes et d’en identifier de nouvelles.
Pour autant, notre système de surveillance est plutôt efficace, c’est du côté de l’arrestation des djihadistes, de préférence avant les attentats, que cela pêche, comme le montrent les exemples récents.


Terrorisme : la France toujours en état d’alerte maximale… pour quel résultat ?

11/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La France déploie de plus en plus de policiers et militaires dans la prévention des attentats, son arsenal législatif se renforce au point de faire peser de graves menaces sur les libertés publiques… et jamais autant d’attaques terroristes islamiques ne sont succédées. Et s’il était temps de changer de paradigme ?

Depuis l’attentat commis fin juin à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), la vigilance a redoublé en région Rhône-Alpes. À Andrézieux-Bouthéon, l’entreprise SNF Floerger (Sévéso) et l’aéroport, considérés comme des cibles potentielles, sont sous étroite surveillance. Des cibles potentielles qui s’ajoutent aux sites déjà sous surveillance, des lieux touristiques aux gares et aéroports, en passant par les bâtiments publics… sans compter les sites religieux des communautés juives, musulmanes et accessoirement catholiques. Depuis les attentats de janvier 2015, Hollande avait décidé le déploiement de 10 500 soldats, en appui des dizaines de milliers de policiers et gendarmes déjà sur le pont pour le plan Vigipirate.
Une mobilisation sans précédent, baptisée Sentinelle, qui s’est inscrite dans le temps. Adapté depuis janvier, le dispositif compte aujourd’hui 7 000 hommes chargés de sécuriser les sites sensibles, épuisant policiers et militaires dans d’inutiles et coûteuses gardes statiques, parfois remplacées par des patrouilles, dont l’effet est plus psychologique – rassurer les populations — que véritablement opérationnel.

Lire la suiteTerrorisme : la France toujours en état d’alerte maximale… pour quel résultat ?

Chouchoutons nos djihadistes ! (Présent 8393)

09/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

« Réinsertion au cas par cas », « suivi individualisé »… Remis mercredi au Premier ministre par son auteur, le rapport sur la « déradicalisation » rédigé par le député socialiste des Hauts-de-Seine Sébastien Pietrasanta est l’exemple-type d’une réponse totalement inadaptée et particulièrement coûteuse au « djihadisme français »

Des « nounous » pour les égorgeurs !
8393-P1
Commandé par Valls au lendemain des attentats de janvier, ce rapport de 90 pages intitulé La déradicalisation, outil de lutte contre le terrorisme était censé apporter une réponse percutante au problème des djihadistes français. Mais, comme l’on pouvait s’y attendre, la trentaine de propositions formulées par Pietrasanta montrent que le gouvernement socialiste n’a pas pleinement réalisé que notre pays était en guerre.
L’idée même d’une possible réinsertion de ces individus fanatisés au point d’avoir perdu toute notion de la valeur de la vie humaine, ayant pratiqué la décapitation à tour de bras et prêts à se faire exploser à la première occasion, montrait à quel point nos élus sont à côté de la plaque. Mais avec Pietrasanta, l’affaire tourne à la farce.
Partant en effet du principe que les djihadistes français présentent des profils divers et que « la question religieuse est en réalité peu présente dans la radicalisation », le député socialiste préconise alors des réponses « au cas par cas » et un « suivi individualisé » des personnes concernées.

Concrètement, Pietrasanta propose de « mettre en place un système de mentor à la danoise pour l’accompagnement des radicalisés ». Certains étant traités en milieu ouvert par des équipes de psys, éducateurs et autres assistantes sociales. D’autres dans un centre de déradicalisation tourné vers la réinsertion, avec une réponse pluridisciplinaire pour répondre à des parcours de vie où les individus sont « en rupture avec leur famille, la société, et (…) en quête de reconnaissance ». Les plus dangereux, enfin, allant en prison, dans de nouveaux quartiers dédiés où serait proposé « un programme de déradicalisation spécifique pour chaque détenu », supposant une meilleure formation du personnel pénitentiaire et des aumôniers musulmans.

Il faut surtout empêcher leur retour

Enfin, le rapporteur de la loi antiterroriste précise qu’« un contre-discours (…) doit être porté par des associations ou des acteurs publics reconnus et sur lequel la jeunesse peut s’identifier ». Un « contre-discours » totalement improbable dans un pays qui se refuse obstinément à désigner l’ennemi et ne cesse de crier à l’amalgame…
Bref, des propositions qui, non contentes d’être totalement irréalistes, seraient aussi, si elles étaient mises en œuvre, très coûteuses pour les Français qui ne souhaitent pas voir revenir chez eux des gens qui n’ont rien à y faire. Lutter contre ces ennemis de notre pays, c’est en effet d’abord les déchoir de leur nationalité française, leur interdire de poser le pied sur le sol national, et par conséquent rétablir nos frontières.

Franck Delétraz