César 2021 : Les clowns tristes du cinéma français

César 2021

Cela fait bien longtemps que la « cérémonie des Césars » n’a plus rien à voir avec le septième art et s’est transformée en une grande AG pour guevaristes germanopratins venant, entre deux lignes de coke, donner des leçons d’antiracisme, de tolérance, d’égalitarisme, de féminisme et de grandeur d’âme au reste du monde. L’édition 2021 a néanmoins franchi un cap supplémentaire : celui du pathétique et du sordide.

Alors que les salles de cinéma sont toujours closes et que « la profession » s’affirme en danger de mort imminente, ses plus illustres – du moins médiatiques – représentants ont donné vendredi soir un spectacle qui devrait conduire tout honnête homme (si tant est qu’il y en ait encore qui s’inflige cette soirée) à finalement se réjouir de cette situation.
Meilleur désespoir féminin : Corinne Masiero

On a en effet assisté ce soir-là, comme prévu et comme convenu – dans tous les sens du terme –, à une nouvelle et énième litanie de jérémiades et de pleurnicheries « engagées » ; chacun, la mine bien nourrie mais néanmoins compassée, redoublant d’efforts pour relayer au mieux toutes les antiennes de la moraline médiatique à la mode. La course à la statuette dorée s’est ainsi métamorphosée en une intense compétition pour déterminer celui qui donnera le plus d’écho émotionnel à la cause qu’il s’est choisie (pour la soirée, il ne faut pas non plus exagérer, après il y a les vacances à Saint-Barth pour se remettre de cette montée sur les barricades…). Qui l’emportera, qui triomphera, de l’ami des Ouïghours, du héraut des intermittents, de la pourfendeuse de la messe ou de l’admirateur d’Adama Traoré ?

On a beau être un bourgeois ultra-privilégié grenouillant dans un milieu endogame de fils à papa et de parvenus, on n’en est pas moins un citoyen conscient et douloureusement concerné par l’actualité, essentiellement (pour ne pas dire exclusivement) celle touchant aux divers maux et drames des minorités souffrantes !

Le summum du grotesque est enfin atteint avec l’exhibition des chairs tristes de Corinne Masiero qui doit être la dernière personne au monde à penser que la nudité et la vulgarité représentent encore des transgressions en 2021. Vouloir choquer le bourgeois avec ce genre de pantomime éculée révèle, outre un tas d’autres pathologies, un total manque d’imagination, d’autant plus navrant quand on se prétend « artiste ».

Une cérémonie à supprimer

Les participants à cette farce sinistre seront néanmoins sans doute absolument ravis de leur prestation puisque celle-ci a suscité l’incompréhension et le dégoût du « populo », qu’ils méprisent et qui ne les regarde plus, et l’ire des « réacs », qui leur permettent de continuer à se croire « progressistes » et « rebelles ».

Quoi qu’il en soit, il est désormais évident que – par respect pour ce que fût le cinéma et pour protéger les acteurs contemporains contre leur propre nullité conformiste – cette cérémonie doit être supprimée et remplacée soit par un tirage au sort, soit par une attribution des récompenses par une commission citoyenne sur la base de critères de parité, de mixité, de diversité joyeuse et de bien-pensance républicano-vivre-ensembliste. Quelle que soit l’option, il faut que tout cela se déroule loin, très loin, des caméras et des yeux du public.

C’est la décence qui l’exige. Merci pour elle.

Xavier Eman

Tribune reprise de Revue-elements.com

La gueule de la République – Les Mariannes idéologiques de Marlène Schiappa

Mariannes diversité

Lundi 8 mars 2021, dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme, Marlène Schiappa, ministre délégué à la Citoyenneté, ministère dont personne ne connaît la feuille de route réelle, sinon son caractère de récompense pour bons et loyaux services, auparavant secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, « mettait à l’honneur » 109 femmes supposées être de « nouvelles Mariannes » qui, selon elle, représenteraient « la France et sa diversité ». De secrétaire d’Etat à ministre, ce n’est pas rien en République, même si les titres ronflants masquent un vide sidéral. L’action portée par Schiappa ce 8 mars en est la démonstration.

Le ministre délégué à la citoyenneté organisait donc une exposition dans le but, selon ses mots, de « célébrer » cette « diversité », dans un pays où l’idée de rendre hommage à Pétain, comme général de la Grande Guerre, ou à Charles Maurras donne de l’urticaire à la majorité idéologique au pouvoir. La « diversité », pour les prétendues élites mondialisées, un peu moins cependant en un monde aujourd’hui désenchanté par le coronavirus, prime donc l’héritage.

Que des femmes du peuple soient choisies et mises à l’honneur en France à l’occasion de cette journée, personne n’y trouvera à redire, au contraire. Cependant, Marlène Schiappa en profite, utilisant et manipulant de ce fait une grande partie de ces 109 femmes, pour pratiquer ce qu’elle fait le mieux : l’idéologie massive.

L’idée ? « Renouveler les visages de la République et de la Citoyenneté » par le biais d’une exposition visant à promouvoir « le sang neuf de la République » (d’aucuns s’étonneront que des manifestations antifas ne se soient pas immédiatement déclenchées face à une telle expression) qui serait « la figure de la France d’aujourd’hui et de demain ». Les portraits sont exposés au Panthéon. Ce sont des femmes de nombreux horizons, policières, infirmières ou aides-soignantes mais aussi pléthore de féministes et de femmes naturalisées. L’exposition va plus loin dans la volonté d’imposer le « réel » quasi sectaire qui anime LREM en exposant aussi, comme symbole de la République française donc, une femme transgenre et une femme noire voilée.

Les critiques ont immédiatement fusé, à l’exemple de la réaction de Lydia Guirous, sur Twitter. Selon elle, « LREM est toujours enlisée dans le relativisme. Marianne […] ne sera JAMAIS voilée. L’islamisme et ses symboles ne se combattent pas à moitié ! ». Marlène Schiappa a voulu légitimer son choix, elle aussi par un tweet, ce qui est beaucoup reproché à des personnes telles que Donald Trump mais pourtant tout aussi pratiqué : « C’est Fatoumata Kébé, astrophysicienne, formée en France et qui fait la fierté du pays. Elle est aussi un formidable modèle pour des jeunes filles qui voudront se lancer dans les sciences. » Que Marianne et la République, pour le pouvoir en place, s’appellent « Fatoumata » en dit long sur la vision du monde qu’il promeut, sans sembler s’apercevoir que dans le 93, 13 % des « Fatoumata » qui accouchent sont excisées.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 9 mars 2021

L’Opéra de Paris va-t-il supprimer certaines oeuvres cultes au nom de la diversité ?

Opéra de Paris

04/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Prétendant mener une réflexion sur la place des danseurs issus des minorités, Alexander Neef a évoqué la suppression de certaines œuvres du répertoire classique.

Alors, fini le Lac des cygnes ou Casse-noisettes ?

Marine Le Pen a réagi en postant un tweet accompagné d’une vidéo du Lac des Cygnes :

Voilà ce que de pseudo-progressistes, au nom d’un antiracisme devenu fou, veulent supprimer du répertoire de l’Opéra de Paris. Ça n’a rien à voir avec l’antiracisme, mais tout à voir avec l’obscurantisme.

Révoltée également par cette décision, Isabelle Barderis, maître de conférence en arts de la scène, a déclaré :

On est face à un académisme anti-culturel décomplexé qui transforme l’art, patrimoine et créations, en ingénierie sociale. Les directions des Conservatoires nationaux sont désormais formatées par cette idéologie du ressentiment.


Delphine Ernotte et France Télévisions, la diversité comme fil rouge

Delphine Ernotte

Rien de nouveau sous le soleil, Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a les “mâles blancs” en horreur, trop nombreux au sein du groupe qu’elle dirige depuis août 2015.

Reconduite dans ses fonctions par le CSA pour cinq ans, à l’été 2020 (il s’agit d’ailleurs de la première fois qu’un dirigeant du groupe est réélu), elle n’a pas manqué de récidiver dans l’obsession diversitaire en promettant “des antennes plus conformes à la société française”.

“La diversité sera le fil rouge de mon mandat”

Dans un entretien au Monde de novembre 2020, Delphine Ernotte s’est confiée un peu plus sur sa vision de ce second mandat. Dès le début de l’entretien, elle rappelle son “engagement à faire mieux en matière de diversité” en rattrapant “l’énorme différence” qu’il y a entre le nombre de personnes “perçues comme non blanches” à la télévision et dans la société française. D’après le CSA qu’elle cite, ils seraient environ 15% dans le premier cas et 25% dans le deuxième (n’oubliez pas, le Grand Remplacement n’existe pas et les statistiques ethniques, c’est mal). C’est de ce décalage qu’elle conclut : “On a un énorme rattrapage à faire. Ce sera le fil rouge de mon nouveau mandat.”.

Plus loin, elle cite le modèle américain pour imposer ce changement à ses équipes, “No diversity, no commission.” On ne finance pas un projet quand la diversité n’est pas représentée.”. Elle évoque aussi le recrutement, dès 2021, de “200 alternants issus de la diversité”. Bienvenue à l’ère du multiculturalisme américain et des quotas ethniques.

Une façon de se rattraper ?

Mais derrière les belles paroles, si Delphine enchaîne les déclarations politiquement correctes, c’est aussi probablement pour masquer son premier bilan jugé pas à la hauteur sur le sujet.

En effet, lors de son entretien avec les “sages” du CSA pour sa succession en juillet 2020, ces derniers lui ont fait remarquer un bilan diversitaire pas à la hauteur. Sur la parité, Carole Bienaimé-Besse l’a taclé en lui rappelant qu’en “2016, vous vous étiez engagée à atteindre la parité dans les expertes, nous ne sommes qu’à 42%, même s’il y a eu une progression”. Sur la “diversité”, le Conseil avait regretté de manière générale, qu’il y ait encore “une très large sous-représentation de personnes de couleurs dans le petit écran”.

Dans un tel contexte, Delphine Ernotte, dès juillet, a réaffirmé n’avoir “aucun doute que nous arriverons à la parité. Sur la diversité nous n’avons pas rien fait, mais c’est vrai que ça ne progresse pas assez vite.”

Pourquoi ne pas remplacer Delphine ?

Heureusement que les sages sont là pour veiller à ce que Delphine reste dans le droit chemin. Les blancs n’ont qu’à bien se tenir, qu’on se le dise, ou bien prendre la porte qui leur est grande ouverte. Une suggestion toutefois ; pourquoi Delphine Ernotte ne donnerait elle pas l’exemple en cédant sa place à une représentante de la diversité ? Christiane Taubira ferait très bien l’affaire. Ou encore Michelle Obama qui a un peu de temps libre et donnerait une délicieuse couleur à la fois exotique avec un charmant petit accent américain ? Delphine, encore un effort !

Texte repris du site OJIM

Diversité et “politique raciste” : lettre ouverte de Laurent Obertone à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions

Auteur d’“Eloge de la Force”, l’écrivain et journaliste Laurent Obertone interpelle la présidente de France Télévisions sur la politique éditoriale “raciste” qu’elle souhaite mettre en œuvre. Tribune.

Madame,

J’ai lu avec attention votre entretien paru dans Le Monde le 16 novembre 2020, sous le titre-citation « La diversité sera le fil rouge de mon mandat ». Tout mandataire et toute administration étant tenus de « rendre des comptes », je vous demande d’éclaircir les points suivants :

Sur quelles sources se base à votre connaissance le CSA pour estimer que 25 % de la société française est « perçue comme non blanche » ? Avez-vous vérifié ces allégations ?

Quelle est à vos yeux la représentation détaillée de cette « diversité » ? Toutes les personnes « perçues comme non blanches » sont-elles regroupées ensemble, en simple négatif de la population majoritaire ? Une affreuse armée de clones et un bataillon de colorés qui comptent double, est-ce votre définition de la « diversité » ?

Jugez-vous normal que les personnes « perçues comme noires » soient surreprésentées par rapport à leur proportion, à l’inverse des personnes « perçues comme arabes », ainsi que le rapportait le CSA en janvier 2019 ?

Quid des personnes perçues comme pakistanaises, indiennes, turques, océanes, moyen-orientales ou encore vietnamiennes ou chinoises ? Quid des minorités hmongs, arméniennes, ex-yougoslaves ? Vous assurez-vous de leur juste part ?

Distinguez-vous dans vos statistiques les « non Blancs » originaires d’Afrique subsaharienne des « non Blancs » originaires d’Outre-mer, des Amériques, des Caraïbes ? Les Africains de l’Est des Africains de l’Ouest ? Les Soninkés des Bantous ? Les Algériens des Marocains ? Et les Kabyles ? Les Berbères ?

Jusqu’à quel degré de différenciation ethnique comptez-vous pousser vos petits calculs pour nous assurer de la plus parfaite représentativité de chacun ?

Confirmez-vous par ailleurs que vous souhaitez conditionner vos financements à un chantage à la diversité vis-à-vis des productions, à savoir apparenter votre politique éditoriale à une incitation à la discrimination raciale ?

Confirmez-vous que vous comptez mener une politique de recrutement raciste, c’est-à-dire basée sur un critère ethnique et racial, en l’occurrence la couleur de peau de candidats « perçus comme non blancs » ? Confirmez-vous donc que vous entendez associer le service public et l’argent de la redevance alloué à France Télévisions (2,5 milliards d’euros au total*) à cette politique raciste ?

Enfin quid de la diversité sociale, et surtout d’opinion ? Quelle représentativité des pensées ?

On ne vous a pas entendu dire qu’au moins 63 % des personnes vues à la télévision devaient afficher une position « perçue comme sceptique à l’égard de l’immigration », ce qui serait pourtant pleinement représentatif de la société française (IFOP, le 16/11/2020).

Mais peut-être préférez-vous la diversité de l’habit à celle de l’esprit. Peut-être assumez-vous que votre mandat et notre argent soient consacrés à la diffusion massive d’une opinion massivement uniforme, la vôtre, qui n’est aucunement représentative de la société française ? En bon français, on appellerait ça de la propagande d’État. Bref, avant de payer ma redevance, j’attends vos éclaircissements avec impatience.

Laurent Obertone, contribuable « perçu comme blanc », et auteur tout à fait sous-représenté à France Télévisions.

P.-S.* Je rappelle en passant que nous payons votre salaire à hauteur de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu’à 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros brut par an (Le Figaro du 31/10/2016).

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La vraie raison du maintien de Sibeth Ndiaye au gouvernement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Sibeth Ndiaye a été nommée porte-parole du gouvernement d’Edouard Philippe le 31 mars 2019. Omniprésente dans les médias, il ne se passe plus une journée sans qu’une de ses boulettes ne vienne saturer les réseaux sociaux. Une autre personnalité avec le même palmarès aurait été remerciée depuis longtemps. Pas elle. Pourquoi ?

Une trajectoire marquée à gauche

Née au Sénégal, cette jeune africaine possède la nationalité française depuis sa naturalisation en juin 2016. Engagée à l’UNEF, elle avait adhéré au Parti socialiste en réaction à l’accession de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002. Elle s’inscrivait dans le courant de la gauche libérale, incarnée à l’époque par Dominique Strauss-Kahn.

Durant la campagne présidentielle de 2017, elle rejoint Emmanuel Macron et devient responsable de ses relations presse. Puis, elle remplace Benjamin Griveaux, un « techno blanc », en tant que porte-parole du gouvernement.

Sa nomination est symbolique du Grand Remplacement

Son arrivée auprès d’Edouard Philippe révèle le vide de la Macronie. Après la crise des Gilets jaunes et l’effondrement de la popularité d’Emmanuel Macron, les candidats ne se bousculaient pas pour entrer au gouvernement. Le cafouillage autour de la succession de Gérard Collomb est encore dans toutes les mémoires. Mais Sibeth Ndiaye est une arriviste. Loin de fuir ce marigot, elle y a vu une opportunité à saisir.

Les raisons de son accession au gouvernement

Rien ne la destinait à cela. Son précédent poste « relations presse » était certes très politique, mais sans rapport avec les compétences nécessaires pour devenir porte-parole. Elle ne doit sa promotion qu’à sa servilité envers le Président de la République et surtout, à une forme de discrimination positive. Même si personne à LREM n’ose l’avouer…

La ficelle est tout de même assez grosse. Critiquer Sibeth Ndiaye, c’est s’exposer à être accusé de racisme en retour. Elle est la caution multiculturaliste et « inclusive ». Elle-même n’hésite pas à censurer les sujets tabous en usant de cet argument éculé.

Dès qu’il était devenu visible de tous que les banlieues ne respectaient pas le confinement, elle a aussitôt dégainé la rhétorique antiraciste pour faire taire toute réaction.

Comme de nombreuses vedettes issues de l’immigration, ce n’est pas grâce à son talent qu’elle occupe sa position. Elle ne doit ce statut et son maintien – malgré les polémiques à répétition – qu’à son origine ethnique. Mais ce « privilège diversité » ne suffit pas à masquer son incompétence flagrante. Pour le moment, sa couleur de peau continue de la protéger. Jusqu’à quand ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Goldman Sachs veut imposer plus de diversité à la tête de ses clients

30/01/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
David Solomon, le PDG de Goldman Sachs, a récemment jeudi que la banque d’affaires refuserait désormais de travailler avec les entreprises ne disposant pas d’au moins une femme ou une personne issue de la diversité au sein de leur conseil d’administration dans le cadre de leur introduction en Bourse.

« A compter du 1er juillet aux États-Unis et en Europe, nous n’aiderons plus une entreprise à entrer en Bourse si au moins un des membres du conseil d’administration » n’est pas issu de la diversité, ou une femme, a déclaré David Solomon sur la chaîne de télévision CNBC. « Et à partir de 2021 nous exigerons qu’il y en ait deux », a-t-il ajouté.


Politiquement correct : France Télévisions impose une clause de la diversité dans ses contrats de production

20/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, a déclaré jeudi dernier sur Twitter :

Nous incluons désormais dans l’ensemble de nos contrats de production une clause de la diversité qui exige des sociétés de production, que leurs équipes de tournage, d’écriture et artistiques reflètent la diversité de la société française. Dès 2020 nous mettrons en place des quotas pour les femmes réalisatrices pour commencer, et de manière plus étendu(e) à l’ensemble des créateurs.

Le contrat d’objectif de France Télévisions pour la période 2016-2020 inclut par ailleurs un objectif de parité complète parmi les experts invités à l’antenne pour l’année 2020.


Initiatives pour la « diversité » dans les médias, rien pour le pluralisme des idées

La population française est-elle bien représentée dans les médias ? Assurément non selon certains. Plusieurs initiatives visent à changer la représentation actuelle des différentes composantes de la société française. Nous en présentons quelques-unes.

À la télévision

La société France Diversité Média a pour objectif de « placer sous le feu des projecteurs la diversité, valorisant les réussites souvent méconnues de ceux qui croient en notre pays sans bénéficier d’une visibilité médiatique ». Ses émissions sont diffusées sur la chaîne câblée Demain !

Banlieue Diversité Médias se présente de la façon suivante sur son site : « sa ligne éditoriale innovante (est) axée autour de la diversité, du vivre ensemble et de la représentation de la France d’aujourd’hui ». La chaine est diffusée sur la TNT gratuite en Ile de France (chaine 31) « et sur l’ADSL ».

Numéro 23 est une chaine de la TNT terrestre, qui se présente comme étant « dédiée à toutes les diversités avec une vision positive et moderne : que ce soit la parité, la diversité des origines culturelles ou sociales, la diversité des modes de vie personnels et familiaux, les différences liées à la condition physique et au handicap ». Son contenu et sa revente récente au groupe Next Radio TV ont été vertement critiqué par la chaine BDM.

Le média en ligne Bondy blog a pour vocation de « raconter les quartiers populaires et de faire entendre leur voix dans le grand débat national. ». Indispensable pour Libération, « territoire perdu du journalisme » pour Causeur. Le journaliste Alexandre Devecchio, qui a collaboré au Bondy blog, évoque dans une interview l’évolution du site, dans un contexte de développement du discours islamo-gauchiste et communautariste en banlieue, un site dénoncé par Gilles Kepel comme favorable aux islamistes.

France Ô est une chaine du groupe France Télévisions. Tournée vers les DOM TOM, « la chaine est venue remplacer RFO Sat depuis 2005 mais a conservé le souci de mettre en avant la diversité culturelle », peut-on lire sur son site. Elle aurait réalisé en octobre 2017 une part d’audience de 0,6%. Dans un objectif d’économies, le Présidente de FT Delphine Ernotte a décidé récemment de la faire sortir de la mesure d’audience au jour le jour de Médiamétrie, baptisée “Médiamat’ national quotidien”.

Le groupe France Télévisions mène une politique en faveur de la diversité et de sa visibilité. Il établit dans cet objectif des rapports annuels. En octobre 2016, le Monde informait que France Télévision chiffrait dans son bilan diversité 2015 à 12 % la proportion de non-Blancs dans l’information sur France 2 et à 10 % sur France 3. La vice-présidente du club du XXIe siècle, « un réseau qui milite pour la valorisation de la diversité » en concluait qu’« il y a clairement nécessité de renouveler les visages qu’on voit sur les antennes. Après nous avoir rencontrés en octobre 2015, Delphine Ernotte en a convenu et nous a promis de travailler sur notre idée d’un annuaire d’experts issus de la diversité ».

Dès 2015, la présidente de France Télévisions affirmait sur Europe 1 : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change ». Et d’ajouter, il faut « impérativement que France Télévisions soit à l’image, résonne avec son public ».

Le Monde indiquait le lancement fin 2016 d’un « guide expertise », annuaire de personnalités issues de la diversité à destination des journalistes et producteurs d’émissions. « Imaginée et mise en place avec le Club du XXIe siècle, réseau qui milite pour la valorisation de la diversité, cette plateforme interne, appelée “Experts Plus” a recensé 150 personnalités, toutes issues des minorités visibles, qui sont à même d’être invitées dans les JT et les émissions de débat ».

Le groupe Egae, qui « accompagne France Télévisions dans la réalisation (de l’) annuaire en ligne d’expertes et experts issus de la diversité » dresse dans un Tweet un constat tranché de la représentation de la diversité dans les médias. Ceux-ci auraient « tendance à reproduire les inégalités existantes dans la société : ils donnent à voir une image déformée de notre société, masquant souvent les femmes ou les personnes racisées ».

Du côté des associations

L’association France Télés Diversité a été créée en 2008, afin « d’assurer la promotion de personnes issues de la diversité et de combattre les discriminations sur les chaînes de l’audiovisuel public ». Disposant à l’origine d’un bureau et d’une adresse mail France télévisions fournis par le groupe public, les relations avec celui-ci sont dégradées. A un point tel que fin 2015, les dirigeants de l’association annonçaient la fin de ses activités, au motif qu’« après le départ d’Hervé Bourges, Président du Comité Diversité de France Télévisions, quelques dirigeants de la direction des ressources humaines ont considéré que nous étions des “ennemis” à abattre ».

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Les forces du futur ne désarment pas, par Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy

Causeur Elisabeth LévyEn 2002, dans un louable effort d’unification sémantique, la gauche lyncheuse, en la personne de Daniel Lindenberg, décida d’affubler tous les penseurs qui lui déplaisaient de l’épithète unique de réactionnaire. En 2017, quand des intellectuels critiquent Emmanuel Macron, il décrète qu’ils représentent « le vieux monde » et « n’ont rien produit de renversant », ce qui signifie certainement qu’ils n’ont pas assez co-worké pour team-builder notre start-up nation. La liste de Macron est aussi disparate que celle de Lindenberg. On ne voit pas ce qui permet d’enfermer dans le même sac idéologique Debray, Finkielkraut, Badiou, Onfray et Todd, qui ne pourraient pas prendre un café ensemble, sinon qu’ils déplaisent au président, pour la raison que lui ne leur plaît guère, et qu’ils sont tous, avec d’abyssales dfférences, les heureux héritiers d’un monde ancien : celui de l’écrit.

Du gauchisme culturel au progressisme présidentiel, quelle que soit la lettre épinglée au plastron de l’adversaire, elle est toujours écarlate et le crime toujours le même : il sent le passé – et ça ne sent pas la rose. Quand nous devrions nous efforcer d’arracher nos pieds de la glaise, de rompre avec nos petites habitudes existentielles et d’entrer à pieds joints dans le monde de la fluidité identitaire et de la citoyenneté numérique, des grincheux parlent d’héritage, de dette et de continuité historique. Ça plombe l’ambiance.

Comme on ne peut pas faire disparaître physiquement les réfractaires au nouveau cours, on s’emploie à les effacer symboliquement en les désignant comme de risibles survivances. On somme donc la vieille France (province du « vieux monde ») de consentir à son sacrifice sur l’autel du multiculti radieux, quand on ne lui raconte pas qu’elle n’a jamais existé puisque « nous sommes tous des immigrés ». […]

Heureusement, […] la nation a la vie dure. « Les forces du monde ancien sont toujours là », confie le président au Point. Malgré l’énergie déployée pour lui faire intégrer sa propre indignité, la France d’avant refuse de jeter toute son histoire avec l’eau sale des heures les plus sombres ; elle entend continuer à écrire sa langue avec ses bizarreries et « oignon » avec un « i ». Et elle ne veut pas déboulonner les statues de Colbert, même si cela blesse certains de ses concitoyens que l’on honore l’un des bâtisseurs de notre État en dépit de son rôle actif dans l’esclavage.

Nous devons connaître les ombres autant que les lumières de ceux qui nous ont précédés ; cela ne nous commande pas de les renier ou alors, il faudra interdire Shakespeare et surtout Voltaire qui n’étaient pas blanc-bleu sur le plan de l’antisémitisme. Et ne parlons pas des sexistes qui pullulent dans notre littérature.

De plus, comme le rappelle Alain Finkielkraut, la spécificité de l’Europe n’est pas d’avoir pratiqué l’esclavage, mais de l’avoir aboli.

Tant pis pour ces afféteries historiques et pour quelques statues qu’il faudra abattre, dit-on, afin de ne pas froisser les identités minoritaires. Sur le plateau de Karim Rissouli, sur France 5, Finkielkraut a raconté qu’au King’s College de Londres, il était question de cacher les bustes des fondateurs blancs. Personne n’a moufté, comme si cette inquisition rétrospective était le prix à payer pour guérir les blessures dont nous sommes collectivement coupables.

Le camp progressiste célèbre ainsi à sa façon le centenaire de la grande révolution d’Octobre. Là-bas, on escamotait les sociaux-traîtres des photos ; ici et maintenant, on efface de l’histoire de vieux mâles blancs – morts de surcroît. Conception pour le moins paradoxale du vivre-ensemble que celle qui proclame ainsi : ôte-toi de là que je m’y mette.

Elisabeth Lévy

Extrait de l’éditorial du n° 50 de Causeur daté d’octobre 2017

Le Québec promeut le vivre-ensemble, encore et toujours

Québec Vivre ensemble

Le gouvernement québécois ne semble plus savoir quoi faire pour promouvoir le vivre-ensemble et le multiculturalisme. Après une première campagne de publicités télévisuelles visant à promouvoir l’apport des immigrants, il vient d’en lancer une seconde vague avec cette fois des immigrants qui racontent leur parcours et leur adaptation.

En parallèle, une pièce de théâtre produite par le Théâtre Parminou, Qui a tué Freebird, a été présentée en grande pompe, plusieurs ministres étant présents lors de la première. Cette pièce, co-écrite avec des élèves du lycée, n’est pas encensée pour sa valeur artistique, mais bien parce qu’elle cadre dans le plan d’action gouvernemental intitulé La radicalisation au Québec : agir, prévenir, détecter et vivre ensemble. Pour le gouvernement, instrumentaliser des jeunes pour leur faire promouvoir le multiculturalisme ne semble causer aucun problème éthique.

Le chef de l’opposition, Jean-François Lisée (Parti québécois), qui s’était fait élire grâce à un discours populiste et relativement identitaire, semble quant à lui avoir changé son fusil d’épaule et exige désormais la création d’une escouade d’enquêteurs pour déceler la « discrimination à l’embauche ».

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en question les quotas obligatoires dans certains domaines forçant les employeurs à engager des membres des communautés visibles, mais bien de sanctionner ceux qui préféreraient engager des « de souche » malgré toutes les incitations à ne pas le faire. Dans de nombreux domaines, le gouvernement offre des congés fiscaux pour les compagnies embauchant des nouveaux venus.

Remi Tremblay

Article paru dans le quotidien Présent

Anthony Kavanagh: “Il n’y a pas assez d’arabes à la télévision”

09/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Invité dans On refait la télé sur RTL, Anthony Kavanagh s’en est pris à la télévision française qui ne respecterait pas assez la diversité.

J’ai la France d’arpenter les routes de France. Cette France-là que j’aime, cette France qui est une mosaïque. Elle n’est pas représentée à la télé. Il n’y a pas assez d’arabes, il n’y a pas assez de femmes qui présentent des émissions. (…) On ne voit pas d’asisatiques à la télé, on ne voit pas beaucoup d’handicapés. On ne voit pas la vraie France.


A Montréal, trop de pompiers blancs

Pompiers Montréal

Fin novembre, l’Association des pompiers de Montréal lançait un cri d’alarme en apprenant les coupures infligées par l’administration Coderre [Denis Coderre est maire de Montréal] au Service incendie de la ville, coupures qui affecteront inévitablement l’efficacité du service. Cette semaine, l’administration Coderre s’est finalement occupée du cas des pompiers : pas pour régler les problèmes criants de manque d’effectifs et de ressources, mais pour parler diversité, ou plutôt de manque de diversité.

La ville, qui se targue de n’avoir engagé au cours des dernières années que 30 % d’hommes blancs sans handicap pour combler ses postes de professionnels et cols blancs, juge la situation des pompiers problématique. Seulement 2,4 % des pompiers seraient issus d’une minorité visible et au total il n’y aurait que 1,3 % de femmes. Pour une ville dont 31,4 % des professionnels scientifiques sont issus des minorités, il s’agit évidemment d’une situation qui mérite correctif.

Le « Plan d’action pour la diversité en emploi » mis en place il y a de cela quelques années – un plan de « discrimination positive » –, semble fonctionner pour divers types d’emplois, mais pas pour les pompiers dont les critères d’embauche sont encore trop liés à la qualité et aux compétences. Si n’importe qui peut devenir un fonctionnaire de la Ville de Montréal, devenir un pompier est une autre paire de manches. Aucun plan concret pour favoriser le grand remplacement des pompiers n’a été déposé pour l’instant, mais la ville aimerait qu’ils suivent l’exemple de la Société des transports de Montréal qui a vu le nombre de minorités passer de 7 % en 2007 à 17 % en 2017.

Le directeur adjoint de l’Institut de protection contre les incendies du Québec, Luc Turgeon, a quant à lui tenu à commenter en certifiant qu’il n’y aurait aucune « discrimination positive » pour l’entrée à l’Institut ou au niveau de l’obtention des diplômes, seule la compétence continuera de primer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2016