« On ne dissout pas une génération » – Reportage à la manif de Génération identitaire

Génération identitaire

A l’appel de Génération identitaire, environ 2 000 manifestants se sont retrouvés samedi sur la place Denfert-Rochereau à Paris, pour protester contre la procédure de dissolution de cette association, procédure engagée le 13 février par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Cette décision scandaleuse ne repose que sur des fondements juridiques extrêmement faibles pour ne pas dire inexistants (lire l’entretien avec Thaïs d’Escufon dans Présent du 18 février). « Toute la question est de savoir si c’est le droit qui va être jugé. Si c’est le droit, nous allons gagner. C’est une certitude. Si la politique prend le pas sur le droit, nous allons très probablement perdre. C’est une évidence », nous explique Clément Martin, porte-parole de GI.

Anarcho-tyrannie et francophobie

Malgré l’absence remarquée de certaines personnalités politiques, d’autres, très applaudies, se sont exprimées à la tribune. « Vous êtes victimes de l’effondrement des libertés dans notre pays », souligne Florian Philippot qui énumère ces libertés fondamentales attaquées, voire confisquées, par le pouvoir : liberté d’expression, de travailler, de se déplacer, de vivre en France comme des Français, liberté politique, d’association, d’opinion… « Je n’ose imaginer que la justice valide cette dissolution. Si c’était le cas, nous aurions la démonstration par a + b que nous ne sommes plus en état de droit mais en tyrannie. »

Ce terme est repris par Jean-Yves Le Gallou qui qualifie le régime Macron d’anarcho-tyrannie : « Cela veut dire la faiblesse vis-à-vis de ceux qui s’en prennent à nos lois, à nos mœurs, et la répression, la tyrannie, contre ceux qui défendent notre identité. »

Ovationné, Jean Messiha qualifie les actions de GI d’« assistance à peuple en danger. […] Notre prétendue xénophobie, c’est leur francophobie. Du coup on veut vous dissoudre car vous êtes l’obstacle le plus visible à la dissolution de la France. » « Nous ne sommes pas favorables à la souveraineté européenne, ajoute Jean-Frédéric Poisson. Nous ne sommes pas favorables à la société multiculturelle. Nous ne croyons pas que plusieurs références culturelles puissent ensemble et au même niveau de pertinence fixer le cap de la vie commune dans un pays comme le nôtre. »

Alors, quelle solution devant cette invasion migratoire maintes fois dénoncée ? « Remigration », scandent les manifestants. Ce à quoi Jean Messiha ajoute : « Si le retour de la France telle que je l’aime et telle que je m’y suis assimilé voilà plus de quarante ans passe par ma propre remigration, alors que périsse mon propre destin et que vive la France. » Une vraie déclaration d’amour pour son pays d’adoption, que beaucoup de Français, de papier ou immigrationnistes, devraient méditer.

Les manifestants calmes et déterminés ponctuent les interventions de slogans tels que « on est chez nous », « tout le monde réclame des frontières » ou « Darmanin dans les cités ». Quelques dizaines d’antifas, interdits de manifester à Montparnasse, ont bien essayé de les provoquer, mais un service d’ordre nombreux et efficace ainsi que l’intervention très rapide des forces de l’ordre ont eu raison de leurs tentatives de perturbation.

Prochaine étape : mercredi en Conseil des ministres ; et si la dissolution y est prononcée, GI fera un recours devant le Conseil d’Etat. Mais quoi qu’il advienne de l’association, la défense de notre identité ne cessera pas car, comme le proclame une banderole, « on ne dissout pas une génération ».

Jean Kroub

Article paru dans Présent daté du 22 février 2021

Succès de la manifestation de soutien à Génération Identitaire

Génération Identitaire

22/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ils étaient plus de 3 000 à venir apporter leur soutien à Génération Identitaire à Paris, ce samedi 20 janvier.

Des manifestants ont scandé « On est chez nous ! », d’autres brandissaient des pancartes « Dissous car identitaire » pour soutenir le mouvement.

De nombreux orateurs ont pris la parole, parmi lesquels Jean-Yves Le Gallou, Jean Messiha, Jean-Frédéric Poisson, Florian Philippot ou encore la porte-parole du mouvement, Thaïs d’Escufon.

« À aucun moment, Génération identitaire n’a violé la loi. C’est totalement illogique de les dissoudre et c’est un risque en termes de liberté d’expression », a fait valoir Jean-Frédéric Poisson. « Si Génération identitaire est dissous, demain n’importe quel mouvement d’opposition pourra être dissous au bon vouloir du pouvoir. C’est extrêmement problématique, ça s’appelle la tyrannie », a souligné Florian Philippot.

Voici une petite sélection de discours et d’interventions dans les médias :

I-Média – Génération Identitaire : dissolution et persécution

I-Média – Génération Identitaire

20/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Génération Identitaire : dissolution et persécution.

L’une des actualités médiatiques de la semaine, c’est bien entendu l’annonce par Gérald Darmanin de la dissolution de Génération Identitaire.

Une décision totalitaire qui inquiète de nombreux observateurs.


Contre la dissolution de Génération Identitaire – Venez TOUS à Paris ce samedi !

Manifestation Génération Identitaire

19/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le samedi 20 février, Génération Identitaire organise une grande manifestation à Paris, 14h Place Denfert-Rochereau.

Ce mouvement risque d’être dissous quelques jours plus tard, c’est donc leur dernière chance pour faire annuler cette décision inique.

Nous avons absolument besoin de votre présence pour les soutenir. Mobilisons-nous pour défendre nos libertés face à l’intolérable dérive dictatoriale du gouvernement d’Emmanuel Macron !


[vidéo] Thaïs d’Escufon : “Toute la VÉRITÉ sur notre dissolution”

Thaïs d’Escufon

19/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs revient avec vous point par point sur la lettre que nous avons reçu exposant les motifs de dissolution de Génération Identitaire.
Mensonges, erreurs, approximations… elle passe tout au crible !

Partagez cette vidéo autour de vous pour révéler cette attaque scandaleuse contre la liberté !


Entretien avec Thaïs d’Escufon – “La dissolution de Génération Identitaire ? Une décision politique !”

Thaïs d’Escufon

Face à la procédure de dissolution engagée par le gouvernement, Génération Identitaire organise un grand rassemblement à Paris ce samedi 20 février. Porte-parole du mouvement, Thaïs d’Escufon nous donne des précisions sur l’offensive menée par Gérald Darmanin et appelle les Français à la mobilisation.

— Quand et comment avez-vous appris la décision du gouvernement de dissoudre Génération Identitaire ?

— Le président de Génération Identitaire a reçu vendredi soir (ndlr : le 12 février) une lettre du ministère de l’Intérieur qui lui notifiait la mise en place de la procédure de dissolution du mouvement. Dans celle-ci étaient recensés une vingtaine d’éléments censés appuyer deux chefs d’accusation que le ministère de l’Intérieur nous reproche, à savoir « l’incitation à la haine » et « la constitution d’une milice ». Sauf qu’en s’y attardant, on a constaté que tout était absolument faux, il y avait un grand nombre d’erreurs factuelles, c’était même à se demander si ce n’était pas un stagiaire du ministère de l’Intérieur qui l’avait écrite !

— Quelles étaient ces erreurs grossières ?

— Il nous était par exemple reproché notre opération au col de l’Echelle, dans les Alpes, en avril 2018, où nous avons déroulé une frontière symbolique. Une opération pour laquelle nous avons été relaxés en décembre dernier par la cour d’appel de Grenoble. La justice a déjà tranché donc il n’est pas compréhensible que cet élément figure dans la lettre de dissolution. Il nous est par ailleurs reproché notre opération faite dans les Pyrénées le mois dernier. C’est celle qui a finalement fait réagir Gérald Darmanin et qui lui a fait prendre la décision de dissoudre Génération Identitaire. Celle-ci est pourtant très similaire à la précédente donc nous ne sommes pas inquiétés par la justice.

En ce qui concerne « l’incitation à la haine », nous avons eu un procès à la suite de l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en 2012 mais nous n’avons pas été condamnés non plus pour cette action. Tous les éléments peuvent être démontés un par un de manière très simple, on voit bien que c’est sans fondement.

— Etes-vous surprise par cette offensive du gouvernement ?

— Non, cela rentre tout à fait dans l’agenda politique de Gérald Darmanin qui souhaite, à l’image d’Emmanuel Macron, donner à la fois des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes comme BarakaCity ou le CCIF – qui elles, pour le coup, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste –, et à la gauche en s’en prenant à Génération Identitaire. C’est bien sûr totalement absurde de mettre sur le même plan notre mouvement et des associations islamistes qui souhaitent attaquer l’identité de la France et la détruire tandis que nous, nous souhaitons la protéger et la défendre. Par ailleurs, on voit bien que l’UOIF, qui est la branche française des frères musulmans, une organisation considérée comme terroriste dans de nombreux pays, n’est pas inquiétée de dissolution, tout comme cette centaine de mosquées qui en France prêchent encore le jihad.

— Vos actions n’ont donc rien d’illégal ?

— Nos actions ont toujours respecté le cadre de la loi, elles sont purement symboliques. Le préfet de Haute-Garonne avait reconnu que nous n’avions causé aucun trouble à l’ordre public lorsque nous nous sommes rendus dans les Pyrénées et que nous n’avions posé aucun acte illégal. Green Peace n’a jamais été menacée de dissolution pour ses actions d’agit-prop semblables aux nôtres… C’est une décision politique et idéologique de Gérald Darmanin. Nous avons démontré son incapacité à protéger la France et ses frontières, il l’a mal pris et voilà sa réponse.

— Vous organisez une grande manifestation samedi 20 février à Paris, dans quel but ?

— Nous organisons effectivement un grand événement pour la liberté d’expression, pour la liberté d’association et en soutien à Génération Identitaire. Au-delà de l’aspect juridique, puisque nous préparons activement notre défense avec quatre avocats dont maître Gilles-William Goldnadel qui a accepté de nous défendre, nous voulons également montrer au gouvernement que nous sommes capables de faire pression, d’être nombreux, que nous sommes loin d’être seuls. Il y a une majorité de la population qui partage nos constats vis à vis de l’immigration massive, il y a d’ailleurs de nombreux hommes politiques français qui se sont prononcés contre la dissolution de Génération Identitaire car ce serait une grave atteinte à la liberté d’expression. C’est peut-être la dernière manifestation que pourra jamais organiser Génération Identitaire, c’est peut-être la dernière chance que nous avons de faire pression et de montrer que nous ne nous laisserons pas faire aussi facilement. Nous comptons bien contre-attaquer cette décision politique du gouvernement ! Enfin, ce n’est pas seulement notre mouvement qui est attaqué mais ce sont toutes nos idées et la possibilité de critiquer l’immigration. C’est particulièrement grave et c’est pour cela aussi que nous appelons les Français à venir manifester avec nous. C’est scandaleux que la critique du gouvernement entraîne une dissolution, nous avons le droit d’exprimer notre opinion dans le débat public, opinion qui encore une fois n’a rien d’illégal.

— Pensez-vous pouvoir faire annuler la dissolution de votre mouvement ?

— Si c’est uniquement le droit qui est jugé dans cette affaire, nous gagnerons ! C’est une évidence puisque comme je vous le disais, les accusations sont fausses et bancales. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que le ministère de l’Intérieur est clairement déterminé à dissoudre Génération Identitaire et je pense que Gérald Darmanin est prêt à outrepasser le droit. Si besoin, nous irons jusqu’au Conseil d’Etat pour contester cette décision. Nous sommes simplement inquiets que l’idéologie prenne le pas sur le droit.

— Est-ce la fin de la liberté d’expression en France ?

— Si cette affaire ne marque pas la fin de la liberté d’expression dans notre pays, elle lui porte en tout cas un sacré coup, peut-être le coup qui enclencherait tout un tas d’autres décisions répressives de la part du gouvernement.

— Que doit-être la liberté d’expression selon vous ?

— Nous sommes censés avoir le droit d’avoir un avis en France, de nous opposer à l’immigration, de dire par exemple qu’il y a un lien entre délinquance et immigration, ce qui nous est pourtant reproché dans le courrier que nous avons reçu. Cette lettre a aussi retenu contre nous des propos que j’ai eu « le culot » de tenir, et plus précisément que notre peuple est submergé et assassiné par l’immigration massive… ce qui est vrai ! N’importe quel intellectuel de droite aurait pu les tenir sur un plateau télé sans être inquiété et condamné. C’est la liberté d’expression et je n’ai jamais eu de poursuites judiciaires pour ces propos-là.

— Quel message Gérald Darmanin fait-il passer en voulant censurer ces propos ?

— Le message qu’envoie le ministère de l’Intérieur, c’est que les Français doivent se laisser tuer en silence, que nous n’avons pas le droit de demander justice pour les Français qui se font massacrer, assassiner, égorger par des islamistes ou des délinquants et des racailles. C’est une atteinte très grave à la liberté d’expression et nous en avions déjà fait les frais via les réseaux sociaux, où nous sommes censurés. C’est le coup de grâce, mais, ce que je peux vous dire, c’est que le combat identitaire a existé avant Génération Identitaire et il existera après. Tant qu’il y aura de l’immigration massive, il y aura des gens pour s’y opposer, pour dénoncer les dangers et les dégâts qu’elle engendre.

Propos recueillis par Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 février 2021

Contre la dissolution : venez soutenir Génération Identitaire ce samedi à Paris !

Manifestation Génération Identitaire

18/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Génération Identitaire organise une grande manifestation ce samedi à Paris à 14h pour protester contre la procédure de dissolution engagée à son encontre par le ministre de l’Intérieur.

Venez dire que vous refusez que l’on criminaliste le refus de l’invasion migratoire !
Venez dire que vous refusez que l’on bâillonne des lanceurs d’alerte !
Venez dire que notre civilisation et notre pays méritent qu’on les défende !

Cette très grave décision doit concerner tous ceux qui refusent de se soumettre à l’idéologie dominante. Ils sont les prochains sur la liste.

Génération Identitaire appelle à une mobilisation massive pour défendre la liberté d’expression des lanceurs d’alerte sur les dégâts liés à l’immigration :

Notre manifestation est autorisée par la préfecture. Elle aura lieu à Paris, Place Denfert-Rochereau à 14h ce samedi.
Nous avons ABSOLUMENT besoin de votre SOUTIEN.
Votre présence à cet événement est déterminante.
Réservez dès maintenant votre samedi après-midi.
Mobilisons-nous pour défendre la liberté d’expression des lanceurs d’alerte sur les dégâts liés à l’immigration massive !

Dissolution de Génération identitaire – Un ignoble lynchage orchestré par l’État, par Franck Deletraz

Génération identitaire

Alors que les militants de Génération identitaire s’efforcent depuis vendredi dernier de mobiliser l’ensemble de leurs soutiens et multiplient les initiatives pour tenter d’empêcher la dissolution de leur mouvement injustement réclamée par le ministre de l’Intérieur (voir Présent daté du 16 février), la justice aux mains des bolcheviques du Syndicat de la magistrature a apporté à son tour lundi sa contribution à l’ignoble lynchage de ces jeunes patriotes, orchestré par l’Etat, en annonçant, par le biais du procureur de Saint-Gaudens, la saisine, dans le cadre de la récente « Opération Pyrénées », d’une division de la gendarmerie spécialisée dans… « les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre » !

Et maintenant, l’accusation de « crime contre l’humanité » ?

Signe révélateur, une fois de plus, de l’inquiétante dérive totalitaire dans laquelle s’est engagée la macronie, les autorités en place sont prêtes à employer tous les moyens, y compris les plus tordus, pour réduire définitivement au silence ces jeunes Français dont l’unique « tort » est de rappeler pacifiquement au gouvernement ses obligations et d’alerter nos compatriotes contre la grave menace que fait peser sur notre pays l’immigration-invasion ! Une initiative courageuse qui leur vaut cependant aujourd’hui de se retrouver de façon totalement ubuesque dans le collimateur de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre, chargé d’enquêter sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, dans lesquelles des membres de GI auraient fait « des commentaires » qui entreraient « dans les qualifications pouvant être retenues comme provocation à la haine, notamment en ligne »… Des accusations complètement grotesques dont l’unique objectif est bien sûr d’essayer de donner un semblant de légalité à une demande de dissolution qui, dans toute véritable démocratie, serait jugée injustifiable.

Une dissolution grandement contestée

Tellement injustifiable qu’un certain nombre de voix, que l’on ne peut pourtant pas soupçonner de sympathie à l’égard de GI, n’ont pas hésité récemment à émettre des réserves quant à cette dissolution, voire à la contester. Cela a notamment été le cas du président des sénateurs LR Bruno Retailleau qui a déclaré que, si le gouvernement voulait « lutter contre ces mouvements », il devrait commencer par « arrêter l’immigration ». Ou encore de Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, qui, dans un entretien accordé au FigaroVox, rappelait judicieusement cette semaine que si « le ministre de l’Intérieur se base sur la notion de “milice” ou de “groupe armé” pour prononcer la dissolution », GI n’est « pas une milice » et « il paraît compliqué de retenir cette qualification ». N’empêche que, en attendant, le grand lynchage, en particulier médiatique, de ces jeunes patriotes, voulu et orchestré très officiellement par l’Etat, ne cesse de prendre de l’ampleur. En témoigne notamment l’ignoble « embuscade » tendue encore lundi soir par Hanouna à Thaïs d’Escufon, porte-parole de GI. En effet, invitée sur le plateau de « Touche pas à mon poste », la jeune militante, malgré une intervention des plus brillantes au cours de laquelle elle a vaillamment défendu son mouvement, n’a pas échappé aux réflexions insultantes, et notamment sexistes, du faux « humoriste » mais authentique multirécidiviste d’importation Yassine Belattar.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2021

Génération Identitaire : la parole entravée, par Ivan Rioufol

En France, le terrorisme intellectuel se porte comme un charme. A gauche, voici un professeur de philosophie, Didier Lemaire, qui se fait traiter de “menteur” et d’ “irresponsable” par ceux – y compris le préfet des Yvelines – qui ne veulent pas entendre ses alertes sur l’islamisation de Trappes et son basculement civilisationnel. Sur CNews vendredi, le maire de la ville, Ali Rabeh, a désigné ma consoeur Elisabeth Lévy et votre serviteur comme les “fauteurs de trouble”. A droite, c’est le mouvement Génération Identitaire qui est, depuis vendredi soir, menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. La faute de Génération Identitaire : dénoncer, par des actions ponctuelles et non violentes, la montée de l’islamisme en France ainsi que l’immigration de masse et incontrôlée.

Alors que le discours médiatique se félicite avec raison de la “libération de la parole” quand il s’agit d’entendre les victimes de pédophilie ou d’inceste, il persiste à cautionner l’omerta sur les bouleversements sociétaux et culturels que connaît la nation depuis près d’un demi-siècle. La Ligue de défense noire africaine, mouvement suprémaciste noir qui traite notamment Colbert de “fils de pute” et crache abondamment sur la France “raciste” et “colonialiste”, est laissée en paix par Darmanin, au même titre que les frères musulmans ou les salafistes…

La criminalisation de la pensée dissidente est un procédé qui ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie avancée. Or, rares sont ceux qui protestent contre la chape de plomb qui interdit encore d’aborder sereinement les sujets liés à l’islam et à l’immigration. En voulant dissoudre Génération Identitaire, Darmanin veut faire taire des voix dissonantes en instruisant un procès en racisme. L’arme est d’autant plus malhonnête intellectuellement que le ministre de l’Intérieur n’ose désigner l’islam politique comme le véritable danger : il soutient que le séparatisme, qu’il dit vouloir combattre, est également le fait des “survivalistes”, des “suprémacistes blancs” et de “l’ultragauche”. Surtout, le censeur de Génération Identitaire participe à l’opacité sur l’immigration de masse.

Face à Marine Le Pen, jeudi soir sur France 2, Darmamin a soutenu que la part des étrangers en France était sable (6,8% en 1982, 7,4% actuellement), en omettant de rappeler les naturalisations massives d’immigrés qui parfois ne se reconnaissent pas comme Français. Il avait tenu ce même raisonnement biaisé en expliquant, le 1 er février dernier (France Inter) : “Notre ennemi ne relève pas de l’immigration car trois-quarts des attentats sur notre sol ont été commis par des Français”. Des Français, oui, mais issus très majoritairement d’une immigration qui ne s’intègre plus. Il est temps de faire place à une vérité que Darmanin cherche visiblement à manipuler.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Dissolution de Génération identitaire : Thaïs d’Escufon face à Louis-Georges Tin (CRAN) : « Si le droit était appliqué, nous gagnerions. Je pense que c’est une atteinte très grave à la liberté d’expression »

Thaïs d’Escufon sputnik

17/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Gérald Darmanin a notifié ce samedi 13 février au mouvement Génération identitaire sa future dissolution. Le groupe d’extrême droite doit désormais répondre au ministère de l’Intérieur. Pour protester contre cette menace de disparition, le mouvement organise une manifestation le samedi 20 février à Paris.

Pour en débattre, Sputnik reçoit Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, et Louis-Georges Tin, militant antiraciste et ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).


Thaïs d’Escufon : « Nous ne nous laisserons pas faire »

Thaïs d’Escufon

La porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, réagit au micro de Boulevard Voltaire après que Gérald Darmanin a annoncé que la procédure de dissolution de son mouvement a été enclenchée.
Le mouvement prépare activement sa défense, notamment avec son avocat Me Gilles-William Goldnadel. Au sujet de Gérald Darmanin, Thaïs d’Escufon déclare : « On a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières, à gérer la sécurité des Français. »

Génération identitaire sera-t-il dissous ? Comment avez-vous appris que l’Intérieur était passé à la vitesse supérieure ?

Vendredi soir, le président de Génération identitaire a reçu à son domicile une lettre qui l’informait de la mise en place de la procédure de dissolution de Génération identitaire. Dans cette lettre étaient détaillés tous les motifs qui justifiaient la mise en place de cette dissolution.
Concrètement, c’était absolument ridicule. Tous les éléments notifiés dans cette lettre n’ont aucun fondement sérieux. Nous préparons donc activement notre défense. Quatre avocats travaillent sur le sujet, notamment Maître Goldnadel, qui a accepté de nous défendre. Deux chefs d’accusation nous sont reprochés : l’incitation à la haine raciale et la constitution de milice.
Pour l’incitation à la haine raciale, cela s’appuie, entre autres, par l’occupation de la mosquée de Poitiers que nous avions faite en 2012, sachant que la Justice a tranché et que nous avons été relaxés sur tous les chefs d’accusation concernant cette opération.
Pour la constitution de milice, notre opération Defend Europe dans les Alpes et dans les Pyrénées sont relativement similaires. Là aussi, la Justice a tranché et a déclaré que nous étions relaxés sur tous les chefs d’accusation. Au-delà de cela, beaucoup d’autres éléments sont cités dans cette lettre, notamment des propos que nous avons pu tenir lors d’interviews ou des vidéos qui sont disponibles sur notre chaîne YouTube. Propos pour lesquels nous n’avons jamais été inquiétés par la Justice et nous n’avons jamais eu de procédures judiciaires pour ces propos-là. On se rend très vite compte que cela n’a aucun fondement sérieux.

On serait tenté de dire que l’on vous reproche des choses assez graves, puisque le parquet a fait appel à l’Office central spécial de lutte contre les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les génocides.

Vous rendez-vous compte de l’ampleur de ce qui nous est reproché ? C’est totalement hallucinant !
Tout ce que nous avons fait était des opérations symboliques. Nous déroulions des banderoles ou nous nous trouvions à des frontières pour alerter sur le danger migratoire et terroriste. Il est là, le danger. Quand vous avez un migrant qui traverse la frontière illégalement et qui vient égorger des personnes dans la basilique de Nice… Il se trouve que le responsable de cet attentat était entré en France en passant par Lampedusa. Ce sont des racailles qui ont traîné cette pauvre Lyonnaise, Axelle Dorier, sur 800 mètres jusqu’à ce que sa jambe soit arrachée par le véhicule.
On déroule une banderole qui demande une justice pour ces Français qui se font agresser, tuer et lyncher. Et après, on saisit un parquet pour crimes contre l’humanité, génocide. C’est complètement délirant !

À quoi attribuez-vous cette obstination du ministère de l’Intérieur et de la Justice à en finir avec l’association que vous représentez ?

S’ils attaquent Génération identitaire, c’est parce qu’ils ont bien compris que nous étions tout de même le mouvement qui s’était imposé comme le plus structuré, organisé et le plus efficace dans ses actions, qui étaient les plus spectaculaires et qui avaient une plus grosse attention médiatique. Ils frappent la première ligne. Par conséquent, ils frappent au cœur de l’identité.
Par ailleurs, Gérald Darmanin va, d’un côté, donner des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes qui, elles, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste comme BarakaCity ou le CCIF. Il souhaite mettre sur le même pied d’égalité, après, un mouvement de jeunes pacifiques qui souhaitent défendre la France et la protéger pour donner des gages à la gauche.
Se retrouver sur le même plan que des islamistes qui souhaitent attaquer la France, alors que nous souhaitons la défendre, c’est totalement délirant.
Notre opération dans les Pyrénées a un peu déclenché cette réaction de Gérald Darmanin, qui s’est dit scandalisé par notre opération alors qu’elle était totalement pacifique. Tout ce que nous faisions, c’était alerter sur la menace terroriste et migratoire à ce point de passage précis, chose qui avait été admise par le préfet de Haute-Garonne, Étienne Guyot. Suite à cette opération, la mise en place de dissolution a été enclenchée. Cela révèle un aveu de faiblesse de la part du ministère de l’Intérieur puisqu’on a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières et la sécurité des Français.
On voit bien que ce n’est pas leur priorité. Lorsque nous nous sommes rendus au col du Portillon, alors que le préfet annonçait de fortes mesures, nous avons pu observer par nous-mêmes qu’aucune force de police n’était présente à la frontière et que nous faisions finalement mieux le travail que le ministère de l’Intérieur, alors que nous sommes de simples jeunes, des étudiants ou de jeunes travailleurs. Par conséquent, Gérald Darmanin se sent humilié.

Quel effet ça fait, d’être mis dans le même sac que le CCIF ou que BarakaCity ?

C’est scandaleux et c’est une attaque directe aux valeurs que nous défendons et aussi à tous les Français qui sont hostiles à l’immigration massive. Toutes les enquêtes d’opinion le révèlent :
78 % des Français sont contre l’immigration subie et sont pour une immigration choisie, 55 % des Français sont contre le droit du sol, 58 % sont pour l’abrogation du regroupement familial. La majorité des Français partage les constats que nous faisons, à savoir que l’immigration massive doit stopper. Maintenant, ça suffit, on arrête les frais ! On ne peut plus souffrir tous les dangers qu’elle engendre, que se soit l’insécurité, le harcèlement de rue, le racisme anti-blanc, etc. Nous dressons tout simplement des constats via le biais notamment d’actions fortes. Concrètement, ce que Gérald Darmanin fait, c’est cracher à la tête de tous les Français qui pensent comme nous. Il y a quinze jours, lorsque je suis passée dans l’émission « Balance ton post ! », les téléspectateurs devaient se positionner contre ou pour la dissolution de Génération identitaire. 68 % des téléspectateurs étaient contre la dissolution de Génération identitaire.

Si la décision de justice devait dissoudre Génération identitaire, quel serait votre avenir ?

Concrètement, je ferai toujours partie de ceux qui continueront d’alerter, que ce soit sur les thématiques de l’immigration massive, de l’islamisation, etc. Je pense, notamment, à créer une chaîne YouTube qui pourrait être dédiée à cela et contribuer à éveiller une jeunesse à nos thématiques et continuer à faire partie des lanceurs d’alerte qui lèvent le voile sur ces thématiques encore très taboues dans les médias qui ne sont pas abordées. Pour ce qui est de Génération identitaire, je pense que tous les militants contribueront toujours au combat contre l’immigration massive, puisque tant qu’il y aura une politique migratoire folle, nous ferons partie de ces Français qui la dénoncent et qui souhaitent la combattre. Je ne sais pas vraiment quelle forme prendra ce combat-là. Ce qui est sûr, c’est que nous ne nous laisserons pas faire et que nous ferons toujours partie de la première ligne.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dissolution de Génération Identitaire – Abus de pouvoir, par Franck Deletraz

Dissolution de Génération Identitaire

La chose était à craindre depuis un certain temps déjà. En effet, après s’être juré le 26 janvier dernier de « proposer la dissolution » de Génération identitaire s’il parvenait à réunir « les éléments nécessaires » à une telle procédure, il ne faisait alors aucun doute que l’imposteur de la place Beauvau, pour donner satisfaction aux milices d’extrême gauche et aux professionnels de l’antiracisme, mettrait absolument tout en œuvre pour tenter de faire disparaître de notre paysage politique ce groupe de jeunes patriotes pourtant pacifiques. Aussi n’aurons-nous pas été surpris d’apprendre que quatre policiers ont officiellement notifié vendredi au président de GI l’intention du gouvernement d’engager la dissolution de son association. Une dissolution évidemment profondément scandaleuse, parce qu’elle ne repose sur aucun fait sérieux, mais aussi très inquiétante parce qu’elle témoigne d’une grave dérive totalitaire de la Macronie.

En tête des accusations portées contre ces jeunes et dynamiques défenseurs de notre pays et de notre identité ? D’abord, celle de former une prétendue « milice privée » ! Accusation pour le moins grotesque, et qui a de quoi laisser pantois quand on connaît le caractère paramilitaire à peine dissimulé de certains groupuscules d’extrême gauche ou islamistes sévissant sur notre sol. Des groupes particulièrement dangereux, mais auxquels Darmanin, « curieusement », ne semble pas s’intéresser…

Autres faits reprochés bien sûr aux militants de GI : les diverses actions originales et très médiatiques qu’ils ont organisées au cours de ces dernières années, notamment dans les Alpes et plus récemment dans les Pyrénées, pour dénoncer la politique délirante du gouvernement en matière d’immigration. Des actions qui, rappelons-le, se sont toujours déroulées pacifiquement et sans troubler l’ordre public. Au point que, malgré l’obstination judiciaire, ces jeunes patriotes n’ont jamais été condamnés en dernière instance. Bref, autant dire que la dissolution réclamée aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur ne repose sur absolument rien, si ce n’est sa haine pour tous ceux qui défendent notre patrie.

La mobilisation doit être totale

Aussi les responsables de GI, qui ont immédiatement annoncé qu’ils auraient recours à « toutes les voies légales pour invalider cette décision inique qui bafoue nos libertés élémentaires », appellent-ils aujourd’hui tous les militants et sympathisants de la droite nationale à se mobiliser massivement pour faire plier le gouvernement. D’abord, en signant leur pétition en ligne sur le site pro-diffusion.com. Ensuite, en étant le plus nombreux possible à participer à la « grande manifestation de soutien » à Génération identitaire qui se tiendra le 20 février à Paris. Une mobilisation d’autant plus capitale que GI a maintenant « dix jours pour répondre » à l’annonce du ministère de l’Intérieur, et que, faute d’éléments nouveaux, Beauvau a précisé que la dissolution sera « très probable sous 15 jours ».

En attendant, cette annonce a fort heureusement scandalisé un certain nombre d’élus, parmi lesquels Marine Le Pen qui, constatant que « les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques », s’est à juste titre inquiétée « d’une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales ». En effet, a souligné la présidente du RN, « sur la base des arguments politiques et d’opportunité avancés par le ministre de l’Intérieur, ce sont de grands partis politiques français, d’autres associations, et au-delà tout lanceur d’alerte, qui demain pourraient être visés par de telles procédures arbitraires » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 février 2021

Gilles-William Goldnadel : “La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française”

Génération identitaire

L’organisation a reçu vendredi soir la demande de dissolution de la part du ministère de l’Intérieur. L’avocat Gilles-William Goldnadel, qui a accepté de défendre Génération identitaire dans cette affaire, dénonce une atteinte à la démocratie et déplore la schizophrénie française sur la question de l’immigration. Entretien.

Valeurs actuelles. La procédure de dissolution de Génération identitaire (GI), dont vous êtes l’avocat, vient d’être enclenchée par le ministre de l’Intérieur. Quelle est votre réaction ?

Gilles-William Goldnadel. Après avoir lu les motifs avancés par le ministère de l’Intérieur, les bras m’en sont tombés. Si on suit le raisonnement, quelqu’un qui est opposé radicalement à l’immigration massive et illégale est un raciste ou un xénophobe. Je constate donc que la majorité des Français sont racistes et xénophobes. Le gouvernement reproche également à Génération identitaire les actions d’agit-prop qu’ils ont menées, où ils ont été officiellement relaxés par la justice. S’agissant de l’action dans les Pyrénées, le procureur de Saint-Gaudens, qui a eu la funeste idée de les poursuivre alors même qu’il connaissait la déconfiture de son alter ego des Alpes, a dénoncé une pancarte contre l’immigration ! Le seul fait de se plaindre de l’immigration excessive serait donc considéré comme illégale. De la même manière, on reproche à l’organisation d’avoir mené des actions contre le fait que les migrants ou les immigrés non français bénéficient de subsides trop importants de la part de l’État. Là aussi, si l’on considère que de s’en plaindre serait consubstantiel de racisme et de xénophobie, alors je demande que l’on dissolve la majorité des Français.

Le ministère se fonde sur l’alinéa 6 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui vise les organisations provoquant « à la discrimination, à la haine, ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ». En quoi est-ce le cas de Génération identitaire ?
Les éléments factuels avancés ont par le passé été considérés comme non délictueux par la justice. Il me semble vraiment que le débat intellectuel sur le refus radical de l’immigration illégale, qui menace réellement l’existence même de la France, avait été tellement gagné que même ce gouvernement prévoyait de s’y attaquer. Il a découvert miraculeusement, au bout d’un an, le caractère prophylactique des frontières nationales. Malgré ses réticences idéologiques, la réalité sanitaire a été plus forte que tout. Je pensais vraiment qu’à part quelques personnes d’extrême-gauche, ce combat était acquis. On peut être opposé radicalement à l’immigration illégale sans être soupçonné de racisme ou de xénophobie. Pour les besoins de cette mauvaise cause, un gouvernement a repris cette vieille antienne. La dissolution de Génération identitaire démontre la schizophrénie française.

Il évoque aussi l’alinéa 2 de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure, qui cible des associations « qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ». Génération identitaire peut-il vraiment être taxé de ceci ?

C’est une douce plaisanterie. Ils ont simplement endossé des anoraks avec leur sigle. Si quelques-uns, peut-être, peuvent pratiquer les arts martiaux, arriver à parler de « milice » est proprement ridicule. Le NPA a aussi son service d’ordre ! Dans un autre registre, je ne crois pas que l’Unef, qui organise des camps interdits aux blancs, ne soit en cours de dissolution. Il faut être économe de ce genre d’initiative. Je crains que bien au-delà de Génération identitaire, bien au-delà du Rassemblement national, bien au-delà des Républicains, cette initiative soit mal accueillie.

Une dissolution de ce type est-elle dangereuse pour la démocratie ?

C’est une injure à la démocratie. Surtout pour les motifs énoncés. Il y a une aberration intellectuelle réellement gigantesque. Ces jeunes identitaires sont révoltés et désespérés par l’impuissance de l’État à juguler les flux d’une immigration illégale qu’ils vivent comme une invasion, à l’instar d’une majorité de Français. Ils protestent par des actions publicitaires qui ne plaisent pas à cet État impuissant. Alors que le ministre de l’Intérieur entend prendre en main ces sujets, je trouve surréaliste de lancer ce genre de dissolution. L’avocat que je suis ne peut pas accepter cette indignité. Je crains que cela tourne à la confusion juridique, politique et morale de ce gouvernement. Qu’un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur puisse se permettre d’écrire que se plaindre que l’immigration est un vecteur d’insécurité soit raciste, alors que cette constatation était acquise au débat, est hallucinant.

Qu’est-ce que cette décision dit du gouvernement actuel ?

En même temps que vous avez M. Darmanin qui se plait à trouver Marine Le Pen parfois un peu « molle », vous avez un ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti qui, avant d’occuper la place Vendôme, était pour l’interdiction du RN. Je ne suis donc pas dupe de la manœuvre politique du « en même temps ». Pour se faire pardonner à gauche la dissolution des organisations islamistes, il est important de dissoudre une organisation de droite. Je pense très sincèrement que c’est non seulement une aberration juridique mais aussi une grosse faute politique.

N’y a-t-il pas un deux poids, deux mesures ?

Bien-sûr, j’ai entendu M. Coquerel se réjouir bruyamment de cette initiative ministérielle. Ce n’est pas tous les jours que Coquerel se réjouit d’une initiative du gouvernement. En même temps, on voit là l’aberration scandaleuse de la démarche. M. Coquerel, ce n’est pas n’importe qui. Tandis que les militants de GI étaient poursuivis pour avoir occupé une mosquée en construction, M. Coquerel cornaquait des migrants pour occuper la basilique Saint-Denis, là où reposent les rois de France. Il n’y a eu aucune poursuite. Ni contre les migrants, ni contre M. Coquerel. On observe la différence de comportement entre ceux qui tentent désespérément de résister à une immigration illégale et ceux qui encouragent l’illégalité, à l’image de M. Herrou qui bafoue les lois de notre pays en faisant passer des migrants, et qui se trouve relaxé avec les compliments du Conseil constitutionnel. On voit dans quel pays nous sommes.

Sommes-nous une fois de plus dans ce que certains appellent la « tenaille identitaire », qui met sur le même pied d’égalité des organisations islamistes comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou BarakaCity et Génération identitaire ?

Vous savez, je suis issu d’un peuple qui sait ce qu’est l’extrême-droite, qui sait les torts qu’elle a causés. Mais je suis ancré dans la réalité. M. Potier, fonctionnaire de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), a donné une interview hallucinante et hallucinée au Monde, où il explique sérieusement que le danger est incarné par les suprémacistes blancs et l’extrême-droite. Toute ma vie intellectuelle a été de montrer que l’extrême-droite fantasmatique a pratiquement disparu du paysage politique et intellectuel français. Le mot a été galvaudé. Je ne pense pas que le Rassemblement national soit un parti d’extrême-droite. Le danger véritable, c’est l’extrême gauche et l’islamisme. Je suis l’un de ceux qui se battent depuis trente ans contre l’islamo-gauchisme. Les gens que je représente sont des patriotes désespérés. Mettre des équivalences entre l’islamisme et des jeunes patriotes qui n’utilisent pas la violence est pour moi une abomination morale. Je ne me laisse pas berner par cette symétrie odieuse. L’identité n’est pas un gros mot.

Il vous reste quelques jours pour répondre au ministère de l’Intérieur, qu’allez-vous faire ?

On va répondre point par point aux accusations. Le ministère aura notre réponse dans le délai extrêmement court qui nous est imparti, et qui est aussi d’une certaine manière attentatoire au droit de la défense. Ils appuient cette dissolution sur des éléments factuels incongrus. Compte tenu de l’inanité des principes soulevés, cela ne m’empêchera pas de bien expliquer aux responsables du ministère à quel point ils sont sur une très mauvaise route juridique, administrative, intellectuelle et morale. Il est encore temps pour le ministre de l’Intérieur, que par ailleurs je respecte, de changer d’avis. Il peut, à l’issue de la réponse que nous allons lui faire, changer d’avis. Je lui conseille amicalement de ne pas aller plus loin.

Abordez-vous cette affaire avec optimisme ?

Si j’avais la certitude de vivre totalement dans un État de droit, je serais d’une sérénité absolue. Mais si je vivais dans un État de droit, il n’y aurait pas eu une telle requête. Malgré tout, je suis condamné à être optimiste.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Génération identitaire : la solution, pas la dissolution, par François Bousquet

Génération identitaire

Gérald Darmanin est un homme émotif – et pressé. Le 26 janvier, il se disait « scandalisé » par les opérations anti-migrants de Génération identitaire dans les Alpes et les Pyrénées. Le pauvre d’homme ! Tartuffe s’est toujours scandalisé d’un rien, c’est même à cela qu’on reconnaît le personnage de Molière. Très bien ! Mais un ministre de l’Intérieur, voilà qui ne laisse pas se surprendre. On attendrait d’un tel homme, « premier flic de France », qu’il se scandalise plutôt du flot de migrants qui font des selfies en passant nos frontières. Ça n’est apparemment pas le cas : les passeurs de migrants ont droit à tous les égards médiatiques. Les sentinelles symboliques au contraire qui veillent à nos frontières sont le seul danger. Ainsi ce 26 janvier Darmanin annonçait-il manu policiari, fort de ses pouvoirs de censure administrative, qu’il n’hésiterait pas à dissoudre Génération identitaire. Quinze jours plus tard, le 12 février, ses services, inhabituellement diligents et efficaces, lançaient la procédure de dissolution du mouvement.

Si jamais le ministre de l’Intérieur devait parvenir à ses fins, ce n’est pas seulement Génération identitaire qui serait dissoute, mais bel et bien notre identité. Car c’est de cela qu’il s’agit. La dissolution, c’est ce qui nous menace tous : dissolution de la France, dissolution de l’Europe, dissolution de notre être même. Ainsi l’exigerait le destin liquide des identités solides. La dissolution, c’est l’épée de Damoclès suspendue sur tous les courants identitaires. Interdit de revendiquer une identité autre que celle de l’état civil. Nouvel avatar de la « cancel culture », cette fois-ci portée au plus niveau de l’État : nous effacer, nous bannir, nous dissoudre dans le Grand Tout diversitaire.

Nous ou les « z’autres » ?

Pourquoi frapper Génération identitaire ? Parce que c’est frapper l’identité au cœur. Génération identitaire s’est imposée depuis des années comme l’organisation la plus dynamique, la plus structurée, la plus imaginative, la seule susceptible de rivaliser en termes d’efficacité avec nos adversaires, dans la défense de nos identités menacées. L’attaquer, c’est attaquer notre avant-garde militante ; c’est accélérer le mouvement de dissolution. La dissolution est un processus physico-historique par lequel une identité millénaire incorporée dans un solvant républicain doit se transformer en une formule hybride, schizo et sans-frontiériste. Tel est le devenir français et européen, à ce qu’il semble, selon notre ministre.

Alors, Darmanin pire que Castaner ? Castaner, le « Kéké de la République », prédécesseur de Darmanin place Beauvau, s’était contenté d’assurer que les manifestations « indigénistes » contre le racisme et les violences policières ne seraient pas sanctionnées, Darmanin fait mieux. Lui, il sanctionnera les indigènes que nous sommes et les organisations qui les défendent. Nous ou les « z’autres » ? Les z’autres ! La République a choisi son camp.

Darmanin a beaucoup à se faire pardonner. Carriériste furieux, certes comme la République en a toujours fabriqué treize à la douzaine, avec cependant chez lui une voracité si transparente qu’elle en devient gênante. C’est qu’il revient de loin. Le gaullisme, le bonapartisme, l’Action française, la Manif pour tous : c’est tout son passé-passif qu’il est en train de liquider. Quand un homme trahit à ce point, il éprouve toujours le besoin d’en effacer les traces.

Comment ne défendrait-on pas Génération identitaire ? Génération identitaire, c’est nous, c’est nos enfants. Intergénération identitaire !

François Bousquet

Texte repris du site Revue-elements.com

Grande manifestation de soutien à Génération Identitaire samedi prochain !

15/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs Descufon a publié une vidéo pour appeler le plus grand nombre à se mobiliser pour une manifestation de soutien à Génération identitaire.


Il faut que nous soyons le plus nombreux possible. À travers nous c’est toute l’opposition à l’immigration qu’ils veulent interdire. Montrons-leur que nous ne nous laissons pas faire !

➡️ Partagez AU MAXIMUM cette vidéo autour de vous, immédiatement.
Ne les laissons pas nous faire taire.

💥 Rejoignez-nous samedi prochain à Paris, de toute la France et d’Europe !



Jean Messiha : “Génération identitaire : la lâcheté de Darmanin”

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sur sa chaîne YouTube, Jean Messiha revient sur l’affaire de Génération identitaire et les menaces proférées par Gérald Darmanin.

Chers amis, on se retrouve comme chaque semaine pour une nouvelle vidéo. J’ai décidé de vous parler cette semaine de l’affaire de génération identitaire puisque vous savez que la semaine dernière, il y a eu un grosse émission de balance ton post consacré à la demande de dissolution de génération identitaire et puis effectivement il y a une actualité brûlante puisque Gérald Darmanin étudie les pistes pour cette dissolution et a même demandé au parquet d’ouvrir une enquête donc cette vidéo est consacrée à cette problématique que je vais mettre en perspective pour vous, pour essayer de mieux vous faire comprendre les enjeux et les dessous de cette histoire.

Voici le déroulé de cette vidéo :
00:00​ – Introduction
00:43​ – L’affaire
04:05​ – Retour sur l’émission “Balance ton post!”
05:33​ – Génération identitaire : la jeune résistance pacifique
06:35​ – Les associations à dissoudre
08:14​ – Le peuple français doit se mobiliser
08:59​ – Les militants de GI ne font de mal à personne !
11:05​ – Il n’y a qu’un seul séparatisme : islamiste
12:08​ – La France a une identité spécifique que je défendrai toujours
16:45​ : Conclusion