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Gilets jaunes : À l’approche des manifestations du 17 novembre, le gouvernement revoit sa copie

13/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Samedi prochain, 17 novembre, sont prévus partout en France des opérations de blocage en signe de manifestation contre la hausse des prix du carburants. En effet dans un pays où 70% de la population a besoin de sa voiture pour travailler, une telle hausse pèse lourd sur le budget des ménages. Sans compter que, rappelons-le, cette hausse concerne également le fioul. Le mouvement dénonce donc en premier lieu le racket des Français mais également la grande hypocrisie d’un gouvernement prétendant justifier ces taxations par la transition écologique alors que la seule et unique raison et de rapporter plus.

Qu’est-ce que ce mouvement des gilets jaunes a de particulier ?

Il n’a pas d’étiquette ! En effet, à l’instar du mouvement des bonnets rouges, aucun parti d’opposition n’a pris l’initiative du mouvement. À ceci près que cette fois, le mouvement touche la France entière. On entend même parler de « jacquerie ». Certaines grandes enseignes médiatiques comme le Monde ou Libération ont bien essayé d’y apposer une étiquette d’extrême droite mais sans succès : Macron se voit piégé devant le vrai peuple, impossible pour lui de diaboliser un opposant. Sa seule réaction jusqu’à aujourd’hui ? Il dit « assumer » ces mesures. Une déclaration largement interprétée comme suit : « je fais fi de vos revendications ». Il s’exprimera ce soir à 20h sur TF1.

Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer la grogne populaire ?

Des aides multiples dont la nature varie aux gré des déclarations : Chèque énergie, prime à la conversion étendue, programmes d’accompagnement dans la transition etc. Pour ce qui est de la prime à la conversion, qui désigne des aides de l’Etat aux ménages pour faire évoluer le parc automobiles vers des véhicules moins polluants, cette mesure peine à trouver de la crédibilité devant les difficultés de mise en place de mesures plus anciennes telles que la prime à la casse. De plus, beaucoup y voient un prétexte à la consommation en faveur de l’automobile. Enfin, le mythe de la voiture électrique qui ne pollue pas s’ébranle. Nul n’ignore que leur production, beaucoup plus polluante qu’un véhicule classique, ainsi que le besoin accru d’électricité induit, contrebalancent totalement leur absence d’émission.

Matraquage fiscal : et maintenant le diesel, par Francis Bergeron

Macron vieillit très vite et très mal. Il se met à ressembler de plus en plus à son, ancien mentor, le peu regretté Hollande. Comme chez ce dernier, un délire fiscalisateur semble l’avoir saisi. Les automobilistes en sont les principales victimes. Mais une réaction du type « bonnet rouge » est en train de voir le jour du côté des victimes de ce racket d’Etat, qui se double en l’occurrence de dispositifs punitifs de plus en plus perfectionnés : radars, caméras verbalisatrices, vignettes antipollution, parcmètres inflationnistes etc.

Actuellement le prix du carburant atteint un pic. Ce pic provient pour partie du prix du baril, mais pour l’essentiel des taxes gouvernementales, la fameuse TIPP, qui a changé de nom et s’appelle aujourd’hui TICPE ou Taxe Intérieure sur la Consommation des Produits Energétiques, de façon à pouvoir aussi taxer les KW et autres énergies, car rien ne doit échapper au fisc.

C’est l’association « 40 millions d’automobilistes » qui est montée au créneau ce mardi, par la voix de son délégué général, Pierre Chasseray. « Aujourd’hui on est dans le hold-up », a-t-il affirmé. L’association, qui est une filiale du vénérable Automobile Club de l’Ouest, fonctionne, comme les chasseurs, en véritable lobby, un lobby très agissant, très influent. Car les automobilistes ont pris conscience que ce qu’ils payent est sans rapport avec ce qu’ils coûtent, que les pouvoirs publics veulent toujours moins de voitures, mais aussi toujours plus e taxes liées à la voiture, dans un contexte de surveillance toujours plus punitive.

« 40 millions d’automobilistes » a décidé de lancer l’opération « coût de pompe », qui consiste à envoyer à Emmanuel Macron son ticket de caisse à chaque passage à la pompe. « Sur notre site (…) on peut télécharger le courrier au Président, on peut aussi mettre ou pas un ticket de carburant et on l’envoie gratuitement à l’Elysée ». Les courriers adressés au président de la République sont en effet exempts d’affranchissement.

« Impôt sur le droit de bosser »

Les voitures sont chassées des villes, mais, de fait, les limitations de vitesse à 80 kms/h et la croissance exponentielle du prix des carburants, c’est la province, les milieux ruraux, spécialement utilisateurs de leur voiture, dans un contexte de fermeture des petites lignes de chemin de fer, qui sont les plus pénalisés.. Chasseray évalue jusqu’à 250 euros par mois la facture de carburant en zones rurales, un véritable « impôt sur le droit de bosser et d’emmener ses enfants à l’école ».

La colère des automobilistes peut-elle influer sur les décisions gouvernementales ? Lors de l’affaire Hulot, on a pu voir que l’arbitrage ultime du chef de l’Etat avait été rendu, de façon inattendue, en faveur des chasseurs contre les ayatollahs de l’écologie. A l’occasion de la nouvelle vague d’impôts annoncée (aggravation de l’impôt sur les successions, TVA augmentée sur les retraites, redevance télévision payée même par ceux qui n’ont pas de télévision, qui n’en veulent pas, qui la détestent, « exit taxe » pour ceux qui fuient notre enfer fiscal, éventuelle vignette pour bicyclette etc.), on voit bien que Macron a tenté d’éteindre les incendies successifs. L’Elysée n’a pas hésité à désavouer publiquement l’ancien porte-parole de Macron, Christophe Castaner, et son projet d’aggravation de la fiscalité sur les successions.

Mais ces annonces, suivies de désaveux plus ou moins clairs, créent le sentiment que notre capacité de consentement à l’impôt est constamment testée. En tout cas, pour les automobilistes, le test est spécialement négatif.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Normes antipollution : Volkswagen dérape

24/09/2015 – ÉCONOMIE (Présent 8447)

Une action qui chute de 35 % en deux jours, des plaintes qui se multiplient, Winterkorn contraint de démissionner… L’affaire des diesels truqués de Volkswagen n’en finit plus de provoquer des remous. Un vaste concert d’indignation, auquel ont immanquablement pris part Ségolène Royal et Michel Sapin. En oubliant que la firme allemande n’est probablement pas la seule à tricher, et que les regards pourraient bien se porter rapidement sur les constructeurs français.

8447-P1
Extrême sévérité

À l’origine de cette affaire, la commercialisation aux États-Unis par VW de 482 000 véhicules équipés d’un logiciel détectant le moment où le véhicule passe un test et activant alors à 100 % les dispositifs antipollution. Une fraude repérée par l’université de Virginie-Occidentale et immédiatement signalée à l’Agence américaine de protection de l’environnement par l’International council for clean transportation.
Reconnue lundi par VW, qui a confirmé que 11 millions de véhicules avaient ainsi été équipés, cette tricherie a immédiatement provoqué une avalanche de plaintes. Aux États-Unis bien sûr, mais aussi en Corée du Sud, Italie et Allemagne. Et la France n’est pas en reste : Ségolène Royal a en effet promis que les autorités françaises se montreraient « extrêmement sévères » dans leur investigation, tandis que Michel Sapin a réclamé l’ouverture d’une enquête « au niveau européen ».

Une pratique courante

Un emballement pour le moins imprudent. Car, comme le soulignent les spécialistes, cette tricherie est loin d’être l’apanage de VW. Ainsi, Jean-Luc Moreau, de la revue Auto-Moto, rappelait-il que « tous les constructeurs font ça ». Une affirmation confirmée par un autre spécialiste du secteur qui, de façon anonyme, expliquait sur RTL TVi qu’un autre constructeur « au moins » utilise ce genre de dispositif…
Mais, au-delà de la tricherie, Moreau pointait surtout les carences des normes dites Euro 6. En effet, expliquait-il, « les cycles d’homologation sont toujours les mêmes, donc les constructeurs optimisent les voitures depuis toujours sur ces cycles ». Une « optimisation » plus ou moins reconnue par PSA et Renault, qui ont admis par exemple surgonfler les pneus lors des contrôles.

Franck Delétraz

DieselGate : le scandale Volkswagen prend des proportions mondiales

23/09/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
11 millions de voitures du groupe WV concernées, les autres constructeurs suspectés de tricher aussi sur les tests d’émission de gaz polluants… Das Skandal ébranle l’ensemble de l’industrie automobile… surtout en Europe, principal marché du diesel. Ce qui n’est pas innocent.

Les enquêtes fusent de toutes parts. Aux États-Unis, bien sûr – c’est dans ce pays que le pot aux roses a été découvert —, en Corée du Sud, en France, en Allemagne – c’est bien le moins —… L’Union Européenne pourrait s’y mettre et la liste est loin d’être close.
Après les révélations de triches sur les contrôles antipollution du groupe Volkswagen (VW, Audi, Porsche…), qui toucheraient au moins 11 millions de véhicules dans le monde, c’est l’ensemble de l’industrie automobile qui est sous le choc.
La vertueuse Allemagne se retrouve sonnée, le fleuron de son industrie la plus emblématique étant prise à tricher comme de vulgaires Grecs… et que vont-ils faire de tous ces migrants si l’industrie automobile s’effondre ? ajouteront les mauvaises langues.
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Pollution au diesel et démagogie fiscale

19/03/2014 – via Libertartien TV
Le diesel pollue plus que l’essence ? Il faut donc que Bercy mette la fiscalité de l’essence au niveau de celle du diesel et non l’inverse.

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