[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques “qui sont devenus des machines financières colossales”

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission “Bercoff dans tous ses états”.

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un “enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide“, qui ne permet pas, selon lui, d’avoir “une analyse intelligente et sereine des choses“. “Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion”, déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note “des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori“. En premier lieu, il met en cause “la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales“, perdant à cette occasion leur “lucidité scientifique“. “Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques“, souligne-t-il. “Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses“, affirme-t-il, dénonçant “un tri, voire une manipulation des données“, dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, “d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo“.

La chloroquine interdite : “ça ne change pas grand chose”

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. “Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça“, réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie “qu’on n’a pas le droit de le recommander“. Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : “Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement“.
À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup“, affirme le professeur Raoult.


Quelle pilule avaler ? Le docteur Raoult sème la zizanie

Les experts sont épatants : ils nous offrent un incroyable spectacle, une sorte de match de tennis, où chaque jour, nous croyons assister à la balle de match. Mais au dernier moment, le joueur en difficulté, d’un fulgurant revers, remporte le set, et relance la partie. Il y a trois jours, le professeur Raoult était acculé en fond de cours : The Lancet, la revue médicale britannique, dévoilait les résultats d’une enquête qui mettait en garde contre l’hydroxychloroquine, en tant que remède contre le COVID-19. Mais le professeur ne s’en laisse pas compter, et riposte.

Didier Raoult, le chercheur non conformiste de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, considère l’étude du Lancet comme « foireuse ». Elle a été réalisée « par des gens qui n’ont pas vu de patients », s’indigne-t-il. Elle a néanmoins été menée à partir des dossiers de 15 000 malades du COVID-19. C’est la seule étude à ce jour ayant porté sur un aussi grand échantillon. Son rédacteur est catégorique : la preuve statistique est désormais faite que la chloroquine ne guérit pas du COVID-19, mais augmente même les risques de mortalité. Dès lundi, l’OMS suspendait les essais cliniques en cours sur des malades du COVID-19.

Le professeur Raoult est-il un nouveau Pasteur, un nouveau Semmelweis qui s’entête contre les plus hautes autorités médicales parce qu’il sait qu’il a raison ? Ou assistons-nous au caprice d’un égocentrique ne supportant pas d’être démenti par les faits ? Ce n’est évidemment pas « l’opinion publique » qui peut trancher.

« Le noyau dur des raoulistes »

Pourtant cette opinion publique réagit, et se range dans l’un ou l’autre camp, transformant en quelque sorte chaque Français en expert des virus. Lisez les messages sur les réseaux sociaux : ils sont innombrables à prendre parti sur un sujet pourtant strictement scientifique :

« Amusant, il ne reste que le noyau dur des raoulistes qui argumentent encore entre eux en circuit fermé. Les autres ont compris et sont partis », écrit un internaute, faisant sans doute allusion à Ségolène Royal, qui vient d’effacer de son site ses prises de position pro-Raoult. Mais dans le camp d’en face, on n’est pas en reste : « Je fais totalement confiance au professeur Raoult (…) mais je n’ai aucune confiance en Buzyn, Véran ou l’OMS (leur lien avec les labos est avéré) ».

Ce que disent Raoult et son équipe, c’est que 3 600 malades sont passés entre leurs mains, qu’ils ont été traités par une association médicamenteuse à base de chloroquine, et que la mortalité de cette cohorte a été du même coup « la plus basse du monde ». Or l’étude du Lancet indique au contraire une surmortalité pour le même traitement, sur 15 000 malades. D’où la recommandation de l’interrompre, et d’où la prise de position de l’OMS.

« Je ne sais pas si ailleurs l’hydroxychloroquine tue, mais ici elle a sauvé beaucoup de gens » répond Raoult. Quant aux arythmies cardiaques qui découleraient de ce traitement, il indique simplement qu’il n’en a pas observées chez les patients de son IHU.

C’est un débat purement scientifique, qui semblerait donc relativement facile à trancher. A condition d’avoir un peu de temps. Mais c’est là que le bât blesse : du temps, nous n’en avons pas, alors que la pandémie progresse sur le continent américain, qu’elle rebondit ici ou là, et que la pression de cette fameuse opinion publique est à son paroxysme. Et Raoult est un homme de conviction : il ira jusqu’au bout.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 mai 2020

La chloroquine, bête noire des “élites”, par Ivan Rioufol

La chloroquine serait-elle populiste ? La question est absurde. Mais elle ne l‘est guère plus que la guerre de tranchées qui s’est installée entre les pro et anti-Raoult, ce professeur marseillais qui prescrit l’hydroxychloroquine pour lutter contre le Covid-19 (mon blog du 27 avril). Lundi, Donald Trump a annoncé qu’il prenait lui-même, préventivement, ce médicament désormais au cœur d’une polémique entre réalistes et idéalistes. Le président des Etats-Unis a expliqué : “J’ai reçu beaucoup de courrier disant que ça semblait avoir un impact positif. Peut-être que oui, peut-être que non. Mais même si ce n’est pas le cas, vous n’allez pas tomber malade ou mourir“.

Or c’est précisément ce pragmatisme – “qu’est-ce que vous avez à perdre ?”, a également dit Trump – qui indigne tous ceux qui en appellent au respect des normes, des procédures, des études comparatives, des homologations, des avis de la Science, cette Eglise qui excommunie les relaps. Ceux-ci n’ont pas tort, sur le principe, d’en appeler au doute et à la prudence. Mais ces attentistes et ces idéologues ne proposent rien, en attendant, pour tenter de tuer ce virus. L’étude Discovery, qui devait offrir ses lumières, s’est révélée être un fiasco. Raoult est le seul qui, pour l’instant et avec les moyens du bord, offre une solution facile, accessible et qui donne empiriquement, et au total, de bons résultats.

C’est cette approche du “Tout est bon !”, défendue par le philosophe Paul Feyerabrend, inspirateur de Didier Raoult (1), qui est parfaitement comprise par une partie de l’opinion (et par moi même…), plus sensible aux actes d’urgence qu’aux querelles dogmatiques et aux intérêts boursiers du “Big Pharma”. Ce n’est pas tant la droite qui se reconnaît dans Raoult – il vient de rejoindre le philosophe Michel Onfray dans son nouveau mouvement souverainiste baptisé Front populaire – qu’un monde de supposées “élites”, déconnectées des faits, rétives au bon sens, et ne sachant plus argumenter que par la provocation, la caricature, l’insulte.

Le traitement réservé à Raoult ressemble à celui subi hier par les Gilets jaunes, ces ploucs conspués par la France d’en-haut. Il est d’ailleurs frappant de constater le même surplomb que se donnent généralement les procureurs anti-Raoult, qui disent voir en lui un charlatan ou un timbré, sans jamais rien démontrer de probant. En attendant que les faits s’établissent, Raoult est bien l’homme-surprise qui a émergé de cette crise sanitaire. Il est paradoxalement porté par ceux qui rêvent de le faire taire ou de le ridiculiser. Ceux-ci l’ont moqué lorsqu’il a dit qu’il ne croyait pas à une “deuxième vague” de Covid. Pour l’instant, elle n’est pas là…

(1) Contre la méthode, Esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance (déjà cité)

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid-19 : les dessous de la rage anti-Raoult, par Ivan Rioufol

Une autre épidémie gagne une partie du corps scientifique et médical : la rage anti-Raoult. Elle a déjà contaminé aussi quelques intellectuels lucides, à commencer par Alain Finkielkraut. Le professeur marseillais, spécialiste mondialement reconnu en infectiologie et microbiologie, est devenu un repoussoir “populiste” pour le nouveau Parti de l’Ordre Sanitaire et ses milices. Celles-ci, qui recrutent leurs sicaires sur les réseaux sociaux, sont prêtes à dresser les listes de ceux qui ne respectent pas le confinement ou qui affichent leur indiscipline face aux interdits du sanitairement correct. Nombreux sont les brocanteurs de morale qui, une fois de plus, révèlent leur vocation de petits flics. C’est ainsi également que Raoult vient d’être indirectement épinglé par le conseil national de l’Ordre des médecins.

Ce dernier a, le 23 avril, dénoncé les “protocoles de recherches cliniques illégaux“, en visant plus particulièrement le traitement à base de chloroquine proposé par le professeur contre le Covid-19. Dans le même temps l’Armée reconnaissait, après des preuves dévoilées sur l’internet, avoir commandé à la Chine, par précaution, des stocks de chloroquine. Cela fait trois mois que le professeur Didier Raoult propose une solution contre le Covid. Il se heurte à la loi des normes et à des querelles de chapelle. En 1985, avec l’apparition du sida, Laurent Fabius, premier ministre, avait refusé d’agréer le test américain Abbott dans l‘attente d‘un test Pasteur en cours de préparation. Six mois avaient été perdus. 200 personnes avaient été contaminées chaque mois. Va-t-on vers un autre scandale sanitaire ?

L’emprise de la politique dans le débat factuel sur l’efficacité de la chloroquine est absurde. Se laisse voir une Science qui s’impose comme une idéologie, avec ses certitudes, ses sectarismes, ses dissidents. Raoult ne pêche pas par modestie, c’est entendu. Mais faudrait-il qu’il s’excuse, devant ses procureurs, d’être ce qu’il est ? Voici un médecin qui soigne, dans l’urgence, des patients qui semblent majoritairement satisfaits. Dans un de ses derniers tweets, il citait le maréchal Foch “Les règlements, c’est bon pour l’exercice, mais au moment du danger, il faut autre chose”. C’est ce pragmatisme que revendique Raoult et qui lui donne raison. Pour mieux le comprendre, il faut lire un de ses inspirateurs, le philosophe autrichien Paul Feyerabend. Dans son livre (Contre la méthode, Esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance, Seuil, 1975), Feyerabend écrit notamment : “Toutes les méthodologies ont leurs limites, et la seule “règle” qui survit, c’est “Tout est bon”“. Si Feyerabend constate la séparation entre l’Eglise et l’Etat, il regrette : “Il n’y a pas de séparation entre l’Etat et la Science“. Or, pour lui, seule cette séparation “peut être notre chance de vaincre la barbarie forcenée de l’âge technico-scientifique et d’accéder à l’humanité dont nous sommes capables (…)“.

Feyerabend conclut : “Libérons la société du pouvoir d’étranglement d’une science idéologiquement pétrifiée, exactement comme nos ancêtres nous ont libérés du pouvoir d’étranglement de la vraie-et-unique religion !“. L’épreuve de force lancée par le Parti de l’Ordre Sanitaire contre le professeur Raoult fera forcément une victime. La rage perdra.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 avril 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Dans une interview, Didier Raoult affirme toujours l’efficacité de la chloroquine et dénonce une perte de temps de toutes études sur le médicament

En 2003, Didier Raoult avait remis un rapport – ignoré par les autorités – sur le «risque d’apparition de mutants de virus respiratoires»

Didier Raoult, l’électron libre qui dérange la Macronie et les sachants

Sommité mondiale de l’infectiologie, le professeur Didier Raoult crée la polémique avec son traitement contre le coronavirus à base de chloroquine, un médicament vieux de 70 ans. Génie injustement méprisé par ses pairs ou docteur Maboul inconséquent ? Portrait.

Son nom est désormais sur toutes les bouches. Dans un pays confiné, où un nanovirus sème la peur derrière les persiennes bordant les rues désertes, comme les microbes hantaient nos nuits d’enfant après un épisode de « Il était une fois la vie », le professeur Raoult fait figure de grand druide et son traitement contre le Covid-19, de potion magique. L’Institut hôpital universitaire (IHU) de Marseille qu’il dirige, a tout d’un village de résistants gaulois, qui s’arment de bon sens scientifique et de pragmatisme pour repousser l’ennemi viral.

« Moi, comme n’importe quel docteur, à partir du moment où l’on a montré qu’un traitement était efficace, je trouve immoral de ne pas l’administrer ! » s’indigne Didier Raoult dans les colonnes du Parisien, brandissant tour à tour son serment d’Hippocrate et les résultats probants de son traitement sur des malades du coronavirus. Qu’importe si la taille de l’échantillon – seulement 24 personnes – permet légitimement de s’interroger sur le caractère miraculeux du remède, son succès est tel qu’une queue de plusieurs centaines de mètres de patients masqués et gantés devant l’IHU de Marseille se pressent à la marmite de son dépistage gratuit avant de se voir inoculer, pour les plus fébriles, sa potion à base de d’hydroxychloroquine (antipaludéen) et d’azithromycine (antibiotique).

Une offre médicale, là encore à rebours de la doxa gouvernementale estimant inutile un dépistage massif de la population – changeant plutôt de braquet au gré des pénuries constatées – malgré les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le succès de cette pratique en Asie… Quant le système de santé français parvient péniblement à tester 8000 personnes par jour, Raoult et ses équipes s’enorgueillissent d’en réaliser plus de 1000.

Un CV en béton

Mais ce que pense Paris, ça lui en cogne une sans faire bouger l’autre. Sa réputation n’est plus à faire. L’infectiologue est une sommité mondiale de la virologie. Un des chercheurs les plus publiés dans les revues scientifiques prestigieuses. Son institut de recherche à Marseille, l’un des plus renommés dans les maladies infectieuses tropicales. Couronné du Grand prix de l’Inserm en 2010 pour l’ensemble de sa carrière, le professeur Raoult a même donné son nom à deux bactéries, les « Raoultella » et les « Rickettsia raoulti ».

Alors qu’Olivier Véran, le ministre de la Santé, annonce en début de semaine que son protocole va faire l’objet d’un essai clinique à l’échelle européenne, il s’ « en fiche » totalement, balaie-t-il dans le Parisien. Comme il qualifie « d’improvisation » le confinement, pratique des siècles passés où l’on n’avait pas d’autre méthode que la quarantaine pour venir à bout de la peste et du choléra… Cette désinvolture, marque de fabrique du « génie fonceur » que ses pairs lui reconnaissent, a le don d’irriter les chercheurs parisiens pour qui la prudence et la patience dans le domaine médical sont des vertus fondamentales.

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Professeur Didier Raoult, le profil du héros?, par Maxime Tandonnet

Dépourvu de toute connaissance scientifique – hélas – il est hors de question pour moi de prétendre porter le moindre jugement sur la question de l’efficacité de la chloroquine face au covid 19.

L’objectif de ces quelques lignes n’est pas de me prononcer sur un sujet médical qui m’échappe mais d’observer, de constater un phénomène de nature psycho-sociologique: le soudain succès du professeur Didier Raoult dans l’opinion, et d’essayer de le comprendre.

Dans les période de chaos et de tragédie, où tout un peuple est en perdition, la quête d’un héros est le réflexe le plus naturel qui soit. Le sentiment dominant dans le pays est celui d’un gigantesque fiasco historique de la puissance publique: scandales de la disparition des masques et l’impossibilité d’offrir à tout malade un dépistage, de la défaillance des capacités de soin, des vertigineux et dramatiques revirements de la communication politique (entre le 11 et le 16 mars). A la crise de confiance s’ajoute le traumatisme d’une nation tenaillée entre la menace mortelle du virus et la conscience de l’effondrement économique en cours.

Dans ce contexte anxiogène et chaotique intervient un phénomène de société, autour de la personnalité du professeur Raoult, dont le succès est révélateur de l’état de l’opinion. Les sources d’une image, d’une reconnaissance dans l’opinion :

    l’expérience avérée d’un homme de 68 ans/ contre l’élitisme arrogant et immature qui étouffe le pays;
    le visage (le look) du non conformiste et du grand original contre une technostructure clonée et interchangeable;
    la parole du scientifique et la compétence plutôt que la communication politique ;
    le rebelle et la force de caractère qui n’a pas peur d’enfreindre les consignes et d’invoquer sa liberté de prescription ;
    l’homme de conviction sûr de ses idées qui ne recule pas devant le matraquage du dénigrement;
    le solitaire contre la meute bien-pensante à ses trousses;
    le sage qui ne cherche pas à provoquer la peur ni la panique, mais au contraire à apaiser l’opinion en exposant les faits avec sang-froid ;
    le désintéressé qui n’attend rien de personne et surtout pas une élection;
    le généreux qui met à disposition son institution à Marseille pour offrir un test et des soins – à l’encontre de la mesquinerie et l’injustice ambiante;
    le discours d’espérance plutôt que d’expiation et de pénitence collective;
    l’audacieux, le visionnaire qui prend la responsabilité de proposer un remède nouveau (chloroquine) – de tenter enfin quelque chose – contre les conservatismes obtus.

Il représente ainsi le parfait contraire de tout ce qu’incarne la classe dirigeante actuelle… Gardons nous des charognards qui tenteront de le récupérer à des fins idéologiques ou partisanes. En attendant, les ralliements les plus sérieux se multiplient (pr Juvin, dr Pelloux, aux USA, en Chine…).

Dans le paysage tellement misérable de notre pauvre pays, qu’on le veuille ou non, son anticonformisme, sur le forme comme sur le fond, est déjà en soi une lueur d’espérance. Puissent les faits lui donner raison…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Covid-19 : Marseille défie l’Etat jacobin, par Ivan Rioufol

C’est une histoire de fou. Une histoire française. Voici un éminent spécialiste, Didier Raoult, expert mondial en maladies infectieuses et tropicales, obligé de se battre pour se faire entendre des autorités de son pays. En revanche, les travaux de ce grand chercheur, qui exerce à Marseille, ont déjà réussi à convaincre Donald Trump de l’efficacité de la chloroquine (antipaludéen) dans le traitement du coronavirus Covid-19. “Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasi-immédiatement“, a déclaré le président américain vendredi. Pour sa part, le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a assuré dimanche vouloir le tester davantage.

La France se donne encore quinze jours. Cette prudence a ses raisons. Mais il y a urgence. Les poids du jacobinisme, de la technocratie et du conformisme, ajoutés à des querelles de chapelles incompréhensibles, sont à nouveau en train de nous faire perdre un temps précieux. Après avoir été en retard sur la fermeture des frontières et les confinements, les productions de masques, de tests et de respirateurs, la France risque de l’être aussi dans l’usage du Plaquenil. Il est déjà devenu un produit rare en pharmacie. Or, comme l’assure le professeur Raoult, qui l’a expérimenté avec succès sur ses patients, le Plaquenil est “le traitement le moins cher et le plus simple“.

Il fait partie de la stratégie thérapeutique de la Chine et de la Corée du sud, qui ont réussi à maîtriser la pandémie. Alors qu’il était vendu librement en pharmacie depuis des lustres, ce produit courant a été de surcroit classé le 13 novembre dernier parmi les “substances vénéneuses” – c’est-à-dire nécessitant une ordonnance médicale – par un décret du ministre de la Santé, Agnès Buzin, alors que l’épidémie se propageait. Dans cette affaire, Kafka n’est pas loin.

En réalité, le professeur Raoult paye-là son anticonformisme, son provincialisme et sans doute des règlements de compte plus personnels. Paris lui réserve la même morgue que pour les premiers Gilets jaunes déboulant de la France oubliée. Ceux-ci étaient vus comme des ploucs. Lui est considéré comme un rigolo par l’establishment médical. L’ancien directeur de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) l’avait notamment pris dans le nez, dit-on : il s’agissait d’Yves Lévy, mari d’Agnès Buzyn. Il est également reproché à Raoult d’être opposé au confinement généralisé et de critiquer la surmédiatisation du virus “sur des bases non scientifiques”.

Ses doutes sur le réchauffement climatique, émis en 2013, n’ont pas arrangé son image auprès des faiseurs d’opinion. Récemment, Le Monde a, un temps, qualifié de “fake news” partielles sa promotion, le 25 février, de la chloroquine comme remède efficace. Les médias nationaux gardent leur “distanciation sociale” face à ce savant excentrique à l’allure de barde breton ou de prophète. “Ce n’est pas parce qu’on n’habite pas à l’intérieur du périphérique parisien qu’on ne fait pas de la science“, répond Raoult à ses détracteurs, ce lundi au Parisien. Pour lui, “ce pays est devenu Versailles au XVIIIe siècle“. Les Marseillais, en tout cas, ont déjà plébiscité la forte tête, soutenue par les réseaux sociaux. Dimanche, lui et son équipe ont décidé de se passer des préliminaires officiels.

Ils écrivent : “Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ( hydroxychloroquine et azithromycine) ne soit pas inclue (sic) systématiquement dans les essais thérapeutiques“. Bref, Raoult a décidé de se passer du feu vert de l’Etat. A la guerre comme à la guerre !

Ivan Rioufol

Texte daté du 23 mars 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

« Nous avons perdu trop de temps »: «fake news» et chloroquine, à qui la faute?

Pourquoi le ponte Didier Raoult a-t-il eu tant de mal à faire accepter l’idée d’un test à grande échelle de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus? Non seulement le spécialiste s’est jusque-là heurté à un scepticisme systématique, mais il ressort aussi qu’il a longtemps été en conflit avec Yves Lévy, époux d’Agnès Buzyn.

«Il ne faut plus tarder mais agir», martèle-t-il. Ce lundi 23 mars, une très longue file d’attente s’est formée devant l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée de Marseille (IHU). Les patients potentiels, dont certains sont décrits comme fébriles, masqués et gantés, peuvent y être testés et bénéficier du traitement par hydroxychloroquine associée à un antibiotique.

Pourquoi cette molécule a-t-elle eu tant de mal à émerger et à être reconnue comme piste très prometteuse contre le coronavirus?
Les réseaux sociaux, puis certains médias, se sont mis à creuser la question. Résultat: il semble bien que cet antipaludéen (également utilisé contre la maladie du lupus) bon marché, utilisé depuis des décennies, et facile à produire ait été victime d’un tir de barrage à la fois médiatique et politique, et peut-être même d’inimitiés.

Pourtant considéré comme un infectiologue et virologue de tout premier plan dans le monde, le professeur français Didier Raoult a été dans un premier temps accusé de propager de fausses informations. C’est un article à charge des Décodeurs, service et rubrique de «vérification» de l’information, selon les termes du journal Le Monde, qui a mis un premier coup d’arrêt le 26 février en fournissant un argument d’autorité aux détracteurs de la chloroquine.

Quand les Décodeurs du Monde se mêlent de virologie

Les journalistes avaient entrepris de décortiquer une vidéo publiée par Didier Raoult sur YouTube intitulée «Covid-19, fin de partie». Les Décodeurs avaient alors rendu leur sentence (une de leurs prérogatives): «Cette publication contient des informations à la fois vraies et fausses, ou simplement incomplètes. Dans certains cas, les informations sont trompeuses». Et Le Monde d’y apposer son tampon: «Conclusion: partiellement faux.»

Dans la vidéo, rebaptisée depuis et tournée à la forme interrogative «Coronavirus, vers une sortie de crise?», Didier Raoult remercie ses confrères virologues chinois d’avoir mené des tests à sa demande.

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