Trois fois rien – Le gouvernement durcit sa dictature sanitaire

vaccin obligatoire

Les Français devront s’injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid d’ici la mi-janvier pour conserver leur passe sanitaire. Les arguments gouvernementaux vantant l’efficacité du produit en prennent un coup, tout comme les libertés des non-vaccinés.

Passe sanitaire conditionné à une troisième injection, validité des tests négatifs réduite à 24 heures, retour du port du masque obligatoire en intérieur (et parfois même en extérieur), renforcement des contrôles policiers, et bientôt vaccination des 5-11 ans : en détaillant jeudi midi lors d’une conférence de presse les nouvelles mesures du gouvernement censées empêcher la propagation du Covid-19 sur notre sol, les trois oiseaux de mauvais augure que sont Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer et Jérôme Salomon ont surtout annoncé aux Français un nouveau renforcement de leur dictature sanitaire.

Une vaccination obligatoire de fait

En imposant le passe sanitaire, qui n’est pas autre chose qu’une vaccination obligatoire de fait, le gouvernement avait assuré nos compatriotes que la conservation de ce dernier ne serait pas conditionnée à l’injection d’une troisième dose ni à un quelconque rappel. Or, une fois de plus, l’exécutif aura menti aux Français. A compter du 15 décembre, en effet, toutes les personnes âgées de 65 ans et plus devront avoir subi une troisième injection de vaccin pour pouvoir conserver leur passe sanitaire, et donc un semblant de liberté. Pour les autres, les 18 ans et plus, ce sera à partir du 15 janvier. Quant aux enfants âgés de 5 à 11 ans, pour lesquels le régulateur européen du médicament a – sans surprise – approuvé jeudi l’injection de sérum Pfizer, ils devraient eux aussi se voir imposer la vaccination à partir du « début de l’année 2022 » : l’exécutif attend juste le feu vert du Comité consultatif national d’éthique et de la Haute autorité de santé pour mettre en route la machine…

Les non-vaccinés traités comme des parias

En même temps, la vie va devenir totalement infernale pour les non-vaccinés, déjà traités par le gouvernement comme des citoyens de seconde zone. L’objectif, pas même dissimulé, étant de contraindre l’ensemble des Français à la vaccination, l’exécutif a annoncé que les tests, obligatoires pour bénéficier du passe sanitaire et pouvoir accéder aux lieux publics, resteraient non seulement payants, mais qu’en outre leur validité, en cas de résultat négatif, sera dès ce lundi ramenée de 72 heures à… 24 heures seulement ! Face à cette nouvelle dérive totalitaire du gouvernement, des voix n’ont fort heureusement pas manqué de s’élever. Comme celle de Marine Le Pen, qui a dénoncé des mesures non seulement « inutiles », mais surtout « attentatoires à nos libertés individuelles ». Avant d’ajouter : « Nous sommes passés d’un passe sanitaire à un passe vaccinal ». Ou encore Nicolas Dupont-Aignan, qui a estimé que « le gouvernement est devenu fou ». Ou encore Florian Philippot qui, après avoir fustigé « un régime carcéral de liberté conditionnelle à vie », a une nouvelle fois appelé tous les Français à refuser de se soumettre à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 novembre 2021

Dictature sanitaire – Europe: une partie de la population «en colère» contre les restrictions de liberté [vidéo]

manifestations covid

26/11/2021 – EUROPE (NOVOpress)
La cocotte-minute va-t-elle exploser? À travers l’Europe, les contestations musclées se multiplient, comme à Rotterdam et Vienne. Pour les manifestants, le retour des confinements et la vaccination obligatoire marquent un point de non-retour.

La phrase du ministre allemand de la Santé en a choqué plus d’un. Les Allemands seront «vaccinés, guéris ou morts» d’ici la fin de l’hiver, a-t-il affirmé.

Sputnik a interrogé des acteurs locaux et des expatriés français. Selon eux, la colère mêlée à la résignation prédomine face au durcissement des mesures sanitaires.


Manifestations et émeutes – Contre la dictature sanitaire en Europe

manif dictature sanitaire

A partir de cette semaine en Autriche, ce ne sont plus seulement les non-vaccinés qui sont confinés mais toute la population. Le confinement des seuls non-vaccinés n’aura donc duré qu’une semaine, et l’emballement des décisions du gouvernement du chancelier Schallenberg aura gonflé la manifestation organisée par le parti national-conservateur FPÖ samedi à Vienne. Avec quelque part entre 50 000 et 100 000 manifestants (35 000 selon la police), c’est la plus grosse manifestation de ce type depuis le début de la pandémie. Il faut dire que, en plus du confinement, le gouvernement autrichien est le premier gouvernement européen à décréter la vaccination obligatoire pour tous. Après le 1er février prochain, toute personne non vaccinée contre le Covid-19 à l’aide d’un des produits non éthiques actuellement autorisés dans l’UE sera passible d’une gigantesque amende de 3 600 euros, ou « seulement » 1 400 euros s’il ne lui manque que la troisième dose. Ce sont en tout cas les montants inscrits dans un projet de loi préparé par le ministère autrichien de la Santé.

Aux Pays-Bas, les nouvelles restrictions sanitaires annoncées par le gouvernement de Mark Rutte ont provoqué une troisième soirée consécutive d’émeutes dimanche. Des manifestations et émeutes ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays. Samedi, cinq policiers avaient été blessés dans les affrontements avec les protestataires à La Haye, après une nuit de chaos à Rotterdam où plusieurs personnes ont été blessées par des tirs de la police à balles réelles et où le maire Ahmed Aboutaleb a évoqué une « orgie de violence ». Selon la police, « des coups de semonce ont été tirés à plusieurs reprises. A un moment donné, la situation est devenue si dangereuse que les agents se sont sentis obligés de tirer sur des cibles ». Le 12 novembre, le « libéral » Rutte avait annoncé le retour d’un confinement partiel, avec fermeture des bars, restaurants et magasins essentiels après 20 heures et des magasins non essentiels à 18 heures, histoire sans doute qu’un plus grand nombre de gens s’amassent dans ces magasins avant l’heure de fermeture et aggravent l’épidémie, de manière à justifier les prochaines mesures liberticides. Et pour verser encore un peu d’huile sur le feu, le gouvernement néerlandais a annoncé la mise en place prochaine d’un régime de ségrégation à l’encontre des personnes non vaccinées contre le Covid, sur le modèle français, même si l’on sait que les vaccinés transmettent également le virus.

Dans la capitale belge aussi, la manifestation contre les restrictions sanitaires qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dimanche a viré à l’émeute. Les manifestants étaient venus protester contre le passe sanitaire et les discriminations liberticides et antidémocratiques que ce dispositif entraîne. Comme dans les Pays-Bas voisins, les canons à eau ont été déployés et il y a eu plusieurs blessés, dont quelques policiers.

Des manifestations ont encore eu lieu en Italie, où le gouvernement a décrété des restrictions contre le droit de manifester des anti-passe sanitaire, les excluant du centre des villes et les condamnant à des rassemblements statiques, sans que Bruxelles ne s’émeuve de ces violations graves de l’ordre démocratique puisqu’il ne s’agit pas de la Pologne ou de la Hongrie. Des citoyens sont encore descendus dans la rue en Suisse, au Danemark et en Croatie pour protester contre la suspension de leurs droits civiques par des gouvernements décidément peu respectueux de la démocratie et de l’état de droit, même s’ils ont très souvent ces mots à la bouche quand il s’agit de donner des leçons de morale aux autres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 22 novembre 2021

Covid : une spirale infinie de restrictions sanitaires ? Le débat Mercier-Hautemaniere [vidéo]

pass sanitaire

23/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La vaccination devait débarrasser l’Europe du Covid. Las, la cinquième vague de l’épidémie semble s’installer un peu partout sur le continent.

La France suivra-t-elle l’exemple de l’Autriche, qui s’apprête à reconfiner sa population ? Peut-on faire le tri entre population vaccinée et non vaccinée sans sacrifier l’État de droit et le modèle démocratique français ?

Pour y répondre, Sputnik fait débattre le docteur Alexis Hautemaniere et l’avocat Thibault Mercier, cofondateur du Cercle Droit & Liberté.


Le sanitairement correct s’égare à chasser les non-vaccinés

ivan-rioufol

Le sanitairement correct, qui rêve d’une vie aseptisée, use de tous les mensonges pour imposer sa tyrannie des bons anticorps. Il est prêt à prendre la relève du politiquement correct, ce robinet d’eau tiède qui a voulu faire croire en une société apaisée et consensuelle. Or les mêmes désinformations, qui font s’effondrer cette idéologie des bons sentiments, sont reprises par les fanatiques de l’hygiénisme en tout. Dimanche soir, lors du débat sur BFMTV entre les prétendants LR à la candidature, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand n’ont pas exclu de faire peser sur les non-vaccinés un possible reconfinement en cas de relance de l’épidémie de Covid. Déjà, le 7 juillet, Bertrand avait déclaré, parlant d’eux : « S’ils font le choix de ne pas se faire vacciner alors ils doivent savoir qu’ils n’auront pas les mêmes libertés que les autres ». Le 12 juillet, Emmanuel Macron avait soutenu cette même ségrégation sanitaire, en faisant de la vaccination un acte de « civisme ». Or ces nouveaux idéologues de l’homme sain, aveuglés par leurs certitudes, ne voient rien des effets contestables de leur politique. Plutôt que de s’interroger sur l’efficacité de la vaccination massive, qui n’arrive pas à venir à bout de l’épidémie, ils préfèrent accuser ceux qui doutent ou contestent leurs choix. Ainsi font les vendeurs d’orviétan.

Rien n’ébranle les convictions des docteurs Folamour. Ils voient la France comme un grand hôpital empli de patients terrorisés et dociles. Il est inutile de leur faire valoir que le tabac ou l’alcool tuent 7 fois plus que le Covid , ou que ceux qui en sont atteints n’ont que 0,5% de risque d’en mourir (0,1% pour la grippe). Les imprécateurs ne sont même pas capables de se relire. Le 12 juillet, Macron assurait, reprenant les arguments des fabricants de ces produits expérimentaux : « Tous les vaccins disponibles en France nous protègent solidement contre ce variant Delta : ils divisent par 12 son pouvoir de contamination et évitent 95% des formes graves. L’équation est simple : plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations ». En réalité, il est admis aujourd’hui que ces vaccins ne protègent, au mieux, qu’à 50 % même s’ils semblent en effet efficaces pour les cas les plus graves.

Il n’empêche : pousser à la vaccination, sans tenir compte non plus des cas d’effets secondaires de plus en plus nombreux, relève du discours automatique. D’autant que l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation a démoli la dramatisation officielle de l’épidémie en faisant remarquer qu’en 2020 les patients Covid ont représenté 2% des hospitalisés et 5% en soins critiques. Ce lundi, les enfants des écoles primaires doivent reporter leur masque, dans une obligation anxiogène qui laissera des traces psychologiques. Ceux qui avaient cru en la parole donnée – la suspension du passe sanitaire ce 15 novembre – savent désormais que la machine hygiéniste ne s’arrêtera plus. Tant que les Français laisseront faire…

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Français, réveillez-vous !, par Ivan Rioufol

Les Français se réveilleront-ils ? Ils sont les alliés de la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron, l’obsédé « Monsieur Vaccin ». Le 9 novembre, à la télévision, il a annoncé des « contrôles renforcés » sur l’usage du passe sanitaire, qui devait initialement être appliqué jusqu’au 15 novembre et dont l’efficacité est très relative puisque les vaccins s’épuisent au bout de six mois. « Vaccinez-vous ! Vaccinez-vous pour vous protéger », a pourtant répété le chef de l’Etat dans une infantilisation assumée des citoyens.

Une fois de plus, il a eu recours au discours anxiogène sur la énième vague, ce procédé qui terrorise les gens depuis près de deux ans. L’hygiénisme d’Etat, officialisé le 12 juillet, est devenu le degré zéro de la politique. Seul l’horizon sanitaire est pris en compte par celui qui espère sa seconde dose d’Elysée pour avril prochain. « Avec la pandémie, nous avons éprouvé notre vulnérabilité : un virus soudain a bloqué le monde entier », a notamment expliqué le tyranneau de la seringue. Pour lui, la vulnérabilité de la nation face à ses ennemis intérieurs et extérieurs n’est pas un sujet. « Nous sommes restés profondément humains », n’a pas hésité à se féliciter le promoteur de Pfizer et Moderna, sans vouloir entendre ceux qui mettent en garde contre les effets secondaires de leurs produits. La Haute autorité de la santé vient de déconseiller Moderna aux moins de trente ans. En mai, la firme assurait que son produit était efficace à 100%, y compris pour les jeunes.

« N’ayons pas peur ! », a déclamé Macron dans un jeu pervers avec une opinion qu’il se plait à affoler. Il persistera dans sa brutalité sanitaire tant qu’il rencontrera l’acquiescement des traumatisés. Cette stratégie de l’angoisse permanente lui permet de se hisser en président protecteur : « Nous avons réussi l’impensable », s’est-il auto-félicité en tirant le bilan de sa « guerre » contre le Covid. Cependant, cette grande mascarade, irritante en 2017, devient préoccupante en 2021. Macron prétendait « transformer » la France et annonçait une « révolution ». Il n’aura signé comme réforme que celle de la PMA pour toutes. Le code du travail n’a été revu qu’à la marge. Idem pour la SNCF.

Quant à la réforme des retraites, qui devait signifier le volontarisme du président, elle a été repoussée au delà de 2022. Subrepticement, se met en place un régime liberticide qui a déjà transformé le passe sanitaire en passe citoyen et qui proroge les états d’exception dans l‘apathie ou l’impuissance des contre-pouvoirs. Le discours orwellien a gagné le président : « Etre libre dans une nation comme la France implique d’être responsable et solidaire ». Non, être libre en France implique de pouvoir choisir ou non de se faire vacciner, de pouvoir aller à sa guise au restaurant, au musée, au cinéma, de n’être pas fiché par un QR code, de n’être pas dénoncé. Etre libre, c’est refuser le piège totalitaire de l’hygiénisme d’Etat. Se réveiller, vite !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La menace du passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Ce devait être une mesure « limitée dans le temps », « exceptionnelle », presque prise à contre-cœur, après avoir passé des mois en assurant ne jamais le mettre en place. Le passe sanitaire devrait pourtant bien être prolongé… si les chambres parlementaires obéissent.

Seuls les plus crédules seront surpris. Le gouvernement prévoit de prolonger la possibilité d’avoir recours au passe sanitaire. Le 12 juillet dernier, le président de la République prenait tout le monde de court en annonçant l’inimaginable, l’impensable : il y aura désormais deux catégories de Français, l’une qui n’aura plus accès à grand-chose, l’autre qui devra montrer patte blanche pour toute activité du quotidien.

Les grandes manifestations chaque week-end dans toutes les villes de France n’y changeront rien, la décision a été prise avec l’obscur conseil de Défense. Certains jouent le jeu, d’autres tentent de contourner la règle, certains retrouvent la solitude du premier confinement, d’autres sont obligés de fermer leur établissement.

Une nouvelle entourloupe ?

Si en décembre 2020, Emmanuel Macron affirmait que « jamais » il ne mettrait le passe sanitaire en application, les choses ont bien évolué en l’espace de quelques mois. Le risque d’une quatrième vague qui ne s’est pas encore montrée, le manque de place à l’hôpital et les soignants qui désormais sont amputés d’une partie d’eux-mêmes, n’ayant pas souhaité se faire vacciner, ont permis la mise en place de l’impensable en France, en 2021 : une véritable ségrégation.

Après cette période douloureuse, dont il était convenu qu’elle devait prendre fin le 15 novembre prochain, ce qui devait arriver se profile petit à petit. Olivier Véran l’avait annoncé dès le mois d’août, Jean Castex vient de le confirmer : le passe sanitaire devrait être prolongé. Un projet de loi sera présenté le 13 octobre en conseil des ministres pour permettre aux autorités d’avoir recours au passe sanitaire au-delà du 15 novembre.

Le texte devra encore être adopté par les deux chambres parlementaires. Jean Castex s’est d’ailleurs entretenu avec le président du Sénat, Gérard Larcher, lundi 20 septembre, après avoir parlementé avec Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale. Matignon prépare donc le terrain et recherche un consensus politique afin de pouvoir compter sur les députés et sénateurs.

Vers un passe territorialisé ?

Emmanuel Macron laissait pourtant entrevoir un allègement du passe sanitaire, ces derniers jours. Le ministre de la Santé, Olivier Véran indiquait même dans un entretien au Parisien, dimanche 19 septembre, que « les restrictions pourraient être allégées progressivement », là où la situation continuait à s’améliorer. Mais pour l’instant, aucune décision immédiate n’est prévue, aucune liste de départements n’a officiellement été déposée à l’Elysée, même si une trentaine de départements est passée sous les 50 cas pour 100 000 habitants.

Le porte-parole du gouvernement a quant à lui précisé le fond de la pensée de l’exécutif. « Tout l’enjeu est de savoir comment on garde ces outils et on s’adapte à cette situation. » Comprenez que le passe sanitaire pourrait être « territorialisé » et pérennisé, sans qu’il soit continuellement appliqué.

Le gouvernement entend garder la possibilité de ressortir cet outil à n’importe quel moment, n’importe où pour endiguer une « nouvelle vague » ou pousser les habitants à aller se faire vacciner.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 21 septembre 2021

La France de Macron, une dictature post-démocratique

Macron

Depuis le forum de Polémia consacré à cette problématique en novembre 2019, la question de la dictature, en particulier de la dictature sanitaire, s’est invitée dans le débat politique, au grand dam du pouvoir et de ses soutiens. Emmanuel Macron a même cru bon de s’en défendre à plusieurs reprises[1].
Pourtant un sondage IFOP réalisé pour le JDD les 11 et 12 août dernier, montre que pas moins de 43 % des personnes interrogées estiment que la France devient une dictature, du jamais vu dans notre pays. De même, durant tout le mois d’août – ce qui est également tout à fait nouveau –, des centaines de milliers de manifestants défilent chaque samedi dans de nombreuses villes de France, au cri de « liberté », contre l’instauration du passe sanitaire et la vaccination obligatoire des enfants.
Manifestement, la question de la dictature ne se réduit pas à un fantasme complotiste…

Circulez, il n’y a rien à voir !

Vivons-nous donc désormais en dictature ?

Non, répondent à l’unisson les intellectuels médiatiques, fidèles soutiens du système.

Dans Le Parisien, Raphaël Enthoven a donné le ton : « Tant qu’Emmanuel Macron n’aura pas aboli le droit de vote, je tiendrai les gens qui disent qu’on vit en dictature pour des illuminés. C’est-à-dire des obscurantistes[2]. »

« France, la dictature que le monde nous envie », titre ironiquement de son côté un éditorial de la sérieuse Revue des Deux Mondes[3] : « la France, malgré ses imperfections, est le pays où l’État, à travers ses lois, n’est ni raciste, ni fascisant, ni islamophobe. Mais protecteur des droits individuels de chacun. Et défenseur de l’égalité hommes-femmes, des droits des homosexuels et de la liberté de conscience », lit-on sous la plume de Valérie Toranian.

Des exemples parmi d’autres, mais significatifs.

L’argumentation consiste en effet à déduire du fait que, comme le pouvoir ne revêt pas en France les formes prises par les totalitarismes européens des années trente ou par les pronunciamentos sud-américains, nous ne vivons pas en dictature.
En d’autres termes, nous ne vivons pas en dictature parce qu’Emmanuel Macron ne porte pas un uniforme ni une petite moustache comme Hitler, parce que les opposants ne sont pas envoyés au goulag ou parce que les chemises brunes ou les gardes rouges ne patrouillent pas dans les rues, la matraque à la main.
Les défenseurs de la macronie affirment aussi que nous ne vivons pas en dictature parce que les libertés individuelles seraient garanties dans notre pays par le fameux état de droit. En somme, nous ne vivons pas en dictature parce que nous avons le droit de « venir comme nous sommes » comme chez McDonald’s ou parce que nous pouvons rouler à vélo sur les trottoirs.

On n’évoquera enfin que de façon incidente ceux qui glosent à l’infini, pour noyer la question, sur le terme dictature en rappelant que, sous l’Antiquité, celle-ci n’avait qu’un caractère fonctionnel et non pas péjoratif. La belle affaire !
Ces arguties ne sauraient masquer ce que tout le monde comprend de nos jours sous le terme dictature : comme l’écrit le dictionnaire Larousse, c’est bien « le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire ».

Mais finalement tous ces commentateurs officiels nous disent la même chose : circulez, il n’y a rien à voir !

Pour lire la suite, c’est ici !

Une révolution profondément française, par Ivan Rioufol

Pour 43% des sondés, « la France devient une dictature » (JDD de ce dimanche). Ils sont 57% à refuser ce point de vue. Ce jugement est, en effet, aisément contestable : le régime n’arrête pas ses opposants, et la contestation dans la rue s’exprime sans entraves. Reste que le sentiment d’être entré brutalement, cet été, dans un nouveau modèle de société, autoritaire et liberticide, est loin d’être marginal. L’Etat hygiéniste, imposé le 12 juillet par Emmanuel Macron avec l’aval de « contre-pouvoirs » acquis à ce basculement, n’a plus beaucoup à voir avec une démocratie équilibrée. Le passe sanitaire, qui instaure la discrimination entre citoyens, peut être vu comme une régression.

Ceux qui manifestent tous les samedis depuis le 17 juillet ont raison de dénoncer cette ségrégation sanitaire et sa vision aseptisée de la Santé, érigée en valeur cardinale au détriment de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. La dépolitisation apparente de la stratégie macronienne est un leurre : il permet au chef de l’Etat de se présenter en protecteur de son peuple, alors même qu’il a renoncé à désendetter le pays, à le réformer, à le mettre à l’abri des fractures. Je me retrouve, avec bien d’autres qui refusent ce passe de la honte, interdit de fréquenter des lieux anodins comme les bistrots ou les cinémas. Je trouve cette situation de paria, soutenue pourtant par 57% des sondés, indigne et révoltante. Ce passe ne passe pas.

La France n’est pas une dictature, c’est entendu. Mais comment se nomme ce prétendu modèle « libéral » et « démocratique » qui n’accepte que le monologue du président, la propagande d’Etat, la conformité de tous à la norme officielle ? « Le parti a toujours raison », répète en substance le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, quand il assure : « Il n’y a pas d’autre alternative ». Comment se nomme cette prétendue société « ouverte » et « tolérante », qui fait des hiérarchies entre les citoyens et attribue aux QR Codes des vertus patriotiques, comme la Loi des suspects de 1793 faisait le tri en fonction des « certificats de civisme » ?

Si l’idéologie totalitaire se caractérise par un système de pensée unique, une vérité d’Etat, une intolérance pour le pluralisme des opinions, une diabolisation de l’adversaire, un rejet des faits dérangeants, un usage immodéré de la sanction pour les questionneurs, alors le macronisme est bien une machine despotique. Et les 43% de sondés qui y voient une dictature en marche n’ont pas totalement tord. L’Etat hygiéniste, qui agite la peur et l’hystérie, fait passer les défenseurs de la Liberté, de l‘Egalité et de la Fraternité pour les ennemis de la République. La macronie a face à elle une révolution en cours. Elle est profondément française.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pass sanitaire, la fracture des générations, par Maxime Tandonnet

pass sanitaire

Voici un sondage intéressant IFOP-JDD. Contrairement aux analyses dithyrambiques des médias radio-télé et de la classe politique (presque unanime), la France profonde ne suit pas le pouvoir macronien dans ses dérives post libertés et post démocratiques. Le président perd 2 points de confiance (38%) ce qui est sans précédent dans les situations de panique (qui généralement profitent à la popularité des dirigeants). Le mythe d’un peuple apeuré et conformiste prend sérieusement l’eau. Où sont passés les supposés 62% de satisfaits à l’issue des mesures annoncées par le pouvoir la semaine dernière? Le suivisme de l’immense majorité des politiciens (de l’extrême droite à l’extrême gauche incluses) est ainsi battu en brèche.

Le peuple (globalement) semble plus attaché à sa liberté et à sa démocratie que les dites « élites » (dirigeantes, politiques, médiatiques et intellectuelles) supposées le diriger ou le guider. Par ailleurs cette même enquête montre une relative satisfaction des personnes âgées et vaccinées et une révolte des jeunes non vaccinés. Nous ne le répèterons jamais assez: les personnes âgées ou malades sont en principe protégées dès lors qu’elles sont vaccinées. Les jeunes ne sont pas menacés gravement par le covid19. Le vaccin protège contre les formes graves mais n’empêche pas la contagion. Dès lors, les jeunes non vaccinés ne menacent en aucun cas les anciens par le fait qu’ils ne sont pas vaccinés.

Forcer les jeunes par des mesures liberticides et discriminatoires, relevant du chantage, à se faire vacciner dans l’urgence est non seulement inepte mais inutile. Transformer les restaurateurs, gens du spectacle, commerçants, en une sorte de police parallèle chargée de faire respecter l’identité des personnes et la détention d’un laisser-passer sous la menace de 45 000 € d’amende et un an de prison est totalement invraisemblable et il est encore plus invraisemblable que si peu de voix se soient fait entendre pour le dénoncer. C’est encore la logique du coup de menton: montrer les muscles pour donner l’illusion de la fermeté et gagner des points dans les sondages: heureusement c’est l’effet inverse qui se produit…. En accablant les jeunes, on passe du jeunisme et de la démagogie absolue (MacFly et Carlito) au souverain mépris de ces derniers.

La France se fracture dangereusement comme nous l’avions prévu (Figaro Vox) dès le début, par la faute de ses dirigeants politiques. Le pouvoir tente déjà de reculer à toute vitesse (évidemment, il fallait s’y attendre) après ses annonces invraisemblables. Mais il est bien tard, le mal est fait. C’est tout un système de pouvoir qui frôle la démence: l’annonce autocratique de mesures non réfléchies sans débat, sans réflexion et sans discussion, dans le mépris de la représentation parlementaire. Tout cela est absolument lamentable et tout cela ne peut que mal finir.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

«Une dictature ce n’est pas ça» : Emmanuel Macron défend l’extension du pass sanitaire

Macron

Le président français a justifié les nouvelles mesures de restriction liées au Covid-19 en critiquant vigoureusement l’emploi du terme «dictature sanitaire», ainsi que les personnes qui refusent de se faire vacciner contre le virus.

Le 15 juillet, alors qu’il assistait à la 18e étape du Tour de France dans les Hautes-Pyrénées, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les médias sur l’extension du pass sanitaire, qu’il a annoncée le 12 juillet.

Bien qu’il ait affirmé «comprendre» et «respecter» les oppositions au pass sanitaire, le chef de l’Etat a vivement critiqué en ces termes les personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner contre le Covid-19 : «Je n’ai pas fait le choix de l’obligation vaccinale, j’ai fait le choix d’une contrainte qui est le sens même de nation. […] Parce que certains choisiraient de ne pas se protéger, je devrais refermer les restaurants et les cinémas ? Ces gens-là, je leur dis : “Vous ne pouvez pas avoir les mêmes droits parce que vous n’avez pas les mêmes devoirs. Je n’appelle pas ça priver quelqu’un de sa liberté. C’est simplement rappeler que dans une Nation, la liberté suppose des devoirs

Les soignants n’ont «pas le droit de ne pas utiliser le vaccin», dit Macron «La liberté de chacun dépend du civisme de l’autre», a encore argumenté Emmanuel Macron, en estimant que «quand on a des armes, on ne peut pas décider de ne pas les utiliser».

Il a ensuite commenté l’utilisation par certains du terme «dictature sanitaire» pour qualifier les mesures de restrictions prises par le gouvernement : «J’ai entendu ces mots. Certains s’y sont prêtés avec beaucoup de facilité. Une dictature ce n’est pas ça. On a maintenu tout le cycle électoral, on rembourse tous vos tests, le vaccin est gratuit.» Le président de la République française a en outre tancé les personnes qui, selon lui, «utilisent la peur de certains pour en faire un projet politique» avec «beaucoup de cynisme». Celui-ci doit «être âprement combattu, parce qu’il fait courir un risque au pays», a-t-il estimé, avant de juger que «si on vide les mots de leur sens, on menace notre démocratie». Au sujet de l’obligation vaccinale pour les soignants, Emmanuel Macron a par ailleurs estimé que ceux-ci n’avaient «pas le droit de ne pas utiliser le vaccin».

Texte repris du site RT France

17 réflexions en vrac sur les mesures sanitaires, par Maxime Tandonnet

Macron anarcho-tyrannie

Peu de temps pour faire des phrases et des paragraphes, alors quelques réflexions dans le plus grand désordre sur les mesures annoncées par l’occupant de l’Elysée prononçant l’exclusion prochaine des « non vaccinés » de l’accès aux restaurants, aux bars, centres commerciaux, aux lieux de spectacle ou sportifs, aux transports, etc.

– Une épidémie de peste bubonique ou de choléra, fauchant des millions de vies en France, justifierait de telles mesures d’exception. Cela arrivera peut-être un jour mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Traiter l’épidémie actuelle comme une épidémie de peste bubonique ou de choléra relève de la mystification (réussie).

– Le dispositif annoncé repose sur une incohérence : le covid 19 est réputé dangereux principalement pour les personnes âgées, ou fragiles, les malades atteints de comorbidité ; l’immense majorité de ces personnes ont déjà été vaccinées; dès lors, si le vaccin est efficace, le risque d’une vague de mortalité en est fortement réduit et la menace exagérée.

– Aberration fondamentale: certains vaccinés accusent hargneusement les non vaccinés de mettre leur vie et celle des autres vaccinés en danger. Mais de quoi ont-ils peur dès lors que vaccinés, ils sont supposés être à l’abri des formes graves? Et d’ailleurs le fait d’être vacciné n’empêcherait pas (semble-t-il) de porter et transmettre la maladie.

– 62% des Français approuveraient (selon un sondage) les mesures discriminatoires et d’exclusion de la vie sociale prises envers les non vaccinés. 38% de « Gaulois réfractaires » (incluant sans doute des vaccinés comme des non vaccinés), c’est beaucoup dans un tel contexte. D’ailleurs, un basculement de l’opinion peut intervenir à tout moment.

– Les non vaccinés justifient leur réticence à la vaccination par la peur du vaccin, notamment en raison des immenses scandales sanitaires qui ont bouleversé le pays ces dernières décennies. Que leur peur soit considérée comme méprisable, en tout cas moins respectable que d’autres peurs et indigne d’être écoutée, est à mes yeux incompréhensible.

– Plutôt que le dialogue et l’explication, comme souvent en France, la caricature et la moquerie: il y aurait les « provax », modernes et ouverts au progrès face aux « antivax » complotistes et obscurantistes, comme si nous revivions sous un angle sanitaire la guerre de la France « éclairée » contre les Gilets jaunes. Ce pays déchiré ne changera donc jamais…

– De fait, les mesures annoncées par le pouvoir ne seront jamais – jamais – appliquées pour la plupart : il est inconcevable, irréaliste de vouloir obliger les restaurateurs, barmen, commerçants, agents des lieux de spectacle ou de transports, à contrôler l’identité et le pass de chacun de leurs clients et se faire ainsi les auxiliaires de la police dans une société d’autosurveillance et de délation. Qui ne le sent pas?

– En vérité, tout ceci relève avant tout du spectacle, d’une posture politique, autour d’une mise en scène (hallucinante) d’autorité et de fermeté dans une perspective électoraliste. Mais il faut reconnaître que cela fonctionne assez bien.

– Eternelle et lamentable préférence française pour les contraintes bureaucratiques, les mesures verticales, policières et les sanctions au détriment de la liberté, du dialogue, du respect et de la confiance.

– L’esprit de ces mesures exprime un phénomène d’anomie ou de disparition des repères intellectuels et moraux. Sidérante démonstration d’un déni de solidarité face à l’exclusion et la mise au ban d’une partie de la population (les non vaccinés). Vertigineux renoncement collectif au respect de la vie privée et du secret médical, au principe d’égalité, au droit à disposer de son corps et à la liberté individuelle.

– Le climat général, ce mélange de soumission à la figure du chef paternaliste, autoritaire et protecteur, de servitude dans l’acceptation passive des contraintes et de chasse aux sorcières ou rage collective et méprisante de certains « vaccinés » envers les « non vaccinés », ce mélange a quelque chose de profondément malsain qui échappe aujourd’hui au sens commun.

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Prolongation du masque en extérieur, pourquoi?

Covid masques

Le pouvoir vient d’annoncer que l’obligation de porter le masque à l’extérieur était prolongée au mois de juin. Or, une chose est absolument certaine dans cette crise sanitaire: le port du masque en extérieur est inutile (contrairement à ce qu’il en est dans les transports ou dans les lieux fermés). Toutes les études réalisées à ce sujet le prouvent sans ambiguïté et confirment une intuition de bon sens. En outre, dans tous les pays européens, le niveau des contaminations et des décès annoncés s’effondre, sans doute en grande partie pour des raisons saisonnières.

Alors, pourquoi maintenir en France l’obligation du masque dehors.

4 raisons au moins, qui en disent long sur l’état d’esprit des dirigeants:

– Faire semblant de maîtriser des choses qu’ils ne maîtrisent absolument pas et préserver l’idée folle qu’une politique est à la source de l’amélioration constatée en espérant en tirer profit dans les sondages et dans les urnes;
– Tenter de faire oublier, en versant dans l’excès inverse que pendant plus de trois mois, au pic de l’épidémie et des morts (février mars et avril 2020), ils ont martelé frénétiquement que le masque ne servait à rien (y compris dans les lieux fermés et les transports);
– Ne pas lâcher la bride sur le pays, prolonger une sensation d’autoritarisme – de même que le couvre-feu de 21 H – dans le style coup de menton permanent, par compensation du chaos quotidien (violence endémique, agressions contre la police, trafics, fragmentation communautariste).
– Enfin préserver cette sensation rassurante pour eux qu’une foule masquée est soumise. On ne lit pas la colère sur des visages recouverts et le masque fait office de bâillon comme si le bout de tissu que les Français sont obligés de porter dans la rue, sur les chemins de campagne ou sur les plages étaient une manière de les faire taire. Une foule anonyme, privée de visage, ressemble à un cheptel obéissant.

A noter d’ailleurs que dans la classe politico-médiatique, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, personne ou presque ne moufte au sujet de cette atteinte à la liberté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Cet étrange couvre-feu, par Maxime Tandonnet

L’une des caractéristiques les plus sidérantes du cerveau humain est sa malléabilité. On s’habitue à tout, on finit par tout accepter et tout banaliser.

Un couvre-feu est en vigueur depuis six mois et il est devenu une chose normale. A 21H les rues se vident, les gens prennent peur et rentrent chez eux. Evidemment, les conséquences, le contexte sont différent. Mais ce couvre feu est en substance, le même que le couvre-feu des années d’occupation 1940-1944.

Selon les période, à 20 H ou à 23 H, les Français n’avaient plus le droit d’être dehors et devaient rentrer chez eux. Rien n’est plus étrange que la résurrection de ce phénomène aujourd’hui. Jamais un couvre-feu – le mot même et la réalité- général, durable, n’eût été possible dans l’après guerre. Aucun dirigeant politique n’eût assumé un retour au cauchemar. Il faut croire qu’à la troisième génération, le souvenir des années sombres s’estompe dangereusement. A l’évidence il ne sert strictement à rien sur le plan sanitaire.

On sait que le la covid 19 ne s’attrape pas dehors. Obliger les Français à rentrer chez eux, au besoin à s’entasser à l’intérieur d’une pièce quand ils sont plusieurs, notamment les jeunes, est infiniment plus dangereux que de les laisser vivre à l’extérieur. Et le virus ne devient pas plus virulent en extérieur après 21H qu’avant. Tout ceci est une véritable insulte à l’intelligence. Pourquoi? Nous sommes toujours dans la logique de l’esbroufe: asservir pour faire semblant de protéger. Le prix de cette mystification est gigantesque: enfermer une nation après 21H comme après 23 H revient à anéantir les fondements d’une société de liberté.

Or, il ne se trouve pas une voix chez les intellectuels ou les politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, pour – ne serait-ce que – s’interroger. Le plus extraordinaire, le plus tragique, la leçon la plus invraisemblable, c’est la facilité avec laquelle le grand troupeau se soumet, et pire, s’habitue.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Un pass décisif… vers la dictature sanitaire ?

pass sanitaire

Dès la fin du mois de février 2021, le président de la République demandait à ses ministres d’imaginer des modes de fonctionnement, des « outils » dans le jargon des « élites » mondialisées, qui permettraient de vivre avec le virus. L’un de ces outils est l’application TousAntiCovid qui remplace, semble-t-il avec un peu plus de succès, une première application qui fut un fiasco. Macron demandait déjà à ses troupes de réfléchir à un « passeport vaccinal » qui servirait de sésame pour voyager, se rendre dans des lieux culturels, des salles de sport, au restaurant ou simplement au bistrot du coin. Dans une société où la communication et le bavardage ont remplacé la pensée et l’esprit critique, l’expression « passeport vaccinal » a vite fait long feu car jugée négative : « passeport » et « vaccinal », cela laissait entendre que les citoyens seraient obligés d’être vaccinés pour retrouver droits et libertés perdus.

C’est pourquoi Emmanuel Macron déclarait jeudi 29 avril 2021, dans un entretien accordé à la presse régionale : « Ce pass, qui sera papier ou numérique, via l’application TousAntiCovid, permettra de montrer qu’on est vacciné ou testé négatif dans les deux jours qui précèdent. C’est juste et ça ne fracturera pas le pays. Ce sera un outil supplémentaire pour assurer la protection des Français. » Il s’agit là d’un marqueur concret de l’idéologie au pouvoir. Pourquoi ? Le mot « pass » a une valeur positive, passer enfin les portes que les Français aspirent tant à franchir de nouveau. Un pass, donc, mais un « pass sanitaire ». Là aussi, le sens a vocation à être positif : l’on prend soin de notre santé. L’idéologie au pouvoir joue ainsi sur les éléments de langage, juste pour l’image.

Cela présente un risque totalitaire, la prise en charge des consciences démarrant toujours par celle du langage. Ici, l’exécutif veut faire passer une restriction supplémentaire des libertés – la nécessité de posséder un document spécifique pour faire des choses aussi simples qu’aller dans les stades, salons ou foires – pour un nouveau droit. Pour le moment, pas besoin du pass pour aller au ciné ou au resto. Pour le moment. Le pouvoir répète aussi que « chacun demeurera libre » de se faire vacciner ou non. En réalité, chacun pourra choisir de ne pas être vacciné à condition d’abandonner une partie de ses droits, comme celui d’aller et venir librement. Et ce choix sera contrôlable autant que fiché. Sans doute ce pass deviendra-t-il peu à peu obligatoire sur téléphone, ce qui pousse à s’interroger au sujet des personnes qui développent les applications avec l’argent public.

Qui ne voit que la mise en marche d’une idéologie totalitaire des rapports sociaux conduit toujours, si elle n’est pas stoppée à temps, à une forme de dictature ? Une dictature sanitaire, au nom du prétendu « bien ». Et que ce pass se mette en place à l’échelle de l’Union européenne sous forme de « certificat », contenant les certificats de test négatif, de rétablissement du patient, et celui de vaccination, n’est pas fait pour rassurer, tout au contraire. La boîte de Pandore vers le contrôle des données de nos existences ne cesse de s’ouvrir. Heureusement, l’opposition à ce « pass sanitaire » monte sur les réseaux sociaux, autour de hashtags comme #NonAuPassDeLaHonte. Une opposition populaire. En revanche, où sont passées les bonnes consciences dites intellectuelles ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2021