Elections : Des souris et des chats, histoire imaginaire ? [vidéo]

Des souris et des chats : histoire imaginaire ? [vidéo]

 

Dans le Pays des Souris, les souris votent traditionnellement pour des chats noirs. Mais elles constatent que ça ne marchent pas, alors elles votent pour des chats blancs. Et ça ne marche toujours pas. Donc elles revotent pour des chats noirs, puis blancs, puis noirs, etc. Rien n’y fait. Alors elles votent pour des chats moitié blancs moitié noirs (coalition), puis pour des chats tachetés. Mais ça ne marche toujours pas. Alors l’une d’entre elle (à 4 mn10) a une idée. Mais cette idée effraie tellement les autres souris qu’elle se fait traiter d’extrémiste (le terme utilisé dans cette vidéo a depuis lors changé !)

Ce dessin animé canadien date de 1944 et toute ressemblance avec une situation contemporaine ne serait naturellement que pure coïncidence.

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir - Par Joëlle-Anne Robert

[box class= »info »] Exposé fait lors du colloque « Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ? » organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations le 16 février à Paris.

Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
– l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, « Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros  »
– l’exposé d’Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations, « L’impact macro-économique de l’immigration »
– et la Synthèse des travaux du Colloque. [/box]

Après avoir entendu ces spécialistes et ces économistes de grande qualité, j’aimerais vous donner le sentiment d’une non-spécialiste, mais d’une Française qui se pose une question : pourquoi nos élites, qui ont le pouvoir et les moyens d’améliorer une situation qui se détériore au fil des années, ne le font-elles pas ? Il y a clairement un refus de voir la situation, et notamment le coût de l’immigration, mais ce refus de voir recouvre peut-être une véritable peur de savoir, ce qui serait plus grave encore.

I) LE REFUS DE VOIR

1) Que refuse-t-on de voir ?

a) On refuse de voir les faits, de regarder la réalité en face. En voici quelques exemples:

Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun peut les constater. Les salles d’attente des urgences dans les hôpitaux remplies par des foules venues de tous les pays. Nous avons tous vu ces jeunes sans titre de transport sauter les barrières dans le métro ou se faire arrêter par une armada de contrôleurs. Pire, que l’on songe aux scènes de violence de l’automne 2005, où il y eut 2 morts, 130 policiers blessés, 10 000 véhicules mis à feu, 120 nuits d’émeute, 4500 arrestations, et où le gouvernement fut obligé de déclarer l’état d’urgence. Une véritable guérilla urbaine aux portes de Paris. Que l’on songe à la montée et la radicalisation de l’islam dans nos banlieues qui font fuir les premiers habitants autochtones de ces banlieues devenues des zones de non-droit, où même la police n’ose plus entrer, et où le trafic de drogue fait la loi. En mars 2005 le journal le Monde titrait« le spectre des violences anti-blanc » dirigés contre les médecins, les chauffeurs de bus, les policiers, les professeurs. Le 13 février 2012 les députés admettent que « le souci est de lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode de vie ». Pour justifier les expulsions du territoire, un député explique que « le nombre de ressortissants mis en cause dans les cambriolages ou vols avec violence depuis 2008 a respectivement augmenté de 40% et de 37,4% ».Tout le monde peut constater ces faits de la vie quotidienne, évoqués à la télévision et dans la presse : on donne l’âge, le statut social de l’auteur des méfaits parfois son domicile ou le lycée qu’il fréquente mais jamais ces faits ne sont rapportés à l’origine étrangère ou immigrée des personnes. Autant de faits qui laissent dire à 60% de Français selon un sondage SOFRES du mois dernier que « l’on ne se sent plus en France » ou « qu’il y a trop d’étrangers. » Mais les coûts ne sont pas évoqués, car le grand public ne dispose pas des chiffres correspondants.

b) On refuse aussi de voir les chiffres :

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert Puisque ces faits sont connus de tous, on devrait pouvoir les chiffrer ; or, on refuse de nous donner les statistiques. Témoin le livre de Michèle Tribalat, chercheur à l’INED, intitulé Les yeux grands fermés qui regrette qu’il n’y ait pas « de statistiques adéquates » et montre les vicissitudes qu’elle a connues pour publier des statistiques, qui deviennent « secret défense» et pratiquement inaccessibles aux chercheurs. « Nous n’avons ni registre de la population ni registre des étrangers… Pourquoi cette lacune ? Par respect de la personne humaine….De qui se moque-t-on ?… On sait que le plus petit Français est fiché par les impôts, la mairie, le téléphone, l’URSSAF… mais le ministre de l’Intérieur ne publie que des estimations !… La guerre des chiffres est une véritable guerre idéologique ».Ce livre aurait pu être sous-titré « Les tribulations d’un chercheur de l’INED» !

A quoi servent des statistiques dont on ne peut publier les analyses ? Alors que la Grande-Bretagne et les USA publient sans complexe ni tabou des rapports sur le problème de l’immigration, ceux-ci ne sont ni traduits ni publiés en France. On mentionnera ici le débat sur les statistiques ethniques, où, derrière les grandes déclarations de principe, on finit par se demander si l’on ne veut pas éviter de déboucher sur des conclusions gênantes : par exemple, on s’est habitué à l’idée que les pauvres immigrés comptent beaucoup plus de chômeurs que les Français , mais on sait rarement qu’il y a moins de chômeurs chez les Portugais vivant en France que chez les Français eux-mêmes, ce qui risquerait d’être vexant pour les autres immigrés… mais aussi pour nous.

Plus grave, on nous donne un certain nombre de chiffres, mais en déformant leur présentation ou en occultant complètement la dimension de ces chiffres liés à l’immigration : Le 20 Avril 2004, l’INED annonce « la France n’est plus un pays d’immigration massive» ; « Il n’y a pas plus d’étrangers dans notre pays qu’il y a 30 ans » déclare un député à l’Assemblée nationale. Aussitôt la presse s’empare de cette phrase pour en faire une donnée de référence. Le député a simplement oublié le nombre d’étrangers naturalisés pendant cette période ! On nous dit aussi que la natalité française est la meilleure d’Europe mais sans dire que cela est largement dû à l’immigration. On se souvient de cette photo du Figaro du 19 janvier 2011 en première page montrant 9 charmants bambins blancs, sous le titre : « Les Françaises n’ont jamais eu autant d’enfants depuis 35 ans » !!! On apprend d’autre part que les mariages mixtes entre Français et étrangers sont en augmentation rapide, ce que l’on pourrait interpréter comme un succès de l’intégration par le mariage, mais on oublie de nous dire que bon nombre de ces prétendus mariages mixtes se font entre 2 personnes de même origine étrangère, dont l’une a déjà la nationalité française et l’autre non. On nous fait croire à l’intégration alors que c’est l’endogamie qui progresse.

On a la nette impression qu’en France le gouvernement brouille sciemment les cartes, gêné de dire la vérité aux Français, d’annoncer des résultats qui sont politiquement incorrects. Mais s’agit-il uniquement du gouvernement ?

2) Qui nous refuse l’accès à ces connaissances ?

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert a) Les médias, dont ce serait le devoir de les diffuser manquent d’objectivité dans la présentation des faits et font passer presque uniquement le message d’une immigration positive pour la France, voire idyllique, « une chance pour la France »comme le disait déjà en 1984 Bernard Stasi. Par contre, les médias ne manquent pas de se mobiliser pour le moindre incident affectant une famille immigrée ; par exemple on montre une famille d’immigrés clandestins menacés d’expulsion alors que ses enfants sont scolarisés en France. On nous donne les photos des associations manifestant devant l’école, et les interviews des parents et des amis désolés, mais on ne pense pas à nous rappeler l’absurdité d’une situation où les lois françaises se contredisent entre elles. La presse ne rappellera pas l’ambiguïté de la loi qui oblige les immigrés légaux et clandestins à mettre leurs enfants à l’école alors qu’ils n’ont pas le droit de rester en France. Les médias nous donnent une image complètement unilatérale, basée sur la manipulation des bons sentiments et la mauvaise conscience. En cela, ils suivent certes leur politique de communication, qui divise le monde entre « les gentils et les méchants », les gentils étant les immigrés et ceux qui les soutiennent, et les méchants tous les autres, mais les médias ne suivent-ils pas aussi des consignes qui leur viennent de plus haut ?

b) les autorités publiques

Le terme d’ « autorités publiques » est bien sûr très large, en fait celles-ci sont caractérisées par une grande multiplicité, quirend leur action moins lisible et brouille les pistes.

– Le gouvernement et le parlement, théoriquement souverains, sont ainsi liés aux institutions européennes, elles-mêmes très engagées en faveur de l’immigration, dans un jeu complexe, où ils peuvent soit prendre l’initiative de lois ou de règlements, soit dire qu’ils sont obligés de le faire au nom du droit européen, qu’ils choisissent ou non de respecter en pratique (cas des réfugiés tunisiens arrivés à Lampedusa, passés par l’Italie et interceptés par la France à Menton, en violation des accords de Schengen).

Le problème est là, quotidiennement sous nos yeux. Au lieu de regarder la vérité en face, nos élus et nos fonctionnaires préfèrent proposer des décrets ou des lois, qui se succèdent sans cohérence. Par exemple, lorsque le gouvernement de Giscard d’Estaing a proposé en 1974 le regroupement familial, il n’a pas réfléchi au coût que cela pourrait représenter des décennies plus tard. Alors qu’en France nous tendons à remplacer notre politique familiale par une politique sociale, nous pratiquons une politique familiale pour les immigrés. C’est tout de même un comble ! La spirale infernale du regroupement familial a commencé et n’a pas cessé puisque aucun gouvernement n’a eu le courage de reconnaître que c’était une erreur fatale, et personne n’a voulu revenir sur ce principe. Au contraire, les Allemands, les Danois, les Autrichiens ont des lois pour restreindre le regroupement familial, qui pour eux n’est pas une fin en soi. Sans compter que cette immigration au seul motif du regroupement familial n’assure ni emploi ni logement, et surtout rend l’immigration définitive.

Trois ans après, en 1977, le secrétaire d’Etat aux travailleurs manuels et immigrés du gouvernement Barre, Lionel Stoléru lance l’opération du « million » pour inciter les étrangers à rentrer chez eux, mais en même temps on instaure des « cours de langue et de civilisation d’origine »dans nos écoles, ce qui est pour le moins paradoxal ! En 1978, on ne renouvellera pas les 500 000 cartes de travail mais en 1979, elles seront toutes renouvelées. Enchevêtrement de promesses non tenues, de tergiversations, un pas en avant, deux pas en arrière : on dit une chose et on en fait une autre, cette politique empêche de faire avancer les choses et finalement les Français ne comprennent plus rien à ce double langage.

– Les autorités judiciaires: les politiques publiques sont à la fois encadrées (Conseil Constitutionnel) et appliquées (tribunaux judiciaires et administratifs, police) de façon si diverse qu’elles contribuent à la confusion générale. En 1979 Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur fait passer facilement une loi facilitant l’expulsion des clandestins ; mais le Conseil Constitutionnelannule l’essentiel de la loi car « c’est une atteinte aux droits de l’homme ». Droits de l’homme qui servent également de base à la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) : le 30 Janvier 2012, le Figaro titrait« Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques » : au nom des droits de l’homme, ils imposent leurs vues sur les questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée par David Cameron au Conseil de l’Europe, et par les Français (Romain Boffa, professeur à l’université de Lille, ou Astrid Marais, maître de conférence à Paris-Assas), qui dénoncent « le bouleversement de pans entiers de notre législation en contrariant notre politique de lutte contre l‘immigration ». Ils en arrivent même à parler de « diktat » de la CEDH. Sans compter les autres juridictions européennes, qui veillent à ce que les autorités françaises n’enfreignent pas les règles communautaires, et qui entretiennent par là un jeu complexe qui permet de « se renvoyer la balle » sans prendre ses responsabilités.

– Les organismes d’études publics (INSEE et INED… ) dépendent à la fois du gouvernement, qui est leur autorité hiérarchique, et des orientations scientifiques et idéologiques de leurs membres, ce qui fait que malgré quelques progrès (distinction par l’INSEE entre immigrés et étrangers) il reste de nombreuses lacunes dans nos connaissances comme on l’a bien vu ce matin.

Je me suis amusée à relever le nom de quelques uns des différents organismes en charge des questions migratoires : DPM(Direction des populations et des migrations) ; OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) ; HCI (Haut Conseil à l’Intégration ) ; OSII (Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration) ; OMI (Office des migrations internationales) ; AGDREF (Agence de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France); CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) ; REM (Réseau européen des migrations) ; GISTI (Groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés ) ; CRAN( Conseil représentatif des Associations noires) ; Ministère de la Ville et de l’Intégration, Observatoire de la délinquance, etc., etc… Ces organismes, dont la liste n’est pas exhaustive, et au sein desquels sont créées des sous-commissions nombreuses, montrent qu’à défaut de nous donner des informations pertinentes, on est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour nous fournir des interprétations basées sur des informations lacunaires. On aurait préféré le contraire.

c) Enfin au-delà du refus de donner des informations, il y a aussi le refus le plus spectaculaire et le plus symbolique de tous qui est le refus de demander aux Français ce qu’ils pensent du sujet par un référendum. Mr. Sarkozy nous en annonce peut-être un après sa réélection éventuelle, mais tout ce que l’on peut constater objectivement, c’est qu’il n’y en a pas eu un seul sur ce sujet pendant son premier quinquennat ni même avant. Le coût de l’immigration n’a d’ailleurs été abordé pendant la campagne des présidentielles de 2012 ni par Nicolas Sarkozy ni par François Hollande, alors que les problèmes de financement de notre modèle social étaient au cœur du débat.

La question que l’on peut se poser, face à ce refus de voir une réalité évidente aux yeux de tous les Français, c’est celle du pourquoi.

II) POURQUOI REFUSE-T-ON DE VOIR ?

Parmi les raisons de ce refus de voir, certaines sont bien connues et même parfois explicites, d’autres sont plus profondes ou cachées, et peut-être encore plus graves.

1) Les raisons plus ou moins explicites :

a) La première est la question des droits de l’homme. Les principes des droits de l’homme interdisent de juger ou de traiter un individu en fonction de ses origines ou de ses opinions. La France se considère comme la patrie des droits de l’homme, et ne manque jamais de le rappeler, mais ces principes ont bon dos et permettent de justifier beaucoup de choses. Ainsi s’est développée une « idéologie des droits de l‘homme » au nom de laquelle certains groupes, généralement très politisés, s’arrogent le droit exclusif de juger ce qui est conforme ou pas à ces principes. On retrouve ainsi un processus classique dans les mouvements révolutionnaires, dans lesquels les éléments les plus extrémistes assoient leur pouvoir en dénonçant tous les autres comme des tièdes voire des traîtres.

Dans le cas qui nous intéresse, on voit bien que toute personne essayant d’avoir un jugement nuancé ou réaliste sur la question de l’immigration risque d’être taxée de racisme si ce n’est de nazisme. Parler immigration est politiquement incorrect ; c’est donc un sujet tabou à éviter. Ces dénonciations pouvant s’appuyer sur des dispositifs juridiques comme la loi Pleven-Gayssot, on en arrive à une autocensure, où les gens n’osent même plus évoquer le sujet, ce qui ne contribue évidemment pas à l’avancement du débat. Comme ce processus a conduit à un élargissement incessant du domaine considéré comme faisant partie des droits de l’homme (droit à la santé, droit à l’éducation, droit au logement etc… ), on finit par se demander sur quel sujet on pourra encore parler ou discuter sans risquer d’avoir un procès.

Or ce sont des sujets, notamment l’éducation, la santé et le logement, qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le coût de l’immigration et sur les finances de notre pays. La santé et l’éducation sont considérés comme des droits absolus sans obligation de régularité du séjour ni d’aucune vérification d’identité. L’AME (aide médicale d’Etat) permet à tout étranger en situation illégale d ‘être soigné gratuitement au même titre que les Français relevant de la sécurité sociale, ce qui a un coût de un demi-milliard d’euros…. Et que dire du paradoxe pour les clandestins qui ne peuvent résider sur le sol français mais bénéficient des droits sociaux (hébergement, scolarisation des enfants, allocation spéciale à l’enfance).

On préfère se taire plutôt que de prendre le risque d’aborder un sujet tabou, on passe du juridique à l’émotionnel en n’osant pas appliquer les lois pourtant votées démocratiquement.

b) La seconde raison qui nous fait éluder le débat sur le coût de l’immigration est la mauvaise conscience entretenue intentionnellement notamment dans le cadre de ce que l’on appelle la repentance :

L’ancienne France colonisatrice devient une terre d’accueil , comme pour s’excuser d’avoir colonisé tous ces pays, comme si elle devait faire acte de repentance, alors qu’elle leur a apporté aussi, entre autres, ses compétences pour la construction d’hôpitaux et d’écoles, etc… Une culpabilité diffuse qui s’exprime, par exemple, par un fait symbolique : en avril 2007, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration remplace l’ancien Musée des colonies. Faire oublier les horreurs de la colonisation et montrer les bienfaits de l’immigration !! L’immigration apparait comme un juste retour des choses après la décolonisation. Plus personne n’ose évoquer les bienfaits de la colonisation, par contre il faut se persuader de ceux de l’immigration.

c) La troisième raison est à rechercher dans les stratégies ou les tactiques politiciennes

Les polémiques basées sur le respect des droits de l’homme peuvent au moins se targuer d’une certaine noblesse dans leur principe. Il n’en va pas de même des manœuvres politiciennes qui ont instrumentalisé la question de l’immigration, ou plutôt la diabolisation de cette thématique, pour assurer le succès électoral d’un parti sur l’autre. L’initiative en revient à François Miterrand, qui a assuré, grâce à la proportionnelle, la percée électorale du Front National, tout en diabolisant son chef et en stigmatisant son thème principal l’immigration, pour priver J. Chirac d’une partie de son électorat. Opération en partie réussie, mais qui s’est retournée contre les socialistes en 2002, la même manoeuvre permettant à Jacques Chirac de se faire réélire triomphalement au 2éme tour contre Jean-Marie Le Pen, avec l’appui unanime des milieux antiracistes. Ici, clairement, on est dans la manoeuvre politicienne. La diabolisation concomitante du Front National et du débat sur l’immigration a conduit au refus d’une discussion sereine et objective sur ce sujet.

Tout cela, la plupart des Français le savent, ou au moins le sentent confusément, même s’ils ne voient pas nécessairement à quel point ces considérations idéologiques ou politiques empêchent un véritable débat démocratique, appuyé sur des faits et des chiffres, sur le coût de l’immigration. Mais si une majorité de Français accepte, tout en s’en rendant plus ou moins compte, d’être privée d’une bonne partie des informations nécessaires à ce débat essentiel, on est en droit de se demander s’ils ont vraiment envie de connaître la vérité, ou si leur résignation ne tient pas à un phénomène plus profond : la peur de savoir la vérité.

2) Des raisons plus profondes, qui concernent tous les Français : la peur de savoir

a) La difficulté de renoncer à la «pensée magique ».

La « pensée magique » se concentre exclusivement sur ce que l’on souhaite ou sur ce que l’on juge bon, et se refuse à prendre en compte des considérations « vulgaires » comme «comment faire ? » ou « combien cela coûte ? ». Ceci est particulièrement valable pour les choses qui «n’ont pas de prix » par exemple, « l’environnement n’a pas de prix», donc on n’hésiterait pas à remplacer le pétrole par des éoliennes qui coûtent 3 fois plus cher. Ou bien, « l’accueil de l’autre» et sa dignité n’ont pas de prix, donc si une famille immigrée s’entasse dans un logement étroit et insalubre, il suffit de lui attribuer un cinq pièces avec tout le confort ! Il faut reconnaître que les Français se complaisent volontiers dans cette « pensée magique »,où l’on croit que le gouvernement peut résoudre n’importe quel problème s’il veut bien s’en occuper. L’Eglise catholique elle-même se place volontiers dans cette approche lorsqu’elle évoque des questions économiques ou sociales. Renoncer à cette « pensée magique », c’est perdre un peu de ses illusions et de ses rêves, et cela ne fait jamais plaisir.

b) La peur de devoir reconnaître que l’on s’est trompé depuis longtemps et même très longtemps sur des choses essentielles. Il n’est jamais agréable de devoir reconnaître que l’on s’est trompé, ou que l’on a fait confiance à des gens qui nous ont trompés. Au bout d’un certain nombre d’années, une opinion fausse finit par faire tellement partie de notre univers mental qu’y renoncer, c’est presque renoncer à une part de notre identité. A la limite on va en vouloir à celui qui nous oblige à reconnaître que nous nous sommes trompés ou que nous avons été trompés. Autant ne rien savoir !

c) Peur de reconnaître que l’on a échoué par manque de courage politique en refusant de contrôler et d’encadrer cette immigration devenue au cours du temps incontrôlable. Au lieu de faire venir les immigrés qualifiés dont la France a peut-être besoin et qu’elle a la capacité d’accueillir en leur offrant travail et logement, comme cela se fait chez nos voisins britanniques (« the brightest and the best from across the world ») ou allemands, on a laissé les portes grandes ouvertes en laissant croire aux populations immigrées que la France c’est le paradis !!En fait, il s’agit aussi de la peur de savoir que nous n’avons que ce que nous méritons. La société matérialiste et laxiste dans laquelle nous vivons n’incite pas à voir les problèmes. L’immigration devient un phénomène inéluctable contre lequel on ne peut rien et que l’on doit accepter. On préfère son confort matériel et intellectuel et ce qui compte, ce sont la consommation, les loisirs, et les vacances. On veut éviter à tout prix de se poser des questions embarrassantes et de s’empoisonner la vie avec des problèmes insolubles !

d) La peur d’apprendre une très mauvaise nouvelle : celle que nous risquons de disparaître en tant que culture ou que civilisation. Ici, le parallèle avec le patient et son médecin est criant : on retarde le rendez-vous avec le médecin ou le laboratoire d’analyses, parce que l’on n’a pas envie d’apprendre une mauvaise nouvelle. Peur de comprendre que les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux ne cherchent pas à s’intégrer, rejettent notre culture et parfois détestent la France (voir les textes de certaines chansons de rap, ou des déclarations comme celle de Foddé Sylla, ex-président de SOS Racisme, affirmant dans le Monde du 10/12/2005 que « la République blanche, c’est fini ! »). Peur de comprendre que ces nouveaux arrivants cherchent à implanter leurs modes de vie : témoins les étalages halal qui fleurissent dans toutes les grandes surfaces, le port du voile qui envahit les rues et les bancs de l’université, les demandes d’horaires spéciaux dans les piscines pour les hommes et pour les femmes, de régimes alimentaires spéciaux dans les cantines. Peur de voir ces nouveaux immigrés imposer leur religion et leur culture. Petit à petit la société française sent son identité lui échapper. La perspective de voir la culture française se dissoudre dans un méli-mélo multiculturel ne réjouit pas autant de gens que l’on pourrait croire, celle de voir notre pays faire faillite sous le poids des déficits conjugués de l’Etat et de la sécurité sociale non plus. Alors autant discuter de la question de la retraite à 60 ans, ou de la taxation des bonus des banquiers.

CONCLUSION :

Michèle Tribalat écrit avec justesse et réalisme que « Le pouvoir politique ne connaît pas la réalité, ce qui est un obstacle majeur à l’action politique ». Le refus de voir et la peur de savoir viennent du manque de courage et de détermination d’élus qui ne veulent pas voir qu’ils se sont trompés, et d’une élite aveuglée par l’idéologie des droits de l’homme. Devant une maladie grave, il faut regarder la réalité en face pour trouver la solution adéquate. Mais nos élites préfèrent ne pas endosser cette responsabilité désagréable et agissent plutôt selon le principe « Après moi le déluge ».

Cette démission des élites, mais aussi le refus de beaucoup de nos concitoyens de regarder la réalité en face, peuvent nous conduire à nous poser de graves questions, de portée historique, sur l’état de notre démocratie : après deux siècles de République, la démocratie française ne serait-elle pas encore parvenue à la maturité, qui permet de discuter sereinement des grands sujets? Ou bien, après y être parvenue, aurait-elle connu dans les 50 dernières années une dérive ou un déclin ne lui permettant plus de se confronter à la réalité ? Nous laissons aux historiens le soin de répondre.

Si nous voulons faire face, pour notre part, à nos responsabilités, nous ne devons pas considérer l’immigration «comme une chance ni comme un fléau, mais plutôt comme un défi à relever », comme le dit Maxime Tandonnet dans son livre Immigration sortir du chaos (Flammarion 2006). Mais, pour relever un défi, il faut avoir toutes les données en mains, et notamment toutes les données chiffrées qui permettent de raisonner sereinement et rationnellement sur les coûts et les avantages. C’est l’utilité d’un colloque comme celui-ci.

Joëlle-Anne Robert

La prise de la Bastille – Par François Brigneau

La prise de la Bastille - Par François Brigneau

[box class= »info »] En mémoire du brillant journaliste et écrivain François Brigneau qui vient de décéder, nous publions sa « Prise de la Bastille ». Elle illustre son art de pamphlétaire.
Cet article est paru en juillet 2003 dans « Le libre Journal de la France Courtoise », du regretté Serge de Beketch.[/box]

Contrairement à ce que croit la majorité des Français, le 14 juillet n’est pas la fête de la France. En choisissant cette date anniversaire de la prise ou, plus exactement, de la surprise de la Bastille, le Nouveau Régime ne fête que son imposture originelle. Il célèbre une falsification historique. Il glorifie les crimes de guerre civile.

La Bastille n’était pas le symbole de l’oppression judiciaire qu’en ont fait les historiens de la République. Elle servait peu, et rarement contre le peuple. De 1782 à 1789 on n’y compta, en moyenne, que douze prisonniers par an, tous ou presque nobles ou bourgeois. Le 14 juillet 1789 il ne s’en trouvait que sept : quatre escrocs à la fausse lettre de change ; un Irlandais enfermé pour démence depuis sept ans ; un autre fou, embastillé depuis 1759, et le comte de Soulages que son père fit incarcérer pour « crimes atroces et notoires ».

A l’origine, la Bastille était une des portes, la porte Saint-Antoine, chargées de défendre Paris. Huit tours rondes, hautes de quatre et cinq étages, en faisaient une forteresse. Devenue prison, elle conserva son gouverneur et sa garnison. En 1789, celle-ci était forte de 127 hommes, occupés surtout aux services. Quinze canons, placés au faîte des tours, servaient à tirer des salves et ne pouvaient braquer en bas. Placées à l’entrée, trois pièces de campagne rappelaient la vocation première de la Bastille. Enfin, ne l’oublions pas, la troupe disposait de douze fusils de rempart, du modèle dit « amusettes du comte de Saxe ». Malheureusement six d’entre eux avaient rendu l’âme. Bref, rien qui pût inspirer une haine farouche entraînant l’insurrection.

La Bastille comptait si peu dans le système répressif du gouvernement du roi que sa démolition était décidée. Le sieur Corbet, inspecteur de la Ville de Paris, avait déjà dressé le plan de la place Louis XVI qui devait lui succéder. On peut le voir au musée Carnavalet.

Lors de l’assaut, dont l’héroïsme continue, après deux siècles, à faire l’admiration des foules, la puissance de feu de la garnison ne s’exprima que par un seul coup de canon. Il n’y eut pratiquement pas de combat. Beaucoup d’assaillants succombèrent en tombant dans les fossés, poussés par l’enthousiasme et la boisson. D’autres se tuèrent par maladresse. La Bastille se rendit quand les canons de l’émeute furent pointés sur la porte d’entrée. Croyant à la promesse qu’il ne serait fait aucun mal à la garnison, M. de Launay, le gouverneur, donna les clés du petit pont-levis.

Aussitôt c’est la ruée. La populace envahit la cour intérieure. Deux invalides – soldats que l’âge et les blessures ont rendu inaptes aux armes – sont tués. L’un est transpercé de coups de sabres et de piques. L’autre est pendu. Trois officiers sont assassinés. Dans le mouvement, la meute hurlante entraîne M. de Launay vers l’Hôtel de Ville. J’ai toujours une pensée émue pour lui quand je vais manger des solettes et boire une bouteille de chablis au « Dôme Bastille ». C’est à qui lui portera des coups de poings, de pieds, de bâtons, de crosses, de piques. Le malheureux perd son sang par vingt blessures. Le sang excite toujours la canaille. Un patriote, encore plus patriote que les autres, prend son courage à deux mains. Il lui décolle la tête du tronc, l’embroche à la pointe d’une pique et la montre à la foule, dans les clameurs.

Trois jours durant, la tête de ce pauvre M. de Launay fut promenée dans Paris, au-dessus d’un écriteau où l’on pouvait lire « M. de Launay, gouverneur de la Bastille, traître et parjure au Peuple ». En 1989, au cours des festivals du Bicentenaire, on se demande pourquoi nous n’avons pas eu droit à la reconstitution de cet épisode. Les intermittents du spectacle n’auraient pas fait grève. En émeutiers, ils auraient montré une sincérité bouleversante.

Convenons cependant qu’il n’y avait pas de quoi faire une fête nationale.

François Brigneau

Les petits calculs politiciens du candidat Sarkozy

Les petits calculs politiciens du candidat Sarkozy

31/03/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a accusé Nicolas Sarkozy de « manipulation de l’opinion », sur BFM Business, le 30 mars.

Chroniqueur sur Nouvelobs.com, Thierry de Cabarrus, déplore que le candidat de l’UMP en fasse trop sur « la lutte contre l’islamisme ». Bref, pour remporter un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy est accusé des pires calculs politiciens.

Comme en 2007, l’hôte de l’Elysée reprend le couplet de la lutte contre l’immigration et du renforcement de la sécurité depuis l’affaire Merah. « Cette stratégie nous a permis de remonter presque dix points en quelques semaines, pourquoi en changer ? », témoigne un proche du candidat dans Aujourd’hui en France du 29 mars. Le titre du groupe Amaury remarque également que le mari de Carla Bruni doit envoyer des messages forts en direction de l’électorat centriste. Une consigne aurait été passée auprès de l’UMP : « On n’attaque pas Bayrou, on le ménage ». Un coup de barre au centre la semaine prochaine ? Une vraie politique pour l’emploi et la sécurité, et contre l’immigration massive et l’islamisation… attendra encore. Place au petit jeu politicien.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Leur obsession pathologique de l’extrême droite, alliée à une incapacité psychiatrique d’envisager que des actes racistes et antisémites puissent être commis par d’autres qu’un blanc occidental, a conduit de belles consciences à écrire, lors des tueries de Toulouse et de Montauban, de grands morceaux d’anthologie. A méditer et à conserver soigneusement. Pour la prochaine fois !

La palme revient sans doute au site Internet agoravox.fr qui a publié deux articles qui resteront à tout jamais gravé dans l’anthologie de la connerie. Leur auteur n’a pas signé ses deux forfaits. Qu’il se manifeste pour recevoir sa médaille d’or. Le premier s’intitule « La peste brune ». Extraits: « A nouveau, un pays européen a subi une attaque meurtrière visant des minorités. Nombreux ont été les propos racistes, et xénophobes ces dernières années, et le lent glissement vers l’extrême droite a des conséquences violentes et imprévisibles. Il est facile aujourd’hui de s’indigner face aux nombreux morts, martyrs de l’intolérance mais que n’aurait-il fallu s’indigner face aux nombreux dérapages de nos représentants et de leurs stratégies de captation des thèmes nationalistes. Aujourd’hui nous sommes tous responsables des tueries de Toulouse et Montauban! » Parle pour toi, Ducon !

« Le profil parfait du tueur d’extrême droite »

Il semble que ce soit le même fin limier de la police politique qui récidive avec « La France sur les traces de « son “Breivik” »: « Le type d’action, par sa violence et son caractère organisé, fait obligatoirement penser à une tuerie à la Breivik réalisée par séquences différentes. » Après avoir déliré pendant des lignes et des lignes sur son Breivik français, notre limier s’interroge soudain: « Reste néanmoins aussi, il ne faut pas l’ignorer, la piste de l’extrémiste islamiste. » Mais avec sa grande perspicacité, il nous rassure: « En banlieue, cela m’étonnerait qu’un jeune armé sache autant organiser pareille opération nécessitant beaucoup d’heures de surveillance, à moins de mettre tout un quartier dans le coup. » La piste islamiste écartée, l’inspecteur Maigret retrouve immédiatement celle de l’islamophobie: « A l’heure actuelle, beaucoup d’indices laissent envisager que le pays vient de se trouver un Breivik, les objectifs du Breivik français sont clairement… anti-communautaristes, et fondamentalement racistes. Le profil parfait de l’homme d’extrême droite, ayant eu un passé militaire, ou passionné de la chose militaire. Ce qui déjà restreint pas mal le champ d’investigation des enquêteurs. »

Nous avons également eu droit à l’analyse d’un certain Dominique Reynié, agrégé de science politique, politologue et professeur à l’institut politique de Paris. Pauvres étudiants de la rue Saint-Guillaume ! Selon cette sommité, « ce passage à l’acte s’inscrit dans une montée générale du populisme en Europe. Je suis convaincu que c’est un événement majeur qui va complètement réorienter la campagne. Le ton de la campagne ne pourra pas être le même. La campagne a été dominée par un ton extrêmement agressif et une rhétorique populiste très présente. Cette rhétorique va devoir cesser… On est dans une pathologie meurtrière liée à des fantasmes sur l’immigration et sur l’antisémitisme, qui sont alimentés un peu par tout le monde. »

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Qui est le roi des cons ?

Autre inconnu qui accède à la notoriété par la grande porte de la connerie: un certain Thierry de Cabarrus, critique politique et cinéma, qui écrit sur le site du « Nouvel Observateur »: « Sarkozy, Le Pen: comment la tuerie de Toulouse stoppe leur campagne haineuse. » Morceaux choisis: « Cette série d’attaques sanglantes contre des personnes innocentes, mais aussi contre des institutions (l’école, l’armée) répond comme un écho terrible aux violences verbales et aux désignations des boucs émissaires qui se sont succédé ces derniers mois… Le Front national, mais aussi l’UMP ont placé au cœur du débat électoral des thèmes stigmatisants comme celui de la “viande halal” ou celui des “civilisations qui ne se valent pas”… La persistance d’un climat de haine, alimenté par d’incessantes violences verbales, par la désignation de “coupables” à tous nos maux, par la mise en cause de communautés religieuses ou culturelles n’est, à l’évidence, pas étrangère au passage à l’acte des déséquilibrés, des extrémistes, des racistes ou des terroristes. »

Terminons en apothéose par celui qui, lorsque les cons voleront, sera chef d’escadrille: l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Avec lui, nous croyons toujours que les abîmes de la connerie sont atteints. Erreur! Il peut toujours se surpasser. Qu’on en juge plutôt. Se remémorant la grande manifestation parisienne ayant suivi la manipulation de Carpentras, il s’exclame: « Il faudrait aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et François Hollande en tête, l’équivalent de cette manifestation dans Toulouse endeuillé: place du Capitole, ce haut lieu de notre mémoire nationale où le général De Gaulle vint, le 16 septembre 1945, prêcher l’unité du pays face à un peuple de maquisards FFI, FTP et de rescapés des Brigades internationales en Espagne, un grand rassemblement solennel où toutes les forces politiques viendraient dire, sans nuances, que c’est la France entière qui est attaquée… Avis aux pyromanes de la défense d’une “identité nationale” perçue comme une entité fermée, frileuse, nourrie au ressentiment et à la haine: c’est le contrat social que l’on assassine dans une tuerie de cette sorte. »

Une fois l’identité du tueur connu, tous ces cons se sont tus. Les pancartes ont été remisées. Il n’était plus question de défiler dans les rues.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Nous savions déjà que pour ces belles consciences, toutes les victimes ne se valent pas. Certaines méritent la compassion. D’autres pas. Nous savons désormais qu’il en est de même pour les assassins. Certains doivent être condamnés. Et d’autres absous. Audiard avait vraiment raison: les cons, ça ose vraiment tout!

Thierry Normand

* « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! » est une réplique « culte » du film « Les Tontons flingueurs », dialogues Michel Audiard.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation ainsi que les dessins d’Aramis. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Retour sur images : comment les médias nous montrent malgré eux la France invisible

Retour sur images : comment les médias nous montrent malgré eux la France invisible

Avec l’aisance et le manque de scrupules propres à tous les appareils de propagande, les médias sont passés sans transition, dans la présentation du drame de Montauban et de Toulouse, d’une approche holiste du crime (« c’est le climat de haine et de xénophobie entretenu par l’extrême droite qui a provoqué ce crime raciste ») à une approche purement individualiste : « Mohamed Merah est un assassin isolé qui ne renvoie à rien d’autre que lui ». Même si on découvre maintenant qu’un obscur groupe dénommé « les soldats du califat » aurait revendiqué le crime de Toulouse, les médias s’en tiennent à cette ligne : Mohamed Merah est un « petit voyou » qui a « dérivé » (lefigaro.fr du 23 mars 2012). Circulez, il n’y a rien à voir !

Mais le drame de Montauban et de Toulouse révèle pourtant aussi, dans sa sanglante brutalité, une réalité que le Système s’est efforcé par tous les moyens de nous cacher : il révèle le visage d’une France dont on ne parle jamais dans les médias. Car c’est le visage inquiétant d’une France défigurée par le communautarisme. Armée de citoyens ou armée de minorités ?

Le meurtre des parachutistes met d’abord en pleine lumière un fait jusque-là occulté, sauf dans les milieux informés, à savoir qu’une partie importante de nos forces armées, y compris les unités d’élite, est désormais constituée de Français issus de l’immigration et, pour beaucoup d’entre eux, de religion musulmane.
C’est, certes, le propre des armées de métier de recruter parmi les « minorités » comme l’illustrent les armées britannique et américaine : les minorités voient en effet dans la carrière militaire un levier de promotion sociale.

Mais alors que les forces armées des pays occidentaux sont de plus en plus engagées dans des conflits ou des missions d’interposition ayant lieu dans des pays musulmans, cette situation n’est pas neutre. Que se passerait-il si la France devait, par exemple, entrer en guerre avec un pays du Maghreb ? Quel serait le comportement de ces soldats ?
Ce n’est pas une question absurde car le geste de Mohamed Merah se place justement dans cette perspective : l’assassinat de soldats français d’origine maghrébine visait, semble-t-il, à les châtier par procuration pour l’intervention française en Afghanistan. Cela veut dire que dans l’esprit du tueur leur origine ou leur religion devait l’emporter sur leur loyauté.

La question de la double allégeance

Ce raisonnement, nous dit-on, est celui d’un fou criminel isolé.
Peut-être, mais il pose quand même une question pour l’avenir, d’autant que cet assassinat a aussi valeur d’avertissement. Comme le fait remarquer le professeur Jean-Pierre Filiu, la stratégie terroriste vise aussi à « prendre en otages les musulmanes et les musulmans des pays concernés (afin) de les retrancher de la communauté nationale » (Le Monde du 22 mars 2012).

Le geste criminel de Mohamed Merah pose implicitement la question de la double allégeance.

Cette question a toujours été cruciale dans les sociétés européennes et elle a souvent malheureusement conduit à la guerre civile ou aux guerres de religion précisément. Les protestants anglo-saxons accusaient les catholiques d’être sujets d’un souverain étranger : le pape. Inversement les catholiques reprochaient aux protestants d’entretenir des relations privilégiées avec les ennemis du royaume, mais de religion réformée.

Merah montre par son crime que, si d’aucuns croient possible un islam de France, d’autres estiment que la loyauté musulmane doit l’emporter sur toutes les autres. Et malheureusement ces derniers semblent les plus violents.

Le gentil Merah

Bien entendu, fidèles à leur habitude quand il s’agit de traiter d’un criminel d’origine maghrébine, les médias nous inondent de témoignages décrivant Mohammed Merah comme « calme et gentil » (lefigaro.fr du 22 mars 2012). Mais ces témoignages, même s’ils sont sélectionnés à des fins de désinformation, lèvent aussi malgré eux le voile sur une autre réalité occultée : la progression du préjugé communautaire dans notre pays.

Car qui dit que Merah était « calme et gentil » ? Ses proches, c’est-à-dire des gens qui ont la même origine que lui.
Comme on apprend en même temps que l’intéressé était non seulement surveillé pour ses activités de djihad, mais également « connu des services de police » (15 condamnations, dont un certain nombre pour des actes commis avec violence), les témoignages sur sa « gentillesse » nous enferment dans un terrible dilemme.

Un terrible dilemme

Car :

  • – soit les proches de Merah trouvent sympathique un homme qui se rend coupable de violences répétées et qui tue des militaires français et des enfants juifs, ce qui montre à tout le moins qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que celles des Français de souche ; ce type de témoignage correspond en réalité au comportement souvent observé dans les « banlieues sensibles » où l’interpellation des délinquants soulève des réactions, souvent violentes, de solidarité de la part de la population ;
  • – soit ils signifient que l’on peut être « calme et gentil » et brusquement basculer dans la fureur homicide. Ce phénomène a d’ailleurs été relevé dans le cas d’autres djihadistes étrangers qui étaient bien « intégrés » selon les critères dominants de l’oligarchie occidentale. Mais si c’est le cas, cela conduit à s’interroger sur la réalité d’une « intégration » aussi superficielle.

Dans les deux branches de l’alternative on peut douter de la solidité de ladite intégration.

L’importation des conflits

Merah a tué des enfants juifs pour venger, semble-t-il, les enfants palestiniens tués par les soldats israéliens. Les quatre victimes de Toulouse ont été inhumées en Israël car elles avaient la double nationalité. Les soldats ont été tués parce que la France était présente en Afghanistan.

En d’autres termes, Merah montre que la France se trouve désormais impliquée sur son sol pour des conflits qui ne la concernent pas.

La sombre prévision du général De Gaulle à propos de l’OTAN trouve là une dramatique confirmation : l’aventurisme et l’atlantisme nous font courir le risque d’une implication dans des conflits qui ne seront pas les nôtres. L’immigration massive, que De Gaulle n’avait pas prévue, nous conduit aussi sûrement à importer des haines qui nous sont étrangères.

L’effondrement de l’appareil judiciaire et policier

Le drame de Montauban et de Toulouse lève enfin le voile sur le dramatique effondrement de la Justice et de la Force publique dans notre pays.

Car Merah était connu des services de police et suivi par ceux du renseignement. Mais cela ne l’a nullement empêché d’accomplir ses crimes, comme tous les criminels récidivistes qui courent les rues et dont les performances peuplent la rubrique Faits divers de nos journaux. On nous dit que ce n’était pas possible de le localiser et de l’empêcher de nuire. Mais c’est ce qu’on nous dit dans toutes les affaires criminelles !

Comme, par exemple, dans le cas de ce violeur parisien multirécidiviste de nationalité sénégalaise qui avait « affolé toutes les polices au moment des fêtes de fin d’année » (sic) (lefigaro.fr du 29 février 2012) et que personne ne trouvait. La police belge, elle, l’a trouvé et arrêté sans problème (Le Parisien du 1er mars 2012). Ou comme celui du suspect angolais du meurtre d’une adolescente nantaise, après d’autres agressions : celui-ci était, nous dit-on, placé « sous surveillance électronique », mais cela n’a rien empêché du tout (Le Monde du 21 mars 2012).

Décidément les limiers français ne sont plus à la hauteur et le commissaire Maigret doit se retourner dans sa tombe !
Et les Français de souche qui sont harcelés par les forces de police ou de gendarmerie, parce qu’ils téléphonent en roulant ou parce qu’ils roulent trop vite, apprécieront sans doute mieux ainsi l’efficacité de nos polices dans la prévention du crime.

Mais qui a peur ?

Certes, le tueur est mort – après 32 heures de siège, ce qui est quand même beaucoup – et Nicolas Sarkozy peut continuer de jouer au superflic en serrant les maxillaires. « Mission accomplie », titre la Pravda-Figaro du 23 mars, sans doute pour copier le « Justice est faite » d’Obama après la mort de Ben Laden. On a les héros que l’on peut.
Mais tout le monde a vu les images de cette nuée d’hommes cagoulés menant le siège du domicile du criminel. Tout le monde a vu ces policiers et ces gendarmes équipés comme des chevaliers du Moyen Age, armés jusqu’aux dents, et ce déploiement sans précédent.
Mais combien étaient-ils pour un seul homme ? Que craignaient-ils donc pour être si nombreux ?

D’avoir affaire à une horde de Talibans ? Mais on ne cesse de nous dire que Merah était tout seul. Si telle est l’explication, les forces de l’ordre étaient pour le moins mal informées. A moins qu’elles aient eu peur que le « quartier populaire » dans lequel vivait l’assassin ne se soulève en sa faveur ? Mais on ne cesse de nous dire que les personnes d’origine immigrée sont gentilles, travailleuses et pacifiques…

Evidemment tout cet étalage de forces de police sert à merveille la scénarisation médiatique et électorale d’un Nicolas Sarkozy émule de Rambo, mais ce n’est sans doute pas la seule raison.
Car enfin pourquoi nos superflics sont-ils cagoulés et habillés couleur de muraille ? Pourquoi nos militaires, quand ils empruntent les transports en commun, cachent-ils leur uniforme ? Nos ancêtres, eux, se battaient à visage découvert.

De quel côté était vraiment la peur, hier, dans le quartier des Izards ?

Michel Geoffroy
23/03/2012

[box class= »info »] Source : Polémia – 26/03/2011. [/box]

Image : Mohamed Merah : Son frère est « fier » de lui (il serait revenu sur cette déclaration). On n’en finit pas d’apprendre des nouvelles troublantes sur l’affaire Mohamed Merah. Son frère Abdelkader Merah a été transféré à la SDAT (sous-division antiterroriste) avec son épouse.

Attaque d’une manifestation par l’extrême-gauche : désinformation flagrante d’un journaliste de l’AFP [audio]

Attaque d'une manifestation par l'extrême-gauche : désinformation flagrante d'un journaliste de l'AFP [audio]

25/03/2012 – 17h40
NOVOPRESS (PARIS) — La dépêche AFP « Deux blessés à Paris en marge du rassemblement anti-Qatar » relatant l’attaque par une cinquantaine de militants d’extrême gauche armés et casqués à la fin d’une manifestation organisée par le Projet Apache et le Bloc Identitaire hier à Paris est un modèle de désinformation.

Le journaliste, Boniface Murutampunzi, pourtant présent au moment des faits, prétend n’avoir rien vu ni entendu. L’attaque par un commando armé ? Une simple bagarre. La cinquantaine de militants d’extrême gauche ? De simples badauds.

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Crédit photo : Novopress (cc)

France Info au pays des Soviets – Par Bernard Lugan

France Info au pays des Soviets - Par Bernard Lugan

[box class= »info »] Incorrigibles journalistes que ceux de France Info. Eux, si prompts à dénoncer la censure réelle ou supposée pratiquée de par le vaste monde, à commencer par la Russie, viennent en effet de se livrer à un acte de censure particulièrement grossier à mon encontre. [/box]

Exposé des faits : vendredi 23 mars à 10 heures 30, je reçois le mail suivant :

« Bonjour,

Je suis Catherine Duthu, journaliste au service « Monde » à France Info. Je souhaiterais faire une interview avec Bernard Lugan à propos de la situation au Mali. L’interview se passerait par téléphone et serait ensuite diffusée en longueur sur notre antenne dès 15h45 pour être ensuite rediffusée dans le courant de la journée. Pourriez-vous me contacter au plus vite pour me dire si cela est possible ? Je vous en remercie par avance. »

Un contact téléphonique est donc établi avec la journaliste Catherine Duthu, laquelle, ayant lu mon communiqué sur le Mali publié la veille sur mon blog, souhaitait un entretien pour diffusion le jour même à 15h 45 dans l’émission « Regards sur le monde ».

L’entretien téléphonique se déroula normalement entre 11 heures et 11 heures 15 et la journaliste me confirma qu’il serait diffusé en temps et heure convenus. Or, à 15 heures 45, ce fut un autre intervenant, plus « politiquement correct » aux yeux de sa rédaction qui répondit aux mêmes questions que celles qui m’avaient été posées par Madame Catherine Duthu.

Pourquoi cette censure ? Parce que j’expliquais dans cet entretien que le règlement de la question touareg ne passait pas par des élections, mais par la prise en compte du fait que les Touaregs ne désirent plus être dominés par les sédentaires noirs du Sud au seul motif qu’ethno mathématiquement, ils sont moins nombreux qu’eux et donc, que toute solution durable doit impérativement être construite sur cette évidence.

Tenus en laisse, certains journalistes sont bien les laquais de la pensée dominante. Ils n’ont plus leur libre-arbitre. Plus que jamais la résistance passe donc par les circuits parallèles de l’information, à savoir internet.

Pour vous tenir informés des réalités africaines, consultez mon blog et d’abord, abonnez-vous à l’Afrique Réelle revue par internet livrée par PDF.

Bernard Lugan

[box class= »info »] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des « Bulletins de Réinformation » de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté aujourd’hui par Jean-Yves Le Gallou et Anne Dufresnes.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

Amis auditeurs bonjour, voici votre kiosque courtois du samedi 24 mars 2012. C’est une édition spéciale. Un décryptage des bobards et de la désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse.

 

Dimanche 18 mars : la piste néo-nazie

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse - Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012La France s’interroge sur le meurtre d’un parachutiste, à Toulouse, puis de trois autres, à Montauban. Les hypothèses sont nombreuses : vengeance privée, trafics, action terroriste d’une organisation étrangère, opération de déstabilisation, action antimilitariste, attentat raciste, voire néo-nazi. C’est cette dernière hypothèse qui a la faveur des médias de l’oligarchie. Ils soulignent l’origine musulmane des soldats assassinés, même si l’une des victimes est un berbère, catholique pratiquant. Les médias font grand cas d’un témoignage selon lequel le meurtrier aurait le visage tatoué. Le bulletin de réinformation de lundi matin incite à la prudence.

 

Lundi 19 mars : la piste raciste et antisémite se précise…

Le meurtrier tue trois enfants et un rabbin devant une école juive intégriste de Toulouse. C’est le déchaînement médiatique.

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Bernard Henri-Lévy donne le ton

« Avis aux pyromanes de la défense d’une « identité nationale » (…) il n’y a pas pire atteinte à notre culture, à l’âme de notre pays, à son Histoire et, au fond, à sa grandeur que le racisme et, ce matin, l’antisémitisme. » (Hufftingtonpost)

Les télévisions précisent le portrait-robot du tueur :

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse - Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012« Un homme de type caucasien ou européen » pour M6

« Les yeux bleus sur un visage blanc » pour TF1

« Un blanc aux yeux bleus » pour France 2

Ah ces salauds aux yeux bleus !

 

 

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012

Sur Canal + , le président de la Licra, Alain Jacubowicz enfonce le clou. Dominique Sopo (photo), le président de SOS-Racisme, déclare, je cite : «  la France vient de vivre les événements racistes les plus graves depuis 30 ans. » L’Union des Etudiants Juifs de France défile derrière une banderole où il est écrit : « En France, on tue des juifs, des noirs et des arabes ». Le Conseil représentatif des institutions juives de France en fait immédiatement le titre d’un des articles de son site internet.

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Amalgamons, amalgamons !

Buffet, Bayrou, Lepage se lâchent et offrent un véritable concours de formules — « pyromanes de l’identité française », «  climat de haine », « climat de tension », « intolérance » ;  et de dénoncer pêle-mêle « ceux qui montrent du doigt en fonction des origines » et « libèrent la parole raciste ». Plus sobre Mélanchon (photo) twitte : « Toulouse : Brasillach est servi. »

 

Mardi 20 mars : le festival de désinformation continue

Mme Yardeni, qui a confié à la police les images des caméras de surveillance de l’école Ozar Hatorah, déclare : « On y voit un homme casqué, déterminé, efficace au sens nazi du terme. »

Dans Le Parisien un criminologue étale sa science : « Le choix des victimes, trois hommes d’origine maghrébine, un autre des Caraïbes, ainsi que quatre personnes de confession juive, indique très probablement que le criminel est raciste, antisémite et épouse probablement des thèses extrêmes, néonazies. »

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Beaucoup de médias évoquent Anders Breivik (photo dans sa tenue de la loge franc-maçonne à laquelle il appartenait), le terroriste norvégien, en oubliant de rappeler son militantisme pro-sioniste, pourtant à l’opposé de tout antisémitisme

Et le Grand Orient de France donne son éclairage philosophique?

« Voilà des années que nous dénonçons les propos qui attisent les haines au sein de la communauté nationale et que nous combattons un nationalisme rampant et destructeur, comme a pu le vivre la France dans les années 1930. »

La Fondation Polémia met en garde contre les manipulations possibles.

A l’occasion de la Troisième cérémonie des Bobards d’Or, la Fondation Polémia incite à la prudence et rappelle les manipulations qui avaient suivi l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic et la profanation du cimetière juif de Carpentras.

 

Mercredi : patatras, l’assassin est un islamiste

Les journaux satiriques commencent bien la journée : pour Le Canard enchaîné : « Le tueur de Toulouse sent le nazi. » La Une de Charlie‑Hebdo, montre une caricature de Jean‑Marie Le Pen à qui l’on prête ces mots : « Tuerie antisémite de Toulouse, c’est un point de détail de la campagne ».

Mais les faits démontent ces belles analyses. Depuis trois heures du matin la police fait le siège de l’appartement de Mohamed Merah, un islamiste d’origine algérienne, revenu du Pakistan et d’Afghanistan.

Nicolas Chapuis, journaliste au Nouvel Observateur commente l’affaire sur twitter, je cite, « Putain je suis dégoûté que ce ne soit pas un nazi. »

Le CRIF refuse « tout amalgame »

Le CRIF précise qu’en raison des derniers développements de l’actualité, il a décidé d’annuler la marche silencieuse qu’il avait prévu dimanche 25 mars 2012 à Paris. Manifestation qui devait être conduite avec les autorités musulmanes dans une logique de stigmatisation des Français de souche. Le CRIF résume sa position : « Toulouse : condamnation unanime, mais refus de tout amalgame. »

« Pas d’amalgame » et « pas de stigmatisation », tels sont désormais les mots qui tournent en boucle.

Le ton de la presse change : hier on parlait d’enfants juifs et de soldats d’origine maghrébine. Mais l’assassin, lui, est présenté comme « un jeune homme », un « jeune Français », un « jeune Toulousain ».

 

Jeudi 22 mars : émotion et propos liberticides

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, part enterrer les quatre victimes de l’école Ozer Hatorah en Israël. Nicolas Sarkozy rend hommage aux soldats français tués. François Bayrou, Eva Joly, François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen sont présents.

Après un feu nourri d’une minutes trente, Mohamed Merah est tué d’une balle dans la tête par un tireur d’élite du RAID.

Et Nicolas Sarkozy annonce des mesures liberticides

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Avant même que les obsèques des paras tués à Toulouse et Montauban soient célébrés, Nicolas Sarkozy invente un nouveau délit pénal sur lequel il compte légiférer, je cite : « Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine sera punie pénalement. » Fin de citation. Pour l’avocat Cédric Manara, spécialiste des questions juridiques touchant à Internet, la création de ce nouveau délit est tout simplement absurde puisque, je cite : « les personnes qui sont susceptibles de fréquenter des sites (…) terroristes, se sachant surveillées, ont déjà basculé vers une navigation cryptée du type Tor ou VPN. »

Il s’agit d’un véritable renversement en matière de système accusatoire…

Dans le droit français actuel, seuls sont sanctionnés ceux qui diffusent et enregistrent, et non ceux qui lisent. « Ce type d’annonce à chaud, juste à la sortie d’un événement grave, rappelle la naissance du Patriot Act aux États-Unis, commente Cédric Manara. Après les attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain avait alors justifié la mise en place d’un arsenal très dur de contrôle d’Internet par la nécessité de lutter contre le terrorisme. » L’avocat dénonce, je cite encore, un risque de « bascule totalitaire comme en Arabie Saoudite ou en Chine : on se lance dans le deep packet inspection, et on embauche des milliers de fonctionnaires pour assurer la censure du net. ». Fin de citation. L’offensive sur le net avait déjà commencé, entre autres avec l’accord ACTA sur la contrefaçon. Pour le pouvoir, les événements de Toulouse et Montauban tombent à point nommés pour tenter de tordre le cou au dernier espace de liberté de notre pays.

 

Vendredi 23 mars : Mohamed Merah, un garçon calme et gentil ?

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Les médias de l’oligarchie dressent le portrait de l’assassin islamiste : « un garçon calme et gentil », je cite, pour RTL, Europe1, l’Express, Le Point, Le JDD, Le Télégramme de Brest, La Dépêche du Midi, Libération, Le Monde, Le Figaro.

Pour Le Figaro c’est « un jeune carrossier » « Passionné de moto et de football «comme la plupart des jeunes de sa cité», jugé «calme, gentil et respectueux», par un de ses proches », « il a une réputation de bon travailleur ».

N’en jetez plus ? la cour est pleine !

Pour Le Monde, ce « gamin des cités toulousaines » « a une beauté assez fascinante, selon son avocat », « un visage d’ange ».

En fait une petite racaille ?

Comme il en existe des dizaines de milliers dans les banlieues de l’immigration !

Caillasseur de bus, amateur de rodéos automobiles, voleur de portables, voleur de motos, voleur avec violence, habitué à proférer des menaces de mort. A vingt-trois ans, déjà un beau palmarès pour un « petit » délinquant multirécidiviste.

 

Bilan de la semaine : le dessous des cartes apparaît

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Bernard Squarcini (photo), le chef policier qui commande la DCRI, la direction centrale du renseignement intérieur, fait des révélations dans Le Monde du 24 mars: Il explique que la police a privilégié deux pistes : celle des islamistes et celle de « l’ultra droite ». Une simple question : pour des raisons politiques ou pour des raisons policières ? La question se pose. Le Monde révèle ainsi que l’état-major de campagne du candidat Sarkozy s’interrogeait jusqu’à mardi pour savoir quelle était électoralement la meilleure hypothèse : « l’ultra-droite » ou les islamistes.

Et le commandant Prouteau (photo) critique les choix des policiers pour neutraliser l’assassin.

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Le fondateur du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), critique longuement, dans Ouest France, l’opération du Raid à Toulouse, « menée sans schéma tactique précis », s’étonnant notamment de l’absence d’utilisation de gaz lacrymogène.

Alors qu’on lui demande s’il est étonné que l’opération du Raid, unité concurrente du GIGN, se termine par la mort de Mohamed Merah, Prouteau répond: « oui. Comment se fait-il que la meilleure unité de la police ne réussisse pas à arrêter un homme tout seul ? »

« Il fallait le bourrer de gaz lacrymogène », assure-t-il. « Il n’aurait pas tenu cinq minutes. Au lieu de ça, ils ont balancé des grenades à tour de bras. Résultat : ça a mis le forcené dans un état psychologique qui l’a incité à continuer sa « guerre ». »

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 Et quelle est la phrase de la semaine ?

« Il faut que l’histoire de France soit réécrite à la lumière de la présence musulmane aujourd’hui » : « cela permettrait aux jeunes de culture musulmane de se retrouver dans le programme enseigné à l’école et de ne pas se sentir stigmatisés ». C’est ce qu’affirme le grand imam de Bordeaux, Tareq Oubrou (photo), dans un entretien accordé à  Libération.

On laissera la conclusion à Malika Sorel-Sutter (photo) :

Bobards et désinformation autour des attentats de Montauban et de Toulouse – Kiosque Courtois du samedi 24/3/2012 « Un nombre non négligeable de Français d’origine maghrébine se sentiront d’emblée plus proches de n’importe quel autre personne d’origine arabe se trouvant à l’autre bout du monde, que du Français d’origine européenne qui vit pourtant à côté de chez eux ; cela pour la simple raison qu’ils partagent un immense héritage commun. La notion de Nation arabe a un sens. Se sentir y appartenir recouvre une réalité à part entière, tout aussi respectable que celle d’appartenir à toute autre nation. C’est la raison pour laquelle les conflits qui impliquent les peuples arabes sont vécus avec autant d’intensité et d’émotion dans les banlieues françaises. » […]

Et Malika Sorel de conclure : « Il faut impérativement, et de toute urgence, limiter de manière drastique l’immigration. »
Voilà qui serait une bonne nouvelle !

En voici une autre : cet après-midi, à partir de 13h30, à la Maison de la Chimie, rue Saint-Dominique à Paris, Paul-Marie Couteaux lance les fondations du SIEL, le mouvement Souveraineté indépendance et liberté.

Rendez-vous lundi pour un nouveau bulletin de réinformation !

Et bonne dimanchade !

« Amalgame » et « stigmatisation » : les mots du jour

« Amalgame » et « stigmatisation » : les mots du jour

22/03/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
« Amalgame » et « stigmatisation », tels sont les mots qui depuis hier sont répétés doctement par la majorité des commentateurs de l’affaire « Mohamed Merah ». Se garder des amalgames, éviter la stigmatisation : la découverte de l’identité de l’assassin, a radicalement changé leur perception.

Mais ceux là même qui exhortent chacun à distinguer musulmans et islamistes, ceux là même qui dénoncent aujourd’hui l’amalgame et la stigmatisation, ne semblaient pourtant pas gênés de stigmatiser la droite nationale et l’amalgamer à d’éventuels terroristes néo nazis, lundi et mardi. Ou quand la sémantique est à géométrie variable…

[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]

[Tribune libre] Sale temps pour « Carpentras II, le Retour ! »

Depuis la tuerie de l’école juive, la curée allait bon train. Au mépris de toute prudence, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, le patron de la LICRA, Alain Jakubowicz, celui de SOS Racisme, Dominique Sopo, comme les dirigeants et les médias d’Israël, des politiques comme Jean-Luc Mélenchon, et la plupart des journalistes et chroniqueurs qui comptent, tout ce joli petit monde s’était engouffré dans la voie qui leur allait si bien : celle du retour de la « bête immonde » et des « heures les plus sombres de l’histoire de France ».

Pensez ! Un « tireur fou » éligible au grade de membre d’honneur de la SS pour oser abattre à bout portant des enfants juifs innocents. Et, en plus d’être antisémite, il était raciste puisqu’il avait tué des militaires d’origine maghrébine et antillaise. Son profil était tout trouvé. Et cela tombait bien : trois parachutistes, blancs et de souche, avaient été exclus du 17ème RGP pour s’être déguisés en nazillons un soir de Mardi Gras trop arrosé.

On imaginait déjà, les yeux embués par l’émotion, le grand défilé républicain qui aurait réuni, de Bastille à République, ou de la Concorde à l’Etoile, des centaines de milliers de manifestants qui auraient marché, au péril de leur vie, pour dénoncer la montée du fascisme. On y aurait vu toutes les organisations qui nous maintiennent dans la vigilance : SOS Racisme, la LICRA, l’UEJF, le MRAP… On y aurait rencontré tout l’éventail de la politique française, de Bayrou à Mélenchon, en passant par Copélovici, Moscovici et Cohn-Bendit.

Tous ces braves gens auraient susurré à l’oreille de Sarkozy et Guéant qu’il fallait interdire le Front National, dissoudre tous les mouvements « d’extrême-droite » et embastiller leurs dirigeants. Et même si on n’allait pas jusque là, c’en était fini des espoirs de Marine Le Pen. La plupart de ses électeurs l’auraient abandonnée pour reporter leurs voix sur le « Père de la Nation » de l’Elysée. En quelque sorte, « Carpentras II, le Retour ! ».

Patatras ! Le tueur fou – sans doute pas si fou que cela –, Mohammed Merah, est un Français d’origine algérienne qui s’est formé dans les camps du Pakistan. Ce djihadiste a donc tué des enfants juifs pour venger les enfants palestiniens. Et s’il a tué des parachutistes, ce n’est pas parce qu’ils étaient antillais ou maghrébins, mais pour punir la France de combattre en Afghanistan (il faut rappeler que 20 à 30% des effectifs de l’Armée, y compris dans les troupes d’élite, sont d’origine immigrée : ce n’était pas du racisme, mais une coïncidence).

Qu’est-ce qui menace la France ? Le retour de la « bête immonde » ou plutôt une immigration sans frein qui sévit depuis un demi-siècle et détruit peu à peu notre pays ? Une immigration dont les rejetons, nouveaux damnés de la Terre, sombrent dans un islam fanatique et le djihad mortifère qui en découle logiquement.

Alain Cagnat

Photo : François Mitterrand à la gigantesque manifestation organisée à chaud à Paris à la suite de la profanation du cimetière juif de Carpentras attribuée à tort au Front National comme l’a montré ensuite l’enquête. Crédit photo : DR.

La victoire de Poutine et la presse occidentale – Par Dominique Venner

La victoire de Poutine et la presse occidentale - Par Dominique Venner

Le sort et l’avenir de la Russie ne peuvent laisser indifférents les Européens que nous sommes. Ce qui retient notre attention dans la nette victoire du président Poutine, ce sont les commentaires unanimes de la presse française sous influence américaine. Partout on y relève une hostilité voilée au président russe et à sa victoire démocratique. Comment expliquer que des journaux aux opinions en apparence aussi différentes que Le Monde, Le Figaro ou Libération, se soient rejoints dans des interprétations soupçonneuses et perfides ?

On les voit user à l’égard de la Russie d’une « langue de bois » qui fait songer à ce qu’était l’ancienne « Pravda » [image en Une : première page de la Pravda vers 1950, avec la photo de Lénine], une « Pravda » de la bien pensance occidentale. Cette « pensée unique » est également à l’œuvre sur les sujets les plus chauds de la société française et européenne, telle l’entreprise du « grand remplacement » dénoncée par Renaud Camus. Mais revenons à la Russie. Un exemple de commentaires spécieux est offert par Le Figaro du 5 mars 2012, parlant de Poutine : « L’aisance de sa victoire [64 % des suffrages semble-t-il] ne peut cacher l’affaiblissement de celui qui, depuis le tournant du siècle, veut incarner la “verticale du pouvoir” en Russie. » Il me semble quant à moi, que si un candidat français à la prochaine élection présidentielle obtenait 64 % des suffrages au premier tour, on ne parlerait pas d’affaiblissement, mais plutôt de miracle. Mais poursuivons.

Pour Le Figaro, « Une opposition nouvelle est née de la contestation des résultats des législatives [de décembre 2011] » Le journaliste concède que « ce mouvement exprime les aspirations d’une nouvelle classe moyenne urbaine, qui, par son existence même, reflète l’un des principaux succès de l’ère Poutine : celui d’avoir sorti la société russe de la misère soviétique ». Visiblement, pour l’auteur de l’article, cet exploit pourtant herculéen est insuffisant. Comme ses pairs des autres médias, il exige plus : une « ouverture sur le monde et l’abandon des vieilles lunes de la guerre froide qui semblent revenues au centre de la politique étrangère du Kremlin ». Selon nous, ces « vieilles lunes de la guerre froide » semblent surtout réactualisées contre la Russie elle-même par la presse « occidentale » d’inspiration américaine. Pourquoi ? Le journaliste a donné lui-même la réponse : la Russie du président Poutine est coupable d’un défaut d’ « ouverture sur le monde ». On sait que ce type d’ouverture mondialiste a pour caractéristique première d’abolir les protections que les États nationaux peuvent opposer aux flux financiers de la « fortune vagabonde » dont le siège est à Wall Street. Selon toute évidence, ce « défaut d’ouverture » est une faute « morale » dont le président Poutine ne peut être absous. Ce qui justifie l’action dans les affaires intérieures russes de diverses ONG dont on connaît les attaches et les financements américains, des ONG qui sont pour quelque chose dans les manifestations de l’hiver.

Pour ceux qui s’étonneraient de l’unanimité des grands médias occidentaux à l’égard de la Russie du président Poutine, il faut rappeler une réalité fondamentale et pourtant méconnue de nos « démocraties ». Dans une tribune publiée naguère par le journal Le Monde, un publicitaire réputé avait analysé avec une franchise inhabituelle le système doucereusement totalitaire mis en place dans le monde occidental sous direction américaine après l’effondrement du communisme. Un système fondée sur le pouvoir presque absolu de la pub : « La publicité assure aujourd’hui une part importante de la fabrication et du maintien du lien social, expliquait l’auteur. La publicité déclare la guerre au politique pour mieux prendre sa place. (…) L’option ultralibérale de la publicité rejoint la promesse de tous les démagogues agitant le fantasme d’une démocratie directe où le peuple, débarrassé des instances représentatives classiques, se parlerait directement à lui-même. (…) La publicité produit un discours politique plus performant que le discours politique lui-même : faire obéir les être humains, canaliser leurs désirs transformés en révérence, les faire marcher droit en leur faisant emprunter l’énigmatique chemin de la servitude volontaire [1]. »

Cet aveu mérite d’être souligné. Relisons-le pour nous en pénétrer : « La publicité produit un discours politique plus performant que le discours politique lui-même : faire obéir les être humains, canaliser leurs désirs en leur faisant emprunter l’énigmatique chemin de la servitude volontaire. » Le personnel politique occidental et ses conseillers publicitaires, ont assimilé cette réalité de la persuasion clandestine. En revanche, ceux qui refusent de s’y soumettre, à l’exemple de Vladimir Poutine, sont voués à être désignés comme des ennemis.

Dominique Venner

 

Notes

  1. Tribune publiée dans Le Monde du 29 mars 2000 par Dominique Quessada, publicitaire et philosophe.

[box class= »info »] Source : le site internet de Dominique Venner. [/box]

Image en Une : première page de la Pravda vers 1950, avec la photo de Lénine qu’elle a comportée jusqu’en 1991. Domaine public, via Wikipédia

Christian Vanneste : « Le lobby homosexuel a installé une forme de totalitarisme dans notre pays »

Christian Vanneste : « Le lobby homosexuel a installé une forme de totalitarisme dans notre pays »

Article de “Monde & Vie” du 3 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation.

[box class= »info »] Député du Nord, Christian Vanneste s’est retrouvé au cœur d’une nouvelle polémique déclenchée par le lobby homosexuel autour de ses propos. Il s’explique pour Monde & Vie. [/box]

 

[question]M&V: Christian Vanneste, pouvez-vous rappeler les faits qui vous ont valu d’être au centre d’une nouvelle polémique ?[/question]

Christian Vanneste : le site Internet catholique Liberté politique a mis en ligne une vidéo dans laquelle j’abordais deux sujets : d’une part, ma proposition de loi visant à lutter contre la pornographie sur Internet, à laquelle les mineurs ont trop facilement accès ; et d’autre part, le mariage entre personnes de même sexe. J’y expliquais pourquoi les sondages montrent une évolution de l’opinion publique en faveur de ce type d’union et j’en créditais la puissance médiatique du lobby « gay », qui désinforme les Français. Je prenais pour exemple la déportation des homosexuels, en précisant qu’elle a existé en Allemagne, mais pas en France, sauf dans les trois départements d’Alsace-Lorraine-Moselle alors rattachés au Reich. Pourtant, beaucoup de nos concitoyens sont convaincus du contraire. J’ai rapporté ces faits pour étayer mes propos, sans porter de jugement de valeur.

Cette vidéo était en ligne depuis plusieurs jours lorsqu’elle a été communiquée à Europe 1 – comme par hasard, la veille du jour où Nicolas Sarkozy allait présenter sa candidature… Ce matin-là, j’étais aux funérailles d’un ami cher.

En sortant de la messe, j’ai trouvé sur mon téléphone mobile de nombreux messages de journaux, m’informant des sévères condamnations émises à mon encontre par la presque totalité des responsables UMP, un grand nombre de ministres et même mes amis de la droite populaire. Ces condamnations reposaient sur une information inexacte – probablement diffusée par le lobby homosexuel interne à l’UMP, Gaylib –, selon laquelle j’aurais nié la déportation des homosexuels, ce que j’ai rectifié l’après-midi même par un communiqué. Alors que la polémique enflait, Serge Klarsfeld a confirmé mes dires, ce qui aurait dû la dégonfler; cependant, le soir-même, le président de la République enfonçait le clou en m’accusant d’homophobie. J’avais pourtant adressé à l’Elysée – manifestement sans résultat – un communiqué dans lequel je condamnais évidemment la déportation et rappelais que, si je suis résolument hostile à l’institutionnalisation du comportement homosexuel, je n’éprouve aucune animosité à l’encontre des personnes.

[question]Quelle est votre position à l’égard du mariage homosexuel ?[/question]

Elle est claire et n’a jamais varié. La vie sexuelle ressort de la sphère privée, pas de la sphère politique. Dans l’intimité, chacun fait ce qu’il veut; en revanche, je suis opposé au mariage de personnes de même sexe, à l’adoption par les homosexuels, au Pacs et même à ce que des avantages fiscaux soient octroyés aux pacsés au même titre qu’aux mariés. L’intérêt de l’Etat veut que les gens fondent des familles stables, aient des enfants et les élèvent. Il est donc socialement néfaste de supprimer un avantage fiscal pour les jeunes mariés, comme on vient de le faire, pour équilibrer les avantages fiscaux des pacsés – qui sont d’ailleurs à 96 % des hétérosexuels : on a cassé le mariage, belle réussite !

[question]Comment définissez-vous le lobby homosexuel au sein de l’UMP et quels sont ses contours ?[/question]

Historiquement, Gaylib est issu de la mouvance libérale de l’UMP, c’est-à-dire de l’ancien Parti Républicain, devenu Démocratie Libérale. Il résulte de la dérive du libéralisme français traditionnel vers les libertariens américains : par mimétisme avec ce qui se passait Outre-Atlantique, Gaylib s’est constitué comme un groupe de pression proche de Démocratie Libérale, puis s’est lové au sein de l’UMP pour influencer ses idées et l’évolution de la lé gislature. Lors de la création de la Halde, par exemple, le lobby a exercé une très forte pression pour que la notion d’orientation sexuelle soit introduite parmi les motifs d’intervention de la nouvelle institution.

Pour ma part, je trouve incongru qu’il existe, à l’intérieur de l’UMP, une formation en contradiction manifeste avec les valeurs défendues par ce parti. La première contradiction, c’est un communautarisme fondé sur une orientation sexuelle, alors que l’UMP est attachée à l’unité de la République. La deuxième, c’est l’intolérance de ce lobby, qui interdit toute réflexion critique le concernant. La troisième et la plus contestable, c’est le népotisme et l’entrisme qui lui ont permis d’occuper par cooptation de nombreux postes stratégiques au sein du parti et d’acquérir un pouvoir exorbitant.

[question]Comment se manifeste ce pouvoir ?[/question]

En démocratie, on peut avoir des opinions divergentes et en débattre. Mais le débat est à sens unique si l’on ne peut pas s’exprimer librement; or le lobby homosexuel est parvenu à installer une forme de totalitarisme et d’inquisition dans notre pays, en monopolisant l’information sur les sujets qui le concernent et en interdisant à ses adversaires de s’exprimer sans être foudroyés médiatiquement, voire judiciairement. Ce totalitarisme a pénétré à l’intérieur de l’UMP, en raison sans doute de la pression de Gaylib, qui demande depuis longtemps mon exclusion pour délit d’opinion. Ainsi Benjamin Lancar, président des Jeunes pop et homosexuel militant, prétend que je n’ai pas ma place à l’UMP ! A quel titre ? Pour ma part, je n’ai jamais demandé son exclusion, même si je ne trouve pas très valorisant, pour le dirigeant des jeunes de l’UMP, de me critiquer avec véhémence dans un article publié dans le magazine homosexuel Têtu, repris ensuite sur un site pornographique homosexuel…

On veut me mettre un bâillon et un pistolet sur la tempe. Menacer un député de l’exclure et de lui retirer l’investiture parce qu’il dit la vérité, c’est fort! La tentative d’exécution publique dont je suis la cible illustre la puissance de ce groupe de pression. C’est précisément ce que je voulais montrer dans la vidéo de Liberté Politique.

Propos recueillis par Eric Letty

[box class= »info »] “Monde & Vie” du 3 mars 2012. En kiosque ou sur Internet. [/box]

Christian Vanneste : « Le lobby homosexuel a installé une forme de totalitarisme dans notre pays »

Les médias en servitude : quand Polémia met la médiaklatura en examen

Les médias en servitude : quand Polémia met la médiaklatura en examen

Polémia poursuit son travail d’analyse du phénomène médiatique. Après La tyrannie médiatique, le Dictionnaire de novlangue et le Dictionnaire de la réinformation, voici Les médias en servitude. Il s’agit d’une étude serrée de la médiaklatura, cette centaine d’hommes et de femmes qui donnent le la à l’opinion, cette sainte alliance du trotskysme de salles de rédaction et du capitalisme financier. Voici l’avant-propos de cet ouvrage.
Polémia.

Les médias en servitude : quand Polémia met la médiaklatura en examenEn principe la France est une démocratie.

Le suffrage y est libre. Le suffrage, sans doute, mais en est-il de même de l’information des électeurs ?

Assurément non ! Les médias asservissent et ils sont eux-mêmes asservis aux grandes puissances financières.

Derrière une façade de diversité, les grands médias scénarisent l’actualité selon la même grille de lecture, celle de l’idéologie unique qu’ils partagent : laisser-fairisme et libre-échangisme économique, cosmopolitisme et sans-frontiérisme, rupture de la tradition et révolution des mœurs. C’est la sainte alliance du trotskysme de salles de rédaction et du capitalisme financier. L’union des milliardaires et de la médiaklatura.

Le propos peut paraître polémique. Mais les faits accumulés dans cette étude, réalisée avec la collaboration de Claude Lorne, montrent, hélas, comment un tout petit nombre d’hommes a accaparé le contrôle des grands médias français.

Voici quels sont les acteurs majeurs de cette prise de pouvoir sur les esprits :

  • – les banques : cinq d’entre elles siègent au conseil d’administration de Bouygues, propriétaire de TF1 ; Rothschild contrôle Libération ; Lazard siège au Monde ; et le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel se partagent la Presse quotidienne régionale (la PQR) à l’est d’une ligne Amiens/Marseille ;
  • l’industrie du luxe et les grandes fortunes : Bernard Arnault, Serge Dassault, François Pinault, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère, Claude Bébéar sont omniprésents;
  • – les grandes agences de communication et de publicité : Euro RSCG de Stéphane Fouks et Publicis de Maurice Lévy sont au cœur des stratégies d’influence adossées à de puissants budgets ;
  • les paladins de « l’antiracisme » : Louis Schweitzer (la Halde), Pierre Bergé (SOS-Racisme), Bernard-Henri Lévy donnent le ton ;
  • – les grands éditocrates : Erik Israelewicz, Laurent Joffrin, Nicolas Demorand, Denis Olivennes ont un rôle clé, celui d’assurer la cohérence entre les bailleurs de fonds et les soutiers de l’information.

En tout une centaine d’hommes dirige la machinerie qui règne sur les esprits. Il n’y a pas de chef d’orchestre clandestin. Mais tous ou presque participent au lieu de pouvoir le plus sélect de la classe dirigeante française : le Club Le Siècle. Cette classe dirigeante française n’a plus aujourd’hui ni vision nationale ni conscience européenne et n’est plus que la section française de la Superclasse mondiale (SCM).

Notre société est de plus en plus exigeante en matière de transparence. Cette transparence doit aussi s’appliquer aux médias : leurs auditeurs et leurs lecteurs, qui sont aussi des électeurs, doivent savoir d’où ils parlent pour connaître les arrière-plans financiers, commerciaux, idéologiques ou communautaires qui structurent leurs prises de position et qui expliquent la disparition de tout véritable esprit critique.

Ecartant toute polémique inutile, Polémia se borne à rassembler des faits. Des faits qui éclairent d’une lumière vive la médiaklatura.

Voici un ouvrage à lire en se rendant sur le PDF (cliquer ici). En raison de l’immense documentation, réunie par Claude Lorne, qui a permis d’en faire une véritable banque de données, Les médias en servitude peut être commandé (15 € franco de port) à : Polémia, 60 ter rue Jean-Jacques Rousseau, 92500 Rueil-Malmaison

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Image : 1re de couverture

« Les nouveaux chiens de garde », ou comment s’organise la caste qui nous dirige

« Les nouveaux chiens de garde », ou comment s'organise la caste qui nous dirige

En 1932, Paul Nizan bousculait l’ordre établi en publiant Les chiens de garde, véritable pamphlet contre la caste dominante et ses petits arrangements : collusion d’intérêts, philosophies éphémères, caste dominante, etc.

Nouvelle ère, nouveau style, l’Histoire nous a fort heureusement enseigné les erreurs à ne plus commettre… Vraiment ? Quatre-vingts ans après l’opuscule de Nizan sort Les nouveaux chiens de garde, un film/documentaire (sorti il y a quelques jours), œuvre « subversive » aux yeux du même ordre établi, tant il met en lumière des vérités dérangeantes sur les médias, ceux qui les possèdent et ceux qui les gouvernent.

« Les nouveaux chiens de garde », ou comment s'organise la caste qui nous dirige Liens humains et idéologiques entre journaux, médias, politiques, experts et responsables économiques : Pasqua embrassant Chabot, Joffrin ne voulant pas embarrasser Chirac, Baroin se mariant avec Drucker, Minc faisant des louanges à Cohen… Tout ce petit monde se connaît, s’apprécie et s’acoquine. Il se retrouve chaque dernier mercredi du mois Place de la Concorde lors du fameux dîner du Siècle. Ce club, très select, n’est accessible que par parrainage, et de ses réunions rien ne sort. Tout le gratin médiatique, politique et économique s’y réunit et… on n’en saura pas plus, hélas, bien qu’on puisse deviner ce qui s’y déroule.

Nous voyons dans ce merveilleux documentaire les fameux « experts » en véritables gardiens du dogme faire des pronostics aussi ahurissants que dogmatiques, des patrons et journalistes jouant à la chaise musicale avec les médias, les véritables détenteurs du pouvoir et de l’information que sont les grands groupes industriels et financiers, au sein des conseils d’administration desquels nous retrouvons d’ailleurs nos… « experts indépendants ».

Cette caste s’auto-entretient, s’organise en réseau, fait monter les têtes qui lui plaisent et coupe les autres. Néanmoins, nous pouvons nous interroger : pourquoi agir de la sorte ?

Il y a, comme toujours, des intérêts financiers, des réseaux inimaginables mais aussi, finalement, une idéologie : celle de l’ultralibéralisme et du mondialisme ; il est d’ailleurs rare de voir des personnalités très médiatiques, « expertes », défendre des positions allant à l’encontre de cette idéologie. Celle-ci s’accorde d’ailleurs très bien avec les intérêts des uns et des autres.

Nous pouvons aussi nous demander pourquoi un tel mode de fonctionnement est dangereux : le logiciel de cette caste est celui qui est en train de nous mener à la catastrophe ; il est dépassé, inadaptable, tenu par des gens passant leur temps à se tromper sur les pronostics (Minc, etc.). Que dire, de plus, d’un système fondé sur le mensonge, la désinformation, qui empêche la vérité d’exploser, d’apparaître au grand jour ? Quelle légitimité a cette caste pour décider du sort de pans entiers de notre pays ? Que dire de la liberté quand journalistes et politiques s’acoquinent sous le regard bienveillant de la finance et de l’industrie ?

Assurément dérangeant, ce documentaire synthétise extrêmement bien les liens qui unissent les représentants français de l’hyperclasse mondiale. Tout y est décrypté, résumé, mis en relief. Ce film aurait cependant pu aller encore plus loin : il ne parle pas des journalistes dissidents qui ont dénoncé ce système, il ne va pas jusqu’au bout dans sa dénonciation de l’idéologie dominante (immigration, métissage, etc.) et n’analyse pas l’ensemble des filtres qui permettent à la tyrannie médiatique de s’exercer.

Néanmoins, saluons un documentaire courageux, une initiative originale qui, espérons-le et malgré une diffusion assurée en quasi-totalité par les petits cinémas indépendants (1) et un faible budget communication, saura toucher un large public et éclairer nos concitoyens sur la mafia qui nous gouverne.

Louis Tode

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

(1) Pour connaitre les lieux et horaires de projection et d’autres renseignements voir le site Internet du film.

Appel à contribution pour les Bobards d’Or 2012

Appel à contribution pour les Bobards d'Or 2012

[box class= »info »] La fondation Polémia lance un appel à contribution pour les Bobards d’Or 2012 qui seront remis le 20 mars 2012. Ce sera la troisième édition de ces Bobards d’Or.[/box]

Ce sera une grande soirée de gala, semblable aux Oscars ou aux Césars, où nous récompenserons les meilleurs journalistes du Système. Cette cérémonie distinguera et honorera les plus habiles ou les plus audacieux désinformateurs du totalitarisme « doux » dans lequel nous baignons, ce Système où les mensonges répétés à l’infini finissent par s’imposer dans les esprits et dictent les politiques de « droite » comme de « gauche ».

Pour récompenser les champions de la désinformation, les héros de l’idéologie dominante, les pourfendeurs de l’esprit critique,

Polémia a besoin de vous !

Vous êtes au fait de l’actualité nationale ou internationale ? L’année qui s‘écoule a été, hélas, riche en conflits armés. Les fausses nouvelles et l’intoxication sont reines, plus qu’ailleurs, dans ce genre d’événements et on a pu voir, au cours de la guerre de Libye et maintenant avec la Syrie, combien les médias sont muselés, dans l’incapacité d’informer avec honnêteté le public. Ce sont les médias qui font l’événement et qui conditionnent les esprits. C’est pourquoi nous créons pour 2012 une nouvelle rubrique, consacrée à ces événements du printemps et de l’été 2011.

Vous avez jusqu’au 15 février 2012 pour nous envoyer vos suggestions de Bobards pour chacune des catégories, à l’adresse correspondante.

* Presse écrite : presse@bobards-dor.fr

* Radio : radio@bobards-dor.fr

* Télévision : tv@bobards-dor.fr

* Bobards de guerre : bobardsdeguerre@bobards-dor.fr

Adresse générale : contact@bobards-dor.fr

Pour que votre Bobard soit valide, n’oubliez pas les références utiles et contrôlables. Il nous faut des faits : date, lieu et circonstances, la présentation de ces faits avec le nom du journaliste et celui du média concerné, ainsi que les distorsions relevées entre faits et information donnée.

[box class= »info »]
Source : Polémia.

La fondation Polémia demande également de l’aide pour financer cette troisième cérémonie des Bobards d’Or et pour l’aider à renouveler les succès de 2010 et 2011 ! [/box]

*** Les résultats des Bobards d’or 2011 sont ici.
*** La vidéo intégrale (1h45) de la cérémonie des Bobards d’Or 2011 est visible ici (la vidéo ci-dessous ne comporte que quelques extraits).

Le terrorisme « d’extrême droite » ou comment le mythe du « climat politique » est mis au service de l’oligarchie

Le terrorisme « d'extrême droite » ou comment le mythe du « climat politique » est mis au service de l'oligarchie

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class= »info »] Quand un musulman se livre à un acte terroriste, les médias de la superclasse mondiale mettent en cause, non les musulmans en général, mais les seuls terroristes islamistes. Quand l’extrême gauche commet un attentat, les médias se gardent d’accuser l’idéologie de gauche. Quand un écologiste perpétue une tuerie, les médias ne criminalisent pas le mouvement écologiste. En revanche, les attentats réputés « d’extrême droite » débouchent sur des emballements médiatiques : l’objectif est de criminaliser les courants populistes coupables de créer un climat. Dans un cas l’amalgame est condamné, dans l’autre il est recommandé ! A l’aube d’une élection présidentielle propice à toutes les manipulations, Michel Geoffroy fait le point.

Polémia [/box]

 

Norvège et Allemagne : des terroristes très… électoraux

En Norvège, la tuerie organisée par Anders Behring Breivik intervient en juillet alors que les élections locales sont prévues à la mi-septembre 2011. Son geste provoque évidemment une grande émotion qui franchit les frontières de la Norvège. Dans tout le pays on défile contre la xénophobie.

Avant les attentats, le Parti du progrès avait le vent en poupe et rassemblait près de 30% des intentions de vote, alors qu’une majorité de la population (53,7%) réclamait un arrêt de flux migratoires. Après l’acte criminel de celui qui se déclarait anti-islamiste et « révolutionnaire conservateur », le Parti du progrès chute de 6 points par rapport à son score municipal de 2007, au bénéfice des conservateurs et travaillistes. L’attentat a fait oublier l’immigration ! Le fait qu’Anders Behring ait été membre du Parti du progrès jusqu’en 2006 a évidemment porté. Très obligeant d’ailleurs, ce Behring, qui a pris le soin de noircir des milliers de pages pour justifier son geste et exposer, dans un incroyable salmigondis idéologique, ses motivations. Ce qui permet de désigner en retour les mauvaises idées pousse-au-crime : l’anti-islamisme. CQFD.

Au Danemark, voisin de la Norvège, le Parti du peuple danois reculera, lui, d’un point aux élections législatives du 15 septembre 2011, alors même que c’était l’une des rares formations européennes à avoir pu imposer une législation plus restrictive sur l’immigration.

En Allemagne, alors que les tensions politiques autour de l’euro se multiplient, revoilà les « néonazis », forme particulière d’extrême droite. Une valeur sûre, ces néonazis : ils sont toujours là quand on en a besoin. La police vient donc de « découvrir » que des néonazis auraient perpétré de nombreux attentats contre des immigrés en toute impunité jusqu’à leur suicide et l’arrestation d’une complice. Noter que c’est le propre de tout criminel de nos jours : jusqu’à son crime il était en liberté, voire encore après, ce qui lui permet de récidiver… Mais là c’est plus grave : ces criminels s’en sont pris à des immigrés. Un des membres de leur groupuscule a fait, en outre, exploser leur repaire sous l’œil complaisant des caméras. Mieux que la bande à Bonnot ! Moralité : ceux qui s’en prennent à l’immigration sont des criminels en Allemagne aussi. Et les deux criminels se sont opportunément suicidés. Rappelons qu’en Allemagne, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a refusé en 2002 la dissolution du parti NPD alors voulue par le gouvernement : en effet, les actes criminels reprochés à ce parti avaient été commis par des agents provocateurs infiltrés par les policiers de l’Office de protection de la constitution (la police politique). Mais on prête à Angela Merkel, issue de l’Allemagne de l’Est, la volonté de rouvrir le processus.

De Copernic à Carpentras, histoire des manipulations françaises

Et en France, me direz-vous ? Petit rappel.

L’attentat contre la synagogue de la rue Copernic a lieu le 3 octobre 1980. L’attentat est tout de suite revendiqué par un mystérieux faisceau nationaliste révolutionnaire. Les médias mettent alors en scène à l’envi la FANE, Fédération d’action nationale et européenne, groupuscule fantomatique et manifestement noyauté par la police. Cette piste est fausse puisqu’on sait aujourd’hui que l’attentat a été commandité par l’une des mouvances du FPLP palestinien, également responsable d’attentats aux Pays-Bas. Mais la rumeur suffit pour dénoncer « l’extrême droite » et finalement toute la droite. On manifeste alors en scandant « Bonnet*, Giscard, complices des assassins ». L’attentat de la rue Copernic servira aussi à lancer une vaste campagne de diabolisation contre la Nouvelle Droite et Le Figaro magazine, une première du genre dans notre pays. Le fait que tout cela se produise avant l’élection présidentielle de 1981, qui verra la défaite de Valéry Giscard d’Estaing, tient évidemment au pur hasard !

La profanation du cimetière de Carpentras est perpétrée en mai 1990. Sinistre affaire, dont les protagonistes disparaîtront curieusement de mort violente ensuite. C’est aussi, bien sûr, un hasard que « ne s’explique pas » Yves Bertrand, ancien directeur des RG. Mais l’orchestration de l’affaire de Carpentras a permis de diaboliser le Front national, alors en plein développement, et de lui accoler durablement l’étiquette d’antisémitisme. Après Carpentras le piège se referme donc sur la droite qui s’interdit désormais toute alliance avec un Front national aussi diabolique.

Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie tente de tirer à la carabine sur le président de la République. On apprendra alors qu’il a appartenu aussi à « l’extrême droite ». Son geste intervient après le « coup de tonnerre » du 21 avril, qui voit Jean-Marie Le Pen présent au second tour de l’élection présidentielle. Comme quoi tous ces gens qui incarnent la « bête immonde » sont dangereux…

Il ne faudrait pas, bien sûr, oublier tous les skinheads et hooligans qui se prêtent gentiment et périodiquement à des émissions de télévision mettant en scène leurs provocations racistes ou néonazies ou qui tabassent un Africain au bon moment : par exemple lors d’un défilé du Front national.

Des terroristes bien médiatiques

Bien entendu, il ne viendrait à l’esprit de personne de mettre ces différentes affaires sur le même plan. Il faut notamment distinguer les faits qui sont effectivement commis par des personnes dites « d’extrême droite » de ceux qui leur sont imputés à tort, même si le traitement médiatique est le même. En outre, dans un contexte où l’insécurité et la violence civile explosent depuis le dernier quart du XXe siècle, il est statistiquement inévitable que des délits soient aussi commis par des personnes ayant des opinions politiques dites de droite extrême. Mais quand même, ces différentes affaires présentent certaines similitudes intéressantes à examiner.

D’abord, ces crimes ou ces attentats spectaculaires interviennent souvent à l’occasion d’échéance électorales importantes. Manifestement, les déséquilibrés d’extrême droite aiment faire parler d’eux en période électorale. C’est, bien sûr, le fruit du hasard.

Ensuite, ces actes sont souvent le fait d’individus ou de groupuscules à l’existence trouble et fugace. Bizarre, ce Behring, qui dit ne pas aimer les musulmans et se préparer à la guerre ethnique, mais qui tire uniquement sur… des Norvégiens.

L’amalgame politique

Enfin, ces actes sont placés sous le signe de l’amalgame politique, une différence notable avec les autres terrorismes.

En effet, quand un terroriste ou un criminel est musulman, par exemple, la première réaction des pouvoirs publics consiste justement à prévenir tout amalgame vis-à-vis de cette communauté. On a d’ailleurs forgé le concept « d’islamisme », pour éviter tout amalgame entre les gentils musulmans, tolérants et pacifiques que nous accueillons volontiers, et les méchants islamistes qui conduisent le jihad. Après le 11-Septembre, les Etats-Unis ont lancé la guerre « contre le terrorisme », mais sans mettre du tout en cause l’islam. Nuance. Mais en présence du terrorisme d’extrême droite, l’amalgame est au contraire de règle.

La fumeuse théorie du climat politique

Le système médiatique et judiciaire met en scène en permanence la théorie du « climat politique », appliquée aux seuls comportements criminels de « l’extrême droite ».

Selon cette théorie, ce serait le climat intellectuel provoqué par les partis populistes (les médias parlent, par exemple, de « lepénisation des esprits ») qui conduirait certains individus à passer à l’acte criminel.

Ainsi lors de la profanation de Carpentras, le ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe, dénonce les coupables : « le racisme, l’antisémitisme et l’intolérance ». Donc les vrais criminels sont… des idées et d’une façon générale celles que l’on impute à « l’extrême droite » qui véhiculerait – seule – « un discours de haine et d’intolérance ». Suivez mon regard.

En d’autres termes ce n’est pas Behring qui est coupable, mais tous les Norvégiens qui sont intolérants à l’égard des musulmans et qui créent ainsi un « mauvais climat ». Ce ne sont pas ceux qui appuient sur la détente ou qui activent le détonateur qui sont coupables. Ce ne sont pas ceux qui ouvrent les portes à l’immigration musulmane. Non, ce sont ceux qui parlent, qui écrivent ou qui dans leurs votes s’inquiètent à propos de l’immigration.

On notera cependant que face au terrorisme rouge, on n’a jamais appliqué cette curieuse théorie du « climat » : on n’a jamais dit, par exemple, que les vrais responsables des attentats commis par les Brigades rouges, Action directe ou la Fraction Armée rouge, s’appelaient marxisme, lutte des classes, haine de classe ou socialisme.

Et personne ne pensa à reprocher la tuerie du conseil municipal aux Verts et à la Ligue des droits de l’homme dont l’auteur, Richard Durn, était pourtant membre et militant [Note de Novopress : Richard Durn était même un responsable de la Ligue des droits de l’homme puisqu’il était trésorier de la section de Nanterre de la Ligue des droits de l’homme.]

Diaboliser la vague identitaire

Cette approche remplit une fonction politique bien précise, en réalité. Elle vise à criminaliser les prises de position identitaires et hostiles à l’immigration qui émanent des Européens de souche.

La justice a déjà, avec le concept « d’incitation à » – à la haine raciale notamment – théorisé une arme juridique redoutable pour ce faire. Il suffit de lire la jurisprudence, abondante en la matière, pour se rendre à l’évidence : les juges ont désormais une approche très extensive du concept « d’incitation ». Le simple fait d’exprimer une opinion critique vis-à-vis de telle ou telle personne ou de tel Etat peut aujourd’hui se trouver incriminé même s’il ne débouche sur aucun acte concret.

Nous y voilà : la fonction du terrorisme « d’extrême droite » est justement de donner un contenu, si possible très médiatique, au mythe du passage à l’acte des théoriciens d’extrême droite. L’attentat terroriste est emblématique, car il suscite une juste réprobation.

La scénarisation du terrorisme d’extrême droite sert aussi à inverser une réalité politiquement incorrecte qui déplaît à l’oligarchie : les crimes et délits qualifiés de « racistes » ou « xénophobes » – c’est-à-dire dont les victimes ne sont pas européennes de souche – sont heureusement extrêmement rares en Europe, alors que les partis populistes sont en progression partout. Ce qui infirme pour le moins la prétendue théorie du « climat intellectuel ». Mais surtout, ces actes sont sans commune mesure avec l’explosion des crimes et délits qui se rencontre partout en Europe et dont sont en général plutôt victimes les autochtones.

A qui profite le crime ?

La superclasse mondiale doit aujourd’hui livrer un combat politique majeur partout en Europe : imposer la « gouvernance » que veulent les marchés – et les équipes formatées qui vont avec – à des peuples de plus en plus réticents à supporter tous les sacrifices que cela implique, en particulier une immigration de peuplement massive et durable. Ce combat, elle est de moins en moins sûre de le gagner.

Alors, dans ce contexte, la scénarisation du terroriste « d’extrême droite » joue un rôle important sinon crucial : elle permet d’instrumenter le procès de tous ceux qui refusent l’immigration de peuplement et qui se trouvent assimilés à des criminels potentiels : le « crime par la pensée », comme dans le monde orwellien, étant réputé conduire au crime de sang.

C’est sans risque, car on ne sanctionne pas en Europe « la populo-phobie », bien au contraire. En outre, on diffuse ainsi la mauvaise conscience chez les identitaires, puisqu’ils hébergeraient des monstres en leur sein. Enfin, c’est tout bénéfice politique puisque cela contribue à affaiblir les partis populistes, c’est-à-dire la seule vraie alternative à l’oligarchie.

Il faut donc être vigilant face aux emballements médiatiques auxquels donne lieu et donnera lieu le sensationnel des attentats dits d’extrême droite. Et pour cela se poser une question simple mais donc essentielle : à qui profite vraiment le crime, qui le commandite et quels intérêts sert-il vraiment ? Car les terroristes d’extrême droite ont bien mérité de l’oligarchie !

Michel Geoffroy

(*) Le ministre de l’Intérieur de l’époque.

Voir aussi :

Réflexions sur un carnage : Gare à la précipitation et aux amalgames
« Extrême droite »… de l’art de cultiver « une marque épouvantail »
Petite histoire des campagnes de diabolisation
« Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout » Par Yves Bertrand – Conversations politiquement incorrectes

[box class= »info »] Source : Correspondance Polémia – 25/11/2011 [/box]