Observatoire des médias : soyez informé sur ceux qui vous informent

Observatoire des médias : soyez informé sur ceux qui vous informent

A l’occasion de la “Cinquième Journée d’étude de la réinformation » de Polémia, Claude Chollet a présenté l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique :  un observatoire doublement utile par les portraits de journalistes qu’il publie mais aussi par ses « brèves » qui informent sur l’actualité des médias. Voici un résumé de l’intervention du président de l’OJIM.

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Interview d’un soi-disant repenti de « l’Ultra droite radicale » : Fdesouche répond au Midi Libre

Interview d’un soi-disant repenti de « l’Ultra droite radicale » : Fdesouche répond au Midi Libre

17/10/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress via Fdesouche.com) — Il y a une dizaine de jours, le Midi Libre publiait sur une même page l’interview d’un soi-disant repenti de « l’Ultra droite radicale » « proche du Bloc Identitaire », suivie sans la moindre séparation d’un article sur le site Fdesouche. Il laissait ainsi supposer à ses lecteurs que le repenti en question était un membre de l’équipe de www.fdesouche.com. L’identité de l’auteure de l’article (Nathalie Balsan-Duverneuil) avait été masquée peu de temps après par le Midi Libre : ses sympathies politiques envers l’extrême-gauche ouvertement affichées sur Internet posant sans doute la question de l’objectivité de son propos et de sa déontologie de militante journaliste.

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« Dans un pays [la France] où on a exterminé 6 millions de juifs », Caroline Fourest

Caroline Fourest de plus en plus fort dans la désinformation et dans la repentance de la France (la phrase en titre est à 1min35 dans la vidéo).
Peut-être est-elle restée traumatisée de son expulsion manu militari de la fête de l’Humanité par des islamistes alors qu’elle devait participer à un débat sur… “Comment combattre le FN” le 15 septembre ?
Comme le nombre total de victimes juives attribué à la Shoah est de 6 millions il n’y en aurait donc pas eu ailleurs, en particulier en Allemagne !

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Mensonges médiatiques, mensonges historiques : L’Algérie vue par Le Monde en 2012 – Par Pierre Milloz

Mensonges médiatiques, mensonges historiques : L’Algérie vue par Le Monde en 2012 – Par Pierre Milloz

Le conformisme, l’inculture et l’absence de tout regard critique ne cessent de progresser dans les médias. A partir du moment où une affirmation est politiquement ou historiquement correcte les journalistes se croient tout permis : à-peu-près et invraisemblances s’accumulent. Les faits n’interviennent plus, seule compte l’idéologie. Voici un décryptage d’un article du Monde. Le très rigoureux Pierre Milloz y compare ce qu’il a connu de l’Algérie et ce qu’en dit Le Monde.
Polémia.

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« La désinformation autour de l’immigration »- La préface de Pierre Milloz

"La Désinformation autour de l'immigration"- La préface de Pierre Milloz

Article reproduit avec l’aimable accord donné à Novopress par Pierre Milloz et la Fondation Polémia.

La première édition de La désinformation autour de l’immigration, parue en 2009, a déjà connu, compte tenu de son succès, cinq rééditions depuis cette date ! Aujourd’hui, la situation décrite et analysée dans cet ouvrage n’a fait que s’aggraver, d’où une nouvelle édition largement augmentée et actualisée.
C’est avec l’aimable autorisation de son rédacteur, Pierre Milloz, que Polémia en publie ci-après la nouvelle préface. Pierre Milloz, à qui rien de ce dramatique sujet n’est étranger, veut ne pas désespérer : « Si l’on s’en tient à une froide analyse de la situation présente, on n’est certes pas porté à l’optimisme. Pourtant le sentiment national, l’attachement à la patrie sont si répandus, si étroitement liés à la nature humaine qu’il faut croire qu’ils retrouveront leur force en France et susciteront un sursaut des Français.» Acceptons-en l’augure.
Polémia

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Face à la tyrannie médiatique : vers un grand bond offensif ? Polémia le 13 octobre, Paris

Face à la tyrannie médiatique : vers un grand bond offensif ? Polémia le 13 octobre, Paris

Le samedi 13 octobre 2012 de 9h à 18h30, la fondation Polémia organise sa « Cinquième Journée d’étude de la réinformation » sur le thème Face à la tyrannie médiatique : vers un grand bond offensif ?« Nouvelles donnes, nouvelles cibles, nouveaux outils»
La réunion aura lieu à la Fondation Dosnes-Thiers (27 place Saint-Georges – 75009 Paris – Métro Saint-Georges)

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Les médias lyonnais désinforment sur les expulsions de Roms

Les médias lyonnais désinforment sur les expulsions de Roms

05/09/2012 — 14h00
LYON (NOVOpress) —Depuis plus d’un mois, c’est le sujet à la mode pour les médias lyonnais. La situation et les expulsions des Roms dans la région font les premières pages de tous les quotidiens. Ces derniers évoquent des mots effrayants de terreur, telle la traque des Roms ou encore le broyage de leur camp. La plupart de ces articles dénoncent des expulsions inhumaines. Cependant, les médias ne s’attardent pas pour autant à comprendre ces expulsions.

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La BBC refuse la statue de George Orwell : « trop à gauche » !

La BBC refuse la statue de George Orwell : « trop à gauche » !

03/09/2012 — 08h00
LONDRES (NOVOpress) —
A load of pinkos, « un tas de gauchos » : c’est par cette formule fameuse que Sir Denis Thatcher, au temps où sa femme était Premier Ministre, avait caractérisé la direction de la BBC. Certains, outre-Manche, préféreront utiliser un vocabulaire moins énergique mais il y aura peu de gens pour nier que la BBC, depuis plusieurs décennies, soit fermement et systématiquement ce qu’il est convenu d’appeler « de gauche », à la manière de notre France Télévision. D’où la stupeur générale quand on a appris l’argument du directeur général, Mark Thompson, pour refuser l’offre du George Orwell Memorial Trust, qui voulait réaliser à ses frais une statue de l’écrivain pour le nouveau siège de la Compagnie : « Trop à gauche » !

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Diabolisation, nouvelle inquisition, pensée unique – Robert Ménard et la Revue Eléments [audio]

Diabolisation, nouvelle inquisition, pensée unique - Robert Ménard et la Revue Eléments [audio]

Dimanche 15 juillet l’émission de la webradio Méridien Zéro portait sur « Diabolisation, nouvelle inquisition, pensée unique », avec un invité de marque, Robert Ménard,

L’émission de 90 minutes était dirigée par monsieur PGL, accompagné de Jean-Louis Roumegace, Georges Feltin-Tracol et Lord Tesla à la technique.
Méridien Zéro recevait Robert Ménard, journaliste (I-télé, Sud Radio), fondateur de Reporters sans frontières, directeur de la rédaction de la revue Médias, ainsi que Pascal Esseyric et Patrick Péhèle pour la sortie du N° 144 de la revue Eléments.

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La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les « réacs »

La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les "réacs"

Sale temps pour la presse ! Il semble bien fini, le temps des mousquetaires réacs qui faisaient la une des dossiers de « Marianne », du « Figaro magazine » ou de « Valeurs actuelles ». Le grand nettoyage des journalistes de droite a commencé dans les médias

«Les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux… » chantait Brassens. Il avait bien raison ! Personne ne peut dire s’il s’agit de pressions du pouvoir, de l’effervescence des lobbys ou d’un conformisme médiatique qui précéderait les désirs supposés de l’Elysée… Mais une chose est sûre: à la rentrée de septembre, le ménage aura été fait dans les rédactions et les journalistes de droite ou tout simplement libres y seront une espèce en voie de disparition.

Fin juin, Eric Zemmour a été placardisé à RTL. Ses fameuses Chroniques du matin, qui permettaient aux patriotes de se lever du bon pied, ont été éjectées de la grille des programmes. Pour éviter les accusations de soumission au pouvoir, le patron de la chaîne, Yves Bigot, n’a pas évincé le journaliste, mais a fait le choix plus subtil de le remiser dans la tranche du weekend, quand les Français font tout, sauf écouter la radio! Face au vent de protestation qui s’est levé, la direction de la radio a finalement transigé: Zemmour restera bien à l’antenne et dans la matinale, mais seulement deux fois par semaine…

Coïncidence ou pas, cette voie de garage a été annoncée peu après un éditorial au lance-flammes, dans lequel Zemmour accusait le tout nouveau ministre de la Justice, Taubira, d’avoir « choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais. »

Dans le même genre, début juillet, nous apprenions la disparition de la revue « Médias » (image en Une), de Robert Ménard. Depuis deux ans, celui-ci a perdu 80 % de ses annonceurs, qui trouvaient le ton du magazine trop « sulfureux »: autrement dit, trop à droite ! Car au lieu d’ouvrir ses colonnes exclusivement à la gauche, Ménard a cru qu’il pouvait aussi donner la parole à des personnalités non-conformistes. Sans pour autant les ménager, il a ainsi interrogé notre ancien dessinateur, Konk, l’écrivain Denis Tillinac, la journaliste Elisabeth Lévy, mais aussi – dans le dernier numéro – l’historien Reynald Secher, le chroniqueur du « Figaro » Ivan Rioufol ou le philosophe Alain de Benoist… Un tableau de chasse qui n’empêchait pas Ménard de donner la parole à des parangons de conformisme comme Pascale Clark, Jamel Debbouze, Serge July ou Marc-Olivier Fogiel. Hélas, c’était déjà trop: les annonceurs ne passent leur pub qu’à condition de voir couler le robinet d’eau tiède.

Par ailleurs, les malheurs du fondateur de Reporters sans frontières ne sont pas terminés: le 12 juillet, il a appris que son émission quotidienne « Ménard sans interdit », qui faisait le succès d’iTélé, était également supprimée. Le journaliste n’invoque pas de pressions directes du pouvoir, mais plutôt la lâcheté régnant au sein de sa corporation: « Le manque de courage, la peur de déplaire, les pressions éventuelles. L’ère du temps est au conformisme, pas à l’impertinence. Ils veulent des débats, mais sans les risques du débat, de l’impertinence mais sans les risques de l’impertinence, de la liberté mais sans les risques de la liberté. »

Il se pourrait que la décision de liquider l’émission ait été prise à la suite d’un entretien saignant avec Louis-George Tin, le 18 juin. Le président du CRAN s’y était littéralement fait pulvériser sur les questions de « diversité » à l’Assemblée nationale. Durant l’émission, le militant de la cause noire avait déclaré: « Je crois que le quota de Ménard est dépassé ». A-t-il été exaucé par la direction d’iTélé ?

Condamnations sur les non-dits

La chaîne d’information nie toute démarche « politique » ou liberticide et se défend en brandissant le maintien, à la rentrée, d’Eric Zemmour ou du mou Alexis Brézet, nouveau directeur des rédactions du « Figaro » Sauf que ces deux-là ne seront que des débatteurs, et en aucun cas des interwieveurs ou des animateurs. La nuance est de taille.

Dans un autre genre, c’est Radio Courtoisie qui vient d’être mise en demeure par le CSA pour une émission du 21 mai, dans laquelle Henry de Lesquen, président de « la radio de toutes les droites », aurait « affirmé l’existence de “races inférieures” et de “races supérieures” », remettant en question « les valeurs d’intégration et de solidarité qui sont celles de la République ». En réalité, alors que les associations antiracistes reprochaient à François Hollande de se référer à Jules Ferry, Henry de Lesquen s’était contenté de citer le fameux discours prononcé par l’homme de gauche devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885: « Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (…) Elles ont le de voir de civiliser les races inférieures. »

Sans valider la thèse de Ferry, le patron d’émission avait ensuite répondu aux lobbys antiracistes expliquant le retard de l’Afrique par la colonisation et sa prétendue exploitation par les Blancs. Il avait notamment cité une étude parue en 2008 dans la célèbre revue scientifique « Medical Hypotheses » où Arthur R. Jensen, un des spécialistes mondiaux de l’intelligence humaine, exposait les importantes différences de QI entre « Noirs d’Afrique », « Noirs américains » et « Blancs d’Europe ou des Etats-Unis » « sachant, détaillait Henry de Lesquen, que le QI est très corrélé à la réussite éducative ». Mais les précautions oratoires, les arguments et les nuances ne valent rien quand on se retrouve dans la ligne de mire des bien-pensants. La décision du CSA le condamne donc pour appel à la discrimination en vertu d’un raisonnement au troisième degré : bien qu’il n’ait pas formellement appelé à la discrimination, il aurait tenu des propos « nourrissant des stéréotypes raciaux », lesquels sont « susceptibles d’encourager des comportements discriminatoires. » C’est, comme disait si bien Zemmour, du temps qu’il avait encore le droit de l’ouvrir, « la police des arrière-pensées »! Il faudra s’y faire.

En tout cas, une qui ne se plaindra pas de l’arrivée de la gauche au pouvoir, c’est Audrey Pulvar. Si la compagne du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a fort légitimement perdu son poste de chroniqueuse politique à « On n’est pas couché », sur France 2, le moins qu’on puisse dire est que, contrairement à ses confrères de droite, elle retombe plutôt bien sur ses pieds: Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard et propriétaire des « Inrockuptibles », vient de lui offrir… la rédaction en chef du magazine des bobos branchouilles. Une véritable autoroute pour faire carrière à l’heure socialiste.

Patrick Cousteau

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 juillet 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit image en Une : copie d’écran d’une partie de la page d’accueil de la revue Médias dont il est question dans l’article.

La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les "réacs"

Rome : nouveau déchaînement médiatique contre Casapound

Rome : nouveau déchaînement médiatique contre Casapound

16/07/11 — 21h30
ROME (NOVOpress) —
Les médias transalpins se sont saisis d’un incident survenu samedi soir à Viterbo entre Gianlucca Iannone, président national de Casapound Italie, et Francisco Rossi, directeur de la revue « Il Futurista » (publication de la mouvance du “renégat” Gianfranco Fini), pour lancer un nouvel hallali contre le mouvement de la droite sociale italienne.

« Que d’histoires pour une simple “gifle futuriste” ! De la part de Filippo Rossi, qui affirme s’inspirer de ceux qui voulaient exalter “l’insomnie fiévreuse, le pas de course, le saut mortel, la gifle et le poing”, nous ne nous serions pas attendus à une telle piteuse réaction », a déclaré le leader de CasaPound Italie.

« Il s’agissait d’une discussion entre de vieux amis, qui ne le sont plus, au cours de laquelle la recherche d’un éclaircissement verbal a débouché sur un geste “marinettien” après que Rossi, qui est plusieurs fois venu parler à Casapound, a diffamé notre mouvement de manière particulièrement odieuse. Une gifle peut faire mal, mais un oeil au beurre noir passe vite. A Rossi, je veux dire que le stylo et les mots peuvent aussi faire mal et que les effets des injures et des mensonges durent beaucoup plus longtemps », a poursuivit Gianlucca Iannone.

Les médias du système parlent évidemment de leur côté « d’agression fasciste » et dénoncent les « méthodes squadristes » de Casapound.

Encore plus véhément, Riccardo Pacifici, le responsable de la communauté juive de Rome, en appelle carrément à la guerre civile face au « péril fasciste ». Ce dernier n’a en effet pas hésité à déclarer : « Il y a un danger, non seulement à Rome, mais en Italie et en Europe. Il faut se retrousser les manches et combattre. Avec aujourd’hui les instruments de la démocratie et, si c’est nécessaire, même si j’espère que non, avec les armes, comme l’ont fait les partisans. »

« Il tire à l’arme de guerre sur un intrus »

« Il tire à l’arme de guerre sur un intrus »

L’Association Marnaise Christianisme et Société présente sur son site un bel exemple de désinformation auquel s’est livré le quotidien L’Union / Ardennais, Champagne Ardenne Picardie, dans sa livraison numérique du 7 juillet 2012 à 18h43. Il s’agit d’un fait divers, hélas devenu banal, rapporté par le journal en quelque mots suffisamment appropriés, sans qu’il y ait le moindre travestissement des circonstances, pour transformer la pensée du lecteur, orienter son interprétation et, pourquoi ne pas le dire, sa réaction émotionnelle.
Polémia

_______________________________________________

 

Mieux que la propagande des pires pays totalitaires: la transformation homéopathique de la pensée par les mots (ou le mécanisme de la désinformation).

Prenons connaissance de cet article de l’Union,

CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Vendredi soir, un habitant du quartier de Manchester a ouvert le feu sur trois personnes qui s’étaient aventurées en pleine nuit dans sa cour. L’un des intrus a été grièvement blessé à la cuisse.

Vendredi soir, un homme d’une quarantaine d’années – domicilié quartier Manchester – a ouvert le feu à l’arme de guerre sur trois individus qui s’étaient introduits dans la cour de sa maison. Il aurait tiré à trois reprises avec un revolver allemand de type Mauser de la seconde Guerre Mondiale, blessant grièvement à la cuisse un des intrus. Cloué au sol par le projectile, la victime – âgée de 18 ans – a été conduite au centre hospitalier par les secours.

Les deux autres intrus – mineurs – ont été interpellés.
Le tireur présumé a lui aussi été placé en garde à vue.

Analyse:

Le titre: « Il tire à l’arme de guerre sur un intrus »

Certes il y a le substantif « intrus » (« …qui s’introduit quelque part sans avoir la qualité pour y être admis » écrit une édition du Petit Larousse), mais le titre est tout de même porteur d’une disproportion entre « arme de guerre » (non ce n’est pas la Kalashnikov répandue dans les quartiers aux mains de « chances pour la France »), mais un pistolet tirant du 9mm, soit une arme classée en première catégorie.

Le corps du texte est dans le même registre :

« Il aurait tiré à trois reprises avec un revolver allemand de type Mauser de la seconde Guerre Mondiale, blessant grièvement à la cuisse un des intrus » : oui, si on tire avec une arme, quelle qu’elle soit et a fortiori avec un gros calibre, on peut blesser grièvement, mais le problème est-il là, ou dans le fait que trois individus (dont on aimerait connaître les noms ou au moins les prénoms) se sont introduits chez un citoyen, de nuit et que celui-ci a fait usage d’une arme au regard de ce que l’on risque lorsque des malfrats s’introduisent chez vous, par ailleurs nuitamment, aujourd’hui où on tue dans la rue pour une cigarette non donnée ?

Il aurait probablement dû s’adresser à eux en leur disant « Messieurs » (car on ne tutoie plus les truands de par les nouvelles consignes de l’actuel gouvernement) « je vous serais obligé de sortir de chez moi et j’appelle votre attention sur le fait qu’au cas où vous ne le feriez pas je téléphonerai à la police pour vous inviter à sortir » .

« Cloué au sol par le projectile, la victime – âgée de 18 ans – a été conduite au centre hospitalier par les secours ». L’expression « cloué au sol » est ici volontairement employée. Son sens figuré est évidemment puissant et sert à émouvoir les âmes sensibles. Notons d’ailleurs que ce n’est plus un des malfrats qui est « cloué au sol », mais « une victime », et par ailleurs « de 18 ans » ( pauvre garçon !!!). Que les âmes sensibles se rassurent : elle a été conduite au centre hospitalier de secours (ses jours ne sont donc pas en danger).
[NDLR : « trois personnes qui s’étaient aventurées » n’est pas mal non plus, elles voulaient sans doute simplement vivre des aventures nocturnes]

[…]

Il faut dénoncer ces mots qui travestissent en permanence la réalité modifient notre pensée de façon homéopathique à travers la presse aux ordres et la télévision, donc sans qu’on s’en rende compte. Il convient de leur dire qu’ils commencent à nous casser les pieds tous ces manipulateurs (seul un électrochoc par les mots nous permettra de sortir de notre torpeur mortifère, de notre sida mental).
[…].

Pierre Falconetti.
Association Marnaise Christianisme et Société
8/07/2012

[box class= »info »] Article repris à partir de Polémia. [/box]

Meurtre de Kilian: sur Le Monde, Souleymane devient Vladimir

Meurtre de Kilian: sur Le Monde, Souleymane devient Vladimir

26/06/2012 — 07h00
PARIS (NOVOpress via Polémia) –
Le Monde, candidat aux Bobards d’Or 2013 :

« Kylian avait 13 ans. Vladimir (le prénom a été changé), 16 ans. »
Pourquoi diable changer le prénom de Souleymane ? Sinon pour cacher qu’il est musulman et tchétchène ?

Sinon pour tenter de camoufler que ce qu’on appelle la violence scolaire, en tout cas l’ultra-violence scolaire, est liée aux quartiers de l’immigration ?

Pourquoi choisir Vladimir comme prénom de substitution ? Sinon pour donner à ce beau prénom russe une image négative et noircir au passage celui du président Poutine ?

Meurtre de Kilian: sur Le Monde, Souleymane devient Vladimir
Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Ainsi en trois lignes Le Monde fait d’une pierre deux coups et satisfait ses deux principaux propriétaires : le mondialiste Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, et Pierre Bergé, co-fondateur de SOS-Racisme.

Au passage on découvre que beaucoup de « Russes » qui figurent dans les statistiques de l’immigration et de l’administration pénitentiaire viennent en fait des républiques caucasiennes.

Le Monde nous dit, parlant de la victime et de son meurtrier, que « leurs regards se sont croisés ». Bel exercice de Novlangue !

C’est parce que le Breton Killian (13 ans) n’a pas baissé le regard devant le Tchétchène Souleymane (16 ans) que ce dernier l’a assassiné.

Il ne s’agit pas de violences scolaires : Kilian est mort en Résistant.

Rwanda : à travers l’affaire dite des « missiles Mistral » Kigali veut une nouvelle fois faire chanter Paris – Par Bernard Lugan

Rwanda : à travers l’affaire dite des « missiles Mistral » Kigali veut une nouvelle fois faire chanter Paris – Par Bernard Lugan

Rwanda : à travers l’affaire dite des « missiles Mistral » Kigali veut une nouvelle fois faire chanter Paris – Par Bernard Lugan En écrivant dans l’édition du 1 juin 2012 du journal Libération que les forces armées rwandaises (FAR) auraient possédé des missiles Mistral (photo d’un Mistral en Une), Maria Malagardis, illustre une fois de plus les grand travers de la presse française : esprit partisan, vision hémiplégique des évènements, non vérification de l’information, liberté prise avec les faits, le tout couronné par une grande incompétence.
Quant au Figaro, son attitude est encore plus lamentable, puisque ses journalistes ont, par suivisme, répercuté sans la vérifier la pseudo révélation de leur consoeur. Reprise par toutes les radios et par la plupart des chaînes de télévision, cette « information » a été présentée comme susceptible de renverser ce que l’on croyait savoir sur les responsabilités concernant l’attentat du 6 avril 1994, action terroriste qui coûta la vie au président Habyarimana et qui fut l’élément déclencheur du génocide du Rwanda.

Or, et importe de le dire haut et fort, il s’agit là d’une nouvelle manipulation orchestrée par les soutiens européens du régime de Kigali. En effet :

1) Ce document est connu de tous les spécialistes depuis des années. Il a même été longuement étudié, analysé et critiqué avant d’être finalement écarté par le TPIR en raison de son inconsistance. Mais, Madame Malagardis ignore les travaux de ce tribunal qui siège depuis 1996…

2) L’information qui est à la base de ce document émane de l’association humanitaire Human Rights Watch qui, à l’époque, était une des caisses de résonance des thèses du FPR.

3) C’est à partir de cette information de HRW que le capitaine Sean Moorhouse, officier G2 (renseignement) de la Minuar, rédigea cette note qui ne fait que reprendre l’une des multiples rumeurs qui circulaient à l’époque à Kigali, l’information concernant ces missiles étant d’ailleurs considérée par lui comme improbable.

4) Depuis, ce même officier a longuement expliqué le sens de sa note, notamment aux « enquêteurs » rwandais qui rédigèrent le « rapport Mutsinzi », ce montage grossier qui était supposé démontrer la « culpabilité» française.

5) En 2011, dans une correspondance adressée à l’expert belge Filip Reyntjens, le capitaine Sean Moorhouse expliqua la genèse de ce document, mettant en évidence son caractère totalement artificiel.

6) Toutes les armes des FAR, en dehors de l’équipement individuel, avaient été placées sous séquestre par les forces de l’ONU et elles étaient entreposées dans un hangar situé à Kanombe sous la responsabilité du colonel belge Luc Marchal, adjoint du général canadien Roméo Dallaire. Nous avons la liste détaillée de ces armements. Il n’y figurait pas de missiles. Le lendemain de l’attentat, le FPR ayant repris unilatéralement les hostilités, les FAR reprirent par la force leurs armes afin de pouvoir résister à leurs ennemis.

L’affaire est donc claire, il s’agit d’un nouvel enfumage qui s’explique par trois raisons :

1) L’étau se referme chaque jour un peu plus sur les auteurs de l’attentat. Contrairement à ce que Kigali voudrait faire croire, le dossier du juge Bruguière est en effet toujours d’actualité et de nouveaux témoins acteurs qui viennent d’être entendus ou vont l’être prochainement par les juges Trévidic et Poux le confirment. Quant au rapport d’expertise qui leur fut remis, nous avons montré ses faiblesses, ses incohérences et ses erreurs dans le numéro du mois de mai de l’Afrique réelle ; les parties civiles ont d’ailleurs demandé une contre-expertise.

2) Kigali veut, par voie médiatique, faire pression sur les juges afin d’éviter la défaite judiciaire qui s’annonce.

3) Kigali qui a beaucoup perdu avec le départ de Nicolas Sarkozy n’a désormais plus d’alliés au plus haut niveau de l’Etat français. En mettant la pression sur Paris, le régime Kagamé se livre donc à un chantage auprès du nouveau régime: l’abandon de l’instruction du juge Trévidic contre la fin de la campagne anti-française.

Bernard Lugan
01/06/2012

[box class= »info »] Source : Le Blog de Bernard Lugan et de la revue l' »Afrique Réelle ». [/box]

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique – Par Alexandre Latsa

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre Latsa

Beaucoup de lecteurs se souviennent de cette photo [image en Une] qui avait fait le tour des médias (l’agence Ria-Novosti l’avait publiée). On y voyait (lors d’une marche de l’opposition russe a Vladimir Poutine en date du 31/08/2010) une jeune fille qui hurlait au sol, ayant visiblement été bousculée et / ou battue par les policiers russes.

Pourtant, un célèbre blogueur russe du nom de Zyalt était sur place (on peut voir ses cheveux bouclés dans le coin inférieur droit de la photo ci dessus). On ne peut vraiment pas suspecter Zyalt d’être affilié au pouvoir russe ni à la police, voila néanmoins ce qu’il écrivait après avoir assisté à la scène: « К слову о театре. Эта девушка легла на асфальт и, на радость фотокоррам, начала биться в истерике. В принципе, никто ее не трогал. Зато на фотографиях все будут думать, какие милиционеры жестокие, девушку избили ».
Traduction : « Quelques mots sur le théâtre, cette jeune fille s’est allongée sur l’asphalte et devant la joie des caméras présentes, s’est mise à devenir hystérique. Pourtant absolument personne ne l’a touchée, personne ne l’a malmenée mais tous penseront qu’un policier l’a sévèrement battue ».

Surprenant pensez vous? Pas tant que ça finalement. Figurez vous au contraire qu’il s’est passé presque la même chose pendant la manifestation du 6 mai dernier lorsque des incidents ont opposé les forces de l’ordre à des « manifestants » venus cagoulés à la manifestation, visiblement pour en découdre avec la police et créer des affrontements.

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre LatsaExemple 1: Cette jeune fille qui a fait le tour du monde des médias. Les yeux bandés elle est emmenée sans douceur par un OMON russe.

Cette image et bien d’autres ont été accompagnées de commentaires terribles sur les arrestations arbitraires de la police russe et la répression contre des manifestants pacifiques. Mieux, elle est utilisée comme étendard par une association qui organise depuis Paris une manifestation contre les soit disant « violences policières inouïes qui auraient accompagné l’intronisation de Vladimir Poutine pour son troisième mandat, contre des manifestants pacifiques ».

Question : pourquoi cette jeune fille en robe à t-elle été arrêtée?

Réponse : parce qu’elle a attaqué la police a coup de pierres a bout portant, comme vous pouvez le voir en vidéo ici. C’est finalement plutôt banal, ou que ce soit dans le monde on est arrêté si on lance des pierres sur la police pendant une manifestation.

Exemple 2: Lors de cette manifestation, la police russe aurait frappé une femme enceinte au sol. Ces images ayant selon le Nouvel Observateur choqué la blogosphère russe. Sur la fameuse blogosphère russe, la vidéo phare accompagnant cette odieuse arrestation était celle-ci.

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre Latsa

Question : Pourquoi cette femme enceinte serait-elle au cœur d’une manifestation qui dégénère et pourquoi un policier russe lui mettrait des coups de pieds dans le ventre ?

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre LatsaRéponse : Parce ce n’est pas une femme enceinte. C’est en réalité un manifestant (homme) qui aurait contribué aux désordres du 6 mai dernier.

Voila en vidéo les secondes suivant le coup du policier et voila notre soit disant femme enceinte en photo au début de la manifestation et avant son interpellation. La encore la présentation est émotionnelle et falsifiée dans la presse, à des fins de désinformation.

Curieusement, cette offensive illustrée s’est accompagnée d’une mini offensive politique : Cet article du Nouvel Observateur à propos de la manifestation de Moscou est un modèle du genre. En quelques lignes, on y trouve les mots : De Gaulle – résistance – Raymond Aubrac – rafles – occupation allemande – heures sombres – complaisance envers Poutine, et ensuite quelques conseils à François Hollande sur ce que doit être sa politique étrangère.

Toutes ces manipulations de l’information, les vidéos truquées qui disparaissent quelques jours après, les articles pleins d’exagérations des grands médias sont inutiles: Il y a heureusement de plus en plus de bloggeurs témoins directs sur le terrain pour fournir des images et rétablir un peu de réalisme.

Alors revenons à la réalité : Pendant cette manifestation, il y a eu 30 blessés parmi les forces de l’ordre. Les organes de sécurité ont parlé de « provocations planifiées et organisées » sur le modèle des techniques utilisées par les anarchistes / autonomes lors des manifestations explosives qui accompagnaient les sommets économiques des dernières années, que l’on se souvienne de Gênes en 2001 par exemple. Source: ici et la. Ces procédés sont connus, percée du cordon de police de ligne de police, puis jets de produits explosifs (bombes incendiaires, cocktails Molotov), utilisation des barrières de sécurité, et hampes de drapeaux pour attaquer et frapper les policiers, dissimulation de sprays au gaz ou au poivre dissimulés dans les canettes de coca cola, kvas ou bière et enfin, jets de pierre (comme notre jolie et jeune brune), pierres apportées sur place pour l’occasion a des fins évidemment malveillantes.

Par exemple ici l’utilisation des barrières par les manifestants, ou encore la quelques radicaux en train d’attaquer la police. La percée des manifestants (à travers la ligne de police) est filmée ici. On peut voir sur cette vidéo que les arrestations des leaders Boris Nemtsov et Sergueï Oudaltsov, se sont passées sans violences alors qu’il y avait des affrontements autour. Enfin cette vidéo de synthèse (durant près de 40 mns) montre les attaques des manifestants contre les policiers.

En réalité, entre 15 et 20.000 personnes ont défilé, c’est-à-dire beaucoup moins que lors du meeting de Février (comparaison vidéo ici). Parmi ces milliers de manifestants, quelques centaines d’activistes ont volontairement provoqué la police, cherchant l’incident en présence des caméras de télévisions étrangères ou russes. Aucun média étranger n’a publié la photo d’un policier sans casque, sans gants, sans protège tibias et la tête en sang. Lorsque l’on sait le salaire d’un policier à Moscou et qu’on le compare avec les revenus des manifestants à Ipad (les Ipadshikis), on ne peut que ressentir une certaine compassion.

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre Latsa

En mars dernier, j’avais posé deux questions : Michael Prokhorov peut-il coaliser l’opposition autour de lui ? Est-ce que la frange la plus radicale et non politique de cette opposition si disparate, ne va pas chercher à créer des troubles dans la rue, en refusant de reconnaître une élection présidentielle que personne dans le monde ne conteste déjà plus?

C’est visiblement ce qui s’est passé, Michael Prokhorov s’est récemment désolidarisé de ces manifestations, les méthodes violentes contre la police étant improductives selon lui. Alors que les grandes manifestations de l’hiver dernier s’étaient passées sans problèmes, on a vu apparaitre depuis un noyau dur de manifestants violents.

Pour les lecteurs qui s’inquiéteraient du sort des manifestants arrêtés, cet article de RFI (dans lequel la vidéo sur la soit disant femme enceinte a déjà été supprimée !) montre bien l’ambiance dans les fourgons de police. Les chefs de l’opposition posent calmement pour les photos et continuent à Twitter sur Internet… Etonnant non ?

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre Latsa

Russie : Manipulation des images et guerre médiatique - Par Alexandre Latsa

Alexandre Latsa

[box class= »info »] Source : DISSONANCE, Un autre regard sur la Russie. En français, en russe.
L’article original a été publié sur Ria-Novosti. [/box]

Atelier Fol’Fer : la désinformation passée au crible sous toutes ses facettes

Atelier Fol’Fer : la désinformation passée au crible sous toutes ses facettes

19/05/2012 – 18h45
ANET (NOVOpress) –
En 1993, sortait un Annuaire de la désinformation chez Critérion. Il visait au jour le jour à décrypter les opérations de désinformation. Cette initiative heureuse n’a pas eu de lendemain. Mais une maison d’édition, basée en Eure-et-Loir à Anet, L’atelier Fol’Fer, reprend le flambeau autour d’une collection baptisée : La désinformation autour. Il s’agit de rétablir la vérité sur un grand nombre d’évènements historiques ou d’actualité. Le catalogue est impressionnant : la désinformation autour… du satanisme, de la colonisation, du film Hors-la-loi ou encore de l’immigration avec une édition actualisée et augmentée qui sortira dans quelques jours.

Atelier Fol’Fer : la désinformation passée au crible sous toutes ses facettesAutre nouveauté dans cette collection, l’ouvrage d’Alain Sanders consacré à la désinformation autour de la guerre de Sécession. Pour le commun des mortels, le conflit qui ensanglanta les Etats-Unis entre 1861 et 1865 se résume à un affrontement entre « les vertueux Nordistes d’un côté et, de l’autre, les diaboliques Sudistes ». C’est à ce mythe auquel s’attaque Alain  Sanders. Il rappelle que le Nord n’a pas agressé le Sud pour des « raisons humanitaires », l’abolition de l’esclavage, mais pour éliminer la concurrence commerciale des Etats confédérés. Mieux, c’est le Nord qui fut à l’origine de l’esclavage sur le sol américain au XVIIème siècle.

Autre chapitre passionnant, celui relatif aux crimes de guerre perpétrés par les Yankees. Ainsi, Sherman, l’un des plus célèbres généraux nordistes, appelaient en juin 1864 à tuer ou déporter hommes, femmes et enfants sudistes. Les massacres à grande échelle : une vieille habitude du côté de Washington…

« L’Inquisition médiatique » de Francis Puyalte

« L'Inquisition médiatique » de Francis Puyalte

De minimis non curat praetor, dit l’adage latin, mais il n’est pas de sujet, si subalterne soit-il en apparence, qui échappe aux champions de la désinformation. On ne s’étonnera donc pas de voir ceux-ci à l’œuvre dans le traitement des faits divers, ce qui est logique dans la mesure où ces derniers passionnent un public trop souvent, hélas, indifférent à la politique.

Au lendemain du premier tour de la présidentielle, Valeurs actuelles révélait le résultat des votes internes organisés au Centre de formation des journalistes et à l’Ecole supérieure des journalistes de Lille : soit 100% des voix pour la gauche dans le premier, et 87% dans la seconde, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen n’obtenant pas un seul suffrage de la part des étudiants qui, demain, seront nos « dealers d’opinion » !

« L'Inquisition médiatique » de Francis PuyalteOn sait depuis longtemps à quoi s’en tenir sur la désinformation journalistique en matière politique. Dans L’Inquisition médiatique, Francis Puyalte, ancien de Paris-jour, de L’Aurore puis du Figaro, démontre que l’esprit partisan est également de règle, et donc le public est tout aussi fourvoyé en matière de faits divers. Et de citer en exemple le scandale d’Outreau, le « naufrage » des Kurdes (pseudo-irakiens et soi-disant persécutés) du cargo East Sea échoué près de Fréjus en 2001 et surtout l’affaire Kamal, dont l’opportune relecture par Puyalte occupe la moitié du livre. Rappelons pour ceux, sans doute nombreux, qui l’auraient oublié que, pour justifier l’enlèvement de sa petite fille Lauriane et sa fuite aux Etats-Unis, le Franco-Marocain Karim Kamal avait accusé son ex-femme Marie-Pierre Guyot, fille d’un haut magistrat, d’avoir violé et fait violer la gamine lors d’orgies titanesques auxquelles aurait participé le gratin de la justice et de la police niçoises, en particulier le doyen des juges d’instruction Jean Pierre Renard et le procureur général Paul-Louis Auméras (*).

Pendant des lustres, ces accusations gravissimes, mais qui n’ont jamais reçu l’ombre d’un début de preuve malgré de nombreuses enquêtes, ont fait régner dans les tribunaux des Alpes-Maritimes un climat délétère, encore attisé par l’attitude équivoque du procureur Eric de Montgolfier, successeur d’Auméras et, semble-t-il, plus enclin à hurler avec les loups de presse qu’à établir la vérité et à protéger les institutions.

A la remorque du Monde

Or, qui avait lancé la rumeur ? Le journaliste Hervé Gattegno, alors protégé, au Monde, du fanatique Edwy Plenel – qui, aujourd’hui patron du site Mediapart, peut à bon droit se vanter d’avoir eu la peau de Nicolas Sarkozy en faisant état, peu avant le scrutin présidentiel, des allégations d’un ministre libyen affirmant que la campagne du vainqueur de 2007 avait été financée à hauteur de 50 millions d’euros par le colonel Kadhafi. En reprenant l’argumentation de Karim Kamal, il s’agissait pour le tandem Plenel-Gattegno de jeter l’opprobre sur Nice, ville restée trop « médeciniste » aux yeux de ces moralistes.

Francis Puyalte montre d’ailleurs bien le rôle moteur joué par Le Monde dans le traitement des faits divers. Il faut se souvenir, d’ailleurs, de la place extravagante réservée en 1986 par ce quotidien dit « de référence » à la mort accidentelle de l’étudiant manifestant Malik Oussekine dont le décès, attribué à la « violence policière », obligea Jacques Chirac et Alain Devaquet à remiser leur réforme des Universités… et d’une manière générale à oublier toutes les promesses faites à l’électorat droitier. Or, loin de se livrer à des investigations personnelles pour tenter de démêler le vrai du faux, presse écrite et télévisions se mettent à la remorque du Monde et en adoptent toutes les thèses. Comme si ce quotidien était leur directeur de conscience.

Et malheur aux dissidents – fussent-ils collaborateurs du Figaro – qui tentent de faire entendre leur vérité ! Ils sont à leur tour victimes de l’Inquisition médiatique, traités de racistes ou d’ « anticommunistes primaires », tel l’auteur qui, aujourd’hui retraité, se souvient : « J’ai couvert presque toutes les grandes manifs des années 1970-1980. Elles m’ont éclairé sur le rôle de la presse, son singulier suivisme, sa propension à aller dans le sens du vent, qui soufflait souvent de l’Est […] Certes, je fus témoin, bien sûr, de quelques excès et même de bavures [policières]. Mais, en général, je constatais et j’admirais la placidité et le sang-froid des CRS et gendarmes mobiles qui supportaient pendant des heures les injures les plus abjectes […], les cailloux et les pierres, les jets d’œufs pourris et les cocktails Molotov dans l’attente d’un ordre, qui ne venait pas. » Surtout face aux « bandes ethniques », « un phénomène que je m’honore de ne pas avoir occulté », écrit Francis Puyalte en insistant sur la discipline de ces bandes allogènes « dont le seul but était le pillage ». Un but ignoré par les lecteurs du Monde

Ecrit sans prétention par un journaliste « à l’ancienne » formé non dans quelque « prestigieuse » école mais aux chiens écrasés – et à la lecture de son « cher Céline » ! – et enrichi d’une intéressante préface de Christian Millau, ce témoignage éclaire sur la nocivité et l’omnipotence des forces de désinformation, auxquelles aucun domaine n’est étranger dès lors qu’il s’agit de culpabiliser le lecteur lambda.

Florent Dunois

– Francis Puyalte, L’Inquisition médiatique, préface de Christian Millau, Dualpha éditions, Collection Vérité pour l’Histoire, octobre 2011, 338 pages.

(*) Aux mêmes éditions et dans la même collection, Paul-Louis Auméras livre son propre témoignage dans Parcours de proc, préfacé par François Missen. 380 pages.

Voir autre article de Polémia :

Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme (Polémia 13/12/2011)

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Gregorios III : « une dictature de la presse » sur la crise syrienne [Tribune libre]

Gregorios III : « une dictature de la presse » sur la crise syrienne

« Il n’y a plus de Révolution, il n’y a plus de manifestations. Il y a seulement du banditisme et le monde entier refuse de le reconnaître ». Ces paroles ne sont pas celles du président syrien Bachar el-Assad, ni celles d’un de ses ministres, ou celles d’un membre d’un quelconque gouvernement arabe soutien du régime, mais celles du patriarche de l’Église grecque-catholique melkite, dont la résidence est à Damas.

Le prélat (photo) n’a pas fait usage de termes vagues pour décrire l’actuel état de crise dans lequel se trouve plongé la Syrie : « des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens, qui ont dû quitter Homs étant donné la dangerosité de la situation », a expliqué le patriarche qui n’a pas caché une certaine insatisfaction vis-à-vis de la situation jugée trop souple du Vatican à son égard.

Grégoire III s’en est pris ensuite à la presse européenne avec laquelle il a eu affaire lors de récentes visites sur le Vieux Continent pour raconter ce qui était justement en train de se passer en Syrie. « Je n’excuse pas le régime comme j’ai pu l’entendre en France, mais je soutiens une réalité. Les journaux sont stéréotypés, ont des sources uniques et ne sont prêts à écouter personne, pas même moi », a avancé le prélat qui n’ pas hésité à parler d’une vraie « dictature de la presse au service des États-Unis ». Le patriarche a même raconté une anecdote arrivée au neveu d’un évêque travaillant à Dubaï (Émirats arabes unis), qui, alors qu’il se rendait un jour à son travail, a entendu derrière lui un homme annoncer au téléphone qu’il se trouvait à Homs, pendant que les troupes gouvernementales faisaient l’assaut de la ville, en tuant femmes et enfants.

« On a parlé de complot, mais c’est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie », a encore affirmé Grégoire III…

[ … ]

Capitaine Martin

[box class= »info »] Source et suite sur : Résistance FR, collectif de membres du Parti Communiste Français, section de Lille. [/box]

Crédit photo : Sciarinen via Wikipédia, licence CC.