Fact checkers ou désinformateurs ? Trois questions à Jean-Yves Le Gallou

fact checking

“Fact checkers”, vérificateurs, décodeurs, désintox… Pas un média ne fait désormais l’économie de ces spécialistes, chargés de “débunker” (démystifier) les “fake news” (fausses nouvelles), que ce soit sur internet ou dans la bouche des politiques (de préférence à droite de l’échiquier). Derrière ces anglicismes se cache un appareillage militant où la neutralité passe souvent au second plan. Le dernier exemple en date, lors du débat Zemmour-Mélenchon sur BFMTV, a mis en lumière certaines de leurs pratiques mais également leurs limites.
Jean-Yves Le Gallou est essayiste, haut fonctionnaire et ancien Député européen. Depuis bientôt 10 ans, il dirige la fondation Polémia, “réservoir à idées” particulièrement actif dans le domaine de la critique média. Il anime également depuis plusieurs années l’émission I Média sur TV Libertés, offrant un décryptage de l’actualité médiatique. L’un des derniers épisodes d’I Média portait justement sur le “fact-checking”.

Vous vous êtes exprimé récemment à propos du “fact checking” réalisé par les équipes de BFMTV à l’occasion du débat Zemmour-Mélenchon. Selon vous, ces “vérificateurs” sont des désinformateurs. Pouvez-vous développer ce point ?

Le « fact checking », la « vérification » des informations telle qu’elle est effectuée par les journalistes des grands médias a un double objectif :

– permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques,
– sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel.

J’ajouterais que tous ces anglicismes (“fact checking”, “fake news”, “debunkage”) sont à l’image du salmigondis prétentieux en usage dans les agences de communication, pour donner une impression de sérieux, « un vocabulaire de spécialistes qui ne peuvent se tromper ».

Le « fact checking » présente un triple biais :

– dans le choix des personnalités dont on vérifie ou non les affirmations : à ce propos combien de « fact checking » sur les déclarations de Véran, régulièrement approximatives et non sourcées, sinon carrément mensongères ?
– dans le choix des questions et des sujets,
– dans le choix des « experts » : ainsi sur la question de l’immigration pourquoi faire appel à Hervé Le Bras qui prétendait déjà il y a 30 ans que « l’immigration était stable » et « qu’il n’y avait pas de baisse de la fécondité des Françaises » et non à Michèle Tribalat plus lucide et plus rigoureuse, sinon pour tromper l’opinion ?

Qu’est-ce qu’un bon expert ? Ce n’est pas quelqu’un qui dit des choses justes, c’est quelqu’un qui présente de manière pseudo scientifique les affirmations politiquement correctes qu’on attend de lui. Et qui lui permettent d’être réinvité, d’avoir un accès régulier aux grands médias et donc de trouver des éditeurs et des sponsors pour ses travaux.

Cela pose la question plus large de l’objectivité et du devoir de neutralité : un mythe ?

Il n’y a pas d’objectivité possible car tout article, tout reportage, tout documentaire est « anglé » : il analyse les faits depuis un point de vue. Et celui-ci est par nature subjectif et partiel, sinon partial ! Le point de vue de la victime n’est pas le même que celui du délinquant. Et un chiffre même exact n’a de sens qu’en rapport avec d’autres chiffres.

J’ajoute que dans la pensée européenne – et en dehors des dogmes religieux – il n’est possible d’approcher les vérités que par la libre confrontation des points de vue. La logique du « fact checking » n’est pas celle-là, c’est celle du MINIVER, le ministère de la vérité dans 1984 d’Orwell. Les « fact checkers » sont au service de la vérité officielle de Macron.

Il faut les dénoncer avant qu’ils n’arraisonnent le débat démocratique : imaginez le rôle qu’ils pourraient jouer dans un débat de deuxième tour de l’élection présidentielle où ils ne manqueraient pas de confirmer les dires du candidat « gentil » et de désavouer les affirmations du candidat « méchant ».

Derrière la guerre de l’information, la guerre culturelle ?

Bien sûr : c’est une guerre des représentations. La propagande vise à faire croire des affirmations contradictoires : ainsi « le Grand Remplacement n’existe pas » mais « la créolisation, c’est formidable ».

Texte repris du site OJIM

“Désinformation et complotisme” – Que va faire Gérald Bronner dans cette galère ?, par Philippe Bilger

Gérald Bronner

J’ai toujours beaucoup apprécié le sociologue Gérald Bronner (GB), parlant de ses livres ou proposant ses analyses toujours fines et pertinentes sur la société française.

Sa mesure, son intelligence, la profondeur de ses aperçus et la qualité de sa vision démocratique garantissaient à chaque fois, pour le lecteur ou l’auditeur, une réflexion stimulante et impartiale.

Aussi je n’ai pas compris – j’écarte d’emblée tout narcissisme de sa part – pourquoi il a accepté de “conduire une mission sur la diffusion des théories complotistes et la propagation de la haine sur Internet”. Je ne sais si la composition de la commission a relevé de sa responsabilité mais il semble déjà que l’un des membres, Guy Vallancien, pose un problème sérieux même si par ailleurs d’autres personnalités estimables ont été choisies (Libération).

Comment GB a-t-il pu ne pas manifester un sentiment de défiance à l’égard de cette initiative venue de l’Elysée ? En vertu de cette donnée élémentaire qu’à l’approche d’une échéance capitale pour le pouvoir, celui-ci ne pouvait pas avoir une démarche innocente dans un domaine concernant la liberté d’expression au sens large. Accepter cette mission revenait peu ou prou à mettre la main dans un engrenage dont GB n’était plus le maître puisque son inspiration émanait du chef de l’Etat. Il n’était même pas nécessaire de soupçonner le pire pour se garder d’intervenir sur une matière qui, en aucun cas, n’avait à tolérer l’immixtion du pouvoir, mû par une apparente bonne volonté.

Cette volonté prétendant lutter contre les “fake news” est perverse par nature. Elle paraît oublier que la liberté d’expression, en parfait esprit républicain, non seulement n’est pas contradictoire avec les dérives qu’elle peut entraîner mais qu’il y a là une rançon qui démontre qu’en amont il y a eu la source d’une liberté. Chercher préventivement, avant la seule intervention légitime qui serait judiciaire, à épurer, à discriminer, à filtrer pour chasser le faux en ne conservant que le vrai, est une démarche qui n’a plus rien de démocratique. Par l’entremise de cette commission, l’Etat veut pouvoir poser sa grosse patte sur une effervescence et un débridement qui ne devraient pas le regarder.

Il est regrettable que GB n’ait pas perçu, derrière cet apparent honneur et la superficialité des motifs invoqués, la manoeuvre politique dont le seul but est de démontrer que, puisque ce pouvoir rejette les fake news, il est forcément dépositaire de la vérité et de l’honnêteté. Ce qui est infiniment discutable.

Depuis des semaines, LREM, des ministres, des conseillers cherchent à faire entrer dans la tête des citoyens qu’Emmanuel Macron est l’incarnation de la raison et de l’équilibre et qu’au fond la cause est entendue. Il faut bien mesurer cette arrogance qui à quelques mois de l’échéance de 2022, avec un président officieusement en campagne depuis des semaines, se permet de surcroît d’installer une commission avec une visée exclusivement partisane.

Je suis frappé de constater à quel point ce président qui n’est pas différent de ses prédécesseurs sur le plan du comportement public, a tout de même, en plus, le culot de ne rien dissimuler, d’afficher avec une sorte de réalisme cynique que tous les chemins sont bons pour revenir à l’Elysée.

Quel tintamarre politique et médiatique aurait suivi une telle initiative impulsée par Nicolas Sarkozy ! On aurait quasiment crié au dictateur.

Emmanuel Macron se permet tout parce qu’on lui passe tout.

Et ses affidés, inspirés par l’exemple, traitent Eric Zemmour de virus, ravalant l’humain au rang de microbe.

Plus j’y songe, plus l’implication de GB dans cette mauvaise affaire me navre.

Qu’est-il donc aller faire dans cette galère ?

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Twitter désinforme en luttant contre la désinformation

L’été est une saison propice aux transformations ou annonces discrètes, souvent négatives, de l’augmentation du gaz aux nouvelles limitations de vitesse en ville jusqu’au nouvel outil de censure de Twitter, déjà bien armé dans le domaine.

Une solide expérience de censeur

Twitter s’était déjà illustré lors des élections américaines début 2020, en organisant une communauté de soi-disant fact-checkers, journalistes, tous libéraux libertaires de CNN au New York Times, au Washington Post et alia, pour « signaler les infox des politiciens américains ». En réalité pour favoriser à tout prix la candidature Biden en cachant entre autres les frasques politiques et économiques de Biden Junior.

Nous avons publié nombre de papiers sur le sujet, voir en particulier notre article de janvier 2021 sur le fondateur de Twitter Jack Dorsey. En janvier 2021 précisément Twitter présentait le projet Birdwatch (l’oiseau – le bleu, celui de Twitter – surveille), qui permettait à un utilisateur d’adjoindre au tweet d’un tiers une annotation incitant à la méfiance. Le système a été amplifié au printemps de la même année pour les tweets liés au Covid19.

Coucou, le 17 août Twitter s’adresse à ses utilisateurs

C’est la trêve estivale, la mi-août et c’est en deux tweets discrets que Twitter annonce sa nouvelle fonctionnalité qui permet de signaler un tweet comme trompeur. Le système avait été déjà utilisé pour l’élection américaine de 2020 avec le commentaire systématique « les élections américaines n’ont jamais été entachées de fraude » pour les observateurs inquiets des manipulations possibles sur les 71 millions de bulletins de vote par correspondance. Il est maintenant élargi aux catégories santé, politique et autre. Chacun et chacune pourra signaler un « mauvais tweet », les dénonciateurs sont à la fête.

Le persoptique

La nouvelle fonctionnalité sera testée aux États-Unis, Corée du Sud et Australie « avant de passer à l’échelle mondiale à d’autres zones ». Bentham avait inventé le panoptique, une prison où un seul gardien pouvait en un coup d’œil surveiller des centaines de détenus. Twitter fait mieux, il invente (osons un néologisme) le persoptique où chacun surveille chacun. Les Chinois vont adorer, les Européens peut-être moins mais ils le subiront. Bienvenue dans la société de surveillance mondiale et merci l’oiseau pour cette nouvelle cage, peinte en bleu peut-être ?

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Comment « survivre à la désinformation » ? Entretien avec Alain de Benoist [vidéo]

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

08/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Sous le règne des fake news et des chaînes d’info en continu, s’informer correctement est devenu une gageure. Sous le règne de « l’infobésité », une information en chasse souvent une autre. Au risque de masquer au grand public le sens profond de l’événement. Comment alors remettre l’actualité brute en perspective, hiérarchiser les faits et aiguiser son esprit critique ?

Pour résoudre cette impasse, Sputnik donne la parole à l’intellectuel Alain de Benoist qui vient de publier Survivre à la désinformation (Éd. La Nouvelle librairie).


Intégration : comment fonctionne la désinformation

ensauvagement racailles

La fabrique du mensonge commence à être dévoilée. Voici plus de trente ans que des idéologues affirment, au nom de la Science, que la France n’est pas un pays d’immigration massive et que l’intégration fonctionne. Cette fois, c’est l’Institut national d’études démographiques (Ined) qui est accusé, par un socio-démographe du CNRS, d’avoir manipulé des données à des fins de désinformation sur le processus d’adhésion à la culture française. Selon un article scientifique publié en avril 2019 sous l’égide de l’Ined, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient Yanis et Nicolas. Cette révélation, surprenante pour l’observateur du quotidien, avait été largement reprise par les médias, ravis de corriger des « idées reçues » sur le repliement culturel des populations musulmanes.

Le Monde en avait donné un résumé dans un article intitulé : « Quand l’intégration se lit dans les prénoms des petits-enfants d’immigrés ». On pouvait lire : « Leurs grands-parents s’appelaient Farid, Ahmed et Rachid, Fatima, Fatiha et Khadija. Leurs petits-enfants s’appellent désormais Yanis, Nicolas et Mehdi, Sarah, Inès et Lina ». Or, une relecture des données, effectuées par Jean-François Mignot, fait ressortir l’imposture : vérifications faites, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb sont Karim et Nassim. L’étude de Mignot est accessible ici-même. La démographe Michèle Tribalat y revient également sur son site. Cette fraude n’émeut personne.

L’auteur de la contre-expertise rappelle que pendant vingt mois, d’avril 2019 à décembre 2020, « les auteurs de l’Ined ont refusé de communiquer leur méthodologie et ils ont empêché la vérification de leurs résultats ». En réalité, Mignot démontre que les « Nicolas » effectivement répertoriés (qui portent le prénom d’un saint catholique associé à la Reconquista) sont des petits-fils de Pieds-Noirs, issus donc de l’ex-empire colonial d’Afrique du Nord. Il écrit : « Si les petites filles d’immigrés du Maghreb portent des prénoms relativement diversifiés, les petits-fils portent pour la plupart des prénoms « arabo-musulmans ».

Le Top 20 des prénoms les plus portés par les petits-fils d’immigrés du Maghreb ne comporte aucun prénom « français » ». Pour Mignot, les deux auteurs de l’étude falsifiée (les chercheurs Baptiste Coulmont et Patrick Simon) « ne savaient que trop, vraisemblablement, que leurs spectaculaires résultats étaient faux ou douteux ». Le lanceur d’alerte estime que Simon et l’Ined « ont d’ailleurs un passif en matière de manipulations statistiques ». Mignot présente Simon comme un chercheur-militant de la mouvance idéologique « décoloniale ». Reste à savoir si l’Ined reconnaîtra cette propagande mensongère. Mais qui croit encore aux manipulations idéologiques des Sciences sociales ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

I-Média – Passe sanitaire : face à la révolte, les manipulations des médias

i-média pass sanitaire

23/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Passe sanitaire : face à la révolte, les manipulations des médias.

Une mobilisation très importante a eu lieu samedi dernier contre le passe sanitaire imposé aux Français par Emmanuel Macron. Les médias ont tout fait pour minimiser et diaboliser ce mouvement populaire.


Zoom avec Alain de Benoist : Survivre à la désinformation

22/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans son dernier ouvrage Survivre à la désinformation, Alain de Benoist décrypte l’actualité nationale et internationale en répondant aux questions du journaliste Nicolas Gauthier.

Le philosophe analyse les événements de notre de temps : la mascarade démocratique, le risque de guerre civile, la politique sanitaire, l’état de l’UE, la crise du capitalisme, la guerre commerciale sino-américaine ou encore l’émergence du modèle illibéral. Si pour Daniel Lindenberg « la pensée réactionnaire a largement gagné la bataille des idées », que doivent encore remporter les réacs pour accéder au pouvoir ?


Survivre à la désinformation. Une introduction à la pensée d’Alain de Benoist

Survivre à la désinformation

Il y a plusieurs manières de pénétrer dans la pensée d’Alain de Benoist. « Survivre à la désinformation » en est une. Il y a des dizaines de portes d’entrée dans ce volumineux recueil nourri d’actualité et d’inactualité. L’actualité, c’est ce qui s’oublie. Ce qui lui survit, c’est la mise en perspective. Prenez du champ avec Alain de Benoist !

ÉLÉMENTS : On est affolé par la matière de ce livre, plus d’une centaine de sujets abordés, à chaque fois un éclairage nouveau. Comment faites-vous ? Êtes-vous cérébralement relié à une agence de presse ? Que nous dit l’actualité ? Comment l’interpréter ? Qu’en tirer ?

ALAIN DE BENOIST. Rien de bien extraordinaire : je lis, j’écoute, je réfléchis. Comme vous le savez, dans des revues comme Éléments, Nouvelle École ou Krisis, je ne parle jamais de l’actualité, car j’estime que ce n’est pas l’endroit pour le faire. Je le fais en revanche, à titre personnel, dans mes entretiens avec Nicolas Gauthier publiés sur Boulevard Voltaire. L’objectif est simple : mettre les événements en perspective, en interroger le sens, mettre le doigt sur ce qu’ils signifient d’un point de vue philosophique, idéologique, sociologique, géopolitique. Bref, faire le tri entre l’anecdotique et l’historique. Exemple simple : la formation d’un « axe » Moscou-Pékin-Téhéran a de l’importance, la mort de Michael Jackson ou de George Floyd n’en a aucune. Je pars du principe que les faits n’ont guère de sens par eux-mêmes, qu’ils n’en acquièrent qu’au moyen d’une interprétation qui suppose une grille de lecture et, en arrière-plan, une conception du monde. Les entretiens sont brefs : trop questions, trois réponses (ou, si l’on préfère, trois ou quatre pages), ce qui exige d’être à la fois dense et précis – et surtout, comme toujours, aussi pédagogique que possible !

ÉLÉMENTS : Comme le dit dans sa préface Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire, où ces chroniques ont paru, vous n’êtes jamais tout à fait là on vous attend. Où vous situez-vous ?

ALAIN DE BENOIST. Si je vous le disais, je cesserais du même coup de ne pas être là où l’on m’attend ! Plus sérieusement, c’est une question que je ne me pose pas. J’ai notoirement horreur des étiquettes qui vous enferment ou vous réduisent au topos dans lequel certains aiment à vous enfermer. J’aime intervenir sur plusieurs registres, tantôt théoricien ou philosophe, tantôt historien des idées ou des religions, tantôt chroniqueur scientifique, tantôt éditorialiste qui cherche la formule qui fait mouche. L’essentiel est de ne jamais bâcler, et aussi de ne jamais se laisser entraîner par des mouvements d’opinion. L’idéal : tenter d’écrire de manière à pouvoir être encore lu dans cinquante ans !

ÉLÉMENTS : Les gens l’ont oublié : vous n’êtes pas seulement un intellectuel, un philosophe, un historien des idées, vous êtes aussi un journaliste. Que devez-vous à ce métier et à cette école ?

ALAIN DE BENOIST. Je lui dois beaucoup. J’ai commencé ma carrière de journaliste à L’Écho de la presse (Alain Lefebvre et Jean-Claude Valla y étaient aussi) et au Courrier de Paul Dehème, une lettre privée d’informations fondée par Paul de Méritens. J’ai collaboré à Valeurs actuelles à partir de novembre 1970, après quoi il y a eu Le Figaro Magazine. Je garde un souvenir très fort de celui qui m’a tout appris du métier : Jean Loustau, le rédacteur en chef de Valeurs actuelles dans les années 1970, un journaliste comme on n’en fait plus. Il aimait dire : « Ne racontez pas votre article, écrivez-le ! », et aussi : « La raison d’être de la première phrase, c’est de donner envie de lire la suite. » Ou bien encore : « N’oubliez jamais que, dans un article, chaque paragraphe doit être justifié par rapport au texte, que chaque phrase doit l’être dans le paragraphe, que chaque mot doit l’être à l’intérieur de la phrase. » Loustau insistait sur l’« accroche » et sur la « chute », sur le style, sur la longueur des paragraphes déterminée par la largeur des colonnes… Il écrivait peu, mais il savait faire écrire les autres. C’est cette formation qui fait le plus défaut aux universitaires : ils écrivent des choses passionnantes, mais ne savent pas les mettre en forme pour toucher les lecteurs d’un magazine ou d’une revue. À l’inverse, les journalistes manquent en général d’une rigueur universitaire, raison pour laquelle ils versent si souvent dans le conformisme sectaire et le touche-à-tout superficiel. C’est pourquoi je n’ai jamais voulu m’enfermer dans le journalisme. Le journalisme est une excellente école, mais il faut savoir en sortir !

Pour commander ce livre : https://www.revue-elements.com/produit/survivre-a-la-desinformation/

Texte repris du site Revue-elements.com

Douze mois sous le signe du COVID

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Le dernier jour de l’année étant traditionnellement pour les journalistes le moment de dresser le bilan des douze mois écoulés et d’en souligner les faits majeurs, comment ne pas reconnaître avec nos confrères que 2020 aura été essentiellement marquée par l’épidémie de COVID et ses terribles conséquences ? Parti de Chine en novembre 2019, le nouveau virus aura en effet contaminé en un an près de 80 millions personnes à travers la planète, causé la mort de plus de 1,7 million de ses habitants, entièrement désorganisé les économies de ses pays, et contraint quelque quatre milliards d’êtres humains à vivre confinés chez eux pendant des semaines. Si, aujourd’hui, la plupart de nos grands médias s’efforcent surtout de dresser l’historique de la progression de l’épidémie dans le monde et en France, à Présent, nous retiendrons surtout de ces douze mois l’incapacité totale du gouvernement français à faire face à cette crise sanitaire et, pire encore, ses mensonges répétés à destination de nos compatriotes.

Des mensonges à la pelle

Dire que Macron et ses gouvernements Philippe puis Castex ont été complètement dépassés par cette pandémie serait leur faire encore trop d’honneur. Alors même que l’hécatombe avait commencé dès novembre 2019 en Chine et que l’OMS avait lancé un message d’alerte des plus inquiétants le 31 décembre, le gouvernement français, lui, nous sortait le premier d’une longue série de mensonges, en nous assurant que ce nouveau virus n’était rien d’autre qu’« une grippette » ! L’apparition des premiers cas sur notre sol, en janvier, puis des premiers morts, et surtout le très rapide encombrement de nos services de réanimation, allaient hélas nous montrer que non. Ils allaient aussi mettre cruellement en lumière l’incroyable état de délabrement du système de santé français, pourtant vanté depuis des années par nos gouvernements comme étant… « le meilleur du monde ».

Incurie et malhonnêteté

Mais le plus scandaleux restait encore à venir. Totalement dépourvu du matériel le plus élémentaire en cas d’épidémie – et notamment de masques – après des années d’imprévoyance et d’économies de bouts de chandelles, le gouvernement allait, pour tenter de cacher son incurie, nous expliquer que « le masque n’est d’aucune utilité ». Avant de rendre son port obligatoire quelques mois plus tard, sous peine de verbalisation ! Même chose pour les tests. Du début de la crise jusqu’à aujourd’hui, la prétendue « guerre » de Macron contre le COVID n’aura été en réalité que gestion de la pénurie, improvisation, tâtonnement, incohérence, restrictions absurdes, mesures archaïques et liberticides. Comme ces confinements, reconfinements et autre couvre-feu, dont l’efficacité en matière sanitaire reste encore à démontrer, mais dont les conséquences catastrophiques pour notre économie sont quant à elles certaines. Bref, si l’on veut mesurer l’incroyable nullité (et malhonnêteté) dont a fait preuve jusqu’ici le gouvernement français dans sa gestion de l’épidémie de COVID, il suffit de se plonger dans la lecture des deux rapports accablants publiés respectivement par la Commission d’enquête de l’Assemblée et celle du Sénat (voir Présent daté du 4 décembre 2020). Deux documents particulièrement édifiants, dont on aurait pu penser qu’ils pousseraient le gouvernement à revoir d’urgence sa « stratégie ». Mais, au vu de ses dernières interventions, il y a fort à craindre, hélas, que l’année 2021 ressemble de près à celle que nous venons de vivre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 décembre 2020

Coronavirus : combien encore de temps à être berné ?

Comme le discours solennel d’Emmanuel Macron, jeudi soir, applaudi par l’ensemble de la classe médiatique, et soi-disant accepté par 66 % des Français, nous paraît bien loin ! Loin de la réalité qui s’est invitée, samedi soir, dans le quotidien de tous les Français, lorsque le Premier ministre nous a annoncé le passage au stade 3.

N’ont-ils rien vu venir ? Et lorsque l’on apprend que le conseil scientifique nommé par l’Élysée compte, dans ses onze membres (parmi lesquels une anthropologue et une sociologue !), le professeur Didier Raoult, on peut s’angoisser ! Ne déclarait il pas, fin janvier, que « le Covic-19 était un délire de l’OMS basé sur trois Chinois morts » ?

Samedi matin, sur LCI, Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, n’hésitait pas à dire combien la France avait mal géré la gravité du coronavirus. « En phase 1, on devait détecter, aux frontières, la maladie ne serait-ce qu’en prenant la température des voyageurs. On a mis des affiches, et l’épidémie est entrée. En phase 2, on s’est contenté d’établir des closters sans oser faire plus, et on est entré en phase 3, avec retard à l’allumage. Le gouvernement doit prendre des décisions pour éviter que nos services de réanimation ne soient dépassé. » Bref, on est décalé depuis le début. Nos gouvernants sont décalés. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’on constate ce décalage.

Mais, hélas, les services de réanimation seraient déjà dépassés : 5.500 lits pour l’ensemble de la France, chiffre annoncé ce dimanche matin sur Europe 1 par le professeur Marty. À La Rochelle, par exemple, il n’y a que quinze places de disponibles. Et je ne parle même pas de la pénurie des masques, du gel et surtout des tests !

J’ai un ami cardiologue qui vient de m’envoyer ce triste message, preuve supplémentaire que ce gouvernement nous endort : « L’amplitude de la contamination est telle qu’il n’y a plus de tests pour les soignants à partir de ce vendredi et les derniers sont réservés aux malades qui vont très mal. Il y en aura d’autres peut-être la semaine qui vient, pour aider le personnel soignant à savoir s’ils peuvent reprendre le travail au bout des 14 jours. Je n’ai donc pu faire le test nécessaire et ferme mon cabinet pour les deux prochaines semaines. Je vais rester confiné. Au revoir à tous. »

Il est donc évident que le nombre de cas qui nous est annoncé chaque jour est loin de nous donner la réalité des dégâts de ce virus.

Et pendant ce temps-là, le Président nous parle de l’Europe qui n’aura jamais autant été désunie devant cet ennemi invisible. Des sages ont fermé leurs frontières. Mais en France, pays de liberté, vous n’y pensez pas ! Ou alors ce serait donner raison à Marine Le Pen. Il y a quelques mois, Emmanuel Macron nous faisait peur avec la « peste nationaliste »…

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le palmarès des Bobards d’Or 2020

Ce lundi 24 février avait lieu la 11e cérémonie des Bobards d’Or. Cet événement annuel organisé par Polémia a une fois de plus récompensé de nombreux journalistes et médias qui ont tout fait pour désinformer au mieux les rares Français faisant encore confiance aux médias dominants !
Voici le palmarès de ces Bobards d’Or 2020.

Prix Spéciaux

Prix Spécial Xavier Dupont De Ligonnès à l’ensemble de la presse pour une douche écossaise mémorable !
Prix Spécial pour Quotidien pour une année passée riche en erreur et en mensonges multiples

Catégorie Bobard Sans Frontières

Bobard d’Or à l’AFP pour le Bobard Carcéral
Le 20 novembre dernier, l’AFP publiait une information exclusive : « Urgent. Selon l’ONU, plus de 100 000 enfants détenus aux Etats-Unis pour des motifs liés à l’immigration. » En réalité, les chiffres dataient… de 2015 ! Et, à l’époque, le responsable était donc un certain Barack Obama. Le but premier de cette dépêche étant sans doute d’attaquer, l’AFP a immédiatement retiré son information et la dépêche correspondante.

Catégorie Décodeurs Décodés

Bobard d’Or à Quotidien pour le Bobard Carton Rouge
« Quotidien » a tenté un débunkage des propos de Pierre Ménès sur le fait qu’il n’y avait que quelques Blancs dans les équipes de football de la région parisienne. Sauf que les équipes de « Quotidien » ne se sont évidemment pas rendues dans les quartiers chauds… En réalité, elles n’ont même pas… traversé le périphérique ! Les journalistes sont restés à Paris ! Et les courageux journalistes ne sont allés voir qu’un seul terrain de football !

Bobard du Stagiaire

Bobard d’Or à BFM, France Info et Le Parisien pour le Bobard Crédibilité Fondue
En juin dernier, de nombreux médias français annoncent, à grand renfort de commentaires catastrophés, que 40 % de la glace du Groenland a fondu. En réalité, il s’agissait d’une incroyable erreur de traduction !

Pour lire la suite, c’est ici !

11e cérémonie des Bobards d’Or : les concurrents se pressent pour la distinction suprême !

Lundi 24 février 2020, au Théâtre du Gymnase, à Paris, aura lieu la 11e cérémonie des Bobards d’Or, un événement significatif dans le paysage médiatique français. Absence de vérification des sources, approximations, mensonges par omission, manipulations : toutes ces pratiques, plus ou moins volontaires, aboutissent à nous présenter une information biaisée, voire parfois complétement erronée.

2019, une année riche

L’année 2019 a été riche en bobards : De LCI qui a cherché à démontrer que Zemmour s’était trompé en affirmant que les juifs ont quitté la Seine Saint Denis à la journaliste Caroline Roux qui a accusé Marine Le Pen d’avoir effectué un geste suprémaciste blanc, en passant par France Culture qui attribue le blanchiment des statues dans les musées à une histoire réactionnaire « qui place le blanc au cœur de ses valeurs et rejette l’impur », on ne compte plus les désinformations dont nous gratifient certains journalistes des médias de grand chemin. Ils méritent néanmoins toute notre attention. La lutte pour la récompense suprême, le bobard d’or, sera âpre, tant les bobards sont nombreux et les efforts de certains journalistes pour se hisser en haut du classement sont importants. Chacun pourra voter dans un moment de bonne humeur, bien nécessaire en ces temps moroses.

Vote sur internet pour sélectionner les meilleurs

La pré sélection est ouverte sur le site des bobards d’or. Seuls les meilleurs bobards pré sélectionnés par les internautes auront le privilège de concourir à la cérémonie.

Pour préparer cette soirée mémorable, la lecture de « l’album des bobards, 10 ans de fake news des médias » (Éditions Via Romana), qui revient sur 10 années d’efforts ininterrompus pour nous désinformer ou mal nous informer, sera un complément utile. A vos votes et que le pire gagne.

Article repris du site OJIM

Frédéric Taddeï : “Les médias se soucient de moins en moins de la vérité”

23/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce huitième épisode de “Médias dans l’arène”, Frédéric Taddeï, journaliste et animateur d'”Interdit d’Interdire“, revenait sur l’importance du débat dans les médias, ainsi que sur la position de médias alternatifs comme RT France.

Un entretien toujours d’actualité !


I-Média – Gilets Jaunes : médias et extrême-gauche gâchent l’anniversaire

22/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les Gilets Jaunes ont fêté un an d’une mobilisation exceptionnelle par sa nature et sa longévité. Mais les violences de l’extrême gauche ont marqué les esprits à Paris, complaisamment relayées par des médias avides de diaboliser les Gilets Jaunes.


Incendies au Brésil, le règne de la désinformation

C’est une vieille tactique de la gauche que d’avancer derrière des victimes, et cette fois elle fait fort, puisque la victime n’est autre que la nature, la planète et son atmosphère, en bref la vie, symbolisée par la forêt amazonienne. Le responsable de ce crime contre l’humanité et objet de toutes les haines n’étant autre que le président populiste du Brésil, Jair Bolsonaro.

Macron a su reconnaître le succès international de la jeune Greta Thunberg, et, comme dans une ascension du Tourmalet, il a donc décidé de lui « prendre la roue » en se positionnant comme défenseur du poumon vert de la planète et en aboyant comme un roquet mal dressé contre le président du Brésil, allant jusqu’à le traiter de « menteur ». Mais Bolsonaro a parfaitement cerné le personnage : « Je regrette que le président Macron cherche à instrumentaliser un problème intérieur au Brésil et aux pays amazoniens pour un profit politique [passage généralement caviardé par nos médias], avec un ton sensationnaliste, et en utilisant des photos vieilles de 16 ans [passage généralement également caviardé], qui ne contribue en rien à régler le problème. »

Pas seulement le Brésil

Maintenant, qu’en est-il de ces feux de forêts qui ravagent le Brésil ? Tout d’abord, ils ne ravagent pas que le Brésil mais également le Venezuela, le Paraguay, la Colombie, le Pérou, la Bolivie du socialiste Morales, où le phénomène a atteint les proportions d’une crise nationale, la Guyane française (terre macronienne) qui a vu une augmentation du phénomène de 100 % en un an ; et aussi la Sibérie, le Groenland, l’Alaska ; et en Afrique, l’Angola et le Congo, où l’on dénombre plus de feux de forêts qu’au Brésil. De ces pays, de ces catastrophes naturelles, personne ne parle. Au lieu de cela, on assiste à une avalanche et à une surenchère d’informations tragiques, concernant seulement le Brésil, accompagnées d’une multitude de schémas et de chiffres qui ne cessent de changer et qui sont parfaitement invérifiables. Il en est de même pour les photos ou les vidéos, les fameuses « images », qui proviennent pour la plupart d’un autre contexte ou d’un passé plus ou moins lointain. Il n’importe, « répétez le mensonge et il deviendra vérité », tout est bon pour attaquer le populiste Bolsonaro.

Déforestation et feux de forêts sont deux phénomènes qui parfois se recoupent, mais pas nécessairement. Les feux de forêts peuvent avoir de nombreuses origines, toute la zone connaît une exceptionnelle sécheresse qui dure depuis quatre mois, la moindre étincelle, le moindre mégot mal éteint peuvent déclencher une catastrophe. Par ailleurs, les incendies en Amazonie, comme ailleurs, peuvent démarrer spontanément, comme l’ont observé les explorateurs du siècle passé, notamment l’Anglais Peter Fleming, lors d’un orage électrique aux nombreux éclairs ; ces feux sont considérés par les spécialistes comme faisant partie d’un processus d’« autorégénération » de la forêt. Certes, il est impossible de nier que certains fermiers et spéculateurs cherchent à profiter du manque de règles et d’un non-respect des lois pour provoquer des incendies et libérer des terres (pratique déjà courante sous les communistes Lulla et Roussef, mais personne ne pipait mot). Mais de là à en rendre responsable Bolsonaro, investi il y a seulement sept mois, un Bolsonaro auquel on impute même les feux dits « burn off » déclenchés dans des zones vides de forêts par les fermiers sur leurs terres afin de les revitaliser, une pratique commune à tout le continent.

Déforestation

La déforestation, elle, existe bel et bien, c’est un phénomène global, et son arithmétique est simple : la population du globe croît à vue d’œil, et il faut de plus en plus de terres pour les consacrer à une agriculture intensive afin de nourrir toutes ces bouches. Le Paraguay est un cas d’école de ce processus. Il y a encore quarante ans, les pistes qui conduisaient de la capitale Asunción aux deux grandes villes que sont Pedro Juan Caballero, 400 kilomètres au nord, et Ciudad del Este, 400 kilomètres à l’est, étaient recouvertes d’un tunnel ininterrompu de verdure comme elles traversaient les forêts. Aujourd’hui, hormis quelques palmiers épars, il n’y a plus un seul arbre sur ces deux trajets, et les forêts disparues ont été remplacées par des cultures de soja.

Vendredi dernier, Jair Bolsonaro a donné le feu vert à l’armée pour qu’elle lutte contre les incendies et les éventuels incendiaires ; tandis que son conseiller Filipe Martins déclarait : « L’Amazonie sera sauvée par les Brésiliens et non par la rhétorique hystérique et mensongère des médias aux ordres, des bureaucrates transnationaux et des ONG. »

Pierre Barbey

Article paru dans Présent daté du 26 août 2019

Alors que les Gilets jaunes se sont mobilisés pour un acte 32, le succès du média de réinformation RT qui couvre honnêtement le mouvement dérange les médias dominants

24/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ils étaient plusieurs milliers de Gilets jaunes à se mobiliser une nouvelle fois pour l’acte 32. Des dizaines de blocages ont été recensés dans toute la France. Jérôme Rodriguez et Éric Drouet se sont rejoints au péage de Senlis. Le port de Saint-Malo a été paralysé jusqu’à l’intervention des gendarmes. Plusieurs centaines de Britanniques à bord d’un navire se sont retrouvés coincés : malheureusement pour eux, ils ont dû attendre 3 heures pour le grand débarquement.

La propagande, cela marche, mais la réinformation aussi : depuis la crise des Gilets jaunes, l’audience de la chaîne russe francophone RT a doublé

C’est ce qu’a révélé une récente enquête de Vanity Fair parue le 19 juin dernier. Mieux encore, RT s’est hissée en tête des médias français sur la plateforme vidéo Youtube. Ses reportages mis en ligne ont été vus 23 millions de fois, près du double de l’audience cumulée de quatre institutions comme Le Monde, Le Figaro, L’Obs et le Huffington Post sur le même sujet.Mais cette enquête de Vanity Fair n’a pas incité le journal à commencer enfin à informer véritablement les gens sur les Gilets jaunes.

Alors que nous sommes en pleine loi Avia, l’objectif recherché comme toujours a été la désinformation.

À aucun moment, l’auteur de l’enquête ne peut admettre que si RT a gagné en audience, c’est parce que la chaîne a communiqué des vérités factuelles sur Gilets jaunes. D’ailleurs, RT a relayé en direct tout l’acte 32 à Paris. L’auteur impute le succès de la chaîne aux moyens financiers injectés par Moscou (30M€ annuels), à la mise en œuvre d’une campagne de propagande pro-Poutine efficace, et aussi à une stratégie qui consiste à « Montrer que tout va pour le pire en occident ».
Dans une même démarche de désinformation, Youtube met en-dessous des vidéos de RT la mention « financé partiellement ou entièrement par le Gouvernement russe ». Verra-t-on jamais de telles indications financières sous les vidéos Youtube du journal Nice-Matin par exemple ?

Islamisme, occultation et désinformation, par Jean-Gilles Malliarakis

Son nullissime prédécesseur semblait avoir compris. Aux deux habiles journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui l’interrogeaient en 2016, Monsieur Patate avait bel et bien déclaré : “Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute“<(1)⇓. Au contraire, dès 2017 lors de sa campagne présidentielle, le candidat Jupiter se signale par son silence sur la question. Puis, en 2018, changement de pied apparent : le 9 juillet, dans son discours au Congrès, le Grand Réformateur médiatique annonce sa volonté de donner toute sa place à sa propre interprétation du vieux serpent de mer de l'islam français. Ce jour-là, il considère "une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre, dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux". Et qui de mieux placé pour résoudre le problème que Hakim el Karoui ? Relation mondaine du président, issu du monde omniscient de la finance, on le tient à ce titre, parmi ses pairs, pour parfaitement habilité à instituer l'islam de France. Depuis des années l'intéressé prétendait déplorer que plus d'un quart des Français musulmans fussent partisans d'un islam "sécessionniste". Urgence [presque] plus prioritaire encore que son homologue climatique : les intégrer, de gré ou de force. Dans sa précédente chronique(2)⇓ votre serviteur jugeait pertinent de souligner l'incompatibilité absolue entre : - d'une part la loi de 1905 : elle peut être considérée comme fondatrice de ce que nous appelons laïcité. Elle a été inscrite dans la Constitution. Elle ne saurait se confondre avec un certain laïcisme persécuteur anticlérical(3)⇓ : elle est, en réalité, une loi de liberté religieuse. Cette liberté, comme toutes les libertés, se trouve limitée par un ordre légal, et elle est reconnue aux diverses familles spirituelles françaises(4)⇓, - et, d'autre part, les idées, mais aussi les pratiques de l'islamisme, au sens contemporain(5)⇓ du mot. Grosso modo on peut considérer que celles-ci sont mises en œuvre, avec un rayonnement mondial, depuis la fondation des Frères musulmans en 1928. Pourquoi cette incompatibilité radicale est-elle systématiquement niée ? Dans un remarquable petit livre publié en 2016(6)⇓, Jean Birnbaum l'explique. Il souligne d'abord (p. 95) que "la génération 68, celle dont on a assez dit combien elle a marqué la France, ses pouvoirs politiques, intellectuels et médiatiques, cette génération 68, donc, est une génération algérienne et en vérité une génération FLN." Or, il démontre plus loin (p. 96), et c’est même la thèse centrale de cet auteur, peu suspect de sympathies droitières(7)⇓: "En 1962 comme en 2016, la génération FLN ne peut envisager l’islam que comme la religion des dominés."

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Le vote pour les Bobards d’or est lancé !

06/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La fondation Polémia organise, comme chaque année, la cérémonie parodique des Bobards d’or. Les journalistes qui ont le mieux menti pour servir le politiquement correct, seront récompensés le lundi 18 février au soir.

Cette année, les Bobards d’or fêtent leurs 10 ans.

Dans un entretien accordé au site Polémia, Jean-Yves Le Gallou rappelle que les Bobards d’or ont toujours eu vocation à corriger les journalistes avec humour. Malheureusement, malgré les invitations, aucun journaliste n’est jamais venu chercher sa récompense.

Lorsque les grands médias se sont intéressés à cette cérémonie, ce n’était jamais Bobards d’or pour décrire un seul bobard, ni pour se remettre en cause. Mais pour dénoncer la critique de la caste médiatique qu’ils ne comprennent pas. Pas plus qu’ils ne comprennent la violente défiance des Français envers eux.

Malgré le silence des médias, les Bobards d’or ont inspiré outre-Atlantique.

En 2017, la cérémonie comptait dans l’assistance un correspondant anglais du site de réinformation Breitbart News, enthousiasmé par l’idée. Cette dernière est arrivée jusque dans l’oreille de Donald Trump.

Et, en janvier 2018, le président américain organisait les « Fake News Awards ». Preuve que le combat contre les mensonges de la presse est mondial.

Les bobards concourent dans plusieurs catégories. Cette année, nous retrouvons une catégorie internationale des « Golden Bobards ».

En voici les nommés :

En Allemagne, le bobard « ratonnade » sur une chasse aux immigrants à Chemnitz. Aux Etats-Unis, le bobard « ogre » à propos des enfants immigrés clandestins enfermés dans des cages par Trump. En Italie, le bobard « omelette raciste » pour l’athlète nigériane sur qui des œufs avaient été jetés. En Russie, le bobard « Rambo Poutine » lorsque le président russe chassait le tigre. Et en Pologne, le bobard « défaite électorale » du parti conservateur.

Vous pouvez voter pour vos bobards favoris et sélectionner les finalistes sur le site des Bobards d’or : www.bobards-dor.fr où l’on peut réserver ses billets. La cérémonie aura lieu le lundi 18 février, à 19h30, au théâtre du Gymnase, 38 boulevard Bonne-Nouvelle, Paris X.