Plus de députés employés, ouvriers et agriculteurs au RN qu’à la NUPES !

RN assemblée nationale

L’Assemblée nationale est-elle représentative de la société française ? Franceinfo a publié une étude dévoilant la composition de l’Hémicycle. Sans surprise, les catégories socioprofessionnelles supérieures (cadres) dominent les bancs de velours rouge, avec 61 % des députés élus. Pourtant, les cadres et professions intellectuelles supérieures ne sont que 9,5 %, dans la population française. Mais l’Assemblée nationale doit-elle réellement être un copier-coller de sociologie française ? Certains pensent que oui. C’est, d’ailleurs, une critique récurrente, ces dernières années : « Combien y a-t-il d’ouvriers à l’Assemblée nationale ? » s’interrogent les médias. Observe-t-on un changement depuis l’arrivée des nouveaux élus ?

Indéniablement, oui ! Depuis dimanche 19 juin, les médias se sont ainsi intéressés à la nouvelle députée NUPES, Rachel Kéké, anciennement femme de ménage. Le Parisien, Europe 1 ou BFM TV ont largement salué sa victoire. Un traitement médiatique bien différent de celui réservé à Lisette Pollet, élue RN de la Drôme, pourtant elle aussi femme de ménage.

Or, c’est pourtant au sein du groupe Rassemblement national qu’on trouve le plus de « diversité » sociale. Les professions intermédiaires représentent 10 % des députés RN, contre seulement 6 % parmi les élus NUPES, et 5 % dans l’ensemble des formations politiques. Dans le pays, les ouvriers, employés et professions intermédiaires représentent 42 % de la population française. La NUPES, qui allie l’extrême gauche et la gauche, compte 63 % de cadres parmi ses députés, contre… 49 % pour le RN. Parmi les deux groupes parlementaires, les employés sont plus nombreux, en pourcentage, au RN (11 %) qu’à la NUPES (7 %), comme les agriculteurs (2 %, contre 0 % à la NUPES !) et même comme les ouvriers (3 % au RN, contre 2 % à la NUPES) ! Qui représente donc vraiment le peuple ?

Le cas de Lisette Pollet n’est ainsi pas isolé au sein du groupe Rassemblement national. Romain Baubry a 33 ans et un CV bien rempli. Il a été successivement gendarme pendant deux ans, gardien de prison pendant cinq ans et policier. Avec son élection dans la 15e circonscription des Bouches-du-Rhône, le jeune homme va quitter son uniforme bleu pour un costume cravate. On peut également trouver, au sein du groupe RN, un chauffeur-livreur de 29 ans, un accordeur de piano – José Beaurain -, accessoirement vice-champion de France de bodybuilding, une auxiliaire de vie dans l’Eure (Christine Loir) ou encore un matelot de 23 ans.

Ces exemples illustrent parfaitement le déplacement de l’électorat populaire vers le Front puis le Rassemblement national. Cela fait bien longtemps que la gauche n’arrive plus à capter le vote rural et ouvrier. Le député LFI François Ruffin reconnaît d’ailleurs lui-même le phénomène et mettait en garde récemment, dans les colonnes du Monde : « On ne doit pas devenir la gauche des métropoles contre la droite et l’extrême droite des bourgs et des champs. » Trop tard !

Kevin Tanguy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

89 députés du RN – C’est pas moi, c’est l’autre !, par Philippe Bilger

Marine Le Pen

Il est parfois réjouissant de lire ce quotidien que je ne manquerais pour rien au monde et qui en même temps m’intéresse et m’agace. On a compris que je faisais allusion au journal Le Monde.

On pouvait compter sur lui pour continuer à traiter les 89 députés du RN d’extrême droite – ils n’ont même pas droit à l’adjectif « radicale » comme l’extrême gauche de Mélenchon ! – et pour consacrer rien moins qu’une double page à ce problème capital, quoique dépassé et ayant perdu toute urgence : qui est responsable de cette arrivée impressionnante du RN à l’Assemblée nationale ?

Pour la Nupes, « les macronistes sont les accusés » et, pour Renaissance, la Nupes a une grosse part de responsabilité !

Ce jeu du « c’est pas moi, c’est l’autre » pourrait, avec sa puérilité partisane, prêter au comique si en réalité, derrière cette façade, ce double antagonisme n’occultait pas le fond du sujet et, sans forcer le trait, d’une certaine manière, la vérité du vote et l’état de la France.

J’entends bien qu’il est très commode pour ces deux groupes – l’un soutien inconditionnel du pouvoir, l’autre adversaire extrémiste – de raisonner comme si l’irruption du RN était un accident, quasiment fortuit, comme la conséquence d’une légère imprévoyance, alors qu’au fil des années le plafond de verre s’est ébréché. Le Front républicain est apparu de plus en plus comme une offense à une démocratie honnête et transparente, l’anti-macronisme l’ayant « liquidé » le 19 juin.

Est-il pourtant si difficile d’admettre que le groupe du RN n’est pas une sorte d’intrus à l’AN, qu’on ne peut pas discuter de lui comme s’il n’était pas partie prenante du futur politique agité qui nous attend ? Il a été peu à peu conduit, stimulé, imposé, en tout cas guidé vers la représentation officielle de son importance dans le pays réel par des programmes qui heurtaient une multitude attachée à une volonté d’ordre, d’autorité, d’équité et de justice : qu’on lui pardonne !

Nicolas Sarkozy, élu en 2007, avait très nettement fait baisser le FN pour une raison simple et honorable : on savait qu’il appliquerait certaines des mesures nécessaires proposées par ce parti ou, si l’on veut, celles qu’une droite ferme et le FN pouvaient désirer en commun parce qu’elles étaient évidentes.

A contrario, la forte avancée du RN sous le premier mandat et le début du second d’Emmanuel Macron ont été engendrés par la mollesse régalienne d’un pouvoir, l’ensauvagement de la France – ce terme ne me paraît pas outrancier si on veut bien considérer l’état de notre pays au quotidien, dans ses territoires (qui ne sont plus préservés) et ses grandes villes, dans ses cités « sensibles » et ces zones qui ont clairement échappé à la loi nationale. Pour ne pas le constater, il faut refuser de le voir. Certaines belles âmes en seraient affectées dans leur humanisme, inaltérable parce qu’il ne touche pas la réalité…

Il faut ajouter à ces deux causes la manière infiniment maladroite, et par ailleurs totalement mensongère, dont le gouvernement a géré certaines crises, tout récemment le scandale du Stade de France. Pas de responsables, pas de coupables, sinon avec un bulletin dans l’isoloir et le fiasco en résultant pour le pouvoir.

Il est d’ailleurs proprement inqualifiable qu’après de telles incompétences et honteuses péripéties, que suite à de tels dissimulations et travestissements, rien de disciplinaire n’ait été mis en branle à tous niveaux et pour tous les services concernés. Ce n’est pas rien que d’avoir créé une image de la France moquée et dégradée en Europe !

Croit-on par ailleurs que tel ou tel délire de Jean-Luc Mélenchon sur la « police qui tue », l’empathie affichée pour les transgresseurs compulsifs de l’ordre et, plus globalement, le souci de désarmer à tous points de vue une démocratie qui avait déjà du mal à être combative, n’ont pas eu leur influence sur la montée décisive du RN ? Je relève que ce constat semble partagé puisque par exemple François Ruffin le rejoint au moins partiellement en assignant à la gauche l’obligation de n’être pas seulement celle des métropoles.

Sans tomber dans le paradoxe, il y a là deux indifférences, au moins, à l’égard des angoisses de beaucoup de citoyens sur le plan de leur sécurité, de leur tranquillité. Mélenchon se moque de la subversion du quotidien par le délit et le crime : ce peut être un terreau pour la révolution. Le président n’a que condescendance pour ce peuple qui ne comprend rien à ce qui constitue le sel élevé de l’existence et, pour être honnête, si Emmanuel Macron a fait progresser un tantinet sa conscience des dangers qui nous menacent, « ses » lois ont toujours été rendues partiellement inefficaces par la logique perverse du « en même temps » comme si le réel n’appelait pas une franche et simple action, riposte, réaction, lutte. Tout sauf la finesse d’un esprit en chambre.

Je ne suis pas loin de penser aussi qu’il y a des médias qui ont clairement fait progresser le RN. Le Monde et Libération en particulier, le premier ne plaçant jamais la sécurité et la justice au rang des exigences prioritaires et ne condescendant à les aborder que si par exemple un François Ruffin en parle ! Il y a clairement une complaisance de beaucoup de journalistes, par une hostilité unilatéralement orientée, à l’égard de ce qui s’oppose à une protection ferme et une sauvegarde efficace de la société. Tout ce qui ne relève pas du RN ne peut qu’être bon par principe !

Cette comédie du « c’est pas moi, c’est l’autre » risque d’interdire toute prise de conscience. Le pouvoir sera toujours innocent puisqu’il n’est responsable de rien. La Nupes irresponsable puisque son angélisme subversif est un cadeau qu’elle prétend nous faire !

Pendant ce temps le RN engrange. La réalité, qu’on refuse, qu’on récuse, est son alliée.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Adoption du passe vaccinal : des élus LREM menacés

passe vaccinal

Alors que le projet de loi visant notamment à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal – qui renforce donc de fait l’obligation vaccinale – est en cours de discussion, les élus de la majorité présidentielle se plaignent de menaces et redoutent même des attaques.

Ainsi, le 29 décembre dernier, la voiture d’un député LREM, Pascal Blois, a été en partie brûlée dans un incendie allumé dans son garage. Présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a même lu devant ses collègues un message menaçant. Traitée de « collaborateur-marionnette », elle a été sommée de voter « non » au texte en cours de discussion sous peine de faire de l’Assemblée nationale « un gigantesque bain de sang où giseront les corps qui pensaient nous gouverner ».

Des députés LREM de l’Isère ont même reçu des menaces de mort au mois de novembre dernier. Pour ces différentes raisons, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a même demandé de prendre en compte les domiciles et les permanences des élus dans les patrouilles de police et de gendarmerie. En effet, dans un message destiné aux préfets, le patron de Beauvau estime que l’actuel débat parlementaire sur le passe vaccinal est « susceptible de susciter des menaces voire des passages à l’acte contre les élus ».

Ces intimidations ne sont pas nouvelles ; elles avaient même fait leur apparition lors de la crise des Gilets jaunes. Elles ont néanmoins pris une tournure supplémentaire avec la volonté d’accentuer les contraintes sanitaires. Il y a déjà quelques mois, l’institution du passe sanitaire avait créé des tensions qui se sont avivées au fur et à mesure des différents textes législatifs successifs. Il faut donc s’interroger sur les raisons de ces tensions.

La mise en cause des non-vaccinés, traduite parfois par un appel à ne pas les accueillir en cas d’hospitalisation ou même à les confiner, a mis de l’huile sur le feu.

Le 27 décembre dernier, Emmanuel Macron n’avait-il pas déclaré, au nom de « mesures proportionnées », qu’il fallait « faire peser les contraintes sur les non-vaccinés » ? Ces propos, cités par Le Canard enchaîné et prononcés juste avant la réunion du Conseil de défense sanitaire, démontrent que les Français qui n’ont pas reçu de doses sont bel et bien dans le collimateur du discours officiel. Un discours qui prétend pourtant ne pas vouloir imposer de règles restrictives et refuser de céder aux injonctions des « enfermistes » qui demandent des contraintes plus élevées.

Le récent renforcement des contraintes existantes, comme l’intensification de la lutte contre la fraude ou le retour du masque obligatoire dans certaines villes, a certainement eu sa part.

Dernière mesure annoncée : celle du ministre du Travail, Elisabeth Borne, qui envisage une amende de 1 000 euros par salarié pour les entreprises qui refuseraient de recourir au télétravail. Cette amende s’inscrit dans les sanctions qui pourraient être infligées par l’Inspection du travail.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 31 décembre 2021

Vaccination exigée et pass sanitaire discriminant – Les députés divisés, par Francis Bergeron

Assemblée nationale

L’extension du pass sanitaire devait être débattue à partir de mardi. Officiellement il s’agit de contrer au plus vite le variant Delta, en forte progression. Mais il faut aussi sans doute prendre de vitesse les opposants à la dictature sanitaire qui, après la mobilisation réussie de samedi, donnent partout de la voix.

Lundi : présentation au conseil des ministres. Le même jour : validation du Conseil d’Etat. Dès mercredi : débats parlementaires. Jeudi débat sénatorial. Enfin quasi-certitude d’une saisine du Conseil constitutionnel. Si le processus d’adoption des nouvelles dispositions est trop long, la 4e vague pandémique se sera généralisée, et surtout les positions se seront crispées, et les voix des opposants satureront les médias. Le gouvernement craint un mois d’août agité, une ébullition qui alors, ne retombera pas d’ici la présidentielle mais polarisera au contraire les débats sur cette question.

En théorie, il devrait y avoir deux camps : le camp de la liberté d’un côté, le camp des étatistes, des adeptes de la tentation totalitaire, de l’autre.

Mais à y regarder de près, la géographie des forces en présence est plus complexe.

Pour passer en force, l’équipe gouvernementale classe tous les opposants au pass sanitaire imposé et à la vaccination obligatoire dans le camp des antivaccins. Or les positions sont souvent plus nuancées : on peut être pro-vaccin mais refuser une vaccination imposée par exemple au-delà du personnel soignant. Sans remettre en cause les mesures de lutte contre le Covid, on peut contester un pass sanitaire qui crée effectivement deux catégories d’habitants, des citoyens à part entière et de nouveaux îlotes, à droits réduits. Par sa stratégie extrémiste, le gouvernement favorise les radicalisations des positions.

Fort de sa (courte) majorité au Parlement, l’exécutif espère un ralliement général au « courant progressiste ».

Bien entendu le consensus existe pour combattre la pandémie. Mais le vrai débat sur le degré acceptable de renoncement à nos libertés pour combattre le fléau sera bref. Tout est joué d’avance, la dictature sanitaire – qui n’a pas que des inconvénients, vu de la macronie – forme un bloc.

Le RN a réaffirmé son attachement à la liberté et ses quelques députés s’opposeront donc au texte gouvernemental. Les mélenchonistes aussi, mais essentiellement en raison de la dérive monarchiste qu’ils croient identifier dans le processus gouvernemental : « le monarque décide seul et compte que sa majorité parlementaire applique sans discuter les ordres présidentiels », explique LFI dans un communiqué, qui voit dans ces mesures « la décision d’un seul homme ».

Pour le PC, il faut « rendre le vaccin obligatoire »

Les écologistes tentent de faire dévier le problème sur une supposée inégalité d’accès aux soins, qui serait à résoudre avant la question de la lutte contre la propagation du virus. Ils citent en particulier le fait que « la carte de la vaccination recoupe (…) celle des inégalités, de la fracture numérique ». Mais que faire ? Vacciner de force les « prolétaires » et pas les autres ?

Le PC reste fidèle à l’approche communiste classique : l’Etat faisant plier le peuple…pour son bien. « Rendre le vaccin obligatoire serait pour moi une avancée » a déclaré l’ancienne ministre communiste Buffet. Le PS est plutôt sur cette ligne, également.

En revanche l’extension du pass sanitaire pourrait être combattue tant par le PS que par LR et les centristes. Mais le consensus espéré ne sera pas au rendez-vous.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 21 juillet 2021

Un cadeau de Noël pour leurs concitoyens ? Les députés allemands demandent plus de migrants !

migrants Allemagne

Lu sur Remix News, le site conservateur anglophone d’information sur l’Europe centrale : 243 députés du Bundestag ont signé une lettre pour demander l’accélération du transfert des immigrants illégaux en Allemagne depuis les camps grecs. La lettre a été signée par des représentants de tous les partis représentés au parlement allemand sauf l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Pour les signataires, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer doit répondre aux appels des États fédérés et des municipalités qui se sont dits prêts à accueillir des « réfugiés » après que certains d’entre eux eurent incendié leur centre d’accueil à Lesbos puis à Samos. Des centres dont les installations neuves avaient coûté des millions d’euros. La presse allemande, quand elle parle de ces « réfugiés » à accueillir, oublie cependant généralement de rappeler ce fait. Elle oublie aussi de mentionner que cinq immigrants illégaux originaires d’Afghanistan ont déjà été inculpés par les autorités grecques pour ces incendies volontaires au moyen desquels ils espéraient justement forcer les autorités à les transférer sur le continent européen.

Une attitude que les députés allemands voudraient ainsi encourager en faisant venir toujours plus d’immigrants illégaux en Allemagne. On pourrait se dire que c’est leur affaire si cela n’accroissait pas la pression migratoire sur la Grèce et les pays des Balkans et s’ils ne mentionnaient pas aussi, dans leur lettre, la nécessité d’une « solidarité » européenne pour l’accueil des « migrants », c’est-à-dire en fait d’un système européen de redistribution des « migrants », le fameux système de relocalisation bloqué depuis 2015 par les pays du Groupe de Visegrád.

Les signataires de l’appel évoquent les violences subies par les « réfugiés » dans les camps, sans se soucier du fait que les auteurs des violences sont du nombre quand on fait venir des immigrants sans papier en Europe, et qu’ils font aussi des victimes parmi les Allemands et d’autres populations européennes vivant dans l’espace sans frontières de Schengen.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 24 décembre 2020

Un rapport de deux députés tente de faire le point sur l’impact de l’immigration sur l’emploi, la croissance et les finances publiques

27/01/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
« L’impact de l’immigration sur l’économie française est modéré ». Tel serait le principal enseignement d’un rapport présenté le 22 janvier par Stéphanie Do, députée LREM, et Pierre-Henri Dumont (LR).

Sur Europe 1 Pierre-Henri Dumont explique que « 43% de notre immigration est familiale, contre 13% pour l’immigration de travail » alors qu’elle représente » selon l’élu « un tiers de l’immigration » dans les autres pays européens.

Conséquence, une population immigrée peu qualifiée

« La population immigrée en France est traditionnellement peu qualifiée » indique le rapport. Ainsi, 43% des immigrés ne détiendrait aucun diplôme ou au mieux le brevet des collèges

Enfin, nos deux députés découvrent après l’eau tiède, l’eau chaude et indiquent : « Un afflux de travailleurs non qualifiés pourrait réduire le salaire des travailleurs non qualifiés et accroître celui des qualifiés, avec donc une tendance à augmenter les inégalités entre qualifiés et non-qualifiés ».

Quel est l’impact de l’immigration sur les finances publiques ?

On lira dans le rapport des deux députés, cette phrase intéressante « l’impact de l’immigration sur les finances publiques est un peu plus négatif en France qu’en moyenne dans l’OCDE, notamment en raison du faible taux d’emploi des immigrés et de l’ampleur redistributive du système socio-fiscal français au bénéfice des ménages modestes, parmi lesquels on compte beaucoup d’immigrés ». Le rapport déplore que certaines dépenses en hausse tendancielle ne soient pas prises en compte. Parmi elles, on peut notamment citer le coût croissant des enfants et adolescents qui font la traversée seuls et sont recueillis par les départements jusqu’à leur majorité.
Que proposent nos députés ?

Reconnaissant la principale implantation de la population immigrée sur un axe Paris, Lyon, Marseille, nos députés préconisent une meilleure répartition territoriale et nationale de cette population.

Élections législatives : ils sont huit députés FN ! – par Caroline Parmentier

Ceux qui avaient déjà brûlé Marine Le Pen et enterré le FN devront attendre encore un peu. « A huit » comme l’a efficacement résumé Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dimanche soir, « s’ils bossent bien, ils peuvent se faire entendre ».

Ils sont huit malgré un mode de scrutin fait pour les éliminer et en gagnant seuls contre tous une fois de plus malgré les nombreuses alliances républicaines LR- En Marche. Si comme c’est souhaitable Jacques Bompard et Nicolas Dupont-Aignan joignent leurs forces le plus souvent possible et pourquoi pas durablement, ils seront dix.

« Nous serons des députés de combat » déclarait Bruno Bilde samedi dans Présent tandis que Marine Le Pen assène : « Il y a une très grosse vague qui a emporté le PS et l’UMP, nous résistons. Un député FN en vaut dix. Ça vaut peut-être même vingt d’En Marche si j’en crois les profils. »

Marine Le Pen fait pour la première fois son entrée à l’Assemblée nationale après avoir remporté la 11e circonscription du Pas-de-Calais avec 58,75 % des suffrages. Louis Aliot que nous nous réjouissons de voir élu, déclarait mardi dans Présent qu’il n’aurait pas d’alliance contre lui : il remporte la mise dans la 2e des Pyrénées-Orientales en s’imposant d’une courte tête face à la candidate Modem avec 50,56 %. Bruno Bilde est élu dans la 12e du Pas-de-Calais (55,07 %) il est l’un des plus anciens conseillers de Marine Le Pen. Emmanuelle Ménard, la femme du maire de Béziers, sera le député de la 6e circonscription de l’Hérault (53,49 %). C’est son premier mandat électoral. Elle n’est pas membre du Front national mais celui-ci l’a soutenue durant la campagne. Elle est aussi la directrice du très bon site d’information de nos amis de Bd Voltaire. Sébastien Chenu est élu avec 55,35 % des voix dans la 19e circonscription du Nord. Transfuge des Républicains, ancien chef de cabinet de Christine Lagarde, ancien secrétaire général de l’UMP, ancien co-fondateur de Gay Lib, prise de guerre et symbole de la dédiabolisation, son arrivée au FN en 2014 avait été très critiquée.

Ludovic Pajot : après la plus jeune députée de l’Assemblée nationale (Marion Maréchal-Le Pen) le FN fait à nouveau entrer le benjamin de la mandature : le gagnant de la 10e circonscription du Pas-de-Calais (52,58 %) a 23 ans. A l’automne dernier, il est allé soutenir d’autres frontistes qui s’élevaient en conseil municipal contre l’accueil de migrants, ce qui avait provoqué « la nausée » du maire de Béthune mais pas de ses électeurs apparemment.

José Evrard : à Lens, conseiller départemental et ancien communiste, il remporte la 3e circonscription du Pas-de-Calais avec 52,94 %.

Gilbert Collard sauve d’un cheveu son siège dans la 2e du Gard avec 50,16 % et entame sa seconde législature avec du renfort. « Ce n’est pas concevable que j’aie eu tant de difficulté dans un coin comme le Gard avec une dynamique qui s’est arrêtée en plein vol », s’est énervé l’avocat avant de promettre un règlement de comptes avec la ligne Philippot, lequel très contesté en interne, a été battu dimanche soir.

Caroline Parmentier

Article publié dans le quotidien Présent daté du 20 juin 2017

Les parlementaires se votent à l’unanimité un doublement de leur durée d’indemnisation en cas de défaite électorale

21/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Visiblement, la défaite, ça se prépare dans l’actuelle majorité. Quelques jours avant les élections départementales, les députés ont voté à l’unanimité le doublement de leur durée d’indemnisation en cas de défaite électorale. La compensation passera ainsi de six mois à un an pour les élus évincés.

Le texte prévoit également l’obligation pour une entreprise privée de réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Par cette contrainte, l’entreprise ne pourra plus recruter librement.

En pleine période d’austérité où il est imposé aux Français des mesures de plus en plus restrictives pour palier à une crise dont ils sont totalement étrangers, l’indécence de cet « entre-soi » peut heurter la morale.

Le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet explique ainsi qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager».

Contribuables associés a décidé de lancer une pétition intitulée « NON au parachute doré des élus ! »


Crédit photo : Michael Sean Terretta via Flickr (cc)

Retour sur un strip-tease dans les Chambres. On est gouverné par des Thénardier (Présent n°8154)

Retour sur un strip-tease dans les Chambres. On est gouverné par des Thénardier (Présent n°8154)

29/07/2014 – PARIS (NOVOpress) – D’accord… Pas question de dire que tous les députés et les sénateurs qui viennent (plus ou moins et plutôt moins pour certains) de rendre publiques, sur le Net, leurs déclarations d’intérêts (1), sont des Thénardier (lesquels avaient fait leur beurre en allant détrousser les cadavres de Waterloo). N’empêche que cette opération “Transparence” permet de découvrir, çà et là, quelques joyeux rapaces.

Retour sur un strip-tease dans les Chambres. On est gouverné par des Thénardier (Présent n°8154)Henri Guaino, qui a toujours l’air aussi franc qu’un âne qui recule, ne décolère pas : « La folie de la transparence met en danger la vie privée et l’intimité. » Ah bon ? Et la sournoiserie de l’opacité, elle, elle ne met pas en danger la vie politique ? Ces députés, ces sénateurs, qui vivent à nos crochets et qui, pour certains, sont des cumulards de revenus, sont des hommes publics (2). Ils nous doivent donc des comptes, que ça leur plaise ou non.

Dans un pays où, le 15 du mois, des familles ne savent pas comment elles vont le finir, ce mois, où les chômeurs se comptent par millions, où des gens, qui ont pourtant un emploi, ont à peine de quoi se nourrir après avoir payé leur loyer, on ressent, à la découverte de ces Picsous bourrés de thunes, comme de la nausée. Une sorte d’antiparlementarisme ? Oui. Même si ça fait de la peine à Guaino et consorts. Quand certains députés gagnent plus de 100 000 euros par an en plus de leurs indemnités, on n’est pas obligé de trouver ça “normal”…

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Amendement de la loi Veil : la droite divisée sur la notion de « détresse »

Amendement de la loi Veil : la droite divisée sur la notion de "détresse"

23/01/2014 – 12h00
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Les députés français ont adopté mardi soir un amendement à la loi Veil de 1975 (photo Simone Veil à l’époque du vote de la loi) qui instaurait le droit à l’avortement volontaire pour toute « femme enceinte que son état place en situation de détresse ». Désormais il s’agit de remplacer cette mention par « le droit des femmes à choisir ou non de poursuivre une grossesse ». Tous les groupes politiques ont voté la mesure, y compris l’UMP, à l’exception de quelques députés comme Jean-Frédéric Poisson. Marion Maréchal-Le Pen a également voté contre. Le projet de loi espagnol comme le succès de la Marche pour la Vie dimanche donnait un relief particulier au vote.

Qu’en est-il de l’amendement UMP ?

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Prostitution : la pénalisation des clients adoptée par l’Assemblée nationale

Prostitution : la pénalisation des clients adoptée par l'Assemblée nationale

04/12/2013 – 21h15
PARIS (NOVOpress) – C’est fait, après des mois de polémique, la pénalisation des clients de prostituées est adoptée par l’Assemblée nationale. La France s’aligne ainsi sur les pays dits abolitionnistes comme la Suède. Cependant plusieurs voix s’élèvent contre cette mesure car cela risque de favoriser encore plus l’emprise des proxénètes et des réseaux de criminalité sur la prostitution. A l’image de ce que fut la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis…

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L’American Jewish Committee salue l’arrestation des dirigeants d’Aube dorée

L’American Jewish Committee salue l’arrestation des dirigeants d’Aube dorée

Photo ci-dessus : distribution de nourriture et de vêtements par l’Aube dorée à la partie des Grecs en voie de clochardisation.

29/09/2013 – 15h30
NEW YORK
(NOVOpress) – Dans un communiqué publié samedi, l’American Jewish Committee a félicité le gouvernement grec pour son action énergique contre l’Aube dorée : quatre députés du parti, dont son chef Nikolaos Michaloliakos, et dix autres de ses responsables ont été arrêtés ; d’autres arrestations sont en cours. L’Aube dorée, troisième plus important parti grec dans les sondages, avait de bonnes chances de gagner des municipalités aux élections municipales de mai 2014.

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Tirage au sort des élus : le député Laurent Louis secoue le Parlement belge ! [vidéo]

Tirage au sort des élus : le député Laurent Louis secoue le Parlement belge ! [vidéo]

16/06/2013 – 13h00
BRUXELLES (NOVOpress) – Le député indépendant belge Laurent Louis a proposé au parlement de son pays de remplacer les élections par le tirage au sort de citoyens volontaires, entre autres parce que les citoyens ne font plus confiance aux politiciens, parce que ces politiciens n’écoutent plus les demandes de la population et qu’ils méprisent les citoyens. Cela serait plus démocratique.

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Mariage homosexuel : les députées socialistes des Côtes-d’Armor ne supportent pas qu’on évoque les difficultés d’application de la loi Taubira

Mariage homosexuel : les députées socialistes des Côtes-d’Armor ne supportent pas qu’on évoque les difficultés d’application de la loi Taubira

Corinne Erhel, député PS de Lannion (22) “étonnée” que la loi Taubira puisse connaître des difficultés d’application. Crédit photo : LeCardinal via Wikimedia (cc)

20/05/2013 – 14h00
TREGUIER (NOVOpress Breizh) –
Lors du colloque des avocats organisé samedi dernier à Tréguier (22), dans le cadre de la Saint-Yves, sur le thème « Droits et Libertés », plusieurs intervenants ont mis l’accent sur les difficultés juridiques qui ne manqueront pas d’être soulevées dans l’application de la loi sur le mariage homosexuel. Un discours manifestement insupportable aux deux députées socialistes du coin qui ont quitté brusquement la réunion.

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La radicalité contre la dictature des minorités -Tribune de Jean-Yves Le Gallou

La radicalité contre la dictature des minorités -Tribune de Jean-Yves Le Gallou

Chaud, chaud, chaud ! Le printemps sera chaud. Car les majorités se révoltent contre la dictature des minorités. Dictature des minorités sexuelles, associatives subventionnées, ethniques et religieuses, financières, médiatiques, parlementaires.

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