Pour une politique de redressement démographique, par Yves-Marie Laulan

Pour une politique de redressement démographique, par Yves-Marie Laulan

Yves-Marie Laulan lors de son intervention à la Convention identitaire à Orange. Crédit photo : DR

Texte tiré d’une Conférence prononcée le 21 octobre au Club de l’Horloge, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

La France est en guerre, une guerre démographique bien sûr, une guerre que nous sommes en train de perdre, par aveuglement, par sottise, par idéologie, par lâcheté surtout. A telle enseigne que dans 20 ou 30 ans, la France, telle que nous la connaissons, n’existera plus. C’est dire à quel point ces problèmes d’immigration sont d’une importance vitale pour la survie même de notre pays. Et tout le reste est littérature.

Dans ce contexte, quelle pourrait être une politique d’immigration de survie ?

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La France est en guerre et personne ne veut le dire – Par Renaud Camus

La France est en guerre et personne ne veut le dire - Par Renaud Camus

L’écrivain engagé Renaud Camus (photo) dit clairement que la France est en guerre et que ce que les médias appellent actes de violences ou incivilités sont en fait des actes de guerre menés contre la France et sa civilisation.

Extraits de l’interview

Où voyez-vous des actes de guerre en France qui rappellent le début de la guerre d’Algérie ?

Ce qui rappelle le début de la guerre d’Algérie c’est l’extrême euphémisation du discours imposé par le complexe médiatico-politique. On disait « les évènements », on dit « les affrontements ». Le caractère de conflit territorial est totalement nié.

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Démographie : la population européenne continue de vieillir

Démographie : la population européenne continue de vieillir

11/10/2012 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) – L’Allemagne est la plus vieille population d’Europe et la deuxième du monde, derrière le Japon, selon l’Office fédéral des statistiques Destatis.

En 2010, seulement 13,5% de la population du pays avait moins de 15 ans. Concernant la part des personnes âgées, l’Allemagne arrive en tête en compagnie de l’Italie, avec 20,4% de la population ayant 65 ans ou plus.

Outre-Rhin, seulement huit enfants naissent pour 1 000 habitants, soit le taux le plus bas au monde, selon Destatis. En 1964, naissaient encore 1,4 million d’enfants. En 2011, ils ne sont plus que 663 000 (et ce nombre intègre la surnatalité des immigrés non-européens). La tendance au vieillissement de la population de la première économie européenne va s’accentuer car le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants se réduit.

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Amélioration démographique en Russie – Par Alexandre Latsa

Amélioration démographique en Russie - Par Alexandre Latsa

Vidéo : La situation démographique comparée de la Russie et de l’Europe de l’Ouest vue par le géopoliticien Aymeric Chauprade en 2009.

Le thème de la crise démographique russe est en train de passer de mode. Curieusement en effet on trouve beaucoup moins d’articles sur la crise démographique russe. Il y a encore un an ou deux pourtant, nombre d’experts prévoyaient un effondrement total de la population russe, le pays étant menacé par une crise démographique sans précédent. La Russie lisait-on, était en outre une société ” trop fermée et conservatrice, pour accepter une réelle politique migratoire” et l’inertie des phénomènes démographiques était soit disant tel telle “qu’elle ne pourrait espérer renverser l’évolution”. Bien souvent, ces prévisions démographiques étaient totalement irrationnelles et émotionnelles, et basée sur des données ne prenant absolument pas en compte ni la structure sociologique de la population, ni les changements démographiques brutaux, eux-mêmes liés à de brutaux changements sociopolitiques.

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[Tribune Libre] Une charité intéressée ?

[Tribune Libre] Une charité intéressée ?

Il y a quelques jours, lors d’une rencontre organisée à Londres par la Fondation Bill & Melinda Gates, l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement britannique, l’épouse du fondateur de Microsoft a annoncé qu’au cours des huit prochaines années, elle dépensera 450 millions d’euros pour rechercher de nouvelles techniques de contrôle des naissances, améliorer l’information sur la contraception et rendre disponibles des instruments et des services dans les pays les plus pauvres de la planète, l’Afrique en tête.

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La question sociale passe par le soutien de la famille

La question sociale passe par le soutien de la famille

17/07/2012 — 15h00
BRUXELLES (NOVOpress via Michel Janva sur Le Salon Beige) —
Alors que certains milieux, souvent marqués à gauche, opposent les chrétiens de droite et les chrétiens de gauche sur le mode : les chrétiens de droite luttent pour les valeurs tandis que les chrétiens de gauche luttent pour la justice et les questions sociales, l’intervention de Mgr Gianni Ambrosio, vice-président de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne, est l’occasion de rappeler que la question sociale est intrinsèquement liée à la défense de la famille. Aussi, en défendant intégralement les principes non-négociables, les chrétiens dits de droite prennent en compte les questions de justice sociale et de solidarité que certains chrétiens dits de gauche les accusent de négliger.

Mgr Ambrosio est intervenu dans le cadre du 8ème Sommet annuel UE-Leaders religieux, jeudi 12 juillet à Bruxelles.

Extraits :

A“Je désire saluer l’initiative de l’Année européenne : la question du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle constitue une bonne occasion de réfléchir sur le présent et l’avenir de nos sociétés. Je voudrais m’arrêter particulièrement sur le rôle de la famille en tant que ressource sociale. C’est le point de départ pour affronter la crise non seulement démographique mais aussi sociale.

Je crois que l’UE et les Etats membres devraient avoir la lucidité de se mettre au service de la famille et le courage de la soutenir comme sujet social : nos sociétés pourront ainsi bénéficier pleinement de la contribution de la famille en termes de relations, de solidarité, d’élan créatif. Parce que la famille est le milieu de base du souci de la personne et du partage des besoins, à la fois matériels et immatériels et qu’elle représente le premier réseau de solidarité sur lequel la société peut compter. C’est pourquoi, l’engagement pour valoriser la famille ne naît pas de l’intention de défendre un patrimoine de notre tradition, mais de la conviction qu’elle est la garantie d’un avenir viable pour nos sociétés.

Lorsque je parle de la famille, je veux dire la famille ouverte à la vie, fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme : telle est l’identité de la famille comme « lieu » où s’acquièrent et sont favorisées les relations et la solidarité entre les générations. L’avenir de nos pays et de l’UE n’est pas imaginable sans un soutien fort de la famille, comme milieu de croissance et de maturation dans lequel chacun est reconnu dans sa valeur de personne et en même temps renvoyé à ses responsabilités et à ses devoirs. Aucun autre type de relation ne peut être comparé à la famille. Si la famille était privée de son rôle central et si elle était placée dans la situation de ne pas pouvoir s’acquitter de sa tâche, la complexité des relations sociales serait fragilisée dans la mesure où ce sont surtout les relations familiales qui engendrent un climat caractérisé par la confiance, la coopération et la réciprocité. C’est dans ce climat que peuvent se développer les vertus personnelles et sociales.”

[box] La grave crise démographique actuelle : une hausse du taux de fertilité des Européens est absolument nécessaire [/box]

“La grave crise démographique actuelle peut être affrontée si l’on soutient les familles pour qu’elles permettent la génération et l’éducation d’hommes et de femmes capables de prendre en charge le bien commun. Une hausse du taux de fertilité est absolument nécessaire, tout en tenant compte de l’apport de l’immigration. Les données relatives aux valeurs des Européens indiquent clairement qu’ils aimeraient avoir davantage d’enfants : les politiques de l’UE doivent aider à ce que cette « aspiration insatisfaite » des citoyens européens puisse se réaliser.

Nous savons bien que certains pays ont fait des progrès pour surmonter cette faible propension à la procréation. Il s’agit d’interventions au niveau des politiques fiscales en faveur de la famille, de la création de structures d’aide à l’enfance, de mesures visant à concilier vie professionnelle et vie familiale (la fameuse « réconciliation de la vie de travail et de la vie familiale »). Dans ce contexte, permettez-moi de souligner l’importance de la journée hebdomadaire commune de repos. Pour la famille en particulier, pour la vie spirituelle de ses membres et pour les relations humaines, au sein de la famille comme avec les parents et les amis, le repos dominical commun est d’une importance fondamentale. […] Le développement socio-économique, tant au niveau national qu’à celui de l’UE, exige la reconnaissance de la famille comme véritable sujet social et politique.”

Crédit photo en Une : Xavier Merlin, licence CC.

Retraites : une opération électorale sans avenir

Retraites : une opération électorale sans avenir

[box class=”info”] Extraits d’un article de Jeanne Smits dans le quotidien Présent, via Le Salon Beige. [/box]

Retraites : une opération électorale sans avenir“Impossible de ne pas voir dans la précipitation avec laquelle le gouvernement socialiste a annoncé le « retour à la retraite à 60 ans » une opération électorale, lancée à cinq jours du premier tour des législatives. […] La réforme annoncée par Marisol Touraine en conseil des ministres n’est pas de grande envergure : les salariés du privé et les fonctionnaires ainsi que les non-salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant entre 41 et 41,5 ans de cotisations pourront cesser de travailler à 60 ans, sans attendre les 62 ans prévus par la réforme de Nicolas Sarkozy. Un bonus de deux trimestres est accordé aux mères et aux chômeurs. Pour les mères, cela s’ajoute, assez chichement, aux 4 trimestres par enfant auxquels peuvent prétendre celles qui mettent au monde, élèvent et éduquent les cotisants de demain. […]

Dans une intéressante réflexion publiée sous la direction de l’Institut Montaigne dans Réformer par temps de crise (Manitoba-Les Belles Lettres 2012), Jacques Bichot dénonce le refus de réformer véritablement et avec justice le système français « archaïque, opaque et inégalitaire ». Dans un contexte où déjà l’Etat finance par l’emprunt 30 % de ses dépenses. Toute augmentation des dépenses creuse davantage la dette qui pèse sur les épaules des futures générations, qui devront en même temps faire face à l’explosion du coût de la vieillesse.

Ne nous étonnons pas si l’affaire des retraites et des cadeaux faits par le gouvernement socialiste vient en même temps que des discussions sur la modification de la loi Leonetti annoncée par Jean-Marc Ayrault, et qui se fera nécessairement dans le sens de l’euthanasie. Jacques Bichot s’interroge sur cette idée selon laquelle cesser le travail plus tôt serait nécessairement un « progrès social » ; il pointe le « déni de réalité » qui permet aux responsables de ne pas annoncer l’effondrement d’un système aussi complexe qu’incontrôlable ; il recommande que l’on assouplisse les conditions de maintien au travail tout en universalisant l’acquisition de « points », permettant à chacun de choisir de faire une carrière longue ou une carrière courte, plutôt que de servir les retraites en fonction d’annuités.

[…] Le problème réel des retraites des mères de famille n’est quant à lui pas abordé sinon par ce toilettage minime de deux trimestres. Ni le plafonnement de la majoration de 10 % pour les personnes ayant élevé trois enfants et plus, effectif depuis le début de l’année. Nulle réforme ne sera juste qui ne prenne pas en compte cette réalité affirmée de façon lapidaire par le démographe Alfred Sauvy : « Chaque génération doit payer elle-même ses retraites, non par les cotisations, comme certains l’imaginent [NDLR : elles servent à payer les retraites de la génération précédente], mais par sa descendance. » Le compte n’y est pas, et aujourd’hui ce sont les familles qui ont davantage d’enfants qui sont pénalisées à la fois quant au montant de la retraite qu’elles peuvent espérer et quant à leur capacité d’épargne.”

Changement démographique aux États-Unis : les bébés non-blancs sont majoritaires

Changement démographique aux USA : les bébés non-blancs sont majoritaires

21/05/2012 – 10h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Selon les chiffres du Bureau américain du recensement, pour la première fois les bébés non-blancs sont majoritaires aux USA.

Sur la période allant d’août 2010 à juillet 2011, les Blancs représentent 49,6% des naissances et les minorités ethniques 50,4%. Ces dernières comportent en particulier 26% de naissances pour les Hispaniques, 15% pour les Noirs et 4% pour les Asiatiques.

Les minorités sont donc maintenant majoritaires pour le nombre des naissances, alors que pour le moment elles ne représentent que 36,6% de la population.

L’âge médian de la population a aussi évolué : celui des Blancs est de 42 ans, alors que pour les minorités il est aux alentours de 30 ans. Ce qui repose aux États-Unis la question de savoir à partir de quelle date les actuelles minorités ethniques peuvent devenir majoritaires, date qui était estimée aux alentours de 2040. Aujourd’hui les minorités ethniques sont déjà majoritaires dans un comté sur 9 et dans cinq États (Washington DC, Texas, Californie, Hawaii et le Nouveau Mexique).

Si l’évolution se poursuit dans le même sens, bientôt la population blanche sera minoritaire aux USA. La seule question qui subsisterait serait à partir de quand ?

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : Old Shoe Wowam via Flickr (cc)

Démographie de l’immigration : Y-M Laulan aux Assises “La France en danger” [vidéo]

Démographie de l'immigration : Y-M Laulan aux Assises “La France en danger” [vidéo]

Le 10 mars 2012 à Paris, intervention d’Yves-Marie Laulan, démographe, lors des Assises “La France en danger” organisées par l’association Nationalité, Citoyenneté et Identité, présidée par Catherine Blein.

Démographie  de l'immigration : Y-M Laulan aux Assises “La France en danger” [vidéo]La carrière d’Yves-Marie Laulan, universitaire de longue date à Sciences Po, à l’université de Paris II, mais aussi à l’ENA et à l’École supérieure de guerre, l’a amené dans des horizons très divers. Après un passage dans les cabinets ministériels au temps du général de Gaulle, il a occupé le poste de haut fonctionnaire international à l’Otan pendant la Guerre froide. Il a également assumé les fonctions d’économiste en Afrique au service du développement durable et de banquier attaché au crédit social au service des plus déshérités. Par ailleurs, il est fort d’un engagement actif dans la vie associative en faveur des jeunes.

Il est l’auteur d’une bonne quinzaine d’ouvrages, dont plusieurs ont été primés, ainsi que de centaines d’articles dans la presse française ou étrangère. Mais n’évoquer que sa carrière bien remplie serait oublier un autre parcours : celui d’alpiniste de haut niveau, qui compte une tentative d’ascension de l’Everest en hiver ainsi que des expéditions au Groenland et au mont Kenya entre autres.

Yves-Marie Laulan est aujourd’hui consultant et président de l’Institut de géopolitique des populations.

Crédit photos : Novopress, licence CC.

65 Millions

65 Millions

Pour la première fois de notre histoire, nous serions plus de 65 millions. Cela ferait même un an que nous aurions dépassé cette barre, depuis le 1er janvier 2011 exactement, et nous ne l’apprenons que maintenant – en raison de la lourdeur du système informatique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)…

« Nous », c’est la population de la France, un peu rapidement appelée « population française » par l’Insee, qui s’émerveille: « C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958. » Comme « il n’est de richesse que d’hommes », selon la célèbre phrase du philosophe Jean Bodin, nous voici parmi les plus riches d’Europe! D’autant qu’avec les 795000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), ajoute l’Institut, « la population de l’ensemble des territoires français atteint 65,8 millions ».

Du 1er janvier 2010 au 1er janvier 2011, la population de la France a donc augmenté officiellement de 358 000 personnes. La principale raison: l’excédent des naissances sur les décès. Si, si ! En 2010, 828000 bébés sont nés en France, dont 797000 en métropole. « L’indicateur conjoncturel de fécondité, se réjouit l’Insee, atteint ainsi son plus haut niveau en France depuis la fin du baby-boom, avec 2,01 enfants par femme. » [NDLR ce qui reste quand même encore insuffisant pour renouveler les générations, il en faudrait 2,1].
L’Institut explique que la progression de la fécondité « est imputable en totalité aux femmes de plus de 30 ans, et surtout à celles de 35 ans ou plus », car il apparaît que seulement 46 % des bébés nés en 2010 ont une mère de moins de 30 ans, alors qu’ils étaient 62 % en 1990.

Que les suspicieux se taisent, une fois pour toutes : le solde migratoire ne compte pour rien ou presque dans l’accroissement de la population de la France ! La différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire français et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année 2010 ne serait… que de 75000 ! La polémique, récurrente, entre l’Insee et Claude Guéant est donc relancée. Pour le ministre de l’Intérieur, « il y a à peu près 200000 étrangers supplémentaires (par an) qui sont autorisés à séjourner en France ». Il est tellement sûr de ce chiffre qu’il a même promis de réduire ces entrées « supplémentaires » et annuelles de 20000.

L’Insee n’explique pas non plus pourquoi, alors que la fécondité ne cesse de diminuer en Allemagne, en Autriche ou en Espagne, elle augmente en France. Il est vrai qu’en France, les statistiques ethniques sont interdites…

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 4 janvier. En kiosque ou sur Internet.[/box]

65 Millions

Brandebourg : des villages entiers vont disparaître

Brandebourg : des villages entiers vont disparaître

26/11/2011 – 08h30
BERLIN (NOVOpress) –
La crise démographique dramatique qui touche l’Allemagne est plus sensible dans les zones rurales que dans les grands centres.

Le Land de Brandebourg (ex RDA) constitue un parfait cas d’école de cette situation. La très dynamique zone de Berlin, en constante expansion, y côtoie des régions rurales qui dépérissent comme le canton Elbe-Elster (à l’est de Wittenberg et au sud de Berlin) qui connaît un nombre record d’octogénaires et déjà une baisse de 6% de la population.

C’est un cercle vicieux : quand il y a de moins en moins d’actifs pour une population âgée en constante augmentation, l’activité et le niveau de vie baissent, ce qui entraîne en retour le départ des actifs encore restés sur place. « Ce qui est particulier en Allemagne n’est pas seulement que des villages perdent des habitants qui déménagent, mais surtout qu’il n’y a pratiquement plus d’enfants ».

Tout cela entraîne des problèmes d’approvisionnement et de logistique, un surcoût des réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que des services sociaux. Des cas similaires ont d’ailleurs été étudiés en Thuringe, mais aussi en Hesse, où il y a déjà des villages de moins de cent habitants, et dont certains ont perdu un cinquième de leur population les cinq ou six dernières années ! Mais la situation est particulièrement alarmante à l’Est, où l’on a observé après la chute du mur en 1989 une baisse telle de la natalité, que la génération suivante en a été divisée par deux.

Le gouvernement du Land doit prochainement se pencher sur ce problème qui reste encore généralement tabou pour le monde politique, car évidemment peu porteur au niveau électoral. Évoquer l’inévitable disparition de villages entiers fait partie de l’impensable, dans une Allemagne certes fortement urbanisée, mais où tout ce qui touche à la vie rurale fait partie de l’identité culturelle.

Le démographe Steffen Kröhnert esquisse plusieurs pistes de réflexion pour tenter de gérer ce problème:

– Il reste très hypothétique de vouloir inciter les personnes âgées à déménager, d’autant que leurs biens sont devenus invendables en des lieux dévalorisés par la présence de maisons en ruine, quelquefois jusqu’aux centre des villages. La télé-médecine et les services en lignes ne remplaceront pas non plus l’indispensable présence humaine. Une des solutions envisageables pourrait être de créer des postes d’infirmières ou de soignants communaux, pour soulager les rares médecins et leur permettre de se consacrer aux cas urgents.

– Le démographe souligne aussi la nécessité de pouvoir obtenir plus d’autonomie pour les régions et les communes. Le pays souffre d’une pléthore de programmes de développement divers, mais qui ont pour point commun de tous venir d’en haut : Europe, gouvernement fédéral, Land. Mais les communes rurales ont peu de moyens financiers et surtout besoin de motivation, pas de buts prédéfinis, et les citoyens accepteraient mieux des décisions non imposées de l’extérieur. Toutefois, ces marges de manœuvre financières autorisant une plus grande liberté d’action devront d’abord être créées.

– Enfin, il y a certes des lieux où la situation pourrait se stabiliser, voire s’inverser, et où de nouvelles activités pourraient s’implanter, par exemple autour de la bio-énergie ou du tourisme. Mais la disparition de nombreux villages semble aujourd’hui inévitable.

[box class=”info”] Données tirées de Berliner Zeitung (en allemand). [/box]

Crédit de l’image : carte Google.

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la “propagande soignée” de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la "propagande soignée" de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

21/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
L’exploitation médiatique et politique de la grossesse de Carla Bruni s’accélère. Particulièrement depuis que l’épouse du chef de l’Etat a décidé de poser devant l’objectif des caméras, samedi, à l’occasion des Journées du patrimoine. Carla Bruni a en effet exposé ses états d’âme et ses rondeurs aux visiteurs du palais présidentiel devant une foule de journalistes : elle n’en peut plus, notamment de « ne plus fumer, ni boire de vin » à cause de son bébé.

La chanteuse de 43 ans semble vouloir tenir en haleine les Français : « A partir du 1er octobre, cela peut intervenir n’importe quand », met-elle en garde. Le feuilleton semble se mettre en place. Nouvel épisode : des artisans, dont une auto-entrepreneuse installée à Fégréac (Loire-Atlantique), vont envoyer par la poste une dizaine de couches écolos et cousues main à l’épouse du chef de l’État.

L’exploitation politique de la naissance d’un héritier au sommet de l’Etat rappelle celle qui a été utilisée sous le Premier Empire il y a juste 200 ans. Nicolas Sarkozy est souvent caricaturé en Napoléon ou comparé à l’illustre vainqueur d’Austerlitz. Or, pour le site Herodote.net, la naissance du fils de l’empereur des Français avait déjà fait l’objet d’une « propagande soignée ».

Un « évènement politique et “people” sans précédent » pour ce site d’Histoire, intervenu le 20 mars 1811 à Paris. Deux siècles plus tard, le bébé du couple Bruni-Sarkozy doit voir le jour vers le 30 octobre, probablement à la très chic clinique de la Muette dans le XVIème arrondissement de Paris. Pas très loin des Tuileries où était né le fils de Napoléon… Cette nouvelles naissance devrait donner lieu elle aussi à une « propagande soignée » à quelques mois de l’élection présidentielle. En tout cas, c’est bien parti.

Angleterre : un tiers de naissances étrangères en 2010

Angleterre : un tiers de naissances étrangères en 2010

07/09/2011 – 13h45
LONDRES (NOVOpress) —
Un tiers des enfants nés en 2010 en Angleterre et au Pays de Galles ont au moins un parent étranger. Alors que les émeutes anglaises viennent de mettre au premier plan la question ethnique – ceux mêmes qui nient que les émeutes aient été ethniques ne trouvant à proposer que des solutions ethniques –, l’Office for National Statistics vient de publier son rapport sur « les naissances en Angleterre et au Pays de Galles en 2010, selon le pays d’origine des parents » (pdf). On y découvre l’ampleur de la substitution de population en cours.

723 165 enfants sont nés vivants en Angleterre et au Pays de Galles en 2010. Seuls 465 519 (64,4% des naissances contre 64,5% en 2009 et 64,7% en 2008) sont de père et de mère nés au Royaume-Uni (ce qui inclut évidemment tous les immigrés de deuxième et de troisième génération). 128 322 (contre 121 851 en 2009 et 118 868 en 2008) ont deux parents qui ne sont pas nés au Royaume-Uni. 45 739 ont une mère étrangère et un père né au Royaume-Uni, 41 068 ont une mère née au Royaume-Uni et un père étranger, 7 766 sont de mère étrangère et de père inconnu (34 734 ont une mère britannique et un père inconnu).

Les enfants nés de mère étrangère ont représenté en 2010 25,1 % des naissances, contre 24,7% en 2009. C’est la plus forte proportion d’enfants nés de mère étrangère depuis que l’origine des parents a commencé d’être enregistrée en 1969 – juste un an après le discours « des rivières de sang » d’Enoch Powell, quand le phénomène de l’immigration n’a plus pu être ignoré. Cette proportion a augmenté tous les ans depuis 1990, quand elle était de moins de 12%, mais principalement depuis dix ans. En 2000, elle n’était encore que de 15,5%. Dans le district londonien de Newham, un des foyers des dernières émeutes, le pourcentage d’enfants de mères étrangères a atteint 76,4 %, contre 75,7% en 2009.

Cette envolée des naissances étrangères tient à la fois au nombre croissant de mères étrangères et à leur plus forte fertilité. D’une part, alors que le nombre de femmes britanniques en âge de procréer a diminué de 0,8% entre 2009 et 2010, le nombre des femmes nées à l’étranger en âge de procréer a augmenté de 4,2%. D’autre part, alors que le taux de fertilité des femmes nées au Royaume-Uni (y compris, encore une fois les immigrées de deuxième et troisième générations) n’a été en 2010 que de 1,88 enfants par femme (en-dessous du seuil de renouvellement des générations), le taux de fécondité des femmes étrangères vivant en Angleterre et au Pays de Galles s’est élevé à 2,45 enfants par femme.

Ces deux facteurs ne jouent cependant pas de la même manière selon les pays d’origine. S’agissant des mères étrangères, la Pologne est, pour la première fois, en tête en 2010. Dans son cas (19 762 naissances de mères polonaises en 2010, contre seulement 1 830 en 2004, quand la Pologne est entrée dans l’Union européenne), ce chiffre s’explique par l’augmentation vertigineuse du nombre de Polonais présents au Royaume Uni: entre 2003 et 2010, ils sont passés de 75 000 à 521 000. En revanche (même s’il faut attendre la publication du recensement de 2011 pour avoir des données complètes), il est très improbable que le taux de fécondité des mères polonaises soit plus élevé que celui des Britanniques de souche: en Pologne même, le taux de fécondité n’est actuellement que d’1,4 enfants par femme.

Dans le cas des pays qui viennent ensuite, le Pakistan (17 840 naissances), l’Inde (13 575), le Bangladesh (8 360), le Nigéria (7 332), la Somalie (5 882), le différentiel de fécondité est en revanche considérable. Le recensement de 2001 (le dernier disponible) indiquait que le taux de fécondité des femmes nées au Royaume Uni était d’1,6 enfants par femme, contre 4,7 pour les femmes nées au Pakistan et 3,9 pour les femmes nées au Bangladesh. La Jamaïque n’apparaît plus dans le groupe de tête, les mères d’origine jamaïcaine étant désormais pour l’essentiel des immigrées de deuxième et troisième générations. Tout porte du reste à penser que, si le taux de fécondité des femmes nées au Royaume Uni est remonté à 1,88, c’est dû à ces immigrées de deuxième et troisième générations. À la manière du Figaro en France, la BBC n’en a pas moins fait dernièrement un article sur « le mystérieux baby-boom britannique », avec photo d’un bébé blond. Car les médias et les mensonges du Système se ressemblent dans tous les pays d’Europe.

Quant à l’origine des pères, le Pakistan (19 091 naissances de pères nés au Pakistan) reste en tête, comme en 2009 et en 2008. Il est suivi par la Pologne (15 619), l’Inde (12 799), le Bangladesh (9 105), le Nigéria (8 129), la Somalie (5 311).

Les dernières statistiques sur l’immigration du ministère de l’Intérieur vont exactement dans le même sens. 241 000 immigrés ont obtenu un permis de séjour en 2010, un record absolu. 195 000 ont obtenu la nationalité britannique, ce qui est un peu moins que le record de 2009 (204 000) mais plus de deux fois supérieur au niveau d’il y a dix ans. En revanche, les expulsions de clandestins et de demandeurs d’asile refusés sont tombées entre avril et juin 2011 à 11 388, le chiffre trimestriel le plus bas depuis que les relevés ont commencé d’être publiés, en 2001.

Au total, le nombre (officiel) d’étrangers au Royaume Uni a dépassé pour la première fois en 2010 la barre des sept millions, soit un habitant sur huit.

Crédit photo : Andras Lienig via Flickr

Chine : communisme et ingénierie sociale, les recettes du désastre

Chine : communisme et ingénierie sociale, les recettes du désastre

03/09/2011 20h30
PEKIN (NOVOpress) –
Dans un article du quotidien de gauche britannique The Guardian, la journaliste Tania Branigan en visite dans le petit village reculé de Banzhushan, dans le Hunan, en plein cœur de la Chine, rend compte des conséquences tragiques de deux phénomènes sociologiques.

Le premier est ancien et remonte à la plus ancienne tradition chinoise, la préférence donnée aux enfants mâles qui se traduit par une mortalité des filles supérieure à la norme. Les jeunes enfants de sexe féminin peuvent être les victimes d’infanticide, de négligence ou d’avortements ciblés.

Le second est la politique de l’enfant unique qui conduit un très grand nombre de familles à ne pouvoir concevoir qu’un seul enfant, dans un but de contrôle des naissances.

Le résultat est que la proportion de garçons dans les générations en âge de se marier explose. Au lieu d’un rapport de 106 garçons pour 100 filles, les Chinois sont 118 pour 100 Chinoises. Même une forte mortalité ne peut empêcher des dizaines de millions de Chinois de se retrouver sans partenaire.

Dans la vie quotidienne, cela se traduit par le fait qu’une violente sélection sociale, comme aucun darwiniste social n’aurait osé le rêver au XIXème siècle, va bouleverser la société chinoise. Les Chinois aux revenus les plus bas vont perdre leurs opportunités à la reproduction au profit des hommes plus riches.

A la marge, nous commençons à noter des problèmes comme l’enlèvement de femmes ou d’enfants tout comme l’“importation”, légale ou non, de femmes de pays ethniquement compatibles pour les Chinois comme le Viêt-nam ou la Birmanie.

Toutefois, nul ne sait quand et comment cette bombe à retardement démographique va exploser. Quant aux conséquences sur la société chinoise, elles sont encore imprévisibles.

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles

01/09/2011 – 11h30
VENISE (NOVOpress) – C’est l’indignation chez les immigrationnistes italiens. La région Vénétie, présidée par l’énergique gouverneur Luca Zaia (Ligue du Nord), a décidé d’introduire un « Bonus famille », « contribution exceptionnelle de soutien aux familles nombreuses afin d’améliorer leur qualité de vie ». 880 000 € au total vont être versés aux familles de 4 enfants ou plus. Chacune touchera de 600 € (pour 4 enfants) à 1200 € (9 enfants ou plus). La somme sera distribuée par l’intermédiaire des municipalités.

Compte tenu de la situation très difficile de beaucoup de familles comme de la natalité désastreuse de l’Italie, voilà une mesure qui paraît excellente. Mais, horreur, pour pouvoir percevoir le « Bonus famille », les familles devront « déposer une demande à leur mairie de résidence et justifier

– de la nationalité italienne

– d’au moins cinq ans de résidence dans la région Vénétie

– de revenus annuels ne dépassant pas 30 000 euros ».

Il n’y a pas un mot, on le voit, qui concerne l’ethnie, la race ou la religion. Le « Service de soutien juridique contre les discriminations ethnico-raciales et religieuses », membre de l’association immigrationniste subventionnée Asgi (« Association pour les études juridiques sur l’immigration »), ne s’en est pas moins hâté d’envoyer de tous côtés, et en particulier à la Commission européenne (Direction Générale des Affaires Intérieures, Direction B: Immigration et Asile, Unité B1: Immigration et Intégration) et à l’UNAR (Office national contre les discriminations raciales), un long mémoire de dénonciation. À l’en croire, « le “Bonus famille”, en raison de la condition de citoyenneté qui y est contenue, est en contradiction flagrante » avec la charte de l’ONU (clause générale de non-discrimination); avec la Convention européenne des droits de l’homme (de non-discrimination) ; avec la Charte sociale européenne (principe de non-discrimination sur critères de nationalité) etc. etc. Le « Bonus famille » contredit en outre la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans son jugement Koua Poirrez c. Francia, du 30 septembre 2003, la Cour a rejeté l’argumentation du gouvernement français, fondée sur la nécessité d’équilibrer les dépenses sociales en fonction des ressources. Dans son jugement Gaygusuz c. Austria, du 16 septembre 1996, elle a rejeté l’argumentation du gouvernement autrichien « qui faisait référence à une prétendue “responsabilité particulière” que l’Etat aurait à l’égard de ses propres citoyens, dont il devrait s’occuper prioritairement de préférence aux non-citoyens ».

La Vénétie aide les familles nombreuses italiennes… et est dénoncée à Bruxelles Plus récemment, par le jugement Fawsie c. Grecia du 28 octobre 2010, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Grèce pour avoir voulu lier le versement d’une prestation aux mères de familles nombreuses (au moins quatre enfants mineurs) à la possession de la citoyenneté d’un pays membre de l’Union européenne, ou bien du statut de réfugié d’origine ethnique grecque. Les autorités grecques avaient argumenté en vain que la prestation en question « n’avait pas une finalité d’assistance sociale mais de politique démographique, puisqu’elle visait à stimuler le rééquilibrage du déficit démographique du pays, en incitant à former des familles nombreuses », et que les immigrés n’étaient pas susceptibles de contribuer à la résolution du problème démographique. La Cour a répondu que toute différence de traitement en matière de prestations sociales « ne pouvait être tenue pour compatible avec le principe de non-discrimination de la Convention européenne qu’en cas de considérations très fortes ». Le déficit démographique de la Grèce et de l’Europe n’est évidemment pas une considération très forte.

L’Asgi appelle donc la Commission européenne à engager une procédure d’infraction contre la République italienne pour violation des normes de droit de l’Union européenne.

Le site immigrationniste « Stranieri in Italia », qui reprend cette dénonciation, l’illustre par une photo épouvantable : celle d’un père, d’une mère et de trois petits enfants, tous blonds. Quelle perspective terrifiante, en effet ! Et si les européens se remettaient à avoir des enfants au lieu de laisser venir des Nigérians et des Tchadiens pour en avoir à leur place et « sauver » les régions qui se meurent, comme la propagande du Système les y exhorte. Les immigrationnistes en font des cauchemars.

[box class=”info”] Photo en haut de l’article : Familles italiennes au prieuré de Rimini (Fraternité St-Pie X) [/box]

En Suisse, l’UDC dénonce le rôle de l’immigration dans la hausse massive de la population

En Suisse, l'UDC dénonce le rôle de l'immigration dans la hausse massive de la population

26/08/2011 – 16h00
BERNE (NOVOpress) –
L’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié aujourd’hui les premiers résultats définitifs du recensement de fin 2010. La population résidente permanente de la Suisse atteignait 7 870 100 personnes en 2010, soit 84 300 de plus qu’en 2009. Cette croissance s’explique dans une large mesure par l’augmentation du nombre d’étrangers ainsi que par les naturalisations. Ces chiffres sont proches de ceux avancés dans le « scénario élevé » de l’OFS qui prévoit pour 2035 une population d’environ dix millions de personnes en Suisse.

La part des étrangères et des étrangers dans la population résidente permanente est désormais de 22,4%, taux qui indique en valeur absolue une progression du nombre d’étrangers de 52 300 par rapport à l’année précédente. Elle a presque quadruplé depuis 1950. Ces chiffres ne tiennent pas compte des étrangers ayant une autorisation de courte durée ou engagés dans le processus d’asile qui séjournent depuis moins d’un an en Suisse (78 000 personnes au total). Il faut y ajouter les clandestins dont le nombre sans doute important est difficile à estimer.

Si on prend de surcroît en considération les naturalisations (40 403 en 2010 selon l’Office fédéral de la migration) ainsi que la croissance démographique naturelle, on constate que la rapide augmentation de la population est presque exclusivement la conséquence de l’immigration. Si cette tendance se poursuit, le scénario prévoyant dix millions d’habitants en 2035 paraît de plus en plus probable. Les conséquences de ce scénario pour les infrastructures, le logement, les institutions sociales, l’éducation et la santé publique ainsi que la cohésion du pays sont incalculables.

Pour l’UDC, cette croissance démontre qu’il est important que la Suisse reprenne le contrôle de l’immigration, principal moteur de la croissance démographique par l’adoption de l’initiative proposée par l’UDC « contre l’immigration de masse ». La nécessité de ce référendum populaire s’avère de plus en plus clairement. Les milieux qui refusent ce débat, comme c’est le cas des autres partis politiques et des associations économiques, font un tort considérable à la Suisse.

[box class=”info”] Illustration : Affiche de l’UDC pour la demande du référendum d’initiative populaire. Cliquer sur l’image pour la voir entièrement. [/box]

L’augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l’immigration !

L'augmentation de la population européenne est due à plus de 60% à l'immigration ! crédit photo : Ross Becker

01/08/2011 – 20h30
LUXEMBOURG (NOVOpress) –
Les statistiques officielles de l’office statistique de l’Union Européenne, Eurostat, publiées la semaine dernière, montrent l’ampleur de la substitution de population que connaît l’Europe. Selon Eurostat, “en 2010, les mouvements migratoires ont expliqué plus de 60% de l’augmentation de la population” dans les 27 pays de l’Union Européenne ! En clair, l’augmentation de 1,4 million de personnes dans l’UE27 résulte “d’un accroissement naturel de la population de 0,5 million (+1,0‰) et d’un solde migratoire de 0,9 million (+1,7‰).”

Des chiffres ahurissants mais sûrement sous-estimés, car selon les statisticiens de l’Union Européenne, le solde migratoire de la France serait seulement de 75 000 nouveaux immigrés pour l’année 2010 ! Et en outre dans la substitution de population ces chiffres ne tiennent pas compte de la natalité plus forte des nombreux immigrés déjà sur place.

[box]Crédit photo : Ross Becker – vendeurs ambulants dans les rues d’Athènes. Cliché pris le 19/04/2007[/box]

Somalie : merci, mais nous avons déjà amplement donné… Par Bernard Lugan

Somalie en juillet 2011. Auteur Deudora, licence Creative Commons.

[box class=”info”]Cliquer sur la carte pour la voir entièrement. Somalie en juillet 2011. Auteur Deudora, licence Creative Commons.[/box]

La Somalie étant encore frappée par une famine, une nouvelle fois les médias déversent des images atroces accompagnées de commentaires dégoulinants de bons sentiments et chargés de reproches culpabilisateurs. Comme si nous, Européens, avions la moindre responsabilité dans ce drame dont les deux principales causes répétitives sont clairement identifiées :

– Une guerre tribale que se livrent des clans historiquement rivaux.

– Une surpopulation suicidaire qui a détruit le fragile équilibre écologique régional. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement avec un taux de natalité brute de plus de 48% et un indice de fécondité par femme atteignant 6,76 enfants ?

 

Au moment où une intense campagne vise à préparer les esprits à une intervention, il est impératif de donner les clés du problème somalien tant il est vrai que seul le retour à l’histoire permet de tempérer les émois humanitaires :

1) La Somalie est en guerre depuis 1978. Le problème n’y est pas ethnique mais tribal, le grand ensemble ethnique somali qui occupe une vaste partie de la Corne de l’Afrique est en effet divisé en trois grands groupes (Darod, Irir et Saab), subdivisés en tribus, en clans et en sous clans qui se sont toujours opposés. Hier pour des points d’eau et des vols de chameaux, aujourd’hui pour des trafics plus « modernes ».

2) Le 15 octobre 1969, après l’assassinat du président Ali Shermake, le général Siyad Barre prit le pouvoir. C’était un Darod de la tribu Maheran. En 1977, il lança son armée dans l’aventureuse guerre de l’Ogaden. Dans un premier temps, l’armée éthiopienne fut balayée, puis l’offensive somalienne se transforma en déroute. Après cette défaite, les réalités tribales s’imposèrent avec encore plus de force qu’auparavant et le gouvernement ne fut plus désigné que sous l’abréviation MOD, qui signifiait Marehan-Ogadeni-Dhulbahante, à savoir les trois clans associés aux affaires.

3) Une terrible guerre tribale opposa ensuite les Darod entre eux. Finalement, la tribu Hawiyé l’emporta sur celle des Maheran et le 27 janvier 1991 le général Siyad Barre fut renversé.

4) La Somalie subit alors la loi de deux factions antagonistes du CSU (Congrès  somalien unifié), mouvement tribal des Hawiyé, qui éclata sur un critère clanique opposant le clan agbal d’Ali Mahdi Mohamed au clan Habar Gedir dirigé par le « général » Mohamed Farah Aidid. Dans le nord du pays, le 18 mai 1991, le Somaliland, ancien protectorat britannique, se déclara indépendant.

5) La guerre des milices provoqua une atroce famine et l’opinion américaine se mobilisa. En France le docteur Kouchner lança la campagne du « sac de riz pour la Somalie ». Puis, au mois de décembre 1992, un corps expéditionnaire  US débarqua dans une mise en scène théâtrale pour « rendre l’espoir » aux populations somaliennes. L’opération « Restore Hope » avait été déclenchée au nom d’une nouvelle doctrine inventée pour la circonstance, l’ingérence humanitaire, ce colonialisme des bons sentiments. Ce fut un échec cuisant et le 4 mai 1993, l’ONU prit le relais des Etats-Unis en faisant débarquer un corps expéditionnaire de 28.000 hommes. Le 5 juin, 23 Casques Bleus pakistanais furent tués par les miliciens du « général » Aidid et le 12 juin, un commando américain échoua dans une tentative de représailles contre le chef de guerre somalien. Le 3 octobre enfin, 18 soldats américains perdirent la vie dans l’affaire de la « chute du faucon noir ».

6) Au mois de mars 1994, à Nairobi, un accord de réconciliation fut signé entre les deux chefs hawiyé, mais il demeura lettre morte. A partir du mois d’août, l’anarchie fut totale, les hommes d’Ali Mahdi contrôlant le nord de Mogadiscio et ceux du « général » Aidid le sud. Le 22 août, 7 Casques Bleus indiens furent tués. Les Américains rembarquèrent alors, abandonnant dans le bourbier somalien le contingent de l’ONU composé de soldats pakistanais et bengalais. Le 28 février 1995, il fallut un nouveau débarquement baptisé opération « Bouclier unifié » pour extraire les malheureux devenus otages. L’ONU quittait  la Somalie sur un cuisant échec politique et militaire qui lui avait coûté 136 morts et 423 blessés.

7) Les clans somalis se retrouvèrent  alors entre eux et ils s’affrontèrent de plus belle. Le 1° août 1996, le « général » Aidid, grièvement blessé au combat mourut. Son fils Hussein Aidid lui succéda à la tête de son parti, le CSU/UNS (Congrès somalien unifié/Union nationale somalienne), c’est à dire sa milice tribale composée du noyau dur du sous clan des Saad, lui-même étant une sous division du clan des Habr Gedir de la tribu hawiyé. Dans le sud du pays, les miliciens de Hussein Aidid s’opposèrent aux Rahanwein, ces derniers s’affrontant ensuite en fonction de leur appartenance clanique tandis que dans le nord-est, plusieurs composantes des Darod dirigées par Abdullahi Yussuf Ahmed créaient au mois d’août 1998 une région autonome baptisée  Puntland.

8 ) En 2004, après d’interminables discussions entre les factions claniques, un accord  de partage du pouvoir fut trouvé, mais le Gouvernement Fédéral de Transition, incapable de s’installer en Somalie fut contraint de « gouverner » depuis le Kenya.

9) Puis un nouveau mouvement fit son apparition sur la scène somalienne, les Tribunaux islamiques dont les milices, les Shababs (Jeunes) menacèrent de prendre Mogadiscio. Au mois de décembre 2006, pour les en empêcher, l’armée éthiopienne entra en Somalie sans mandat international, mais encouragée par les Etats-Unis.

10) Par le vote de la Résolution 1744 en date du 21 février 2007, le Conseil de sécurité de l’ONU autorisa ensuite le déploiement d’une mission de l’Union Africaine, l’AMISOM. L’UA avait prévu qu’elle serait composée de 8000 hommes, or les pays volontaires ne se bousculèrent pas.

 

Depuis, à l’exception du Somaliland et dans une mesure moindre du Puntland, les islamistes contrôlent  la majeure partie du pays. Or, pour eux, la famine est une véritable aubaine car :

– Elle va leur permettre d’être reconnus par la « communauté  internationale » qui devra traiter avec eux pour l’acheminement de l’aide alimentaire.

– Elle va leur permettre d’achever la prise de contrôle du pays.

– Elle va leur permettre de tirer de juteux profits des détournements de cette aide, comme cela avait été le cas lors de la grande famine d’Ethiopie dans les années 1984-1985.

 

La conclusion de cette mise au point est donc claire : nous n’avons rien à faire dans cette galère. A moins, naturellement, de vouloir verser dans le « tonneau des Danaïdes » somalien une aide qui serait pourtant tellement utile à nos SDF et à toutes ces familles françaises qui ne mangent plus à leur faim.

Enfin, mes pensées vont à cet officier français -et à sa famille-, prisonnier des milices somaliennes depuis deux longues années et dont le sort n’émeut pas particulièrement l’opinion. Mais il est vrai qu’il n’a pas la chance d’appartenir à la corporation journalistique…

Bernard Lugan, 29 juillet 2011

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Bernard Lugan publie la revue l’Afrique Réelle envoyée par PDF sur abonnement le 15 de chaque mois :
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