« Avec une telle démographie, on ne peut pas s’étonner du Grand Remplacement », l’infertilité menace les sociétés occidentales

Les données démographiques 2021 décryptées !

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Quel est l’impact du covid sur la mortalité ? Voilà l’une des questions à laquelle l’Insee prétend répondre dans son bilan démographique de l’année 2021 paru mardi. Si les chiffres sont précis, les interprétations sont contestables.

La mortalité est particulièrement scrutée en ces temps de covid. Ainsi, dans son traditionnel bilan démographique publié le 18 janvier, l’Insee indique que celle-ci a baissé en 2021, avec 657 000 décès contre 669 000 en 2020, mais précise que le chiffre reste largement supérieur à celui de 2019, année lors de laquelle 613 000 Français étaient décédés.

Plusieurs analyses et interprétations peuvent se faire à la lecture de ces chiffres et l’Insee choisit les plus politiquement correctes, précisant que cette mortalité est « à cause de la pandémie et du vieillissement de la population ».

Si le deuxième point n’est pas discutable, la France ayant effectivement « pris de l’âge » (21 % de la population a désormais 65 ans ou plus), le fait de présenter la pandémie comme autre cause principale de la hausse des décès par rapport à 2019 est beaucoup plus sujet à débat.

En parlant de la pandémie, l’Insee songe-t-elle uniquement au virus ou inclut-elle les autres conséquences ? Les confinements et les restrictions en tous genres ont en effet poussé de nombreux Français à ne pas se faire dépister ou à ne pas se faire soigner. Par exemple, de nombreux cancers qui ont été fatals en 2021 n’auraient probablement pas dégénéré s’ils avaient été traités à temps. On peut parfaitement envisager que la surmortalité de 2021 est liée à cela.

Par ailleurs, depuis deux ans, des Français décédés d’autres maladies mais positifs au covid ont été classés parmi les victimes du virus.

Les Français les plus sceptiques sur la vaccination se demanderont certainement si l’augmentation des décès n’est pas tout bonnement due aux produits concoctés par Pfizer et les autres laboratoires. Les témoignages de vaccinés ayant subi des effets secondaires sérieux ne manquent pas.

Plus de naissances en 2021…quel lien avec l’immigration ?

Dans un autre registre, l’Insee nous apprend que la France compte désormais 67,8 millions d’habitants, dont 65,6 millions en métropole, et que les naissances sont reparties à la hausse. Il y a eu 738 000 nouveau-nés en 2021, soit 3 000 de plus que l’année précédente. La natalité était en baisse en 2020 mais il faut noter qu’elle était déjà en baisse depuis 2015. Le covid n’est pas la cause de tous les maux ! Le taux de fécondité est actuellement de 1,83 enfant par femme.

Naturellement, ces chiffres de l’Insee ne précisent par l’origine des bébés nés en France, les statistiques ethniques étant toujours interdites, même si le nombre de dépistages de la drépanocytose ou encore les classements des prénoms attribués dans chaque région peuvent être de bonnes indications.

Signalons enfin que l’âge moyen en France est aujourd’hui de 79,3 ans pour les hommes et de 85,4 ans pour les femmes (un record dans l’UE, à égalité avec l’Espagne !), ou encore que le nombre de mariages a bondi en 2021. Logique, quand on connaît les restrictions imposées aux réceptions en 2020 ! Parmi les 220 000 mariages célébrés, il y a eu – tout de même ! – 6 000 unions homosexuelles.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2022

La dérive animaliste ordinaire et le crash démographique, par Clément Martin (Les Identitaires)

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Google vient de lancer, dans son application Arts&Culture, une fonction « Pets » pour identifier votre animal au sein d’une multitude d’œuvres art. Pour le découvrir, il suffit de le prendre en photo. Ensuite, « l’algorithme de vision par ordinateur qualifié reconnaît où se trouve l’animal de compagnie, recadre l’image et la place à sa place : devant et au centre », précise Google sur son blog. « L’algorithme associe alors l’image à l’une des œuvres de leur base de données afin de trouver les plus proches ressemblances de votre petite bête préférée[1]. »

Le succès de cette fonction illustre le rapport malsain d’un grand nombre de propriétaires d’animaux à leurs bêtes. « Il fait partie d’la famille », entend-on souvent à propos de l’animal concerné. Ces propriétaires d’animaux, en particulier urbains et vivant en appartement, rejettent l’idée d’une famille nombreuse ou d’avoir plus d’un enfant. Là où l’on faisait autrefois des enfants pour « se prolonger » en quelques sortes, pour accoucher d’un avenir possible, on achète aujourd’hui un animal pour combler un manque. L’animal domestique est devenu un doudou pour adulte, qu’il soit conçu comme un enfant ou le palliatif à la solitude affective.

Ceci est évidemment lié au crash démographique des Européens. Prisonniers de l’idéologie de la jouissance, qui calcule le bonheur selon le ressenti subjectif personnel à l’instant « T », les Européens ne conçoivent plus l’intérêt de sacrifices importants pour élever une progéniture ingrate. Parce qu’ils oublient une chose cruciale : on ne fait pas des enfants pour soi mais pour les autres. Derrière cet adage de café du commerce ressort une vérité : pour les autres, c’est-à-dire pour les relations que cet enfant, ayant grandi, aura avec les autres, avec la Cité. Autrement dit, on éduque un enfant pour lui permettre de devenir un adulte, et non pour combler un manque.

L’obsession pour les animaux, auxquels on passe tout (déjections sur les trottoirs, aboiements intempestifs…), signale une vraie négligence chez leurs propriétaires. L’animal est cet enfant pourri gâté en moins contraignant, financièrement ou psychologiquement, symbole du déclin de la vitalité chez les Européens. Plutôt que d’encourager ce fétichisme, il faudrait revaloriser l’animal comme un compagnon de peine, à l’instar des habitudes du monde rural – où est sa vraie place plutôt que dans des cages à poules exiguës. La propension des modernes à acheter un gros chien est un dérivatif de l’achat d’une grosse voiture, on y retrouve la même médiocrité et le même matérialisme. Avec, de surcroît, un égoïsme profond. Puisque très souvent l’animal a besoin de courir et de se dépenser, chose impossible dans nos villes modernes, à moins d’adapter celles-ci aux animaux, donc aux caprices de leurs maîtres, avec des parcs à jeux animaliers. L’argent public ne serait-il pas mieux employé dans la construction de crèches, de parcs pour enfants, d’écoles et d’hôpitaux ? Question de choix de civilisation.

[1] 15 novembre 2021, https://actu.fr/sciences-technologie/trouvez-le-sosie-de-votre-chien-et-chat-dans-les-oeuvres-d-art-avec-google_46439641.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Démographie – L’inquiétant avenir promis par l’Insee

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A quoi ressemblera la population française en 2070 ? C’est à cette question d’anticipation qu’a voulu répondre l’institut statistique en prolongeant les données et tendances démographiques observées dans notre pays ces dernières années. Et le résultat ne laisse pas d’être inquiétant.

En effet, d’après le travail réalisé par plus d’une quarantaine d’experts et de spécialistes, dans 50 ans la France pourrait compter 68,1 millions d’habitants, soit 700 000 de plus qu’en 2021, avec un pic atteint en 2044, où le pays comptabiliserait 69,3 millions d’habitants.

Jusque-là, rien à dire, mais c’est après que ça se gâte car, si les projections de l’Insee établissent une augmentation naturelle de la population jusqu’en 2035, la progression serait ensuite due à la seule immigration, celle-ci venant compenser un solde des naissances négatif. Cependant, à partir de 2044, ce solde migratoire ne compensera plus le solde naturel, ce qui entraînera une baisse totale de la population.

Une volonté nécessaire

Ces chiffres, présentés benoîtement et sans commentaires, sont pourtant terrifiants ; ils tendent, une fois encore, à faire accepter l’immigration et son corollaire qu’est la substitution de population comme des choses naturelles, des fatalités, voire des phénomènes souhaitables puisque venant compenser la faiblesse démographique du pays. Or ces projections sont totalement fallacieuses puisqu’elles ne sont valides que dans la perspective où « rien ne change », où la France poursuive son lent suicide consistant à ouvrir largement ses frontières tout en avortant des centaines de milliers d’enfants à naître chaque année. Il suffirait au contraire d’un politique nataliste volontariste et d’un changement de mentalités pour que l’avenir contredise ces chiffres alarmants qui nous promettent toujours plus d’immigration et « un changement profond de la structure démographique » (qu’en termes galants ces choses-là sont dites !). Il faut le dire et le répéter, il n’y a pas de fatalité, pas de « sens de l’histoire » qui échappe à la maîtrise des hommes. Il ne manque que le courage et la volonté politique.

Bien sûr, le contexte actuel ne semble pas propice à un redémarrage massif des naissances autochtones. Entre tyrannie à prétention « sanitaire », précarité économique grandissante et insécurité générale, le moral des Français est en berne et leur confiance en l’avenir en chute libre. Tous les maux de la nation sont en effet liés et ce n’est pas seulement par des incitations financières ou des campagnes publicitaires que pourra être relancée la démographie nationale. Pour obtenir un tel résultat, il est impérieux de restaurer notre cadre de vie dans son ensemble, de retrouver notre fierté nationale et civilisationnelle et de reprendre en main nos libertés individuelles et collectives. Les prochaines années seront en cela décisives. Demain nous appartient.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2021

Jean-Paul Gourévitch : « Les gouvernements ne veulent pas aborder le sujet du Grand remplacement. Ils sont contre la démarche scientifique visant à démontrer la réalité de ce phénomène »

Quand les médias nous vendent un avenir sans enfants

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Dans nos journaux, on observe ces dernières semaines une profusion d’articles sur le thème « Ils ne veulent pas avoir d’enfants ». On peut carrément y lire des témoignages de Françaises n’ayant pas honte de dire qu’elles regrettent d’avoir enfanté. Derrière cette information, malgré tous les efforts de la presse progressiste pour présenter l’affaire comme la dénonciation salutaire d’un tabou, difficile de ne pas voir le prolongement de la guerre menée contre la société occidentale…

« Des enfants ? Non merci ! » Courrier International consacrait la semaine dernière son dossier à ces personnes qui ne souhaitent pas avoir d’enfant. Le magazine emboîtait ainsi le pas à de nombreux médias qui s’intéressent de près aux childfree.

Mais sur ce sujet, on constate une sous-représentation des minorités. Étrange, de la part de médias généralement très pointilleux dès qu’il est question de diversité ! Analyse.

Le monde occidental se distingue par un individualisme outrancier et une recherche du plaisir assez court-termiste. Partant, avoir des enfants apparaît comme un frein à l’épanouissement de soi ou comme du militantisme écologique. Si certaines générations ont moins procréé que d’autres à travers les époques, ce phénomène prend de l’ampleur ces dernières années. Les médias suivent, tentant d’expliquer ce paradigme culturel en donnant la parole à des personnes ayant choisi de ne pas avoir d’enfant ou regrettant d’en avoir. Mais une fausse note fait entendre sa petite musique criarde dans ce type d’articles. Nous allons y venir…
Chloé, Lisa, Clémence, Yves, Coralie, Virgile…

RTL Info cite Chloé qui refuse d’avoir des enfants à cause du changement climatique ; Le Point s’intéresse au mouvement GINK (pour Green Inclination, No Kids) ; Le HuffPost se penche sur ces Français qui ne feront pas de marmots pour faire face à « l’urgence écologique » (on cite Audrey, Yves, Coralie, Clémence, Caroline, Marion, Olivia…). Elle, Marie-Claire, France Info, Paris Match, France 2, Le Monde, France Inter, France Culture, Courrier International : la liste des médias est longue qui présentent, analysent et expliquent ce phénomène. L’œil averti remarque des éléments récurrents typiques du « progressisme » dans la plupart de ces articles :

– La plupart des childfree ont développé une croyance eschatologique de la fin du monde en raison de la pollution, de la surpopulation, de la sur-consommation, etc. C’est la fameuse urgence écologique, étayée très souvent dans les articles par les études du GIEC. On retrouve là une vision angoissante et contraignante de l’écologie qui a le vent en poupe.
– L’épanouissement personnel est perçu comme une fin en soi, non comme un moyen. On retrouve là un des leitmotivs de la société occidentale : l’individu-roi, qui n’existe que pour lui-même et ne conçoit pas de partager sa vie et son temps. L’égoïsme ou l’incapacité à élever des enfants sont alors justifiés par des plaidoyers pour le développement personnel.
– Un féminisme remettant en cause la biologie, la société (occidentale, cela va de soi), ou encore le personnel médical. Ainsi, plusieurs femmes citées désirent se soustraire à la pression sociale et à la valorisation de la femme-qui-travaille-et-élève-des-enfants ou citent les grossièretés subies par leurs connaissances lors d’un accouchement ou d’échographies. En faisant le choix de ne pas avoir d’enfants, elles pensent faire un pied de nez aux attentes d’une société paternaliste et trop soucieuse des règles biologiques de pérennisation de l’espèce.
– Enfin, on remarque une nette propension à la victimisation chez les témoins interviewés, qui s’auto-félicitent pourtant de leur choix de vie, qui serait le seul raisonnable. Ils souhaitent que leur sacrifice se sache et que leur engagement écologique soit applaudi comme il se doit. C’est pourquoi ils donnent des leçons aux lecteurs ou à leur entourage.

Mais alors, quelle est la note criarde dont nous parlions qui vient troubler cette mélodie responsable ?

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Intégration : comment fonctionne la désinformation

ensauvagement racailles

La fabrique du mensonge commence à être dévoilée. Voici plus de trente ans que des idéologues affirment, au nom de la Science, que la France n’est pas un pays d’immigration massive et que l’intégration fonctionne. Cette fois, c’est l’Institut national d’études démographiques (Ined) qui est accusé, par un socio-démographe du CNRS, d’avoir manipulé des données à des fins de désinformation sur le processus d’adhésion à la culture française. Selon un article scientifique publié en avril 2019 sous l’égide de l’Ined, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient Yanis et Nicolas. Cette révélation, surprenante pour l’observateur du quotidien, avait été largement reprise par les médias, ravis de corriger des « idées reçues » sur le repliement culturel des populations musulmanes.

Le Monde en avait donné un résumé dans un article intitulé : « Quand l’intégration se lit dans les prénoms des petits-enfants d’immigrés ». On pouvait lire : « Leurs grands-parents s’appelaient Farid, Ahmed et Rachid, Fatima, Fatiha et Khadija. Leurs petits-enfants s’appellent désormais Yanis, Nicolas et Mehdi, Sarah, Inès et Lina ». Or, une relecture des données, effectuées par Jean-François Mignot, fait ressortir l’imposture : vérifications faites, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb sont Karim et Nassim. L’étude de Mignot est accessible ici-même. La démographe Michèle Tribalat y revient également sur son site. Cette fraude n’émeut personne.

L’auteur de la contre-expertise rappelle que pendant vingt mois, d’avril 2019 à décembre 2020, « les auteurs de l’Ined ont refusé de communiquer leur méthodologie et ils ont empêché la vérification de leurs résultats ». En réalité, Mignot démontre que les « Nicolas » effectivement répertoriés (qui portent le prénom d’un saint catholique associé à la Reconquista) sont des petits-fils de Pieds-Noirs, issus donc de l’ex-empire colonial d’Afrique du Nord. Il écrit : « Si les petites filles d’immigrés du Maghreb portent des prénoms relativement diversifiés, les petits-fils portent pour la plupart des prénoms « arabo-musulmans ».

Le Top 20 des prénoms les plus portés par les petits-fils d’immigrés du Maghreb ne comporte aucun prénom « français » ». Pour Mignot, les deux auteurs de l’étude falsifiée (les chercheurs Baptiste Coulmont et Patrick Simon) « ne savaient que trop, vraisemblablement, que leurs spectaculaires résultats étaient faux ou douteux ». Le lanceur d’alerte estime que Simon et l’Ined « ont d’ailleurs un passif en matière de manipulations statistiques ». Mignot présente Simon comme un chercheur-militant de la mouvance idéologique « décoloniale ». Reste à savoir si l’Ined reconnaîtra cette propagande mensongère. Mais qui croit encore aux manipulations idéologiques des Sciences sociales ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Elisabeth Lévy – « Un tiers des enfants nés en 2018 en France a au moins un parent étranger ! » [vidéo]

Elisabeth Lévy

01/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Une étude de France Stratégie publiée par Causeur montre une forte augmentation du nombre d’enfants nés de parents immigrés extra-européens.

Alors, faut-il parler de Grand remplacement ?


Jean-Paul Gourévitch : « On peut raisonnablement avancer qu’en 2021 plus de 25 % des habitants résidant en France sont d’origine étrangère »

“Bouleversement démographique“: c’est ainsi que nos confrères de CNews appellent les chiffres publiés par l’INSEE sur le poids démographique de l’immigration. Est-ce le cas ? Les chiffres avancés par l’INSEE vous semblent-ils crédibles?

Il faut d’abord rappeler que les chiffres de l’INSEE récemment publiés datent de données collectées en 2017-2018 et que par ailleurs l’Institut ne prend pas en compte Mayotte qui est pourtant un cas de figure majeur et ne décompte pas non plus, et pour cause, les immigrés en situation irrégulière résidant en France (entre 400.000 et 700.000 selon les estimations les plus fiables ). D’autre part ces chiffres s’inscrivent dans une évolution continue depuis près de 20 ans. Parler de “bouleversement démographique” comme si l’on découvrait soudain cette réalité est une approximation médiatique qui ne peut toucher que ceux qui ne suivent pas ces questions. Depuis plusieurs dizaines d’années le nombre d’immigrés (y inclus les enfants immigrés donc nés à l’étranger), le nombre de personnes d’origine étrangère descendants directs d’immigrés (donc nés en France), et parmi ces deux populations la proportion de personnes originaires directement ou indirectement du continent africain sont en augmentation constante. En octobre 2018, Didier Leschi , directeur de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) dans une plaquette réalisée pour Fondapol, ” la France singulière“, évaluait la population immigrée résidant en France selon la définition de l’INSEE – personnes nées à l’étranger de parents étrangers et venues s’installer pour un long temps ou définitivement en France – à 11 % de la population résidente et ajoutait que “nous sommes le pays d’Europe qui présente la proportion la plus élevée de personnes…issues de l’immigration et …dont au moins un parent est immigré“.

Aujourd’hui ces chiffres, comme je l’ai montré, sont déjà dépassés. On peut raisonnablement avancer qu’en 2021 plus de 25 % des habitants résidant en France sont d’origine étrangère, que, parmi elles, celles originaires directement ou via leurs parents d’Afrique subsaharienne sont à un étiage proche de celles originaires du Maghreb, et que les naissances d’origine étrangère sont plus nombreuses que celles des autochtones non seulement dans le 93 mais dans plusieurs villes de la grande couronne francilienne et de province.

47,5% des immigrés vivant en France sont nés en Afrique, et proviennent notamment d’Algérie ou du Maroc. Comment expliquer que la France soit la destination “favorite” des ressortissants de ce pays ?

Ces phénomènes s’expliquent par de multiples raisons dont l’analyse a déjà été faite y compris par d’autres spécialistes que moi : héritage de la colonisation, pouvoir d’attraction de la France en matière d’éducation, de culture, d’aides sociales et médicales, regroupement familial élargi, tradition d’accueil d’une grande partie de la population vivifiée par le combat des associations d’aides aux migrants et le soutien des diasporas, vocation humanitaire d’un pays considéré comme “la patrie de droits de l’homme”, différentiel de fécondité entre les populations autochtones et celles d’origine étrangère… Les freins que constituent la difficulté d’assurer à ceux qui sont accueillis une formation, un travail ou un logement décent, l’inquiétude et parfois la xénophobie d’une frange de la population qui craint pour sa sécurité, ses valeurs, et le coût que représente l’immigration, ne sont pas vraiment dissuasifs pour ceux qui ont décidé de tenter l’aventure parfois au péril de leur vie. Et l’immigration virtuelle, quoique en développement même dans le continent africain, ne suffit pas à convaincre les Africains de rester au pays avec leur famille face à l’espoir que suscitent les images de l’Occident colportées par les médias.

Peut-on à ce stade parler de “créolisation” pour reprendre l’expression de Jean-Luc Mélenchon ou de “Grand Remplacement” pour citer Renaud Camus, même si ces deux expressions expriment la même chose ?

Ces deux expressions me paraissent impropres à rendre compte de la situation actuelle. Le terme de “créolisation” détourné de son sens originel (processus qui transforme un parler de type sabir ou pidgin en créole) par Jean-Luc Mélenchon est un leurre qui camoufle l’importance croissante de la population originaire du continent africain dont le leader de la France insoumise ne semble pas souhaiter qu’elle cristallise un débat national. Quant au “Grand Remplacement ” selon l’expression de Renaud Camus, c’est effectivement une hypothèse possible à moyen ou long terme mais l’Histoire montre que les prévisions à 50 ans dans un univers en perpétuelle mutation et où le risque zéro n’existe pas, comportent près de 100 % de marge d’erreur. Ce qui est en revanche exact c’est que la population française est de plus en plus métissée avec un métissage culturel qui recueille de nombreuses adhésions, un métissage social qui suscite des craintes majeures et un métissage religieux dont la greffe n’a pas pris.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Seine Saint-Denis, Paris intra-muros… mais aussi Rennes ou Limoges (!): la proportion des 0-18 ans nés de deux parents extra-européens explose dans de nombreuses aires urbaines…

Des berceaux ou des bateaux – La natalité s’effondre : c’est le fruit d’une volonté politique

natalité immigration

François Bayrou pantouflait au haut-commissariat au plan, mais la note qu’il vient de rendre publique sur la natalité, si elle ne nous apprend strictement rien, fait l’effet d’un (petit) pavé dans la mare. Bayrou n’est pas réputé être le porte-parole des adeptes des valeurs traditionnelles. Mais la note confirme que la France connaît un passage à vide démographique, aggravé par le Covid-19.

Allons tout de suite aux solutions (à peine esquissées) : le haut-commissaire nous dit qu’au vu des projections démographiques il faut augmenter la natalité (avait-on besoin d’un haut-commissaire pour nous délivrer cette lapalissade ?)… et qu’il faut encore augmenter l’immigration.

On imaginait bien que l’allié numéro un de la macronie profiterait (ou prendrait prétexte) de sa note sur l’hiver démographique pour asséner un message politique anti-identitaire. Sachons gré, néanmoins, à Bayrou, de ne pas proposer comme unique solution le grand remplacement (qui n’existe pas, comme chacun sait), mais un remplacement partiel.

Sa note est par ailleurs très pauvre sur le seul plan qui nous intéresse : une vraie relance d’une politique de soutien aux familles et aux naissances. Simple compilation des études alarmantes sur la baisse de la natalité en France, la courte étude part du constat que, depuis 2014 au moins, la natalité n’assure plus le renouvellement des générations, que la pyramide démographique inversée menace « le modèle français », à commencer par notre système de retraite par répartition. « Il manquerait 40 000 à 50 000 naissances par an » pour assurer un simple maintien de la population. « L’indice de fécondité se tasse », nous dit encore Bayrou : il est passé de « 2,02 enfants par femme en 2010 à 1,83 en 2019 ». Notre pays connaît une situation à l’allemande, à l’italienne, qui va se traduire par un vieillissement de la population et à terme par un dépeuplement.

On comprend bien que pour Bayrou, chargé de tracer les perspectives d’avenir du pays, ce constat – si rien n’est fait – ne soit pas très excitant. Mais le chef du MoDem livre pour l’essentiel une simple photographie et n’explique pas comment nous en sommes arrivés là. Ce qui l’oblige à rester dans les généralités, la banalité, avec, comme mesure phare, cette incitation à accepter et même encourager l’immigration.

Entretenir une peur de l’avenir

L’avortement, l’euthanasie, la contraception, présentés désormais comme des valeurs essentielles de la République, il ne connaît pas. Les idéologies du déclinisme, de l’antispécisme, de l’être humain qui souillerait la nature, de la repentance et de la honte de ce que nous avons été, et de ce que nous sommes, contribuant à entretenir une peur de l’avenir, il ne connaît pas. Pourtant ce discours militant contre les enfants, c’est surtout chez les écologistes et plus généralement à gauche qu’on l’entend. Cette idéologie a favorisé une abondante législation antifamiliale Le seul point positif de la note de Bayrou, c’est justement cette préconisation d’« une politique familiale qui permette aux gens d’avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent », évoquant le fait que « la dégradation de la natalité en France a été concomitante des mesures fiscales touchant notamment le quotient familial ».

Mais curieusement les médias ont surtout retenu un message : il faut plus d’immigrés pour sauver notre système social.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 18 mai 2021

Eric Zemmour : “S’il y a une explosion démographique en Afrique, c’est parce que les Français ont développé les vaccins. Cela n’aurait pas existé sans la colonisation française” (Vidéo)

Eric Zemmour : “Le nombre de nos naissances n’a jamais été aussi bas. Il faut changer notre politique de natalité, en prenant exemple sur la Hongrie et en tenant compte du Grand remplacement”

Observatoire de l’immigration et de la démographie : un site utile sur la toile

Depuis quelques mois, un nouveau site consacré à l’immigration et à la démographie est apparu sur la toile. Le souhait de ses contributeurs de donner une vision rationnelle et dépassionnée du sujet mérite que l’on s’y attarde.

Les lecteurs de l’OJIM ont bien perçu les enjeux de la communication autour de l’immigration. Les médias de grand chemin, une certaine caste universitaire et l’Union Européenne rivalisent d’efforts pour convaincre les Français que, non, il n’y pas beaucoup d’immigrés qui vivent et arrivent en France. Dans ce contexte, l’arrivée d’une voix différente dans le paysage médiatique doit être saluée.

Une information sur l’immigration totalement biaisée

Les tentatives d’enfumage de l’opinion publique sur l’immigration tant par le gouvernement que par les médias de grand chemin, qui relaient docilement les informations officielles, sont nombreuses. Pour ne citer que quelques exemples :

– En décembre 2017, nous soulignions que nombre de médias sont les promoteurs d’une vision engagée de l’accueil des migrants économiques et politiques.
– En mai 2018, nous relevions que la gauche de Saint-Germain-des-Prés réussissait son opération de propagande, en diffusant dans l’opinion publique et les médias la thèse selon laquelle il n’y aurait pas en France de crise des migrants mais une crise de l’accueil des migrants. Une stratégie gagnante : le gouvernement « LREM » a augmenté comme aucun gouvernement en si peu de temps tant le budget de l’État dédié à l’immigration que le nombre de places d’hébergement des clandestins.
– En juillet 2018, nous démontrions que les années 30 était souvent convoquées pour nous convaincre que la maitrise de l’immigration est assimilable aux atrocités commises durant la deuxième guerre mondiale. L’argument massue de l’éternel retour des années 30 contenu dans de nombreux articles aboutit à faire comprendre qu’il n’y a pas de débat : il s’agit de choisir le bien et de se détourner du mal.
– En avril 2019, nous relevions que c’est à travers le prisme selon lequel « la crise migratoire est derrière nous » que de nombreux médias parlent désormais – à tort — de l’immigration légale et illégale en France.
– En février 2020, nous soulignions l’extrême banalisation de l’arrivée en 2019 de plus de 400 000 extra-Européens en France, un chiffre par ailleurs minoré en raison de la sous-estimation du nombre de demandeurs d’asile arrivant.

Les moyens de communication considérables de l’oligarchie au service de la propagande

Pour réussir à faire accepter à la population des arrivées massives d’extra-Européens, l’oligarchie ne recule devant rien. L’Union européenne met une partie de ses moyens financiers considérables au service d’une intense propagande pro-immigration. Pour ne citer que deux exemples, les instances officielles de l’UE ont ainsi élaboré un guide destiné aux ONG et aux journalistes sur ce qui peut être dit, ce qui peut être caché, ce qui doit être absolument tu et le vocabulaire à employer au sujet de l’immigration, comme nous le soulignions en avril 2017.

Nous relevions également en juillet de cette même année les efforts de l’UE pour formater les journalistes à l’occasion de la création d’un prix du journalisme décerné aux plus fervents immigrationnistes.

La pensée unique sévit souvent dans le milieu universitaire

Plusieurs universitaires font preuve d’un extrême conformisme et pratiquent un entre-soi particulièrement manifeste quand il s’agit de parler de l’immigration. De nombreux enseignants et chercheurs n’ont de cesse de vanter les bienfaits de l’accueil sans cesse plus important de ce nouveau prolétariat de substitution que représentent les extra-Européens, parés de toutes les vertus pour notre société.

L’Institut Convergences Migrations est avec son compte Twitter « Désinfox migrations » un modèle en ce qui concerne la minoritation tant des flux migratoires que des nombreux problèmes qui y sont liés.

Le site Migrations en question, qui a comme partenaire Ouest-France, Alliance Europa et l’Université de Nantes, a comme objectif de « poser les bases d’un débat dépassionné et informé sur les migrations ». Mais rassurez-vous, le débat se fait entre gens de bonne compagnie : la fine fleur de l’intelligentsia immigrationniste est de la partie : Hervé Le Bras, Pacal Brice, Catherine Withol de Wenden, etc. Elle ne viendra certainement pas vous dire que l’immigration est un problème majeur en France.

L’OJIM a également consacré de nombreux articles à la monopolisation du débat sur l’immigration sur les radios publiques par des « spécialistes ». Des spécialistes qui à nos yeux sont plus certainement de fervents militants pro-immigration. Comme nous le relevions en février 2020, en s’appuyant sur de nombreux exemples sur les ondes de France culture, la contradiction sur ce sujet est en effet quasi inexistante. Les « spécialistes » à qui la radio publique donne la parole peuvent y exprimer tout à loisir un discours que l’on peut résumer de la façon suivante : la France accueille peu d’immigrés, elle les accueille mal et devrait en faire bien plus.

Pour lire la suite, c’est ici !

Eric Zemmour : « Vous dites qu’il y a un changement démographique mais pas de Grand remplacement. C’est du Sciences Po ! »

La natalité, grande absente du débat sur la réforme des retraites, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis plusieurs semaines la France se déchire au sujet de la réforme des retraites proposée par le gouvernement Macron. Cette réforme, qui mêle fin des régimes spéciaux et allongement de la durée de cotisation –via un « âge d’équilibre », terme technocratique qui correspond à un allongement de la durée de travail, est largement rejetée par une majorité de Français après plusieurs semaines de grève.

Si la fin des régimes spéciaux peut faire naître un sentiment d’équité chez une majorité de Français qui travaillent dans le privé, l’allongement de la durée de cotisation lui, ne passe pas auprès de l’opinion qui a bien compris que le gouvernement se servait des régimes spéciaux pour passer en force sur l’âge de départ à la retraite.

La relance de la natalité, une réponse au vieillissement de la population

Le report de l’âge de départ est présenté comme une fatalité par les politiques depuis plusieurs décennies, en cause le vieillissement de la population qui fragilise le système par répartition. Mais ce sont bien les politiques qui sont responsables de ce déséquilibre, car ces derniers n’ont jamais abordé le sujet avec une vision sur le long terme. Le vieillissement de la population n’est que le résultat d’une baisse importante de la natalité depuis un demi-siècle. Si le sujet n’est pas franco-français mais concerne bien l’Europe en général, il n’en demeure pas moins qu’ils ne peut pas et ne doit pas être considéré comme une fatalité par le pouvoir politique. Conditionnés par les idées de Mai 68, les décideurs politiques actuels ont surtout préféré « jouir sans entrave » et placer les préoccupations matérielles au dessus des questions de filiation, de famille et de natalité.

L’immigration pour payer les retraites ? Une double escroquerie

Pire, plutôt que d’un programme ambitieux pour relancer la natalité française, les politiques ont fait le choix désastreux de privilégier une immigration massive depuis des décennies, comptant sur le taux de natalité plus élevé chez les individus issus de l’immigration pour financer à moyen terme les retraites des Français. Choix désastreux car l’intégration économique de ces populations est un échec cuisant (en témoigne les taux de chômage bien supérieurs à la moyenne chez les gens issus de l’immigration), et a un effet négatif sur le système social français dans son ensemble (CMU, AME, etc..). Sans compter que cette décision peut apparaître avec le recul comme une double peine, puisque l’échec de l’intégration économique de ces populations se double d’un échec de « l’intégration identitaire », qui fait exploser aujourd’hui le modèle Français (insécurité, laïcité, islamisation, terrorisme, etc..).

Hollande plombe les familles, Orban les relance

Alors que François Hollande avait, dans une logique d’économies court-termiste, réduit le quotient familial, impactant ainsi à la hausse les impôts de plus d’un million de foyer Français, une autre voie est possible. Viktor Orban en Hongrie, a par exemple instauré une politique très avantageuse pour les familles, qui va jusqu’à l’exonération pure et simple, à vie, du paiement des impôts pour les familles qui ont quatre enfants. Les mesures qui jouent à la baisse sur le montant de l’impôt ont l’avantage d’aider la classe moyenne qui travaille et fait avancer le pays. Elles permettent aussi de tenir à l’écart les populations immigrées qui en général sont moins soumises à l’impôt, et qui profitent déjà par ailleurs largement de la générosité du système social.

La démographie, un enjeu civilisationnel

Le dynamisme démographique d’un pays est un enjeu majeur pour alimenter des perspectives sereines pour les décennies à venir. Il permet non seulement de donner une certaine stabilité au système social, mais également un dynamisme économique qui fait cruellement défaut à l’Europe aujourd’hui. Plus fondamentalement, il témoigne de la vigueur d’un peuple, d’une civilisation, de sa volonté de se projeter et de sa confiance en l’avenir. Un peuple qui fait des enfants sera prêt à relever les défis du siècle qui vient. Il est donc urgent que le politique se saisisse de ce sujet pour que la France et l’Europe ne soient pas surpassées dans tous les domaines (économiques, technologiques, culturels, militaires, etc..) à long terme.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Démographie française : attention, tout s’accélère ! – Cyril Raul (Les Identitaires)

La démographie est implacable. Dans le plus grand silence, nous approchons d’un point de bascule historique dont voici les principaux traits.

Une grande ville arabo-musulmane chaque année en France

Selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’institut de sondage Ifop, 18,5 % des nouveau-nés de 2015 portaient un prénom arabo-musulman.[1] L’Insee ayant recensé 800 000 naissances cette année-là, environ 150 000 personnes d’origine arabo-musulmane sont donc nées en France en 2015. Chaque année dans notre pays, les naissances arabo-musulmanes représentent l’équivalent d’une nouvelle grande ville française comme Angers ou Nîmes.

Des chiffres édifiants… et pourtant très incomplets

Les chiffres de Jérôme Fourquet sont d’autant plus préoccupants que l’origine de ces naissances présente deux critères cumulatifs, puisqu’elle est à la fois musulmane et arabe. Ce qui exclut donc de facto l’essentiel des prénoms d’Afrique noire ainsi que des prénoms donnés dans les pays musulmans non arabes (les prénoms d’origine turque, par exemple) ou les pays asiatiques. Le taux de prénoms extra-européens est donc aujourd’hui très largement supérieur à ce pourcentage de 18,5 %. De combien est-il réellement ? Un tiers ? La moitié ? Dans tous les cas, ces stades seront a minima dépassés dans les années à venir si les courbes de natalité poursuivent leur évolution actuelle.

Les maternités de la France périphérique ferment

Alors que la part des naissances extra-européennes ne cesse d’augmenter, la moitié des maternités françaises a fermé en 20 ans.[2] Ces fermetures n’ont bien évidemment pas lieu dans les grandes métropoles multi-ethniques, mais dans la France périphérique désertifiée… et très majoritairement habitée par des Français de souche.

Des décisions qui, sur le temps long et à l’échelle d’une population, ont nécessairement un impact sur la démographie et les taux de natalité dans les régions concernées. Pour les femmes enceintes habitant ces zones, l’angoisse d’accoucher dans sa voiture devient de plus en plus prégnante. À ce constat s’ajoutent les fermetures d’écoles, le manque de médecins, la hausse du coût de la vie… Autant de circonstances pouvant objectivement dissuader d’avoir un enfant.

Une politique gouvernementale dé-nataliste

Des fermetures de maternités contre lesquelles les pouvoirs publics ne font rien. Pire : ces derniers ont mis en œuvre des mesures clairement dissuasives en matière de natalité ces dernières années. Qu’on en juge : sous les mandats Hollande et Macron, le plafond du quotient familial a été rabaissé à 1500 euros[3], les allocations familiales ont été divisées par 2 ou par 4 pour les revenus les plus élevés, les plafonds de la prime de naissance et de l’allocation de base de la Paje[4], qui englobaient jusqu’ici toute la classe moyenne, ont été nettement rabotés… À défaut d’encourager la natalité, les derniers gouvernements français se livrent au contraire à une véritable politique dé-nataliste… pour une partie de la population du moins. Car entre ces mesures et les fermetures d’écoles et de maternités dans la France périphérique, ce sont bien les parents français de souche qui sont les premiers impactés. Un constat d’autant plus révoltant qu’il se déroule dans un silence assourdissant.

Pendant ce temps, les baby-boomers amorcent leur disparition

Concomitamment, l’Insee enregistre désormais plus de 600 000 décès par an en France. Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès, est le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette augmentation des décès devrait s’amplifier dans les années à venir puisqu’elle est essentiellement liée à un phénomène démographique logique et prévisible : l’amorce de la disparition des baby-boomers. Après avoir régné démocratiquement sur la seconde moitié du XXe siècle grâce à son poids numérique, cette génération née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale débute son déclin démographique.

Une génération qui présente deux caractéristiques essentielles. Elle est d’abord quasi-exclusivement française de souche : mécaniquement, la hausse de son taux de mortalité contribue donc notablement à la réduction de la proportion de la population « indigène » française. Elle vote ensuite massivement Emmanuel Macron : les trois quarts des plus de 65 ans ont choisi le candidat d’En Marche au second tour des présidentielles 2017, de loin le meilleur taux de vote Macron selon les tranches d’âge. Deux éléments qui illustrent l’émergence d’une « France d’après » : celle où la proportion de la population européenne diminue, mais aussi celle où les Français de moins de 65 ans ont une conscience identitaire nettement plus développée que leurs anciens.

Décennie 2020 et accélération de l’Histoire

Ce compte à rebours démographique se déroule à une période charnière. Depuis 2015, notre époque connait une succession de secousses sur un laps de temps très court : les attentats islamistes, la crise des migrants, les arrivées au pouvoir de Trump et de Salvini, la révolte des gilets jaunes… Autant d’éléments survenus en à peine quelques années qui illustrent un phénomène incontestable dont il faut prendre conscience : nous assistons à une accélération de l’Histoire.

Bien sûr, il est aujourd’hui impossible de savoir où nous conduira cette accélération. Mais ce constat conjugué aux bouleversements démographiques en cours permet néanmoins de dessiner les contours d’une prévision : la décennie 2020 dans laquelle nous entrerons dans quelques mois sera manifestement décisive.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

[1] https://twitter.com/franceinter/status/1103560323271966728

[2] https://www.bfmtv.com/economie/en-20-ans-la-moitie-des-maternites-francaises-a-ferme-1629774.html

[3] Mécaniquement, le quotient familial réduit le montant de l’impôt sur le revenu d’une famille. Son plafonnement consiste à limiter cette réduction a une certaine somme : plus cette somme est réduite, moins l’avantage sera important et plus la famille paiera d’impôt.

[4] aide mensuelle versée par la Caf pour les enfants de moins de 3 ans

[reportage] Hongrie : le refus du Grand remplacement

11/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Affichant un des taux de natalité les plus bas d’Europe, la Hongrie est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre et au départ de ses jeunes actifs, attirés par des salaires plus élevés à l’étranger.

Mais pour le Premier ministre Viktor Orbán, il est hors de question d’avoir recours aux migrants pour occuper les postes restés vacants et faire tourner l’économie. Sous son impulsion, la Hongrie a mis en place une politique nataliste volontariste.

Les familles nombreuses sont chouchoutées et les Hongrois sont incités à faire plus d’enfants, le tout dans le respect des valeurs traditionnelles.