Walking Dead 3 : les zombies ont raison de la démocratie américaine

Walking Dead 3 : les zombies ont raison de la démocratie américaine

17/10/2012 – 10h00
ATLANTA (NOVOpress) – Le volet 3 de la série télévisée The Walking Dead a battu dimanche soir un record d’audience aux États-Unis en rassemblant 10,9 millions de téléspectateurs sur la chaîne AMC. Soit le plus gros score de tous les temps sur le câble américain. En France, la saison 1 sera diffusée à partir du 2 novembre sur la chaîne NT1. Tirée des comic books de Robert Kirkman, cette œuvre raconte la survie d’un groupe d’hommes et de femmes, dirigés par l’officier Rick Grimes, confrontés à une invasion de zombies aux États-Unis.

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« Sauver les démocraties en Europe » : la pensée du président tchèque Vaclav Klaus

« Sauver les démocraties en Europe » : la pensée du président tchèque Vaclav Klaus

Les dirigeants politiques européens sont dans l’ensemble d’une grande médiocrité intellectuelle et morale. Président de la République tchèque depuis 2003, Vaclav Klaus est l’exception qui confirme la règle. Homme d’Etat courageux, Vaclav Klaus combat le politiquement correct. Attaché à la spiritualité européenne, Vaclav Klaus ne la confond pas avec l’Union européenne dont il dénonce l’ingénierie sociale. Intellectuel brillant, le président tchèque développe la pensée d’un libéral traditionaliste dans son dernier ouvrage : Sauver les démocraties en Europe qu’Abbon présente aux lecteurs de Polémia.
Polémia

Sauver les démocraties en Europe, tel est le titre sous lequel les Editions François-Xavier de Guibert offrent au lecteur français la chance de prendre connaissance de la pensée de Vaclav Klaus, à travers la présentation de 26 textes traduits en français – articles ou discours adressés, entre 2003 et 2011, soit à ses compatriotes, soit aux instances européennes, soit à des publics allemand, anglais ou américain.

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[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

[Tribune libre] Au-delà du vote individuel, par Georges FELTIN-TRACOL

19/06/2012 — 09H30
PARIS (NOVOpress via Europe Maxima) — Parmi les nombreuses promesses électorales du socialiste François Hollande, il y a le droit de vote aux élections locales des étrangers extra-communautaires qui seraient victimes d’une soi-disant discrimination alors qu’ils paient leurs impôts (les braves gens !). Avant d’étendre ce droit politique majeur à des non-citoyens, il serait approprié de l’accorder aux nouvelles générations de racines européennes.

Avec La famille doit voter, Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti retracent l’histoire d’un enjeu politique qui fit longtemps débat, mais qui pourrait resurgir : le vote plural familial. Le « vote plural » se pratique dans les systèmes censitaires pour désigner l’attribution à un même électeur de plusieurs suffrages. Il se distingue du vote familial qui revendique une autre forme de représentativité.

L’ouvrage retrace en détail les débats sur le rôle politique des familles sous la IIIe République, l’État français et aux débuts de la IVe République. Ce thème, méconnu et intéressant, méritait un meilleur traitement. Malheureusement, Le Naour et Valenti se montrent partiaux. S’inscrivant dans le conformisme intellectuel de la gauche bien-pensante, ils étudient leur sujet avec un parti-pris défavorable. Pour eux, le suffrage familial est une tentative inacceptable de remise en cause du suffrage universel d’essence égalitaire. Un mineur pouvant, dès sa naissance, hériter ou posséder un bien sous la tutelle de ses représentants légaux, pourquoi ne pourrait-il pas être électeur par délégation ?

Certes, les partisans du vote familial qui se recrutent dans la droite conservatrice invoquent l’ordre supposé des pères de famille. Mais ils ne sont pas les seuls à en réclamer l’instauration. La Belgique (État fasciste ?) l’applique de 1893 à 1919. En décembre 1923, 440 députés de la Chambre bleu-horizon (en chemises brunes ?) en votent le principe. En 1945 – 1946, d’anciens résistants démocrates-chrétiens défendent en vain l’idée d’une « République familiale » contre un Sénat à majorité radicale. Et, dans les années 1970, l’ancien Premier ministre gaulliste Michel Debré qui ne passe pas pour un nostalgique de l’alliance du Trône et de l’Autel, ne reprend-il pas le combat en faveur du vote familial ? Bien entendu, les auteurs ont beau jeu de noter que le Front national s’y est montré favorable, surtout pour des motifs démographiques (1). En 1988, Bruno Gollnisch, alors député du Rhône, observait dans une proposition de loi que « les familles de trois enfants et plus, qui représentent 11 % de la population, et qui assurent à elles seules 27 % du renouvellement des générations, ne représentent que 5,3 % du corps électoral (2) ».

Le vote familial eut cependant des alliés surprenants, comme les militantes du vote féminin ou les partisans de « l’approbation des morts ». À l’exception de quelques pétroleuses suffragettes extrémistes, les organisations féministes ont souvent collaboré avec les partisans du vote familial, car elles y voyaient une avancée notable dans la réalisation de leur objectif final. Quant au vote des morts tombés pour la France proposé par Maurice Barrès dans sa chronique du 1er février 1916 (et reprise vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par le communiste Jacques Duclos !), il fait resurgir les débats autour de la citoyenneté accordée aux femmes et du suffrage multiple, l’académicien suggérant que les épouses ou les pères des disparus en deviennent les mandataires.

De leur côté, les promoteurs du vote familial se divisent en natalistes et en familialistes. Pour le courant nataliste, « le dénombrement intégral des membres de la famille répond […] à une logique individualiste qui reconnaît à l’épouse et aux enfants le droit d’être représentés » alors que la tendance familialiste considère que la famille est la « cellule sociale fondamentale et repose sur la fonction supérieure du père de famille par rapport au célibataire ». Nourris par les travaux de Frédéric Le Play et de René de La Tour du Pin qui associent familialisme et corporatisme, les seconds accusent les premiers d’aménager et donc d’accepter la dérive individualiste. En revanche, les deux parties s’inquiètent de la dépopulation de la France. Soucieux de la faible natalité persistante après 1918, ils réclament une grande politique familiale nataliste et lorgnent, dans les années 1930, du côté des régimes autoritaires voisins, avec toutefois d’importantes nuances. « Si les natalistes admirent les politiques démographiques menées par les fascismes, les familialistes se méfient de l’omnipotence de l’État qui écrase l’autorité paternelle et finalement nuit aux familles. L’étatisme est pour eux un péril au moins aussi redoutable que l’individualisme », leur préférence allant pour le régime portugais de Salazar.

Soulagés par une décision du Conseil constitutionnel du 17 janvier 1979 qui proscrit tout vote plural, Le Naour et Valenti pensent que le vote familial se trouve désormais dans les « poubelles de l’histoire », car « la réforme du suffrage universel est maintenant complètement inintelligible aux Français. La famille ne votera pas », concluent-ils. Pourquoi cette assurance fate ? Ignorent-ils que l’histoire est toujours ouverte ? Longtemps, on a estimé que la famille était une structure vieillotte, ringarde, dépassée. Et à quoi assiste-t-on maintenant ? À une intense propagande en faveur du mariage homosexuel, de l’homoparentalité et de la famille homosexuée. Pour peu que les couples de même sexe obtiennent le droit à l’enfantement (la maternité étant l’ultime discrimination à bannir), des groupes activistes exigeront ensuite l’extension du suffrage à leur progéniture…

En dépit de la multiplication des familles monoparentales et des familles recomposées, l’enjeu du vote familial reste d’actualité. En 2004, des parlementaires conservateurs autrichiens demandèrent son introduction rapide. Et en 2005, ce sont trente députés allemands du Bundestag qui déposèrent une proposition de loi similaire. Dans une Europe touchée par l’« hiver des berceaux », la « Peste blanche » et le Papy Boom, la reconnaissance du vote familial s’interpréterait comme le signal fort d’une relance volontariste de la fécondité autochtone. Mais cette mesure politique de salut public doit impérativement s’accompagner d’une révision draconienne des naturalisations et de la réforme radicale du code de la nationalité. Le droit du sang remplacerait avantageusement le droit du sol sous peine d’obtenir le contraire de ce que l’on souhaite. L’application du vote familial suppose enfin une remise en cause des dogmes égalitaires et universalistes actuellement dominants, en clair, entreprendre une gigantesque révolution intellectuelle. « Mais après tout, écrivait Marc Dem, pourquoi la gauche aurait-elle le monopole de la révolution ? (3) » Loin d’être dépassé, le suffrage familial ou plural a de l’avenir et la grande supériorité d’être pré-moderne, anti-moderne et post-moderne.

Notes
1 : Cette proposition qui figurait dans le programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen de 1988 à 2007 semble avoir été abandonnée en 2012, car très incorrecte au regard des gras médias.

2 : Proposition de loi cité par Marc Dem, « Que deviendra la France quand il n’y aura plus de Français ? », Le Choc du Mois, n° 5, avril 1988, p. 26.

3 : Idem.

• Jean-Yves Le Naour (avec la collaboration de Catherine Valenti), La famille doit voter. Le suffrage familial contre le vote individuel, Hachette, coll. « Littératures », 2005, 266 p., 20,50 €.

[box class=”info”]Article d’abord paru dans la revue Liberté politique, n° 31, octobre – novembre 2005 – 2006, et largement modifié pour la présente mise en ligne (sur Europe Maxima)[/box].

Législatives : une démocratie bien peu représentative !

Législatives : une démocratie bien peu représentative !

Le peuple vire à droite mais la gauche va probablement avoir la majorité, le tout dans un contexte de forte abstention et d’atonie. François Hollande va devoir apprendre à danser sur un volcan.
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Législatives : c’est le thermomètre qui fait le résultat

Polarisation autour du PS, résistance de l’UMP : le premier tour des élections législatives est sans surprise car il est déterminé par le mode de scrutin majoritaire et le calendrier électoral. L’enjeu local se limite à choisir entre des personnalités implantées. L’enjeu national consiste à donner une majorité plus ou moins large au président nouvellement élu. 2012 ressemble à 2007, à 2002 et à 1988.

L’abstention ne cesse de progresser : 42,77% en 2012, trois points de plus qu’en 2007 (39,66%).

La verticale du pouvoir français : le député, dernière roue du carrosse

Remontons le fil du pouvoir. L’élection des députés est prédéterminée par celle du président de la République. L’élection du président de la République est elle-même délimitée par la présélection des médias qui établissent la courte liste des « présidentiables », c’est-à-dire ceux qui sont présentés comme pouvant accéder au deuxième tour de l’élection avec des chances d’être élus : Chirac, Barre, Mitterrand en 1988, Chirac, Balladur, Jospin en 1995, Chirac, Jospin, Bayrou en 2002 (Jean-Marie Le Pen n’ayant pas droit à un second tour loyal), Sarkozy, Royal, Bayrou en 2007, Sarkozy, Hollande (par défaut de DSK) en 2012.

40% des inscrits pour le PS et l’UMP : la quasi-totalité des sièges

Le système assure la pérennité du PS et de l’UMP. Le score cumulé de ces deux formations peine pourtant à dépasser le tiers des inscrits (un peu moins de 40% avec leurs alliés), ce qui leur permet néanmoins de s’assurer de la quasi-totalité des sièges.

Présidentielles + législatives = six mois de perdus

Depuis 6 mois les Français subissent une campagne électorale qui n’en finit plus et qui est sans prise sur les événements. Le déficit budgétaire se creuse par rapport aux prévisions. Le déficit commercial s’aggrave, condamnant à la vacuité tout discours sur la croissance qui ne pose pas la question du retour aux frontières. La Cour de cassation rend les délinquants clandestins inexpulsables en application d’une décision de la Cour de justice européenne (CJE) en vertu d’une directive européenne prise sous présidence… Sarkozy. Le tout sur fond d’émeutes ethniques à Villiers-le-Bel.

Tectonique des plaques : la gauche se modère

Malgré l’embellie de la présidentielle – obtenue grâce à un soutien médiatique exceptionnel – le Front de gauche recule et perdra des sièges. La baudruche Mélenchon se dégonfle à Hénin-Beaumont. C’est un PS, plutôt recentré, qui domine totalement l’espace politique à gauche.

Tectonique des plaques : la droite se radicalise

Par rapport à 2007, l’évolution est spectaculaire : le centre disparaît, le MODEM tombe à 1,5%, au lieu de 7,6% en 2007, et risque de perdre ses trois députés. A contrario, le FN passe de 4,6% des suffrages à 13,6% : un bouleversement qui change la donne et l’attitude de l’UMP.

Nadine Morano, en difficulté, fait appel aux électeurs FN au nom de nos « valeurs ». Jolie variante de « Viens chez moi y-a du feu ».

Surtout, l’état-major de l’UMP renonce au « Front républicain » avec le PS. Ce qui peut donner un peu d’oxygène au Front national. Et quand Moscovici déclare que « l’UMP s’enfonce politiquement et moralement », il est inaudible.

Le courant national va revenir à l’Assemblée nationale

Au vu des résultats du 10 juin 2012, l’élection de Jacques Bompard, patron de la Ligue du Sud, qui dispose d’importantes réserves de voix (en provenance du FN comme de l’UMP) est quasi certaine. Député du Front national de 1986 à 1988, Jacques Bompard s’apprête ainsi à recueillir les fruits de sa persévérance, de son travail, de son enracinement local et de sa fidélité politique.

Il est possible qu’il ait pour voisin, tout en haut à droite de l’hémicycle, Marine Le Pen, qui peut espérer gagner à Hénin-Beaumont, tout comme Marion Le Pen à Carpentras, Gilbert Collard à Saint-Gilles (ancienne commune Front national), voire Florian Philippot à Forbach.

Les « Pirates », une des rares nouveautés de la campagne

Attaché aux libertés de téléchargement, hostile aux excès du droit de propriété intellectuelle, favorable à la démocratie directe, le parti Pirate a fait son entrée dans l’arène politique française. Là où il a fait réellement campagne (et pas seulement virtuellement) il a rassemblé entre 1% et 2% des suffrages, ce qui le place en tête des petits, devant l’extrême gauche : une affaire à suivre dans la perspective des élections européennes. Avec l’aide des partis frères suédois et allemand, les pirates français pourraient trouver une niche auprès des électeurs urbains, de gauche ou écologistes, bobos ou technophiles, qui ne manqueront pas d’être déçus par la présidence Hollande et le gouvernement Ayrault.

Attention deuxième tour !

Les médias et les sondeurs sont partis des résultats du premier tour pour faire des projections de deuxième tour. C’est un exercice aléatoire, le second tour corrigeant souvent le premier comme en 1967, 1978, 1988, 2007. Ceci étant, l’atonie de l’opinion est telle qu’un sursaut de la gauche pour amplifier sa victoire ou de l’UMP pour rétablir la situation est peu probable. D’autant que Hollande et Ayrault, mais aussi Copé et Fillon, se satisfont parfaitement de la situation actuelle…

France profonde versus France représentée

Reste que le décalage entre la France profonde, celle du travail et des périphéries, et la France représentée, celle des centres urbains, des élites mondialisées et des minorités ethniques, va s’accentuer. Sur le site Atlantico, l’énarque Eric Verhaeghe, ancien président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres), souligne que « le mode de scrutin des législatives empêche toute représentativité des “catégories populaires” qui sont plutôt à droite » et pose la question suivante : « Jusqu’à quand nos institutions s’offriront-elles le dangereux luxe de ne pas refléter l’expression du pays ? »

L’homme normal, François Hollande, va devoir apprendre à danser sur un volcan !

Andrea Massari
11/06/2012

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Crédit photo : Rama via Wikipédia, licence CC.

Les propriétaires immobiliers grecs s’équipent de pistolets mitrailleurs

Les propriétaires immobiliers grecs s’équipent de pistolets mitrailleurs

La propriété confère des responsabilités. Selon les confidences du parlementaire européen Nigel Farage (UKIP. Parti pour l’indépendance du Royaume Uni), des propriétaires de maisons grecs s’équiperaient de Kalachnikov, de peur d’être contraints dans un proche avenir, de défendre leurs biens. Selon l’opinion de Farage, beaucoup de signes laisseraient présager l’imminence d’une insurrection générale.

Voici ce qu’il sait au sujet de la Grèce actuellement en train de sombrer dans le chaos.

« J’ai de nombreuses fois parlé de ce problème grec, et dimanche dernier [12 février] fut un jour dramatique où le Parlement a siégé pour décider s’il acceptait ou non le nouveau plan de sauvetage. Il s’y est passé un certain nombre de choses intéressantes. Avant le vote, 80 000 personnes se sont rassemblées devant le Parlement grec, et ont en réalité tenté de le prendre d’assaut…

Il y avait 5000 policiers grecs sur place, qui se sont servis de gaz lacrymogènes. Une dizaine de grands bâtiments étaient en flammes. C’était vraiment une mise en scène dramatique, à laquelle on pouvait assister ce dimanche à Athènes. Avant le vote, le Premier ministre grec déclara: Dans un pays démocratique, il n’y a pas de place pour la violence et la destruction.

Quel pays démocratique? lui ais-je rétorqué aujourd’hui [15 février] à l’assemblée du Parlement européen. Comme vous le savez, il y a en Grèce un Premier ministre qui n’a été élu par personne, et la dite troïka composée de bureaucrates de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fond monétaire international. Ces trois types passent une fois par quinzaine pour expliquer au premier ministre grec ce qu’il doit faire ou ne pas faire. Il n’y a pas de démocratie en Grèce. On a volé la démocratie au pays qui l’a inventée. Peut-on encore s’étonner que le peuple descende dans la rue et qu’il y ait des violences, alors qu’on l’a privé de ses droits? C’est là l’élément central que j’ai souligné aujourd’hui. »

 

Quant au fait que la police tende actuellement peu à peu à se retourner contre son maître, Farage déclare:

« Je l’approuve, car la suite de la citation de Papademos [le Premier ministre grec] fut celle-ci: cette attitude ne sera pas tolérée! Cela annonce bien une volonté de réagir très durement.

Et les protestations n’ont pas eu lieu qu’à Athènes, mais aussi dans toutes les grandes villes du pays. Nous constatons que la police a compris que le peuple grec était désespéré. Nous parlons d’un pays dont la société est à la veille d’imploser.

En Grèce, le niveau de vie s’effondre. La vitesse à laquelle l’économie du pays recule ne fait que s’accélérer. Ils sont comme pris dans un tourbillon de déflation mortelle et je pense que la police s’est rendu compte qu’il y aura prochainement un nombre incroyable de sans-abri.

Les gens en sont au point qu’ils abandonnent leur enfants, les donnent à l’État ou les proposent à l’adoption, car ils n’ont plus les moyens de les nourrir. Ce que je veux dire avec cela, c’est que la situation est vraiment très, très mauvaise…

Mais je voudrais encore vous dire une autre chose que je n’ai pour le moment racontée à personne. Vous êtes le premier à qui je la confie. J’ai reçu la semaine dernière la visite d’un ex ambassadeur grec de premier plan. Il était un de ceux qui ont négocié l’entrée de la Grèce dans le marché interne européen dans les années 70-80. Il m’a dit que lui et ses amis qui tous vivent dans les faubourgs d’Athènes dans des maisons un peu isolées, achètent tous des Kalachnikov. Il m’a dit: nous le faisons, car nous sommes convaincus que ceux d’entre nous qui possèdent du patrimoine se verront prochainement contraints de défendre leurs biens.

Cela fait extrêmement peur. Et malgré tous ces événements -parce qu’il n’y a pas assez de politiciens grecs courageux- ils votent pour ce plan de sauvetage et pour encore plus d’économies et d’austérité. Très honnêtement, je suis convaincu que si l’on continue sur cette lancée, on en arrivera à une révolution. »

[box class=”info”] Source en allemand : SOS – ÖSTERREICH. [/box]

Crédit photo : Lukin, licence CC.

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.» Abraham Lincoln

En réalité, cet ouvrage traite de la démocratie semi-directe, où le pouvoir est partagé entre le peuple et ses représentants. En France, le régime est dit représentatif : le peuple délègue sa souveraineté au Parlement, au gouvernement et à l’autorité judiciaire. Cette théorie fut fondée au XVIIIe siècle par Montesquieu, dans L’Esprit des lois. Yvan Blot met en lumière les différences qui s’observent entre démocratie semi-directe et démocratie représentative et révèle moult informations inédites sur la démocratie semi-directe, un sujet quasi ignoré en France.

L’oligarchie

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot L’auteur s’emploie d’abord à démonter la démocratie représentative. A l’aune de l’Histoire, Yvan Blot constate que les représentants du peuple ont tendance à s’émanciper de l’intérêt général pour ne servir que le leur. C’est l’oligarchie ou la gouvernance par un petit groupe d’hommes.

Dans les faits, l’exécutif détient l’essentiel du pouvoir en liaison avec de puissants lobbies et cela au détriment du législatif et même de l’autorité judiciaire. Le gouvernement est donc l’auteur principal des lois et la séparation des pouvoirs n’existe plus guère.

De plus, le système des partis, si prégnant dans notre système et tant décrié par le général De Gaulle, est un déni de démocratie. En effet, au sein des partis, les commissions d’investiture ne choisissent pas leur candidat en fonction de leur utilité mais bien en fonction de leur obéissance au groupe parlementaire. Pour être réinvesti, il faut être soumis.

Un citoyen interchangeable

La démocratie semi-directe est alors toujours exclue, sauf en Suisse et, avec de grandes restrictions, aux Etats-Unis, en Italie et en Allemagne. En France, le citoyen est cantonné au rang de spectateur de la vie politique. Il est en fait « une matière première de premier choix », prête à servir. Pour maintenir cet état de fait, les oligarques cherchent à rendre le citoyen interchangeable en le privant de son cadre national. C’est ce qu’explique Heidegger, philosophe bien connu de l’auteur, avec « la destruction de la terre » : l’immigration a été encouragée pour détruire ce qui restait de racines.

Si le citoyen a encore du pouvoir quelque part, c’est bien en Suisse. Yvan Blot illustre son propos en comparant les institutions démocratiques helvétiques avec les nôtres.

Notons d’abord que les élections en Suisse se font selon le scrutin proportionnel, et non, comme en France, selon le scrutin majoritaire où des pans entiers de l’électorat ne sont pas représentés.

Les Suisses disposent de quatre fois plus de droits politiques que les Français.

L’exemple suisse

Le citoyen suisse peut d’abord élire les 200 membres du Conseil national (Chambre des députés), mais aussi et surtout, les 46 membres du Conseil des Etats (Sénat). En France, seuls les grands électeurs peuvent élire les membres du Sénat.

Ensuite, le droit de voter des « objets fédéraux » (en moyenne 4 fois par an), permet au citoyen de poser des questions de politique fédérale nationale. Ce vote intervient après le dépôt d’une initiative populaire ou d’une demande de référendum. En 40 ans, les Suisses ont été consultés 215 fois contre 6 fois en 44 ans en France.

Par ailleurs, les réformes constitutionnelles doivent faire obligatoirement l’objet d’un référendum, ce qui n’est pas le cas en France.

Les Suisses disposent, en outre, du droit d’initiative populaire. Pour aboutir, cette initiative doit recueillir 100 000 signatures en 18 mois. En France le droit d’initiative populaire n’existe que depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 votée par le Parlement. Mais la procédure est bien trop exigeante. Le texte exige la signature de 3,5 millions de citoyens.

Enfin le peuple suisse dispose d’un droit de veto sur les lois, les arrêtés fédéraux et certains traités votés par le Parlement. Il suffit d’une pétition de 50 000 signatures en 100 jours.

Dans les pays qui appliquent la démocratie semi-directe, et Yvan Blot le démontre, les impôts sont plus bas, l’endettement est moindre, la confiance règne entre le peuple et ses institutions, les valeurs d’identité nationale sont mieux défendues.

Un tournant démocratique

En France, nos politiques considèrent que le citoyen n’est pas apte à comprendre l’enjeu des lois. Or l’intérêt des initiatives populaires et des référendums est d’introduire la connaissance « existentielle » des citoyens comme une information décentralisée, loin des oligarques.

Pour changer le cours des choses et renverser nos oligarchies, il est nécessaire d’observer un certain nombre de conditions objectives. Comme lors de la chute du régime soviétique, ces conditions sont l’effondrement de la démographie, de l’économie et des finances. La prise de conscience et la mobilisation des citoyens doit pouvoir anticiper le tournant démocratique.

Lors de son exil, Alexandre Soljenitsyne avait été déçu par la démocratie représentative occidentale. Mais le système suisse était l’exception. « Il rêvait que tout l’Occident se mette à l’école de la Suisse ».

Pierre Bergerault

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia. [/box]

La démocratie en France : état des lieux

La démocratie en France : état des lieux

Article reproduite avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia

[box class=”info”] A la veille d’une nouvelle élection présidentielle, une des étapes les plus marquantes de la vie démocratique de la République, Louis Tode se livre à un « état des lieux ». Son analyse aborde les principaux modes de fonctionnement, que l’on connaît bien isolément, avec leurs défauts sinon leurs dévoiements, et que l’auteur a le mérite de réunir pour en préconiser quelques remèdes.
Polémia
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Nous qui donnons des leçons de démocratie à la terre entière, nous pouvons nous poser une question : comment va notre système politique ? Qu’en est-il de la démocratie en France ? Est-elle assurée par l’élite en place, ou est-elle bafouée et confisquée par une oligarchie ? Etudions cela un peu en profondeur.

Nous ne connaissons pas actuellement en France de démocratie directe ; seule la démocratie représentative compte : très peu de référendums nationaux – et encore : quand le résultat déplaît au gouvernement les députés revotent– absence de référendums locaux (villes, villages, régions, etc.). Pour certains sujets nous avons même interdit des référendums (peine de mort), et rien n’est fait pour encourager l’initiative populaire ; la commission européenne, elle, daigne à peine se pencher sur un sujet si un million d’Européens ont signé une pétition.

Nous observons ensuite un verrouillage de la démocratie par les partis politiques : ceux-ci sont devenus indispensables à quiconque souhaite un jour être élu. Les mastodontes de la Ve République se sont imposés partout, et il faut passer par leurs mailles pour accéder aux hémicycles : ils ont les réseaux, l’argent, ils font entre eux des arrangements pour n’avoir aucun vilain petit canard dans les assemblées. La plupart font des carrières, ont de multiples casquettes, ils se connaissent tous et sont tous copains : il est bien évident qu’à partir de là il est difficile d’émerger en tant que force politique nouvelle et indépendante, car on représente alors un danger, celui de prendre leur place qu’ils ont gardée bien au chaud.

Ces élus qui verrouillent tout ont aussi tourné les modes de scrutin à leur avantage : ces modes pénalisent toujours les plus faibles et empêchent, là encore, des forces novatrices d’émerger. Nous sommes par exemple passés, aux législatives, de la proportionnelle intégrale au scrutin uninominal à 2 tours : ceci a empêché toute une partie de la population d’être présente à l’Assemblée nationale. « Oui mais il faut une majorité forte pour gouverner »… Au-delà de l’incertitude de cette affirmation, pourquoi dans ce cas ne pas aller jusqu’au bout de la logique et instaurer le parti unique ?

De même, les élections européennes, qui étaient autrefois des élections nationales, ont été régionalisées. Quel en a été le résultat ? Un scrutin incompréhensible, qui a fait déserter les électeurs (30% de participation en 2009) et qui a donc affaibli les forces dissidentes.

Les élus ne souhaitent hélas pas voir une force émerger, car cela serait au détriment d’eux-mêmes.

Concernant les élections : des complications ont été ajoutées aux difficultés. Lors des élections territoriales on s’est mis à exiger que chaque candidat ait un suppléant ainsi qu’un trésorier de campagne. Lorsque l’on est un petit parti, comment peut-on trouver toutes les personnes nécessaires ? En revanche, un grand parti bien implanté a, lui, les réseaux nécessaires pour trouver ces gens. De même, lors des élections présidentielles, nous sommes passés d’une centaine de signatures de maires anonymes à 500 signatures visibles. Les partis politiques verrouillant tout, ils ont même modifié l’organisation du territoire pour avoir sous leur coupe le moindre village (réforme territoriale, intercommunalité, etc.), et pouvant par conséquent faire pression sur les maires donnant leur signature à des dissidents. De plus, avec de véritables féodalités se mettant en place, certains n’acceptent pas qu’on veuille prendre leur place et utilisent tous les moyens pour les déstabiliser (personnel municipal décollant les affiches de candidats à la mairie, moins de panneaux électoraux).

Et quid de la culture du débat, de la polémique ? Y a-t-il eu un débat en 2002 entre les candidats du second tour ? Y a-t-il eu, en 2007, loin des émissions où chaque Français demandait ce que le candidat proposait pour son petit problème, de grands débats entre candidats ?

Enfin, et c’est peut-être l’élément principal de cette problématique, souvenons-nous que tous ces élus, cette élite, majorité, opposition, etc. se retrouvent loin des assemblée filmées et visibles. La plupart de ces membres appartiennent à des associations, cercles, clubs très sélects où ils peuvent discuter et faire connaissance entre eux loin des regards du « méchant peuple ». Avec le carriérisme de la politique, ils se fréquentent et se connaissent de plus en plus, s’acoquinent, s’arrangent, font connaissance avec les journalistes, les chefs d’entreprise, les médias, les experts, les économistes, les intellectuels officiels du régime, etc. Les intérêts convergent, on arrive à se mettre d’accord sur telle ou telle force politique qui serait un danger pour ce petit monde bien au chaud dans ses salons. Il est alors aisé de lancer des opérations de discrédit sur cette force politique un peu trop dissidente, et de terroriser des gens qui s’apprêteraient à voter pour elle, leur faisant croire que ce serait le chaos si ce petit monde était chahuté.

Ainsi, quelques mesures seraient nécessaires afin d’assainir notre vie politique nationale et, accessoirement, continuer à donner des leçons de morale à toutes les nations :

  • – instaurer tout d’abord un niveau de proportionnelle significatif aux législatives (au moins 50%) ;
  • – faire appel, à l’image de la Suisse, aux référendums sur les grands sujets nationaux (sans évidemment abuser et en faire tous les matins) ainsi qu’à la démocratie directe (et non participative, ce qui est une vaste blague) au niveau local quand cela peut être nécessaire ;
  • – arrêter de confisquer la voix du peuple, et respecter son vote ;
  • – retenir le principe des mandats non cumulables et non renouvelables (ce qui permettrait d’avoir chacun qui fait sa tâche jusqu’au bout sans chercher à être démago pour être réélu, notamment le président) ;
  • – baisser les indemnités et réduire le train de vie de l’Etat, des collectivités et du Parlement, pour que la politique ne soit pas intéressée ;
  • – préserver l’anonymat des maires à la Présidentielle, et diminuer le nombre de signatures requises (faire en sorte que cela redevienne un acte administratif et non politique) ;
  • – supprimer les trésoriers de campagne, suppléants et autres contraintes folkloriques lorsque cela n’est pas nécessaire aux élections locales et territoriales :
  • – supprimer les organismes indépendants sur les comptes et les statistiques du pays ;
  • – revoir de fond en comble la répartition des pouvoirs et la décentralisation : il y a actuellement beaucoup trop d’élus, d’assemblées, etc ;
  • – limiter à un seul tour l’élection présidentielle.

La vie politique doit être assainie, elle doit respirer, éviter les carrières, optimiser une rotation afin que personne ne reste 30 ans aux commandes et confisque tout. Les représentants d’aujourd’hui n’ont rien de neuf, ce sont les mêmes depuis des décennies, et les petits nouveaux sont ceux qui marchent dans leurs pas. Il faut laisser les forces obsolètes disparaître et permettre à d’autres d’émerger. Que les élus écoutent le peuple et le représentent, au lieu de vouloir lui inculquer une idéologie.

Louis Tode

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Image : « Les représentants d’aujourd’hui n’ont rien de neuf, ce sont les même depuis des décennies, » : deux représentants de l’UMP et du Parti socialiste, brillants énarques sortis des Finances, qui n’ont pas eu le courage de s’opposer aux dépenses publiques. Crédit photo : DR.

La France survivra-t-elle à l’invasion migratoire ? Une conférence d’Yvan Blot le 16 janvier

La France survivra-t-elle à l'invasion migratoire ? Une conférence d'Yvan Blot

Yvan Blot, contributeur régulier de la fondation Polémia, donnera une conférence sur le thème “La France survivra-t-elle à l’invasion migratoire ? ”  le 16 janvier 2012, à 19h30 à l’Hôtel Néva, 14 rue Brey 75017 Paris.

AGIR POUR LA DEMOCRATIE DIRECTE
73, rue de la Faisanderie 75116 PARIS. Courriel : atheneion@free.fr
site web : www.democratiedirecte.fr

Conférence d’Yvan Blot

La France survivra-t-elle à l’invasion migratoire

Le lundi 16 janvier 2012 à 19h30

à l’Hôtel Néva (rez-de-chaussée)

14 rue de Brey – 75017 Parie (près de l’Etoile)

 

Un livre d’avertissement est paru aux Etats-Unis et vient d’être traduit en français : Une révolution sous nos yeux ; comment l’Islam va transformer la France et l’Europe de Christopher Caldwell avec une préface de la démographe Michèle Tribalat.

Ce livre traite surtout de l’immigration musulmane et fait un sombre pronostic sur l’avenir de la civilisation européenne. Il met en valeur le profond fossé entre les élites dirigeantes auto-satisfaites et moralement pharisiennes et le peuple qui se situe sur « le front de l’immigration » dans la vie quotidienne.

Il est vrai que l’immigration de populations culturellement non européennes est un problème très grave que les élites négligent quand ils ne s’en font pas complices. On est censé être en démocratie mais quand avons-nous été consultés pour accepter une immigration de masse dans notre pays ? Jamais (à la différence ses Suisses).

Et pourtant, celle-ci pose des problèmes économiques, politiques, culturels et religieux.

L’économie et les migrations

Dans ce domaine, il y a beaucoup de fausses idées : on prétend que l’immigration est nécessaire mais c’est un raisonnement à très court terme caractéristique des oligarques au pouvoir qui méprisent le long terme. Elle a été traitée comme si les hommes étaient des matières premières interchangeables et son coût a été négligé. De plus, comme l’a montré l’économiste libertarien Hans Hermann Hoppe, le libre échange vaut pour les biens et services mais non pour les hommes. Un échange économique repose sur la volonté d’un vendeur et d’un acheteur exprimés dans un contrat. Ce n’est pas le cas de l’immigration où l’avis des receveurs n’est pas pris en compte. Un produit ne viendra pas en France de lui-même mais avec les hommes c’est différent. Le résultat est que la liberté des citoyens est bafouée par une immigration forcée.

La politique et les migrations

Nous verrons l’impact de l’immigration de masse sur notre politique étrangère dans un contexte de perte de souveraineté. Puis nous verrons son impact sur la politique intérieure, occasion de voir comment l’oligarchie trahit tout simplement les intérêts du peuple français. De plus, cette oligarchie s’est attaquée à la liberté d’expression afin que le débat sur l’immigration soit étroitement encadré.

Aspects culturels de l’immigration

Notre culture nationale est discréditée par la repentance alors que les immigrés culturellement non européens forment peu à peu des sociétés parallèles avec des privilèges particuliers. Certes, cette société parallèle demeure minoritaire mais l’histoire est pleine de minorités qui ne se sont pas contenté d’habiter un pays mais qui l’ont remodelé. Les bolcheviks en 1917 étaient une minorité à Saint-Petersbourg mais leur détermination leur a permis de prendre le pouvoir. On est aujourd’hui face à un processus de colonisation culturelle et non de simple immigration d’individus prêts à se fondre dans la nation. Face à l’agressivité des lobbies immigrés qui réclament toujours plus de privilèges de l’Etat, notre culture est en pleine dérive et ne permet pas de présenter un modèle qui permettrait l’intégration. Celle-ci ne se fait que marginalement. Il ne faut pas alors s’étonner des hauts taux de criminalité de la population étrangère et des émeutes qui éclatent ça et là dans les banlieues.

Aspects religieux de l’immigration

La France espère éviter la formation d’un islamisme extrémiste sur notre sol grâce à son héritage laïc. C’est là encore une illusion. Beaucoup de djihaddistes sont prêts à sacrifier leur vie pour leur religion islamique : qui est prêt à sacrifier sa vie pour la laïcité ? La laïcité est un sabre de bois face à un Islam conquérant. Le dynamisme islamique s’oppose au déclin du christianisme protestant et catholique. Un vide religieux se créé et menace ainsi notre identité. Une société peut-elle survivre à la disparition de son socle religieux ? On peut en douter. En Europe, seule la Russie pratique, tout en étant laïque, une promotion de l’Eglise orthodoxe considérée comme inséparable de l’identité nationale. La Pologne a montré comment une religion forte permettait de s’opposer au marxisme. Le sociologue Jules Monnerot a qualifié l’islam de « communisme du 21e siècle ». Si c’est le cas, nous devons revoir aussi la place de la religion dans la société française. Sur le sujet de l’Islam, on constate encore une fois que les élites ont une opinion très différente du peuple. Ce dernier a peur. En fait, à tout moment de l’histoire, lorsqu’une invasion étrangère s’est produite, une grande partie des élites dirigeantes, les oligarques, ont pris le parti de la collaboration.

En conclusion, nous verrons si la problématique de l’immigration ne doit pas être réexaminée en termes de collaboration et de résistance. En l’absence de résistances nationales, Caldwell pense que les pays européens disparaîtront, comme Byzance a disparu devant l’Empire ottoman. La France est une des plus concernée dans cette marche vers l’auto-destruction. Nous parlerons de tout cela le 16 janvier. D’ici là je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2012.

Yvan Blot
2/01/2012

Photo : Broadsheet

Où la France est bien plus démocratique…

Où la France est bien plus démocratique…

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 11 janvier 2012, reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Mes cheveux se sont dressés sur ma tête (du moins ceux qui me restent, sans forfanterie) en lisant l’article que mes bons confrères du « JDD » ont consacré à la Hongrie.

Imaginez que ce petit pays, qui fut l’un des premiers à secouer le joug communiste, est tombé sous la coupe amère d’un dictateur au masque de velours, l’immonde premier ministre Viktor Orban ! Contre toutes les valeurs de l’Europe et de la Démocratie réunies, ce tyran abominable s’appuie sur le peuple pour persécuter ses opposants, essentiellement journalistes à la télévision d’Etat si j’ai bien compris.

Quand le pouvoir donne raison aux électeurs contre les bobos, que reste-t-il de l’Etat de droit ? La Hongrie, aujourd’hui, vit dans l’ombre de la Peur. « La peur de la délation, du licenciement – un millier de journalistes et techniciens ont été renvoyés l’année passée de la télévision publique », avertissent les journalistes du « JDD ». Vous imaginez ce qui se passerait si c’était le cas en France ? Si, sous prétexte que les Français ont élu un président de droite pour faire une politique de droite, celui-ci commençait à virer tous les militants de gauche qui contrôlent à leur profit exclusif les médias d’Etat ? Ce serait la révolution… Pardon : la dictature !

« La peur d’être privés de contrats publicitaires pour les journaux d’opposition », poursuivent les confrères. Sûr qu’on ne verrait pas ça en France : à « Minute », par exemple, nous n’arrêtons pas de refuser la publicité, au point qu’il faut se battre avec les annonceurs pour les empêcher d’entrer. On les jette par la fenêtre, ils reviennent par la porte. Et malgré cela, chaque semaine, des dizaines de milliers de lettres de lecteurs arrivent sur nos bureaux pour se plaindre de l’abus de pub dans le journal, que vous n’avez sans doute pu manquer, vous aussi, de déplorer…

« La peur d’être livrés à la vindicte populaire, comme l’ont été plusieurs intellectuels opposés à la nouvelle Constitution par un média affilié au pouvoir, qui n’a pas manqué de souligner leur judéité. » Là non plus, pas de risque que ça arrive chez nous. Ce n’est pas en France, par exemple, que l’on verrait des journalistes de la presse « politiquement correcte » téléphoner à un ministre en exercice – appelons-le Mariani – pour lui reprocher d’avoir osé donner une interview à « Minute ».

Car nous avons la chance, en France, de vivre dans une authentique démocratie, où toutes les personnalités politiques, même lorsqu’elles s’appellent Le Pen, sont traitées par les journalistes de la même manière, et où tous les médias politiques, fussent-ils « hors système », jouissent de la même considération… Vous n’en avez pas eu l’impression jusqu’à aujourd’hui ? Moi non plus.
Serions-nous tous paranoïaques ?

François Couteil

Photo en Une : Statue de la liberté. Crédit photo : Elcobbola, licence CC.
Où la France est bien plus démocratique…

La Turquie ose donner des leçons de démocratie à la Syrie

La Turquie ose donner des leçons de démocratie à la Syrie

16/11/2011 – 09h30
ANKARA (NOVOpress) –
« La Turquie a perdu espoir de voir le régime syrien répondre favorablement aux demandes de la communauté internationale d’engager des réformes démocratiques et de mettre fin à la répression », a déclaré mardi Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc. Samedi, des manifestants syriens ont défilé devant les représentations diplomatiques turques de Damas et Alep.

Cet appel à plus de démocratie en Syrie de la part de la Turquie, allié stratégique des Etats-Unis qui veulent abattre le régime nationaliste syrien, ne manque pas de sel.

Thorbjorn Jagland, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, vient en effet de demander à la Turquie de respecter la liberté de la presse. Sous le régime islamique du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan, 57 journalistes sont actuellement emprisonnés en Turquie, pays en pointe dans la persécution de nombreuses populations : chrétiens, Kurdes, Arméniens…

Photo : Ankara, Turquie. Crédit photo : Emiliano Ricci, via Flickr, licence CC.

« L’oligarchie au pouvoir », de Yvan Blot

« L'oligarchie au pouvoir » de Yvan Blot

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”warning”] Sous une apparence de démocratie, le pouvoir réel est en fait oligarchique, c’est-à-dire dans les mains d’un petit groupe d’individus. Ce pouvoir vacille : les pôles de résistance de la société civile s’affirment de jour en jour. En dernier ressort, seule la démocratie directe pourra délivrer les Français de l’oligarchie. Telle est la triple thèse d’Yvan Blot dans cet ouvrage roboratif que nous fait découvrir Henri Dubost avec beaucoup d’élégance.

Polémia [/box]

Défiance du peuple, défiance envers le peuple

« L’oligarchie au pouvoir » de Yvan Blot Si, selon Aristote, l’aristocratie (gouvernement des meilleurs pour le bien commun) dérive nécessairement en oligarchie (gouvernement de quelques-uns pour leur bien personnel), force est de constater que la démocratie (idéalement « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », selon la formule d’Abraham Lincoln) est paradoxalement également sujette aux mêmes dérives oligarchiques.

En France, mais aussi dans de nombreux pays occidentaux, on constate une méfiance croissante du peuple à l’encontre du système politique et des instruments de contrôle de l’opinion publique, médias et instituts de sondages. Il y a dix ans, les Français accordaient la note de 4,7 sur 10 à leur système politique ; elle n’est plus que de 3,7 sur 10 dans l’enquête de Bréchon et Tchernia de 2009, relève Yvan Blot. Si 73% des Français ont une image positive de l’armée et de la police, en revanche le parlement, bien qu’élu, ne recueille que 45% de bonnes opinions et les politiques ,18% ! Quant aux médias, 68% de nos concitoyens les considèrent comme « peu ou pas indépendants ». Des scores obtenus, il faut le remarquer, avant la nauséabonde saga Strauss-Kahn, le scandale Karachi ou encore les révélations des pléthoriques mises en examen tant dans les rangs du PS que de l’UMP. Le parfum de pourriture avancée qui flotte sur le monde politico-médiatique ne peut que déciller chaque jour un peu plus les Français sur les soi-disant vertus du Système…

Les représentants élus par le peuple ne contrôlent pas le gouvernement

Les candidats qui se présentent devant les électeurs sont désignés à l’avance par les partis, et sont donc choisis pour leur parfaite docilité. Ainsi, souligne Yvan Blot, « ceux qui pourraient contrôler sérieusement le gouvernement (la majorité), ne le souhaitent pas (par discipline de parti), alors que ceux qui voudraient contrôler le gouvernement (l’opposition), ne le peuvent pas, parce qu’ils sont minoritaires ». Certes, « des membres de la classe politique peuvent perdre les élections, mais ils sont remplacés par des équivalents dont la politique n’est jamais très différente de celle de leurs prédécesseurs ». En France, d’aucuns appellent ce système l’UMPS… D’autre part, « le pouvoir législatif est largement dans les mains de l’exécutif qui a l’initiative réelle des lois et qui les faits rédiger dans les ministères. Beaucoup de députés et sénateurs investissent peu sur ce travail de juristes qui parfois les dépasse et qui est peu compatible avec le travail électoral de terrain pour se faire réélire. Ils se bornent alors à signer les rapports préparés pour eux par les fonctionnaires des assemblées ». Un deuxième plafond de verre vers le ciel serein de la démocratie est ainsi constitué par l’administration (la technostructure) caste de hauts fonctionnaires non élus mais qui, de fait, concentrent entre leurs mains la réalité du pouvoir, ceci en parfaite adéquation avec l’idée d’Auguste Comte selon laquelle la souveraineté des experts doit remplacée la souveraineté du peuple. Il faut adjoindre à ce constat le fait que près des trois-quarts des lois votées par les parlementaires ne sont que des implémentations dans le droit français de directives de Bruxelles. Pour Yvan Blot, sous le nom de démocratie dite représentative, nous vivons donc sous la coupe réglée des oligarchies : l’administration civile (les technocrates), les médias (qu’Yvan Blot nomment joliment les « prescripteurs d’opinion »), les dirigeants de syndicats, les groupes de pression culturels et cultuels, etc., qui forment des réseaux en interaction puissante, laissant le citoyen totalement désarmé.

Le Gestell

Yvan Blot fonde son analyse de l’oligarchie en référence constante au Gestell heideggerien, qu’on peut définir comme une vision du monde exclusivement matérialiste, utilitariste, techniciste. L’homme idéal selon le Gestell n’a pas de racines (ni famille, ni race, ni nation, ni culture, ni spiritualité, ni religion), n’a pas de passé (un culte mémoriel totalement virtualisé et instrumentalisé dans le sens d’une repentance mortifère lui en tient lieu), n’a pas d’idéal (pur producteur/consommateur interchangeable), n’a pas de personnalité (en lieu et place, un ego hypertrophié par la publicité). Nietzsche en a prophétisé l’avènement dans son Zarathoustra, sous de nom de dernier homme.

Technique, masse, argent et ego sont les quatre idoles du Gestell dont le masque le plus pernicieux est l’égalitarisme : « Pas de berger, un seul troupeau ! », disait Nietzsche. « Tout historien sait qu’avant la guerre, il y avait bien plus de liberté de parole en France, souligne Yvan Blot. Il suffit par exemple de lire les débats à l’assemblée nationale avant guerre et maintenant. Les discours sont devenus de plus en plus techniques, convenus et plats ». Constat également alarmant sur l’extension du domaine de la barbarie : depuis 1968, soit en quelque 35 années, le nombre de crimes et délits est passé en France de 1,5 million à 4,5 millions… Quant à l’art contemporain (qu’il serait plus adéquat d’appeler art financier), il est la manifestation la plus écœurante de la transformation d’un monde classique, enraciné, en un im-monde post moderniste, cosmopolite. Dans son ouvrage Le siècle juif, Youri Slezkine oppose d’ailleurs le monde mercurien des nomades et de l’astuce (la diaspora) au monde apollinien des guerriers et du sens de l’honneur militaire. « Obscurcissement du monde, fuite des dieux, destruction de la terre, grégarisation de l’homme, suspicion haineuse envers tout ce qui est créateur et libre », tel est le bilan du Gestell selon Heidegger.

Les justifications idéologiques de l’oligarchie

Selon Yvan Blot, Le Gestell repose sur quatre piliers idéologiques : le progrès, l‘égalitarisme, le droit-de-l’hommisme, la gouvernance démocratique. Ces masques, qui se veulent séducteurs envers le peuple, mais qui constituent en fait de véritables poisons totalitaires, sont autant d’autojustifications du Gestell. Yvan Blot rappelle fort opportunément que Staline parlait volontiers de droits de l’homme et que l’URSS a voté la Charte universelle des droits de l’homme de 1948, alors même que le régime bolchevique menait une politique intérieure fondée sur une effroyable terreur. « Derrière le progrès, il y a l’utilitarisme du Gestell qui détruit les racines, fait de l’homme une matière première privée de patrie. Derrière l’égalité, il y a la destruction des libertés, l’oppression, et la diffusion d’un esprit de haine qui déchire le tissu social. Derrière les droits de l’homme, il y a la volonté de légitimer tous les caprices de l’ego, quitte à menacer l’ordre public et l’Etat de droit lui-même. Derrière la gouvernance démocratique, il y a l’oligarchie et la volonté d’empêcher le peuple de participer vraiment au débat public, sous prétexte d’étouffer le “populisme” », observe Yvan Blot. Ces oripeaux idéologiques du Gestell se retrouvent d’ailleurs aussi bien à gauche qu’à « droite » : il existe une « droite » mondialiste, utilitariste, politiquement correcte, hostile à la famille et à la nation qui, comme la gauche, est totalement à la botte du Gestell.

« Là où règne le péril, croît également ce qui sauve ! »

Mais selon Yvan Blot, le Gestell, en tant qu’il nie l’essence de l’homme, ne peut que s’effondrer. La préférence pour l’immédiat, la déresponsabilisation des individus, la réification de l’humain et de la vie, le choix systématique de l’hédonisme et de l’esthétisme contre l’éthique, aboutissent à un effondrement civilisationnel, ainsi que l’ont montré Hans Herman Hoppe dans son ouvrage Democracy, the God that failed, et Jean-François Mattéi dans La barbarie intérieure. Entre autre dans le domaine de la démographie, la dictature du Gestell aura en Europe des conséquences catastrophiques dans les vingt prochaines années, souligne Yvan Blot, ceci en accord avec le démographe Yves-Marie Laulan pour lequel « la démographie scande l’histoire ». L’éviction des Serbes du Kosovo, qui nous rappelle d’ailleurs que l’histoire est tragique, est l’illustration la plus récente de ce principe. Pour Yvan Blot, un des contrepoisons au Gestell est l’ « autonomie de la pensée existentielle ».

En termes plus triviaux : on ne peut mentir tout le temps à tout le monde… Yvan Blot prend entre autre l’exemple politiquement incorrect de l’immigration. Le bombardement systématique du slogan « L’immigration est une chance pour la France », avec statistiques et études enchanteresses à l’appui, après avoir pendant trente ans sidéré les foules et empêché toute prise de conscience du phénomène de substitution de population, finira par être perçu comme un insupportable mensonge par ceux-là même qu’il était censé normaliser. Tout comme les citoyens de l’URSS ont fini par constater, malgré l’omniprésence de la propagande du régime, le gouffre béant entre l’idéologie et le réel. Pour Yvan Blot, cette Aléthéia (dévoilement en grec) « ne dépend pas de la volonté des hommes mais de changements internes à l’être du destin (ce que les Grecs appelaient Moira) ». Incontestablement, entre autre avec Internet, la parole s’est libérée, dans le peuple en général et parmi les jeunes tout particulièrement. L’Aléthéia semble donc irréversible. Ce qui est vrai des victimes de l’insécurité et de l’immigration l’est aussi de celles de la spoliation fiscale et patrimoniale. Yvan Blot insiste également sur ceux qu’ils nomment les « héros », les éveilleurs de peuples qui savent cultiver les vertus guerrières et le désintéressement, ainsi que sur le rôle du catholicisme, mais un catholicisme qui aurait naturellement retrouvé sa dimension combattante. Celui par exemple du pape saint Pie V dont les appels à la lutte contre l’islam aboutirent à la magnifique victoire de Lépante sur le Turc en 1571. Et Yvan Blot fait également sien le profond aphorisme du poète Hölderling : « Là où règne le péril, croît également ce qui sauve ! »

Les contrepoisons politiques : enracinement national et démocratie directe

« Vouloir séparer les notions idées de nation et de démocratie est un leurre » affirme Yvan Blot, remarquant avec Heidegger qu’il s’agit de mettre l’identité (qui rassemble) avant l’égalité (qui disperse. Lorsque les Athéniens se réunissaient sur l’agora pour décider de la chose commune, ils le faisaient au nom de leur famille et de leur lignée, non pas simples expressions de contrats comme le voudrait le Gestell, mais liens transcendants entre individus. Seule l’appartenance nationale est garante d’une cohésion sans laquelle il ne saurait y avoir de démocratie. Or « il n’y a pas de nation sans volonté politique de ses citoyens d’en faire partie ». D‘où le puissant levier de cohésion nationale qu’est la démocratie directe, laquelle est fondée sur deux outils essentiels : le référendum veto et l’initiative populaire. Le premier consiste à permettre au peuple d’annuler une loi votée par le parlement. La seconde est une pétition pour soumettre à référendum un projet de loi voulu par les citoyens signataires sur un sujet que le gouvernement ou le parlement ignorent ou ont peur d’aborder. En Suisse, une initiative populaire a abouti à un référendum anti-minarets, largement remporté par son initiateur, l’Union Démocratique du Centre, premier parti de la Confédération, et de très loin, en nombre d’électeurs. Les adversaires de la démocratie directe allèguent la non-maturité ou le manque d’ « expertise » des citoyens. Or des études universitaires très poussées, tant en Suisse qu’aux Etats-Unis, ont montré que les décisions du peuple, quand on consent à lui donner directement la parole, sont toujours modérées et raisonnables.

« En France, conclut Yvan Blot, il faudra sans doute une crise grave pour que l’oligarchie politique se résolve à introduire la démocratie directe ». Au vu des derniers événements, entre autre crise de l’euro et crise de l’endettement des Etats, nous n’en sommes plus très loin…

Henri Dubost

– Yvan Blot, L’oligarchie au pouvoir, Editions Economica, 2011, 144 pages

Yvan Blot, ancien élève de l’ENA, docteur ès-sciences économiques, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen. Créateur de l’association « Agir pour la démocratie directe » qui demande que l’on applique l’intégralité des articles 6 et 14 de la Déclaration es Droits de l’Homme et du Citoyen, qui autorise le peuple à voter directement par référendums les lois et les impôts.

[box class=”info”] Source : Polémia – 10/11/2011 [/box]

Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

Apologie de la démocratie directe dans le Rhône ou l’hypocrisie de la classe politique

13/10/2011 – 18h30
LYON (NOVOLyon) – Selon la fédération du Rhône du Parti socialiste, 70.000 personnes ont participé aux primaires socialistes dans le département. Ce nombre correspond à 7 % des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Le peuple et ses représentants vus par KonkTrès justement, la fédération socialiste voit, dans cette mobilisation massive, un avènement de la démocratie directe. D’ailleurs, dès les premiers résultats, le charivari médiatique s’est mis en route. Tous les candidats socialistes se sont attribué ce succès, paradant sur les plateaux de télévision pour encenser cette « démocratie directe » parée de toutes les vertus. Pourtant, ce sont ces mêmes élus et candidats qui la condamnaient en 2009 et en 2010 lorsque les Suisses avaient « mal voté ». En novembre 2009, ils étaient nombreux à critiquer le processus de démocratie directe représenté par la votation suisse, lors du référendum sur l’interdiction des minarets. Des critiques similaires ont fusé en 2010, lorsque les Suisses ont récidivé en refusant le droit de vote des étrangers !

Là où la démocratie directe est considérée comme un acte citoyen lors d’élections internes à un parti, elle est vilipendée par la classe politique comme le pire des maux pour la société. Ainsi la démocratie directe fait peur. Il est donc nécessaire de rappeler aux élites politiques que la démocratie directe est la voix du peuple. Son résultat n’a pas à être interprété, transformé ou contourné* mais seulement accepté.

Attardons nous sur le cas du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb. Pilier du Parti socialiste depuis plus de vingt ans, il a habitué les Lyonnais à… rien ! La démocratie directe n’existe pas, les Gones et les Fenottes ne sont jamais consultés sur les décisions importantes à prendre sur l’avenir de la capitale des Gaules. Et pourquoi leur demander puisqu’ils n’ont pas de velléité à faire entendre leurs voix ? La simple évocation du principe de subsidiarité, si cher à Charles Maurras et Proudhon, de parlements provinciaux, de démocratie directe et de référendum populaire n’évoquent plus rien à des citoyens habitués à ne rien dire et à subir.

D’ailleurs à quoi bon s’offusquer puisque les Lyonnais et les Français en règle général savent très bien que ce ne sont plus les hommes politiques qui décident pour eux.

Dans un extrait de son livre « Et si la France s’éveillait », le sénateur-maire de Lyon ne peut s’empêcher de nous révéler que le peuple et ses représentants ne dirigent plus la France. D’ailleurs, Gérard Collomb ne se plaint pas de cet état de fait, ne soyez pas naïfs, il s’en prend à Nicolas Sarkozy, car il continue de croire ou plutôt de nous faire croire que le peuple français décide pour lui-même.

Extraits de « Sarkozy, le plus hexagonal de nos présidents » :
[box]Urne électorale« En France, nos joutes politiques continuent à s’organiser comme si tout pouvait encore se décider dans le seul cadre hexagonal, comme si nous étions maîtres de tout, comme si l’économie et la société françaises n’étaient pas désormais totalement immergées dans un monde qui a vu se réduire à la fois le temps et l’espace, comme si nous pouvions encore décider et agir seuls. (…) Nous faisons croire qu’il nous est possible de mener à notre guise des politiques de relance, des politiques salariales, des politiques de protection sociale totalement déconnectées de celles de nos voisins, comme si nous n’étions pas liés par des interdépendances de plus en plus fortes. D’où ce raisonnement simpliste de la France seul maître à bord, qui est, pour nous, une tentation permanente. Cette fâcheuse tendance marque évidemment la politique de Nicolas Sarkozy, le plus hexagonal et le plus jacobin des présidents que nous ayons eus. Ma conviction est que Nicolas Sarkozy se perd, et la France avec lui, dans cette croyance en la toute-puissance de l’Etat-nation, mais que la gauche n’échappe pas davantage à cette illusion. »[/box]

En clair, le peuple ne décide plus de l’avenir de la France et les décisions ne se prennent plus dans l’isoloir. Avouons le, on s’en doutait un peu… Mais une question demeure : où se prennent les décisions si nous ne sommes plus « maîtres à bord » et que l’on ne décide « plus dans le seul cadre hexagonal » ? La réponse se fait attendre…

*comme cela a été fait pour le référendum pour le Traité de Lisbonne. Le non avait été majoritaire, mais M. Sarkozy a quand même ratifié le traité en détournant la constitution.

Le Parti pirate grand gagnant des élections locales à Berlin

Le Parti pirate grand gagnant des élections locales à Berlin

21/09/2011 – 19h30
BERLIN (NOVOpress) – C’est la grosse surprise des élections locales du dimanche 18 septembre à Berlin. Le Parti pirate obtient 16 sièges au parlement régional. Avec 8,9% des suffrages. Et surtout un score plus de quatre fois supérier au FDP (le parti libéral, partenaire de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel).

Tel son homologue français, interrogé par le Nouvel Observateur, le Parti pirate milite pour : “la défense des libertés et des droits du citoyens, le libre accès au savoir et à la culture (en promouvant le partage), et la lutte contre le système des monopoles (notamment en remettant en cause les brevets). Le tout dans une démarche citoyenne, une véritable démocratie participative”.

Le Parti Pirate casse la dichotomie politique droite-gauche traditionnelle. Si certaines de ses mesures sociales le rapprochent de la gauche (gratuité des transports en commun, droit à une allocation universelle), il se réclame de garndes figures du libéralisme comme Alexis de Tocqueville ou Thomas Jefferson. De plus, son fondateur avait sa carte à la CDU (le parti d’Angela Merkel) alors que certains de ses membres se réclament de Karl Marx.

En tout cas, le succès du Parti pirate est tel qu’il a obtenu plus de sièges que de candidats présentés :  16 sièges pour 15 candidats…

New York : victoire historique des Républicains et camouflet pour Obama

New-York : victoire historique des Républicains et camouflet pour Obama

14/09/11  13h00
NEW YORK (NOVOpress)
– Le ciel électoral ne cesse de s’obscurcir au dessus de la tête du président américain Barack Obama.

Les Républicains ont en effet remporté un siège de représentant au Congrès dans la 9ème circonscription de New York, fief traditionnel et historique des démocrates. Ce basculement dans le camp républicain représente une grande victoire symbolique pour l’opposition et fragilise encore un peu plus le président, déjà très attaqué sur sa mauvaise gestion de la crise économique.

C’est l’homme d’affaires républicain Bob Turner qui a porté ce nouveau coup aux démocrates en remportant le siège face à son adversaire Dave Weprin.

Cette élection faisait suite à la démission de l’ancien détenteur du siège, le démocrate Anthony Weiner, impliqué dans un scandale sexuel suite à l’envoi de photos de lui scabreuses à des jeunes femmes via Twitter.

La démocratie totalitaire ou comment le despotisme oriental s’installe en Europe

Le Système aime se parer des couleurs de la « démocratie », qu’il oppose bien sûr à l’horrible dictature. Les révolutions arabes ne déboucheraient-elles pas enfin sur « la démocratie » ? Mais que recouvre ce terme exactement ? Voilà bien le problème aujourd’hui.

La démocratie comme procédure non comme contenu

La science politique classique distinguait traditionnellement les régimes politiques selon leur forme. Pour reprendre une classification basique : le gouvernement d’un seul (monarchie), le gouvernement des meilleurs (aristocratie), le gouvernement du peuple (démocratie), cette classification pouvant, bien sûr, être raffinée à l’infini.

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