L’islam est-il compatible avec la démocratie ?

J’ai posé en titre de cet article une question dont je connais la réponse.

Non, bien sûr, l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. Toute personne qui connaît un tant soit peu l’islam le sait.

Le Coran, censé être la parole de Dieu dictée en arabe, le dit : Allah énonce des lois que les musulmans doivent respecter à la lettre, il gouverne le ciel et la terre, et aucun être humain électoralement désigné par d’autres êtres humains ne peut prétendre gouverner un peuple quel qu’il soit.

Les êtres humains ne peuvent se donner à eux-mêmes des lois.

Le Coran n’admet aucun écart, et dit que tout musulman doit non seulement respecter à la lettre les lois énoncées par Allah, mais doit obéir à l’intégralité de celles-ci.

Cela signifie qu’un musulman qui ne le fait pas n’est pas un bon musulman et que ce qu’on appelle en Occident les « musulmans modérés » ne sont pas de bons musulmans.

(J’explique tout cela en détail dans mon livre « L’ombre du djihad ».)

Quiconque regarde la planète constate aisément que l’incompatibilité entre islam et démocratie se vérifie dans les faits.

Sur cinquante-sept pays musulmans sur la terre, ceux qui sont censés connaître des éléments de démocratie se comptent sur les doigts d’une seule main.

Et je parle d’éléments de démocratie, pas de démocratie à proprement parler – ce qui signifie que des élections peuvent y avoir lieu, mais qu’elles conduisent toujours assez vite à la victoire du candidat le plus islamiquement correct.

L’exception a été la Turquie, tant que les règles fixées par Mustafa Kemal, qui détestait l’islam et n’hésitait pas à le dire, ont été en vigueur et tant que l’armée laissée par lui veillait.

Mais, dès qu’un islamiste a pu éroder ces règles et transformer l’armée, l’exception a cessé d’en être une, et l’islamiste Erdogan a fait de la Turquie une tyrannie islamique.

Les naïfs ont imaginé que la Tunisie serait une autre exception et ont pris le renversement de Zine Ben Ali (qui avait vis-à-vis de l’islam des réserves proches de celles énoncées par Mustafa Kemal) pour une bonne nouvelle permettant au pays de devenir une démocratie musulmane.

Ce qui restait de cette illusion vient de tomber, ce qui n’a rien de surprenant pour ceux qui se souviennent qu’Ennahda avait gagné en 2011.

Depuis, deux présidents se sont succédés qui ont été très conciliants avec Ennahda et ont gouverné ou passé accord avec ce parti islamiste.

Un troisième président vient d’être élu, Kais Saied, présenté en France comme « ultra-conservateur », expression qui ne veut rien dire et qui est totalement inadéquate pour le décrire, ou comme « robespierriste », expression qui ne veut rien dire non plus et qui est, là encore, totalement inadéquate pour le décrire.

Kais Saied est islamiste, se déclare en guerre contre l’Occident et contre Israël, et entend mettre fin aux élections législatives.

Il va faire glisser la Tunisie vers la tyrannie islamique, et il le fera avec l’assentiment de la population tunisienne et même, cela doit être souligné, avec l’assentiment des Tunisiens vivant dans les pays d’Europe, particulièrement en France où ils sont nombreux.

Ainsi une tyrannie islamique prend forme aux portes de la France et à faible distance des côtes italiennes (cent cinquante kilomètres séparent Tunis de la côte sicilienne), ce qui n’est pas bon signe (l’économie tunisienne se délabre à grande vitesse).

Plus grave encore, des musulmans vivant en Europe, particulièrement en France, et votant pour un président islamique, montrent que l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie est un problème très lourd pour l’Europe, en particulier pour la France (qui est le principal pays musulman d’Europe).

Le vote des Tunisiens est à regarder en face.

Le vote des Algériens et des Marocains, si on l’observe, va dans la même direction que le vote des Tunisiens.

La France ne deviendra pas une tyrannie islamique, mais elle est déjà un pays sous influence islamique.

Par ailleurs, les données démographiques, la poursuite d’une immigration musulmane (présentement au rythme de 400 000 nouveaux arrivants par an) montrent que l’influence islamique est destinée à s’accroître sur la France, et les propos de Macron et du gouvernement, par-delà les faux-semblants, sont porteurs de marques indéniables de glissement vers la soumission.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Pourquoi la France reste volcanique, par Ivan Rioufol

Rien ne sera plus comme avant“, a promis Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. “Je peux mieux faire“, avait dit préalablement le chef de l’Etat, lors de sa conférence de presse de jeudi dernier. En réalité, un homme ne change jamais vraiment. D’ailleurs, en prenant ce jour-là une posture gaullienne – le président assis derrière un bureau, surplombant les journalistes conviés à l’Elysée – Emmanuel Macron s’est donné à voir, à nouveau, en monarque républicain. Or le peuple en colère ne veut plus de cette démocratie confisquée, qui persiste à vouloir écarter une partie des Français de la maîtrise de leur destin. Tout sonne faux quand le chef de l’Etat feint de redécouvrir la nation, les frontières, le besoin d’enracinement, l’art d’être Français.

Ces thèmes-là ne seront jamais mieux défendus que par les populistes qu’il a désignés comme ses ennemis. Son “patriotisme inclusif” dit son insincérité : l’inclusion est ce nouveau mot du politiquement correct qui permet d’enterrer l’assimilation et l’intégration au profit d’un modèle de société multiculturelle. L’inclusion dissimule une bombe à retardement, en invitant les communautés à se développer sans contraintes ni modèles imposés.

Il faut avoir le toupet de Macron pour oser affirmer : “Nous sommes en train d’inventer une nouvelle forme de démocratie“, tout en refusant le référendum d’initiative citoyenne, même encadré, et en n’octroyant que 20% de proportionnelle pour de futures élections législatives. En revanche, rien n’est plus démagogique que de proposer de supprimer l’ENA ou d’instituer, dès juin, une assemblée citoyenne sur la transition écologique grâce au tirage au sort de 150 Français. Comme le rappellent ce lundi, dans Le Figaro, des pétitionnaires qui s’alarment sur la précipitation du pouvoir à rebâtir Notre Dame : “L’exécutif ne peut se passer d’écouter les experts“. Ce ne sont pas les élites en elles-mêmes qui posent problème; elles sont nécessaires au bon fonctionnement de la société. Le drame français est dans l’incapacité des puissants à comprendre les plaintes de ceux d’en bas.

Aujourd’hui, on ne reconnaît plus ce qu’est devenue la France“, s’est désolée Ségolène Royal, ce matin sur RTL. Mais ce sont tous ces dirigeants qui ont mis le pays dans cet état, en refusant d ‘écouter les lanceurs d’alerte. Tant que cette fracture entre les dirigeants et les citoyens ne sera pas résorbée, la France restera volcanique. Macron ne comprend rien à son époque, c’est-à-dire au retour des peuples (1).

(1) André Bercoff, Le retour des peuples, Hugo-Doc

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Interdit d’interdire : Les sondages nuisent-ils à la démocratie ?

19/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cette nouvelle émission, Frédéric Taddeï reçoit : Mathias Reymond, journaliste, animateur d’Acrimed ; Ludovic Torbey, co-fondateur de la chaîne Osons Causer ; Marie Gariazzo, directrice adjointe du département opinion de l’IFOP ; Bruno Jeanbart, directeur général adjoint de l’institut de sondage OpinionWay


Etienne Chouard : « Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie ! »

10/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Est-ce le Grand Soir pour les Gilets Jaunes? Le RIC, dont il est l’un des promoteurs, est-il la solution miracle pour sauver la démocratie représentative?

Les accusations de complotisme? Le professeur d’économie et de droit, militant et blogueur politique, Étienne Chouard a longuement répondu aux questions de Sputnik.


Les élites trahissent la démocratie !

La démocratie est devenue le nom qui désigne un système politique où les droits des étrangers doivent l’emporter sur ce que veut le peuple et au détriment de celui-ci.

Le 8 mai 1945, le totalitarisme nazi était vaincu. Le bras de fer entre les démocraties occidentales et le totalitarisme marxiste commençait. En 1989, la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique avaient soulevé l’espoir d’une victoire définitive des démocraties. Certains imaginaient que la fin de l’Histoire était en marche avec l’avènement d’un monde unipolaire faisant régner, selon le vœu de Kant, une paix perpétuelle au sein d’une humanité vouée aux échanges commerciaux et culturels encadrés par un droit unanimement reconnu. Près de trente ans après, le bilan est désolant. La démocratie comme la paix semblent en panne. Jour après jour, le voile des illusions se déchire. Deux élections viennent de se dérouler, au Liban et en Tunisie.

Les électeurs ne se sont pas bousculés : 49,2 % pour les législatives libanaises, 33,6 % pour les municipales tunisiennes. On peut se consoler en disant qu’au Liban, on élisait des députés après neuf ans de gel des élections en raison de l’insécurité, et qu’en Tunisie, ce sont les premières municipales depuis 2011 et la chute de la dictature. On peut encore se réjouir que ces deux pays, que la France a fortement marqués, soient les moins éloignés d’une démocratie à l’occidentale, et pour la Tunisie le seul à avoir maintenu les acquis politiques du printemps arabe, tempérés par le marasme économique et les actes terroristes. Il s’agit d’une bien mince consolation, lorsqu’on observe que le vainqueur en Tunisie, avec 27,5 % des voix, est Ennahdha, le parti islamiste qui est l’émanation locale des Frères musulmans. Ils offrent, dans ce pays, une vitrine présentable. En Libye ou en Syrie, ils ont le visage de la guerre, en Égypte celui du terrorisme, et la Turquie, sous leur férule, s’éloigne à grands pas de la démocratie et de l’Occident.

Au Liban, ce sont les islamistes chiites du Hezbollah qui l’ont emporté, ce qui n’a rien de rassurant. Néanmoins, à Tunis comme à Beyrouth, il y a une représentation de la diversité. Dans le premier cas, celle-ci passe par la résistance relative du parti présidentiel, avec 22,5 % des voix. Pour les chrétiens alliés pour les uns aux chiites, avec le président Aoun, pour les autres aux sunnites, avec les Forces libanaises, les résultats ont été meilleurs qu’attendu et leur permettront de conserver un rôle essentiel.

Autour de ces deux pays, et à l’exception d’Israël, ni les interventions militaires occidentales, ni les prétendues révolutions arabes n’ont changé un décor qui s’est, au contraire assombri. Les alliés des démocraties occidentales sont des monarchies féodales islamistes dont les valeurs sont aux antipodes des nôtres. Les moyens financiers gigantesques dont elles disposent leur permettent de promouvoir une conception des droits de l’homme paradoxale et d’irriguer la planète par un prosélytisme multiforme qui va de la conversion à la guerre. Cette alliance contre-nature, qui pouvait être justifiée contre le bloc communiste, perdure en soulignant l’imposture des démocraties occidentales. Les courbettes empressées de nos dirigeants convertis en VRP spécialisés dans la vente d’armes et, plus que jamais, grands lécheurs de babouches, leur volonté absurde de faire perdurer la guerre froide contre la Russie, soulèvent des doutes sur l’authenticité de leur posture.

L’Union européenne offre un étonnant spectacle où la sainte-alliance des démocrates se noue contre le populisme en mettant au ban de l’empire du Bien les États qui ont le front de résister à ses décrets. Viktor Orbán vient de gagner les élections législatives hongroises haut la main, mais c’est une commission présidée par l’ex-Premier ministre battu d’un confetti fiscalement paradisiaque qui prétend le rappeler à l’ordre et menacer de lui couper les vivres. La démocratie est devenue, pour les tenants de la pensée unique, le nom qui désigne un système politique où les droits des étrangers doivent l’emporter sur ce que veut le peuple et au détriment de celui-ci. Les défaites les plus inattendues ne s’expliquent le plus souvent que par la trahison. La trahison des élites, dénoncée à juste titre par Christopher Lasch, est la seule explication de l’état lamentable de nos démocraties.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Vidéo] Corruption et impunité : la démocratie abusée

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Historiquement, le droit a su se satisfaire d’un équilibre entre crime et légalité au sein de nos institutions. Cet équilibre est aujourd’hui perturbé. Alors que la souveraineté de nos pouvoirs politiques est menacée par l’ampleur croissante des pouvoirs économiques, notre « culture de l’impunité » commence à dessiner une ombre bien large.

Et la démocratie est en ligne de mire.


La démocratie est confisquée et personne ne dit rien ?

La démocratie n’est certainement plus qu’une coquille vide. Parmi les mutations en cours, nous avons précédemment constaté que le politique tend à s’effacer au profit d’un juridisme contractualiste en pleine expansion. Autrement dit, faisant la part belle aux accords entre personnes (physiques ou morales) et réduisant ipso facto le contrôle de l’État (et ses immixtions autoritaires) sur les transactions privées. En fait, c’est tout l’esprit du droit anglo-saxon moderne qui contamine notre système juridique et, par voie de conséquence, bouleverse nos institutions et l’esprit de nos lois… ainsi que des structures mentales héritées du monde romain et presque inchangées depuis vingt siècles. Comprenons que cette configuration inédite modifie en substance notre rapport au monde et la perception que nous en avons (le filtre idiosyncrasique). Le gouvernement des juges (ceux d’instances arbitrales séparées du domaine régalien) annonce ainsi un changement de nature du pouvoir.

Maintenant, il est d’autres manifestations du dépérissements du politique beaucoup plus immédiatement appréhensibles et préexistant à l’élection fracassante de M. Macron… mais que celle-ci a mises à nu. À commencer par la dislocation des partis traditionnels de gauche et de droite et celle du Front national qui – normalement – ne devrait pas survivre à son effondrement d’entre les deux tours. Maintenant, reste à savoir si les morceaux peuvent être encore recollés et si les partis décomposés sont susceptibles de resurgir de leurs cendres. Ceci pourrait être effectivement envisageable si ces éclatements n’étaient, en réalité, les révélateurs d’un vide préexistant. En témoigne la disparition déjà ancienne des lignes de démarcation entre gauche et droite, confusion des genres qu’ont épinglée des formules comme l’UMPS ou la drauche (*).

Depuis longtemps, les factions politiques dominantes sont paradoxalement minoritaires (La République en marche écrase l’Assemblée de tout son poids avec seulement 14,5% des inscrits !). Le condominium sur les affaires publiques socialistes et républicains n’est, en fait, parvenu à se maintenir pendant un demi-siècle que grâce à de tortueuses politiques d’alliance, de redistribution de la manne des postes et des prébendes, et de découpages électoraux ad hoc. En un mot, la dichotomie droite/gauche non seulement a vécu, mais elle était devenue depuis belle lurette une fiction que seule masquait l’inertie du système. Les arbres vermoulus et creux peuvent rester debout indéfiniment en dépit des bourrasques jusqu’à ce qu’un souffle indu les mette à bas !

Or, il ne s’agit pas d’une simple reconfiguration du paysage politique mais bien d’un phénomène dont il n’est pas certain que les observateurs aient bien mesuré toute la portée. Alors, quelles leçons tirer de la débâcle structurelle des partis ?

La première est que la démocratie n’est certainement plus qu’une coquille vide. On en est à stigmatiser ceux qui (par exemple la Manif pour tous) s’insurgent contre des lois jugées scélérates au motif qu’il serait antirépublicain (illégal) de contester des textes adoptés par les assemblées. Mais qui compose le Parlement ? Les votes y sont-ils à ce point légitimes qu’il devienne interdit de les contester ? Car par quels mécanismes d’exclusion des partis plus ou moins fantoches sont-ils parvenus à un tel degré de monopole législatif ? Peut-on, en effet, prendre au sérieux une représentation du peuple interdisant à un quart de l’électorat toute voix au chapitre ? Cela commence à se voir et certains, d’ailleurs, font mine de s’en émouvoir. Le plus surprenant, dans l’affaire, n’étant pas que la démocratie soit confisquée mais que se soit tissé un tel consensus du silence autour de ce déni de démocratie – une forfaiture avérée. Que les bénéficiaires se taisent, soit, mais les autorités morales, les intellocrates, les juristes ? Personne ne s’indigne et tous cohabitent jusqu’à présent dans le meilleur des mondes politiciens en négation du principe de souveraineté populaire… réduite à n’être plus qu’un savant criblage de toutes les impuretés électorales qui pourraient gripper une machine à produire une forme molle de goulag consensuel. Il était temps que cela s’arrêtât.

(*) Expression que vulgarise Benoît Hamon en décembre 2012 alors qu’il est ministre de l’Economie sociale et solidaire, pour désigner « les politiques dites sociales mais tout à fait libérales ».

Jean-Michel Vernochet

Texte daté du 8 janvier et repris du site Polemia

Des mots, des mots… Démocratie ?

13/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les Révolutions françaises et américaines ont mis fin à des régimes monarchiques et absolus afin de donner le pouvoir au peuple par l’instauration de régimes “démocratiques”.

L’histoire était belle… Mais en fouillant un peu le sujet, on se rend compte que la réalité historique est bien différente. Si les Révolutions françaises et américaines ont rejeté la monarchie, elles ont tout autant rejeté la démocratie. Elles ne marquent pas tant le point de départ d’un pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple que la constitutionalisation d’un régime représentatif.

La « démocratie », dont aiment tant parler nos représentants aujourd’hui, n’est peut-être pas si évidente à désigner.

Une vidéo didactique proposée par Datagueule.


Tribune libre – La République anti-démocratique, par Vincent Revel

Carte France Provinces

Quand un homme politique prend un ton solennel, c’est qu’il va nous parler des valeurs de la République. Même si elles sont constamment bafouées, ces valeurs (égalité, fraternité, liberté, civisme, patriotisme, laïcité…) sont présentées comme de nouveaux commandements à vocation universaliste. Peu importe que ces valeurs ne relèvent d’aucune réalité historique, peu importe qu’elles aient été détournées par de fausses démocraties au profit d’un système oligarchique, mondialisé, consumériste, cosmopolite, l’essentiel est qu’elles se mettent au service exclusif de la nouvelle religion libérale des « droits de l’homme ».

Notre République est soi-disant une démocratie et, de ce fait, tous les moyens sont bons pour faire taire ses opposants. Telle est la logique actuelle de ce qui nous sert de dirigeants. Avec une lecture manichéenne revendiquée de l’histoire, notre élite peu inspirée ne cesse, avec l’aide des médias complices, de nous vendre en boucle le modèle de société multiculturelle où l’être enraciné dans une terre et une mémoire devrait impérativement laisser la place au nouvel individu hédoniste nommé « citoyen du monde ».

Dans cette logique globale et mondialiste, tout ce qui rappelle les valeurs ancestrales, comme les coutumes, les traditions, les liens familiaux et claniques, devient obsolète, périmé et nuisible au bon fonctionnement des sociétés dites progressistes et modernes. Si vous vous risquez à émettre un avis différent, vous devenez immédiatement une personne infréquentable méritant d’être ostracisée.

Pour cette raison, parmi d’autres causes répondant à des intérêts personnels et de partis, nos politiques ont décidé, depuis quelques années, de déconstruire et de détruire ce qui peut encore rattacher l’individu à une histoire et à un terroir souvent symboles d’une identité charnelle. Les dernières réformes territoriales vont toutes dans ce sens avec la naissance de nouvelles régions (Hauts de France, Grand Est), de nouveaux cantons, de nouvelles métropoles (Lyon), déconnectées de leurs vieilles provinces historiques, aboutissant même à la dissolution de communautés de communes représentant parfois un terroir ancien possédant une forte identité locale.

Cette frénésie de réformes ne répond, malheureusement, à aucune logique sur le long terme et n’apporte aucune solution au blocage structurel de nos institutions et administrations. A l’heure où nos vieilles et riches provinces (Alsace, Lorraine, Champagne, Saintonge, Forez, Velay, Dauphiné, Flandre, etc.) s’effacent soi-disant pour laisser place à des structures moins coûteuses et plus fonctionnelles, nous nous retrouvons avec un « millefeuille » d’élus ne représentant souvent rien d’autre que leurs familles politiques.

Notre République jacobine est à bout de souffle et ses incohérences s’expriment pleinement à chaque élection. A l’heure où le Parti socialiste, avec moins de 90 000 adhérents à jour de leurs cotisations, dirige unilatéralement le pays, le Front national, premier parti de France, réussit difficilement à aligner deux députés à l’Assemblée nationale !

Pour remédier à ses défaillances anti-démocratiques, il nous faudrait engager une véritable rupture avec notre système centralisateur et renouer avec nos vieilles provinces en créant une fédération unie autour d’un projet patriote. Seul un système fédéral antimondialiste et « anti-multiculturel », plus proche des citoyens, attaché au suffrage proportionnel et à la possibilité d’avoir recours aux référendums d’initiative populaire, comme pour nos voisins Suisses, reconnaissant aussi l’identité charnelle de chaque province, à vocation « localiste » et non universaliste, pourra remédier à la grave crise de confiance qu’ont les Français envers leurs politiques.

En attendant que nos vieilles provinces renaissent de leurs cendres, nous nous consolerons avec la belle victoire du FPÖ au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, signe d’un ras-le-bol affirmé d’une grande partie d’Européens, décidés à rompre définitivement avec les technocrates de Bruxelles et leurs sbires locaux.

Vincent Revel

La démocratie représentative représente-t-elle vraiment le peuple français ?

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La Ve République est née en 1958, il y a presque 60 ans. C’est elle qui définit les règles de notre démocratie représentative. Sauf qu’au fil des élections, la notion de représentativité s’est effritée doucement mais sûrement, faisant grimper dans le même temps l’abstention à chaque élection.

Cette vidéo de Data Gueule nous donne des éléments de réponse très intéressants.


Le totalitarisme à front renversé : comprendre les États-Unis

Source : lescrises.fr
Le livre Democracy incorporated. de Chalmers Johnson propose un diagnostic controversé, mais en fin de compte convaincant, sur la manière dont les États-Unis ont succombé à une tentation totalitaire inconsciente et permet de comprendre comment ils sont contrôlés. Si l’ouvrage n’est disponible qu’en anglais, sa recension traduite par lescrises.fr est déjà des plus éclairantes.

http://www.les-crises.fr/le-totalitarisme-a-front-renverse/

Pendant plus de deux générations, Sheldon Wolin a enseigné l’histoire et la philosophie politique, de Platon à nos jours, aux étudiants de Berkeley et Princeton […] Il est l’auteur d’ouvrages primés et désormais classiques tels que : Politique et Vision (1960, édition revue et augmentée en 2006), et Tocqueville entre deux mondes (2001), ainsi que de nombreux autres ouvrages.
[…]
Son dernier ouvrage, , Democracy Incorporated: Managed Democracy and the Specter of Inverted Totalitarianism (Démocratie S.A., la démocratie contrôlée et le spectre d’un totalitarisme à front renversé), est un brûlot contre la gestion actuelle du pouvoir aux États-Unis. Il évoque notamment les évènements des dernières années et donne des propositions pour éviter que notre système ne sombre dans les méandres de l’histoire en compagnie de ses prédécesseurs totalitaires : l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie, et la Russie bolchevique. Le moment est bien tardif, et il est peu probable que le peuple américain se réveille et emprunte le chemin qui éviterait à notre nation de connaître son Crépuscule des Dieux. Toutefois, Wolin est celui qui analyse le mieux en quoi l’élection présidentielle de 2008 ne changera rien à notre destin. Ce livre démontre pourquoi la science politique, lorsqu’elle est appliquée correctement, reste la reine des sciences sociales.
[…]
Pour synthétiser son argumentation complexe, depuis la Grande Dépression, les forces jumelées de la démocratie contrôlée et de “Superpuissance” ont pavé la voie pour quelque chose de nouveau : le « totalitarisme inversé », forme tout aussi totalitaire que son avatar classique, mais reposant sur la collusion interne, l’apparence de liberté, le désengagement politique au lieu de la mobilisation des masses, et comptant davantage sur les « médias privés » que sur des officines gouvernementales pour renforcer sa propagande sur la version officielle des évènements. Il est inversé dans le sens où il ne nécessite pas de coercition, de puissance policière ou d’idéologie messianique à l’instar des versions fasciste, nazie ou stalinienne (à noter toutefois que les États-Unis ont le plus fort taux de citoyens emprisonnés – 751 pour 100 000 habitants – de toute la planète). Selon Wolin, le totalitarisme inversé a vu le jour « de façon imperceptible, non préméditée, et avec les apparences d’une parfaite continuité avec la tradition politique du pays ».
Le génie de notre système totalitaire inversé est de « manier un pouvoir totalitaire sans le montrer, sans créer de camp de concentration, sans imposer d’idéologie uniformisante, et sans supprimer les éléments dissidents tant qu’ils restent inoffensifs. La régression du statut de “peuple souverain” à celui de “sujet impuissant” est le symptôme d’un changement de système, d’une démocratie qui est un moyen de “populariser” le pouvoir à celle qui n’est que la marque d’un produit que l’on vend chez nous et à l’étranger. Ce que ce nouveau système, le totalitarisme inversé, prétend être, est l’opposé de ce qu’il est réellement. Les États-Unis sont devenus l’exemple de la façon dont on gère une démocratie sans révéler qu’elle n’existe plus. »

Les patriotes pestiférés !

14/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Désormais, nous devons être lucides. Du fait que la France a déjà tellement changé, il sera très compliqué pour un parti patriote d’être convenablement représenté dans une assemblée locale ou nationale. Une grande partie des Français est tellement devenue individualiste, hédoniste, fataliste, adepte du multiculturalisme et indifférente au mot patrie qu’il sera plus qu’improbable de voir le Front National gagner une élection sans que notre pays soit malheureusement au bord du chaos.

Sans aucune contestation possible, le Front National est le premier parti de France. Ce parti patriote, capable de défendre l’identité française ancrée dans son héritage européen, rassemble les voix de près de 30 % de Français ! Aujourd’hui, d’un point de vue électoral, il est la seule formation politique française à s’opposer à la mondialisation, à la perte de souveraineté de notre nation, à l’immigration de masse, à l’islamisation de nos territoires et à la communautarisation de notre espace national.
Face à l’esprit de culpabilisation et de repentance qui anime la quasi-totalité de nos élites et face au Grand remplacement et au Grand métissage voulus par l’ensemble de la classe politique, il est le seul parti à vouloir défendre une France fière de son héritage et de son histoire. Dans une Europe dirigée par des technocrates apatrides, devenus avec le temps membres d’une oligarchie déconnectée des intérêts nationaux, le Front National propose une alternative patriote à la déconstruction des nations européennes et à la dissolution de la civilisation européenne dans une globalisation défendue avec pugnacité par l’ensemble des partis dits de gouvernement.

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Jusqu’à preuve du contraire: décryptage des mensonges médiatiques

Source : OJIM

Au menu de cette nouvelle chronique de décryptage des mensonges médiatiques de Christopher Lings, la France n’est pas un « pays de race blanche » mais le CSA estime qu’il y a trop de Blancs à la télévision (cherchez l’erreur) ; les médias nous bombardent d’images d’« enfants migrants » pour tenter de nous émouvoir, eux qui dénonçaient il y a quelques mois l’« utilisation des enfants » faite par La Manif pour Tous (cherchez l’erreur bis) ; le détournement d’une photo par le maire de Béziers Robert Ménard est scandaleuse mais le recadrage et le bidouillage de celle du petit Aylan ne pose aucun problème (cherchez l’erreur ter) ; le Bondy Blog enfin dénonce la télé facho… et là, miracle, on est d’accord avec eux !

Polémique sur la race blanche : Nadine Morano reçoit le soutien d’Alain Delon

28/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview accordée à TV Magazine, Alain Delon prend la défense de Nadine Morano qui avait provoqué la colère des bien-pensants en évoquant la race blanche.

L’acteur qui fète ses 80 ans déclare :

Juste une question : le Kenya est un pays de quelle race? Les gens sont noirs. C’est une polémique ridicule, grotesque, qui n’a aucun sens. Nadine Morano a des c… de tenir comme elle tient et de dire : ‘Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire’. Chapeau!”

Jean-Luc Mélenchon a ensuite réagi en ces termes : “Alain Delon et Nadine Morano se trompent.La France n’est pas «un pays de race blanche» mais une nation universaliste” (sic)


 

 

Affaire Morano: l’indignation sélective

03/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Nous savons tous que notre démocratie ne garantit plus la liberté d’expression. Face à une censure agressive, nous avons le devoir de ne pas nous taire. Par Vincent Revel

Scandale !
Le système s’emballe et dérape. La ligne rouge a été franchie. L’indignation doit être collective. Les heures sombres de notre histoire se rappellent à nous.
Le problème de ce début d’automne se nomme Nadine Morano ! Ses propos, se référant pourtant à des mots prononcés par le général de Gaulle, ont choqué l’ensemble de la classe politique et médiatique. Il y a cinquante ans, le grand Charles avait déclaré dans un entretien privé que la France était une nation de race blanche avec des racines judéo-chrétiennes. Il y a cinquante ans cette vérité ne dérangeait personne. Elle était admise de tous. Elle ne faisait que refléter l’histoire de notre pays. Elle était indiscutable.
La France, avant que nos dirigeants modifient profondément sa population par une immigration de remplacement, était effectivement un pays de race blanche où le christianisme avait joué un rôle important dans son évolution.

morano
Nadine Morano, clouée au pilori pour délit de bon sens

Aujourd’hui, cette vérité est devenue un crime. C’est un tabou, un interdit.
Dans notre société du bien-vivre ensemble, ces mots sont contraires à l’idéologie multiculturelle et à la pensée unique. Même s’ils sont l’expression d’une vérité, le système ne veut plus les entendre. Nos élites mondialisées n’agissent plus selon la réalité, mais réagissent selon les nouveaux dogmes et les nouvelles doctrines de la pensée unique. C’est ce que l’on peut nommer l’uniformisation des esprits.
Pourtant personne ne s’offusque lorsque l’on parle de l’Afrique noire, mais tout le monde fait mine d’être indigné lorsque l’on évoque l’histoire de l’Europe blanche.
Le Blanc est devenu une singularité embarrassante pour nos dirigeants. Le Blanc, surtout le mâle blanc, doit laisser la place à l’Autre, au plus faible, au plus défavorisé. Il doit apprendre à être moins égoïste et à privilégier les intérêts des enfants des autres avant les intérêts des siens. Que ce soit à la télé, dans le monde du travail, dans l’administration, en politique, le Blanc est devenu bien encombrant.

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Vincent Revel : «La France Big Brother!», à lire pour s’éveiller, se rebeller

24/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Pour retrouver un esprit critique objectif, il est impératif d’aller à l’essentiel. Certains ouvrages ont cette capacité de cibler clairement les causes de nos erreurs ainsi que les responsables de nos échecs. Les livres de Laurent Obertone, et singulièrement « La France Big Brother ! » en font partie. Par Vincent Revel.

Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir pris conscience que nos dirigeants sont des menteurs et des profiteurs. Le fait d’entendre Christiane Taubira demander pardon aux familles des victimes du terrorisme à Paris, en essayant de justifier et d’expliquer que le gouvernement Valls n’avait rien à se reprocher dans la lutte contre l’islamisme, est tout simplement indécent.
Depuis près de trente ans, tout est entrepris politiquement pour que l’avenir des Français s’écrive en lettres de sang et à présent que les fissures laissent apparaître le chaos, nos bonnes âmes essayent de s’esquiver en venant faire de la communication de bas étage. Mais peut-on vraiment pardonner à un responsable coupable de reproduire continuellement les mêmes erreurs qui mènent à de tels scénarios ?
La France est orpheline de dirigeants.
À sa tête se trouvent des carriéristes, des technocrates, des idéologues et des pantins. Leurs sorties médiatiques sont calculées. Rien n’est vrai. Leurs propos sont creux et l’émotion qu’ils suscitent donne plutôt la nausée. Pour cette raison, à l’heure où Claire Chazal quitte le JT de TF1, j’invite tous les éveillés à faire de même. Je les invite à se déconnecter de notre système de désinformation. Sans être un fan inconditionnel de Claire Chazal, je suggère cette bonne résolution à des fins thérapeutiques. Cette attitude est le meilleur moyen pour retrouver un peu de liberté, pour ne plus être pris en otage.
Ceci peut juste nous permettre de respirer, de retrouver des sommets oubliés, de prendre l’air et des chemins menant à un début de rébellion.

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Laurent Obertone

Pour ça, je ne peux que conseiller la lecture de La France Big Brother de Laurent Obertone.
Paru fin 2014, ce livre est un monument. Suivant le monde imaginé par Orwell dans 1984, l’auteur décrit avec humour la société qui nous mène à l’abattoir. Au fil des lignes, la pensée unique prend tout son sens et la liberté d’expression devient une chimère inaccessible.
Tout ça, avec le sourire inébranlable de nos spécialistes en tout genre !

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La démocratie tue l’Afrique – Par Bernard Lugan

L’Afrique sud saharienne est frappée par deux maladies mortelles, la démographie et la démocratie[1].

Le mal démocratique est la conséquence du « one man, one vote ». La raison en est simple : les fondements individualistes de la démocratie moderne sont incompatibles avec les réalités communautaires des sociétés africaines. Là est la cause principale des conflits qui ravagent le continent au sud du Sahara. Contrairement à ce que psalmodient les tenants de la doxa, ce ne sont ni la question du développement, ni les problèmes économiques qui sont à l’origine des guerres africaines[2] – même si, ici ou là, minerais rares ou précieux peuvent en être le carburant – mais le Politique. Ainsi :

– Au Soudan du Sud, comme les Dinka sont les plus nombreux, ils sont assurés de détenir le pouvoir, ce que les Nuer refusent. La guerre ne cessera donc pas.

– Au Mali, les Touareg, moins de 5% de la population, sont écartés du pouvoir par la mathématique électorale. Alors que le règlement de la crise passe par la reconnaissance de cette réalité, la seule solution proposée fut la tenue d’élections. Or, pas plus au Mali qu’ailleurs, le scrutin n’a réglé le problème nord-sud car l’ethno-mathématique électorale n’a fait que confirmer la domination politique des plus nombreux, en l’occurrence les Sudistes. D’autant plus que pour ces derniers, les ennemis ne sont pas tant les islamistes que les séparatistes touareg.
– En Afrique du Sud, les Blancs (environ 8% de la population) n’ont ethno-mathématiquement parlant aucune chance de l’emporter dans des élections face aux Noirs. A ce clivage racial vient s’ajouter une fracture ethnique qui fait qu’au sein de l’ANC, le parti de gouvernement, les plus nombreux parmi les Noirs, à savoir les Zulu (environ 25%) l’ont ethno-mathématiquement emporté sur les Xhosa (environ 18%). L’avenir du pays s’inscrira donc automatiquement à l’intérieur de cette réalité.

– Au Rwanda, les Tutsi (10% de la population) ont ravi le pouvoir aux Hutu (90%) à la faveur du génocide et ils le conservent grâce à des pratiques politiques dignes de la grande époque du système communiste. Si des élections libres étaient organisées, le régime tutsi serait électoralement balayé par l’ethno mathématique.

Le problème politique africain se résume donc à une grande question : comment éviter que les peuples les plus prolifiques soient automatiquement détenteurs d’un pouvoir issu de l’addition des suffrages ?
La solution réside dans un système dans lequel la représentation irait aux groupes, l’Etat-nation de type européen étant remplacé par l’Etat-ethnique.

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