[vidéo] Papacito: «La démocratie est une dictature molle perverse car elle donne l’illusion de la liberté»

Papacito

15/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Influenceur d’un nouveau genre, aux opinions pour le moins politiquement incorrectes, Papacito, de son vrai nom Ugo Gil Jimenez, confie venir de la «classe moyenne», issu de «grands-parents immigrés espagnols de la banlieue toulousaine».

Radical, mais aussi rabelaisien, féroce provocateur et volontiers outrancier, le polémiste n’hésite pas à manier le second degré (voire le troisième degré?) et à se montrer sarcastique, comme lorsqu’il balance, l’œil brillant, que «l’histoire de l’homme a été misogyne jusqu’à encore soixante ans: on s’en est très bien tirés en faisant Versailles et les pyramides, par exemple!»

«La démocratie est un faux-semblant: c’est juste une “dictature molle” très perverse, car elle donne l’illusion de la liberté, alors qu’elle n’en offre aucune!», ne craint pas d’affirmer le provocateur Papacito.


[vidéo] Confinements, couvre-feux: l’épidémie met-elle en péril la démocratie?

Natacha Polony

26/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après Nice, Dunkerque et son agglomération devront confiner leur population chaque fin de semaine. 10 autres départements sont scrutés de près par le gouvernement. Ils pourraient, eux aussi, se voir imposer des confinements localisés.

À l’heure du retour des mesures sanitaires les plus restrictives, la question de l’existence et de la viabilité du modèle démocratique s’impose. Pour y réfléchir, Sputnik reçoit la directrice de l’hebdomadaire Marianne, Natacha Polony, auteur de l’ouvrage Sommes-nous encore en démocratie?, publié aux éditions de l’Observatoire.


Il y a bien plus inquiétant, pour notre pays, que ce virus !

virus progressisme

Le conflit majeur de notre époque, en Occident, est celui du progressisme et du conservatisme. Il ne s’agit pas d’une opposition entre deux conceptions politiques qui puissent se succéder au pouvoir, comme les Libéraux et les Conservateurs au Royaume-Uni pendant le XIXe siècle. Il s’agit d’une lutte à mort en ce que le progressisme consiste à détruire ce que, justement, les conservateurs veulent conserver. Mais c’est un conflit qui transcende les États-nations et, d’une certaine manière, reprend ce que les marxistes appelaient la lutte des classes. Simplement, au lieu d’opposer un prolétariat conquérant à une bourgeoisie décadente, elle oppose une oligarchie mondiale triomphante aux peuples humiliés. Warren Buffett, pendant un temps l’homme le plus riche du monde, disait sur CNN, en 2005 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. »

Il y a une oligarchie mondialiste qui est constituée de puissances financières qui contrôlent la majorité des médias et une partie essentielle des réseaux sociaux. Elle règne sur un certain nombre d’instances internationales et diffuse son pouvoir dans les États occidentaux par le biais de représentants locaux. Son objectif est clair : diluer les volontés politiques nationales afin de substituer à la démocratie une technocratie des « sachants ». Le gouvernement mondial, dont « l’État profond » américain et l’Europe « bruxelloise » sont les étapes, est l’objectif final. Son terrain de prédilection est la lutte contre des ennemis, certes non humains, mais qui oblige « moralement » à contrôler davantage les hommes : le réchauffement climatique, malheureusement un peu abstrait, ou le virus, beaucoup plus convaincant parce qu’il parle à chaque individu de sa propre mort.

Mais il faut, aussi et surtout, en finir avec les nations, c’est-à-dire les peuples conscients de leur identité historique, parce qu’ils sont capables d’exprimer leur volonté, comme le montrent les votes hostiles des nations européennes à l’encontre de leur fusion dans une Europe fédérale. Pour cela, trois processus sont en œuvre : d’abord, l’immigration de remplacement qui prive les peuples de leur unité et de la transmission de leur identité ; ensuite, le matraquage de la cancel culture, c’est-à-dire de la dénonciation et du renversement de la culture occidentale grâce à une culpabilisation de l’Histoire, des héros et des œuvres qui en font la richesse ; enfin, l’atomisation des sociétés en une poussière d’individus consommateurs et hédonistes, après la destruction des familles fondées sur la nature et l’évidence des sexes. La violence et l’intolérance des attaques contre le populisme, c’est-à-dire contre la réaction légitime et démocratique des peuples désirant persévérer dans leur être, contre le conservatisme sociétal lorsqu’il s’oppose à l’avortement ou au « mariage unisexe », témoignent du caractère acharné, littéralement « terroriste » et, en somme, totalitaire de cette offensive : il s’agit non de vaincre momentanément l’adversaire, mais d’empêcher toute alternance, d’interdire tout retour, de bâillonner sa pensée par le biais de lois liberticides, d’inciter les médias à lui refuser la parole. Bref, il s’agit de l’anéantir.

C’est ce que vivent Trump et ses partisans aujourd’hui, c’est ce qui tente de s’installer en Europe avec la mise à l’écart de Salvini en Italie, avec la mise à l’index de la Hongrie ou de la Pologne, avec la mise au pas des Français par la Macronie qui profite du Covid-19 pour museler l’opposition, effacer tout autre débat, décourager les manifestations et même gommer les élections – ces fâcheuses récréations démocratiques. Les Français, contents ou pas de l’action d’un gouvernement qui a multiplié les erreurs, ne pensent plus qu’à ça, et c’est ce qui compte, car face au risque, tout le monde se tourne vers l’État protecteur, bon ou mauvais, plus que vers l’opposition verbeuse.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Sylvain Baron : “Lorsque le peuple n’a plus aucun moyen légal et pacifique de pouvoir se faire entendre, il est de son droit de résister”

Sylvain Baron

Sylvain Baron, auteur de “Révolte ! Essai sur la légitimité et la planification de l’insurrection populaire en France” (Ka’editions Et Conseils), était l’invité d’André Bercoff, mercredi 6 janvier.

Dans son essai, le Gilet jaune Sylvain Baron tente à la fois d’établir une analyse sur l’état politique “et le délitement de l’État depuis 30 ou 40 ans“. Il émet une réflexion sur le droit de la résistance.

“Saisir tout ce qu’on a à notre portée”

Il y a toute une philosophie du droit chez les juristes“, souligne Sylvain Baron qui prend exemple sur la constitution allemande. “L’article 20 des lois fondamentales prévoit que ‘lorsque le peuple n’a plus aucun moyen légal et pacifique de pouvoir se faire entendre et résister à différentes aliénations politiques, il est de son droit de résister’“, rapporte l’essayiste. Un droit à la résistance qui sous-entend une certaine part de violence.

Pourtant, la violence n’est pas l’outil privilégié par le gilet jaune qui confie être “fâché avec beaucoup de gens qui aimeraient aller dans des écueils violents“. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser les bras. Sylvain Baron appelle à “saisir tout ce qu’on a à notre portée“. Et bien qu’ils soient méconnus, “il y en a beaucoup“, même si aujourd’hui “la dictature sanitaire, qui nous empêche de nous réunir, rend plus difficile les manifestations, rend mon message de plus en plus caduque“, souligne-t-il.

“On n’a jamais été vraiment en démocratie”

L’idée de son ouvrage est “d’abord d’envisager ce qui est possible de faire pour renverser une oligarchie“, précise son auteur qui souhaite remettre quelques points sur les i. “Une révolution, ce n’est pas les fourches et les pics”, note-t-il, estimant “qu’une révolution politique c’est réellement lorsqu’une tyrannie est renversée par une fraction du peuple“.

Un mot fort qui s’applique à la France selon Sylvain Baron. “On n’a jamais été vraiment en démocratie“, explique-t-il qui prend pour exemple la Suisse, “où le peuple peut initier ses propres lois, faire des référendums, ce que les Gilets jaunes réclament“. “C’est ça le fondement de la démocratie”, assure l’auteur qui regrette que “tout nous soit retiré par une représentation qui a les réseaux et les moyens de pouvoir être au pouvoir“. “Nous sommes gouvernés par une représentation déconnectée de la réalité, il n’y a pas d’ouvriers, de smicards, d’agriculteurs…“, déplore le gilet jaune.

Pour lire la suite, c’est ici !

Vers l’abolition de la démocratie sur terre?

Je rappelle aussi souvent que possible la définition de la démocratie qui me semble la plus pertinente: le choix par un peuple de ses dirigeants et des orientations politiques de son pays en connaissance de cause.
Chaque mot de cette définition compte.

Pour que le choix s’exerce, il faut qu’il y ait un peuple, et un peuple se définit par l’adhésion à une histoire et à des valeurs communes.

Quand cette adhésion n’existe plus, le peuple s’érode et se dissout.

Cette érosion et cette dissolution s’opèrent présentement dans l’ensemble du monde occidental.

C’est particulièrement net en France où, sous l’effet des idées relativistes disséminées par la gauche, l’assimilation des immigrants a été abandonnée depuis longtemps, et où l’intégration elle-même est en voie de disparition: une part croissante de la population française aujourd’hui ne se reconnaît plus dans l’histoire de la France et est imprégnée de valeurs très différentes des valeurs françaises et des valeurs occidentales.

Le mal est désormais si grand que la gauche n’est plus seule à le propager, et qu’une part importante des gens se disant de droite le propagent aussi, et s’inscrivent ainsi dans le sillage de la gauche.

Pour que les orientations politiques soient celles d’un pays donné, il faut que ce pays soit encore souverain.

Quand la souveraineté se trouve abolie, les orientations politiques sont guidées de l’extérieur, sans que le peuple y puisse encore quelque chose.

La construction européenne est un dispositif conçu pour avancer vers l’abolition de la souveraineté des pays européens, et l’abolition est désormais très avancée.

Les dirigeants politiques des divers pays d’Europe occidentale font semblant de pouvoir encore décider, mais, en réalité, une part croissante des décisions qui s’appliquent dans les pays d’Europe occidentale sont prises à un niveau supérieur, par des gens sur lesquels les peuples européens n’ont quasiment aucun pouvoir réel.

Ce qui se passe en Europe occidentale se retrouve dans l’ensemble du monde occidental et, si Donald Trump se trouve poussé hors de la Maison Blanche par le coup d’État en cours, les États-Unis pourraient suivre le même chemin.

Enfin, et c’est extrêmement important, la connaissance disparaît.

L’information dans tous les pays occidentaux se trouve graduellement remplacée par la propagande.

Plutôt que transmettre des moyens de comprendre la société dans laquelle ils vivent et de comprendre le monde, l’essentiel des grands médias transmet des éléments de dogme, élimine autant que possible les faits qui ne sont pas acceptables par le dogme, déforme jusqu’à les rendre méconnaissables les faits qu’il n’est pas possible d’éliminer.

Quand Jean-François Revel avait publié un livre appelé «La connaissance inutile», le remplacement était déjà très avancé en France et dans le reste du monde occidental.

Aujourd’hui, le remplacement est presque complet. Seuls ceux qui font preuve d’opiniâtreté peuvent accéder à la connaissance, et ils sont condamnés à être très minoritaires.

La propagande permet d’égarer, de dissoudre les repères, d’obtenir des effets de soumission tels ceux qu’on observe dans quasiment tout le monde occidental depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Même les sciences exactes sont touchées, et la pandémie de coronavirus a permis de le voir dans le domaine de la biologie et de la médecine; on le voyait depuis des années dans la climatologie, avec la dissémination de la peur du «dérèglement climatique».

Ce qui prend forme en raison de ce que je viens d’écrire est une dissolution des peuples, très avancée dans tout le monde occidental, une abolition des souverainetés, très avancée elle aussi dans tout le monde occidental, et une abolition de la connaissance.

Et ce qui prend forme, donc, est une abolition de la démocratie, qui se trouve peu à peu réduite à un simulacre partout où elle existe.

Ce qui prend forme est la prise de pouvoir par une oligarchie qui entend régir le monde, réduire les populations au statut de plèbes soumises.

Je l’ai déjà dit. Je dois le redire car ce qui prend forme avance, et la très sombre année 2020 qui va bientôt s’achever pourrait apparaître comme l’année d’un basculement vers cette prise de pouvoir.

Guy Milliere

Tribune reprise de Les 4 Vérités

Ce que le virus a détruit : l’identité, la liberté, la démocratie

virus dictature

La pandémie qui submerge la planète, notre continent plus que d’autres, et notre pays en particulier, a exacerbé jusqu’au paroxysme la confusion mentale qui depuis longtemps avait envahi notre pensée collective. La multiplication des canaux d’information a engendré à la fois la possibilité de tout dire et les manipulations destinées à empêcher d’effectuer dans ce “tout” des choix rationnels. Le virus a touché des corps, en a tué un certain nombre, mais il a contaminé bien davantage nos esprits.

Après le passage du tsunami, et avant le prochain déjà annoncé, au milieu de cet océan de doutes et de peurs, quelques certitudes surnagent : notre pays est plongé dans une ambiance délétère qui, sous prétexte de sauver les corps, peut-être, massacre, anéantit, extermine à coup sûr les esprits, ce qu’on appelait jadis les âmes, et qui ne sont plus aujourd’hui que des cerveaux malades. Ce que le virus a détruit, avec la complicité de l’oligarchie régnante, tient en trois mots : l’identité, la liberté, la démocratie, bref ce qui fait d’un individu une personne, ce qui donne au corps une âme parce que le corps est habité par une culture et une foi, parce qu’il est dirigé par une volonté autonome et responsable, parce qu’il participe aux choix collectifs directement ou par le biais de ses représentants. Que l’on puisse au-delà du raisonnable s’en prendre à la liberté du culte et dans le même temps ruiner le commerce du livre, sous la menace de sanctions, en dit long sur les “valeurs” auxquelles notre société se trouve réduite : “métro, boulot, dodo”. La trilogie perçue comme le venin des années 60 est devenue la potion d’aujourd’hui. Pour la liberté, c’est pire encore : il faut cette fois remonter aux années 1940 pour retrouver les atteintes subies maintenant à la liberté d’aller et de venir, à celle de se réunir, à celle d’entreprendre, à celle de commercer. Le couvre-feu et les “ausweis” ont fait leur retour, et dans les rues défile une armée des ombres, masquées, soumises et qui ne songent pas à résister.

Lorsque les libertés constitutionnelles, celle d’aller et de venir, de travailler, celle du culte sont malmenées, l’Etat de droit est pulvérisé par le régime d’exception. Lorsqu’un ministre ose donner l’ordre de sortir de l’hémicycle à des députés parce qu’ils s’opposent à lui et ont mal voté, il s’agit d’un acte gravissime qui bouscule la séparation des pouvoirs, insulte le peuple à travers ses représentants, révèle l’esprit dictatorial qui l’inspire. Au Parlement, l’exécutif n’est pas chez lui alors que les députés sont chez eux. Si la majorité actuelle avait eu la moindre dignité, elle devait exiger le départ du ministre et par la suite sa démission, déjà amplement justifiée par des mensonges et des errances qui devraient le conduire devant la Cour de Justice de la République. Un Etat de droit en miettes, un peuple méprisé : quelle que soit la définition que l’on donne à la démocratie, ce n’est plus le régime qui règne en France. Dans quelques semaines, les fêtes les plus importantes pour le peuple français, fête chrétienne de Noël avec ses crèches, déjà honnies des laïcistes, fête indo-européenne du solstice d’hiver avec ses sapins, interdits par les Khmers verts, devraient permettre aux familles de se retrouver, au peuple de communier, religieusement ou non, dans une même ferveur unifiante.

Les esprits desséchés qui nous gouvernent sont-ils encore capables de comprendre qu’un peuple privé de ses rites et de ses communions n’est plus qu’un troupeau ? Mais dans le fond, n’est-ce pas leur désir profond ?

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Donner la parole au peuple ? Beaucoup trop populiste !, par Philippe Bilger

C’est facile à comprendre et il faudrait se le mettre une bonne fois dans la tête : tout ce qui déplaît aux pouvoirs en place et aux élites autoproclamées est populiste et démagogique.

Le populisme n’est plus seulement l’expression du mépris de la gauche pour le peuple de droite, il dépasse ce champ politique pour représenter un refus plus général.

En réalité cette dénomination qui se voudrait une injure mais est de plus en plus un honneur vise ceux qui, toutes tendances confondues, ont la faiblesse de considérer que rien de grand et d’efficace ne peut être conçu sans une appréhension pleine et lucide de la réalité, aussi dérangeante qu’elle puisse être pour le confort d’idéologies et de principes bien au chaud et déconnectés.

On comprendra alors pourquoi le désir de référendum, la volonté du pays de faire entendre sa voix, sont récusés par mille considérations et artifices quand ils ne sont pas traités avec une infinie condescendance, comme si toutes les propositions étaient frappées du sceau infamant attaché par principe au référendum d’initiative citoyenne auquel aspiraient les Gilets jaunes.

Le référendum est perçu comme une épée de Damoclès sur la France et la démocratie alors qu’il leur offrirait un bain de jouvence, une renaissance. Comme il menace – puisque les citoyens même les plus respectueux de la démocratie représentative ne l’éludent plus -, les pouvoirs prétendent ne pas y être hostiles mais font tout techniquement, politiquement, pour le rendre inconcevable, impossible.

Qu’on considère les dispositifs dont les objectifs apparents étaient de remettre un peu de peuple décisionnaire dans la République, on pourra constater qu’ils n’ont jamais oublié, pour devenir impraticables ou épuisants à force de modalités, de se constituer en bureaucratie, en usine à gaz.

Parce qu’il serait intolérable pour la classe politique, pour l’univers parlementaire et le royaume du pouvoir, quelle que soit sa teinte – gauche ou droite, les privilèges et l’autarcie sont préservés – de donner la moindre chance opératoire à la multitude qui piaffe aux portes d’une démocratie réelle. Celle où le peuple aurait non seulement droit à la parole mais pourrait en user.

Rien de ce qu’on oppose à ses exigences n’est irréfutable. Il n’est pas difficile de formuler un questionnement qui serait clair et dont la réponse n’aurait pas une vocation plébiscitaire. Il sera évidemment de bon sens de ne pas recourir au peuple pour tout et n’importe quoi, de l’insignifiant au grave, de problèmes dérisoires au destin du pays.

D’ailleurs ces prétendus obstacles à la pratique d’un référendum qui ne serait plus obligée de compter, pour exister, sur l’obsession de sa légitimité par un De Gaulle mais sur la seule qualité républicaine d’un pays fier de participer, n’en sont même pas pour ceux qui refusent à toute force de concéder quoi que ce soit à cet engrenage qui serait pourtant bienfaisant. Ils sont un prétexte pour nous fermer la porte.

Car ils n’ignorent pas, tous ces spécialistes de la politique officielle, combien sur ces sujets profonds, graves, controversés qui concernent notre vie collective, l’immigration, l’école, la sécurité, la Justice, notre profusion sociale à tous vents, l’opinion majoritaire irait inéluctablement vers une politique à la fois responsable, courageuse, protectrice.

Et consciente de devoir sauvegarder d’abord la France en Europe avant de nous bercer du rêve de celle-ci – se dégradant insensiblement en cauchemar -, elle voterait certainement contre les prudences et les atermoiements frileux, ouvrirait enfin grand les portes de l’action.

Alors, moquer cette aspiration à donner la parole au peuple, en l’étiquetant populiste, n’est que trop évident. Il s’agit de défendre son pré carré parce que rien ne serait pire que de pouvoir enfin résister victorieusement à la démobilisation politique et à ce gouffre insupportable entre la France réelle et la France officielle.

Sans ironie, malgré les invocations à la République, surabondantes et impuissantes, qui suivent les assassinats du terrorisme islamiste, n’est-il pas vrai que pour ceux qui nous gouvernent, la démocratie est une richesse trop rare et précieuse pour être confiée au peuple…

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

L’islam est-il compatible avec la démocratie ?

J’ai posé en titre de cet article une question dont je connais la réponse.

Non, bien sûr, l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. Toute personne qui connaît un tant soit peu l’islam le sait.

Le Coran, censé être la parole de Dieu dictée en arabe, le dit : Allah énonce des lois que les musulmans doivent respecter à la lettre, il gouverne le ciel et la terre, et aucun être humain électoralement désigné par d’autres êtres humains ne peut prétendre gouverner un peuple quel qu’il soit.

Les êtres humains ne peuvent se donner à eux-mêmes des lois.

Le Coran n’admet aucun écart, et dit que tout musulman doit non seulement respecter à la lettre les lois énoncées par Allah, mais doit obéir à l’intégralité de celles-ci.

Cela signifie qu’un musulman qui ne le fait pas n’est pas un bon musulman et que ce qu’on appelle en Occident les « musulmans modérés » ne sont pas de bons musulmans.

(J’explique tout cela en détail dans mon livre « L’ombre du djihad ».)

Quiconque regarde la planète constate aisément que l’incompatibilité entre islam et démocratie se vérifie dans les faits.

Sur cinquante-sept pays musulmans sur la terre, ceux qui sont censés connaître des éléments de démocratie se comptent sur les doigts d’une seule main.

Et je parle d’éléments de démocratie, pas de démocratie à proprement parler – ce qui signifie que des élections peuvent y avoir lieu, mais qu’elles conduisent toujours assez vite à la victoire du candidat le plus islamiquement correct.

L’exception a été la Turquie, tant que les règles fixées par Mustafa Kemal, qui détestait l’islam et n’hésitait pas à le dire, ont été en vigueur et tant que l’armée laissée par lui veillait.

Mais, dès qu’un islamiste a pu éroder ces règles et transformer l’armée, l’exception a cessé d’en être une, et l’islamiste Erdogan a fait de la Turquie une tyrannie islamique.

Les naïfs ont imaginé que la Tunisie serait une autre exception et ont pris le renversement de Zine Ben Ali (qui avait vis-à-vis de l’islam des réserves proches de celles énoncées par Mustafa Kemal) pour une bonne nouvelle permettant au pays de devenir une démocratie musulmane.

Ce qui restait de cette illusion vient de tomber, ce qui n’a rien de surprenant pour ceux qui se souviennent qu’Ennahda avait gagné en 2011.

Depuis, deux présidents se sont succédés qui ont été très conciliants avec Ennahda et ont gouverné ou passé accord avec ce parti islamiste.

Un troisième président vient d’être élu, Kais Saied, présenté en France comme « ultra-conservateur », expression qui ne veut rien dire et qui est totalement inadéquate pour le décrire, ou comme « robespierriste », expression qui ne veut rien dire non plus et qui est, là encore, totalement inadéquate pour le décrire.

Kais Saied est islamiste, se déclare en guerre contre l’Occident et contre Israël, et entend mettre fin aux élections législatives.

Il va faire glisser la Tunisie vers la tyrannie islamique, et il le fera avec l’assentiment de la population tunisienne et même, cela doit être souligné, avec l’assentiment des Tunisiens vivant dans les pays d’Europe, particulièrement en France où ils sont nombreux.

Ainsi une tyrannie islamique prend forme aux portes de la France et à faible distance des côtes italiennes (cent cinquante kilomètres séparent Tunis de la côte sicilienne), ce qui n’est pas bon signe (l’économie tunisienne se délabre à grande vitesse).

Plus grave encore, des musulmans vivant en Europe, particulièrement en France, et votant pour un président islamique, montrent que l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie est un problème très lourd pour l’Europe, en particulier pour la France (qui est le principal pays musulman d’Europe).

Le vote des Tunisiens est à regarder en face.

Le vote des Algériens et des Marocains, si on l’observe, va dans la même direction que le vote des Tunisiens.

La France ne deviendra pas une tyrannie islamique, mais elle est déjà un pays sous influence islamique.

Par ailleurs, les données démographiques, la poursuite d’une immigration musulmane (présentement au rythme de 400 000 nouveaux arrivants par an) montrent que l’influence islamique est destinée à s’accroître sur la France, et les propos de Macron et du gouvernement, par-delà les faux-semblants, sont porteurs de marques indéniables de glissement vers la soumission.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Pourquoi la France reste volcanique, par Ivan Rioufol

Rien ne sera plus comme avant“, a promis Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. “Je peux mieux faire“, avait dit préalablement le chef de l’Etat, lors de sa conférence de presse de jeudi dernier. En réalité, un homme ne change jamais vraiment. D’ailleurs, en prenant ce jour-là une posture gaullienne – le président assis derrière un bureau, surplombant les journalistes conviés à l’Elysée – Emmanuel Macron s’est donné à voir, à nouveau, en monarque républicain. Or le peuple en colère ne veut plus de cette démocratie confisquée, qui persiste à vouloir écarter une partie des Français de la maîtrise de leur destin. Tout sonne faux quand le chef de l’Etat feint de redécouvrir la nation, les frontières, le besoin d’enracinement, l’art d’être Français.

Ces thèmes-là ne seront jamais mieux défendus que par les populistes qu’il a désignés comme ses ennemis. Son “patriotisme inclusif” dit son insincérité : l’inclusion est ce nouveau mot du politiquement correct qui permet d’enterrer l’assimilation et l’intégration au profit d’un modèle de société multiculturelle. L’inclusion dissimule une bombe à retardement, en invitant les communautés à se développer sans contraintes ni modèles imposés.

Il faut avoir le toupet de Macron pour oser affirmer : “Nous sommes en train d’inventer une nouvelle forme de démocratie“, tout en refusant le référendum d’initiative citoyenne, même encadré, et en n’octroyant que 20% de proportionnelle pour de futures élections législatives. En revanche, rien n’est plus démagogique que de proposer de supprimer l’ENA ou d’instituer, dès juin, une assemblée citoyenne sur la transition écologique grâce au tirage au sort de 150 Français. Comme le rappellent ce lundi, dans Le Figaro, des pétitionnaires qui s’alarment sur la précipitation du pouvoir à rebâtir Notre Dame : “L’exécutif ne peut se passer d’écouter les experts“. Ce ne sont pas les élites en elles-mêmes qui posent problème; elles sont nécessaires au bon fonctionnement de la société. Le drame français est dans l’incapacité des puissants à comprendre les plaintes de ceux d’en bas.

Aujourd’hui, on ne reconnaît plus ce qu’est devenue la France“, s’est désolée Ségolène Royal, ce matin sur RTL. Mais ce sont tous ces dirigeants qui ont mis le pays dans cet état, en refusant d ‘écouter les lanceurs d’alerte. Tant que cette fracture entre les dirigeants et les citoyens ne sera pas résorbée, la France restera volcanique. Macron ne comprend rien à son époque, c’est-à-dire au retour des peuples (1).

(1) André Bercoff, Le retour des peuples, Hugo-Doc

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[vidéo] Interdit d’interdire : Les sondages nuisent-ils à la démocratie ?

19/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans cette nouvelle émission, Frédéric Taddeï reçoit : Mathias Reymond, journaliste, animateur d’Acrimed ; Ludovic Torbey, co-fondateur de la chaîne Osons Causer ; Marie Gariazzo, directrice adjointe du département opinion de l’IFOP ; Bruno Jeanbart, directeur général adjoint de l’institut de sondage OpinionWay


Etienne Chouard : « Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie ! »

10/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Est-ce le Grand Soir pour les Gilets Jaunes? Le RIC, dont il est l’un des promoteurs, est-il la solution miracle pour sauver la démocratie représentative?

Les accusations de complotisme? Le professeur d’économie et de droit, militant et blogueur politique, Étienne Chouard a longuement répondu aux questions de Sputnik.


Les élites trahissent la démocratie !

La démocratie est devenue le nom qui désigne un système politique où les droits des étrangers doivent l’emporter sur ce que veut le peuple et au détriment de celui-ci.

Le 8 mai 1945, le totalitarisme nazi était vaincu. Le bras de fer entre les démocraties occidentales et le totalitarisme marxiste commençait. En 1989, la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique avaient soulevé l’espoir d’une victoire définitive des démocraties. Certains imaginaient que la fin de l’Histoire était en marche avec l’avènement d’un monde unipolaire faisant régner, selon le vœu de Kant, une paix perpétuelle au sein d’une humanité vouée aux échanges commerciaux et culturels encadrés par un droit unanimement reconnu. Près de trente ans après, le bilan est désolant. La démocratie comme la paix semblent en panne. Jour après jour, le voile des illusions se déchire. Deux élections viennent de se dérouler, au Liban et en Tunisie.

Les électeurs ne se sont pas bousculés : 49,2 % pour les législatives libanaises, 33,6 % pour les municipales tunisiennes. On peut se consoler en disant qu’au Liban, on élisait des députés après neuf ans de gel des élections en raison de l’insécurité, et qu’en Tunisie, ce sont les premières municipales depuis 2011 et la chute de la dictature. On peut encore se réjouir que ces deux pays, que la France a fortement marqués, soient les moins éloignés d’une démocratie à l’occidentale, et pour la Tunisie le seul à avoir maintenu les acquis politiques du printemps arabe, tempérés par le marasme économique et les actes terroristes. Il s’agit d’une bien mince consolation, lorsqu’on observe que le vainqueur en Tunisie, avec 27,5 % des voix, est Ennahdha, le parti islamiste qui est l’émanation locale des Frères musulmans. Ils offrent, dans ce pays, une vitrine présentable. En Libye ou en Syrie, ils ont le visage de la guerre, en Égypte celui du terrorisme, et la Turquie, sous leur férule, s’éloigne à grands pas de la démocratie et de l’Occident.

Au Liban, ce sont les islamistes chiites du Hezbollah qui l’ont emporté, ce qui n’a rien de rassurant. Néanmoins, à Tunis comme à Beyrouth, il y a une représentation de la diversité. Dans le premier cas, celle-ci passe par la résistance relative du parti présidentiel, avec 22,5 % des voix. Pour les chrétiens alliés pour les uns aux chiites, avec le président Aoun, pour les autres aux sunnites, avec les Forces libanaises, les résultats ont été meilleurs qu’attendu et leur permettront de conserver un rôle essentiel.

Autour de ces deux pays, et à l’exception d’Israël, ni les interventions militaires occidentales, ni les prétendues révolutions arabes n’ont changé un décor qui s’est, au contraire assombri. Les alliés des démocraties occidentales sont des monarchies féodales islamistes dont les valeurs sont aux antipodes des nôtres. Les moyens financiers gigantesques dont elles disposent leur permettent de promouvoir une conception des droits de l’homme paradoxale et d’irriguer la planète par un prosélytisme multiforme qui va de la conversion à la guerre. Cette alliance contre-nature, qui pouvait être justifiée contre le bloc communiste, perdure en soulignant l’imposture des démocraties occidentales. Les courbettes empressées de nos dirigeants convertis en VRP spécialisés dans la vente d’armes et, plus que jamais, grands lécheurs de babouches, leur volonté absurde de faire perdurer la guerre froide contre la Russie, soulèvent des doutes sur l’authenticité de leur posture.

L’Union européenne offre un étonnant spectacle où la sainte-alliance des démocrates se noue contre le populisme en mettant au ban de l’empire du Bien les États qui ont le front de résister à ses décrets. Viktor Orbán vient de gagner les élections législatives hongroises haut la main, mais c’est une commission présidée par l’ex-Premier ministre battu d’un confetti fiscalement paradisiaque qui prétend le rappeler à l’ordre et menacer de lui couper les vivres. La démocratie est devenue, pour les tenants de la pensée unique, le nom qui désigne un système politique où les droits des étrangers doivent l’emporter sur ce que veut le peuple et au détriment de celui-ci. Les défaites les plus inattendues ne s’expliquent le plus souvent que par la trahison. La trahison des élites, dénoncée à juste titre par Christopher Lasch, est la seule explication de l’état lamentable de nos démocraties.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Vidéo] Corruption et impunité : la démocratie abusée

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Historiquement, le droit a su se satisfaire d’un équilibre entre crime et légalité au sein de nos institutions. Cet équilibre est aujourd’hui perturbé. Alors que la souveraineté de nos pouvoirs politiques est menacée par l’ampleur croissante des pouvoirs économiques, notre « culture de l’impunité » commence à dessiner une ombre bien large.

Et la démocratie est en ligne de mire.


La démocratie est confisquée et personne ne dit rien ?

La démocratie n’est certainement plus qu’une coquille vide. Parmi les mutations en cours, nous avons précédemment constaté que le politique tend à s’effacer au profit d’un juridisme contractualiste en pleine expansion. Autrement dit, faisant la part belle aux accords entre personnes (physiques ou morales) et réduisant ipso facto le contrôle de l’État (et ses immixtions autoritaires) sur les transactions privées. En fait, c’est tout l’esprit du droit anglo-saxon moderne qui contamine notre système juridique et, par voie de conséquence, bouleverse nos institutions et l’esprit de nos lois… ainsi que des structures mentales héritées du monde romain et presque inchangées depuis vingt siècles. Comprenons que cette configuration inédite modifie en substance notre rapport au monde et la perception que nous en avons (le filtre idiosyncrasique). Le gouvernement des juges (ceux d’instances arbitrales séparées du domaine régalien) annonce ainsi un changement de nature du pouvoir.

Maintenant, il est d’autres manifestations du dépérissements du politique beaucoup plus immédiatement appréhensibles et préexistant à l’élection fracassante de M. Macron… mais que celle-ci a mises à nu. À commencer par la dislocation des partis traditionnels de gauche et de droite et celle du Front national qui – normalement – ne devrait pas survivre à son effondrement d’entre les deux tours. Maintenant, reste à savoir si les morceaux peuvent être encore recollés et si les partis décomposés sont susceptibles de resurgir de leurs cendres. Ceci pourrait être effectivement envisageable si ces éclatements n’étaient, en réalité, les révélateurs d’un vide préexistant. En témoigne la disparition déjà ancienne des lignes de démarcation entre gauche et droite, confusion des genres qu’ont épinglée des formules comme l’UMPS ou la drauche (*).

Depuis longtemps, les factions politiques dominantes sont paradoxalement minoritaires (La République en marche écrase l’Assemblée de tout son poids avec seulement 14,5% des inscrits !). Le condominium sur les affaires publiques socialistes et républicains n’est, en fait, parvenu à se maintenir pendant un demi-siècle que grâce à de tortueuses politiques d’alliance, de redistribution de la manne des postes et des prébendes, et de découpages électoraux ad hoc. En un mot, la dichotomie droite/gauche non seulement a vécu, mais elle était devenue depuis belle lurette une fiction que seule masquait l’inertie du système. Les arbres vermoulus et creux peuvent rester debout indéfiniment en dépit des bourrasques jusqu’à ce qu’un souffle indu les mette à bas !

Or, il ne s’agit pas d’une simple reconfiguration du paysage politique mais bien d’un phénomène dont il n’est pas certain que les observateurs aient bien mesuré toute la portée. Alors, quelles leçons tirer de la débâcle structurelle des partis ?

La première est que la démocratie n’est certainement plus qu’une coquille vide. On en est à stigmatiser ceux qui (par exemple la Manif pour tous) s’insurgent contre des lois jugées scélérates au motif qu’il serait antirépublicain (illégal) de contester des textes adoptés par les assemblées. Mais qui compose le Parlement ? Les votes y sont-ils à ce point légitimes qu’il devienne interdit de les contester ? Car par quels mécanismes d’exclusion des partis plus ou moins fantoches sont-ils parvenus à un tel degré de monopole législatif ? Peut-on, en effet, prendre au sérieux une représentation du peuple interdisant à un quart de l’électorat toute voix au chapitre ? Cela commence à se voir et certains, d’ailleurs, font mine de s’en émouvoir. Le plus surprenant, dans l’affaire, n’étant pas que la démocratie soit confisquée mais que se soit tissé un tel consensus du silence autour de ce déni de démocratie – une forfaiture avérée. Que les bénéficiaires se taisent, soit, mais les autorités morales, les intellocrates, les juristes ? Personne ne s’indigne et tous cohabitent jusqu’à présent dans le meilleur des mondes politiciens en négation du principe de souveraineté populaire… réduite à n’être plus qu’un savant criblage de toutes les impuretés électorales qui pourraient gripper une machine à produire une forme molle de goulag consensuel. Il était temps que cela s’arrêtât.

(*) Expression que vulgarise Benoît Hamon en décembre 2012 alors qu’il est ministre de l’Economie sociale et solidaire, pour désigner « les politiques dites sociales mais tout à fait libérales ».

Jean-Michel Vernochet

Texte daté du 8 janvier et repris du site Polemia

Des mots, des mots… Démocratie ?

13/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les Révolutions françaises et américaines ont mis fin à des régimes monarchiques et absolus afin de donner le pouvoir au peuple par l’instauration de régimes “démocratiques”.

L’histoire était belle… Mais en fouillant un peu le sujet, on se rend compte que la réalité historique est bien différente. Si les Révolutions françaises et américaines ont rejeté la monarchie, elles ont tout autant rejeté la démocratie. Elles ne marquent pas tant le point de départ d’un pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple que la constitutionalisation d’un régime représentatif.

La « démocratie », dont aiment tant parler nos représentants aujourd’hui, n’est peut-être pas si évidente à désigner.

Une vidéo didactique proposée par Datagueule.


Tribune libre – La République anti-démocratique, par Vincent Revel

Carte France Provinces

Quand un homme politique prend un ton solennel, c’est qu’il va nous parler des valeurs de la République. Même si elles sont constamment bafouées, ces valeurs (égalité, fraternité, liberté, civisme, patriotisme, laïcité…) sont présentées comme de nouveaux commandements à vocation universaliste. Peu importe que ces valeurs ne relèvent d’aucune réalité historique, peu importe qu’elles aient été détournées par de fausses démocraties au profit d’un système oligarchique, mondialisé, consumériste, cosmopolite, l’essentiel est qu’elles se mettent au service exclusif de la nouvelle religion libérale des « droits de l’homme ».

Notre République est soi-disant une démocratie et, de ce fait, tous les moyens sont bons pour faire taire ses opposants. Telle est la logique actuelle de ce qui nous sert de dirigeants. Avec une lecture manichéenne revendiquée de l’histoire, notre élite peu inspirée ne cesse, avec l’aide des médias complices, de nous vendre en boucle le modèle de société multiculturelle où l’être enraciné dans une terre et une mémoire devrait impérativement laisser la place au nouvel individu hédoniste nommé « citoyen du monde ».

Dans cette logique globale et mondialiste, tout ce qui rappelle les valeurs ancestrales, comme les coutumes, les traditions, les liens familiaux et claniques, devient obsolète, périmé et nuisible au bon fonctionnement des sociétés dites progressistes et modernes. Si vous vous risquez à émettre un avis différent, vous devenez immédiatement une personne infréquentable méritant d’être ostracisée.

Pour cette raison, parmi d’autres causes répondant à des intérêts personnels et de partis, nos politiques ont décidé, depuis quelques années, de déconstruire et de détruire ce qui peut encore rattacher l’individu à une histoire et à un terroir souvent symboles d’une identité charnelle. Les dernières réformes territoriales vont toutes dans ce sens avec la naissance de nouvelles régions (Hauts de France, Grand Est), de nouveaux cantons, de nouvelles métropoles (Lyon), déconnectées de leurs vieilles provinces historiques, aboutissant même à la dissolution de communautés de communes représentant parfois un terroir ancien possédant une forte identité locale.

Cette frénésie de réformes ne répond, malheureusement, à aucune logique sur le long terme et n’apporte aucune solution au blocage structurel de nos institutions et administrations. A l’heure où nos vieilles et riches provinces (Alsace, Lorraine, Champagne, Saintonge, Forez, Velay, Dauphiné, Flandre, etc.) s’effacent soi-disant pour laisser place à des structures moins coûteuses et plus fonctionnelles, nous nous retrouvons avec un « millefeuille » d’élus ne représentant souvent rien d’autre que leurs familles politiques.

Notre République jacobine est à bout de souffle et ses incohérences s’expriment pleinement à chaque élection. A l’heure où le Parti socialiste, avec moins de 90 000 adhérents à jour de leurs cotisations, dirige unilatéralement le pays, le Front national, premier parti de France, réussit difficilement à aligner deux députés à l’Assemblée nationale !

Pour remédier à ses défaillances anti-démocratiques, il nous faudrait engager une véritable rupture avec notre système centralisateur et renouer avec nos vieilles provinces en créant une fédération unie autour d’un projet patriote. Seul un système fédéral antimondialiste et « anti-multiculturel », plus proche des citoyens, attaché au suffrage proportionnel et à la possibilité d’avoir recours aux référendums d’initiative populaire, comme pour nos voisins Suisses, reconnaissant aussi l’identité charnelle de chaque province, à vocation « localiste » et non universaliste, pourra remédier à la grave crise de confiance qu’ont les Français envers leurs politiques.

En attendant que nos vieilles provinces renaissent de leurs cendres, nous nous consolerons avec la belle victoire du FPÖ au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, signe d’un ras-le-bol affirmé d’une grande partie d’Européens, décidés à rompre définitivement avec les technocrates de Bruxelles et leurs sbires locaux.

Vincent Revel

La démocratie représentative représente-t-elle vraiment le peuple français ?

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La Ve République est née en 1958, il y a presque 60 ans. C’est elle qui définit les règles de notre démocratie représentative. Sauf qu’au fil des élections, la notion de représentativité s’est effritée doucement mais sûrement, faisant grimper dans le même temps l’abstention à chaque élection.

Cette vidéo de Data Gueule nous donne des éléments de réponse très intéressants.