Élections américaines – Le hold-up des démocrates

Il était minuit et quarante-deux minutes, mercredi 4 novembre, lorsque ce hold-up eut lieu. Joe Biden, rival démocrate du président Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, sortit de sa tanière du Delaware et, devant quelques complices, annonça qu’il était en train de remporter l’élection. Ton enjoué, humeur confiante, atmosphère festive. Premier acte du hold-up : l’effet psychologique. Alors que le dépouillement battait son plein, il tenait à être le premier à briser le suspense, à injecter un événement, à prendre position afin de saper toute initiative de l’adversaire qui se trouva subitement en retrait, diminué par un coup d’audace inattendu.

Deuxième acte : le gel des États clé. Dans cinq d’entre eux, parmi lesquels la Pennsylvanie, tous ceux qui se penchaient sur des enveloppes pour en extirper un bulletin de vote avant de le placer sur l’un des deux tas devant eux s’arrêtèrent comme un seul homme dès que Biden apparut sur les écrans de télévision. On aurait dit un signal.

Troisième acte : le bilan du forfait. On s’aperçut très vite que le dépouillement s’était arrêté net au moment précis où furent ouverts les sacs postaux provenant de circonscriptions ayant voté massivement pour Trump en 2016 et pour les républicains en 2018. Curieux hasard. Le hold-up était signé.

Biden défie Trump

Ce fut à la fois une signature et un défi. En s’attaquant directement aux voix sur lesquelles Trump comptait pour gagner, Biden montrait le jeu démocrate. Et en devançant le républicain par un éclat oratoire, le démocrate lui déclarait une guerre totale, absolue. L’arène démocratique revêtit d’un coup le spectre d’une arène sanglante, celle des mises à mort après un combat impitoyable. Le hold-up tournait à la fusillade. Désormais, on tirerait à vue et sans sommation. Dans l’aile orientale de la Maison-Blanche, transformée en forteresse par crainte de soulèvements violents, Trump rassembla quelques fidèles pour leur dire, peu après 2 heures du matin ce fameux mercredi, sa révolte, son écœurement mais aussi sa volonté de riposter, de se défendre, de faire valoir ses droits à la victoire. « Ce coup, je l’ai vu venir, confia-t-il. Ils savaient qu’ils ne pouvaient pas gagner. Alors ils ont enrayé la phase ultime de l’élection pour introduire dans le système des millions de bulletins acheminés par la poste. Ils ont l’intention de les dépouiller avant les bulletins de ceux qui ont voté personnellement le 3 novembre – des républicains, en majorité. C’est un scandale. C’est honteux pour l’Amérique. »

Et dans un soupir, Trump ajouta : « Nous étions sur le point de gagner l’élection – franchement. » Il cita les cinq Etats – tous dirigés par des démocrates – devenus un champ de bataille qui désignera le vainqueur : Michigan, Caroline du Nord, Géorgie, Arizona et Pennsylvanie.

Une équipe de choc autour du président

La Pennsylvanie, Etat emblématique de ce drame national. Trump s’y déclara vainqueur en arguant qu’avec près de 500 000 voix d’avance, il était impossible à rattraper. De plus, il fit remarquer que trois circonscriptions à forte charge populiste n’avaient pas encore été comptées. Quand le seront-elles ? Mystère. Et d’où viennent les sacs postaux avec des bulletins qui, eux, ont déjà été comptés ou le seront bientôt ? Autre mystère. C’est pour répondre à ce genre de question et aussi pour dénoncer et traquer toute fraude que Trump a réuni une équipe de choc. Rudy Giuliani, ancien maire de New York, et Pam Bondi, ancien ministre de la Justice de Floride, en sont les figures de proue. Leur mission : vérifier la légalité des votes. Chaque vote doit compter, c’est entendu, mais à condition qu’il soit émis dans les rigueurs de la loi. Cette loi bafouée par ceux qui bourrent les urnes, votent deux fois ou imitent la signature d’un inscrit.

En Pennsylvanie et dans le Michigan, on a vu plus méprisant : des chefs de bureau de vote interdisant aux inspecteurs républicains d’assister, comme c’est la coutume, aux opérations de dépouillement afin de vérifier leur déroulement loyal. Seuls les observateurs démocrates furent admis. Plus commode pour remplacer les bulletins de Trump par ceux de Biden. Car cette fraude existe. Des indices le montrent. La suspicion s’avère légitime au milieu de cet épouvantable climat de haine.

Restent les preuves. Selon l’équipe de juristes, celles-ci abondent. Giuliani et Bondi n’auront aucun mal à constituer leurs dossiers : faits, témoignages, documents sont là pour étaler tous les ressorts de la machination des démocrates encadrés et encouragés par l’appareil du Deep State. On revient au coup de force feutré, insidieux, qui corrompt les institutions sans faire de bruit, en préservant les apparences. Avec la complicité des gros médias et de la quasi-totalité de l’establishment, tout devenait possible. Même cette ultime attaque contre Trump dans ses efforts pour sauver l’Amérique. C’était la dernière carte du Deep State. On la sentait venir comme une fatalité, comme le chant du cygne de la subversion. Celle-ci ne s’embarrassa pas de moyens : un grossier hold-up, avec en plus une prise d’otages : ceux qui ont voté pour Trump. Où se trouvent leurs voix ? Giuliani et Bondi sont chargés de les découvrir et de les imposer. Au prix d’une série de procès, dont certains sont déjà engagés. Combien de temps dureront-ils ? Impossible de le savoir pour l’instant.

Trump a-t-il des chances de gagner ? De bonnes chances, mais il suffirait qu’il perde deux Etats pour que Biden l’emporte. Pendant quelques jours, quelques semaines, on sera sur le fil du rasoir. Avant l’inauguration officielle de Trump ou Biden le 20 janvier prochain, le scrutin présidentiel donnera l’impression de se poursuivre, mais sans électeurs et sans bureaux de vote. Etrange situation. Seuls, des millions de bulletins papillonneront dans l’atmosphère des tribunaux et la fièvre des batailles judiciaires. La plupart pourraient aller jusqu’à la Cour suprême. Là, Trump espère qu’ils seront accueillis par Amy Barrett, « son » juge pour temps de crise. Cette mère de sept enfants, à qui on a tant reproché son aversion pour l’avortement, se glissera peut-être dans la peau d’un bourreau : celui des fraudeurs. •

Christian Daisug

Article paru dans Présent daté du 6 novembre 2020

Trump l’emporte en Floride et s’impose dans la campagne pour les primaires présidentielles américaines

17/03/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les violences et scènes d’émeutes, qui se sont déroulées dans les derniers rassemblements de Donald Trump et dont l’establishment a interprété qu’elles étaient raciales, ne semblent pas être parvenues à enrayer sa déferlante électorale. 3 des quatre États en lice ont été remportés par le magnat de l’immobilier.

Alors que Marco Rubio, grand favori pour l’élection de Floride, et élu de la ville de Miami West, n’a remporté que 27 % des suffrages, « the Donald », comme on l’appelle outre-Atlantique, en a remporté 45 % !
Les sondages montrent une forte augmentation de sa popularité dans cet État, depuis que des militants du candidat démocrate Sanders envahissent ses rassemblements. La chaîne CNN, qui est entrée de façon quasi-officielle en campagne anti-Trump, a couvert avec abnégation les « dérapages » du candidat invitant ses militants à frapper les perturbateurs et leur promettant de rembourser ensuite leurs frais d’avocats. Il a aussi invectivé les militants perturbateurs — de la cause des Noirs — par un sonore « allez plutôt chercher un travail ».

Le bilan de cette soirée électorale côté Républicain est éloquent : désormais seul le candidat conservateur Ted Cruz semble constituer un concurrent crédible à Trump.
Côté démocrate, Hillary Clinton, qui a remporté l’ensemble des quatre États en lice, a insisté sur le nécessaire combat contre les discriminations sexuelles et raciales et a fustigé son possible rival républicain « d’attiser les haines et les peurs ».

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Primaires américaines : ça se précise

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les candidats favoris, Donald Trump et Hillary Clinton renforcent leur avance lors des primaires du mardi 15 mars. Dans le camp républicain, aucun candidat concurrent de Donald Trump ne s’est détaché du lot. Certains évoquent l’idée qu’ils pourraient cependant avoir assez de délégués réunis pour empêcher que Trump ne soit désigné. Ils provoqueraient alors un vote de tous les délégués, qui ne seraient plus liés par leur engagement auprès de leurs électeurs. Opération risquée vis-à-vis de l’opinion.

Donald Trump : « Je pense que l’islam nous déteste »

12/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
« Je pense que l’islam nous déteste », a déclaré Donald Trump à la chaîne américaine CNN. Le candidat à l’investiture républicaine a pointé du doigt la « haine formidable » dont il a affirmé qu’elle était constitutive de l’islam. Il a soutenu la distinction entre islam et islam radical, précisant néanmoins que ce dernier était « Très difficile à définir ». « Il est très difficile de séparer les deux. En fait, personne ne sait ».

Le musulman Tahir Javed, 5e plus grand donateur de Hillary Clinton

Source : Boulevard Voltaire
La candidate de Wall Street est allée rendre visite à une communauté d’intérêts encore plus particuliers…

Après avoir observé, sur les chaînes américaines, les discours de Hillary Clinton, j’y voyais des jeunes filles voilées en arrière-plan, ce qui me serrait les tripes, je l’avoue. L’islam visible, revendiqué par l’accoutrement d’enfoulardées… Là aussi, me dis-je avec désespérance ! Je précise que je n’ai rien contre les religions, mais que je suis une farouche opposante à l’islam de conquête, un système politique totalitaire. Nulle autre idéologie n’avance comme l’islam. Par tous les moyens. Utilisant notre démocratie à son avantage, par la violence et la terreur, la conquête avance sans résistance et surtout et avant tout, parce qu’elle bénéficie de la complicité de la gauche dans le monde occidental.

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La jeune fille et le serpent

03/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
On peut penser ce que l’on veut du candidat Républicain à l’élection présidentielle américaine, mais il fait saluer son art de la parabole. La fable de la jeune fille et du serpent en dit plus long sur l’invasion migratoire de l’Europe que bien des discours.

Primaires américaines : Clinton et Trump sortent vainqueurs du « super mardi »

02/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, un grand nombre d’États des États-Unis voyaient les sympathisants des partis démocrates et républicains voter pour savoir qui serait leur candidat pour les prochaines élections présidentielles.
Chez les démocrates, Hillary Clinton dispose de sept États contre quatre pour Bernie Sanders.
Côté républicain, Donald Trump en récolte sept, Ted Cruz deux et Marco Rubio un.

Quelles sont les indications politiques données par ces résultats ? v
Pour les démocrates, Bernie Sanders se déclare ouvertement socialiste et reçoit des soutiens de jeunes et des blancs pauvres du nord des États-Unis. Clinton l’a emporté parmi les minorités, en particulier chez les noirs du sud des États-Unis. Elle représente aussi le pouvoir des élites financières qui ont soutenu la présidence Obama. Elle se place aussi dans sa continuité pour ce qui est de la politique internationale, tout en étant encore plus agressive qu’Obama contre le gouvernement syrien de Bachar El-Assad.
Chez les républicains, Donald Trump semble beaucoup plus réaliste en politique internationale. Les journaux bien-pensants de France et des États-Unis lui taillent un costume de populiste et de fasciste. Ils soulignent que sa ligne anti-immigration était bien moins nette dans le passé, par exemple quand il employait des immigrés pour construire ses tours de promoteur immobilier.
Le conservatisme de Donald Trump étant récent et peu crédible, le juriste Ted Cruz est bien mieux vu chez les conservateurs chrétiens. Ils veulent un président qui fasse de bonnes nominations à la Cour suprême. L’enjeu sera de savoir s’il pourrait rassembler tous les anti-Trump des républicains.

Le totalitarisme à front renversé : comprendre les États-Unis

Source : lescrises.fr
Le livre Democracy incorporated. de Chalmers Johnson propose un diagnostic controversé, mais en fin de compte convaincant, sur la manière dont les États-Unis ont succombé à une tentation totalitaire inconsciente et permet de comprendre comment ils sont contrôlés. Si l’ouvrage n’est disponible qu’en anglais, sa recension traduite par lescrises.fr est déjà des plus éclairantes.

http://www.les-crises.fr/le-totalitarisme-a-front-renverse/

Pendant plus de deux générations, Sheldon Wolin a enseigné l’histoire et la philosophie politique, de Platon à nos jours, aux étudiants de Berkeley et Princeton […] Il est l’auteur d’ouvrages primés et désormais classiques tels que : Politique et Vision (1960, édition revue et augmentée en 2006), et Tocqueville entre deux mondes (2001), ainsi que de nombreux autres ouvrages.
[…]
Son dernier ouvrage, , Democracy Incorporated: Managed Democracy and the Specter of Inverted Totalitarianism (Démocratie S.A., la démocratie contrôlée et le spectre d’un totalitarisme à front renversé), est un brûlot contre la gestion actuelle du pouvoir aux États-Unis. Il évoque notamment les évènements des dernières années et donne des propositions pour éviter que notre système ne sombre dans les méandres de l’histoire en compagnie de ses prédécesseurs totalitaires : l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie, et la Russie bolchevique. Le moment est bien tardif, et il est peu probable que le peuple américain se réveille et emprunte le chemin qui éviterait à notre nation de connaître son Crépuscule des Dieux. Toutefois, Wolin est celui qui analyse le mieux en quoi l’élection présidentielle de 2008 ne changera rien à notre destin. Ce livre démontre pourquoi la science politique, lorsqu’elle est appliquée correctement, reste la reine des sciences sociales.
[…]
Pour synthétiser son argumentation complexe, depuis la Grande Dépression, les forces jumelées de la démocratie contrôlée et de “Superpuissance” ont pavé la voie pour quelque chose de nouveau : le « totalitarisme inversé », forme tout aussi totalitaire que son avatar classique, mais reposant sur la collusion interne, l’apparence de liberté, le désengagement politique au lieu de la mobilisation des masses, et comptant davantage sur les « médias privés » que sur des officines gouvernementales pour renforcer sa propagande sur la version officielle des évènements. Il est inversé dans le sens où il ne nécessite pas de coercition, de puissance policière ou d’idéologie messianique à l’instar des versions fasciste, nazie ou stalinienne (à noter toutefois que les États-Unis ont le plus fort taux de citoyens emprisonnés – 751 pour 100 000 habitants – de toute la planète). Selon Wolin, le totalitarisme inversé a vu le jour « de façon imperceptible, non préméditée, et avec les apparences d’une parfaite continuité avec la tradition politique du pays ».
Le génie de notre système totalitaire inversé est de « manier un pouvoir totalitaire sans le montrer, sans créer de camp de concentration, sans imposer d’idéologie uniformisante, et sans supprimer les éléments dissidents tant qu’ils restent inoffensifs. La régression du statut de “peuple souverain” à celui de “sujet impuissant” est le symptôme d’un changement de système, d’une démocratie qui est un moyen de “populariser” le pouvoir à celle qui n’est que la marque d’un produit que l’on vend chez nous et à l’étranger. Ce que ce nouveau système, le totalitarisme inversé, prétend être, est l’opposé de ce qu’il est réellement. Les États-Unis sont devenus l’exemple de la façon dont on gère une démocratie sans révéler qu’elle n’existe plus. »

États-Unis : quid des primaires dans l’Iowa ?

03/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’Iowa où s’est ouverte hier une saison électorale avec des primaires qui s’annoncent très serrées et pour le parti républicain et pour le parti démocrate. Pour les républicains, c’est Ted Cruz qui l’emporte avec 27,7 % des voix devançant Donald Trump à 24,3 % et chez les démocrates Hillary Clinton devance légèrement Bernie Sanders d’un petit point.

Et à la clef un sentiment d’exaspération populaire qui donne une chance à des candidats inattendus et perturbateurs
Ce phénomène est prégnant dans les deux principaux partis. Chez les républicains, c’est le sénateur du Texas Ted Cruz qui talonne le très sulfureux Donald Trump. Le Texan doit son succès à la canalisation d’une colère conservatrice et religieuse qui reproche au parti républicain son inaction malgré des succès aux mi-mandats. En effet, celui-ci n’a pas su empêcher la légalisation du mariage homosexuel ou plus récemment de supprimer les subventions au planning familial.

Une telle exaspération est aussi palpable chez les démocrates
Au plus grand plaisir du sénateur du Vermont Bernie Sanders qui quant à lui est porté par la frustration de ceux qui jugent le bilan d’Obama à l’aune de la stagnation des salaires. Preuve de la tendance contestataire des votes américains : le discours de Sanders chevauche celui de Trump et de Ted Cruz surtout quand il s’agit de dénoncer le poids de l’argent dans les campagnes ou l’inefficacité de l’administration à Washington. Les estimations le donnent à un petit point de la très favorite Hillary Clinton alors qu’il était très largement distancé il y a peu.

Il s’agit en plus d’un enjeu de taille pour les candidats
En tout cas, ils ne le prennent pas à la légère. Selon le décompte du journal local Des Moines Register, les différents candidats ont organisé au moins 1 200 événements en Iowa pour la campagne 2016. Dix fois plus que la Californie, plus grand État américain. Une victoire dans l’Iowa donne un élan. Si le candidat gagne, il bénéficie soudainement d’une énorme attention des médias, du parti, des bailleurs de fonds et de l’Amérique entière.

Grosse désillusion donc pour Donald Trump ?
Sans doute, mais rien d’imprévisible : l’homme d’affaires avait négligé le dernier débat républicain disant qu’il avait un contentieux avec l’animatrice. Sa désinvolture avait beaucoup choqué les électeurs, ce qui peut expliquer la victoire de Ted Cruz qui — à peu de chose près — a le même programme que son concurrent. Une sorte de Diet Trump si vous voulez.