Tout va très bien, messieurs les ministres…, par Philippe Bilger

police

Les cocoricos de nos ministres régaliens sont de plus en plus contredits par une réalité dont la brutalité ne cesse de s’amplifier.

La délinquance et la criminalité ordinaires sont déjà insupportables et ce n’est pas un « sentiment d’insécurité » qu’éprouvent les victimes nombreuses mais un désespoir aggravé par la relative impuissance des forces chargées de les combattre.

Il suffit pour en avoir un tableau hebdomadaire (et il n’est pas exhaustif) de se reporter du 11 au 17 juillet avec une recension de Valeurs actuelles mentionnant notamment une quinzaine de coups de couteau, coups de marteau, coups de hache, une femme poignardée par un clandestin…

Un basculement dramatique s’est produit dans notre société quand la police, de plus en plus souvent, au lieu de pouvoir opérer sa mission de contrôle et d’interpellation, est devenue elle-même une cible. La malfaisance spécifique, les guet-apens, les violences à son encontre font qu’elle ne peut plus nous protéger mais doit être protégée. Un comble.

Dans une commune près de Dijon, un policier est violemment « tabassé » parce qu’il tente d’interpeller un voleur de scooter armé.

Dans un quartier de Lyon à la Guillotière, trois policiers en civil dont une femme, sont agressés et lynchés à coups de barres de fer et avec du gaz lacrymogène, par une cinquantaine de voyous qui les empêchent d’appréhender un voleur à l’arraché. L’un des agresseurs est interpellé mais réussit à prendre la fuite (Le Parisien).

C’est tous les jours comme cela. Il paraît que ceux qui s’émeuvent exagèrent ou appartiendraient au RN et donc seraient forcément inaudibles et de mauvaise foi.

On a un ministre de l’Intérieur qui tweete beaucoup après. C’est le signe de l’échec. Un Eric Ciotti a le droit de tweeter : il n’est pas ministre. Gérald Darmanin, lui, quand il termine son tweet par « s’en prendre à un policier c’est s’en prendre à la République » a un propos à peu près équivalent à zéro et magnifie son inaction.

Il n’est plus à cela près. Il a déclaré qu’il allait s’occuper « personnellement » des JO. Pas de quoi rassurer : il n’était tout de même pas à mille lieues du Stade de France et du préfet Lallement lors de ce fiasco dont il ressort virginal grâce au président de la République !

Eric Dupond-Moretti, certes non directement concerné par ces soucis d’ordre et de tranquillité publics, ne rassure pas davantage sur la Justice quand il fait des réponses méprisantes aux questions qui lui sont posées.

J’ai le droit de suggérer des pistes dont la plus importante est inconcevable.

Il faudra un jour instaurer de vraies peines planchers. Je devine trop ce que vont devenir les procédures de Lyon et de Dijon si on réussit à appréhender des auteurs alors que le caractère collectif des violences rend la preuve individuelle quasiment impossible. Elles s’enliseront dans des délais trop longs et l’indignation initiale finira en en indulgence judiciaire.

Surtout il conviendrait non pas de sortir de l’état de droit ressassé tel un mantra mais de l’adapter. C’est une incantation à défaut d’être une protection, une solution. Il n’est plus possible, face à des transgressions éclatantes, irrécusables, de laisser le temps noyer les vérités et des culpabilités immédiatement imputables. On ne devrait plus admettre que la bureaucratie s’oppose à la Justice. Il y a une multitude d’affaires qui justifieraient des allègements et des urgences et satisferaient l’attente citoyenne qui veut que justice soit rendue certes mais vite !

J’ai évoqué l’autosatisfaction du pouvoir. Elle est normale. Quand on échoue il est urgent de se gratifier : c’est le seul baume.

Que la France ait mal ne troublera pas un pouvoir sûr de son fait.

On aura compris que mon titre renvoie à une célèbre chanson de mon enfance où, annonçant à « madame la marquise  » une série de catastrophes, on lui certifiait pour la rassurer que « tout allait très bien ».

Faisons-leur plaisir : tout va très bien, messieurs les ministres…

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Attaques au C0UTEAU, flics tabassés, l’insécurité est-elle un sentiment ou une réalité ?

insécurité

26/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Angers, Nantes, les attaques à l’arme blanche se multiplient ces derniers temps, ce qui inquiète les autorités.

Des policiers roués de coups dans le quartier de la Guillotière à Lyon, la multiplication des faits divers est-elle une illusion que les médias créent ou tout simplement les prémisses d’une société au bord de l’implosion ?


« Le ministère de l’Intérieur n’a aucune stratégie face à la délinquance », explique Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS, à l’heure où une nouvelle flambée de délinquance frappe la France

Xavier Raufer : « Le problème ne vient pas des quartiers mais de ceux qui les habitent »

Xavier Raufer

07/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le criminologue Xavier Raufer revient, pour Boulevard Voltaire, sur l’explosion des violences en zone rurale mais aussi à Lyon, quartier de la Duchère.

Une illustration de la faillite totale de la ruineuse « politique de la ville » et l’abandon des zones rurales.


Insécurité : l’Etat, aveugle et sourd, par Ivan Rioufol

Ivan Rioufol

La mort d’Antoine Alléno, 24 ans, tué par un chauffard à Paris dimanche soir, sera-t-elle la goutte d’eau qui fera déborder le trop plein de colères ? Fils du célèbre chef cuisinier Yannick Alléno, la victime symbolise, dans sa notoriété, une société fragile, laissée sans défense face à une délinquance exponentielle. Les maux sont connus : impunité des voyous, lâcheté des autorités, permissivité de la justice, aveuglement des médias, traîtrise des idéologues, etc. Le tueur, qui venait de voler un bolide et conduisait en état d’ivresse, appartient à la communauté des gens du voyage. C’est un multirécidiviste,. Il était recherché pour une peine de prison de trois mois qu’il n’avait pas purgée. Un peu plus tôt ce même dimanche, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Abderahim avait crevé les yeux de sa femme Maïté, en lui portant sur le corps et le sexe douze coups de couteau. Mardi, à Marseille, c’est un parent d’élèves d’une institution catholique qui a été agressé au couteau « au nom de Dieu », tandis qu’il attendait ses enfant, par un « déséquilibré ».

Il y a un peu plus d’un an, le 21 avril 2021, vingt généraux en retraite et une centaine de hauts gradés avaient choisi d’alerter l’opinion face à l’insécurité, au séparatisme islamiste, à la guerre raciale. Ils écrivaient : « L’heure est grave, la France est en péril (…) Notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie ». Jean Castex, premier ministre, avait dénoncé un texte « contraire à tous nos principes républicains, à l’honneur, au devoir de l’armée » en critiquant des généraux « qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Ce refus de voir et d’entendre est devenu insupportable.

Délitement : c’est le mot qui convient pour décrire la désagrégation de la société. L’Etat « protecteur » – qui en fait des tonnes pour feindre une autorité sanitaire – se révèle incapable d’assurer la sécurité des personnes. Ce ne sont pas les textes répressifs qui manquent. La pénurie de personnel (police, justice) est un argument qui s’entend mais qui n’explique pas tout. Seule la main de l’autorité tremble. Elle tremble car elle doute d’elle-même. Tel est l’effet pervers de l’idéologie « antiraciste » qui, au nom de bons sentiments, a laissé croire que les nouvelles minorités culturelles étaient d’abord des victimes devant être excusées, y compris dans leurs actes de délinquance.

Cette subversion idéologique a contaminé une grande partie des dirigeants européens. La classe politique suédoise, qui s’était largement ouverte à l’immigration musulmane depuis trente ans, est en train « d’opérer un virage à 180 degrés » selon l’économiste irano-suédois Tino Sanandaji (Le Figaro, 4 mai). Il explique : « Désormais, la position des socio-démocrates est d’admettre que l’immigration de réfugiés est coûteuse et contribue à la criminalité ainsi qu’à la ségrégation ». En France, Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a dit, en juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ». Voilà pourquoi l’Etat est aveugle et sourd. La mort d’Antoine Alléno vient tragiquement le rappeler.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Insécurité et délinquance : Nantes au bord de la crise de nerfs

délinquance insécurité

Jadis, la Cité des ducs était l’un des villes les plus attractives de France. L’agglomération bénéficiait en effet de nombreux atouts. Outre sa situation géographique, elle accueillait un important pôle universitaire, de nombreuses entreprises nourrissaient le marché de l’emploi et l’activité culturelle y était florissante. C’était alors la destination rêvée pour de nombreux Parisiens ne supportant plus les difficultés et les vicissitudes de la vie dans la capitale. Las, en quelques années, le rêve s’est mué en cauchemar et Nantes en un véritable coupe-gorge. Les explications de cette triste transformation ne sont guère originales, puisque ce sont presque toujours les mêmes, partout sur le sol national : explosion de la délinquance, règne des bandes ethniques, laxisme judiciaire et démission des pouvoirs publics.

La situation de la capitale bretonne s’est tellement dégradée que la population, excédée, organise désormais chaque semaine une manifestation pour dénoncer un quotidien de plus en plus invivable. C’était ainsi ce week-end le cinquième rendez-vous de ce rassemblement de la colère et du désespoir. Il rassemble de nombreux commerçants, notamment des patrons de bars et de restaurants, des riverains du centre-ville mais aussi des policiers municipaux réclamant davantage de moyens pour tenter de rétablir l’ordre. Ils demandent notamment à être équipés d’armes létales afin d’être plus dissuasifs face à des voyous « qui veulent en découdre avec les flics ». Tous les participants dénoncent une insécurité permanente et hors de contrôle et des agressions quasi journalières.

Face à l’inertie des institutions, l’association Sécurité nocturne Nantes a par ailleurs mis en place des initiations gratuites à l’autodéfense, notamment à l’intention des « travailleurs de nuit » – serveuses, portiers, gérants de bars… – qui sont les premiers exposés. On leur apprend les gestes indispensables pour faire face à des tentatives d’agression tout en leur rappelant que la « riposte doit être proportionnée à l’attaque » sinon ce sont eux qui risquent de se retrouver sur le banc des accusés, la justice étant curieusement beaucoup plus efficace et sévère dans ce genre de cas. Le monde à l’envers !

Nantes, cinquième ville du pays, est devenu le malheureux symbole de la dégradation de la qualité de vie en France et de l’incapacité des pouvoirs en place, émasculés par leurs dogmes idéologiques laxistes, à juguler la prolifération de la délinquance et de la criminalité. Il n’y a désormais plus de régions « préservées » ou de villes « protégées » ou, s’ils en existent encore marginalement, ce n’est, hélas ! qu’une question de temps avant qu’elles connaissent les mêmes affres que Nantes, désormais appelée « la petite Marseille ». Et rien ne changera tant que ne seront pas prises à bras-le-corps les questions d’un sévère contrôle de l’immigration et d’une réforme profonde du système judiciaire et carcéral. Une évidence qu’il faut garder en tête à quelques semaines d’une élection primordiale pour l’avenir du pays.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 14 mars 2022

La banlieue c’est pas rose – La banlieue, c’est morose

banlieue racaille

Les faits remontent au jeudi 30 septembre et se sont déroulés dans le « secteur sensible » (traduction : cité de l’immigration) du quartier la Forêt. Le parquet d’Evry a ouvert une enquête pour « violences aggravées par trois circonstances, en réunion, à raison de l’orientation sexuelle supposée et par personne dissimulant son visage ». Lors de son audition, la victime de l’agression, un jeune homme âgé de 17 ans, a en effet déclaré avoir été, « en raison de son apparence », « gratuitement frappé par une meute d’individus lui criant ‟PD” ». L’enquête a été confiée au commissariat de Montgeron. Des vidéos de l’agression ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions légitimement indignées. Ainsi, sur Twitter, Sylvie Carillon, le maire de Montgeron, s’est déclarée « profondément choquée par des images d’une agression d’une violence inhumaine », ajoutant que ces « actes n’ont pas droit de cité ». On est heureux de l’apprendre… De son côté, Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, a également fait part de son indignation en écrivant, également sur Twitter : « Les racailles ont inventé le ‟lynchage récréatif”. On tabasse avec autant de haine que d’amusement ! Je demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’agression de cet homme. Aucune tolérance possible avec cette sauvagerie ! »

S’il paraît évidemment justifié, cet émoi scandalisé qui agite le landernau politico-médiatique à la suite de cette agression présumée homophobe est néanmoins révélateur à plusieurs titres. Tout d’abord, elle démontre une fois encore que toutes les victimes ne sont pas égales et que la compassion de nos belles âmes officielles est à géométrie variable, car si ce fait divers est en effet choquant et d’une insupportable violence, il est par ailleurs, hélas, d’une très grande banalité dans la « France orange mécanique » dans laquelle sont contraints de vivre tant de nos compatriotes. C’est quotidiennement que des Français subissent ce genre d’agressions, souvent gratuites, sans susciter les condamnations outrées, ni même le simple intérêt, des gros médias ni des diverses élites autoproclamées. Il semble qu’il faille nécessairement qu’existe un soupçon « d’homophobie » pour que tout ce beau monde feigne de découvrir la réalité de l’ensauvagement du quotidien et la violence paroxystique des bandes des cités… La gravité des faits apparaît donc désormais indexée sur l’orientation sexuelle des victimes. Vous avez dit « discrimination » ?

Par ailleurs, ce lâche lynchage met également en lumière, si la motivation homophobe est confirmée, la prégnance d’une hostilité haineuse envers les homosexuels dans certaines couches des populations issues de l’immigration arabo-musulmane. Or, curieusement, ce n’est jamais cette dernière qui est mise en cause par l’armada des associations LGBTQI… qui continuent à dénoncer fantasmatiquement une « homophobie d’extrême droite » totalement résiduelle, pour ne pas dire inexistante.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2021

Pandora Papers – Les élites délinquantes une nouvelle fois épinglées

Pandora Papers

Ils sont déjà considérablement riches, nantis, privilégiés, puissants et célèbres mais ils n’en ont jamais assez ! Et leur cupide avidité les conduit à des pratiques délictueuses d’évasion fiscale régulièrement révélées à l’occasion de scandales internationaux. Cette fois ce sont les « pandora papers », nom donné aux révélations faites par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) mettant notamment en cause le Premier ministre tchèque, le roi de Jordanie et les présidents du Kenya, de l’Azerbaïdjan et d’Equateur mais aussi des « personnalités » telles que Tony Blair, Shakira, Guy Forget ou Dominique Strauss-Kahn… Tous sont accusés d’avoir dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, à des fins d’évasion fiscale.

Ce sont plus de 600 journalistes qui ont participé à cette vaste enquête qui s’appuie sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers et mettant à jour plus de 29 000 sociétés offshores. Selon ces documents, le roi Abdallah II de Jordanie aurait créé une trentaine de sociétés offshore qui lui aurait permis d’acheter près d’une quinzaine de propriétés de luxe aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, pour un montant de 106 millions de dollars. De son côté, le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, plus modeste, aurait placé 22 millions de dollars dans des sociétés écrans lui permettant d’acquérir le château Bigaud dans le sud de la France.

Pour le directeur de l’ICIJ, Gerard Ryle, ces révélations démontrent qu’il n’y a pas de réelle lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale puisque de nombreuses personnalités politiques de tout premier plan en profitent elles-mêmes. « On parle de milliers de milliards de dollars » affirme-t-il.

Ainsi, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) aurait fait transiter plusieurs millions de dollars d’honoraires de conseil à des entreprises par une société marocaine exempte d’impôts. Un système de grande ampleur qui fait le jeu de la corruption et la criminalité, rappelant les pratiques de « blanchiment d’argent » des organisations maffieuses. Ces dévoilements apparaissent d’autant plus choquants que plusieurs des personnalités épinglées ont tenu par ailleurs de beaux et doctes discours anti-corruption.

La publication de cette enquête a déjà entraîné la démission du Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, et du chef du gouvernement du Pakistan, Nawaz Sharif. D’autres pourraient suivre tant le séisme est de grande ampleur.

Certains Français ont parfois tendance à minimiser la gravité de l’évasion fiscale, y voyant une sorte de pratique « d’autodéfense » face au « matraquage fiscal ». Outre le très lourd manque à gagner pour l’Etat, ils oublient que ceux qui s’y adonnent, les plus riches, ne sont pas ceux qui payent le plus d’impôts, bénéficiant déjà de nombreux mécanismes légaux « d’optimisation fiscale » qui leur permettent de réduire drastiquement leur contribution. En réalité l’évasion fiscale se situe à mi-chemin entre le vol qualifié et la haute trahison puisqu’elle consiste à chercher à se dérober à l’indispensable solidarité nationale à laquelle les classes moyennes et populaires, elles, ne peuvent échapper.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 6 octobre 2021

Mathieu Bock-Côté : « Une guérilla quotidienne est menée contre les policiers. Dans les zones de non-France, ils sont considérés comme les représentants d’un pays étranger »

Marseille, territoires perdus – Bienvenue, M. Macron !

Macron

Est-il possible de sauver Marseille ? Emmanuel Macron se rendra dans la cité phocéenne la semaine prochaine afin de présenter « un plan de lutte contre la drogue ». Ce déplacement intervient dans une période d’une extrême violence…

Les années passent et le problème demeure. En deux mois, douze personnes sont mortes dans les rues de Marseille – essentiellement dans ses quartiers Nord – lors de « règlements de compte » en lien avec le trafic de drogue. Un trafic qui y générerait de 10 à 15 millions d’euros par mois.

L’un de ces règlements de compte a été filmé en partie et démontre la sauvagerie des criminels. On peut y voir l’enlèvement d’un homme, kidnappé par un commando et enfermé dans le coffre d’une voiture malgré ses supplications.

Une séquence abominable d’autant plus lorsque l’on sait que la voiture fut retrouvée brûlée à proximité avec un corps calciné à l’intérieur. Une scène qui renvoie au film Bac Nord, actuellement au cinéma, qui s’inspire d’événements survenus à Marseille en 2012, avec une police totalement désarmée face à des gangs de cité suréquipés et quasiment tout-puissants sur leur territoire.

Le 21 août, un autre meurtre a fait grand bruit puisqu’il s’agissait de celui d’un adolescent de 14 ans. Etait-il un guetteur, comme le sont beaucoup de délinquants de son âge ? Rien ne permet de l’affirmer à ce jour.

Totalement dépassé par les événements, Eric Dupond-Moretti a promis l’arrivée prochaine de magistrats et préconise de « multiplier les avertissements judiciaires », de « rappeler les lois et faire de la pédagogie aux jeunes pour les détourner de la délinquance ».

Sa réforme de la justice des mineurs, tout aussi naïve, entrera en vigueur le 30 septembre prochain.

Emmanuel Macron va, lui, faire de gros cadeaux aux « jeunes » marseillais. Le président de la République profitera de son déplacement pour détailler son plan de lutte contre la drogue, un plan qui consistera en grande partie à dilapider l’argent public pour calmer les caïds, les dealers et les familles des victimes. Un milliard d’euros devraient être dépensés pour réhabiliter des bâtiments (écoles, gymnases, piscines…) et rénover les transports.

Le but de cette dernière manœuvre ? Rapprocher les quartiers nord du reste de la ville.

Ces quarante dernières années, une dizaine de « plans banlieues » de la sorte ont été mis en place et furent souvent expérimentés à Marseille, pour le résultat que l’on connaît.

Distribution de billets de 50 euros

Durant la même période, le trafic de drogue s’est enraciné. Les dealers sont les maîtres, certains ont fourni de l’aide alimentaire lors du premier confinement quand d’autres distribuent des billets de 50 euros aux habitants des immeubles dont ils prennent possession pour leurs affaires.

Un reportage diffusé lors du journal télévisé de France 2 du 24 août donnait l’occasion de voir que des clandestins algériens dressaient de véritables postes-frontières à l’entrée des cités.

Les zones de non-droit n’ont jamais aussi bien porté leur nom.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 août 2021

Bagatelles pour un massacre – Criminalité allogène

délinquance violences

Pour les éditorialistes et autres chroniqueurs des médias, « l’ensauvagement de la société » est un thème de débat. Pour les Français, et en l’occurrence les Franciliens, il est une réalité quotidienne de plus en plus insupportable. Jour après jour, les faits divers extrêmement violents se suivent et se ressemblent. Le profil de leurs auteurs aussi.

Ainsi, samedi, un touriste espagnol a été agressé au cutter rue de Rivoli par un Rom sous l’emprise de l’alcool. Blessé à la gorge, le touriste a été pris en charge par les secours et hospitalisé. Heureusement, ses jours ne sont pas en danger. Un simple différend à propos de l’utilisation d’un Vélib’ serait à l’origine de cette attaque qui n’est rien de moins qu’une tentative de meurtre. Plusieurs passants sont intervenus pour appréhender l’agresseur le temps que la police intervienne. L’homme d’origine roumaine a été interpellé par la police et placé en garde à vue.

C’est ensuite en Seine-et-Marne, dans le centre commercial de Claye-Souilly, que deux vendeurs en téléphonie ont été poignardés par un Sénégalais en situation irrégulière qui a été interpellé par les forces de l’ordre. L’une des deux victimes, âgée de 18 ans, a succombé à ses blessures. Le jeune homme venait d’obtenir son baccalauréat. La seconde victime, âgée elle de 20 ans, a été transportée à l’hôpital, dans un état grave. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, un homme de nationalité sénégalaise âgé de 62 ans, serait venu réclamer un remboursement à la suite d’un « différend commercial ». Confronté au refus des vendeurs, l’homme serait parti avant de revenir armé d’un couteau. Il a alors poignardé les deux vendeurs, et tenté de frapper une troisième personne. En situation irrégulière sur le sol français, comme tant d’autres, il serait également, comme il se doit, connu des services de police pour des affaires de trafic de stupéfiants.

La France n’en finit décidément plus de mesurer la « chance » que représente l’immigration.

L’effroyable répétition d’actes toujours plus barbares, commis pour des motifs totalement futiles et dérisoires, pourrait nous conduire à une forme de lassitude, nous poussant peu à peu à intégrer cette folie comme constituant un état « normal » et définitif auquel il faudrait se résigner. Pourtant, la violence endémique que nous subissons n’est pas une fatalité, elle est le produit de l’impuissance volontaire et des multiples démissions des politiques qui nous gouvernent depuis trop longtemps. Et si nous évoquons régulièrement dans nos colonnes ces faits divers aussi odieux que tragiques, ce n’est pas par voyeurisme malsain ou appétence macabre, mais pour que les victimes ordinaires ne soient pas oubliées, pas plus que les responsabilités de ceux qui nous ont conduits dans ce qui ressemble chaque jour davantage à un enfer, cette « France Orange mécanique » implacablement décrite par Laurent Obertone.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2021

Thibault de Montbrial – Islamisme, délinquance, immigration: osons l’autorité ! [vidéo]

24/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thibault de Montbrial, avocat pénaliste et président du Centre de réflexion sur la Sécurité intérieure, avocat notamment de Zineb El Rhazoui, revient pour Livre Noir sur plusieurs thématiques sur lesquelles il est engagé : la police, la justice, la guerre contre l’islamisme, ou encore la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est l’objet de son dernier ouvrage « Osons l’autorité ».

Thibault de Montbrial est spécialisé dans la défense des forces de sécurité intérieure, la légitime défense, la défense de victimes de crimes, d’accidents collectifs et d’actes terroristes ainsi que la responsabilité pénale des dirigeants.

Découvrez ou redécouvrez cet entretien publié voici 3 mois mais qui reste toujours autant d’actualité !


Surdélinquance des étrangers et des Français issus de l’immigration : la fin d’un tabou ?

immigration délinquance

Laurent Lemasson, docteur en droit public et sciences politiques, vient de publier, dans le cadre de l’Institut pour la justice, un rapport où il analyse, à partir des données officielles disponibles, les rapports entre l’immigration et la délinquance.

C’est peu dire qu’il contribue à briser un tabou. On le voit, dans les médias où la gauche est en passe de perdre son hégémonie pluridécennale, dans l’opinion publique où s’opposent élite hors-sol et Français confrontés à l’insécurité quotidienne : les digues sont en train de céder. Même Emmanuel Macron, par la voix de Gérald Darmanin, s’essaie aux effets de manche en demandant aux préfets un tour de vis dans les expulsions des clandestins délinquants. La ficelle électoraliste est grossière, il n’empêche qu’il est en train de prendre conscience que la sécurité des Français sera un thème majeur de l’élection présidentielle.

Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, est interrogé ce week-end dans Le Figaro Magazine : il pointe toutes les contradictions de ce grand déni français : « Dans notre pays, parler négativement de l’immigration est moralement répréhensible et expose à une accusation de racisme ou, au mieux, de “fermeture d’esprit”. La question du lien entre immigration et délinquance est donc un tabou dans le tabou. »

Les chiffres alignés dans ce rapport sont tous plus affolants les uns que les autres et font ressortir une vérité nue, froide, objective : en 2020, 24 % de la population carcérale est étrangère, quand les étrangers ne constituent que 7,4 % de la population française. Sur ces étrangers, plus de la moitié (54 %) viennent d’Afrique et du Maghreb. Ces étrangers sont donc surreprésentés dans les prisons, mais aussi dans les chiffres de la délinquance fournis par la police et la Justice, particulièrement pour les faits violents (homicides, vols avec violences, agressions sexuelles).

Pierre-Marie Sève rappelle, d’ailleurs, qu’il n’existe pas de statistiques sur la présence carcérale des clandestins, pas plus que sur la délinquance des Français d’origine étrangère. Il leur a donc fallu, en quelque sorte, « débusquer » les chiffres. Ces « esquives » dans la méthodologie employée par les autorités pour connaître l’ampleur et les origines de cette augmentation de la délinquance et de la violence sont significatives : pendant des décennies, par idéologie, on a pu ainsi faire semblant de ne pas voir le lien patent entre immigration et délinquance. Les yeux grand fermés. Une méthodologie amputée de ressources essentielles : en son temps, Michèle Tribalat pointait le même problème pour l’étude de l’évolution démographique de la population française.

Ce rapport aborde également le problème des mineurs étrangers présents sur le sol français, les MNA (mineurs non accompagnés) : ils étaient 2.500 en 2004, 31.000 en 2019. « D’après le parquet de Paris, 75 % des mineurs jugés sont des mineurs étrangers », dit Pierre Marie Sève.

Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), a expliqué, dans un essai que nous avons évoqué dans ces colonnes, l’ampleur du problème posé : « Si un clandestin peut sembler mineur pour se confondre avec les vrais mineurs en besoin de protection, c’est encore mieux. Un mineur ne peut être expulsé ; c’est du reste pour cela qu’il en arrive et s’en déclare de plus en plus, vrais ou faux. Aucune contrainte ne peut s’exercer sur eux. Les réseaux en profitent pour en exploiter beaucoup qui dérivent dans les rues de nos villes. »

Un problème chaque jour plus aigu dans des villes comme Paris, Rennes ou Nantes. Recrutés par des réseaux au fonctionnement mafieux, ces MNA agissent en toute impunité, puisqu’on ne peut ni les punir ni les expulser. La faiblesse de la loi française alimente donc, en creux, la délinquance sur le sol français.

Le prochain président de la République ne devra pas seulement jeter de la poudre aux yeux des Français en donnant l’illusion de l’action. Pour résoudre les fractures territoriales, sociales, culturelles et identitaires françaises, il faudra entièrement refonder la législation française en matière d’immigration.

Quitte à s’affranchir de la CEDH.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Bracelet électronique : breloque pénale – Entrave ou incitation ?

Bracelet électronique

Le bracelet électronique, Il est beaucoup question de bracelets électroniques, ces derniers temps. Ils semblent être un ingrédient de l’actualité. Passons en revue quelques faits.

– Terry Dupin, blessé et arrêté par le GIGN ce lundi 31 mai après une cavale de 36 heures en Dordogne, était recherché à la suite de violences conjugales et de tirs sur les gendarmes. Ce récidiviste sortait de prison, portait un bracelet électronique avec l’interdiction de s’approcher du domicile de son ancienne concubine.
– Une femme de 33 ans est décédée à Douai dans la nuit de dimanche 30 à lundi 31 mai, manifestement sous des coups. Son concubin a été placé en garde à vue. Selon le procureur de Douai, il « bénéficiait d’une mesure d’aménagement de peine, détention à domicile sous surveillance électronique, pour l’exécution d’une peine de 10 mois d’emprisonnement pour vol aggravé et dégradations graves du bien d’autrui…»
– Avec neuf mentions au casier judiciaire, le réfugié politique kossovar qui a tué sa compagne à Hayange le 24 mai purgeait depuis le 20 novembre 2020 une peine d’un an d’emprisonnement pour des délits routiers, aménagée en peine à domicile avec bracelet électronique.
– A Alençon, le 25 avril, un homme d’une trentaine d’années tentait de poignarder son ex-conjointe. Il portait un bracelet électronique pour des faits de violence et de conduite sous stupéfiants.

A ces situations graves, il faut ajouter les cas où le port d’un bracelet électronique n’empêche aucunement la poursuite du business.

– A Plappeville (Moselle), un jeune homme vivant chez ses parents, purgeant une peine aménagée sous bracelet électronique, vendait du cannabis depuis… son balcon. Il a été arrêté ce week-end.
– Même chose à Angers le 3 mai où un jeune homme sous bracelet électronique pour vente de stupéfiants continuait de… vendre des stupéfiants.
– A Villeurbanne le 26 mai, un homme a été arrêté après un cambriolage. Il portait un bracelet électronique après des condamnations pour… vols.
– Le 19 mars à Grenoble, un homme de 35 ans a été arrêté pour huit agressions sur des personnes âgées en vue de leur voler leur sac à main. Condamné pour des faits semblables en 2014 et 2019, il avait été remis en liberté en novembre avec port de bracelet électronique.

Cette liste de divers crimes et délits ne prétend pas être exhaustive. Telle quelle, elle suffit à s’interroger sur l’utilité du bracelet électronique. Il était censé et résoudre le problème de la surpopulation carcérale et aider à la réinsertion. Or la surpopulation carcérale ne s’en trouve pas amoindrie puisque voilà des gens qui, loin de se réinsérer, sombrent dans la récidive, ou la réitèrent, ou passent au stade criminel supérieur. Quant aux femmes, on a bien compris que le bracelet électronique ne les protège en rien dans les cas des violences conjugales, n’en déplaise aux procureurs qui, dans plusieurs affaires récentes de « féminicides », ont assuré que la justice avait fait son travail convenablement. Il est vrai qu’elle l’a fait convenablement de son point de vue à elle. Tant qu’on ne sera pas sorti de la vision idéologique selon laquelle c’est à la société de payer sa dette envers le criminel, tant qu’on n’aura pas pris la décision d’expulser les délinquants et criminels étrangers pour désengorger les prisons, double peine et peine capitale seront réservées aux victimes.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2021

Le tueur d’Éric Masson arrêté – Le vrai coupable s’appelle Macron

Macron

Quand un chef d’Etat met en cause les violences policières dans un entretien sur des réseaux sociaux suivis par des adolescents ou de tout jeunes gens (le média en ligne Brut, le 5 décembre dernier), quand ce même président, sur le même réseau en ligne, dénonce les contrôles au faciès et les discriminations, quand le même président, un an auparavant, au salon de la BD d’Angoulême, posait à côté du dessinateur Jul qui tenait un t-shirt attaquant la police, il ne faut pas s’étonner qu’un garçon de 19 ans, Ayoub A., multirécidiviste mais toujours traité avec une extrême indulgence, trouve normal d’abattre un policier. Il est clair pour des garçons de cet âge que les policiers appartiennent au camp des salauds. C’est le président qui le dit ou qui le laisse entendre. Ce sont ses profs qui l’assurent, peut-être, ce sont les médias qui le rabâchent en boucle.

Un garçon de 19 ans n’est pas capable de faire la distinction entre des propos outranciers de polémique politique et la vérité. Le résultat est là : ce jeune voyou a assassiné un policier comme on abat un chien enragé. Sans se poser de questions.

Ceci est tellement vrai que lundi des tags sont apparus (à Lyon, notamment) se félicitant de cet assassinat : « Balle dans le front pour Eric Masson. Prochaine cible BST [les brigades spéciales de terrain] du 8ème ».

Mais, rappelez-vous : des inscriptions ou des propos semblables, il y en a eu après l’assassinat d’Arnaud Beltrame, notamment dans les rangs de LFI, comme on en a lu sur les réseaux sociaux en soutien à Merah après ses crimes toulousains, y compris ce froid assassinat d’une petite fille de 7 ans.

Tout ceci est une suite logique, au fond : Macron a lâché sa police. Pire que cela, il l’a montrée du doigt, il a donné les mots qui la désignent comme dangereuse et punissable.

Consommation trop forte de drogue ?

Pour l’heure, quatre personnes ont été arrêtées dimanche soir : le tueur présumé et sa sœur, à qui appartiendrait la voiture utilisée pour la fuite en Espagne, le chauffeur du véhicule, âgé d’une cinquantaine d’années, et un autre jeune, de 20 ans.

Avec un bon avocat, genre Dupond-Moretti, capable de terroriser les jurés comme il croit pouvoir terroriser Marine Le Pen dans les Hauts-de-France, le jeune assassin présumé peut s’en tirer par la reconnaissance d’un état de délire morbide dû à la surconsommation de drogue. Il y a eu des précédents…

Celui que l’enquête semble désigner comme l’assassin explique pour l’heure qu’il était chez sa mère au moment des faits. Et son avocat ajoute qu’il n’a pas « le profil d’un tel délinquant » (délinquant ? Le mot est un peu léger !). Pourtant, ce même avocat sait que son (très fidèle) client a déjà été condamné pour violences et pour trafic de drogue. Beau palmarès, tout de même, à 19 ans !

Les policiers, eux, s’expriment avec une grande virulence : « Nous sommes devenus des cibles dans cette société », constate le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. « La lutte contre la délinquance met le policier dans une position de danger, voire met sa vie en danger. » Un comble, dans une société de droit, une société que l’on nous présente comme dé-mo-cra-tique.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 11 mai 2021

Jusqu’où ira le vent de colère dans la police ?, par Franck Deletraz

policiers en colère

Ils étaient plusieurs milliers, dimanche, policiers et simples citoyens venus de toute la région, à s’être rassemblés dans la cour de l’hôtel de police d’Avignon pour rendre un hommage particulièrement poignant à cette énième victime de l’ensauvagement effrayant de notre pays qu’est le brigadier Eric Masson. Un rassemblement empreint d’une grande dignité, ponctué seulement par les interventions des collègues du défunt, plusieurs Marseillaise, les applaudissements et enfin les acclamations d’une foule de Français excédés de voir nos forces de l’ordre aujourd’hui systématiquement prises pour cibles. Cependant, on aurait tort de croire que derrière le calme et le caractère très digne de cet hommage ne se cache pas une colère d’une ampleur sans précédent, à deux doigts d’exploser, et capable, qui sait, de faire trembler le gouvernement sur ses bases.

Une ampleur sans précédent

Alors que, fait suffisamment rare pour être souligné, les syndicats de policiers ont fait pour un temps abstraction de leurs divisions et se sont mis d’accord pour défiler tous ensemble le 19 mai prochain à Paris (voir Présent du 8 mai), l’image des agents du groupe départemental d’intervention du Vaucluse se tenant dimanche par la taille et les épaules, comme pour entrer en mêlée, derrière le portrait de leur collègue assassiné par un voyou ethnique, avait un caractère hautement symbolique. Désormais, en effet, il est hors de question pour les forces de l’ordre et leurs représentants de tolérer plus longtemps cette situation. Et cela même s’il faut, pour obtenir satisfaction, entrer dans un violent conflit avec ce gouvernement qui ne cesse de les poignarder dans le dos.

La lourde responsabilité du gouvernement

Au cours de ces derniers jours, plusieurs syndicats n’ont d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt la lourde responsabilité du gouvernement dans la grave dérive à laquelle nous assistons aujourd’hui. Comme le Syndicat des commissaires de la police nationale, dont le secrétaire général David Le Bars, évoquant l’assassinat du brigadier Masson, a expliqué : « Ce n’est pas un simple fait divers, mais un fait très grave » qui est « le résultat d’un mal bien plus profond qui s’est ancré dans notre société : la haine du flic », qui est elle-même « la conséquence du procès permanent fait à l’institution policière », y compris par certains membres du gouvernement. Quant aux solutions à apporter en urgence à cette crise, elles sont évidemment nombreuses. Comme le soulignait Fabien Vanhemelryck, pour le syndicat Alliance, « le gouvernement les connaît. Il y a des lois, elles doivent être appliquées, les peines doivent être incompressibles, les aménagements de peine doivent être terminés, et si on lance ce signal fort politique avec une réponse pénale ferme, croyez-moi, ça ira beaucoup mieux pour que la police puisse faire son travail » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2021

I-Média – Sécurité. Le coup de com’ de Macron

I-média Macron sécurité

23/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entretien axé sur la sécurité dans Le Figaro, déplacement auprès des policiers à Montpellier… Emmanuel Macron semble décidé à faire de la sécurité un axe de sa campagne présidentielle pour 2022.

Mais derrière les effets de manche, la réalité est cruelle. L’État français n’arrive pas à juguler la délinquance.