Délations, explosion de haine entre Français : la psychose du Covid aggrave les fractures

virus delation

Il y a quelques mois, Renaud Girard et Jean-Loup Bonnamy publiaient Quand la psychose fait dérailler le monde, un essai roboratif dont nous avions rendu compte dans ces colonnes. Ils expliquaient qu’une mise en perspective de la réalité de l’épidémie et un traitement rationnel de celle-ci comme problème de santé publique avaient été écartés par la volonté de masquer les carences de notre système de santé : à partir de là, c’est la peur qui domine, et la psychose, abondamment relayée par les médias, a fait dérailler le politique. Dénonçant cette mondialisation de la psychose, ils expliquaient fort justement que, basculant dans l’irrationnel dont la sacralisation du principe de précaution n’est qu’un variant, le politique avait viré à l’arbitraire et à l’absurde. Une sorte de fuite en avant qui avait fait de ce virus « un terroriste, c’est-à-dire un agent dont l’impact psychologique et sociétal dépasse de loin son impact physique ».

Quelques mois plus tard, nous y voilà : l’incohérence et l’absurdité érigées en système ont fragilisé la santé mentale de nombreux Français, qui ont succombé à la panique. Chez beaucoup de nos concitoyens, le discours illogique tenu par les autorités, martelé jusqu’à plus soif, couplé à une privation de libertés qui met en surchauffe l’équilibre mental de chacun, a réveillé de bas instincts.

Aujourd’hui, chaque Français a peur de son voisin, les grands-parents de leurs petits-enfants, les professeurs de leurs élèves, les commerçants de leurs clients : ce qu’il aurait à tout prix fallu éviter dans un pays déjà malade et fracturé.

Et de la défiance généralisée à la haine, il n’y a malheureusement qu’un pas que d’aucuns ont vite franchi : la délation s’est répandue comme une traînée de poudre.

Ici, c’est un verre de rosé dégusté sur une plage qui suscite, sous les yeux d’une famille avec de jeunes enfants, l’intervention d’une dizaine d’hommes en armes venus verbaliser sévèrement les récalcitrants. Ils étaient coupables de ne pas savoir que Jean Castex avait interdit la consommation d’alcool sur la voie publique, inaugurant un triste et nouveau concept : le puritanisme progressiste. Ce genre d’exemple – et il y en de nombreux – accentue la fracture avec des forces de l’ordre dont la mission est de protéger et que l’ont voit, absurdement, punir. Le motif sanitaire d’une telle mesure est tellement fumeux qu’on ne peut l’expliquer.

Là, c’est un prêtre et son vicaire qui sont en garde à vue parce que, tout à leur ministère de prêtre, lors d’une cérémonie où il y eut dix baptêmes, ils n’ont pas pleinement exercé leur pouvoir de police en allant voir, un à un, les fidèles qui ne portaient par leurs masques. On a vu, là encore, surgir la haine entre frères : le délateur était le frère d’un catéchumène – on imagine les réunions de famille – et certains catholiques n’ont rien trouvé de mieux que de désigner à la vindicte populaire ceux de leurs frères qui étaient mis en cause.

Voyez comme ils s’aiment…

Ailleurs, encore, c’est la chasse aux restaurants clandestins, le nouveau sport national des forces de police : leur ministre de tutelle assimilant sans doute bien plus les malheureux Français contrevenants à des terroristes d’une nouveau genre, fauteurs de trouble sanitaire, que ceux qui, chaque jour et depuis des années, installent le séparatisme islamiste au cœur de notre pays.

L’inflation réglementaire qui a tenu de lieu de gestion de crise, avec les mesures sanitaires obligatoires dont certaines sont franchement douteuses, voire dadaïstes – le port du masque en bord de mer en plein vent, par exemple, est un non-sens médical –, ont créé dans l’esprit des gens un nouveau conformisme d’habitudes rétrécies dont il sera difficile de se défaire. Et comme l’écrit excellemment le journaliste italien Andrea Venanzoni dans la revue Atlantico, « le conformisme est rassurant, chaud, confortable, sanctifiant même parce qu’il élève des esprits médiocres sur l’autel de la conscience sociale, assignant une quelconque fonction d’utilité à des individus qui, sans cela, resteraient piégés dans des existences d’une rare grisaille ».

La question qui se pose maintenant est de savoir comment, après un tel traumatisme de la société, les Français sauront s’unir pour reconstruire le pays.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les balances, collaborateurs zélés de la nouvelle « biocrature »

La délation s’épanouit dans l’Ordre sanitaire. Or, personne ne s’affole de la régression qui s’installe. Comme aux plus belles heures de l’Occupation, les collaborateurs zélés abondent pour dénoncer les mauvais Français qui s’éloignent parfois des normes et des interdits. Ces consignes ponctuent depuis plus d’un an une vie sociale et intime sous surveillance. La nouvelle « biocrature », cette tyrannie hygiéniste que rien ne freine, n’en finit pas de produire des contraintes de plus en plus absurdes. C’est ainsi que les préfets ont décidé, dans certains départements littoraux, le port du masque obligatoire sur les plages balayées par les vents marins ! Il est probable que cette nouvelle atteinte aux libertés, dénuée de sens, suscitera son lot de sycophantes haineux. Un citoyen libre est vu, désormais, comme une menace pour la collectivité.

Emmanuel Macron avait prévenu, le 14 octobre 2020 sur TF1 : « On s’était progressivement habitué à être une société d’individus libres. Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous ne pourrons pas nous en sortir si chacun ne joue pas son rôle, ne met pas sa part. Voilà la clé ». Or c’est un monde policier et de surveillances mutuelles qui progressivement s’impose dans l’apathie quasi-générale. La chasse au virus autorise-t-elle ces constantes atteintes à la démocratie, dans une propagande sécuritaire toujours plus culpabilisante ? La contagion de la peur, alimentée par le pouvoir, est en train de faire des ravages dans les esprits craintifs, mesquins, paranoïaques. Ceci n’est pas la France.

Le comble a été atteint, jeudi, avec la mise en garde à vue pour quelques heures du curé et de son vicaire d’une église parisienne – Saint-Eugène-Sainte-Cécile (IX e) – dénoncés sur les réseaux sociaux par un participant à une messe de Pâques victime de son succès. Le diocèse de Paris n’a lui-même rien trouvé de plus utile que d’ouvrir aussi une procédure canonique contre les deux « délinquants ». La police leur reproche une « mise en danger délibérée de la vie d’autrui », un « non-port du masque » et un « rassemblement de plus de six personnes sans respect des gestes barrières ». Il se trouve que je connais cette église qui propose le rite romain et est fréquentée par beaucoup de jeunes catholiques. Elle applique depuis le début de l’état d’urgence les obligations exigées, même si les prêtres, en effet, ne portent pas le masque durant les offices et posent, à la demande, l’hostie sur la langue.

Est-ce là, sérieusement, un scandale ? Seul le désir de nuire a pu pousser l’ « indic », ce beau salaud, à poster une vidéo comme un lettre anonyme. Et c’est bien cet esprit malsain qui a été avalisé par les policiers et, hélas ! par le diocèse lui-même. Dans le même temps, une chaîne de télévision dénonçait des « dîners clandestins » organisés par un beau parleur piégé par son besoin de paraître. La prohibition a toujours suscité des comportements illégaux. Mais la chape de plomb qui étouffe les Français et réjouit les balances ne peut plus durer. Trop d’Etat oppresseur mène à la phobie de l‘Etat. Gare à l’explosion !

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 avril 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La grand-messe des hypocrites, par Etienne Defay

église Saint-Eugène Sainte-Cécile

Ils les tenaient enfin ! Un article du Parisien publié lundi nous apprend que durant la messe de samedi en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile, les distanciations sociales et le port du masque n’ont pas été respectés. Le curé de la paroisse a été dénoncé par le frère d’un catéchumène qui a alerté la presse et l’opinion.

Comme les évangéliques de Mulhouse devenus les boucs émissaires de l’épidémie de COVID, les paroissiens de Saint-Eugène, curé en tête, sont donc devenus les nouveaux adversaires de l’hygiénisme ambiant. Peu importe que les lieux de culte n’aient jamais été des clusters, peu importe au fond que les catholiques aient été privés de culte pendant des mois par la République, il fallait un coupable et il a été trouvé. Mais l’aubaine n’a pas seulement été pour l’opinion. On a évidemment vu l’émission « Quotidien » railler la cérémonie du jeudi Saint, particulièrement le lavement des pieds, mais le plus rude coup n’est pas venu de ces amuseurs publics. Le coup le plus violent a été porté par les coreligionnaires des paroissiens de Saint-Eugène, trop heureux de se payer des « tradis ».

Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille chrétienne, l’avocat et blogueur Erwan Le Morhedec, le journaliste de La Croix Laurent de Boissieu, tous ont rivalisé d’ingéniosité pour trouver la meilleure épithète : irresponsables, tradis, complotistes… Un déchaînement qui ironiquement vient de ceux qui passent le plus clair de leur temps à donner des leçons de charité.

En réalité, les paroissiens de Saint-Eugène ont été visés par un article orienté par des images de la célébration soigneusement sélectionnées. On ne montrera jamais les milliers d’heures de messes célébrées à Saint-Eugène et retransmises en vidéo où les règles sanitaires ont été respectées. Non, on s’attardera sur les quelques minutes de célébration où apparemment les règles ont été transgressées sur la foi d’un seul témoignage à charge d’une personne de l’assistance.

Coup dur pour le malheureux curé de l’église située dans le IXe arrondissement de Paris dont le diocèse s’est désolidarisé, enfonçant un peu plus le prêtre. Choqué par la tenue de cette cérémonie dans ces conditions, le diocèse a déclaré : « De toute évidence, lors de cette messe, aucune consigne sanitaire n’a été respectée. »

Une évidence qui ne l’est pas tant que ça. Selon nos informations, l’évêché a communiqué sans même prendre la peine d’entendre la version du prêtre ni même l’appeler préalablement.

« Nous nous désolidarisons totalement de ce type de comportement. Nous allons aviser les personnes responsables de cette messe et allons, en interne, donner des suites », ajoute le diocèse de Paris. Un diocèse qui ne s’était pas privé de condamner les fidèles qui manifestaient pour la messe mais qui se donne visiblement beaucoup de mal pour donner des gages à des pouvoirs publics qui n’ont jamais fait grand cas de la liberté de culte. Si la paroisse a indubitablement manqué de prudence, les réactions que cela a suscitées sont bien plus graves que le non-port d’un masque.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 7 avril 2021

Propagande, couvre-feu, délation… C’est reparti comme en 40 !

Quel pays au monde est capable en même temps de réfléchir à un couvre-feu généralisé à partir de 20 heures, comme si les Allemands paradaient à nouveau avenue des Champs-Elysées, tout en incitant son bon peuple à partir en vacances à la Toussaint ? Comme si le maréchal Pétain avait appelé Léon Blum à la présidence du Conseil ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Emmanuel Macron ne s’est pas encore exprimé. Parmi les options envisagées pour lutter contre une énième seconde vague qui ne cesse de faire des remous, plusieurs options sont à l’étude. Si un reconfinement généralisé ne semble pas envisageable au risque de définitivement tuer le pays, un couvre-feu dans certaines métropoles semblent à l’étude. Ainsi Paris et sa grande couronne se voient menacés. Il est intéressant de noter qu’il s’agit de la seule option qui ait fuité, comme par hasard. Comme pour tester les réactions de l’opinion publique. Et elle a de quoi rassurer le gouvernement mais prodigieusement inquiéter les hommes libres. Les lecteurs du Figaro ont ainsi, dans un sondage, plébiscité le couvre-feu en bon bourgeois effrayés et prévisibles qu’ils ont toujours été.

Sur les plateaux télé, les chroniqueurs et experts se relaient pour apporter toujours plus d’alarmisme et les médecins conviés se divisent maintenant en deux camps. C’est vous dire si l’époque est formidable et emplie de nuances : les alarmistes et les « rassuristes », ce mot écorche les oreilles tant il n’est pas français. Soit il faut inciter au reconfinement, soit il faut limite passer pour un négationniste et dire que le virus n’existe pas. Les plateaux TV et la surabondance des chroniqueurs débattent visiblement d’un sujet que généralement ils ne maîtrisent pas. La preuve en a été faite sur CNews par l’intermédiaire de Florian Philippot. En effet, l’ex-numéro deux du Rassemblement national et président des Patriotes a assuré qu’entre 20 000 et 30 000 personnes étaient mortes de la grippe en 2017. Enorme tollé sur le plateau. Les chroniqueurs et notamment le Dr Hamon, président d’honneur de l’Ordre des médecins l’ont vertement tancé avec le reste du plateau en l’accusant de fake-news. Une salve qui s’est vite tarie lorsque Philippot a sorti les chiffres officiels de 2017 qui font état de 21 000 décès. Douche froide. Pendant ce temps, des policiers entrent chez vous sur dénonciation pour vérifier combien de convives vous recevez. Couvre-feu, police et dénonciation. De quoi réjouir tous les Adolfo Ramirez de ce pays.

Et les Français dans tout ça ? Tiraillés par la peur d’un virus dont on ne sait pas grand-chose à part que sa dangerosité oscille entre la peste noire et le rhume, que les tests sont d’une fiabilité relative et que les victimes potentielles sont un jour des vieillards, le lendemain des hommes sains et jeunes et le surlendemain des obèses morbides. Le « en même temps », véritable girouette faussée, déroute, aveugle et finalement apeure une société et des êtres perdus qui pensaient bien avoir chassé la mort de leur quotidien. Des êtres qui ont été conditionnés pour préférer vivre esclaves plutôt que de prendre le risque de mourir libres. Au nom de la précaution, nos aînés meurent de solitude dans leurs EHPAD. Une mort bien pire que le Covid.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2020

Balance Ton Porc : attention aux dérives

Balance ton porc

Delicatessen Balance Ton PorcDepuis le 5 octobre, l’affaire Harvey Weinstein fait couler de l’encre, nourrit les chroniques radiophoniques et… délie les langues des femmes. […] Comme dans l’affaire Dominique Strauss Kahn en 2011, « tout le monde savait, personne ne parlait ». Mais l’affaire Weinstein va dépasser l’affaire DSK dans son traitement médiatique, grâce aux journalistes, grâce aux réseaux sociaux, grâce au hashtag #balancetonporc. Les médias ont parlé de « libéralisation de la parole », on pourrait parler de dénonciation.

Les critiques se sont concentrées sur l’homme blanc dominateur, sans évoquer un instant les problématiques de harcèlement lié à l’immigration.

Les chrétiens premiers coupables

L’actrice Florence Darel a été, elle aussi, victime des agissements du réalisateur. Elle était donc (logiquement) l’invitée le 12 octobre de l’émission « Quotidien » animée par Yann Barthès. A émission politiquement correcte, il fallait une déclaration politiquement correcte : « Quand les hommes vont-ils comprendre que les religions ont, depuis des siècles, fait que les femmes portent un poids ? Celles par qui le péché arrive. » En gros, et pour résumer, c’est à cause des religions que les agressions sexuelles existent.

La séquence est forte en émotion. Elle est reprise dans de nombreux médias pour faire le « buzz ». Florence Darel visait toutes les religions dans sa déclaration. Mais Sophia Aram, la pseudo-humoriste de France Inter, va se servir de cette séquence pour viser directement la religion chrétienne : « Il n’y a que la religion pour introduire des mécanismes aussi pervers dans notre inconscient collectif. (…) On peut toujours déclarer, comme Eugénie Bastié, que le christianisme a inventé le féminisme. »

Pour Sophia Aram, la chrétienté est machiste, d’ailleurs saint Paul en est responsable : « Dieu est le chef de l’homme, et l’homme est le chef de la femme. »

Mais Sophia Aram n’est pas théologienne, et outre le fait qu’elle ne peut interpréter les textes de saint Paul comme les Pères de l’Eglise, elle oublie surtout l’histoire de l’Eglise. La chrétienté a su mettre en avant la femme, non seulement par consécration de la Vierge Marie, mais aussi par la canonisation de nombreuses saintes.

Libérer, dénoncer

j’ai-vu-les-memes-abrutis-denoncer-les-juifs-puis-tondre-les-femmesLe 15 octobre, la journaliste Sandra Muller lance sur Twitter le hashtag #balancetonporc. Des centaines de milliers de femmes ont « témoigné », ou plutôt balancé leurs agresseurs. Pour les journalistes, joie, jubilation, allégresse, la parole des femmes se libère. Le Parisien, comme Libération, vont, le 17 octobre, en faire leur une : « Harcèlements, viols, agression. Porcs sur le gril. » Si les faits dénoncés sont éminemment condamnables, ce hashtag introduit une confusion entre la « dénonciation » et la « parole libérée ».

Pour Elisabeth Lévy dans Causeur, « le grand Délathon a commencé ».

Le philosophe journaliste Raphaël Enthoven souligne, lui aussi, sur Europe 1, les dangers de la dénonciation via les réseaux sociaux : « La meilleure intention du monde culmine parfois dans la délation. (…) La justice met des années à condamner, alors que Twitter met dix minutes (…) seulement sur Twitter votre dossier n’est jamais examiné, un seul témoignage suffit à vous condamner. Les condamnations sont sans appels puisque les réseaux sociaux n’oublient jamais. »

Pour Eric Zemmour, ce hashtag relève purement et simplement de la délation :

« Pendant la guerre, on aurait dit de libérer la parole aussi… Dénonce ton juif ça aurait été parfait. »

Balance ton porc a été un hashtag pour culpabiliser l’homme et la question du comportement de la femme a été oubliée, évincée. Ingrid Riocreux souligne, dans Causeur, que les propositions indécentes d’un homme de pouvoir n’évincent pas la question de l’honneur.

Une situation de pouvoir amène des choix : on peut choisir d’être fidèle à soi-même, ou choisir de se soumettre. Un homme aussi pourra subir des pressions. Elles pourraient venir de sa hiérarchie pour qu’il renonce, par exemple, à ses idées politiques.

Le porc qui cache la porcherie

 

Balance Ton Porc Hips[…] Pour Charlotte d’Ornellas au micro de Pascal Praud, il n’y a pas de doute, le hashtag #balancetonporc n’est là que pour stigmatiser le mâle blanc dominateur, « on est encouragé à lui taper dessus ». Peu de journalistes ont évoqué les problèmes de harcèlement venant de populations d’immigrés. Les faits sont simples, Charlotte d’Ornella déclarait : « Je peux me balader dans le XVIe arrondissement en jupe, je ne peux pas dans le XVIIIe. »

L’affaire Weinstein suivie du hashtag #balancetonporc a été là pour stigmatiser l’homme blanc dominateur. Les journalistes ont refusé de parler des agressions sexuelles mettant en cause des immigrés. En mai dernier, des femmes du quartier de la Chapelle-Pajol se plaignaient de ne pouvoir se déplacer sans être harcelées. La Chapelle-Pajol est un quartier de Paris à forte concentration d’immigrés.

Lors de la Saint-Sylvestre de 2016 à Cologne, des milliers de femmes ont été agressées sexuellement par des migrants. Ces faits ont été occultés, les migrants ne sont pas blancs. Il ne faut pas les stigmatiser.

Hervé Grandchamp

Extraits d’un article paru dans Présent
daté du 25 octobre 2017

Le CSA veut faire taire Eric Zemmour

03/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le CSA ne veut plus que l’essayiste Eric Zemmour puisse s’exprimer librement à la télévision, ni à la radio. Clairement, le Conseil supérieur de l’audiovisuel veut le faire taire. L’instance chargée du flicage des plateaux ne tolère – éventuellement – sa présence que dans la stricte mesure où le « journaliste » qui l’a invité lui porte une contradiction musclée. C’est ce qui ressort de la « mise en garde » adressée par le CSA à RTL et à France Télévisions, divulguée le 1er décembre.

Dans ce communiqué qui s’apparente à un oukase de la police de la pensée, le CSA indique sans aucune honte s’être réuni sur la base de « nombreuses plaintes » d’auditeurs et de téléspectateurs ayant « dénoncé » (sic) au Conseil « un discours qu’ils percevaient comme une forme de racisme et d’islamophobie » ! On notera d’une part que le CSA valide la délation, d’autre part la formulation alambiquée qui permet au CSA d’insinuer sans affirmer, et donc, espèrent-ils sans doute, d’échapper aux poursuites en diffamation que pourrait engager l’auteur d’Un quinquennat pour rien.

L’instance présidée par Olivier Schrameck — qui fut directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon – estime donc « que la maîtrise de l’antenne doit être proportionnée au discours de l’invité et donc particulièrement forte lorsque ce dernier se caractérise par l’exacerbation des antagonismes au sein de la société française et la justification de comportements discriminatoires. Dans le cas de l’émission Bourdin direct, le Conseil a estimé que la maîtrise de l’antenne avait été effectuée par le journaliste, dans la mesure où les propos de l’invité ont fait, le plus souvent, l’objet d’une contradiction parfois vive, et en a fait part à l’éditeur. » Traduction : Jean-Jacques Bourdin n’a pas laissé Eric Zemmour s’exprimer, donc tout va bien !

En revanche, poursuit le CSA, « s’agissant des émissions C à vous et 6 minutes pour trancher, le Conseil a estimé que la maîtrise de l’antenne avait été insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus et a mis en garde les responsables de RTL et de France Télévisions contre le renouvellement d’un tel manquement ».

La délation progresse : les médecins peuvent signaler des patients radicalisés

21/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
L’ordre des médecins autorise les praticiens à « signaler » aux autorités des patients radicalisés « au cas par cas ». Derrière les bonnes intentions, c’est la délation qui progresse.

Le Conseil national de l’ordre des médecins autorise les praticiens à s’affranchir du secret médical pour signaler certains patients radicalisés. La note indique aux professionnels la marche à suivre en cas de patient en voie de radicalisation ou déjà radicalisé.
La bonne intention est évidente : éviter des attentats ou des départs de jeunes embrigadés vers les terres de djihad. Pour autant, on ne peut s’empêcher de s’inquiéter de la progression continue de la délation en France, qui instaure un climat des plus malsains.
Dernièrement, Bercy a remis sur le tapis la rémunération de ses « indics ». on a déjà un site qui permet de dénoncer les contenus non conformes sur le web. Les familles peuvent aussi signaler leurs membres en voie de radicalisation sans grand succès pour le moment.
Mais dans le contexte de l’état d’urgence permanent, de la lutte d’un pouvoir aux abois contre tous les opposants – notamment patriotes — de telles mesures a de quoi inquiéter. Certes il faut prendre des mesures énergiques contre le fléau islamiste, mais rappelons-nous que dans l’esprit de ceux qui nous gouvernent, il n’y a qu’un pas entre FN et Daesh. Aujourd’hui, on est invité à « signaler » (dénoncer) les barbus, demain les blonds aux cheveux courts ?

C.D.


https://www.youtube.com/watch?v=oj80pA5qE0g

La dénonciation, un divertissement d’avenir

Source : Boulevard Voltaire
La défiance universelle est le plus sûr chemin vers le totalitarisme.

Depuis Alexandre de Tocqueville, dans la première moitié du XIXe siècle, on sait que les États-Unis d’Amérique sont notre futur. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.
À tel point que, sans doute pour préparer le troupeau français et européen à l’avènement glorieux du traité transatlantique de libre-échange, nos gouverneurs locaux de l’empire atlantiste ont pris l’habitude de singer leurs maîtres. L’UMP s’appelle par exemple « Les Républicains » et, à la suite de l’affaire Charlie, quand les événements étaient encore dans toutes les mémoires, un Patriot Act à la française, dite « loi relative au renseignement », a été voté le 19 mars 2015, puis promulgué en plein mois de juillet.

Sait-on qu’il y eut, au mois de mars, quelque 35.000 messages de dénonciation ? Dans le monde anglo-saxon, c’est chose admise. Non que l’on n’ait pas, nous, Français, usé de cette vénérable coutume… Toutefois, nous sommes loin d’en être fiers ! En tout cas, en Grande-Bretagne et aux USA, c’est dans les mœurs depuis longtemps, et rémunéré. Le progrès… Twitter et Internet veillent sur nous.
Encore m’empressé-je d’ajouter, pour ne pas faire porter le chapeau à nos amis d’au-delà des mers, que, nous aussi, nous avons rejoint la joyeuse cohorte des rapporteurs. Le ministère de l’Intérieur met à notre disposition, en effet, un site tout à fait salutaire. Avis aux amateurs !

Pour en revenir à nos amis yankees, ils viennent d’inventer un nouveau jouet, qui risque d’enthousiasmer nos chères têtes plus ou moins blondes. Le FBI a créé un jeu interactif, sur le Web, utilisable en classe, et intitulé « Don’t Be A Puppet » (« Ne sois pas une marionnette »). Un joujou, comme on le voit, plus « ludique » que le triste site du ministère français censé lutter contre les djihadistes.
Rien de plus louable, en effet, que de n’être pas un automate ! Surtout quand il s’agit d’échapper à l’emprise terroriste (même s’il en faut peu pour être l’ennemi public numéro un aux USA) !

Sans préjuger de la pertinence des critères retenus, souvent vaseux, pour jauger si votre voisin est une bête immonde, on sera sans doute plus circonspect quant à l’approche éthique d’une telle opération. Enseigner la délation, est-ce vraiment sain ? La défiance universelle est le plus sûr chemin vers le totalitarisme.
Le paradoxe, dans notre société qui se veut critique, est sans doute que qui veut être libre, finalement, risque de faire la marionnette. Le but du jeu n’est pas toujours celui qui est indiqué sur l’emballage. On croit remplir son devoir de citoyen, avec la meilleure volonté possible, et l’on ignore complètement jusqu’où mènent les ficelles, qui les tire, et qui est manipulé.

Claude Bourrinet
Professeur de Lettres

Renvoi de son assistante parlementaire : Hervé Mariton se couche devant le travail de délation de Médiapart

Renvoi de son assistante parlementaire : Hervé Mariton se couche devant le travail de délation de Médiapart

05/06/2013 – 22h25
PARIS (NOVOpress) – S’il est bien une leçon que l’on doit retenir quant à la mésaventure de l’assistante parlementaire d’Hervé Mariton, c’est que courage et UMP c’est antinomique…

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“Mur des cons” : comme pour le Noctilien c’est celui qui révèle qui morfle ; “grâce” à la CGT

“Mur des cons” : comme pour le Noctilien c’est celui qui révèle qui morfle ; “grâce” à la CGT

01/05/2013 – 08h30
PARIS
(NOVOpress) – Il s’est avéré que la vidéo du désormais célèbre “mur des cons” du Syndicat de la magistrature avait été filmée par le journaliste de France 3, Clément Weill-Reynal. Ceci à été annoncé par la dénonciation du Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) qui a “demandé à la rédaction de France 3 de prendre des sanctions à l’encontre de Clément Weill-Raynal”.

Suite à cette délation France 3 a ouvert une procédure disciplinaire à l’encontre du journaliste.

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Gauchistes et délation : petits-enfants de Jacques Attali

Gauchistes et délation : petits-enfants de Jacques Attali

05/09/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) – Attention! Policiers et mal-pensants, vous êtes surveillés ! Depuis quelques mois, des éléments d’extrême gauche ont en effet décidé de passer à la vitesse supérieure en dénonçant aux médias et aux autorités judicaires les policiers, militants, manifestants ou simples sympathisants du politiquement incorrect présents sur les réseaux sociaux d’internet. Ou comment l’extrême gauche réalise le rêve du mondialiste Jacques Attali.

Dans son essai « Une brève histoire de l’avenir », Jacques Attali, décrit qu’à l’avenir, la notion de vie privée telle que nous la connaissons encore aujourd’hui aura disparu. Les citoyens de l’Hyper-empire capitaliste et nomade seront dès lors tous des « auto-surveillants ». Selon le conseiller successif de François Mitterrand et de Nicolas Sarkozy, cette marche vers une autosurveillance générale, grâce à l’évolution des technologiques, où « chacun se surveillera en fonction de normes qui lui seront imposées » sera le fait, non pas d’un « Big Brother » omniscient, mais plutôt d’une multiplicité de « small Big Brothers ». Chacun surveillera donc ses voisins ou ses collègues afin de savoir s’ils ne vont pas à l’encontre des intérêts de l’Hyper-empire. Malheur aux sceptiques de la mondialisation et des avancées technologiques pour qui les notions de frontières, de souveraineté ou d’enracinement ne sont pas des gros mots. Les « Small Big Brothers » vous surveillent !

Et ce sont les petits-enfants de Jacques Attali, issue de l’extrême gauche, qui s’en chargent avez zèle. Les réseaux sociaux comme Facebook et Internet en général sont devenus les terrains de chasse des mal-pensants ou soupçonnés de l’être. Les premiers sur la liste sont, paradoxalement, les policiers et notamment ceux des Brigades anti-criminalité (BAC). On ne compte plus les photos avec l’état civil des membres des forces de l’ordre diffusées par des sites de la Toile comme Indymédia ou Copwatchnord, afin de dénoncer les collusions entre la police et « l’extrême droite ». Un « Comité de Malveillance Opaque » s’est d’ailleurs targué il y a quelques mois de surveiller et de « décrypter les facebook et forums de policiers nationaux » avec « une très grande facilité ». Cette surveillance et ce fichage sont des dérivés d’un concept, le « Copwatching », pratiqué depuis des années outre-Atlantique. L’idée de départ était de « surveiller » collectivement et de manière visible « les comportements violents (ou racistes) de la police ». En France, les sites internet comme « Raid-H », « Résistons ensemble » ou « Que fait la police » essaient d’importer en France cette pratique mise en place par les « Black Panthers » pour éviter les « bavures policières ».

Mais de la recension à la délation, il y a un pas que certains franchissent allégrement. Le site collaboratif Indymedia et ses antennes locales parisiennes et Lilloises, mais aussi Copwatchnord, sont dans le collimateur du ministère de l’Intérieur et des syndicats policiers pour avoir diffusé publiquement des données personnelles de policiers. Et comble du comble pour ces libertaires, pas à une contradiction près, des activistes lillois appellent désormais les « individus de chaque ville de ce pays à se réunir afin de créer des bases de données sécurisées simples, efficaces et compréhensible comportant photos, identités et affectations des policiers afin de les identifier ». A croire que les policiers seront bientôt mieux fichés par leurs opposants que l’inverse !