De la déconstruction à la destruction

Macron anarcho-tyrannie

Déconstruire l’histoire, comme annoncé sur une chaîne de télévision US, c’est tout un programme: l’histoire étant la mémoire, l’identité de la nation, déconstruire l’histoire est une manière de déconstruire la nation. Mais cela ne suffit pas. Dans un pays forgé par l’Etat, il est urgent de déconstruire l’Etat.

D’où la suppression de sa haute fonction publique qui en est un pilier, son école l’Ena, issue de la Libération, le métier de préfet qui en est l’incarnation même depuis Napoléon. Il est essentiel aussi de déconstruire sa tradition de liberté à travers une dictature sanitaire qui ne dit pas son nom, constituée de mesures aussi absurdes et contreproductives que liberticides (emprisonnement à domicile et couvre-feu). Au passage il convient d’éradiquer les lieux de sa vie sociale (restaurants, théâtres, cinémas, commerces de quartier). L’anéantissement de la démocratie parlementaire, au centre de l’identité politique de ce pays en est un passage obligé avec l’abolition de fait du parlement (prolongation indéfinie de l’état d’urgence, usage des ordonnances à répétition).

Qu’il y a-t-il derrière cette politique de déconstruction? Un projet idéologique, certes, la table rase comme réminiscence des régimes totalitaires du siècle dernier. Y voir également une stratégie politicienne: ayant échoué ou renoncé à de grandes réformes indispensables (retraites), déconstruire est censé donner l’illusion du mouvement.

De même la grande casse doit permettre de détourner l’attention du chaos (violence, insécurité, gigantesques déficits) engendré par l’irrésolution et l’incompétence. Une dimension psychologique enfin, l’ultra-narcissime qui consiste à déconstruire le pays pour mieux pavoiser sur ses ruines. Entre le mot déconstruire et celui de détruire, la nuance est faible. Une certitude: tout cela se paiera un jour. « Ceux qui donnent le branle à l’Etat sont les premiers absorbés par sa ruine » (Montaigne, les Essais T 1- ch. 24).

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Éric Zemmour fait tomber les masques du socialisme

01/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Dimanche soir, Éric Zemmour faisait son grand retour sur le plateau d’Apolline de Malherbe sur BFMTV, pour un débat l’opposant à Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du parti socialiste.

Durant trente minutes, les téléspectateurs ont pu voir un débat houleux, où Éric Zemmour a réussi avec brio à faire tomber les fantasmes idéologiques du socialisme sur la question identitaire, face à un Premier secrétaire en perdition.
Quand Éric Zemmour met en lumière l’idéologie gauchiste de déconstruction de la nation, de la famille et des sexes, Cambadélis affirme qu’il « incarne un mouvement xénophobe comme il en existait dans l’entre-deux-guerres ».
Quand Éric Zemmour parvient à restituer la triste réalité du Grand remplacement dans les banlieues françaises, Cambadélis multiplie sans réelle conviction les incantations surannées à la France fraternelle, tolérante, ouverte sur le monde, « dialoguant avec l’autre ».
Confronté à la responsabilité de la gauche dans l’échec de l’intégration de l’immigration maghrébine, Cambadélis préfère rappeler les bavures françaises en Algérie et la décolonisation.
Lorsque Zemmour démontre l’incompatibilité de l’islam avec la France et alerte sur la souffrance des Français de souche, Cambadélis met en garde contre les amalgames et la séparation des Français, renouvelant son souhait de « bâtir du commun ».

Face à cette apathie, Éric Zemmour a pu ponctuer le débat de phrases-chocs et pertinentes.
En effet, le journaliste a rappelé au sujet des migrants « qu’on n’arrête pas les envahisseurs avec de belles paroles » et directement invectivé le Premier secrétaire : « De Gaulle disait qu’il était possible d’intégrer des individus, mais pas des peuples. Vous avez fait venir des peuples, vous aurez une situation à la libanaise ».


Réforme du collège : l’avenir de nos enfants, entretien avec Ludovine de La Rochère (Présent 8360)

22/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
En pointe contre la révolution anthropologique en cours (attaques contre le mariage, GPA, PMA…), la Manif pour tous serait particulièrement à même de faire entendre sa voix – celle des millions de Français qui ne veulent pas hypothéquer l’avenir de leurs enfants – sur la réforme du collège.

La grogne monte contre cette nouvelle réforme qui enfonce un peu plus le clou de la déconstruction et du grand effacement. Là encore, c’est l’avenir de nos enfants que l’on attaque. La Manif pour tous se sent-elle concernée par ce sujet ?
Bien entendu. Il y a d’ailleurs une continuité saisissante entre la déconstruction de la filiation biologique et celle de la filiation culturelle. On s’attaque à la transmission, à la mémoire, ce qui est évidemment défavorable à l’éducation et à l’avenir des enfants. C’est un sujet important et je pense que les Français sont susceptibles de se mobiliser. Il est en outre clair que famille et éducation vont de pair. À ce jour, la Manif pour tous conserve sa pleine liberté sur ce sujet, sans rien laisser présager de l’avenir.8360-Chard

Voilà une nouvelle réforme qui est mise en œuvre sans aval démocratique (le vote de la loi de programmation Peillon n’a, en son temps, suscité aucun vrai débat). Que vous inspire cette méthode qui devient une habitude du pouvoir en place ?
Ce sont toujours les mêmes procédés, qui consistent à mépriser la vox populi. En effet, une grande partie de la majorité parlementaire croit savoir mieux que les Français ce qu’il leur faut : c’est pourquoi l’opinion de nos concitoyens n’a aucune importance à leurs yeux. En outre, ils veulent intervenir dès le plus jeune âge, donc à l’école, pour modeler les générations à venir selon leurs vues. Paradoxalement, selon eux, il faut contraindre nos concitoyens pour les « libérer » de tous les « déterminismes », en particulier familiaux, sociaux, intellectuels… Nous avons connu cela avec la loi Taubira et nous le vivons actuellement pour la GPA et la PMA « sans père », pour lesquelles le pouvoir politique a transféré son pouvoir aux juges, brisant toute validation démocratique.

La réforme Peillon-Vallaud-Belkacem n’est pas à proprement parler révolutionnaire, elle est le dernier fruit de quarante années de pédagogisme destructeur, qui s’est épanoui sous des gouvernements de gauche comme de droite. N’y a-t-il pas ici un défi à relever ?
La droite – pour une large part en tout cas – paraît encore terrifiée à l’idée d’aller à l’encontre de la domination culturelle de la gauche. Elle n’arrive pas à reprendre la main. Elle a d’ailleurs contribué à cette œuvre de déconstruction, par peur, par démagogie. Elle n’a pas encore compris l’importance d’un positionnement clair sur ce sujet. Elle demeure extrêmement complexée. Il y a pourtant urgence à exprimer une opposition respectueuse, mais ferme et à poser les bases d’une véritable refondation de notre système d’éducation.

Le ministre de l’Éducation voit dans sa réforme un espoir pour les classes défavorisées. Que lui répondez-vous ?
La gauche et l’extrême-gauche ne sont pas intéressées par le réel, c’est-à-dire par ce que vivent les Français : ils restent dans des postures idéologiques sur ces sujets, alors que les faits attestent de l’ampleur grandissante et alarmante des difficultés de l’institution scolaire. L’ascenseur social n’a jamais aussi mal fonctionné que sous la domination d’un pédagogisme absurde et de l’obsession égalitariste. Ne cherchant pas à se mettre à la place de l’enfant, ils appliquent des méthodes qui, visiblement, ne lui conviennent pas et, en plus, ils veulent encore en ajouter dans ce sens. Ils préfèrent le nivellement par le bas plutôt qu’un système qui tire vers le haut tous les élèves, et donc aussi les moins à l’aise à l’école. Nous sommes, encore et toujours, dans l’idéologie, comme nous l’avons constaté lors des récentes et récurrentes attaques contre la famille : dans tous les cas, les enfants en seront les victimes.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant