Du grand débat… à la grande débâcle, par Ivan Rioufol

Le grand débat s’achemine-t-il vers la grande débâcle ? L’amateurisme et la confusion sont tels, au sommet de l’Etat, que la méfiance entache déjà l’initiative d’Emmanuel Macron, qui devrait débuter le 15 janvier. Conçue il y a un mois, dans l’improvisation de l’urgence, pour répondre à la révolte des Gilets jaunes, cette ouverture à la parole libre semble prendre peur de ce qui pourrait être dit par des Français longtemps bâillonnés. “N’y-a-t-il pas danger à laisser le peuple s’exprimer librement ?”, interrogeait la journaliste Audrey Crespo-Mara, lundi sur Europe 1, en recevant Chantal Jouanno, avant que la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) ne démissionne le lendemain de son rôle d’organisatrice.

De fait, le pouvoir semble redouter les effets d’une libération des opinions, actuellement entravées par la pensée conforme et le politiquement correct. Hier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé l’exigence d’un encadrement, en excluant par exemple la remise en cause du mariage homosexuel (revendication prioritaire qui ressort de la consultation en ligne lancée par le Conseil économique, social et environnemental), mais aussi l’immigration ou la PMA pour toutes. Ce carcan idéologique ne peut qu’être rejeté par des Gilets jaunes, qui remettent justement en cause le jacobinisme, le pouvoir vertical et le fait du prince. De surcroît, le chef de l’Etat a réaffirmé, vendredi, qu’il entendait dès à présent poursuivre, et “plus radicalement”, sa politique. A quoi bon dès lors organiser une telle mascarade – une de plus – sinon pour avaliser un agenda officiel prévoyant notamment la poursuite de la politique de transition écologique et la réforme constitutionnelle ?

En réalité, l’Elysée joue un jeu insincère et pervers avec ce débat qu’il désire si peu. Insincère dans la mesure où rien ne vient garantir, pour le moment en tout cas, l’écoute et le suivi des mises en accusation d’un pouvoir hors sol. Pervers avec la mise en discussion, dans l’ordre du jour officiel, du maintien de la taxe d’habitation pour les 20% des Français les plus riches : alors que le pays se fracture et se laisse envahir par la haine, il y a une sorte de sadisme à montrer du doigt les plus riches, accentuant les ressentiments entre les Français. Toutes ces manœuvres maladroites ont-elles incité Chantal Jouanno à démissionner de sa mission de pilote du grand débat ? La polémique née de son salaire – 14.700 euros bruts par mois à la tête de la CNDP – a sans doute été pour elle un prétexte opportun pour quitter à son tour le Titanic (tout en se gardant de démissionner de sa fonction rémunératrice).

Si l’enjeu est bien, notamment, de réconcilier l’oligarchie technocratique avec le peuple oublié et méprisé, il reste désormais à poser également dans la discussion la légitimité des rémunérations de la haute fonction publique, mais aussi la légitimité des recasements amicaux dans les juteuses Autorités administratives indépendantes et autres comités Théodule qui coûtent également “un pognon de dingue”, pour reprendre l’expression que Macron avait réservé pour les minima sociaux. Le peuple a suffisamment été berné pour ne plus vouloir s’entendre dire : “Cause toujours, tu m’intéresses”.

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Immigration: le débat promis ne viendra pas – En France, il est (toujours) interdit de parler de ce sujet

En plus d’annoncer aux gilets jaunes des mesures économiques en trompe-l’œil, le président Macron évoquait, le 10 décembre dernier, la tenue d’un débat sur l’immigration. Mais comme les fois précédentes, la causerie nationale sera probablement biaisée.

L’autre soir, tandis que le président de la République menait l’opération Enfumage d’hiver devant vingt millions de Français, il évoqua, parmi les cinq débats donnés à son bon peuple comme un os à ronger, la tenue d’un sur le thème de l’immigration. Trop concentrée, à juste titre, sur les offrandes économico-sociales du jeune premier d’Amiens, la presse ne creusa pas immédiatement ce point.

Au bon souvenir de Sarkozy

Une fois prouvée l’entourloupe de la hausse du SMIC et de la baisse de la CSG, des journalistes, les plus émotifs, les plus obsédés, s’attaquèrent à cette annonce parfaitement imprévisible. Il faut comprendre que nombre de journalistes, en leur qualité de gardiens d’une certaine idée de la démocratie, se sont difficilement remis de la création, en 2007, d’un ministère dédié à l’immigration. En ce temps-là, Nicolas Sarkozy, à la droite d’Hitler selon Le Nouvel Obs, venait d’être élu « sur la peur » de l’étranger. Le fidèle Hortefeux, avec ses airs d’assureur libertin de sous-préfecture, recevait ce maroquin de la honte. La presse de gauche, le monde universitaire, les chansonniers voyaient déjà des rafles et des trains filant vers la Pologne. L’heure était à la résistance.

Finalement, bien sûr, il n’y eut ni rafles ni trains. Ici comme ailleurs, Nicolas Sarkozy s’arrêtait au stade de l’annonce ou plutôt de son effet. Gouvernant par les « signes », la « séquence identité » était destinée aux électeurs du FN, qu’il voulait séduire en irritant les immigrationnistes. Très vite, la dureté affichée durant la campagne – « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » – et juste après céda la place au sempiternel « comme avant ».

Loin de brider les flux migratoires, Hortefeux fit mine de les organiser, se payant au passage une chouette tournée en Afrique durant laquelle il signa des accords sans consistance avec plusieurs États. Ces images rassuraient peut-être le militant UMP convaincu que la vie est une négociation. Mais en vérité, le rythme des arrivées sur le territoire français ne diminua pas ; celui des reconduites aux frontières, non plus.

Les paroles, les paroles, les paroles…

En fait d’immigration choisie, il s’agissait bien davantage, comme avant, du choix de l’immigration, supposément indispensable au fonctionnement de notre pays et de toute façon techniquement et humainement impossible à juguler. Éric Besson, le Iago de la Drôme, devait reprendre le flambeau. Décevant dans le rôle de Goebbels, il déclarait notamment en janvier 2010 à La Courneuve : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage. » Cette profession de foi et la réalité de la politique migratoire du gouvernement Fillon auraient dû apaiser les immigrationnistes ; toujours insatisfaits, ces derniers continuaient de définir le quinquennat en cours comme un Reich de cinq ans. C’est le simple fait de vouloir, du moins en mots – et ça ne va jamais plus loin, et ça ne dépasse jamais le temps des campagnes électorales – contrôler les flux migratoires qui leur est insupportable ; ils ne consentiront à sourire que lorsque la planète entière habitera la France. Depuis cette époque, en tout cas, nul n’avait osé chatouiller le parti de l’Autre.

Depuis 1976, on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur l’immigration

Ce ne sera pas aujourd’hui non plus. Quelques jours après l’annonce de ce débat qui nous aurait évidemment ramené « aux heures les plus sombres de notre histoire », Matignon l’a enterré. Énième couac au sein de l’exécutif, qui les a multipliés durant cette crise, manifestant un terrible amateurisme ? Pression des députés de la majorité redoutant de devoir broder sur un thème qui au mieux les indiffère, au pire les dégoûte ? Au fond, peu importe pourquoi. Qui a pu croire un seul instant, sinon les immigrationnistes cachés dans un maquis imaginaire, que le président de la République était prêt à affronter ce sujet pourtant capital ? Depuis 1976 et le regroupement familial, on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur l’immigration. Comment Emmanuel Macron, champion libéral, pourrait-il rompre le silence imposé par ceux pour qui le monde doit être un flux permanent de biens et de personnes ? Comme Hollande avait, dans un moment d’égarement, songé à l’évidente déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux enragés, son ancien ministre de l’Économie, sans doute pour sonder sa gauche, a laissé échapper cette idée de débat. Le jour-même, un vague secrétaire d’État avait signé au nom de la France le pacte de Marrakech. C’est encore mieux que de la duplicité : ces gens-là nous prennent vraiment pour des imbéciles.

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Les mensonges de Macron durant le débat du second tour

Macron mondialisme

Si les médias en adoration devant Macron avaient démoli sa prestation du débat présidentiel comme ils ont flingué celle de Marine Le Pen, voici ce que cela aurait pu donner.

Pour l’impression d’ensemble déjà, il est apparu exaspérant, prêcheur, premier de la classe, pérorant, verbeux, opportuniste, faisant preuve d’une méconnaissance criante des banlieues et des zones de non droit. Un physique à la Joe Dassin qui aurait reçu un coup de massue sur la tête, léger strabisme et cheveu sur la langue, signe de gros stress chez lui.

  • Les djihadistes sont des « malades psychiatriques », selon le terme utilisé mercredi soir par Macron que personne n’a relevé. Ceux qui ont été abattus par les forces de l’ordre ont été victimes d’une répression sanglante abusive alors, ils avaient leur place dans un hôpital psychiatrique à nos frais.
  • « Je ne légaliserai pas la GPA. » (grossesse pour autrui) Mais il veut l’acter dans les faits, en régularisant les GPA d’enfants nés à l’étranger et donc créer des filières illégales.
  • « Ces enfants n’ont pas de reconnaissance juridique, vous voulez en faire des apatrides. » Faux ! C’est un mensonge éhonté ainsi que l’a souligné Ludovine de La Rochère. Ces enfants sont inscrits à l’état civil et ont la nationalité de leur pays de naissance. Cette « reconnaissance » des enfants nés de GPA à l’étranger est bidon. Ce n’est qu’un prétexte, pour retirer des freins psychologiques qui auraient dissuadé des Français d’acheter des enfants à l’étranger.
  • « Nous sommes la 5e puissance économique mondiale. » Faux ! La France a perdu cette place au profit du Royaume-Uni en 2014. Contrairement à ce qui a circulé après le Brexit, la chute du cours de la livre n’a pas permis à la France de regagner un rang.
  • « 80 % des médicaments sont importés. » Faux ! Ce sont les principes actifs intégrés dans les médicaments qui sont importés et qui servent ensuite à la fabrication des médicaments dans des usines françaises.
  • « Nous sommes le seul pays d’Europe à ne pas avoir réussi à endiguer le chômage de masse. » Faux ! Le taux de chômage est de 10 % en France. Macron oublie la Grèce (23,6 %), l’Espagne (19 %) l’Italie (11,7 %) ou le Portugal (11,2 %).
  • « Dans les années 90 nous avions plus de chômeurs. » Faux ! Au pire moment des années 90, en 1994, il y avait 2 600 000 chômeurs. Contre 3 000 000 aujourd’hui.
  • « Les Français ne se feront pas ponctionner leur épargne. » C’est pourtant possible. Depuis le 1er janvier 2016, selon une directive européenne transposée en France, les comptes clients dotés de plus de 100 000 euros de dépôts peuvent en effet être prélevés pour contribuer au sauvetage de leur banque.
  • « Je créerai une cellule antiterroriste autour du président qui coordonnera les services de renseignement. » N’importe quoi. Cette cellule existe déjà.
  • Caroline Parmentier
  • Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 6 mai 2017

Robert Ménard : « C’était un débat comme on n’avait pas l’habitude d’en voir »

Robert Ménard

04/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Au lendemain du débat télévisé de l’entre-deux tours de la présidentielle, Robert Ménard était l’invité de France Inter. « C’était un débat comme on n’avait pas l’habitude d’en voir », a diplomatiquement commenté le maire de Béziers : « Jusqu’ici on avait la droite classique contre la gauche classique. [Là] on est sur un pugilat » entre Marine Le Pen, qu’il a trouvée bonne sur les questions régaliennes, et Emmanuel Macron, qui, lui, était calme. Robert Ménard en a profité pour réaffirmer qu’il était contre la sortie de l’euro.

Récit d’un débat entre Alain de Benoist et Rémi Brague

Source : le Rouge & le Noir – « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? ». [RÉCIT] Duel païens vs. chrétiens au sommet.

Le duel était prometteur. Sujet du débat : « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? » En ce quatrième jour du mois dédié au dieu Mars, s’affrontaient à Paris dans un duel intellectuel entre païens et chrétiens deux personnalités de haut niveau. Côté chrétien, Rémi Brague, écrivain, philosophe, universitaire à la Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich.
Côté païen, Alain de Benoist, politologue, journaliste et cofondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE). Entre les deux, Louis Daufresne, rédacteur en chef à Radio Notre Dame.

Dans la salle paroissiale de l’église Saint-Lambert de Vaugirard se presse un public composite, mêlant jeunes, trentenaires et cheveux gris. On croise Karim Ouchikh, conseiller politique de Marine Le Pen à la Culture. « Est-ce que les païens viendront nombreux ce soir ? » demande ingénument un étudiant catholique à ses voisins, comme s’il parlait d’australopithèques. « Moi, en tout cas, je suis là ! » lui répond vivement une jeune femme, qu’il avait sans doute confondue avec une paroissienne de ses semblables. Alain de Benoist, impérial dans son pardessus sombre, et Rémi Brague, l’étiquette de la Lufthansa encore accrochée à sa valise, prennent place.[…]

Plutôt Homère que Torquemada

Ouvrant les débats, Alain de Benoist donne des éléments sur son parcours personnel, décrivant son abandon de la foi catholique de son enfance, et son rejet de l’héritage chrétien. Il développe longuement l’éradication, criminelle selon lui, du paganisme par le christianisme en Europe, évoquant la « destruction de la culture gréco-romaine », et la « décapitation des chefs saxons » par Charlemagne. Il termine sa diatribe par un lapsus freudien : « le tribut du sang a été payé plus par les chrétiens que par les païens ». Le cofondateur du GRECE, en passant par un hommage appuyé à Nietzsche, « idéal indépassable, sauf par Heidegger », réfute le terme de « racines chrétiennes » de l’Europe. En effet, le christianisme est une religion importée du Moyen-Orient, et la culture européenne était préexistante à Jésus-Christ. Il conclut son intervention par un point Godwin : « Je me suis toujours senti plus proche d’Homère et d’Aristote que de saint Augustin, et a fortiori de Torquemada » Sentant que l’intervenant en profite pour lancer le débat à sa manière, Louis Daufresne le coupe alors, et donne la parole à Rémi Brague.

Le christianisme : catalyseur de l’Europe

Rémi Brague, en bon prof, rassemble ses notes et annonce, d’un air bonhomme et caustique : « revenons à la méthode ! » Il déclare écarter d’emblée du débat les éléments culturels : après tout, dit-il l’universalisme de saint Paul se retrouve dans le stoïcisme, tout comme la « règle d’or » de Jésus a un équivalent chez Confucius. Autre obstacle auquel il met en garde : « les hiers qui chantent ». « Les absents ont toujours raison : ce qui aurait pu se passer est forcément plus beau », prévient Brague, qui donne quelques exemples : « Ah, si le paganisme avait terrassé le christianisme ! » Signé Gibbon [1]. Ah, si Charles Martel n’avait pas arrêté les arabes à Poitiers ! Signé Nietzsche. » Un trouble traverse alors les rangs néo-païens, qui ne semblent pas apprécier ce rappel fort peu identitaire. […]

L’intégralité de ce récit est consultable sur le site Le Rouge & le Noir.

Samedi 13 décembre à Oullins (Rhône), colloque sur le Traité transatlantique

Samedi 13 décembre à Oullins (Rhône), colloque sur le Traité transatlantique

10/12/2014 – OULLINS (NOVOpress)
Samedi 13 décembre, à Oullins (Rhône), aura lieu un colloque débat consacré au Traité transatlantique. Intitulé “Le Traité transatlantique, une menace face au libre-échange”, Ce colloque se tiendra de 11 heures à 20 heures, salle du pôle social du Golf, 4 rue Salvador-Allende. Participation aux frais : 5 euros. Les débats seront animés par Karim Ouchikh, président du SIEL, Jean-Marc Chevillard, délégué régional Rhône-Alpes du SIEL, Muriel Coativy, secrétaire départementale adjointe du Rhône du Front national, et Yannick Jaffré, du collectif Racines.

Seront présents à ce colloque : Bernard Monnot, député français FN/RBM au Parlement européen, et Gilles Lebreton, député français SIEL/RBM au Parlement européen.

A noter que plusieurs auteurs seront présents lors de ce colloque pour y dédicacer leurs ouvrages. Vous pourrez notamment y rencontrer Yannick Jaffré, pour “Vladimir Bonaparte Poutine, Essai sur la naissance des Républiques”, aux Editions Perspectives Libres, Nikola Mirkovic, pour “Le martyr du Kosovo” chez Jean Picollec, et Kader Hamiche, éditeur, pour la réédition du livre du Bachaga Boualam, “Mon pays, la France”.

Informations et réservations : 06 26 82 00 27 et oullinsbleumarine@orange.fr

La “zemmourisation” du débat public ? (Présent 8236)

La "zemmourisation" du débat public ? (Présent 8236)

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le scepticisme grandissant des Français à l’égard de politiciens charlatanesques peinant de plus en plus à dissimuler leur impuissance sous des faux-semblants usés jusqu’à la trame, est à l’origine sans doute de l’intérêt de nombreux lecteurs pour le livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français (sous-titré Les 40 années qui ont défait la France).

Un succès qui inquiète les tenants de l’idéologie dominante sur laquelle repose tout à la fois leur pouvoir intellectuel, moral et politique. Une idéologie que le polémiste multimédia du Figaro Magazine et d’I-Télé, s’emploie à torpiller méthodiquement. Signe de cette inquiétude grandissante : le canonnage que Le Monde, Libération, L’Express et autres médias de la bien-pensance dominante déclenchent depuis un mois contre Eric Zemmour, l’accusant tour à tour d’homophobie, de sexisme, de xénophobie, de racisme et, bouquet final, d’être « un agent électoral de Marine Le Pen », un « sous-marin de la stratégie de dédiabolisation du Front national ». Et même un suppôt maréchaliste. Autant dire une sorte de mini « mal absolu » à lui seul.

Une du numéro 8236 de "Présent"Une haine, selon Denis Tillinac, « de facture quasi djihadiste », avec tentative de lynchage et de lapidation sur la place médiatique. Mais le pompon de cette curée hystérique revient sans conteste au Premier ministre déclarant à la télévision : « Eric Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » Une sorte de petit autodafé verbal ?

L’un des grands prêtres de cette « petite cléricature médiatique » en folie, en l’occurrence Christophe Barbier, reconnaît toutefois : « Le Suicide français n’est pas seulement un ouvrage politique, c’est aussi un essai sociologique, qui dresse, souvent avec justesse, l’inventaire accablant soixante-huitard. » Un fatras de tabous idéologiques qui « accable » en effet la société française depuis quarante-six ans et que Zemmour brise dans un fracas jubilatoire. Sans oublier d’établir le procès-verbal des dégâts occasionnés : individualisme et hédonisme de masse corrodant le lien social ; multiculturalisme ; obsession du principe de non-discrimination au point d’interdire toute préférence nationale, notamment dans l’embauche d’un salarié. Au point également d’assimiler le nationalisme d’abord, puis ensuite le patriotisme, au racisme.

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Pour Ben Affleck, il ne faut pas confondre islam et État islamique !

07/10/2014 – WASHINGTON (NOVOpress) – Invité de l’émission “Real Time” sur HBO, le réalisateur Ben Affleck a pris la défense des musulmans lors d’un débat sur l’État islamique.

Le débat a été lancé sur la plateau par Sam Harris, un spécialiste des neurosciences très connu aux États-Unis pour ses critiques à l’égard de la religion islamique. Ben Affleck s’est alors emporté : “Donc vous êtes censé être la personne qui comprend les codes de la doctrine islamique ? Vous dites que l’islamophobie n’est pas une réalité. C’est répugnant et raciste ! C’est comme dire ‘les Juifs sont sournois’ !”

Mais Sam Harris ne s’est pas laissé démonter :

La grande confusion c’est que toute critique de l’islam est considérée comme une attaque de l’islam, comme de l’islamophobie, ce qui est intellectuellement ridicule.

Réponse de Ben Affleck : “Pourquoi ne parle-t-on pas du milliard de personnes qui ne sont pas des fanatiques, qui ne battent pas leurs femmes, qui veulent juste aller à l’école et manger des sandwiches, et ne font aucune des choses que vous les accusez de faire ?”

Oui, pourquoi pas. Mais que penser alors de cette grande majorité de musulmans qui préfère rester silencieuse et se refuse à condamner ouvertement les exactions de l’État islamique ?

Michel Onfray : “Alain Finkielkraut n’est pas le diable”

Michel Onfray : "Alain Finkielkraut n'est pas le diable"

14/09/2014 – PARIS (via France Inter)
Interrogé vendredi 12 septembre dans le 7/9 de France Inter lors des questions d’auditeurs, Michel Onfray est revenu sur ces propos sur l’école (cf. cet article de Novopress) et a surtout pris la défense d’Alain Finkielkraut :

Je trouve terrible cette façon qu’on a de mépriser Alain Finkielkraut et de ne pas le lire. On peut le lire et ne pas être d’accord avec lui et on peut débattre et respecter les idées qui sont les siennes sans l’insulter sans le traiter de fasciste et de tous les noms. On gagne quand on est intellectuel à lire le travail des autres et puis à débattre. Je préfère des proximités avec Alain Finkielkraut qui n’est pas le diable que je sache, plutôt qu’avec d’autres intellectuels.

Union des croyants : le débat Philippe Vardon – Christine Boutin

Union des croyants : le débat Philippe Vardon - Christine Boutin

https://www.youtube.com/watch?v=2Hh5wUNf9ro

12/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Mardi 10 juin, dans le cadre du Libre Journal des débats sur Radio Courtoisie, Benjamin Blanchard a reçu Philippe Vardon et Christine Bouton. Thème du débat : “L’union des croyants ?”, à savoir catholiques et musulmans unis contre les involutions anthropologiques ?

Fournée/Le Pen : dérapage ou débat de fond – par Raoul Fougax

Fournée/Le Pen : dérapage ou débat de fond - par Raoul Fougax

09/06/2014 – Paris (via Métamag)
Le tollé provoqué au FN par la « fournée » de Le Pen père, incluant la condamnation de sa fille et sa riposte, est sans doute la dernière étape de la mue du Fn. La mise à mort du « père » est un classique dynastique.

Pour certains, il est temps que Jean-Marie Le Pen se taise et prenne sa retraite – c’est le très fantasque Collard qui l’affirme – sous entendu, il a fait son temps, il ne sait plus ce qu’il dit, il est gâteux. Ce jugement est le plus facile et permet au « FN canal respectable » de se laver les mains de la crucifiction médiatique de son ancien messie.

Il y a cependant une autre explication, comme le disait un militant de la droite plus radicale : « Au FN les collabos font de la résistance ». Derrière cette boutade il y a une réalité, c’est une ligne de rupture entre le Front de Jean-Marie et le mouvement bleu marine. Pour les marinistes, il faut s’adapter à l’époque mais ils admettent aussi certaines valeurs et une lecture de l’histoire. Pour les frontistes purs et durs, il faut lutter contre l’idéologie dominante et ses vérités auto-proclamées. Seul un langage libre peut changer au fond les choses.

En gros, d’un côté on veut prendre le pouvoir ou y participer, de l’autre il ne sert à rien de se normaliser en se reniant. Il y a deux logiques et deux sensibilités. Il y a certes un fossé de génération mais également un fossé idéologique. Si le Front de marine ne peut plus supporter les paroles du Front de Jean-Marie, cela prouve à quel point, en 30 ans, le politiquement correct a su s’imposer même chez ceux qui affirment le combattre. La preuve par la condamnation de Marine.

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Le clash Florian Philippot-Edouard Martin : “Elle était bonne la soupe ?”

Le clash Florian Philippot-Edouard Martin : "Elle était bonne la soupe ?"

08/05/2014 – PARIS (via le JDD)
Dans leur affrontement mercredi à l’occasion du débat du JDD consacré aux européennes, Edouard Martin, ex-syndicaliste devenu tête de liste socialiste, a interpellé le candidat du FN Florian Philippot, l’accusant d’aller “à la soupe” en se présentant à cette élection.

Le journaliste Nick Robinson déclare : “la BBC a commis une énorme erreur sur l’immigration”

Le journaliste Nick Robinson déclare : “la BBC a commis une énorme erreur sur l’immigration”

07/01/2014 – 21h00
LONDRES (NOVOpress) –
Nick Robinson (photo), le chef du service politique de la BBC, reconnait que cette dernière n’a pas abordé honnêtement le sujet de l’immigration dans les années 1990 et 2000. Il critique même sa société pour avoir commis « une énorme erreur » dans son traitement de l’information sur l’immigration, reconnaissant une censure de peur de provoquer du racisme.

Nick Robinson précise que les responsables de la BBC de cette période pensaient qu’une approche trop brutale sur les thèmes de l’immigration aurait «  laissée sortir le coté obscur du public britannique ». Dans une interview au Sunday Times il déclare notamment : « Ils avaient peur d’avoir un débat sur l’immigration, ils avaient peur des conséquences ». Les reportages décrivant les angoisses des téléspectateurs face à une immigration qui fait baisser les salaires et menace l’emploi n’ont jamais été diffusés par la chaîne.

Cette réaction suit un rapport officiel qui a trouvé que la BBC n’avait pas représenté correctement les sentiments de son public sur l’immigration car ouvertement ancrée dans « un discours ultra-libéral ».

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Après les manifs pour tous, quelle suite donner à la mobilisation ? – Débat le 24 juin à Paris

Après les manifs pour tous, quelle suite donner à la mobilisation ? - Débat le 24 juin à Paris

19/06/2013 – 18H30
PARIS (NOVOpress) –
Le 24 juin à 19h30 à Paris aura lieu un débat en présence de Béatrice Bourges, Gabrielle Cluzel et Renaud Camus, animé par Robert Ménard, sur la suite à donner à la mobilisation après les manifs pour tous.

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[Tribune libre] Ce monde merveilleux et imaginaire des cyber-warriors- par Marie Vermande

[Tribune libre] Ce monde merveilleux et imaginaire des cyber-warriors- par Marie Vermande

20/052013 – 12h00
PARIS (via Belle et Rebelle) – Les cyber-warriors, on ne sait pas trop ce qu’ils font de leur vie… Enfin si, on le sait : ils se lèvent à midi, se couchent à 5 heures et passent leurs journées derrière l’ordi. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est plutôt de quoi ils vivent… Mais ça, c’est leur affaire.

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[Tribune libre] Emission “Mots croisés” sur le mariage homo : les leçons d’un débat – par Frédéric Barnier

[Tribune libre] Emission "Mots croisés" sur le mariage homo : les leçons d'un débat - par Frédéric Barnier

17/01/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – Lundi soir sur France 2, l’émission Mots croisés donnait la parole à quelques acteurs du débat sur l’ouverture du mariage aux homosexuels : Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement ; Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy ; Bruno Gollnisch du FN ; Barbara Pompili, co-présidente du groupe EELV à l’Assemblée et l’abbé Grosjean du diocèse de Versailles. Un constat s’impose : le camp des “anti” a remporté la bataille. C’est si rare que la droite gagne un débat d’idées qu’il est important de le noter. On peut tirer plusieurs leçons de cette foire d’empoigne qui, pour une fois, n’a pas viré à la victoire triomphante du camp autoproclamé du Progrès.

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