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Renaud Camus CNRE

Renaud Camus et Karim Ouchikh fondent le Conseil national de la résistance européenne

Renaud Camus Karim Ouchikh15/11/2017 – COLOMBEY (NOVOpress) : Depuis Colombey-les-deux-Eglises, où se trouve enterré le général de Gaulle, l’écrivain Renaud Camus, accompagné de Karim Ouchikh, le président du Siel, a annoncé la fondation du Conseil national de la résistance européenne (CNRE). Le théoricien du Grand Remplacement a prononcé un important discours que nous vous livrons ci-dessous dans son intégralité.

renaud-camus« L’immigration est devenue invasion, l’invasion submersion migratoire.

La France et l’Europe sont cent fois plus colonisées, et plus gravement, qu’elles n’ont jamais colonisé elles-mêmes. La colonisation irréversible, c’est la colonisation démographique, par transfert de population.

Certains disent qu’il n’y a pas colonisation parce qu’il n’y a pas conquête militaire. Ils se trompent. L’armée de la conquête, ce sont les délinquants petits et grands, tous ceux qui rendent la vie impossible aux Français en leur nuisant de toutes les façons imaginables, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, qui n’en est que le prolongement.

Tous les auteurs d’attentats ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. Il n’y a d’ailleurs pas de terroristes. Il y a un occupant qui, de temps en temps, exécute quelques otages, nous, comme l’ont toujours fait tous les occupants. J’appelle occupants tous ceux qui se déclarent tels, ou s’affichent tels par leur comportement.

Le changement de peuple, la substitution ethnique, le Grand Remplacement, sont l’événement le plus important de l’histoire de notre pays depuis qu’il existe, puisqu’avec un autre peuple l’histoire, si elle continue, ne sera plus celle de la France.

La France a toujours à merveille assimilé des individus qui désiraient l’être, elle ne peut pas assimiler des peuples, et encore moins des peuples hostiles, vindicatifs, voire haineux et conquérants. Il faut une vanité sans nom, et une méconnaissance totale de ce que c’est qu’un peuple, pour imaginer qu’avec une population changée la France serait encore la France. Tous les mots sont menteurs mais le plus menteur de tous est celui de français, hélas. Il n’y a pas de djihadistes français, par exemple. S’ils sont djihadistes ils ne sont pas français.

Croire qu’il n’y a en France que des Français est une illusion totale. Il y a des envahisseurs et des envahis, des colonisateurs et des colonisés, des occupants et des occupés.

On ne met pas fin à une colonisation sans le départ du colon : l’Algérie en son temps nous l’a assez montré, hélas — bonne occasion pour nous de souligner, au demeurant, la différence de civilisation.

On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l’Occupant. Il n’est d’autre issue que la remigration.

Les mêmes qui la déclarent impraticable veulent faire venir en Europe quarante millions de migrants, quand ce n’est pas deux cents millions. Ils proclament l’homme entré dans une ère de migration générale. Qu’il migre et remigre, alors. Ce qui est possible dans un sens doit bien l’être dans l’autre, avec plus de moyens et de douceur.

L’heure n’est plus à la politique, aux élections, aux partis. 2022 est trop loin, le changement de peuple sera alors trop avancé, les remplaçants seront les arbitres de la situation, à moins qu’ils n’en soient tout à fait les maîtres. Et il n’y a, de toute façon, aucune chance de l’emporter jamais à un jeu dont l’adversaire possède toutes les cartes et dont il a fixé toutes les règles.

Le pouvoir, ses banques, ses juges et ses médias veulent la substitution ethnique. Ils ne nous en protègent pas, ils l’organisent et la promeuvent. Ils ont drogué le peuple à l’accepter, par l’enseignement de l’oubli, la déculturation, la censure, la répression et les injections permanentes de haine de soi.

Ils n’importent pas des travailleurs, d’autant qu’il n’y pas de travail et qu’il y en aura de moins en moins. Ils importent de futurs consommateurs, qu’ils ne se donnent même plus la peine de faire passer pour des réfugiés puisque l’immense majorité de ces migrants vient de pays où il n’y a pas la moindre guerre : orphelins, malades, jeunes gens aventureux ou conquérants, adolescents qui se sont disputés avec leurs parents ou qui ont eu maille à partir avec la police, commerçants qui ont fait de mauvaises affaires.

Vous dites que ces futurs consommateurs n’ont pas d’argent. Détrompez-vous, demain ils auront le vôtre, car les prétendus transferts sociaux ne sont, à la vérité, pas grand chose d’autre que des transferts ethniques.

L’Europe est le premier continent qui paie pour sa propre colonisation.

Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par sa copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissance par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci.

De toutes les manipulations génétiques le Grand Remplacement, sorte de GPA appliqué à l’ensemble de la planète, est la pire. Le génocide par substitution, selon l’expression d’Aimé Césaire, est le crime contre l’humanité du XXIe siècle. Il est d’ailleurs bien singulier que les écologistes arrêtent à l’homme leur louable souci de biodiversité.

Le remplacisme s’estime désormais assez fort pour prendre en main directement la gestion du parc humain, sans intermédiaire. En France, Emmanuel Macron, qui en est dans le monde, avec Justin Trudeau, le représentant le plus achevé, a déjà neutralisé la microcosme, renvoyé dans leurs foyers les principaux acteurs de la vie politique française depuis trente ans, peuplé l’Assemblée de fantoches à sa solde, composé un gouvernement de rencontre, fait éclater tous les grandes partis. Il ne gouverne pas, il gère, comme il le ferait une banque ou une société anonyme.

Il sort de la politique par l’économie, par la finance et la gestion d’entreprise. Nous voulons en sortir par l’histoire. La question de l’indépendance ou de l’asservissement d’une grande nation, de la survie ou de la disparition d’une grande civilisation, ce n’est pas de la politique, cela : c’est de l’histoire.

Charles de Gaule — que nous célébrons aujourd’hui près de sa tombe, pour l’anniversaire de sa mort —, Charles de Gaulle à Londres, ce n’était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Jeanne d’Arc à Chinon non plus, ni Gandhi à Calcutta, ni aucun de ceux qui se sont levés pour l’indépendance de leur pays et pour la dignité de leur peuple.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui ce n’est pas un nouveau parti, pas même une union des droites : le refus du totalitarisme remplaciste n’est pas moins de gauche que de droite.

Ce dont nous avons besoin c’est le rassemblement de tous ceux qui opposent un grand Non à l’islamisation et à la conquête africaine. Ce qu’il faut c’est un Conseil National de la Résistance, de la résistance européenne, car toutes le nations européennes sont invitées à mener à nos côtés le combat pour le salut de notre civilisation commune, celte, slave, gréco-latine, judéo-chrétienne et libre-penseuse.

Renaud Camus OuchikhMon ami Karim Ouchikh, président du Siel, et moi, Renaud Camus, avons décidé de constituer précisément cela, un CNR, ou CNRE. Nous proposerons publiquement de se joindre à nous à toutes les personnalités qui nous semblent animées du même désir de sauver notre pays et nous élargirons ainsi notre comité, par cooptation. Mais tous les Français et tous les Européens qui pensent comme nous sont invités à se mettre en relation avec nous et à nous apporter leur soutien.

L’objectif est de constituer une force telle qu’il soit, dans l’idéal, inutile de s’en servir.

Cela dit, si par malheur il se trouvait que la seule alternative qui nous fût laissée soit la soumission ou la guerre, la guerre alors, cent fois. Elle n’aurait d’ailleurs rien de civil, malgré le nombre des collaborateurs et des traîtres. Elle s’inscrirait plutôt dans la grande tradition des combats pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la libération du territoire et pour la décolonisation.

Il faut sortir enfin de l’ère coloniale, dont nos colonisateurs nous disent tant de mal tout en nous colonisant. Il faut arrêter une bonne fois, si possible au-dessus de la Méditerranée, le balancier fou des colonisations et contre-colonisations.

Vive la France libre. Vive la civilisation européenne.

Renaud Camus »

Le site du CNRE est ici.

De Gaulle Jeanne d'Arc

De Gaulle et Maurras : la leçon de Paul-Marie Coûteaux à Valérie Pécresse

13/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ce qui fait la force d’âme de la droite, c’est d’avoir toujours préféré Charles de Gaulle à Charles Maurras », a déclaré dimanche Valérie Pécresse. Mais quelle gourde ! Dans le numéro de Minute paru ce matin, l’ancien député Paul-Marie Coûteaux, membre de la Fondation Charles-de-Gaulle et directeur des Cahiers de l’indépendance, lui répond. Sous forme de cours magistral d’histoire politique. Extrait.

Paul-Marie Couteaux 3

Paul-Marie Couteaux

« Que dire devant une telle ineptie ? D’abord que la droite française n’a pas « toujours » préféré de Gaulle à Maurras, notamment à l’époque où l’école d’Action française, que Maurras a fondée et inspirée pendant des décennies, a dominé la jeunesse intellectuelle française, la droite bien sûr mais au delà – l’AF soutint d’ailleurs tous les gouvernements de la Grande Guerre. Parmi tant d‘autres, le jeune Charles de Gaulle dont les parents ont lu et financé l’Action française, journal que, selon le témoignage qu’en a donné sa sœur Agnès, le jeune Charles, puis l’encombrant officier contestataire a constamment lu jusqu’à la seconde guerre.

« Entre autres choses, il en empruntera les conceptions de défense nationale, notamment « l’Armée de métier », et bien sûr sa politique étrangère, « capétienne », de même son obsession d’un exécutif fort et son choix « du pouvoir personnel plutôt que de l’impuissance impersonnelle » comme il le dira à Peyrefitte – c’est d’ailleurs à bon droit que l’on souligne le caractère monarchique de la Ve République, monarchie certes imparfaite comme son fondateur l’a plusieurs fois éprouvé et avoué, tentant des années durant de pousser le Comte de Paris à se présenter à l’élection présidentielle dont il jugeait l’onction indispensable après « une si longue interruption »…

« Sur l’inspiration politique, notamment diplomatique et institutionnelle du Général (qui fut souvent décrit comme royaliste, y compris à l’étranger, de Staline à Roosevelt qui en prirent prétexte pour tenter cent fois de l’écarter), les faits et témoignages sont si multiples qu’il est impossible de tous les reprendre ici : rappelons que, dans les années 1920, de Gaulle donna ses premières conférences au Cercle Fustel de Coulanges, furieusement royaliste, qu’il entretint une longue correspondance avec le Comte de Paris dans laquelle il témoigna envers Lui (il mettait toujours la majuscule !), d’une déférence sans équivoque, et que, quand, un jour, à l’Elysée, Philippe de Saint Robert évoqua son monarchisme, il rectifia de lui-même : non, royalisme ! (cf. Philippe de Saint Robert, Le Secret des jours, Lattès, 1996).

Envoi De-Gaulle-Maurras« Pour ce qui est de Maurras, on sait (mais apparemment Mme Pécresse ne sait pas) que de Gaulle dédicaça la plupart de ses ouvrages au « maître de Martigues », qu’il reprit souvent son fameux, et très profond « politique d’abord » et s’entendit plus tard avec Malraux sur cette formule qui va loin : « Marras eut tellement raison qu’il en est devenu fou. » Des divergences, certes, mais entre qui n’y en a-t-il pas (comme avec Péguy ou Barrès, leurs grands mécontemporains) ? Surtout, que de points communs, y compris, comme le montre Stéphane Blanchonnet dans son récent « petit dictionnaire maurassien » sur la République elle-même, que l’un et l’autre entendaient comme Res-Publica, ce que Péguy nommait « Notre Royaume de France » en un beau souci de syncrétisme.

« Et que de détestations communes […] »

Extrait de « Pour instruire Mme Pécresse sur Maurras et sur De Gaulle » par Paul-Marie Coûteaux paru dans Minute n° 2838 daté du 13 septembre 2017

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les partis ont cru tuer la Ve République, c’est la Ve qui va les tuer »

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Avec Hollande, c’était le mariage pour tous. Avec Macron, ce sera la Berezina pour tous », affirmait ce matin Eric Zemmour sur RTL avec le sens de la formule qui le caractérise : « Le Parti socialiste ne se remettra pas de sa noyade avec Hamon […] La rue de Solferino, décimée au sens exact du terme, sera vendue à la découpe. Aux Républicains, les chiffres promis sont un peu moins désespérants, mais la centaine de députés annoncée ne servira à rien ». Pour Eric Zemmour, « la mort des deux grands partis qui ont structuré et dirigé la Ve république depuis cinquante ans est historique ».

Une chance historique du Front national et de la France Insoumise, qui se voient déjà comme les « heureux héritiers » ? Nullement, estime Zemmour :

« Ils se leurrent. Ils n’auront que des miettes du festin. Ils sont aussi morts que les autres, mais ne le savent pas. Le Front national est atteint au cœur car Marine Le Pen a montré a qu’elle était incapable de se hisser au niveau suprême. […] Ni l’un ni l’autre ne peut rassembler une majorité contre le pouvoir. »

« Seule la conjonction macronienne, explique-t-il, est cohérente politiquement, car elle est cohérente sociologiquement. » Avant de conclure, amusé :

« Les partis ont cru tuer la Ve République, mais c’est la Ve république qui va tuer les partis. Même dans sa tombe profanée, de Gaulle se marre. »

Point Godwin Marine Le Pen

Rafle du Vél d’Hiv : la campagne présidentielle atteint le point Godwin

15/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Avec la polémique sur la rafle du Vel d’Hiv, le « point Godwin » est de retour. Faut-il s’en étonner ? « Dérapage », « révisionnisme » et même « négationnisme », a-t-on entendu, alors que Marine Le Pen a tout simplement défendu la ligne gaullienne, qui fut aussi celle de François Mitterrand et qui resta officielle jusqu’en juillet 1995, à savoir que la France, en 1940, était à Londres ou dans le maquis, et non pas à Vichy. Dans un réflexe pavlovien, explique Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dans cette nouvelle édition d’I-Média, les médias ont pourri la campagne : après avoir taillé un costard à François Fillon, ils en reviennent à la bonne vieille diabolisation du Front national.

A voir également :

A 16:13 : Le zapping d’I-Média

S’il devait voter, Théo, 10 ans, donnerait sa voix à Emmanuel Macron car il a les yeux bleus. Quand RMC Découverte utilise la jeunesse, la chaîne emploie les mêmes méthodes que les régimes totalitaires : la diffusion de la propagande par les enfants.

Les Décodeurs au secours du candidat Macron. Sur internet, le chouchou des médias serait le sujet du plus grand nombre « d’intox » !

Campagne présidentielle, les journalistes sont en colère. Depuis le 10 avril, les médias de l’audiovisuel doivent respecter, non plus la règle d’équité mais celle d’égalité du temps de parole. Un principe pourtant posé par la Constitution.

A 24:45. « Migrants » : de Grande-Synthe à la rue, le feu, ce coupable

Incendie criminel du camp de « migrants », mais où sont passés les coupables ? Pour les médias, la question est inutile, la priorité est au relogement des clandestins pas à la justice.

Les tweets d’I-Média 

Attentat à Stockholm, il n’y a pas de terroriste islamiste mais un « camion fou ». Il n’y a pas d’attentat à Dortmund mais une « charge qui a explosé ». Les médias utilisent la novlangue, pour nier la réalité.

Portrait piquant

Nouvelle rubrique dans I-Média : Nicolas Faure dresse un portrait d’un journaliste du paysage audiovisuel français. Cette semaine, Yann Moix est passé à la casserole.

NRH Monarchie républicaine

La monarchie républicaine à la française, par Philippe Conrad

18/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le texte que nous publions ci-dessous est l’éditorial du n° 88 de la Nouvelle Revue d’Histoire, dont Philippe Conrad est le directeur, daté de janvier-février 2017. Son dossier : « La République et ses présidents ». De Louis-Napoléon Bonaparte à Charles de Gaulle. A noter que ce numéro comprend également un entretien avec Philippe de Villiers, « Faire de l’histoire autrement ».

NRH 88 République Présidents« Les citoyens vont bientôt être appelés à désigner le successeur à l’Élysée de François Hollande et le suffrage universel sacrera ainsi celui qui sera le neuvième président de la Ve République. Institué depuis le référendum constitutionnel de 1962, et régulièrement renouvelé depuis les élections de 1965, ce rituel fait aujourd’hui partie de notre paysage politique. L’élection présidentielle demeure pour les Français le moment démocratique par excellence, un scrutin plébiscité par l’opinion et qui bénéficie de la participation électorale la plus forte. Un demi-siècle après les empoignades qui accompagnèrent l’adoption du suffrage universel direct pour désigner le chef de l’exécutif, les protestations indignées des juristes et des ténors du « Cartel du non » paraissent aujourd’hui bien dérisoires. Les velléités de certains d’en finir avec un « pouvoir personnel » soupçonné de violer les grands principes démocratiques ne paraissent guère en mesure de changer une pratique désormais solidement installée.

Vieille de plus d’un siècle et demi, l’institution présidentielle a connu plusieurs mutations significatives. Une fois la République proclamée en 1792, les constituants de l’an I et de l’an III prirent bien soin d’écarter toute personnalisation du pouvoir exécutif susceptible de rappeler une royauté désormais honnie. Mais les hommes de thermidor ne purent empêcher un jeune général couvert de gloire d’instaurer une monarchie impériale fondée sur le culte de l’homme providentiel.

Palais de l'ElyséeLes révolutionnaires de 1848, s’inspirant du modèle américain, confièrent le pouvoir à un président élu au suffrage universel, mais Louis-Napoléon Bonaparte eut vite fait d’en finir avec la seconde République. Les constituants de 1875, qui souhaitaient une rapide restauration monarchique, introduisirent le septennat, conçu sur mesure pour Mac Mahon. Mais la victoire électorale des républicains, et l’épreuve de force qui suivit, conduisit le vieux maréchal à « se démettre » pour laisser la place à Jules Grévy qui, dès 1848, n’avait pas caché son hostilité à l’institution présidentielle.

Pour conjurer toute tentation de « césarisme », l’oligarchie parlementaire s’imposa ensuite comme seule détentrice de la souveraineté nationale, l’hôte de l’Élysée se voyant réduit au rôle « d’inaugurateur de chrysanthèmes ». Quand Grévy doit démissionner pour « avoir le malheur d’avoir un gendre », Clemenceau, grand pourfendeur de la présidence, annonce publiquement qu’il « vote pour le plus bête », avant de la réduire à « un organe aussi inutile que la prostate »… Après lui, Casimir-Perier et Alexandre Millerand veulent disposer, dans l’intention de jouer un rôle significatif, des pouvoirs que leur accorde la constitution de 1875 mais ils sont contraints à la démission. Fallières et Doumergue brillent par la popularité dont ils bénéficient dans l’opinion, alors que le malheureux Albert Lebrun apparaît à peu près inexistant.

De Gaulle photo officielleL’éphémère IVe République reproduit la IIIe, même si René Coty sait prendre ses responsabilités en 1958. Tout change avec le retour au pouvoir du général de Gaulle qui fonde, en s’appuyant sur une très large majorité de Français, une Ve République dont le président constitue la clef de voûte. Une mutation contestée par ceux qui dénoncent alors « le coup d’État permanent » mais qui s’accommoderont très bien, une fois leur tour venu, du nouveau régime…

L’adoption de l’élection du président au suffrage universel viendra compléter l’édifice institutionnel et conforter le lien particulier désormais établi, au-delà des combinaisons partisanes, entre un homme et le peuple français. Bientôt sexagénaire, la Ve République paraît solidement établie, même si l’introduction du quinquennat et la récente apparition des primaires ont quelque peu modifié la donne. Reste la qualité des hommes, alors que les tentations démagogiques, la vacuité idéologique et l’hégémonie de la « communication » ont lourdement plombé les derniers mandats.

Le cadre institutionnel n’est pas en cause mais peut on espérer, à la veille d’une échéance majeure, le succès d’un(e) candidat(e) qui, porteur d’un diagnostic solide quant à l’état du pays, sera en mesure, au nom de l’intérêt général, d’échapper à la bien-pensance imposée par la médiacratie et aux blocages nés de corporatismes devenus obsolètes.

Philippe Conrad

En vente chez les marchands de journaux ou à commander ici.

NRH Monarchie républicaine

De Gaulle Jeanne d'Arc

Plus laïcards que les laïcards : Bayrou et Guaino lapident le chrétien Fillon

Bien sûr, chacun d’entre nous a depuis longtemps compris que les déclarations récurrentes de Fillon sur son attachement à la foi, pour en être sincères, n’en restaient pas moins un appel du pied en direction de l’électorat chrétien. Mais le véritable lynchage dont il a fait l’objet ces jours de la part de Bayrou et Guaino est aussi scandaleux que révélateur de l’inconsistance de ces deux imposteurs.

A l’origine de cette véritable lapidation, cette déclaration de Fillon mardi soir, alors qu’il était invité au 20h de TF1 :« Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité ».

Des propos jugés « déplacés » par Bayrou qui, se faisant plus laïcard que les laïcards, a immédiatement piqué une colère. En effet, s’est exclamé le « Judas » de la classe politique française, « je ne peux pas porter atteinte à la Sécu parce que je suis chrétien ? Qu’est-ce que ça à voir ? Je suis croyant, je ne vais pas m’offusquer d’un mouvement de foi, mais comment peut-on arriver à mélanger la politique et la religion à ce point, de cette manière déplacée ? […] Ce sont deux domaines que nous avons séparés depuis plus d’un siècle, c’est le principe d’une laïcité à la française ! » Une réaction qui a poussé Bruno Retailleau, en charge de la coordination et de la stratégie de Fillon, à ironiser en déclarant : « Je trouve fort de café les propos du président du MoDem quand on vient de Démocratie chrétienne. C’est pour moi un sujet d’étonnement ».

Mais Bayrou n’aura pas été le seul à se ridiculiser ainsi. Henri Guaino, le député LR des Yvelines qui « même avec un salaire de 5 100 euros mensuel » n’arrive pas à mettre de l’argent de côté à la fin du mois, est en effet monté au créneau lui aussi, pour qualifier les propos de Fillon de… « faute morale » ! Plus fort encore : Guaino devait aller jusqu’à expliquer jeudi sur LCI : « On ne peut pas dire qu’on lutte contre le communautarisme et qu’on est le candidat des chrétiens .» En effet, a poursuivi l’ancien conseiller de Sarkozy, « comment voulez-vous critiquer les musulmans qui font des listes musulmanes et qui veulent présenter des listes musulmanes ? […] Ce n’est pas possible ! Cela nous entraîne sur des terrains sur lesquels nous ne voulions pas aller. »

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2017
sous le titre « Bayrou et Guaino lapident Fillon »

Yves Guena

Yves Guéna : « L’immigration, ça suffit comme ça ! »

03/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : C’est sous ce titre : « L’immigration, ça suffit comme ça ! », que le mensuel Le Choc du mois avait publié, en mars 1992, une interview d’Yves Guéna, décédé ce jour à Paris dans sa 94e année. Dans la lignée du général De Gaulle, dont il avait été le ministre, celui qui était alors maire de Périgueux (Dordogne) y tenait des propos particulièrement fermes, notamment : « Il n’y a pas d’assimilation des musulmans, ça n’existe pas, sauf en quantité infinitésimale. »

Cet entretien ayant suscité des remous dans sa famille politique, le futur président du Conseil constitutionnel avait alors fait volte-face, expliquant qu’il ne savait pas dans quel journal il s’exprimait. Selon le journal Sud-Ouest, il aurait eu cette formule : « Je préfère passer pour un imbécile que pour un salaud. » Ce qui lui avait valu une cinglante réponse en retour, largement diffusée sous forme de tract dans la capitale du Périgord, expliquant qu’on pouvait très bien être les deux…

L’entretien au Choc du mois ayant été enregistré, Yves Guéna, qui avait annoncé sa volonté de porter plainte, n’avait finalement pas mis sa menace à exécution. La même année, il s’était aussi résolument opposé au traité de Maastricht.

Jusqu’à preuve du contraire: décryptage des mensonges médiatiques

Source : OJIM

Au menu de cette nouvelle chronique de décryptage des mensonges médiatiques de Christopher Lings, la France n’est pas un « pays de race blanche » mais le CSA estime qu’il y a trop de Blancs à la télévision (cherchez l’erreur) ; les médias nous bombardent d’images d’« enfants migrants » pour tenter de nous émouvoir, eux qui dénonçaient il y a quelques mois l’« utilisation des enfants » faite par La Manif pour Tous (cherchez l’erreur bis) ; le détournement d’une photo par le maire de Béziers Robert Ménard est scandaleuse mais le recadrage et le bidouillage de celle du petit Aylan ne pose aucun problème (cherchez l’erreur ter) ; le Bondy Blog enfin dénonce la télé facho… et là, miracle, on est d’accord avec eux !

Publié le

Polémique sur la race blanche : Nadine Morano reçoit le soutien d’Alain Delon

28/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview accordée à TV Magazine, Alain Delon prend la défense de Nadine Morano qui avait provoqué la colère des bien-pensants en évoquant la race blanche.

L’acteur qui fète ses 80 ans déclare :

Juste une question : le Kenya est un pays de quelle race? Les gens sont noirs. C’est une polémique ridicule, grotesque, qui n’a aucun sens. Nadine Morano a des c… de tenir comme elle tient et de dire : ‘Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire’. Chapeau!”

Jean-Luc Mélenchon a ensuite réagi en ces termes : “Alain Delon et Nadine Morano se trompent.La France n’est pas «un pays de race blanche» mais une nation universaliste” (sic)


 

 

[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Alain de Benoist : «François Hollande aurait fait un très bon marchand des quatre-saisons»

Source : Boulevard Voltaire

C’est devenu un gag récurrent : chaque nouveau Président parvient à nous faire regretter son prédécesseur. Avec François Hollande, on a atteint le fond, non ?

Contrairement aux commentateurs qui le couvrent d’injures (se défouler en éructant est le meilleur moyen de faire savoir qu’on n’a rien à dire), je ne parviens pas à détester François Hollande. Je me désole de le voir occuper le poste qui est le sien, mais sur le personnage lui-même, je n’ai rien à dire. Il aurait sans doute pu faire un convenable receveur des Postes, un directeur de succursale d’une société d’assurances, un marchand des quatre saisons. En tant que premier secrétaire du PS, il n’a pas été pire qu’un autre : dans les magouilles et les petites blagues, il a toujours été à son affaire. Le seul problème est que ce personnage insignifiant est président de la République.
Depuis Pompidou, Mitterrand excepté, la fonction de chef de l’État n’a cessé de se dégrader. Il n’y a plus de chefs, et il n’y a guère plus d’État. La comparaison est certes facile, mais on imagine évidemment mal le général de Gaulle aller faire du jogging en suant à grosses gouttes sous un tee-shirt aux armes de la police new-yorkaise, ou partant en scooter pour aller rejoindre sous la couette une pom-pom girl du show-business. Un chef de l’État doit avoir conscience qu’il n’est pas seulement lui-même, mais qu’il incarne une fonction. Qu’il se discrédite lui-même passe encore, qu’il rabaisse sa fonction est impardonnable. L’homme et sa fonction sont deux choses différentes, et c’est la fonction qui doit l’emporter.
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Charlie Hebdo : la couv. qui choque… les naïfs

08/10/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
La Nième
« provoc de trop » pour Charlie Hebdo ? Désignant Nadine Morano comme « la fille trisomique cachée de De Gaulle », elle blesse les parents d’enfants atteints de cette maladie… et, en bon média de propagande, assimile l’énoncé de vérités patentes à une maladie mentale.

Les parents d’enfants trisomiques, à l’instar de Caroline, qui publiait il y a quelques mois une tribune touchante sur le fait d’être la maman d’une petite fille atteinte de trisomie, sont choqués et blessés par la dernière couverture du magazine « satirique ». On y voit Nadine Morano présentée comme « la fille trisomique cachée de De Gaulle ».
Alors Caroline a ressorti sa plus belle plume pour écrire un nouveau billet où elle se désole de l’humour de Charlie.
Exercice délicat pour la jeune mère, qui fait de gros efforts pour rester « Charlie » et que l’on ne puise pas faire d’amalgame entre elle et Nadine Morano… car elle doit bien savoir que le PADAMALGAM, ça ne marche que pour les musulmans. Bref, elle avait vraiment envie de dire à Charlie Hebdo toute la peine que lui avait causée cette couverture, à elle et à tous les parents d’enfants trisomiques, sans risquer de se faire censurer au nom de la liberté d’expression.
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De Gaulle, « race blanche » et « race brune »

05/10/10/2015 – CULTURE (NOVOpress) Arretons-nous un instant sur la citation du Général de Gaulle mise sous les projecteurs médiatiques par Nadine Morano. Médias et politiques, ne pouvant attaquer la statue du Commandeur, ont essayé de minimiser ses propos. Sauf que cela ne résiste pas à l’analyse historique. Par Flavien Blanchon.

Il est fatal qu’une mauvaise cause soit défendue avec mauvaise foi. Le niveau de malhonnêteté atteint par les immigrationnistes, ces derniers jours, pour neutraliser les citations du général de Gaulle sur la « race blanche », n’en est pas moins, même pour eux, exceptionnel.
Au commencement, il y avait les fameux propos de De Gaulle à Alain Peyrefitte (« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne »), notés par celui-ci au sortir même de la conversation et finalement publiés dans C’était de Gaulle, au terme de la période de réserve qu’il s’était fixée. Journalistes, politiciens et même, à la honte de la corporation, tel historien universitaire ont tranché qu’il s’agissait de déclarations privées et donc sans valeur.

discours-1958-1969

Le fameux “Je vous ai compris !” du Général de Gaulle donne moins à comprendre sur sa pensée que ses conversations privées

Comme si les historiens n’utilisaient pas constamment des conversations rapportées après coup dans des mémoires et qui, du moment que la source est digne de foi, sont bien plus éclairantes que les proclamations publiques. En l’occurrence, ces libres propos sur le « peuple européen de race blanche » opposés aux « musulmans avec leurs turbans et leurs djellabas » expriment la pensée du général de Gaulle sur la France et l’Algérie beaucoup mieux que son « Je vous ai compris » au balcon.
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Affaire Morano: l’indignation sélective

03/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Nous savons tous que notre démocratie ne garantit plus la liberté d’expression. Face à une censure agressive, nous avons le devoir de ne pas nous taire. Par Vincent Revel

Scandale !
Le système s’emballe et dérape. La ligne rouge a été franchie. L’indignation doit être collective. Les heures sombres de notre histoire se rappellent à nous.
Le problème de ce début d’automne se nomme Nadine Morano ! Ses propos, se référant pourtant à des mots prononcés par le général de Gaulle, ont choqué l’ensemble de la classe politique et médiatique. Il y a cinquante ans, le grand Charles avait déclaré dans un entretien privé que la France était une nation de race blanche avec des racines judéo-chrétiennes. Il y a cinquante ans cette vérité ne dérangeait personne. Elle était admise de tous. Elle ne faisait que refléter l’histoire de notre pays. Elle était indiscutable.
La France, avant que nos dirigeants modifient profondément sa population par une immigration de remplacement, était effectivement un pays de race blanche où le christianisme avait joué un rôle important dans son évolution.

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Nadine Morano, clouée au pilori pour délit de bon sens

Aujourd’hui, cette vérité est devenue un crime. C’est un tabou, un interdit.
Dans notre société du bien-vivre ensemble, ces mots sont contraires à l’idéologie multiculturelle et à la pensée unique. Même s’ils sont l’expression d’une vérité, le système ne veut plus les entendre. Nos élites mondialisées n’agissent plus selon la réalité, mais réagissent selon les nouveaux dogmes et les nouvelles doctrines de la pensée unique. C’est ce que l’on peut nommer l’uniformisation des esprits.
Pourtant personne ne s’offusque lorsque l’on parle de l’Afrique noire, mais tout le monde fait mine d’être indigné lorsque l’on évoque l’histoire de l’Europe blanche.
Le Blanc est devenu une singularité embarrassante pour nos dirigeants. Le Blanc, surtout le mâle blanc, doit laisser la place à l’Autre, au plus faible, au plus défavorisé. Il doit apprendre à être moins égoïste et à privilégier les intérêts des enfants des autres avant les intérêts des siens. Que ce soit à la télé, dans le monde du travail, dans l’administration, en politique, le Blanc est devenu bien encombrant.
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Sarkozy = de Gaulle ? Il lance son appel du 29 mai

30/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Liseré bleu-blanc-rouge, « appel », le communiqué de Sarkozy rappelle une célèbre affiche du 18 juin 1940… clin d’œil subliminal de communiquant matois.

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Mais si de Gaulle en appelait à la France, Sarkozy en est réduit à mobiliser les « Républicains ». Le texte du premier tenait en 135 mots percutants, le second s’étale sur 451 mots, lesquels ne comprennent qu’une fois « français » et une fois « France », dans l’expression « républicains de France ».
Tout est dit, Sarkozy et son parti n’entendent pas défendre un pays, ils entendent défendre un régime.


 



[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme - par Gabriel Robin

[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme – par Gabriel Robin

04/02/2015 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
« Laissez la culture à la gauche, ça lui donnera un os à ronger », avait dit Charles de Gaulle, une erreur majeure dont nous payons encore les conséquences aujourd’hui. A vouloir projeter par la force la France dans le monde d’après, post-historique, les tenants du pouvoir depuis quarante ans ont rendu la France orpheline d’elle-même, expatriée de son être propre. La cohésion et la force d’un ensemble de civilisation, et ce quel que soit son système politique organique, résident dans l’identification culturelle profonde que s’en font ses composantes humaines (subséquemment avec son histoire et son essence), et non pas dans ses richesses territoriales ou matérielles. Les peuples sont attachés à leur(s) histoire(s), nonobstant les positionnements idéologiques d’une élite politique de plus en plus déterritorialisée. L’immigration massive nous a contraints à aménager notre façon de vivre, à noyer notre culture dans un maelstrom informe qui est devenu au fil du temps le théâtre de l’affrontement stérile de micro-tribus antagonistes.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ». Aimé Césaire soulignait fort justement qu’une « civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ». Le pouvoir est incapable de résoudre l’insécurité culturelle dans laquelle se retrouve plongé son peuple car il est incompétent pour définir précisément les maux qui affligent notre nation : en effet il en est le responsable direct ! Si la France était incarnée par la république apaisée, voire irénique, que nous présente François Hollande, il n’y aurait pas eu ces attentats, il n’y aurait pas eu ces manifestations de soutien d’une jeunesse en marge qui ne veut plus se reconnaître comme appartenant à l’ensemble culturel dans laquelle se trouve notre identité nationale. Il faut dire qu’on leur a inlassablement répété que la France était désormais multiculturelle (ou de toute éternité pour certains), que son histoire précédente était monstrueuse, qu’elle devait faire repentance ; comment alors vouloir s’assimiler à une nation vidée de sa substance, faible, présentant pour seule transcendance un tout uniformisé et mondialisé qui n’est qu’un rien.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ».

C’est pour toutes ces raisons, extrêmement préoccupantes, que nous devons de toute urgence retrouver notre identité culturelle nationale, et, surtout, la valoriser et la transmettre. Notre culture a pour caractéristique sa capacité à l’examen critique et à la raison, ces deux éléments ayant permis l’émergence du débat d’idées garantissant l’épanouissement des libertés d’expression et d’opinion (qui n’ont pas grand-chose en commun avec l’injure et la dialectique éristique constamment mises en avant sur les plateaux de télévision, mais passons). Plutôt que de subventionner des œuvres qui nient la culture nationale, l’Etat devrait aider une création d’avant-garde qui soit une force de projection de notre culture historique et une arme diplomatique conséquente. Non, nous n’avons pas à nous résoudre à l’abaissement, à la petitesse d’une culture sans relief, sans élévation. L’effacement de notre culture traditionnelle devait faciliter l’intégration de tous dans une société post-nationale. Mais le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant, il n’y a donc pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler à marche forcée à une vision du monde globalisante fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. L’échec est total, dramatique.

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Remigration : comment arrêter toute immigration nouvelle ? par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou rappelle ce qu’est être Français

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le cadre de son émission “I-Médias” pour TV Libertés, Jean-Yves Le Gallou a tenu a rappelé les éléments qui permettent de dire ce qu’est être Français. Et ce en réponse au nouveau directeur du FNJ, Gaëtan Dussausaye, qui, sur France 3 Ile-de-France, avait tenu un discours présentant une conception éminemment désincarnée du fait d’être Français.

A partir de 16 min 15.

Sortie du livre de Lajos Marton : « Ma vie pour la patrie »

Sortie du livre de Lajos Marton : « Ma vie pour la patrie »

Lajos Marton est connu en France pour avoir été l’un des trois hongrois ayant participé à l’attentat du Petit-Clamart, qui manqua de peu le 22 août 1962 d’ôter la vie au Général De Gaulle, alors président d’une France secouée par le drame de la guerre d’Algérie finissante. Pour cela, Lajos Marton sera condamné à mort.

Il livre dans cet ouvrage richemment illustré le récit haut en couleurs de son existence mouvementée qui le mènera de l’insurrection de Budapest jusqu’au Tchad, toujours au service de son idéal et de ses principes.
Une vie qui le lit comme un roman d’aventures… Un appel au courage, à l’insoumission et à la fidélité.

« Ma vie pour la patrie »
Editions « Les amis du livre européen »
376 pages – 25 euros

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