Face à l’islamo-gauchisme et à l’islamo-droitisme, la Reconquête!

valerie precresse

Les militants d’Eric Zemmour accusent les LR Patrick Karam et Damien Abad de complaisance avec l’islamisme.
Une tribune de Jean Messiha.

Sous les lazzis, les quolibets et les accusations les plus infamantes, le courant national a théorisé il y a quelques années la notion d’islamo-gauchisme, aujourd’hui largement partagée par une grande partie des faiseurs d’opinion. Et pour cause. La gauche a abandonné depuis plusieurs années le peuple français, et en particulier ses classes populaires, enfourchant les combats d’un électorat de substitution, largement musulman, pour lequel elle prend fait et cause. Et le moins que l’on puisse dire c’est ce que cela se voit. Nous connaissions par exemple, depuis 2020, les affaires de Trappes, l’insolente passivité de son maire étiquetté Génération.S,Ali Rabeh, sur l’instauration progressive d’un mode de vie à l’islamique dans certains quartiers. Stéphane Kovacs, le 12 février 2021, consacrait une chronique dans Le Figaro, où il exposait le danger du comportement autoritaire du maire de Trappes face au professeur de philosophie Didier Lemaire menacé de mort dans son lycée pour avoir rapporté la défiance souvent violente de ses élèves face à un enseignement laïc et républicain. On pouvait notamment lire : « le maire, Ali Rabeh, est venu distribuer des tracts blâmant l’enseignant, jusque dans l’enceinte de l’établissement ». Que le rôle de Rabeh dans l’essor islamiste soit passif ou actif, la suite de l’enquête l’éclaircira.

Mais la droite n’est pas en reste en matière de collaborationnisme islamique. Elle y a, elle aussi, avec le centre, la part belle. La même année en effet, en 2020, une étude approfondie conduite sur une longue période par Eve Szeftel, journaliste à l’Agence France Presse, nous révélait, dans un ouvrage détonnant et abasourdissant : Le Maire et les Barbares, des preuves tangibles de la collaboration aussi secrète qu’étroite entre le président du parti du centre UDI, Jean-Christophe Lagarde, et des associations et responsables religieux musulmans des villes de Bobigny et de Drancy, ses fiefs électoraux.

Cette enquête a levé le voile – si l’on ose dire – sur un phénomène existant de longue date : celui du clientélisme politique. L’élasticité docile de Lagarde avec l’islam politique fut l’objet d’une retentissante « Une » du Point : « communautarisme, pactes avec des voyous ou des islamistes : ces élus qui ont vendu leur âme » (article paru le 13 févr. 2020 à partir d’informations de terrain collectées par Nadjet Cherigui, Hugo Domenach et Clément Pétreault).

L’hommage-anniversaire rendu à Ilan Halimi, enlevé en janvier 2006 par le gang des Barbares, a permis de relancer ces liens pour le moins troubles entre l’élu centriste et l’islam radical. Ces Barbares ont, en effet, été évoqués par l’enquête d’Eve Szeftel où elle dévoile leurs rapports avec la municipalité UDI de Bobigny, ville-préfecture de la Seine-Saint-Denis régie par Lagarde à l’époque des faits. Et bien évidemment, cette proximité a refait surface à l’occasion de l’annonce du ralliement du même Jean-Christophe Lagarde à Valérie Pécresse.

La main tendue par la candidate LR à la présidentielle au président de l’UDI fait scandale parce qu’elle percute frontalement une déclaration de novembre 2021, faite par Eric Ciotti, pilier de la campagne de Pécresse, qui exprimait le mépris immuable qu’il porte à Jean-Christophe Lagarde. « Rassurez-vous, affirmait-il comme s’il s’adressait à lui-même, pour ma part je n’accepterai jamais le soutien d’un personnage qui appelle au meurtre d’un responsable politique (Eric Zemmour) et qui est accusé de connivence avec les islamistes. Monsieur Lagarde ne représente en rien les centristes ». Mais la politique est, par excellence, le terrain de prédilection de la réal-politik. Avec les enjeux présidentiels qui commandent un rassemblement à tout prix pour certains, Eric Ciotti a soudain perdu son credo pourtant maintes fois répétés : « Lagarde, ce sera sans moi ». Sa dénonciation d’un personnage parjure en plus d’être grossier et violent, s’est évaporée dans l’illusion ouatée d’une victoire à l’élection présidentielle. Mais malgré l’incohérence et le reniement mensonger du candidat défait de la primaire LR, tout aurait pu s’arrêter là.

Et patatras ! On apprend il y a quelques jours que deux autres figures des Républicains, au cœur de la stratégie de campagne de Valérie Pécresse, Patrick Karam et Damien Abad, ont eux aussi des relations pour le moins ambiguës avec l’islamisme.

Ces révélations, au demeurant fort bien documentées et sourcées, proviennent du lanceur d’alertes Damien Rieu qui dénonce à juste titre le double discours de cette droite qui roule des mécaniques contre l’islam radical sur les plateaux et dans l’hémicycle mais qui, une fois revenue dans ses pénates électoraux, pactise avec lui. La multiplication des figures de droite duplices et complices fait ainsi apparaître, de ce côté de l’échiquier politique, les contours d’un islamo-droitisme évident.

Patrick Karam est membre du conseil régional d’Île-de-France et conseiller privilégié de Valérie Pécresse pour sa campagne présidentielle. Il est accusé de soutenir l’ancien recteur de la mosquée de Pantin, fermée temporairement pour séparatisme et tentation djihadiste. Rien que ça.

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