Bouleversement géopolitique : Obama prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour combattre l’État Islamique

29/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une certaine réticence, Barack Obama a accepté à la tribune des Nations Unies l’idée de travailler avec l’Iran, la Russie – et donc Bachar El-Assad — pour lutter contre Daesh. Le résultat d’un bouleversement des équilibres géostratégiques majeur… et lourd de menaces. Par Charles Dewotine

C’est un revirement qui laisse – une fois de plus — la diplomatie française sur le carreau.
Obama a admis l’idée de travailler avec la Russie et l’Iran et donc avec leur allié Bachar El-Assad, contre l’État Islamique en Syrie. Bien sûr, le président américain a dénoncé le président syrien, traité de « tyran » et accusé de « massacrer des enfants innocents », mais le Département d’État a déjà accepté de revoir « le calendrier de son départ ». En clair, le renversement d’Assad n’est plus à l’ordre du jour… Sauf pour Hollande, ce dont tout le monde se moque.

Obama, en avalant des couleuvres de la taille d’un boa constrictor – collaborer avec la Russie, Grand méchant devant l’éternel et l’Iran, naguère encore sur la liste des États-voyous — répondait ainsi au vœu de Poutine, formulé le jour même, à la même tribune des Nations Unies.
Le président russe plaidait la nécessité de former une vaste coalition anti-djihadiste qui serait « semblable à celle contre Hitler » dans laquelle Russie, Iran, États-Unis, mais aussi pays arabes et le gouvernement légal syrien auraient tous un rôle à jouer. Il a insisté sur le fait que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait « une énorme erreur » et a sévèrement taclé -sans les nommer bien sûr- les USA, leurs alliés et leur politique de «révolutions démocratiques» dont on subit les conséquences :

Sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe.
[…]
Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n’y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l’Homme et aux droits à la vie.

Au vu des résultats bien minces de l’US Air Force dans la lutte contre l’État islamique… et des preuves du soutien yankee, turc et saoudien – au grand minimum passif ou involontaire — à ce même « Califat » qui s’accumulent, Obama n’avait d’autre choix que de manger son chapeau. Il ne peut en effet laisser la situation pourrir ou lui échapper totalement alors que l’opinion américaine pense à près de 70 % que l’EI est la principale menace pour leur pays et que les élections présidentielles approchent. Même s’il ne sera pas candidat, Obama doigt en tenir compte.

Pourtant, les enjeux de ce spectaculaire rebondissement vont toutefois bien au delà du sort de Daesh ou d’Assad. Il suffit pour s’en convaincre de regarder de plus près les acteurs en scène.

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La Chine en guerre contre l’État islamique ?

28/09/2015 – MONDE (NOVOpress)

Selon des sources libanaises et l’agence de presse iranienne FARS News, la Chine rejoindrait la Russie dans son déploiement militaire en Syrie. Les sources militaires israéliennes de DEBKAfile indiquent de leur côté que le porte-avions chinois Liaoning-CV-16 et son équipage d’environ 2 500 personnels aurait fait escale dans le port syrien de Tartous, qui abrite une base militaire russe.
Le navire chinois serait ensuite déployé au large de Lattaquié, qui abrite déjà une base militaire russe et servirait de base d’opérations à des hélicoptères, des chasseurs et des fusiliers marins qui seraient déployés en novembre après qu’ils aient transité par l’Iran.
Cette opération militaire pourrait se faire sous le couvert de l’Organisation de coopération de Shanghai et ferait que la Syrie de Bachar Al-Assad serait soutenue par deux puissances nucléaires.

Cependant, ce matin la Chine a démenti cette information : « Ce ne sont que des rumeurs erronées », a déclaré à ce sujet l’expert militaire et membre de la marine chinoise Zhang Junshe cité par la presse chinoise, qui explique que le porte-avions est en tournée de courtoisie.
L’information et son démenti sont à manier avec prudence, car tous les deux aussi crédibles.


Syrie : l’aviation française a frappé L’État Islamique

Après l'Egypte, un deuxième contrat pour le Rafale ?

27/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les Rafale de l’armée de l’Air française ont frappé des sanctuaires de Daesh, a annoncé un communiqué de l’Élysée. « Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu », ajoute la présidence.

La France « a frappé en Syrie », a annoncé la présidence de la République ce dimanche dans un communiqué officiel. « Nos forces ont atteint leurs objectifs », a ajouté le chef de l’Etat, précisant que six avions avaient été utilisés, et assurant qu’il n’y avait pas eu de pertes civiles.

Nous l’avons fait sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition.

Décryptage : la France a demandé aux États-Unis la permission de lancer ses raids.
Dans la matinée, Manuel Valls a précisé que ces frappes ont été menées contre « les sanctuaires de Daech où sont formés ceux qui s’en prennent à la France ».

Nous frappons Daech en Syrie, car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis ces sanctuaires, a poursuivi Manuel Valls. Nous agissons en légitime défense.

Le Premier ministre ne précise pas comment les reconnaissances aériennes qui ont servi de « préalable » à ces frappes – selon la communication officielle — ont permis de déterminer que les terroristes formés dans ces camps d’entraînement visaient spécifiquement la France. Il s’agit donc soit de frappes décidées sur la foi de renseignement humain… soit d’une action décidée sur des motifs plus politiques que militaires.
L’annonce intervient opportunément à la veille de l’ouverture officielle de l’Assemblée générale de l’ONU, où la Syrie va constituer un sujet majeur. Il s’agit de marquer des points et d’affirmer le rôle de la France alors que, sur le dossier syrien, celle-ci se trouve de plus en plus isolée sur le plan diplomatique.
Angela Merkel a rejoint le camp de ceux qui prônent un dialogue avec Bachar el-Assad pour combattre Daesh, aux côtés de la Russie. Même les États-Unis semblent peu à peu accepter cette idée.
François Hollande maintient de son côté le cap -pour une fois…- du ni-ni (ni l’État islamique, ni Assad)

Plus que jamais, l’urgence est à la mise en place d’une transition politique, qui associe des éléments du régime et de l’opposition modérée, conformément au communiqué de Genève. La France y est engagée.

explique le communiqué élyséen, se gardant bien de définir ce qu’est « l’opposition modérée » en Syrie, à peu près aussi facile à trouver que le dahu dans les Alpes ou le Yéti dans l’Himalaya. Pas très grave, car vu le climat entre la France et la Russie, il est peu probable que Poutine fasse rentrer Hollande dans le jeu d’une solution au conflit. Moscou a fait une croix sur Hollande, régulièrement humilié sur la scène internationale, trop souvent accusé d’être le toutou des Américains. Une opération de communication qui risque de se retourner contre la France ? Probablement…



Deux islamo-terroristes présumés arrêtés à la frontière hongroise

27/09/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le Kiosque Courtois)

Après l’arrestation voici une semaine, à la frontière bulgaro/Macédonienne de 5 hommes qui tentaient de la traverser avec des vidéos de décapitation et de propagande pour l’État islamique sur leur smartphone, deux meneurs des affrontements ayant eu lieu à la frontière serbo hongroise ont été identifiés par la police comme des terroristes s’apprêtant à frapper sur notre sol. L’un d’entre eux, proche du groupe Al Nosra, aurait sévi en Syrie où il aurait participé au meurtre de plus de 50 personnes. Au moment de son arrestation, il était en possession de 7 passeports syriens, tous munis de visas Schengen. Ce qui confirme les propos des responsables de Frontex sur les faux passeports syriens.

Quelque 30% des personnes se disant de nationalité syrienne lors de leur enregistrement en vue de l’obtention du statut de réfugié en Allemagne ne le sont pas. C’est ce qu’a indiqué vendredi le ministère de l’Intérieur, en se basant sur ce que constatent les autorités sur place, en particulier la police et Frontex, l’agence chargée de la surveillance des frontières de l’Union européenne.
Posséder cette nationalité présente, en effet, des avantages : Berlin a décidé de ne plus renvoyer les Syriens vers le pays dans lequel ils sont entrés dans l’Union européenne, comme le prévoit la législation européenne. Les réfugiés bénéficient en outre d’un examen accéléré de leur dossier.

Une propagandiste du djihad condamnée, forcément « fragilisée »

27/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Nouvelle variante du « déséquilibré » : cette propagandiste de l’État islamique récemment condamnée était une « personne fragilisée » par des drames personnels. À croire que l’islamisme n’attire que les cas désespérés…

Habitante de 29 ans de Béthune (Pas-de-Calais) a été condamnée à un an de prison pour apologie du terrorisme après avoir diffusé des appels au djihad et des images des actes barbares du groupe État islamique. Elle relayait la propagande de Daesh et faisait l’apologie des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly sur les réseaux sociaux.

Cette personne ne faisait que diffuser des messages venant de Syrie comme quoi le sang allait couler en France et appelait même à passer à l’acte

déclare le substitut du procureur de Béthune Julien Michel.
« Étonnamment », son avocat Me Darras la décrit comme une « personne fragilisée » par un viol puis par la perte de son emploi, qui aurait « été l’élément déclencheur de sa fuite en avant vers l’islam radical ».

Elle est approchée en 2014 par des salafistes basés en Syrie, qui lui proposent

de venir faire de l’humanitaire en Syrie, d’aller exploser une synagogue à Marseille ou de mourir en martyre après avoir visé des hommes politiques locaux, dont le maire de Béthune

selon son avocat, qui précise qu’à la même année elle commettait une tentative de suicide.
La jeune femme se rend au commissariat début 2015 pour se signaler, mais restera libre jusqu’à son arrestation en juillet.

Tout ceci est peut-être parfaitement exact, mais on ne peut s’empêcher de laisser planer un léger doute. La culture de l’excuse étant bien implantée dans le milieu judiciaire, nous avons l’habitude de ces discours dédouanant le délinquant de la responsabilité de ses actes.
Il fait tout de même convenir que concernant les tenants de l’islamisme, cela prend des proportions inédites : au facteur social souvent invoqué pour le délinquant ordinaire s’ajoute presque toujours une dimension psychiatrique : « déséquilibré », « instable », « perturbé », « fragilisé ».
Dormez bien braves gens, il n’y a pas d’imams prêchant le djihad, pas de recruteurs salafistes dans les banlieues et ailleurs… rien que quelques fous qui ne sont symptomatiques de rien.

Armés et entrainés par les USA, ils rejoignent aussitôt Al-Qaeda

24/09/2015 – MONDE (traduction NOVOpress d’un article de The Telegraph)
Les rebelles modérés formés par le Pentagone en Syrie ont trahi leurs bailleurs de fonds américains et remis leurs armes au front Jabhat al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie immédiatement après être retournés dans leur pays.

Les Combattants de la Division 30, la division de rebelle « modérée » soutenue par les États-Unis, se sont rendus au Jabhat al-Nusra affilié à al-Qaïda, ont affirmé plusieurs sources lundi soir. Cette unité été la première faction dont les combattants ont bénéficié d’un programme de formation dirigé par les États-Unis en Turquie dans le but est de forger une force de terrain en Syrie pour lutter contre l’État islamique en Irak et dans le Levant (EI – Daesh).
Dans une déclaration sur Twitter par un homme se désignant comme Abu Fahd al-Tunisi, un membre du Jabhat al-on peut lire :

Une gifle pour l’Amérique… le nouveau groupe Division 30 a donné l’ensemble de ses armes à Jabhat al-Nusra après avoir obtenu un droit de passage en Syrie.

« Ils nous ont remis une très grande quantité de munitions et des armes lourdes avec de nombreux véhicules tout terrain. »
Abu Khattab al-Maqdisi, qui prétend aussi être un membre de Jabhat al-Nusra, a ajouté que le commandant de la Division 30, Anas Ibrahim Obaid, a expliqué aux dirigeants de Jabhat al-Nusra qu’il avait trompé la coalition parce qu’il avait besoin d’armes.

Il a promis de publier une déclaration… où il répudierait la Division 30, la coalition et ceux qui l’ont formé.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH), un groupe non gouvernemental, a signalé que soixante-quinze combattants de la Division 30 avaient pénétré en Syrie à partir de la Turquie la veille avec « 12 véhicules 4×4 équipés de mitrailleuses et de munitions ». Le U.S. Central Command a confirmé qu’environ 70 hommes brevetés du programme « train and equip » en Syrie avaient rejoint la Syrie avec leurs équipements et agissaient comme une nouvelle Force Syriennes aux côtés des Kurdes et des Arabes sunnites contre l’EI.

Si cette désertion est authentifiée, ce sera le second échec de ce programme. Le mois dernier, un premier groupe de combattants avait été attaqué et mis en déroute par Jabhat al-Nusra, qui a pris d’assaut son QG et enlevé un certain nombre de ses membres. Ce week-end, le chef d’état-major de ce groupe a démissionné en déclarant que le programme de formation n’était « pas sérieux ».
Le lieutenant-colonel Mohammad al-Dhaher s’est plaint d’un nombre insuffisant de stagiaires et combattants, de fournitures inadéquates et même

D’un manque de méthode dans la sélection des cadres de la Division 30.

Les derniers développements ne font qu’ajouter aux critiques sur ce programme de 500 millions de dollars – 450M Euro — qui vise à établir une force de 5 400 hommes de rebelles « modérées » pour lutter contre l’EI.

Les dissensions sont apparues dès le début de la mise en place de la formation avec la sélection es volontaires. Le plus gros point de discorde est qu’ils ne sont autorisés qu’à se battre l’EI et pas le régime d’Assad, qui est l’ennemi principal de la plupart des groupes d’opposition.

Mercredi dernier, général Lloyd Austin, chef du commandement Central Américain, a choqué les dirigeants de la Commission des armées du Sénat américain quand il a annoncé qu’il n’y avait seulement qu’une poignée de combattants entraînés par ce programme qui continuaient de se battre à l’intérieur de la Syrie. « Nous parlons quatre ou cinq hommes », a-t-il dit.

Crédit photo : Patrick Wells via WikiMedias (CC) = A Syrian rebel sniper in Khan al-Assal, Aleppo province.


Mannequin, elle part faire la guerre contre l’État Islamique

Source : traduction NOVOpress d’un article du Daily Mail
Corps déchiquetés, batailles sanglantes et fraternité : Une mannequin partie se battre contre l’EI en Syrie révèle les horreurs qu’elle a vues sur la ligne de front.

Une ancienne mannequin qui a troqué une vie confortable pour se battre contre l’État Islamique en Syrie nous décrit des horreurs des combats sur la ligne de front. Dans une interview exclusive avec MailOnline, Tiger Sun , son nom de combat, nous révèle : « J’ai vu des choses que je n’aurais jamais pu imaginer. J’ai marché sur un doigt une fois — il était carbonisé et plié dans un angle bizarre. Et aucun cadavre nulle part. J’ai vu une petite fille mourir de ses blessures causées par une explosion de mine antipersonnel parce que les Kurdes n’ont aucune formation médicale ou équipement. »
L’ex-mannequin de 46 ans a combattu les musulmans de l’EI pendant quatre mois avec les forces kurdes des YPJ (Unités de Protection du Peuple) jusqu’à son épuisement lié à la malnutrition qui la força à rentrer au Canada.

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Cette mère d’une jeune fille a quitté Vancouver (Canada), pour les champs de bataille du Moyen-Orient après avoir vu une vidéo de propagande de l’EI mettant en vedette John McGuire, un djihadiste converti d’Ottawa. Le 1er mars elle a laissé sa fille et s’est envolée pour l’Irak où elle est passée en fraude à travers le pays pour rejoindre la Syrie. Sans véritable formation autre que l’utilisation d’une arme à feu, elle s’est retrouvée directement dans la bataille.

Est ce que j’ai vu de la violence ? L’EI tuer des innocents ? Oui, j’étais dans ces combats. Je les ai vus en train de nous tuer. Et si nous repérons l’EI nous les tuons, et c’est tout. C’est en fait assez simple.

« Pour être honnête, les cadavres me hantent. Les amis que j’ai perdus me rendent triste, et l’injustice de tout cela me désole. Quand j’ai vu des compagnons tués, j’ai pleuré, mais il faut accepter que cela arrive dans une guerre », a-t-elle expliqué. « C’est incroyablement injuste, mais c’est la réalité dans ces circonstances. Yazidis, Arabes, Kurdes. Tout le monde a perdu quelqu’un, me semble-t-il. Beaucoup rejoignent le YPJ par vengeance, ou parce qu’ils n’ont plus de famille. »

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La Russie entre en guerre contre l’État islamique

22/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Des rapports concordants attestent du renforcement de la présence Russe en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad. S’il est trop tôt pour parler d’engagement direct, il est certain que Poutine entend soutenir autant que possible le régime syrien face aux terroristes de l’État islamique.

Les USA ont annoncé que la Russie avait envoyé des avions de chasse et d’attaque au sol en Syrie. Les derniers rapports font état de 28 appareils, une douzaine de bombardier SU-24 et une douzaine d’avions d’attaque au sol SU-25, ainsi que 4 chasseurs, basés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié, dans l’Ouest du pays, un fief de Bachar el-Assad. Un autre responsable américain, qui confirme ce chiffre de 28 avions, parle également de drones et d’hélicoptères russes, une vingtaine selon lui, des appareils voués au transport et au combat.

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Au delà des appareils de combat, la Russie serait en train de déployer en Syrie des hélicoptères de combat, d’artillerie ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine.
Ces troupes seraient en cours de déploiement et feraient donc partie des célèbres unités de « la Mort Noire ». Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels. Rien n’indique pour le moment leur déploiement offensif, leur mission étant pour l’instant orientée vers la défense des installations russes en Syrie. Cependant,

Ils ont mis la capacité de faire des bombardements. Où, quand, et en appui de qui nous ne savons pas.

a résumé l’un des responsables américains. « Ils ne vont pas se contenter de rester assis à défendre l’aéroport », a renchéri auprès de l’AFP l’analyste Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. « Avec ces avions, les Russes “peuvent aller frapper loin en Syrie, même en territoire tenu par l’EI ».

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Hommages à Hervé Gourdel, victime de l’État islamique en Algérie

21/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a un an, le guide de montagne Hervé Gourdel était enlevé dans le massif du Djurdjura en Algérie par les terroristes du Jund-al-Khilifa. Ce groupuscule islamiste qui venait de prêter allégeance à l’Etat Islamique (Daesh) annonçait son meurtre, probablement perpétré pour prouver leur détermination à leurs mentors islamistes. Plusieurs hommages sont rendus à Hervé Gourdel ces prochains jours.

La crise des clandestins au centre de l’attention

18/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le Kiosque Courtois)

L’Allemagne, après avoir fait pression sur les Européens qui refusent la folie migratoire, fait marche arrière
Mardi, le ministre de l’Intérieur allemand a émis publiquement le souhait que l’Union européenne réduise les fonds structurels alloués aux pays refusant les quotas de clandestins.
Mais face à l’afflux continu de dizaines de milliers de clandestins, Angela Merkel a finalement décidé de réintroduire des contrôles aux frontières.

Cette mesure a été imitée quasi immédiatement par d’autres pays comme l’Autriche ou la République tchèque. L’armée a été appelée aux frontières pour aider la police
Cette décision remet en cause, de fait, le système de Schengen.
L’opinion allemande devient moins favorable à un accueil massif. Il faut dire que la situation devient ingérable. L’Allemagne a déjà accueilli 450 000 réfugiés, et Munich, entre autres, est submergée.
Bloqués à l’entrée de l’espace Schengen à la frontière serbo hongroise, par des barrières, les envahisseurs ont obtenu mercredi l’autorisation d’entrer en Croatie.
En quelques heures, 11 000 sont entrés en Croatie. Débordées par l’afflux, les autorités croates ont décidé, elles aussi, de fermer, jeudi, sept des huit passages frontaliers avec la Serbie.

Contrairement aux dirigeants et aux médias de l’oligarchie, les peuples européens ne sont pas unanimes pour accueillir ces populations
Jusqu’à samedi dernier, des manifestations favorables à l’accueil des clandestins ont eu lieu, notamment à Londres et à Copenhague.
Néanmoins, les pays d’Europe de l’Est marquent fortement leur refus de les accueillir. Plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Prague, à Bratislava et à Varsovie contre l’invasion migratoire. Les Polonais, notamment, évoquent le danger de l’islamisation de l’Europe et du terrorisme.

Dans un article récent, le journaliste Alexandre Latsa relevait à juste titre le caractère organisé de ces cortèges
Les clandestins apparaissent propres et bien habillés, équipés de téléphones portables, de banderoles et même de mégaphones.
Difficile d’imaginer que ces mouvements de migration soient totalement spontanés…
La revue autrichienne Info Direkt, citant un agent du renseignement militaire autrichien, affirme que ces mouvements seraient en partie financés par des réseaux américains. S’agirait il d’un plan américain pour déstabiliser l’Europe ? C’est l’opinion exprimée mercredi par Sergueï Narychkine, président de la Douma russe, sans toutefois nommer expressément les États Unis.

Les médias du système poursuivent leurs manipulations, visant à culpabiliser les Européens pour imposer l’invasion
À la frontière hongroise, ils montrent systématiquement les rares femmes et enfants face aux forces de l’ordre, mais fort peu les 90 % d’hommes, qui forcent les barrages ou caillassent les forces de l’ordre…
La propagande avait commencé, le 2 septembre, en faisant tourner en boucle la photo du petit Aylan, échoué sur une plage, en Une des médias. Les Européens devraient se sentir coupables de ne pas ouvrir grand leurs portes.
Curieusement, ils n’ont pas montré les images d’enfants chrétiens martyrisés par les islamistes en Syrie !
De plus, nous avons découvert depuis que son père s’était installé en Turquie pour fuir la Syrie, il y a 3 ans. Il n’était donc plus réfugié, mais migrant économique. Par ailleurs, des témoignages indiquent qu’il serait un passeur dépendant à l’alcool.

Pour le président syrien Bachar Al Assad, l’Occident est coupable de dualité
En aidant d’une part la masse des migrants et d’autre part en alimentant la guerre qui cause la fuite de ces migrants. « C’est comme si l’Occident pleurait d’un œil sur les réfugiés et du second les visait avec une arme » a déclaré le président syrien aux journalistes russes qu’il a reçus mercredi.
Et il continue :

L’Occident (…) soutient les terroristes depuis le début de la crise et (fait porter la responsabilité de ce qui se passe) sur le régime ou sur le président syrien. »

Ce constat est confirmé, par exemple, par Mgr Sako, patriarche chaldéen de Bagdad.

Et quelle est la politique de la France ?
Samedi dernier, le ministre de l’Intérieur a promis, devant plusieurs centaines de maires, qu’il allouerait 1 000 € pour chaque réfugié accueilli dans leurs villes, jusqu’en 2017.
Les Français ont aussi découvert — miracle ! — qu’il existerait 77 000 logements sociaux, prétendument vacants, qui pourraient être attribués à des immigrés ayant obtenu le statut de « réfugiés ». Mais pas pour eux…

Au contraire, le vrai coût de l’accueil des réfugiés s’élève à deux milliards d’euros par an…
Selon la Cour des comptes. Ce coût élevé est notamment dû au fait que, malgré l’obligation de quitter le territoire, la majorité des déboutés du droit d’asile reste en situation irrégulière en France… tout en continuant de bénéficier de droits à la santé, à la scolarité et à l’hébergement.
Mais ce coût du droit d’asile devrait s’alourdir fortement, en 2015. Mercredi, Manuel Valls, a annoncé que 529 millions d’euros supplémentaires seront débloqués pour l’accueil des réfugiés et l’hébergement d’urgence.

Marine Le Pen a fait remarquer « qu’une fois de plus, les Français [sont les] derniers servis »
En réaction à cette politique de préférence étrangère, nos compatriotes sont 51 % à estimer que, je cite : « Le FN a raison de défendre une position ferme », selon un récent sondage OpinionWay. L’utilisation politique de la mort tragique du petit Alyan ne semble donc pas avoir produit les effets escomptés sur l’opinion publique.
Autre fait instructif, on y apprend que les électeurs des Républicains sont 66 % à penser de même.

Fidèle à ses habitudes, le gouvernement socialiste soutient au contraire une énième campagne de propagande dite antiraciste…
On ne sait pas si la dernière était terminée, mais une nouvelle campagne contre le racisme et l’antisémitisme est organisée par plusieurs associations antiracistes. Elle va bénéficier du label « grande cause nationale » a annoncé Matignon.
Une manière de contraindre les Français à avaler la pilule de l’afflux de clandestins et à faire taire les éventuelles oppositions ?

L’homme qui résume le mieux la situation est Philippe de Villiers
A l’occasion de la publication de son ouvrage : Le moment de dire ce que j’ai vu, il affirme :

Le désastre ne peut plus être maquillé. Partout, monte, chez les Français, le sentiment de dépossession. Nous sommes entrés dans le temps où l’imposture n’a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Il n’y a plus ni précaution à prendre ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent.

Aider les chrétiens d’Orient : entretien avec Marc Fromager

18/09/2015 – MONDE (8443 Présent)
Fin août, le directeur de l’association Aide à l’Église en Détresse était en Syrie où guerre et reconstruction se côtoient.

— Quel était le but de ce voyage en Syrie ?
— J’accompagnais Mgr Rey qui est très sensible au sort des chrétiens d’Orient. Il voulait faire quelque chose de concret, aussi a-t-il décidé de jumeler son diocèse avec celui de Homs. Il s’est rendu sur place afin de rencontrer l’évêque et le clergé du diocèse, mais aussi de montrer aux chrétiens d’Orient que nous ne les oublions pas. Vous savez qu’un évêque qui se déplace est un signe fort. Nous voir sur place est encourageant pour ceux qui sont restés, parce qu’ils ont souvent l’impression d’être isolés, voire abandonnés.
8443-Une
— Comment se déroule le quotidien là-bas ?
— Damas est plus ou moins à l’abri des combats. Mais le front avec l’État islamique demeure proche, il y a régulièrement des explosions. Pourtant la vie continue. Nous sommes allés à Yabroud, qui est une ville très ancienne. La ville était tombée aux mains des rebelles, comme Homs ou Maaloula. Mais maintenant que les villes sont à nouveau sous l’autorité de l’État syrien, la paix est revenue. La vie a repris et la ville est en pleine reconstruction.

— La Syrie est-elle complètement détruite ?
— Elle est en ruine dans certaines parties du pays. Mais pas partout. Là où l’État syrien a repris le contrôle, la reconstruction bat son plein. C’est très encourageant. Une partie des Syriens conserve encore un espoir de pouvoir rentrer chez eux. De fait, la vision que l’on a du pays est assez paradoxale. D’un côté, vous avez un pays en guerre, d’où les gens tentent de fuir – Alep est sous les bombes. De l’autre, vous passez dans des zones libérées où la vie reprend ses droits.

— Dans quel état d’esprit sont les Syriens ?
— Ils ne croient plus du tout en une intervention occidentale qui viendrait les aider. Ils ne veulent qu’une chose : que cette situation cesse. Nous avons constaté un changement d’état d’esprit depuis quelques mois : tout le monde se dit qu’il faut partir. Auparavant, ils avaient la volonté de rester, du moins d’aller dans les pays voisins afin de revenir dès que la situation se serait arrangée. Mais aujourd’hui, l’Europe envoie des signaux pour dire qu’ils sont les bienvenus. Ils ont l’impression que l’Occident est prêt à les recevoir tous. Or, ces signaux sont pour le moins surprenants : nous ne pouvons pas accueillir tout le Moyen-Orient. Ce feu vert donné est une invitation explicite à quitter leur pays. Ce n’est pas la meilleure solution pour reconstruire son pays. Mais vue de l’extérieur, l’Europe est un eldorado.

— La situation est-elle désespérée ?
— Si nos gouvernements avaient vraiment envie d’en finir avec l’État islamique, ils pourraient le faire très rapidement. Mais ils n’ont pas envie. Pourquoi ? Les causes sont multiples. Il y a le problème de la radicalisation, mais pas uniquement. La question des intérêts énergétiques joue un grand rôle. C’est ce que j’explique dans mon livre Guerres, pétrole et radicalisme. Malgré tout ce que nous disent les politiques et les médias, nous ne faisons pas le nécessaire pour combattre l’État islamique là-bas.

— Qui sont ces réfugiés qui arrivent sur nos côtes ?
— La plupart ont déjà quitté leurs pays depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, pour s’installer dans les pays limitrophes. Ils ne sont pas en danger de mort pour la plupart. Nous aurions donc tout intérêt à les aider à vivre dans les pays voisins en attendant que la guerre se termine chez eux.

— Que pensez-vous du discours que nos gouvernements dispensent aujourd’hui au sujet de l’arrivée de ces migrants ?
— On ne nous donne pas le droit de réfléchir. Même au sein de l’Église où certains ressortent sans cesse le même verset qui demande l’accueil de l’étranger. Verset qui est mal interprété. Le Christ n’a jamais demandé de succomber à la migration de masse. On ne peut pas se contenter de dire qu’il faut accueillir tout le monde. Il faut réfléchir à ce qui est en train de se produire. Il faut soigner les causes de la crise avant de s’attaquer aux effets.

Propos recueillis par Anne Isabeth

Bachar el-Assad : «Si vous vous inquiétez des réfugiés, arrêtez le soutien aux terroristes»

16/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un long entretien accordé aux médias russes, le président syrien Bachar el-Assad donne une leçon de realpolitik à l’occident. L’occasion de revenir sur la situation dans la région et les prises de position de nos hommes politiques sur le sujet.

Certes, le régime de Bachar el Assad n’a rien de sympathique : c’est une dictature d’un modèle assez « traditionnel », qui a conduit son lot de guerres d’agression, de répression brutale et, à une époque, a soutenu des mouvements terroristes au Moyen-Orient.
C’est aussi un régime qui permet à ses ressortissants une certaine liberté, notamment religieuse, et qui assurait à son peuple un certain bien-être matériel avant le déclenchement de la guerre.
C’est surtout actuellement le seul rempart à l’État Islamique sur le terrain et à, ce titre, un acteur incontournable de la région.

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