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L’affaire Lafarge dévoile les liens entre Daech et l’élite dirigeante française

L’enquête sur le financement de Daech (groupe État islamique) par LafargeHolcim souligne le caractère frauduleux de la lutte antiterroriste prétendument menée par la France et ses alliés de l’Otan. Elle laisse entrevoir un financement délibéré sur cinq ans par une entreprise du CAC 40 d‘organisations terroristes responsables d‘attentats dans toute l‘Europe, notamment en France.
Elle pose directement la question du rôle joué par l’État et le gouvernement PS de François Hollande. Le PS a réagi aux attentats meurtriers de janvier et novembre 2015 en France en imposant l’état d’urgence et il a promu le FN en invitant Marine Le Pen à l’Élysée. L’état d’urgence a fourni un faux prétexte à la répression brutale de manifestations contre la loi travail du PS, à savoir que ces luttes gênaient le travail de police nécessaire à la lutte contre le terrorisme et à l’unification de la France autour d’un projet sécuritaire et une lutte contre l’islamisme.

Or, selon les informations ressorties lors de la mise en examen ces deux dernières semaines de six dirigeants du cimentier – dont l’ex-PDG de LafargeHolcim, Bruno Lafont, et l’ex-directeur général du groupe, Éric Olsen – Lafarge finançait le milieu des milices terroristes en Syrie à l’époque où celles-ci commettaient les attentats qui ont servi de prétexte à l’état d’urgence.

Le Monde a traité la mise en examen des patrons de Lafarge de «coup de tonnerre». «C‘est la première fois qu’un patron du CAC 40 est mis en cause pour une infraction terroriste» écrit ce journal.

De plus, Lafarge aurait eu recours au mensonge et à la production de faux pour justifier son financement des groupes terroristes. Le Service national de douane judiciaire (SNDJ), qui a mené les interrogatoires des cadres de Lafarge ayant conduit à leur mise en examen, a estimé que la direction française du groupe avait «validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables».

Les informations fournies par Lafarge invalident son alibi précédent, à savoir que le groupe n’avait versé ces sommes aux milices terroristes que parce que le groupe devait se plier à un «racket» de Daech afin de protéger son usine de ciment située près de Raqqa, dans le nord de la Syrie.

Un rapport de la société d’audit londonienne PricewaterhouseCoopers (PWC), commandité par Lafarge, précise que le groupe aurait versé 13 millions de dollars entre 2011 et 2015 aux diverses milices islamistes en Syrie. Selon ce rapport, ce financement a continué jusqu’en 2015, bien après la fermeture de l’usine en septembre 2014.

Selon les avocats de Sherpa – l‘association qui s‘est portée partie civile dans cette affaire en 2016 pour «mise en danger de la vie d‘autrui» et a ainsi déclenché l’enquête pour «financement d‘entreprise terroriste» menée par trois juges des pôles antiterroriste et financier de Paris – une grande partie de cet argent est allé, indirectement ou directement, dans les poches de Daech.

Un autre rapport rédigé par le cabinet d‘expertise américain Baker McKenzie, lui aussi missionné par Lafarge, révèle que la filiale syrienne de Lafarge aurait à elle seule versé de juillet 2012 à septembre 2014 près de 5,6 millions de dollars aux milices, dont plus de 500.000 dollars à Daech. Le fils de l‘ex-ministre de la Défense syrien, Firas Tlass, aurait servi d’intermédiaire.

Ainsi, alors même que la classe politique française débattait en 2014 et 2015 de l‘opportunité ou non de bombarder Daech en Syrie, Lafarge finançait la milice terroriste. Le gouvernement Hollande a ordonné le premier bombardement des positions de Daech en Syrie juste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Jusqu’alors, la France ne bombardait que les positions irakiennes de Daech et gardait ainsi la possibilité de profiter des actions de Daech en Syrie.

L‘image ressortant de l’enquête n‘est pas celle d‘une entreprise ayant voulu rester en Syrie pour y représenter la France ou encore rentabiliser un des plus gros investissements français hors pétrole au Moyen-Orient, et aurait donc accepté le «racket» de Daech, comme l’ont prétendu les cadres incriminés. C‘est plutôt celle du financement délibéré d’organisations terroristes que le PS présentait alors comme des forces légitimes dans sa guerre, menée en alliance avec Washington, pour renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Une lutte intense se poursuit à l’intérieur des milieux officiels français à propos de cette affaire, que suivent manifestement de près les milieux financiers et judiciaires anglo-américains.

Cette semaine, Sherpa a demandé au parquet de lancer une enquête «pour entrave à l’exercice de la justice» et accusé Lafarge d‘avoir voulu «acheter le silence» des six cadres mis en examen et ainsi «devancer les interrogations qui pourraient leur être soumises».

L‘association a réitéré sa demande que les investigations ne se limitent pas à Lafarge mais qu‘elles fassent aussi la lumière sur le rôle des autorités françaises de l’époque. Son porte-parole a évoqué «la frilosité, la complaisance, voire la complicité» des ces autorités. «Qui nous dit qu’entretemps une partie de l’argent versé à l’EI (Daech) n’a pas servi à financer un attentat en France?» s’est interrogée son avocate Marie Dosé.

En fait, l’affaire Lafarge soulève le rôle non seulement de la France, mais des gouvernements de toutes les grandes puissances de l’Otan. A partir de 2011, ces puissances ont organisé avec les monarchies du Golfe le financement de milices islamistes en Syrie à la hauteur de milliards de dollars. Cette guerre a dévasté la Syrie, fait des centaines de milliers de morts, et forcé plus de 10 millions de Syriens à fuir leurs foyers.

Les médias et les responsables politiques des pays de l’Otan ont tenté de cacher autant que possible le caractère politiquement criminel de cette guerre, et notamment le fait que les alliés de l’Otan en Syrie, comme dans la guerre de 2011 en Libye, étaient des milices terroristes liées à Al Qaïda.

L’affaire Lafarge montre aussi le rôle réactionnaire et mensonger des groupes de la pseudo-gauche petite-bourgeoise, comme le Nouveau Parti anticapitaliste en France, qui ont été des partisans et des complices de l’impérialisme dans ces conflits. Ils ont présenté éhontément les groupes djihadistes anti-Assad comme l‘émanation d‘une révolte populaire. Alors que le CAC-40 finançait les différentes milices islamistes sur le terrain en Syrie, ils prétendaient que cette opération était une révolution démocratique syrienne.

Dans ces conditions, il faut poser la question: pourquoi les responsables du gouvernement PS ne sont-ils pas entendus – commencer par l’ex-président Hollande, qui a décidé en 2012 de reconnaître les milices d’opposition en tant que gouvernement de la Syrie? La «demande d‘acte» de Sherpa en octobre avait d’ailleurs exigé que les ambassadeurs français en Syrie et l‘ex-ministre PS des Affaires étrangères Laurent Fabius soient entendus. Toutefois, les médias et la classe politique française font le silence sur cet aspect central de l‘affaire.

Les agissements de Lafarge en Syrie soulignent le caractère politiquement illégitime de l‘état d‘urgence, dont la loi antiterroriste d’Emmanuel Macron a inscrit les dispositions dans le droit commun. Alors que l’impérialisme finançait les terroristes de Daech, il utilisait leurs crimes en Europe pour justifier la répression de l’opposition des travailleurs et des jeunes à la suppression des droits sociaux et démocratiques acquis au cours de plusieurs générations de lutte. Toute cette politique est marquée du sceau du mensonge d’Etat dans l’intérêt de l’aristocratie financière.

Francis Dubois et Alexandre Lantier

Texte daté du 22 décembre et repris du site Polemia

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les soufis sont les plus chrétiens des musulmans »

28/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les musulmans sont les premières victimes du terrorisme islamique, a-t-on coutume de nous ressasser, et l’attentat qui a fait plus de 300 morts vendredi en Egypte  semble venir étayer cette thèse. Tel n’est pourtant pas l’avis d’Eric Zemmour qui, ce matin sur RTL, a expliqué que, pour les assassins ayant revendiqué l’attentat, ces musulmans-là « sont avant tout des soufis, c’est-à-dire une branche mystique de l’islam, une branche pour qui la méditation est plus importante que la pratique, la foi plus importante que le respect des commandements » :

« Ce sont ces soufis qui expliquent que le djihad veut dire non pas guerre aux mécréants mais effort sur soi-même. »

Ainsi les musulmans qui ont mis une bombe dans leur mosquée leur ont-ils montré « que leur désaccord sémantique était radical ».

Eric Zemmour l’explique ensuite : « Pour l’islam sunnite traditionnel, le soufisme ressemble beaucoup au christianisme. Beaucoup trop. C’est une sorte d’hérésie. […] Pour les sunnites fondamentalistes, une mosquée soufi est comme une église, voire pire. Or les églises en Egypte sont une cible habituelle. » Et les coptes sont persécutés, rançonnés, etc., quand ils ne sont pas massacrés, « bien que le général Sissi leur ait promis une protection qu’il ne parvient pas à leur assurer ».

« Cet attentat, conclut Eric Zemmour, est une leçon et un avertissement. L’Etat islamique a perdu sa base territoriale […] mais le monde n’en a pas fini avec Daesh : il est en train de se reconvertir à l’action déterritorialisée qu’avait théorisée en son temps Ben Laden.

« Daesh va donc frapper comme le faisait Al Qaida tous ceux qu’Allah a désigné à leur vindicte : juifs, chrétiens, bouddhistes, mais aussi musulmans qu’ils jugent hérétiques, soufis ou chiites en particulier, tous ces musulmans quisont des musulmans pour nous… mais pas pour eux. »

Maire Liban Arsal

Liban : le maire d’Arsal était bien affilié à l’Etat islamique

Le juge du Tribunal militaire Saqr a confirmé ce lundi l’allégeance de l’ex-maire de Arsal (ville [du Liban] à majorité sunnite, frontalière avec la Syrie) envers l’Etat islamique. Ali Hujeiri (photo) aurait facilité l’entrée de plusieurs commandos terroristes dans sa ville, disséminés dans des flots ininterrompus de réfugiés, leur permettant ainsi de mener de multiples attaques et de prendre en otage plusieurs dizaines de membres des forces de sécurité libanaises avant de les assassiner. Il leur a également assuré des stocks d’armes et de munitions, organisé des réunions avec des chefs de groupes armés et directement participé aux enlèvements de plusieurs citoyens libanais et étrangers remis à des organisations terroristes avant d’être relâchés en échange de rançons.

Ali Hujeiri a été arrêté le 11 septembre dans le cadre de l’enquête sur les attaques de 2014 à Arsal qui ont mené à l’enlèvement et à l’assassinat de plusieurs militaires et policiers dont dix corps ont été retrouvés et identifiés suite à l’expulsion le mois dernier par l’armée de plus de 500 terroristes de l’Etat islamique de la zone frontalière où ils étaient retranchés depuis 2012. L’ex maire de Arsal aurait également une responsabilité directe dans la mort de l’adjudant Ibrahim Zahraman et du major Pierre Bachaalani tués en février 2013 durant une opération manifestement éventée visant à l’arrestation d’un suspect lié à des groupes rebelles proches de Al-Qaeda et de l’opposition syrienne.

Enfin, selon le quotidien libanais Al-Joumhouria, Hujeiri serait aussi suspecté d’avoir pris part à l’enlèvement de tout un groupe de jeunes femmes russes à la sortie d’un club de la région pour le compte du groupe armé Jabhat Fatah al-Sham (al-Nosra).

Sophie Aki Chedid

Article paru dans Présent daté du 5 octobre 2017

Charlie Hebdo Riss islamistes

Les terroristes islamistes, des loups solitaires ? « Abattez le troupeau ! » clame Riss

04/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la une de Charlie Hebdo, ce matin, un dessin de Riss, son directeur, rescapé du massacre commis par les frères Kouachi le 7 janvier 2015 au cours duquel il a été blessé. En 2012, lorsque Mohamed Merah avait accompli son équipée meurtrière (sept morts dont quatre enfants juifs), on avait parlé d’un « loup solitaire » et cette thèse court toujours puisque, au procès Merah qui se tient actuellement (celui de son frère Abdelkader), un policier, qui était à l’époque sous-directeur de  la lutte antiterroriste, a déclaré à la barre : « Mohamed Merah a choisi ses cibles seul, défini son mode opératoire seul, il a agi en loup solitaire, je m’en tiens aux faits. » Ce qui a suscité le courroux des avocats des parties civiles :

« Mais vous vous rendez compte qu’avec ce que vous nous dites, on va vers l’acquittement probable des deux accusés ?

et celui de l’avocat général :

« Je suis choquée, monsieur le directeur, vous nous avez dit énormément de choses, mais il y a un fait que vous avez juste oublié, c’est Al Qaïda ! Mohamed Merah, c’est pas un loup solitaire, c’est Al Qaïda, il l’a lui-même revendiqué ! »

En effet, le terroriste islamiste agissait pour Al Qaida comme aujourd’hui ses successeurs agissent pour l’Etat islamique. Le dessin de Riss vient à point nommé pour le rappeler. Et indiquer le mode d’emploi.

Charlie Hebdo Riss islamistes

Manchester Attentat EI

Le terroriste de Manchester est un djihadiste Libyo-Britannique de 22 ans

Manchester Fillette23/05/2017 – MANCHESTER (NOVOpress) : Le terroriste qui a tué 22 personnes dont une fillette de 8 ans (ci–contre), et en a blessé 119 autres, hier soir à Manchester dans un attentat revendiqué par l’Etat islamique a été identifié.

Il s’appelle Salman Abedi et, si la presse française le présente comme britannique, la presse anglaise, elle, le décrit comme un « British Libyian jihadist ».

Agé de 22 ans, cet individu, né sur le sol britannique, est le fils de « réfugiés » libyens qui seraient arrivés en Grande-Bretagne après avoir fui le régime du colonel Kadhafi. Il a deux frères et une sœur, également nés en Grande-Bretagne.

Selon des voisins, il avait été entendu « chantant fièrement des prières islamiques dans la rue » dans les semaines précédant son passage à l’acte terroriste.

Khalid Masood

Khalid Masood, le terroriste de Westminster, avait été professeur d’anglais !

23/03/2017 – LONDRES (NOVOpress) : L’identité du terroriste de Westminster a été révélée : il s’appelle Khalid Masood et il était un modèle d’intégration dans la société britannique puisque, marié et père de trois enfants, il avait été… professeur d’anglais ! Agé de 52 ans et né dans le Kent, il était déjà, selon la formule consacrée, défavorablement connu des services de police et vivait dans la région de Birmingham, où a lieu une série de perquisitions.

Ce « quinquagénaire britannique », comme l’écrit sans autre mention d’origine Le Parisien, « présente cependant un passé judiciaire chargé, avec notamment des faits d’agression, de possession d’armes et des troubles à l’ordre public, sa première condamnation remontant à 1983 et sa dernière à 2003 » !

L’attentat commis par ce « quinquagénaire britannique », qui n’était pas sous surveillance mais avait néanmoins « il y a quelques années », « fait l’objet d’une enquête du MI5 » en lien avec « l’extrémisme violent » selon le premier ministre Theresa May, a été revendiqué par l’Etat islamique.

Attaque terroriste Londres

Attaque terroriste au Parlement britannique à Londres

Attaque terroriste Londres 222/03/2017 – LONDRES (NOVOpress) : Une attaque terroriste vient d’avoir lieu devant le Parlement britannique. Selon les premiers éléments rapportés par la presse britannique, un homme armé d’un couteau, qui serait de type pakistanais ou indien, a été abattu devant le Parlement britannique, après qu’il a attaqué et blessé un policier à l’intérieur du Parlement.

Dans le même temps, un véhicule de type 4×4 a fauché volontairement une dizaine de piétons et de cyclistes sur le pont de Westminster, trois d’entre eux au moins étant blessés et ayant été vus gisant au sol.

Le premier ministre Theresa May, qui se trouvait au Parlement, a été exfiltré par la sécurité et a fait savoir qu’elle allait bien.

Captagon Drogue djihadistes Grèce

Un laboratoire de Captagon, la « drogue des dijhadistes », découvert en Grèce

07/03/2017 – GRECE (NOVOpress) : La police grecque a trouvé un laboratoire de Captagon, la « drogue des djihahistes », vendredi à Athènes. 635 000 pilules de cette drogue synthétique ont été saisies, rapporte Euronews, ainsi que de l’argent liquide et des armes. Le Captagon, une méthamphétamine, est tristement populaire au Moyen-Orient pour être utilisée par de nombreux combattants de l’Etat islamique. Les enquêteurs ne savent pas si les pilules étaient destinées au marché grec.

« [Le Captagon] rend insensible à la douleur, elle neutralise les émotions, elle permet de tuer froidement et d’exécuter des attentats kamikaze. […] Ils sont [ainsi] insensibles à toute forme d’humanité », expliquait en novembre 2015, peu après le massacre du Bataclan, le docteur Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste du dopage… dans le sport.

Et pour cause : « Cette drogue a été largement utilisée dans le milieu du cyclisme dans les années 1960 à 1970 », expliquait Sciences et Avenir, qui ajoutait fin 2015 que « d’après les chiffres de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), la quantité de pilules saisies dans les pays de la péninsule arabique a fortement augmenté ces dernières années : plus de 11 tonnes de captagon en 2013, contre 4 seulement en 2012 ».

djihad

Islamo-terroristes en France : 16 000 profils recensés !

Plus de 4 000 pour la seule région Ile-de-France, 502 dans le département du Nord, 473 dans celui des Bouches-du-Rhône… Selon le bilan établi le 23 février par l’Intérieur, à partir du « fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste », notre pays compterait sur son sol près de 16 000 islamo-terroristes potentiels. Tous, ou presque, en liberté. Et prêts à passer à l’action du jour au lendemain.

Rappelons que le FSPRT, créé en mars 2015, recense les personnes « radicalisées » signalées par leurs proches via le numéro vert mis en place à cet effet, mais aussi par les services de l’Etat. Or, fait hautement révélateur de la passivité criminelle du gouvernement face à la menace islamo-terroriste, alors qu’en mars 2016 ce fichier comptait déjà 3 200 individus, il en dénombre aujourd’hui près de cinq fois plus !

Si la « Carte de France de la radicalisation », dressée par Le Monde à partir des chiffres du FSPRT, est – sans surprise – une espèce de calque de celle de l’immigration (Seine-Saint-Denis en tête avec 894 cas recensés…), son infographie sur le profil des individus signalés est, quant à elle, bien plus instructive (et inquiétante). On y constate ainsi que la part des convertis est loin d’être négligeable (pas moins de 35 % des cas), notamment chez les femmes (près de 49 %). Tout comme celle des mineurs (17 %), dont 27 % de garçons et 46 % de filles convertis. En clair ? Nous assistons aujourd’hui à une assimilation à l’envers.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 7 mars 2017

Chard Marine Le Pen immunité

Marine Le Pen va-t-elle être poursuivie pour apologie du terrorisme islamiste ?

Marine Le Pen va-t-elle être poursuivie pour apologie du terrorisme islamiste ? Ça n’aurait rien d’absurde quand son immunité parlementaire est levée à la demande du pouvoir socialiste pour la poursuivre parce qu’elle a diffusé sur son compte Twitter des photos des atrocités de Daech.

En décembre 2015, Marine Le Pen avait posté trois photos dont celles de l’exécution du journaliste américain James Foley, avec le texte : « Daech, c’est ça ! » En marque de protestation contre le parallèle ignoble fait par Jean-Jacques Bourdin entre l’Etat islamique et le Front national sur RMC-BFM. Lors d’une interview de Gilles Kepel, Bourdin avait déclaré : « Je voudrais revenir sur les liens… euh… entre Daech et le Front… enfin les liens, pas les liens directs, entre Daech et le Front national, mais ce repli identitaire, qui finalement est une communauté d’esprit, parce que l’idée pour Daech c’est de pousser la société française au repli identitaire. »

Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a ouvert une information judiciaire à l’encontre de la présidente du Front national pour « diffusion d’images violentes ». Pendant ce temps, personne n’inquiète Macron sur les 120 000 euros détournés de son ministère de Bercy pour le lancement d’En Marche !, ni sur les trois millions touchés chez Rothschild (il ne paie pas l’ISF) ni sur la sous-estimation de son patrimoine.

La levée d’immunité parlementaire de Marine Le Pen, votée à main levée au Parlement européen, a été dirigée par le député grec d’extrême gauche, Dimitrios Papadimoulis.

« Je suis député, je suis dans mon rôle quand je dénonce Daech », a déclaré la candidate jeudi, dénonçant « une enquête politique ». « Les députés européens qui ont voté la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen admettent donc qu’ils sont des godillots qui n’ont pour rôle que d’entériner les décisions des instances européennes antinationales et qui jouent le jeu des islamistes en cachant leurs monstruosités », a réagi le directeur de campagne David Rachline.

Ils n’ont trouvé que ça ? Parce qu’ils n’ont rien d’autre. Et en plus ils sont nuls. Ces poursuites contre Marine, parce qu’elle a dénoncé la barbarie des égorgeurs islamistes, vont évidemment lui attirer un immense courant de sympathie.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus
dans Présent daté du 4 mars 2017

Terrorisme islamiste

Le risque du terrorisme islamiste est jugé très élevé dans toute l’Europe

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les grands pays voisins de la France s’inquiètent du risque extrêmement élevé lié au terrorisme islamique.

C’est ainsi que dans sa présentation au conseil des ministres italiens au début de la semaine, le chef du renseignement transalpin Alessandro Pansa s’est inquiété du retour des djihadistes « italiens » qui combattent au côté d’un Etat islamique en retrait sur son territoire, mais aussi du fait que les djihadistes en puissance qui ne peuvent désormais se rendre en Syrie ou en Irak pourraient bien désormais se contenter de viser les civils sur le territoire italien.

L’existence de l’espace Schengen est citée dans le rapport du renseignement italien comme un facteur de risque supplémentaire puisque cet espace rend plus difficile encore la surveillance des allées et venues de ces terroristes en puissance. Une autre source de terroristes islamiques, ainsi que l’affirmait début janvier le journal La Reppublica, c’est la présence dans la région des Pouilles de musulmans originaires de villages d’Albanie où l’on a vu flotter le drapeau de l’EI.

Même inquiétude exprimée la semaine dernière en Allemagne où le chef du renseignement intérieur (BfV) Hans-Georg Maasen a expliqué que ses services surveillaient désormais environ 1 600 islamistes résidant en Allemagne contre une centaine en 2013.

Sur ces 1 600, dont plusieurs centaines se seraient radicalisés au cours des derniers mois, 570 sont considérés comme particulièrement dangereux, c’est-à-dire à même de préparer des attentats terroristes. « Nous recevons chaque jour entre deux et quatre signalements crédibles sur des projets d’actions terroristes en Allemagne », a alerté Maasen.

Le son de cloche est similaire chez notre voisin britannique où, dans sa première grande interview dans la presse, en l’occurrence pour le Telegraph, Max Hill, le nouveau « gendarme » chargé de surveiller la légalité de l’action antiterroriste du gouvernement, explique que le risque d’attaques terroristes est extrêmement fort notamment du fait du retour des combattants de l’EI. Un risque d’attaques sur le territoire britannique estimé comme au moins aussi élevé qu’il l’était à Londres au moment des attentats à répétition de l’IRA dans les années 1970.

Dans ces trois pays, la radicalisation des jeunes musulmans sur internet est aussi citée comme une source majeure de danger.

Olivier Bault

Article paru dans Présent du 2 mars 2017

Djihadistes tunisiens

La Tunisie doit faire face au retour de centaines de djihadistes

26/02/2017 – TUNISIE (NOVOpress) : On estime à 6000 – oui, six mille ! – le nombre de Tunisiens partis rejoindre l’Etat islamique. 800 de ces djihadistes sont déjà rentrés en Tunisie. Que faut-il en faire ? Leurs mères les réclament et les plaignent sur le thème : petit chéri a été manipulé, des associations de citoyens veulent qu’ils soient mis hors d’état de nuire, les autorités tergiversent.

« Il y a des terroristes, il y a des innocents, il y a des embrigadés, il faut les classer. Nous on croit qu’il faut faire le classement. Nous, comme association, on ne parle pas des terroristes, on ne défend pas les terroristes », explique le président d’une « association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l‘étranger », sur laquelle on aimerait tout de même en savoir plus…

Rappelons que l’attentat de Berlin (12 morts) a été perpétré, au nom de l’Etat islamique, par Anis Amri, un Tunisien de 24 ans, et que l’attentat de Nice (86 morts) avait été accompli par un autre Tunisien, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, 31 ans. Sans oublier tous les attentats ayant fait plusieurs dizaines de morts en Tunisie même. Bref, tergiverser au nom d’une législation inadaptée et d’une insuffisance de la capacité carcérale, comme l’a dit le président tunisien, ne paraît pas la meilleure des solutions…

Fouad Belkacem Daech

La Belgique va libérer 57 islamistes ayant prêté allégeance à Daech !

18/02/2017 – BELGIQUE (NOVOpress) : C’est le quotidien belge La Dernière Heure qui le révèle ce matin : 57 islamistes fichés comme tels, dont certains ont prêté allégeance à l’Etat islamique (Daech) durant leur séjour en prison, sont sur le point d’être libérés !

« Au moins neuf doivent à coup sûr retrouver l’air libre cette année parce qu’ils ont purgé leur peine, mais si l’on tient compte des libérations anticipées légales – au tiers de la peine ou aux deux tiers pour les récidivistes –, on arrive à une liste de 57 personnes. »

Pire encore : parmi ceux-ci figure « quelques noms bien connus comme Fouad Belkacem » (photo), la figure de proue de Shariah4Belgium, « qui a envoyé une centaine de combattants en Syrie » ! Ou encore « Soufiane Alilou, une figure du réseau qui entourait Abdelhamid Abaaoud, responsable des attentats de Paris » : lui devrait sortir le 5 avril prochain.

La Dernière Heure cite encore un certain nombre de noms, comme celui de Mohammed Azzedine Keraï, « membre des Kamikaze Riders, dont plusieurs membres sont partis en Syrie, et soupçonné, mais sans qu’on puisse le prouver, d’avoir planifié des attentats en Belgique pour la nuit du Nouvel An 2015 ». Lui est assuré d’être libéré au plus tard… le 25 décembre prochain. Joyeux Noël !

Le quotidien Le Soir précise qu’il ressort par ailleurs de la liste « que plus d’un tiers des détenus en question sont emprisonnés pour d’autres faits (abus, homicides…) et ont prêté allégeance derrière les barreaux ».

Mais, pas de panique, la situation est sous contrôle. C’est le ministre belge de la Justice, Koen Geens, qui le dit : « La base de données centrale des prisons est liée à la base de données de la police fédérale. De cette manière, les détenus peuvent être mieux suivis. » On est pleinement rassurés.

Etat islamique Autriche

Un réseau terroriste de l’Etat islamique démantelé en Autriche

29/01/2017 – AUTRICHE (NOVOpress) : Un vaste coup de filet, qui a mobilisé près de 800 policiers, a permis en début semaine de démanteler un réseau terroriste de l’Etat islamique en Autriche. Onze personnes ont été arrêtées, dont, selon Euronews, « trois “Autrichiens d’origine étrangère”, deux Bosniens, un Syrien, un Bulgare et un Macédonien ». Les opérations ont eu lieu à Vienne et à Graz, la deuxième ville du pays.

Or il y a deux ans et demi, c’est justement dans ces deux villes que treize recruteurs pour djihad avaient déjà été arrêtés. Apparemment, il y avait de la relève…

Selon le ministère de l’Intérieur autrichien, ce sont « environ 300 candidats au djihad [qui] ont quitté ou tenté de quitter l’Autriche pour aller combattre en Syrie et en Irak ». Cinquante en ont été empêchés in extremis, et quarante ont réussi à partir et sont morts sur place. Sur les 210 autres, 120 sont dans la nature, en Syrie, en Irak ou ailleurs, car un seul autre chiffre est connu, celui des djihadistes qui sont rentrés en Autriche. Ils sont quatre-vingt-dix…

Palmyre Etat islamique

Syrie : l’Etat islamique a repris ses destructions à Palmyre

26/01/2017 – PALMYRE (NOVOpress) : L’Etat islamique, qui avait été chassé de Palmyre en mars 2016 mais en avait repris le contrôle en décembre, a repris ses destructions dans la cité antique. Selon le chef du service des antiquités, cité par Euronews, douze des seize colonnes des Tétrapyles ont été détruites, « une information que semblent confirmer les photos satellite ». Selon la même source, la façade du théâtre romain, datant du Ier siècle, a elle aussi été ravagée par les vandales djihadistes.

Elimination physique

Les Français plébiscitent l’élimination physique des djihadistes

25/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’élimination physique des djihadistes par les agents des services de renseignement – ce qu’on appelle les « opérations homo » – est plébiscitée par les Français, quelle que soit leur proximité politique. Selon un sondage Ifop pour le site Atlantico, « 79 % des Français se disent aujourd’hui favorables à l’élimination par l’armée française et les services secrets de djihadistes impliqués dans les réseaux terroristes menaçant ou ayant frappé la France – 47 % (près de la moitié des Français) s’y disent même “tout à fait“ favorables ».

Mieux encore, à la question : « Et êtes-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt opposé ou tout à fait opposé à ce que l’armée française et les services secrets éliminent à l’étranger des djihadistes français impliqués dans les réseaux terroristes menaçant ou ayant frappé notre pays ? », les Français répondent positivement à 85 % !

54 % sont « tout à fait favorables » à ce qu’on liquide les Français engagés dans le djihad, 31 % y sont « plutôt favorables ». Le taux cumulé de ces deux catégories atteint 93 % chez les sympathisants des Républicains – un peu plus que chez ceux du Front national, qui ne sont « que » 91 % –, 94 % chez les électeurs qui se sentent proches d’En Marche !, et même 89 % chez ceux du Parti socialiste et 81 % parmi les sympathisants du Front de gauche.

« A titre de comparaison, comment l’Ifop, en février 2013, seuls 49% des Américains se prononçaient en faveur de l’élimination à l’étranger de citoyens américains. »

En joue… feu !

 

Trump CIA

Donald Trump devant la CIA : « Nous allons faire de grandes choses »

22/01/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Dès le jour de sa prise de fonctions, Donald Trump s’est rendu au siège de la CIA. « Personne n’est aussi attaché à la communauté du renseignement et à la CIA que Donald Trump », a-t-il affirmé, parlant de lui à la troisième personne. « Nous allons faire de grandes choses », a-t-il lancé. Les applaudissements des agents du renseignement extérieur des Etats-Unis ont éclaté quand il a affirmé :

« Nous n’avons pas utilisé nos réelles capacités. Nous avons été restreints. Nous devons nous débarrasser de l’Etat islamique. Nous débarrasser de l’Etat islamique. Nous n’avons pas le choix. »

Puis Donald Trump a ajouté :

« Le terrorisme islamique radical doit être éradiqué de toute la surface de la Terre. C’est le Mal. C’est le Mal. […] On n’a jamais rien vu d’aussi maléfique. Vous allez devoir aller de l’avant et vous allez devoir faire un travail phénoménal. Nous allons y mettre fin. Maintenant. »