Réforme de l’éducation : la hantise des tenants du pédagogisme ? Le roman national !

Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire : « La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! »

Source : Boulevard Voltaire
Alain de Benoist livre son analyse de la réforme de l’Education nationale : comment les iconoclastes veulent détruire la mémoire pour créer un homme nouveau

La dernière réforme scolaire, associée à un énième projet de refonte des programmes, vaut en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem une volée de bois vert. Outre l’abandon programmé du grec et du latin, la grande victime est l’enseignement de l’histoire. Il fut pourtant un temps où la gauche aimait l’histoire ; la sienne, tout au moins… Pourquoi cet acharnement ?

De quoi l’histoire est-elle le nom ? Elle est le nom du monde d’avant. Ceux qui veulent faire du passé table rase, ceux qui prétendent faire apparaître un « homme nouveau » n’aiment pas le monde d’avant. Pourquoi ? Parce qu’il témoigne d’un autre système de pensée, d’un autre modèle d’organisation politique, d’autres valeurs que celles dont ils se réclament. Aux premiers siècles de notre ère, les moines chrétiens battaient les campagnes pour abattre et mutiler les statues païennes, scier les colonnades, détruire et incendier les temples, pour la même raison que les djihadistes s’en prennent aujourd’hui aux chefs-d’œuvre de la culture pré-islamique : faire disparaître les témoignages du monde d’avant. Cet iconoclasme n’épargne pas l’Histoire.
Ceux qui se réclament aujourd’hui de la « République » ont apparemment oublié que les auteurs de la Révolution française avaient constamment à l’esprit l’exemple de Sparte et de Rome. Relisons Rousseau : « Quand on lit l’histoire ancienne, on se croit transporté dans un autre univers et parmi d’autres êtres. Qu’ont de commun les Français, les Anglais, les Russes avec les Romains et les Grecs ? […] Les fortes âmes de ceux-ci paraissent aux autres des exagérations de l’Histoire. Comment eux qui se sentent si petits penseraient-ils qu’il y ait eu de si grands hommes ? Ils existèrent pourtant » (Considérations sur le gouvernement de Pologne).

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Institut Iliade : la reconquête culturelle en marche

Colloque Iliade

Source : Présent n°8344 du 28 avril 2015 via l’institut Iliade — L’institut Iliade pour la longue mémoire européenne organisait son colloque annuel samedi 25 avril sur le thème de l’univers esthétique des Européens. Hommages appuyés à Dominique Venner, scène placée sous le signe de Diane chasseresse, les organisateurs et intervenants n’ont pas caché leur inspiration païenne. L’Iliade n’en reste pas moins un acteur majeur de la défense de notre identité et de nos traditions. Jean-Yves Le Gallou, l’un des trois fondateurs avec Bernard Lugan et Philippe Conrad, nous a livré ses impressions sur la tenue de cet événement. Les débats peuvent être vus ici.

Etes-vous satisfait de l’affluence et de l’organisation du colloque ?

Absolument. Nous avons rempli le grand amphithéâtre de la Maison de la Chimie, à savoir l’orchestre plus le balcon, soit 800 places. Par ailleurs, beaucoup de jeunes sont venus, alors même que le sujet est assez difficile. A la fois philosophique et historique, l’univers esthétique des Européens n’est pas une thématique facile. Ce sujet fait travailler les neurones mais aussi le sentiment, puisque nous sommes dans l’esthétique. Je crois donc que c’est un grand succès.
C’est aussi, je pense, un signe des temps parmi d’autres qu’il est en train de se passer quelque chose en France et en Europe. Il y a dans l’âme de toutes ces personnes qui sont présentes, de tous âges, hommes et femmes, un grand désir de ressourcement face au déracinement, à l’effacement de notre mémoire. Je crois que c’est une source d’espoir.

La reconquête culturelle vous paraît-elle possible ? Parce nous partons de très loin, tout de même. Le monde moderne ayant tout envahi, c’est une véritable gageure.

Effectivement, nous partons de loin. Ils ont tout, par conséquent nous ne pouvons que conquérir des positions. Il y a évidemment beaucoup de réponses possibles. Il y a la réponse par la volonté de retrouver
le beau alors qu’on nous impose la laideur, notamment avec ce qu’on appelle l’art, qui est plutôt un « non-art », contemporain. Face à l’immonde monde moderne, le recours, et le retour à la nature s’imposent, comme nous l’a rappelé Slobodan Despot [NDLR : suisse d’origine serbe, écrivain et photographe]. Et puis il y a enfin la redécouverte de nos sources anciennes, de notre mémoire.

Quels sont les prochains rendez-vous de l’Institut Iliade ?

La vocation principale de l’Institut Iliade est la formation et la transmission. Donc nous avons entamé au mois de janvier un premier cycle de formation. Un cycle, c’est cinq week-ends de deux jours, là aussi très exigeant, à la fois par les sujets traités et le travail qui est demandé aux stagiaires. Nous allons avoir également un deuxième cycle de formation, pour 20 personnes, à partir du mois de septembre. Et puis, bien sûr, un nouveau colloque l’année prochaine sur un thème qui reste encore à déterminer. Vous pouvez suivre toute notre actualité sur notre site internet et notre page Facebook.

Crédit photo : Institut Iliade


Bientôt un lycée islamique à Toulouse ?

Toulouse : un projet de lycée islamique en voie de concrétisation

01/05/2015 – TOULOUSE (NOVOpress)
Dans la ville de Toulouse, les musulmans veulent construire une école islamique et ont fait un appel aux dons à cette intention. Leur but est que les élèves, une fois la classe de troisième terminée dans leur collège musulman, intègrent le futur lycée islamique plutôt que de suivre des cours à domicile ou d’intégrer un lycée public classique.

220 000 euros ont déjà été récoltés sur le million d’euros nécessaire à ce lycée confessionnel musulman qui a pour nom de code “Groupe scolaire ALIF”.

Malgré la multiplication de ces initiatives communautaires, beaucoup vont encore vouloir nous faire croire que l’islamisation de la France est une simple rumeur.

Crédit photo : capture d’écran de la présentation du Groupe scolaire ALIF


« L’univers esthétique des Européens » : revoir le colloque de l’Institut Iliade en vidéo

« L'univers esthétique des Européens » : revoir le colloque de l'Institut Iliade en vidéo

01/05/2015 – PARIS (NOVOpress) – L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne organisait samedi dernier 25 avril son premier colloque, réunissant 900 personnes à la maison de la Chimie à Paris. Retrouvez en vidéo les interventions d’Alain de Benoist (« L’art européen, un art de la représentation »), Slobodan Despot (« L’art européen et le sentiment de la Nature »), Christopher Gérard (« La beauté et le sacré »), Jean-François Gautier (« La polyphonie du monde »), Javier Portella (« La dissidence par la beauté ») et des présentations de hauts lieux européens (Duarte Branquinho, Adiano Scianca, Philip Stein, Marie Monvoisin).

Valls veut de l’improvisation à l’école, l’opposition en voudrait moins au gouvernement

Manuel Valls

24/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Manuel Valls propose d’intégrer des fours d’improvisation, façon Jamel Debbouze, à l’école. NKM appuie la proposition, l’opposition monte au créneau. est-ce vraiment la priorité ?

L’un des derniers soutiens de François Hollande n’est autre que Jamel Debbouze, cela vaut bien un petit renvoi d’ascenseur. C’est Manuel Valls qui s’y est collé il y a deux jours dans une interview accordée au magazine culturel L’Œil. Le chef du gouvernement y affirmait en effet qu’il se verrait bien « intégrer, dans nos écoles, l’art de l’improvisation que porte Jamel Debbouze ».
Bonne élève, la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a appuyé l’idée de son patron et renchéri de compliments sur le comédien : « C’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’admiration […] L’improvisation qu’il a beaucoup portée […] est une façon d’apprendre à vivre ensemble. »

Alors que les « fondamentaux » (lecture, écriture, calcul…) ne sont plus maîtrisés, que l’école devient un lieu du « grand effacement » de l’histoire française et européenne et que les racines de notre culture sont extirpées des programmes (notamment le grec et le latin), la proposition de Manuel Valls fait réagir l’opposition.

Réforme des collèges : le grand effacement au service du Grand Remplacement

Réforme des collèges : le grand effacement au service du Grand Remplacement

Source : Boulevard Voltaire – « Réforme des collèges : le grand effacement au service du Grand Remplacement »
Najat Vallaud-Belkacem a annoncé une énième réforme des collèges. Au programme, la baisse des heures consacrées à l’enseignement des disciplines fondamentales au profit du temps attribué à « l’interdisciplinaire », c’est-à-dire au conditionnement idéologique. En clair : moins d’heures pour le français, l’histoire et la géographie, davantage de temps pour les parlottes politiquement correctes sur « la communication », « la citoyenneté » et « le développement durable ». Au passage, ce qui restait de l’enseignement du latin et du grec disparaît dans un magma « interdisciplinaire ». Et l’enseignement possible d’une deuxième langue dès la sixième passe à la trappe.

Certains en ont conclu que Vallaud-Belkacem était « le pire ministre de l’Éducation nationale de la Ve République ». C’est très injuste. Elle ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. Car elle se contente de mettre ses pas dans ceux de ces prédécesseurs. D’Edgar Faure (1968) à Vallaud-Belkacem (2015), en passant par Haby, Savary, Chevènement, Monory, Jospin, Bayrou, Allègre, Lang, Chatel et quelques autres bravaches, la logique a toujours été la même : s’écarter de l’école lieu de transmission pour en faire un « lieu de vie » (sic) ; délaisser l’instruction au profit d’une hypothétique éducation ; sacrifier l’enseignement du contenu des matières au bénéfice du conditionnement pédagogique (et idéologique).

Au demeurant, cette évolution n’est pas particulière à la France, elle concerne tous les pays européens. Dans un but manifeste de rupture avec le passé et de déracinement des enfants. Pour mieux en faire des consommateurs dociles et des citoyens serviles. Le but ? Supprimer tout ce qui pourrait permettre la construction d’un esprit critique pour disposer d’éponges aptes à se gorger des messages de la publicité commerciale et de la propagande « antiraciste ».

De ce point de vue, le grand effacement de la mémoire collective est l’indispensable préalable du Grand Remplacement démographique. Le message est clair : oubliez qui vous êtes, ignorez d’où et de qui vous venez, et laissez d’autres prendre votre place !

C’est précisément contre cela qu’a été voulu, avant son suicide-avertissement, par Dominique Venner, l’ILIADE, l’Institut pour la longue mémoire européenne : il s’agit de promouvoir le grand ressourcement comme riposte au grand effacement. Reprendre conscience de notre héritage d’Européens d’expression française. Réaffirmer notre identité dans la longue histoire. Réécoutez Renan affirmant : « Le chant spartiate “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie. »

C’est dans cet esprit que l’ILIADE offre des sessions de formation pour jeunes hommes et jeunes femmes à haut potentiel. C’est dans le même esprit que l’Institut invite, pour le samedi 25 avril prochain, à la Maison de la Chimie, à son deuxième colloque consacré à « L’univers esthétique des Européens ». Un univers esthétique aujourd’hui bouleversé par les interdits sur la représentation (l’islam), l’enlaidissement des paysages (l’appropriation technicienne et marchande de la nature) et la dictature du non-sens (le non-art contemporain). Face à la tyrannie du vide, de grands intellectuels dissidents apporteront leurs réponses en puisant dans la longue histoire.

Jean-Yves Le Gallou


Crédit photo : COD Newsroom via Flickr (cc)

Quand les indiens Cahuilla se battent pour leur culture, c’est bien. Et pour les Français de souche, c’est mal ?

Indiens Cahuilla

20/04/2015 – MONDE (NOVOpress)
Quand la petite tribu des indiens Cahuilla se bat pour préserver son identité et sa culture, c’est digne d’éloges et cela vaut bien un reportage de l’AFP. Et nous, pauvres Français ?

 


 

La fête de Pâques et du Printemps

La fête de Pâques et du Printemps

Source : Institut Iliade Pâques est en quelque sorte la fête de l’équinoxe de printemps. C’est le retour du soleil, le soleil fécondant sans lequel rien ne naîtrait. L’hiver meurt, les neiges fondent, les rivières sont en crue, la nature retrouve sa verdure, les plantes leurs boutons, les arbres leurs bourgeons, le soleil est redevenu suffisamment puissant pour réchauffer la terre et lui apporter la vie. Jonquilles, primevères, jacinthes fleurissent dans les jardins et les jachères.

A l’avènement du christianisme la fête de Pâques – qui est la célébration de la résurrection du Christ (rappelons que la fête de Pâques a longtemps été la plus importante de la tradition chrétienne et qu’elle marquait le début de l’année, et cela jusqu’en 1563) – remplaça la fête d’Ostara ou fête du printemps, qui est la fête du renouveau, de la fécondité et de la fertilité dont les origines sont très anciennes. Cette fête porte le nom d’une déesse lunaire, Ostara, qu’un héros solaire aurait délivrée de la captivité au moment de l’équinoxe de printemps. On retrouve là un mythe très présent dans les mythologies européennes et même dans les contes (qui ne sont qu’une retranscription de ces mythes) auxquels Dominique Venner faisait souvent référence (*voir en encart : texte inédit). C’est Ariane délivrée par Thésée, Andromède délivrée par Persée, Brunhilde délivrée par Siegfried ou la Belle au bois dormant et Cendrillon de Charles Perrault, Blanche Neige et Raiponce des frères Grimm…

Pâques est un mot d’origine hébraïque qui se dit en allemand Ostern et en anglais Easter.

A Pâques c’est l’œuf qui symbolise la renaissance de la nature, la fécondité, la vie qui s’apprête à éclore. Symboliquement, l’aube du jour et l’aube de la renaissance de la vie sont intimement liées à Ostara, comme le blanc et le jaune de l’œuf qui vont donner la vie.

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Des « artistes et intellectuels français non-blancs » exigent des assises culturelles

Des « artistes et intellectuels français non-blancs » exigent des assises culturelles

31/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Toujours dans une même rhétorique empreinte d’ordres (il faut, l’État doit, nous exigeons, il y a urgence à), les desiderata dits antiracistes chantent leur ritournelle aux accents d’harcèlement d’un ton, de plus en plus, revendicatif.

C’est, cette fois, des « artistes et intellectuels descendants de colonisés et d’esclaves » qui disent au gouvernement par journal interposé : « Il faut convoquer des assises culturelles pour encourager les diversités en France. »

Ils se qualifient également comme artistes et intellectuels français non-blancs. La saugrenuité de la situation est que parmi les signataires se trouve Rokhaya Diallo. Cette dernière s’était montrée indignée parce qu’Éric Zemmour lui avait dit : vous appartenez à la race noire, j’appartiens à la race blanche.

« L’uniformité ethnique du paysage culturel français est au cœur des préoccupations de la ministre de la culture, nous révèlent-ils. Sur 15 centres chorégraphiques nationaux, quatre sont dirigés ou codirigés par des non-blancs. Mais sur les 35 centres dramatiques nationaux, aucun(e) directeur(trice) n’est noir(e), arabe ou asiatique. Les deux scènes nationales de Guadeloupe et de la Martinique, habités majoritairement par des Noirs, sont dirigées par des artistes africains, démontrant comiquement le racisme du pays. A ceci les directeurs de théâtres et centre dramatiques nationaux (blancs) répondent par des préparations aux grandes écoles de théâtre en direction des diversités ».

Voici donc des statistiques ethniques qui sont pratiquées en toute illégalité et qui provoqueraient un tollé déchirant s’ils étaient pratiqués par des « artistes et intellectuels français non-noirs ».

C’est aussi l’occasion d’en demander plus, toujours plus au nom de son origine étrangère :

Qui mieux que nous qui travaillons depuis des années sur notre histoire peut contribuer à aider le pays à renouer avec des histoires dont elle s’est mutilée ? Nous qui connaissons le récit du chasseur et celui du lion ? Nous qui sommes conscients que la richesse de notre pays – et par là nos acquis sociaux – est le bénéfice des douleurs infligées à nos ascendants. C’est nous que les institutions doivent envoyer sur le terrain. Nous devons être nommés à la direction des structures situées sur les territoires où vivent les classes populaires. Nous devons être artistes associés des scènes, théâtres, centres chorégraphiques nationaux. Nous refusons de continuer à être le public impuissant d’événements censés nous célébrer dans lesquels nous ne sommes pas conviés à nous exprimer. Il faut des assises culturelles où nous puissions proposer.

Crédit photo : Nicolas Vollmer via Flickr (cc)



Le salon du livre à l’heure du numérique

Le salon du livre à l'heure du numérique

24/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Les Français lisent de moins en moins, surtout les plus jeunes. Les maisons d’édition voient leur chiffre d’affaires baisser chaque année. Les librairies ferment. Le Salon du Livre de Paris s’est clos lundi 23 mars 2015 sur d’amers constats statistiques autant que sur des raisons d’espérer.

Le salon a ainsi été l’occasion de présenter des innovations qui pourraient séduire de nouveaux lecteurs dans les années à venir. « La manière de lire ne change pas beaucoup. Les gens lisent encore majoritairement chez eux, avant de se coucher, ou dans les transports en allant au travail, constate Rémi Gaucher, président d’une société de conseil spécialisée dans l’édition. En revanche, la manière dont les lecteurs entrent en contact avec les livres évolue très vite. »

Le récent rapport ministériel Engel les juge illégales. Les offres d’abonnement de lecture en illimité ont contre-attaqué au Salon du Livre. La société Youscribe y organisait un colloque.

L’objectif était de démontrer que le streaming est une bonne réponse à l’évolution des usages. La lecture doit se battre. Convaincre les éditeurs, les auteurs et les libraires de l’utilité du streaming en illimité ne sera pas chose aisée.

« Notre modèle est celui d’une bibliothèque publique, explique Juan Pirlot de Corbion. Quinze millions de Français empruntent 200.000 millions de livres chaque année dans les bibliothèques. Et tout le monde reconnaît que ça encourage la lecture. Le streaming payant, c’est pareil. »

La maison d’édition numérique ePoints, en partenariat avec Twitter, a lancé l’application #MerciduRetard. Le service, payant, permet d’offrir à ceux qui vous attendent, un peu de lecture. L’échange se fait par smartphone et vous pouvez choisir le type d’ouvrage en fonction de votre retard. ePoints est par ailleurs spécialisée dans les offres de lecture courte.
Crédit photo : ActuaLitté via Flickr (cc)


[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

[Tribune] L’impossible langage – par Pierre Saint-Servant

22/03/2015 – PARIS (NOVOPress)
N’est-ce pas un formidable symbole de la modernité que de joindre, dans un temps extrêmement bref, l’appauvrissement d’une langue millénaire et belle comme aucune autre à l’obsession de tout ce que nous comptons d’élites de créer sans cesse de nouveaux langages compatibles avec leur quête illimitée du profit ?

Expliquons-nous. Il était un temps, bien peu éloigné, où ces ouvrages que l’on qualifiait de romans “populaires” étaient construits à partir des solides matériaux de la langue française, en respectant les non moins solides règles de l’artisanat littéraire. Ces romans, nouvelles, feuilletons, étaient lus par le petit peuple français, quand celui-ci existait encore en chair et non seulement dans le verbiage politicien. Nous pouvions alors parler de culture populaire sans rougir, car il existait bel et bien une culture très largement partagée. La langue française était une matière inaltérée, simplement retravaillée et affinée par la succession de quelques génies et d’une myriade de serviteurs attentionnés. Matière inaltérée mais vivante, organique. Une langue mâchée, digérée, chantée et criée à chaque étage des corps sociaux, de ces corps intermédiaires qui n’avaient pas encore été broyés par le jacobinisme niveleur. Une langue accentuée, parfois malmenée, mais avec quelle tendresse, dans nos provinces les plus contrastées.

Comme toute particularité, tout caractère trop fortement marqué, une telle langue, si exigeante et si jalouse, en somme si inégalitaire, devait disparaitre. De ce projet, nous pouvons constater l’indéniable succès. De haut en bas de la société, nous observons depuis les décennies 1950 et 1960 le profond déclin de notre langue. Au sommet de l’Etat, la richesse du champ lexical du président De Gaulle a laissé place à une affligeante pauvreté, tant dans les interventions de Nicolas Sarkozy que dans celles de François Hollande. Le dictionnaire Larousse se félicite d’ouvrir ses pages à “zénitude”, “candidater”, “vapoter” ou encore “iconique”.

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Sauvetage de l’église d’Arc-sur-Tille (Côte-d’Or) : sauver son église, c’est possible !

Sauvetage de l'église d'Arc-sur-Tille (Côte-d'Or) : sauver son église, c'est possible !

Source : sppef.fr – L’église Saint-Martin d’Arc-sur-Tille, située au cœur de la Bourgogne, était fermée au public depuis 1989, suite à la chute d’une pierre et à la découverte de fissurations inquiétantes. Il s’agissait pourtant de la seule église à la charge de la ville d’Arc-sur-Tille, comptant 3 000 habitants et située à 12 kilomètres de Dijon.

Cette église était en outre un exemple rare de lieu de culte néo-classique (1829-1832) comportant encore son décor d’époque, d’une grande élégance. L’association Une église pour Arc-sur-Tille (UEPA), fondée en 1991 et dirigée par André Fanjaud réussit, avec le soutien constant de la SPPEF, à persuader la commune de sauvegarder son église. Les premiers travaux furent financés grâce aux cotisations, dons, mécénat privé et d’entreprise et au soutien de la Fondation du Patrimoine.

Ainsi, en 2010, le conseil municipal put décider que « la commune procédera à une restauration du bâtiment en plusieurs phases, en fonction des éléments techniques apportés et du financement extérieur acquis« . La première réunion de chantier pour le lancement des travaux eut lieu en mars 2013 et, depuis, la consolidation du clocher et du chœur a été achevée, tandis que le renforcement des fondations de la nef par forage de micro-pieux est en cours.

Fin 2013, la commune présente un dossier de candidature pour le 25e concours pour la sauvegarde du Patrimoine organisé par la SPPEF et reçoit le premier prix (3000 euros) remis sur les fonds alloués par le Ministère de la Culture et de la Communication pour son combat et la restauration en cours. Le chantier concernant la deuxième tranche des travaux, réfection des planchers des salles du premier étage, a débuté en septembre 2014.

L’association n’est qu’à mi parcours de ce vaste chantier qui conduira à la réouverture de ce patrimoine. Sa renaissance pour une vie cultuelle et culturelle dépendra de la générosité du plus grand nombre (faire un don sur www.uepa.fr). L’objectif principal est la réouverture définitive au public prévue pour le printemps 2016.


Voir aussi

https://www.youtube.com/watch?v=X317xhU50qc

[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme – par Gabriel Robin

[Chez nos confrères] La France face au multiculturalisme - par Gabriel Robin

04/02/2015 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
« Laissez la culture à la gauche, ça lui donnera un os à ronger », avait dit Charles de Gaulle, une erreur majeure dont nous payons encore les conséquences aujourd’hui. A vouloir projeter par la force la France dans le monde d’après, post-historique, les tenants du pouvoir depuis quarante ans ont rendu la France orpheline d’elle-même, expatriée de son être propre. La cohésion et la force d’un ensemble de civilisation, et ce quel que soit son système politique organique, résident dans l’identification culturelle profonde que s’en font ses composantes humaines (subséquemment avec son histoire et son essence), et non pas dans ses richesses territoriales ou matérielles. Les peuples sont attachés à leur(s) histoire(s), nonobstant les positionnements idéologiques d’une élite politique de plus en plus déterritorialisée. L’immigration massive nous a contraints à aménager notre façon de vivre, à noyer notre culture dans un maelstrom informe qui est devenu au fil du temps le théâtre de l’affrontement stérile de micro-tribus antagonistes.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ». Aimé Césaire soulignait fort justement qu’une « civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ». Le pouvoir est incapable de résoudre l’insécurité culturelle dans laquelle se retrouve plongé son peuple car il est incompétent pour définir précisément les maux qui affligent notre nation : en effet il en est le responsable direct ! Si la France était incarnée par la république apaisée, voire irénique, que nous présente François Hollande, il n’y aurait pas eu ces attentats, il n’y aurait pas eu ces manifestations de soutien d’une jeunesse en marge qui ne veut plus se reconnaître comme appartenant à l’ensemble culturel dans laquelle se trouve notre identité nationale. Il faut dire qu’on leur a inlassablement répété que la France était désormais multiculturelle (ou de toute éternité pour certains), que son histoire précédente était monstrueuse, qu’elle devait faire repentance ; comment alors vouloir s’assimiler à une nation vidée de sa substance, faible, présentant pour seule transcendance un tout uniformisé et mondialisé qui n’est qu’un rien.

D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ».

C’est pour toutes ces raisons, extrêmement préoccupantes, que nous devons de toute urgence retrouver notre identité culturelle nationale, et, surtout, la valoriser et la transmettre. Notre culture a pour caractéristique sa capacité à l’examen critique et à la raison, ces deux éléments ayant permis l’émergence du débat d’idées garantissant l’épanouissement des libertés d’expression et d’opinion (qui n’ont pas grand-chose en commun avec l’injure et la dialectique éristique constamment mises en avant sur les plateaux de télévision, mais passons). Plutôt que de subventionner des œuvres qui nient la culture nationale, l’Etat devrait aider une création d’avant-garde qui soit une force de projection de notre culture historique et une arme diplomatique conséquente. Non, nous n’avons pas à nous résoudre à l’abaissement, à la petitesse d’une culture sans relief, sans élévation. L’effacement de notre culture traditionnelle devait faciliter l’intégration de tous dans une société post-nationale. Mais le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant, il n’y a donc pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler à marche forcée à une vision du monde globalisante fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. L’échec est total, dramatique.

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Soumission : on y est presque !

La vraie soumission des faux résistants.

Les attentats islamistes contre Charlie hebdo et l’épicerie casher vont renforcer les lois antiracistes qui visent quasi exclusivement l’extrême-droite ou ce qu’il en reste. On ne se trompe certes pas de cible, mais on se donne bonne conscience antiraciste à moindre coût. L’ennemi principal reste celui d’hier, ce qui évite l’affrontement avec celui d’aujourd’hui. C’est l’islamisme radical qui fait monter l’antisémitisme en France en dénonçant la politique sioniste.

En réalité la montagne de mobilisation va accoucher d’une souris.

Soumission : on y est presque !Mais il y a pire… en fait on s’aperçoit au fil des semaines que la résistance affichée massivement et sans risque cède rapidement le pas à la lâcheté ordinaire. Le film Timbuktu, charge féroce contre les barbus maliens, va être récompensé mais il a été, dans certains endroits, déprogrammés. Même chose pour le film d’auteur l’« Apôtre » ou pour la pièce «  Lapidée ». Les caricaturistes eux-mêmes mettent la pédale douce pour le respect de l’autre… quand cet autre est musulman.

Soumission : on y est presque !En fait c’est, dans le milieu culturel, une sorte de «  courage fuyons » qui donne raison aux djihadistes. On n’ose plus critiquer l’islam pour ne pas stigmatiser les musulmans, on se «  soumet «  à sa vision du monde » par crainte, derrière le leurre du vivre ensemble. La mobilisation pour la liberté débouche sur une dynamique favorable à ceux qui veulent islamiser notre société. Un comble.

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Patrimoine en danger ? Le Louvre d’Abou Dhabi

Patrimoine en danger ? Le Louvre d'Abou Dhabi

06/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – La partie la plus visible de l’Iceberg n’est pas la plus grosse, chacun de nous l’a appris sur les bancs de l’école. Ainsi, après que le sapin de Noël-jouet anal, déposé comme un besoin animal place Vendôme, a été heureusement dégonflé – illustrant la quintessence de l’art contemporain, qui se remplit d’air, c’est-à-dire de vide ! –, une autre affaire d’Art se profile discrètement depuis quelques années, nettement plus dramatique que les vaines expressions intestinales de Paul Mc Carthy : le Louvre d’Abou Dhabi.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’Abou Dhabi ?

C’est le plus grand des Émirats arabes unis en superficie, où chacun peut pratiquer librement sa religion, dans les limites fixées par la loi, laquelle reste fermement attachée à la tradition islamique. Autrement dit, la charia y coule des jours heureux. Pour preuve, une information parue dans Le Monde en 2010, évoquait des « négociations » entre l’Émirat et la France au sujet de sa base militaire stationnée sur place, avec les familles des militaires : « Selon le journal, le Conseil d’État a donné un avis négatif sur le projet d’accord de défense entre les deux pays. En cause: la loi islamique censée s’appliquer aux Français sur place, qui prévoit “une échelle de sanction de peines incompatibles avec les principes républicains”, dont la peine de mort. »

La base existe pourtant bel et bien aujourd’hui.

Donc, la monarchie du Golfe, grâce à un partenariat culturel cette fois, va bientôt ouvrir son antenne du Louvre (en 2015), ce dernier lui prêtant sculptures et tableaux pour la valoriser. Parmi les œuvres – au nombre de 300 – qui partiront dans une région du Monde aussi stable que la faille de San Andreas, citons :

La Belle Ferronnière, de Léonard de Vinci ; Bonaparte franchissant les Alpes, de Jacques-Louis David ; Le Fifre, d’Édouard Manet ; un Autoportrait de Vincent Van Gogh ; La Nature morte au Magnolia, d’Henri Matisse et La gare Saint-Lazare de Claude Monet.

Ces œuvres ne quitteront la France que pour une durée déterminée (dix ans maximum), appelées à rentrer progressivement au bercail à mesure que les collections du musée s’étofferont.

S’agissant des acquisitions pour l’exposition permanente, les défenseurs du projet dissipent les craintes en faisant un douteux parallèle avec les industriels américains qui achetèrent jadis des œuvres à tour de bras, omettant de préciser que les liens culturels avec le Nouveau Monde n’étaient pas une fabrication artificielle – surtout économique et politique dans le cas d’Abou Dhabi ! –, puisque ses habitants étaient majoritairement des descendants de la vieille Europe et de surcroît : chrétiens. Et pour ce qui est du reste du Monde, quand un nu de la Renaissance séjourne au Japon, il y a peu de chances qu’un fanatique du Bushido lui fasse sepukku (lui ouvre le ventre) pour atteinte aux bonnes mœurs.

On peut arguer de la bonne volonté d’Abou Dhabi ainsi que de sa modération – très relative en vérité –, comme l’était l’Iran avant que cette nation moderne ne sombre dans la Révolution islamique, en 1979. A partir de là, des espaces culturels furent dévastés, des œuvres détruites. Si, par aventure, Abou Dhabi basculait dans le même islamisme débridé ? « Aucune chance » rétorqueront, sentencieux, les spécialistes de la géopolitique, les mêmes sans doute qui promettaient des lendemains radieux à l’Irak, après la chute de Saddam Hussein.

L’Art n’est pas juste destiné à faire joli sur les murs : il est le meilleur témoin de notre passé. Prenez, par exemple, la grotte Chauvet en Ardèche, et voyez ce qu’elle nous dit de nos ancêtres d’il y a environ 30 000 ans. On ne peut prendre de risques inconsidérés avec un Léonard de Vinci – dont il existe une infime quantité de peintures – et le laisser aux mains d’individus façonnés par une religion toute-puissante considérant la représentation figurative des êtres comme un sacrilège.

Le Louvre d’Abou Dhabi est une tragique erreur, née de ce fantasme mondialiste et pluriculturel qui anime les élites occidentales mais pas les peuples qu’elles dirigent tellement mal. Ces œuvres sont la propriété de la France : pas d’une poignée de nantis méprisants capables de s’extasier devant un étron géant ! Ces œuvres sont par ailleurs identitaires : les vierges de Raphaël s’adressent à des chrétiens. Libre aux autres peuples de les contempler chez eux, encore faut-il que dans les veines de ces peuples ne coule pas la politique de la terre brûlée, comme nous l’avons douloureusement, et définitivement, éprouvé avec les Bouddhas de Bâmiyân, pulvérisés en Afghanistan par les Talibans en 2001.

Charles Demassieux

“Les Déshérités ou l’urgence de transmettre” de François-Xavier Bellamy

"Les Déshérités ou l’urgence de transmettre" de François-Xavier Bellamy

27/10/2014 – PARIS (via Polémia)
« Vous n’avez rien à transmettre. » Ces mots d’un inspecteur général de l’Education nationale à François-Xavier Bellamy, qui effectuait sa première rentrée comme jeune enseignant, ont profondément marqué le jeune normalien, agrégé de philosophie, aujourd’hui maire adjoint de Versailles.

Les-DesheritesC’est en réponse à ce postulat que François-Xavier Bellamy a publié son premier livre Les Déshérités (éditions Plon)(1) en septembre dernier, qui figure déjà au titre des succès littéraires de cette rentrée 2014. Dans cet essai sans concessions, le jeune enseignant en philosophie dénonce le « bouleversement intérieur » que représente ce refus de transmettre l’héritage culturel.

Cette rupture n’est pas, selon lui, un accident ou un échec mais relève d’une volonté réfléchie, d’un choix délibéré dont il établit la genèse dans la première partie de son livre à travers les trois figures de Descartes, Rousseau et Bourdieu. Descartes, parce qu’il oppose raison et transmission, appelant à « se défaire de toutes les opinions reçues auparavant… » ; Jean-Jacques Rousseau, parce qu’il considère que la culture pervertit et éloigne l’homme de son état de nature, seule « source de la sagesse, de la vertu et du bonheur » ; Pierre Bourdieu enfin, qui dénonce le coupable privilège des « Héritiers », que leur environnement social et familial a préparés à devenir l’élite qui accédera à son tour au pouvoir. Cette dénonciation des « Héritiers » par Bourdieu nous a conduits, trente ans plus tard, à l’affligeante situation des « Déshérités » que dénonce François-Xavier Bellamy dans son livre.

Dans la droite ligne de la pensée soixante-huitarde, l’école vise aujourd’hui à déconstruire le patrimoine culturel qui était jusqu’alors transmis au fil des générations, et ce, dès le plus jeune âge. La transmission de la culture y apparaît comme éminemment suspecte, considérée comme « un héritage d’aliénation et d’enfermement ». Trop complexe et archaïque, issue d’un lointain passé et d’une longue et savante construction, la langue française comparaît au premier rang des suspects, vécue comme élitiste et discriminatoire. Le langage est ainsi décrit comme « fasciste » par Roland Barthès parce qu’il oblige à déterminer, distinguer et situer des identités. L’orthographe n’est pas épargnée : « L’obsession orthographique est un moyen pour disqualifier les moins savants », accuse Gabriel Cohn-Bendit. Et devant l’effondrement du niveau, ce ne sont pas les méthodes pédagogiques modernes qui sont mises en cause mais l’orthographe elle-même qui est accusée et qu’il faudrait d’urgence simplifier…

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Alain Borer : « Nous collaborons à la disparition du français » [extrait]

Alain Borer : « Nous collaborons à la disparition du français » [extrait]

Poète, essayiste, romancier, dramaturge et grand spécialiste de Rimbaud, Alain Borer déplore, en amoureux de la langue, notre soumission au modèle dominant de l’anglais. Un asservissement synonyme, selon lui, d’appauvrissement. Source : L’Express -21/10/2014


Est-ce votre éloignement — vous êtes “professeur invité” à l’université de Los Angeles — qui vous a poussé à proférer cet appel à la révolte contre l’invasion de l’anglais et ce cri d’amour pour la langue française ?

J’habite et travaille à Paris et en Touraine ; il est vrai que je suis, trois mois par an, le dernier des fantassins de la langue française sur la côte Ouest des États-Unis. Là-bas, tous mes compatriotes parlent la langue du maître. Mais, en réalité, je suis travaillé par cette question depuis toujours.

De façon ironique, vous rappelez l’apport de la langue française à l’anglais, soit quelque 37000 mots qui ont investi la Grande-Bretagne à partir du XIème siècle…

Les Anglo-Saxons ont deux grands problèmes. Le premier est de ne pas vouloir savoir qu’ils parlent français à 63% : somme toute, l’anglais est du français mal prononcé. C’est un véritable symptôme collectif, un gigantesque refoulement. Le second, qu’ils s’interdisent de parler français. Leur projet est explicitement hégémonique. On l’a vu lors des Jeux olympiques de Londres. A l’exception du prologue, le français en était totalement absent. Même constat dans les aéroports (“control passport”), ou dans les colloques internationaux, etc. : ils font perdre à la langue française sa visibilité. Le drame, c’est que nous collaborons à cette disparition -dans tous les domaines, et même entre nous.

Nous sommes passés, dites-vous, de l’enrichissement mutuel des langues à l’asphyxie de la langue française par l’”anglobal”.

Oui, l’”anglobal” est une forme de parasite. A la Renaissance, des milliers de mots italiens sont entrés dans la langue française, mais ils ont été rapidement absorbés, transformés, francisés. Aujourd’hui, et c’est une première dans l’histoire de la langue, les mots anglais qui s’implantent chaque jour dans notre vocabulaire ne sont plus de l’ordre de l’échange, mais de la substitution (“checker” à la place de “vérifier”) : ils font penser aux 30 000 flèches d’Azincourt. En France colonisée, c’est Halloween tous les jours. Mais, plus que de colonisation, nous devons parler d’autocolonisation. Nous n’avons pas d’ennemi. C’est l’effet Banania, le début de la déculturation. Regardez ce qu’il se passe avec Daft Punk, The Artist… Pour être reconnus du maître et obtenir la récompense majeure, il faut le mimer, abandonner, renoncer à ce que nous sommes.

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Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : “La bataille culturelle”

Synthèse de la septième journée de Réinformation de Polémia : "La bataille culturelle"

21/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
La 7ème édition de la Journée de Réinformation sur « la bataille culturelle » s’est tenue samedi 18 octobre au Salon Dosne-Thiers, devant une salle comble, démontrant que cette manifestation suscite un intérêt croissant auprès d’un public attentif et sensibilisé aux thématiques développées par la fondation Polémia depuis plusieurs années. Novopress y était présent a pu constaté le succès et le sérieux de cette journée.


Jean-Yves Le Gallou a ouvert les travaux en posant la question : « Qui sont les censeurs ? Qui sont les dictateurs ? » Reprenant les exemples qu’il citait dans la présentation de la Journée diffusée sur le site le 16 octobre, il a mis en évidence que c’est en France qu’un Jack Lang avait pu instaurer un corps d’inspecteurs de la création artistique, qu’un libraire se voit cloué au pilori sur une radio d’Etat pour avoir diffusé des ouvrages de Dominique Venner ou d’Alain de Benoist, qu’un directeur d’un grand musée est « recadré » pour être intervenu sur Radio Courtoisie. C’est encore en France que les mondes des bibliothèques municipales et des livres pour enfants sont aux mains des « petits flics de la pensée », qui font peser sur eux la chape du politiquement correct.

Il a pu compléter cette illustration par deux événements tout récents :

• Lors des « Rendez-vous de l’Histoire » de Blois sur « Les rebelles », qui se déroulaient du 9 au 12 octobre dernier, la conférence inaugurale prononcée par Marcel Gauchet a soulevé un scandale, car l’intervenant n’était pas jugé assez « rebelle » aux yeux de certains ;
• Les protestations contre l’érection sur la Place Vendôme du « sapin » de MacCarthy (qui n’est autre qu’un « plug anal » géant), ont été repoussées du pied par les pouvoirs publics au motif que « l’œuvre » avait obtenu toutes les autorisations nécessaires ! (L’on devait apprendre dans la journée qu’elle avait été vandalisée au cours de la nuit, ce qui pourrait n’être qu’une manœuvre pour soutenir sa cote.)

Le président de Polémia insiste sur le fait que ces exemples apparemment épars se ramènent à un phénomène global : les mécanismes d’intimidation mis en œuvre, par l’Etat, les collectivités locales, les médias et le monde des grandes entreprises privées, notamment financières, pour briser, dans le domaine culturel, toutes les tentatives de dissidence par rapport au modèle idéologique dominant.

Mais la contre-offensive a commencé, et c’est précisément l’objet de cette Journée d’en apporter la preuve.

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