Football – Croates et Hongrois ne plient pas genou

genou à terre football

Le football professionnel moderne, entre mercenariat de ses joueurs, scandales financiers et frasques de ses « stars », n’offre plus guère d’occasions de s’enthousiasmer, ou même de simplement se réjouir. C’est pourquoi, dans ce morne paysage où affairisme et démagogie publicitaire s’entremêlent, il convient de souligner la dignité du comportement des équipes nationales croate et hongroise qui ont refusé de se soumettre aux injonctions masochistes du politiquement correct.

En effet, le responsable des relations avec les médias de la sélection croate, Tomislav Pacak, a confirmé aux journalistes que l’équipe nationale n’avait pas l’intention de mettre un genou à terre avant les matchs de l’Euro comme c’est devenu la grotesque habitude dans les stades depuis le décès de George Floyd et l’explosion du mouvement Black Lives Matter. Lors d’une conférence de presse, Pacak a expliqué que ce « rituel » censément antiraciste ne faisait pas partie des protocoles de l’UEFA et que l’instance dirigeante du football européen tout comme les joueurs et l’encadrement de l’équipe croate étaient opposés à l’introduction de la politique dans le sport.

De son côté, l’équipe de Hongrie est elle aussi restée debout face à des joueurs irlandais un genou à terre sur la pelouse du Stade Ferenc-Szusza de Budapest, à l’occasion d’un match amical de préparation à l’Euro 2020 (reporté à 2021 du fait de la crise du Covid-19). Des Irlandais qu’on a connus plus fiers et courageux en d’autres temps et qui ont d’ailleurs été copieusement hués par le public magyar.

On peut également noter que, quelques jours auparavant, lors des matchs opposant l’Angleterre à l’Autriche puis à la Roumanie, une partie du public britannique a également sifflé le fait que les Three Lions mettent le genou à terre. Face à cette bronca, signe qu’une partie de la population anglaise commence à en avoir sérieusement soupé de la contrition et de l’ethnomasochisme, le sélectionneur anglais Gareth Southgate a déclaré dans les colonnes du journal The Guardian : « Je crois que nous sommes dans un cas de figure où certains pensent qu’il s’agit d’une prise de position politique, à laquelle ils n’adhèrent pas. Mais les joueurs ne le font pas pour ce motif-là. » Pour quel motif alors le font-ils ? Ça, le technicien britannique ne l’a pas expliqué…

Même si la réaction du public anglais laisse entrevoir un espoir de révolte face aux diktats de l’antiracisme coercitif, on peut néanmoins une nouvelle fois noter une profonde césure entre l’Europe de l’Ouest, engluée dans le conformisme bien-pensant et la reptation face aux officines communautaristes, et l’Europe de l’Est où la dignité et la fierté nationale prévalent encore.

Pour combien de temps ? On peut en effet légitimement se poser la question au regard de l’acharnement de l’Union européenne et des lobbys mondialistes (du type Open Society de George Soros) à casser les résistances morales et identitaires des récalcitrants, notamment à grands coups de chantage aux subventions et de propagande LGBT (QI+++)…

En attendant, c’est au moins un peu de vent frais qui nous vient de là-bas…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2021

Europe centrale : durcissement des mesures contre l’immigration

17/02/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que la Commission européenne prévoit l’arrivée d’au moins 3 millions d’immigrés supplémentaires dans l’Union européenne, d’ici 2017, les pays d’Europe centrale se montrent de plus en plus réticents à l’idée d’en accueillir chez eux.

Dernièrement, l’Autriche s’est ajoutée à la liste…
Hier, le ministre de l’Intérieur autrichien conservateur, Johanna Mikl-Leitner, a, en effet, annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières avec la Slovénie, la Hongrie et l’Italie ainsi que l’instauration de diverses mesures. Parmi ces dernières, la mise en place de grillages dans le but d’endiguer l’arrivée de clandestins. Toutefois, pour le moment, il est difficile de dire si ces annonces relèvent d’un coup de communication ou d’une volonté politique de mettre fin à l’immigration.

Les pays du groupe de Visegrád se montrent quant à eux de plus en plus offensifs…
Ils envisagent, en effet, de fermer leurs frontières dans les Balkans. Le groupe de Visegrád regroupe 4 pays, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. Lundi, ses dirigeants se sont réunis, à Prague, pour notamment examiner la crise migratoire. La Bulgarie et la Macédoine étaient également invitées pour la première fois à cette rencontre. La réunion avait pour but d’appuyer une fermeture des frontières dans les Balkans pour afin de bloquer l’arrivée de clandestins venant de Grèce en direction vers l’Allemagne ou la Suède. Viktor Orbán a annoncé que la Hongrie était prête « à fournir des gardes-frontières et d’autres ressources humaines et matérielles aux pays qui seraient prêts à bâtir une deuxième ligne de défense au sud de la Hongrie ».

La Croatie, « Antemurale Christianitis » ?

08/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les législatives croates se tiennent aujourd’hui, le 8 novembre. Sans donner de consigne de vote, la hiérarchie catholique défend l’identité nationale. Pour autant, le clergé suit la ligne immigrationniste du Pape François… du moins officiellement.

Aujourd’hui, les Croates sont appelés aux urnes pour élire les 140 députés de leur Parlement. S’ils suivent les consignes du clergé, ils devraient donner congé à la coalition sortante dirigée par le parti social-démocrate (SDP), héritier de l’ancienne Ligue des communistes de Croatie.

Choisissez les programmes axés sur le renforcement de l’État et de l’identité croate, la lutte contre la corruption et la justice sociale pour tous les citoyens

exhortait le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, dans une lettre aux fidèles rendue publique le 27 octobre, à quelques jours des élections législatives. Le message du prélat était clair, il faut chasser du pouvoir les tenants du libéralisme et du matérialisme. L’influent hebdomadaire de la Conférence épiscopale  Glas Koncila (La Voix du Concile) ne dit pas autre chose. Il faut mettre fin à « de nombreuses années d’affaiblissement systématique de la Croatie »

Lire la suiteLa Croatie, « Antemurale Christianitis » ?

Invasion migratoire: un sommet européen ferme… en façade

26/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Réunion au sommet pour les Etats des Balkans, convoqués par Jean-Claude Juncker pour parler invasion migratoire. Un sommet de plus avec fermeté affichée face à la crise migratoire… un sommet de plus qui montre qui est à la manœuvre en Europe.

Nouveau sommet de la dernière chance pour arrêter le flux migratoire. Dix jours après un Conseil européen déjà consacré au sujet, qui n’a donc pas eu le temps de produire le moindre résultat, cette édition rassemblait hier tous les pays concernés de près ou de loin par la « route des Balkans ». Ceux qui sont en première ligne -Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Roumanie, Slovénie- mais aussi les pays de destination : Allemagne, Autriche, Pays-Bas et Suède. De plus, trois pays non membres (Albanie, Macédoine et Serbie) étaient conviés. Notons l’absence de la France, le pays étant juste bon à accueillir les réfugiés de second ordre dont l’Allemagne ne veut pas, il est logique que le vice-chancelier n’aie pas été convié.

A croire que l’invasion migratoire finit par affoler Angela Merkel, qui a convoqué ce sommet par l’intermédiaire de son homme lige, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et non par Donald Tusk, le président du Conseil, habituel maître de cérémonie des réunions de leaders européens. Dans des cénacles aussi épris de protocoles et de procédures, le procédé cavalier en dit long…
Peut-être Merkel est-elle d’accord avec la prophétie du Premier ministre slovène Miro Cerar : « Si nous ne prenons pas d’actions immédiates et concrètes sur le terrain dans les jours et semaines à venir, je pense que l’UE va commencer à s’effondrer »

Convocation qui sera d’ailleurs la principale mesure de fermeté que l’on retiendra de ce sommet… animé par les querelles entre pays se renvoyant la responsabilité de la crise : la Slovénie, qui a vu affluer plus de 60.000 réfugiés en quelques jours, accuse la Croatie de laisser passer tout le monde sans contrôle. De leur côté, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie ont menacé de fermer leurs frontières si l’Allemagne ou l’Autriche faisaient de même sur une longue période. Personne n’a toutefois eu l’outrecuidance de pointer du doigt la responsable majeure, Angela Merkel, pour avoir ouvert la boîte de Pandore que tout le monde s’efforce maintenant de refermer, avec le succès que l’on sait.

Lire la suiteInvasion migratoire: un sommet européen ferme… en façade