La France dans l’impasse – par Michel Geoffroy

La France dans l’impasse - par Michel Geoffroy

29/08/2014 – PARIS (via Polémia)
L’entêtement de François Hollande, le président « inflexible » d’après nos médias de propagande, a porté ses fruits : non seulement la France n’en finit pas de stagner économiquement et socialement, mais en plus la «majorité» se fissure et les critiques fusent au sein même du gouvernement, au point qu’un remaniement s’avère une nouvelle fois nécessaire.

Mais la France n’a plus de cap et la Ve République est en panne.

La France n’est plus gouvernée

La crise est économique mais le gouvernement ne maîtrise plus l’économie, désormais dans les mains de la Banque centrale européenne, de l’Allemagne ou des grandes entreprises mondiales.

Le gouvernement ne maîtrise plus l’immigration non plus, qui est dans la main des juges immigrationnistes, qu’ils soient «européens» ou français.

Le gouvernement ne maîtrise plus la sécurité publique : il s’acharne sur les Français de souche. Mais dès que les «quartiers sensibles», les «jeunes» ou les délinquants multirécidivistes sont en cause, il capitule sous le contrôle vigilant du Syndicat de la magistrature.

En d’autres termes le gouvernement n’a prise sur rien qui importe aux Français.

Lire la suite

“Spectacle du Monde” disparaît (Présent n° 8149)

“Spectacle du Monde” disparaît (Présent n° 8149)

21/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Vous connaissez tous cette excellente et magnifique revue de droite fondée par Raymond Bourgine à la fin de la guerre d’Algérie. Son dernier numéro, de juillet-août 2014 (photo), est désormais un “collector”. Spectacle du Monde c’est fini.

Malgré ses 16.500 abonnés, le magazine, qui existe depuis 52 ans, n’est pas un produit rentable pour le groupe Valmonde, qui détient également Valeurs Actuelles. Cinquante-deux années de qualité exceptionnelle, d’une esthétique rare, de grandes plumes comme Gaxotte,Vialatte, Dutourd, Michel de Saint-Pierre, Eric Zemmour, Patrice de Plunkett, Alexis Brézet, de dossiers de fond et d’authentique ouverture à toutes les droites. C’est terminé.

Lire la suite

Pauvreté : la moitié des Français vivent avec moins de 1 630 euros par mois

Pauvreté : la moitié des Français vivent avec moins de 1 630 euros par mois

Comment les Français ont-ils traversé la crise ? C’est un peu la question à laquelle a répondu l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) au travers de son étude sur les inégalités de niveau de vie et la pauvreté en 2011 dévoilée lundi. Lire : boursorama.com

Crédit photo : pointcom via Flickr (cc)

[Mémoire ouvrière] La CGT et la crise syndicale de 1909/1914

[Mémoire ouvrière] La CGT et la crise syndicale de 1909/1914

09/06/2014 -PARIS (NOVOpress)
C’est à partir de 1909 que la CGT, et le syndicalisme dans son ensemble, va connaître une grave crise d’incertitude et de transformation. Les échecs répétés des deux grandes grèves générales de 1906 et 1908 signent la fin du romantisme révolutionnaire et des tenants de « l’action directe ». Après Guérard et Pelloutier, les anarcho-syndicalistes Victor Griffuelhes et Emile Pouget se révèlent tragiquement incapables de faire coïncider la grève générale (devant conduire à la révolution) et l’action syndicale quotidienne. La grève de Draveil-Vigneux en mai/août 1908 subit une répression brutale qui conduit à la mort de 6 militants et fait plusieurs centaines de blessés. Les principaux dirigeants de la CGT sont arrêtés.

Le secrétaire général Griffuelhes, objet d’attaques violentes, démissionne le 2 février 1909. Nommé en mars, Louis Niel lui succède mais pour peu de temps. Son attitude lors de la grève des postiers en mars/mai 1909 lui coûte sa place. Les syndicalistes révolutionnaires lui préfèrent Léon Jouhaux qui est intronisé le 2 juillet 1909 sur proposition de Griffuelhes.

A cette époque, Jouhaux apparaît encore comme le représentant de la tendance syndicaliste libertaire, « hostile à tout compromis avec l’Etat et le patronat ». Mais la CGT reste tiraillée entre syndicalistes révolutionnaires – partisans de l’autonomie ouvrière – et réformistes.

De leur côté, Alphonse Merrheim, secrétaire de la fédération des métaux, et Pierre Monatte, du syndicat des correcteurs, reprennent à leur compte les idées de Pelloutier (décédé en 1901) et axent leurs efforts sur la culture personnelle et la formation des syndicalistes. « Tous, nous croyons qu’un mouvement est d’autant plus puissant qu’il compte davantage de militants informés, connaissant bien leur milieu et les conditions de leur industrie, au courant des mouvements révolutionnaires étrangers, sachant quelles formes revêt et de quelles forces dispose l’organisation patronale », peut-on lire dans La Vie ouvrière.

Lire la suite

Crise identitaire au Royaume-Uni

Crise identitaire au Royaume-Uni

22/04/2014 – LONDRES (NOVOPress via le Bulletin de réinformation)
Le Royaume-Uni semble être au pic d’une véritable crise identitaire. A la veille d’élections européennes qui s’annoncent triomphales pour le Parti eurosceptique britannique UKIP, le climat interne du Royaume-Uni semble plus tendu et divisé que jamais.

David Cameron a été vivement critiqué ce lundi…

Effectivement, dans une lettre ouverte publiée par le Daily Telegraph, des scientifiques, des écrivains, des académiciens et autres notables se sont émus d’une déclaration faite par le Premier ministre David Cameron (photo) la semaine dernière. Ce dernier, dans un entretien accordé au journal de la communauté anglicane le Church Times, était en effet revenu sur sa propre foi et avait estimé que la Grande-Bretagne devait faire preuve de « davantage d’assurance quant à son statut de pays chrétien ». Les signataires de la lettre ouverte parue ce lundi l’ont épinglé en déclarant que la Grande-Bretagne n’est pas ou plus un pays chrétien, que c’est une « société plurielle » qui est « d’abord non religieuse ». Ils entendent ainsi souligner le fait que, pour eux, la société britannique n’est plus une société chrétienne, malgré son Histoire et son identité. Une façon de penser qui semble être illustrée par les changements dans les statistiques du recensement : en effet, en 2011, seul 59 % de la population anglaise et galloise s’identifiait comme chrétienne, contre 72 % en 2001. David Cameron, multirécidiviste, avait quant à lui déjà déclaré, en 2011, que la Grande-Bretagne était un pays chrétien et « qu’elle ne devait pas avoir peur de le dire ».

Lire la suite

Les nouvelles autorités de Kiev ne parviennent pas à s’imposer dans l’est de l’Ukraine

Les nouvelles autorités de Kiev ne parviennent pas à s’imposer dans l'est de l'Ukraine

Drapeau de l’armée ukrainienne via Wikipédia (cc).

19/04/2014 – KIEV (NOVOpress via le Kiosque courtois)
Cette semaine, la tension en Ukraine est remontée d’un cran. De nombreuses villes de l’est du pays sont en partie aux mains de la population russophone hostile au nouveau pouvoir. Kiev a donc décidé d’une opération militaire dite « anti-terroriste » pour reprendre en main l’est de l’Ukraine. Et ce dans un contexte à hauts risques, puisque 40.000 soldats russes campent aux frontières à l’est du pays.

Des appels à l’apaisement sont venus notamment de l’Union européenne, laissant les Américains et les Russes seuls. Ils se rejettent mutuellement le tort d’avoir déstabilisé l’Ukraine. Les Américains prétendent que les Russes menacent le pays, les Russes que la CIA, dont le patron est venu à Kiev la semaine dernière, a fomenté la révolution.

Lire la suite

Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?

Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?

05/04/2014 – VIDÉO – La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c’est bien l’incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves. Un documentaire vidéo pédagogique de Gabriel Rabhi, fils de Pierre Rabhi.

http://www.youtube.com/watch?v=V9ET2udUK90

Crimée : la Russie propose la création d’un groupe de soutien international pour l’Ukraine

Crimée : la Russie propose la création d’un groupe de soutien international pour l’Ukraine

Armes de la Fédération de Russie. DR

22/03/2014 – MOSCOU (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Alors que les capitales européennes retiennent leur souffle au sujet de la crise criméenne, la Russie vient de faire une proposition qui pourrait radicalement changer la donne.

On savait les Russes maîtres dans le domaine des échecs. Ils viennent à nouveau de prouver leur grand sens stratégique. Mercredi, le ministère des Affaires étrangères russe publiait en effet une déclaration qui, si elle est largement passée inaperçue de la grosse presse, doit actuellement donner bien du fil à retordre aux chancelleries occidentales. Ce document rappelle tout d’abord que la Russie n’est pas responsable de la crise actuelle, qui résulte, « d’une crise profonde de l’Etat ukrainien, qui a conduit à l’escalade brutale des antagonismes entre les différentes parties du pays ».

Coup de patte également au camp occidental qui ferme délibérément les yeux sur la nature de certains mouvements qui ont œuvré à la chute de Viktor Ianoukovitch. Le document dénonce « la renaissance d’une idéologie néo‑nazie », et prône « la nécessité pour les politiciens ukrainiens de se dissocier des ultra‑nationalistes et d’arrêter leurs tentatives de déstabilisation des différentes régions du pays ». Pour Moscou, il est essentiel de commencer par rétablir l’ordre et la sécurité des Ukrainiens.

Lire la suite

La crise ukrainienne et la troisième voie géopolitique

La crise ukrainienne et la troisième voie géopolitique

19/03/2014 – KIEV (via Polémia)
Polémia a reçu de son contributeur franco-croate, Jure Georges Vujic, une analyse géopolitique de la crise ukrainienne. Donner accès à la diversité des points de vue fait partie de notre ligne éditoriale. Nous la soumettons donc à la réflexion de nos lecteurs.


Il semblerait que la crise ukrainienne divise la mouvance nationale et eurasiste en deux camps, le premier soutenant l’opposition nationaliste ukrainienne en tant que vivier identitaire et vecteur national-révolutionnaire, le second, le camp des «eurasistes» russophiles, qui, pour des raisons géopolitiques anti-atlantistes, soutiennent l’intervention russe en Crimée. Pourtant, cette vision binaire demeure quelque peu simplificatrice. C’est pourquoi je réitère « qu’il faut savoir raison garder » et que la démesure dans l’analyse géopolitique, le jusqu’au-boutisme et l’engouement belliciste ne font que conforter une fois de plus l’hybris et le conflit entre des peuples européens et, une fois n’est pas coutume, sur la terre européenne.

Bien sûr, il faut rappeler que suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d’accords commerciaux avec l’Union européenne, le camp atlantiste et américain a tenté d’orchestrer une seconde « Révolution orange » cette fois-ci en s’appuyant et en manipulant des groupes ultranationalistes ukrainiens aux fins d’installer un pouvoir pro-occidental à Kiev. Le nationalisme ukrainien extrêmement dynamique est autant antirusse qu’antioccidental alors que les arguments de l’adhésion à l’UE servent uniquement de levier d’émancipation de la tutelle russe. Par ailleurs, l’expérience de la Hongrie de Orban démontre très bien que l’on peut être dans l’UE et mener une politique nationale et souverainiste.

D’une part, je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’une confrontation entre une vision eurasiste pro-russe et un nationalisme ukrainien pro-atlantiste. Il faut avoir à l’esprit la question de la légitimité des manifestations du peuple ukrainien systématiquement spolié et paupérisé par des régimes corrompus et oligarchiques successifs, tour à tour pro-occidentaux et pro-russes (la famille du président Viktor Ianoukovitch s’est enrichie de près de 8 milliards d’euros par an). D’autre part, l’opposition entre le sud-est russophone de l’Ukraine et l’EuroMaidan s’est cristallisée en raison du ressentiment antirusse qui s’est développé dans la partie occidentale de l’Ukraine. Si une partie des habitants s’est organisée en formations paramilitaires et a manifesté contre le nouveau gouvernement de Kiev, c’est parce que la révolution a gagné à ses yeux une connotation antirusse plutôt que pro-européenne.

Lire la suite

La crise de l’euro frappera-t-elle bientôt l’Europe du Nord ?

La crise de l’euro frappera-t-elle bientôt l’Europe du Nord ?

Une étude avertit les Européens: la crise de la monnaie unique s’étendra probablement à la Belgique et à la Finlande. Le “Centre de Politique Européenne” (CPE) vient de publier un rapport qui suscite l’inquiétude. Selon cette étude, la crise de la dette, malgré le calme relatif qui règne aujourd’hui sur les marchés financiers internationaux, pourrait très bien s’étendre, notamment à des pays d’Europe du Nord. Pour la première fois, deux pays d’Europe du Nord, la Finlande et la Belgique sont frappés par une capacité déclinante à obtenir des crédits, tout comme les pays d’Europe méridionale.

Certes, la Belgique est considérée depuis longtemps comme un pays potentiellement en crise, à cause de la dette de l’État qui frise les 100% du PIB mais, pour la Finlande, l’alerte est nouvelle bien qu’elle étonne encore. Ce pays du Nord avait été considéré jusqu’il y a peu comme un roc inébranlable dans la tempête.

Même si ces deux pays, peu peuplés, ne doivent pas être considérés comme des poids lourds sur le marché, on a tout lieu de s’inquiéter de voir des pays du Nord se joindre à la liste des pays à problèmes, déclare le président du CA du CPE, Lüder Gerken. Dans les deux pays, on peut constater une involution, un ressac. Certes, les deux Etats nord-européens peuvent encore contracter des dettes; cette position, dont ils bénéficient, n’est pas encore véritablement menacée mais le taux de consommation est encore trop élevé en Belgique comme en Finlande.

Article paru dans “Zur Zeit”, Vienne, n°9/2014.

Crédit photo : environmentblog via Flickr (cc)

Dimitrios Papageorgiou : “Ils ont montré aux Grecs qu’il était possible de changer les choses par l’activisme” (2/2)

Dimitrios Papageorgiou : "Ils ont montré aux Grecs qu’il était possible de changer les choses par l’activisme" (2/2)

Rassemblement de l’Aube dorée en décembre 2010.

02/03/2014 – ATHENES (NOVOPress)
Dimitrios Papageorgiou est l’éditeur de Patria Magazine, référence de la droite radicale grecque. Observateur avisé de la vie politique de son pays, il a bien voulu répondre aux questions de Novopress pour nous parler de la jeunesse hellénique, de la crise grecque, de l’Aube dorée…


Quel est votre avis au sujet de l’Aube dorée et de ce qu’elle a accompli jusqu’à maintenant ? Quel est son talon d’Achille ?

L’Aube dorée est très importante pour la mouvance grecque. Ils ont réussi à survivre pendant des décennies alors que d’autres formations se disloquaient. Ils ont réalisé quelque chose d’une grande ampleur : ils ont montré aux Grecs qu’il était possible de changer les choses par l’activisme, qu’il n’était pas nécessaire d’attendre que l’Etat autorise le changement… Ils ont redonné à l’engagement politique son véritable sens : militer quotidiennement, sept jours sur sept, trois-cent soixante cinq jours par an. Pas seulement face aux caméras de télévision mais par du travail de terrain. Ils sont parvenus à se rendre médiatiquement acceptables. L’Aube dorée représente le dernier coup porté au politiquement correct en Grèce, criblé de toutes parts depuis quelques années.

Leur talon d’Achille est leur croissance exponentielle depuis deux ans. Je serai franc : ils n’ont pas la « tradition » politique et les infrastructures suffisantes pour assimiler les centaines de personnes qui ont rejoint leurs rangs. Or, ils ont accepté toutes sortes d’excités et de néophytes. Autant que je sache, je doute vraiment qu’ils puissent contrôler tout ce monde.

À propos de la mort d’un antifasciste grec et de la chasse aux sorcières qui toucha l’Aube dorée, vous avez récemment écrit : « Les gens commencent à comprendre le deux poids deux mesures à l’oeuvre, et beaucoup doutent de la version des événements relayée par les médias ». Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? Les esprits sont-ils prêts à accepter un changement politique profond en Grèce ?

Il y a un certain pourcentage de la population grecque qui n’accorde plus le moindre crédit à ce que disent les médias. Les derniers sondages montrent qu’environ 25 à 30% de la population grecque ne croient pas que l’Aube dorée soit une organisation criminelle. Le sondage intervient après deux à trois semaines de lavage de cerveau et de propagande intensifs. C’est fondamental pour comprendre la situation grecque : l’Aube dorée a peut-être baissé dans les sondages (- 7%),  mais ils peuvent encore toucher un tiers des Grecs.

Lire la suite

Les Grands Entretiens de Novopress – Piero San Giorgio : “L’anthropologie montre que l’homme est un animal social” (2/2)

Les Grands Entretiens de Novopress - Piero San Giorgio : "L’anthropologie montre que l’homme est un animal social" (2/2)

28/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien cadre supérieur puis entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies, Piero San Giorgio a fait une arrivée éditoriale remarquée à l’automne 2011 avec la publication de son premier ouvrage “Survivre à l’effondrement économique”. Le titre, qui a remporté un grand succès, a fortement contribué au développement des préoccupations survivalistes et à leur couverture médiatique. Après un deuxième titre “Rues Barbares, survivre en ville” publié en décembre 2012, Piero San Giorgio vient de débuter il y a quelques jours une nouvelle expérience. Nous l’avons rencontré.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Venons-en maintenant à la préparation concrète. J’ai pris conscience de la gravité de la situation actuelle, de la fragilité du système auquel je suis relié et je souhaite me préparer, retrouver une certaine autonomie, par où commencer ?

La prise de conscience est déjà une grande étape. Après, pas besoin de voir grand, de planifier des stratégies très complexes. L’important est de démarrer, quitte à ce que ce soit à petits pas. J’explique dans mes livres qu’une bonne approche est celle qui est équilibrée entre les sept grands points que sont l’autonomie et la préparation pour l’eau, la nourriture, l’hygiène et la santé, l’énergie, la connaissance, la défense et le lien social. Beaucoup de choses peuvent se préparer chez-soi, par soi-même, en lisant, en prenant connaissance de techniques et d’outils et en faisant l’acquisition d’un peu de matériel et de réserves. Dans « Rues Barbares » nous donnons la marche à suivre sur comment démarrer en 30 jours, et à petit budget !

Il n’y a cependant pas de préparation efficace sans changement des modes de vie, vouloir retrouver son autonomie passe donc inévitablement par diminuer ses besoins et revoir son rapport au monde ?

C’est la démarche idéale oui. Une réelle prise de conscience nécessite des changements. Toutefois, ces changements peuvent ne pas être radicaux. Pas besoin de vivre avec des chèvres dans le Larzac, pas besoin de se faire construire un abri antiatomique.

L’équilibre est essentiel. Equilibre dans son travail, entre ses besoins de revenus et ses aspirations personnelles, entre désir d’indépendance et le confort qu’offrent les systèmes d’infrastructure de la civilisation, entre désir de vie saine et d’harmonie avec la nature et l’environnement et nos désirs de consommateurs. Tout cela peut se faire progressivement, petit à petit, sans frénésie et sans panique. Le résultat est au final des besoins plus modestes et plus de bonheur, comme en témoignent de nombreuses personnes et comme c’est le cas pour moi.

Lire la suite

Edouard Limonov : “La Russie vit des jours nerveux”

Edouard Limonov : "La Russie vit des jours nerveux"

28/02/2014 – MOSCOU (NOVOpress)
La crise ukrainienne ne semble pas terminée mais bien au contraire s’achemine vers un niveau plus important suite aux événements récents en Crimée. Novopress a tenu à interroger Edouard Limonov. Fondateur du mouvement national-bolchévique, Edouard Limonov est un opposant virulent à Vladimir Poutine, tout en voulant restaurer la grandeur russe. Cet entretien a été réalisé et traduit le 21 février 2014 par Vladimir Berezovski, les questions étant formulées par Arnaud Naudin.


La crise ukrainienne connaît depuis quelques jours une nouvelle étape, avec des affrontements mortels (on compte plusieurs dizaines de victimes). Cela conforte-t-il le parallèle que vous avez établi avec la Roumanie de Ceausescu et le bobard de Timisoara ?

Les premières « victimes » : Serge Nigoyan, Mikhail Zhiznevski ont été fusillés par une arme de chasse très appréciée des partisans de Bandera : le fusil à canon scié. Ils ont été présentés dans la salle du conseil municipal de Kiev et l’on ne sait pas où ils avaient été tués réellement. Et Nigoyan, (Arménien membre d’ASALA) et Zhiznevski (nationaliste biélorusse) sont des cadavres classiques « de Timisoara ». Ce sont des étrangers, ils n’ont pas eu pitié d’eux. Maïdan avait besoin de cadavres pour son affaire, c’est pourquoi les cadavres sont apparus. Les cadavres des derniers jours sont déjà les cadavres de la guerre civile.

Bien qu’opposant à Vladimir Poutine, vous ne soutenez pas les opposants en Ukraine. Ne considérez-vous pas comme légitime la volonté d’indépendance des Ukrainiens vis-à-vis de la Russie ? Faut-il alors restaurer le grand empire russe (celui des Tsars et celui de l’époque soviétique) ?

De quels « Ukrainiens » parlez-vous exactement ? Il y a au moins deux Ukraine. Que les maïdanistes soient contre le régime de Ianoukovitch (qui n’est qu’un escroc au pouvoir) n’en fait pas des opposants idéologiques au régime. C’est l’insurrection de la minorité active des régions occidentales, rattachées à l’URSS seulement dans les années 1939-1945. Leurs grands-pères voire même leurs pères étaient nés en Autriche-Hongrie ou en Pologne, ils ont une hostilité ancestrale vis-à-vis de l’Ukraine de la rive gauche de Dniepr et vis-à-vis de l’Ukraine du Sud : « l’Ukraine russe » (ce sont les trois quarts de l’Ukraine). Nous avons donc une insurrection des régions occidentales dans l’objectif de soumettre toute l’Ukraine.

La guerre civile existe et continuera mais ils ne pourront pas soumettre toute l’Ukraine. Ils n’auront pas assez de forces en fin de compte, même s’ils ont du succès actuellement.

Lire la suite

Grèce – Dimitrios Papageorgiou (Patria Magazine) : “Nous avons été la frontière de l’Europe pendant mille ans” (1/2)

Grèce - Dimitrios Papageorgiou (Patria Magazine) : "Nous avons été la frontière de l'Europe pendant mille ans" (1/2)

L’Acropole d’Athènes

27/02/2014 – ATHENES (NOVOPress)
Dimitrios Papageorgiou est l’éditeur de Patria Magazine, référence de la droite radicale grecque. Observateur avisé de la vie politique de son pays, il a bien voulu répondre aux questions de Novopress pour nous parler de la jeunesse hellénique, de la crise grecque, de l’Aube dorée…


Bonjour Dimitrios, pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs de Novopress ?

Eh bien, comme disent les Chinois, « je vous maudis à vivre en des temps intéressants ». Être un journaliste à une époque intéressante, je pense que c’est une double malédiction. Car la Grèce traverse des temps “intéressants” en effet. J’ai 32 ans, je travaille dans deux journaux grecs, je suis l’éditeur de Patria Magazine et également, de temps à autre, producteur d’émissions radios. J’ai été engagé dans des mouvements patriotes depuis mes 15 ans et j’ai passé 6 mois, 2 jours et deux heures en prison après avoir été la cible d’un groupe de gauchistes. Mon projet principal est Patria Magazine, qui est bimensuel. J’écris aussi de temps en temps en anglais pour www.alternativeright.com.

D’après vous, quels sont les principaux responsables de la crise grecque ?

Cela dépend de jusqu’où vous souhaitez remonter dans l’histoire de la Grèce. Si vous allez suffisamment loin, vous pouvez blâmer l’occupation turque. La Grèce n’a pas connu de révolution industrielle et c’est une société largement agricole jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Ensuite, nous avons subi une longue guerre civile qui détruisit la plupart des infrastructures existantes. Puis est venue la “libération démocratique” qui a mené à la corruption et au triomphe idéologique de la gauche. Si vous ne voulez pas remonter aussi loin dans le passé, les années après la junte militaire était un désastre économique total. Népotisme, corruption et bien sûr l’immigration constituent ce que Guillaume Faye appelle la “convergence des catastrophes”. La crise mondiale actuelle a amené la situation à un point de non-retour et notre économie s’est effondrée. Nous verrons si cela est bon ou mauvais, car la crise économique a réussi à saper le bipolarisme politique en Grèce. Les gauchistes comme les nationalistes sont en pleine croissance, nous verrons qui sera le plus fort, et si le système y survivra.

Lire la suite

Les Grands Entretiens de Novopress – Piero San Giorgio : “Aider le maximum de gens à prendre conscience” (1/2)

Les Grands Entretiens de Novopress - Piero San Giorgio : "Aider le maximum de gens à prendre conscience" (1/2)

26/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien cadre supérieur puis entrepreneur dans le secteur des nouvelles technologies, Piero San Giorgio (photo) a fait une arrivée éditoriale remarquée à l’automne 2011 avec la publication de son premier ouvrage “Survivre à l’effondrement économique”. Le titre, qui a remporté un grand succès, a fortement contribué au développement des préoccupations survivalistes et à leur couverture médiatique. Après un deuxième titre “Rues Barbares, survivre en ville” publié en décembre 2012, Piero San Giorgio vient de débuter il y a quelques jours une nouvelle expérience.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Comment un cadre dirigeant parfaitement intégré professionnellement à la superclasse mondialisée se retrouve un jour frappé par “le monde tel qu’il ne va pas” et s’interroge sur “l’effondrement qui vient” ?

C’est le cumul d’expériences et de ressentis personnels. D’une part j’ai eu la chance de beaucoup voyager, notamment en Afrique, et de voir la réalité de notre monde : la surpopulation, les vagues migratoires, l’urbanisme dément, la consommation énergétique… Et d’autre part, je suis féru d’histoire et les effondrements économiques, civilisationnels, etc… sont relativement fréquents et sont passionnants, même si tragiques. Enfin, ma curiosité à essayer de comprendre le « comment ça marche » de notre monde moderne m’a fait prendre conscience que nous sommes au cœur d’une convergence de tendances lourdes aux conséquences catastrophiques : surpopulation, tarissement des ressources naturelles notamment pétrole et minerai, surexploitation et pollution de nos écosystèmes notamment pénuries des sols fertiles et de l’eau potable, économies globalisées et financiarisées, crise structurelle du chômage avec perte de valeurs morales en Occident … La liste est longue et tout nous amène à rendre très fragile et imprévisible un système économique déjà trop complexe et en perte de contrôle.

Bien que cadre supérieur, je n’étais qu’un tout petit rouage dans la machine. Malgré un bon salaire – qui parfois me manque, je l’avoue – je n’avais rien pour m’en sortir réellement, si l’effondrement de notre système arrivait, comme je pense qu’il arrive dans la décennie.

Lire la suite

De nombreuses manifestations secouent le Venezuela

De nombreuses manifestations secouent le Venezuela

25/02/2014 – CARACAS (NOvopress via le Bulletin de réinformation)
Au Venezuela, l’opposition au président Nicolas Maduros (photo), successeur d’Hugo Chavez, appelait à manifester samedi dernier dans les rues de Caracas. Henrique Capriles, ancien candidat présidentiel et figure de l’opposition, appelait également à manifester ce jour‑là contre les groupes paramilitaires et la violence.

Le mouvement, initié à la suite d’un fait divers, s’est ensuite fait l’écho de nombreuses revendications, notamment au sujet de l’insécurité et de la situation économique du pays. L’opposition dénonce l’emploi de méthodes répressives à l’encontre des manifestants. On compte actuellement au moins neuf morts et 150 blessés. Une centaine d’arrestations ont également eu lieu.

Crédit photo : Fabio Rodrigues Pozzebom/ABr via Wikipédia (cc).

“L’Europe en crises…”. Ce soir 21 février sur Méridien Zéro

"L'Europe en crises...". Ce soir 21 février sur Méridien Zéro

21/02/2014 – PARIS (NOVOpress) – Ce vendredi 21 février, dans son émission qui sera diffusée de 21 heures à 23 heures, la webradio Méridien Zéro déroule un panorama actualités centré sur les facteurs de crise en France et en Europe. Avec PGL, Adrien Abauzit et Gérard Vaudan.

A la barre, Lt Sturm. A la technique, lord Gandalf.

Important : Cette émission a été enregistrée quelques jours avant les derniers évènements tragiques de la place Maïdan à Kiev, en Ukraine.

Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.