Crise sanitaire – Le pouvoir et la responsabilité

Lors de son allocution du 13 avril, le chef de l’Etat a prononcé une phrase qui mérite d’être relevée. De mémoire: « Des choses n’ont pas bien fonctionné (dans la crise du covid) nous en tirerons les conséquences ». Il est essentiel de rappeler que le pouvoir politique ne se conçoit pas en dehors de la responsabilité. Les deux ne peuvent pas être découplés. Le pouvoir est source de contentement personnel: pour un esprit sain, la satisfaction de servir l’intérêt général; et pour un cerveau pervers, la pure jubilation narcissique. Mais cette satisfaction, qu’elle qu’en soit la nature, a une contrepartie: la responsabilité. Le personnage qui incarne le pouvoir incarne aussi, par définition, la responsabilité. Dès lors qu’il exerce la mission de décider, il est personnellement comptable de ses décisions ou de ses non décisions et de leurs conséquences. Le chef choisit lui-même son entourage.

Il arbitre entre les choix qui lui sont proposés. Si l’appareil de décision dont il est en charge ne fonctionne pas correctement, souffre de dysfonctionnements, il lui incombe de prendre, quand il en est temps, les décisions pour y remédier. S’il n’est pas correctement informé, c’est qu’il ne s’en est pas donné les moyens, en particulier dans le choix de ses collaborateurs. Idem, s’il est mal conseillé, cela signifie qu’il s’est trompé sur le choix de son entourage. Par ailleurs, s’il n’est pas libre de choisir ses collaborateurs, si ces derniers lui sont imposés, et s’il accepte d’en être l’otage, cela signifie qu’il n’est pas digne de sa mission. L’attitude de dirigeants politiques qui se défaussent sur leur administration pour l’accabler des insuffisance ou des désastres est inepte. Le pays élit des gouvernants et leur confie son destin sur la base des promesses de ces derniers.

S’ils réussissent et si le pays est heureux, ils méritent des lauriers. Si le pays sombre dans le chaos et la détresse, sans qu’ils ne lui apportent de solution satisfaisante, cela signifie qu’ils ont failli dans leur tâche. Ils sont à coup sûr seuls et uniques responsables.

Quant un drame éclate, faute d’anticipation ou de préparation suffisante, la responsabilité est avant tout celle des autorités politiques auxquelles le pays a fait confiance. Chercher des boucs émissaires, quels qu’ils soient – prédécesseurs, fonctionnaires, collaborateurs, experts, peuple – pour se dérober à sa responsabilité, est la quintessence de la misère politique.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Un discours d’un vide sidéral – Un mois ferme !

Vingt-huit minutes. Le discours prononcé par le chef de l’Etat était long. Inversement proportionnel à la densité de son contenu. Dans les dix premières minutes, il a fallu se concentrer pour réussir à tirer la moindre information du laïus. Fidèle à lui-même, Emmanuel Macron a, avec une aisance parfaite, débité du vide. Le temps des discours énergiques du début du quinquennat, comme celui qu’il avait prononcé pour Arnaud Beltrame, semble dater d’une éternité. Ces discours étaient à l’époque écrits par Sylvain Fort, un auteur publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux bien connues de nos lecteurs, et gage d’une certaine qualité de style.

Peut-être est-ce en son souvenir qu’Emmanuel Macron a eu quelques éclairs de vérité, en particulier lorsqu’il a reconnu « des failles et des insuffisances. » Plus encore : « Etions-nous préparés à cette crise ? A l’évidence, pas assez. » Une manière de répondre non. « Mais, comme vous, j’ai vu des ratés, des lenteurs. […] Nous en tirerons toutes les conséquences, le moment venu. » Des déclarations exaspérantes, car elles laissent toujours espérer une prise de conscience présidentielle, mais s’arrêtent toujours à quelques pas du concret. Les téléspectateurs durent patienter jusqu’à 20h10 pour avoir une première information, soit après huit minutes de pédalage dans la semoule : le début du déconfinement se fera à partir du 11 mai, soit dans un mois. C’est tout. Pas de précisions claires sur le calendrier envisagé, sur les métiers qui reprendront, sur les rassemblements privés ou publics comme les mariages : le flou le plus absolu. A peine quelques indications, comme la réouverture des crèches, des collèges et lycées, mais pas de l’enseignement supérieur. Et le plus important, les bars ne sont pas près d’ouvrir.

Sur le plan financier, Emmanuel Macron a assuré qu’une aide particulière sera versée aux familles les plus modestes, et aux étudiants les plus précaires. Les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie, durement touchés, bénéficieront aussi d’aides. Enfin, le président a appelé à « l’annulation massive de la dette africaine ». La Corrèze aura moins que le Zambèze.

Vers 20h20, le président a désigné l’emploi massif de masques et de tests comme étant les clefs pour un déconfinement définitif. Il aura fallu quatre mois pour que l’Etat français finisse par le reconnaître, face au consensus mondial et à la réussite insolente des pays d’Extrême-Orient. Pour exemple, la Corée du Sud a organisé ce week-end des élections, avec des bureaux de vote sécurisés, où le matériel de protection individuelle et collective était largement distribué. Pas certain que Sibeth Ndiaye passe le printemps : la porte-parole ne peut pas être lâchée en pleine crise, mais ses initiatives désastreuses et mensongères ont été rattrapées par la réalité.

Enfin, dans les derniers instants, Emmanuel Macron a assuré qu’il avait pris conscience qu’il allait falloir changer, et faire émerger un nouveau monde. « Chacun va devoir se réinventer, et moi le premier. » Au programme de son chemin de Damas, la reconstruction d’une souveraineté industrielle, médicale, plus de social, et plus d’humilité. Encore eût-il fallu qu’il précisât quelle entité bénéficiera de cette souveraineté retrouvée. L’UE ou la France ?

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 14 avril 2020

“Amateurisme”, “improvisation” : l’opposition ouvre le feu après l’allocution de Macron

Pour la quatrième fois depuis le début de la crise du coronavirus, le président de la République a pris la parole devant les Français. Le chef de l’État n’a toujours pas convaincu les responsables politiques de l’opposition.

Lundi 13 avril au soir, Emmanuel Macron a prononcé une allocution télévisée, la quatrième depuis le début de la crise du coronavirus, pour faire le point sur l’épidémie. Il y a notamment annoncé une potentielle fin du confinement prévue pour le 11 mai et une réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées. Le chef de l’État s’est également plié à une ébauche de mea-culpa sur la façon dont la France gère la crise, et a reconnu qu’elle n’y était « à l’évidence pas assez préparée ». Insuffisant pour les responsables politiques de l’opposition, qui ont tous fait savoir leur mécontentement.

« Autojustification » et « aveu de faiblesse » pour le Rassemblement National

À l’issue du discours du président de la République, droite comme gauche se sont accordées pour dire que le gouvernement n’était pas à la hauteur de cette crise sanitaire majeure. Pour le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu, le président de la République a adopté une « stratégie défensive » qui « masque un certain amateurisme ». « Le président a passé beaucoup de temps dans une sorte d’autojustification de ce qu’il faut bien appeler aujourd’hui un fiasco », a estimé le député du Nord sur Twitter. « Ce sont des pansements, ici et là, mais qui ne permettent pas de tracer des perspectives. Que vont devenir nos coiffeurs, nos fleuristes, nos restaurateurs ? Rien », a-t-il déploré.

Interrogé par BFMTV, le vice-président du RN Jordan Bardella ne dit pas autre chose. « Qu’Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement, les Français s’y attendaient bien sûr, mais ça reste un aveu de faiblesse : on n’a pas d’autre choix que de gagner du temps par manque de masques et de tests », a-t-il fait valoir.

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Annulation de la dette des pays africains : exigeons des contreparties !

Suite à la prise de parole du président de la République, les Identitaires ont réagi au projet d’annulation de la dette des pays africains…

Emmanuel Macron a annoncé lundi soir une annulation de la dette des pays africains. Celle-ci ne vise pas à contenir l’épidémie mais à stabiliser les régimes africains au sortir de la crise sanitaire. Qu’a demandé le président de République en échange de cette générosité ?

Les dirigeants africains se sont-ils engagés à tout entreprendre pour mettre fin à l’immigration illégale ? Se sont-ils engagés à accepter le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière en France ?

Les Français sont en droit de l’exiger, il en va plus que jamais de leur sécurité. La menace sanitaire s’ajoute durablement à toutes celles que faisait déjà peser l’immigration massive. Dans cette crise sans précédent, le président serait avisé de défendre enfin les intérêts des Français.

Texte repris du site de : Les Identitaires

Laurent Obertone : « Pour nos dirigeants, rétablir les frontières n’est qu’une question de communication, et dès que ça se calmera, ils s’empresseront de les abolir de nouveau ! »

Laurent Obertone rappelle que d’un point de vue progressiste, toute frontière est un scandale permanent. Elle symbolise la cellule d’un organisme à part entière… Il rappelle donc que le rétablissement des frontières n’est qu’une question de communication. Et dès que ça se calmera, les dirigeants actuels s’empresseront de les abolir de nouveau.
Découvrez cet entretien publié sur le site Boulevard Voltaire.

Un clandestin « déséquilibré » soudanais poignarde au hasard dans les rues, il fallait s’y attendre ?

Pour une fois, il n’est pas présenté comme un « déséquilibré ». On ne lui connaît pas d’antécédents psychiatriques. Il s’agit simplement d’un brave réfugié qui, n’écoutant que son courage, a fui la guerre pour venir la faire ici. Il est installé depuis 2017 et se plaignait, selon le parquet antiterroriste, de « vivre dans un pays de mécréants ». Il semble qu’il n’ait pas eu la présence d’esprit, durant sa longue fuite, de privilégier une terre d’islam.
Mais évidemment, il fallait s’y attendre, et on doit s’y attendre tous les jours. Des milliers de profils similaires se promènent dans notre pays, sous tous les radars, ou pire, « suivis » par nos services compétents, jusqu’à ce qu’ils passent à l’acte.

Un parcours classique : entré illégalement, classé réfugié, il poignarde au nom d’Allah. La récurrence du profil frappe. Sommes-nous déjà habitués à ce genre de faits divers ?

C’est du domaine du possible : nous sommes déjà totalement résignés à vivre sous la menace terroriste, et dans un climat d’insécurité « ordinaire », qui n’en est pas moins aberrant. Ces « réfugiés », dont on ignore tout, sont installés de force dans tout le pays, par les autorités et des associations subventionnées radicales, qui ne se fixent aucune limite en la matière. Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, ne voulait pas de leur installation et a dénoncé le manque d’informations délivrées par les associations. Peine perdue. L’immigration en général va à l’encontre de la volonté populaire, qui est théoriquement souveraine… C’est l’État qui nous l’impose et dépossède ainsi littéralement les Français de leur territoire et de leur souveraineté. C’est un problème.

Les frontières n’arrêtent pas le virus mais elles n’arrêtent pas non plus les tueurs… Comment expliquez-vous ce blocage idéologique dès que cela touche à la frontière ?

D’un point de vue progressiste, toute frontière est un scandale permanent. Elle symbolise la cellule d’un organisme à part entière, ce qui n’est pas franchement inclusif. On ne peut pas faire plus national et populiste. N’oublions pas, cependant, que ceux qui prônent leur abolition, pour faire reluire leur « bonté » à grands coups d’argent public, disposent de frontières sociales infranchissables…
Pour nos dirigeants, rétablir les frontières n’est qu’une question de communication, et dès que ça se calmera, ils s’empresseront de les abolir de nouveau. Certes, l’argument phare des immigrationnistes, « les frontières ne servent à rien », en prend un sérieux coup sur la carafe. Mais ça ne les empêchera pas, pour autant, de continuer leur travail de sape quant à notre devoir d’accueil infini. Ces gens sont animés par une forme de fanatisme idéologique qu’aucun argument n’arrêtera.

Comment voyez-vous la sortie de confinement ? Est-ce qu’il y aura un avant et un après ?

Ça dépend de la manière dont se déroule cette sortie. S’il n’y a pas de trop lourdes conséquences économiques, tout recommencera comme avant. Il ne faut pas sous-estimer la capacité d’oubli des foules. Tout le monde sera très pressé de revenir à sa routine, travail-consommation, frontières ouvertes, tueurs fous et insécurité ordinaire. Du moment qu’on a la santé…

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coronavirus. Des partis-pris idéologiques qui engendrent un déni permanent de réalité

En plein milieu de la crise sanitaire, Emmanuel Macron change une fois de plus son équipe de communication. Comme si seule la communication importait ! Alors que le poids donné aux « experts » et à un prétendu « conseil scientifique » souligne en contrepoint la faillite de la décision politique… Or c’est au politique d’effectuer des choix, il n’a pas à laisser à d’autres le soin de le faire à sa place.

Dans le texte qui suit, Xavier Guilhou, ancien responsable de la DGSE dans les années 1980, engagé dans la montée en puissance des opérations spéciales (COS) dans les années 1990, spécialiste reconnu de la prévention des risques, de la gestion des crises et de l’aide à la décision stratégique dresse un bilan sévère de la gestion de la crise par les autorités françaises.

Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes communication Xavier Guilhou déclare déclare notamment:

[…] Quand on utilise le mot “guerre” vers les populations avec à côté le terme d’“urgence sanitaire” pour le corps médical, l’écart est tel qu’il génère immédiatement du doute, de l’inquiétude voire de la contestation dans le mode de pilotage de la crise. D’autant que la résonance des autres postures au niveau international interpelle sur la véritable nature de la crise. Quand d’autres pays voisins passent en mode “état d’urgence” ou “état d’exception”, personne ne comprend que dans un monde théoriquement globalisé, il y ait autant de différences sémantiques et juridiques…

Tout ceci contribue à fractaliser les modes de représentation et à douter des choix retenus par les exécutifs, voire à s’imaginer que nous sommes victimes de complots… La rumeur devenant plus virale que le virus lui-même… Les mots choisis, les postures retenues, la façon d’expliciter les priorités sont déterminants. A partir du moment où, pour appliquer le principe de précaution, vous donnez le pouvoir dès le départ aux médecins sur ce type d’évènements, qui n’est pas que technique, vous perdez immédiatement en crédibilité sur le plan stratégique. Puis, lorsque vous le reprenez, toujours en vous protégeant derrière de multiples comités Théodule, pour le passer au monde sécuritaire et militaire, sans pour autant prendre les décisions qui s’imposent, vous perdez toute légitimité sur le plan stratégique. Le risque, c’est petit à petit de glisser dans un pilotage dégradé où vous ne ferez plus que du commentaire de chiffres et où vous ne pourrez que constater l’écroulement de vos dispositifs de survivance. C’est un peu mai 1940 ! Sur une pandémie comme le Covid-19 qui est mondiale, et qui est de l’ordre non pas d’une crise classique mais d’une grande catastrophe planétaire, il faut tout de suite et en peu de mots incarner et injecter du sens. […]

Je suis stupéfait par l’incapacité collective des circuits de décision – notamment étatiques – à remettre en cause un tant soit peu la complexité de l’ensemble de leur planification, avant tout pour des motifs d’ordre idéologique. Marc Giroud, qui fut l’un des fondateurs du Samu et de la médecine d’urgence en France, disait volontiers que, quand survient une crise majeure, la première victime, c’est le plan. En effet, pour ne pas se laisser submerger par les événements, il faut être capable, à très grande vitesse, de reprendre des bribes de tout ce que l’on a mis au point comme modèle d’organisation, puis de repartir d’une page blanche et de reconstruire le plan en urgence, adapté à la nature du problème à traiter. Or, aujourd’hui, on est dans une situation diamétralement inverse. Que va-t-il se passer lorsque les digues cèderont une à une, hôpitaux débordés, sécurité dépassée…? Bref, on essaie de contenir mais sans faire montre de notre capacité à s’adapter. Avec à la clé un dangereux effet domino qui risque fort de survenir, que l’on tente tant bien que mal de contenir. Une telle posture interdit mentalement la prise en compte des réalités et par conséquent, rend impossible un réel pilotage de crise. Tout cela pour ne pas avoir su s’extraire de la complexité et en revenir enfin à des choses simples. Notre mental est bloqué par nos partis-pris idéologiques, lesquels engendrent un déni permanent de réalité.

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Crise sanitaire – La sidération, antichambre du flicage

Restez chez vous, demeurez confinés, écoutez religieusement Jérôme Salomon – qui, conseiller de Macron au moment de la campagne présidentielle, avait mis en garde ce dernier contre l’impréparation de notre pays en cas de crise sanitaire – asséner méthodiquement les chiffres de la progression du Covid-19 dans notre pays, et vous êtes chaque jour un peu plus gagnés par la peur, terrorisés et paniqués par cette accumulation d’images macabres et de propos alarmistes, alors que, voici deux mois à peine, ledit virus ne devait pas passer par nous, foi de Buzyn et consorts. Question bobardement, il faut dire, comme le rappelle Marine Le Pen, qu’ils sont champions toutes catégories.

La manipulation des esprits

L’émotion prend donc le pas sur la raison chez nos compatriotes terrés chez eux à l’idée qu’ils pourraient être frappés à leur tour. C’est le moment pour le pouvoir médiatique et politique de distiller alors savamment son venin et de nous mettre dans un état de sidération psychique en alignant des chiffres. Un décompte qui crée une ambiance anxiogène comme celle qui s’installa à Auschwitz-Birkenau au moment de l’épidémie de typhus. Pas de quoi réjouir le péquin moyen qui tire sur sa clope et sirote une bière en regardant la télé. Mais chaque année, la Grande Faucheuse rafle plus de dix mille personnes, mortes du virus grippal, sans la mise en place du moindre isolement et de la restriction des libertés fondamentales à laquelle nous sommes soumis depuis maintenant plus de quinze jours.

Des chiffres morbides

Cette avalanche de chiffres alarmistes trouve son origine dans les modèles prédictifs de contagions en cas d’épidémie mis au point par un épidémiologiste britannique, Neil Ferguson de l’Imperial College de Londres. Ce dernier qui a l’oreille des chefs d’Etat du monde entier, leur a vendu ses analyses qui prévoyaient la bagatelle de 500 000 morts en France et de plus de 2 millions aux Etats-Unis, faute d’un confinement de dix-huit mois. Il a tout simplement confondu le nombre de gens contaminés avec ceux qui sont testés positifs, et établi ses prévisions mathématiques sur la base des premiers chiffres venus de Chine. Parvenue sur le bureau de Macron pendant la première quinzaine de mars, son étude a été déterminante dans la décision présidentielle de mettre tout le monde sous cloche, à part bien sûr les récalcitrants des banlieues de l’islam. Et de satisfaire ainsi à « cette mondialisation qui nous rend littéralement malades et est devenue invisible et délétère pour nos santés physique, psychique et démocratique », comme le dit la philosophe Cynthia Fleury.

Corbeaux pas morts

Tout le monde se souvient du film de Clouzot Le Corbeau, tourné en 1943 et qui valut à son auteur de vivre de sales moments lorsque les communistes pratiquèrent la chasse à l’homme. Près de quatre-vingts ans plus tard, les choses n’ont guère changé quand on apprend le nombre de coups de fil reçus par les gendarmes et émanant de Français dénonçant des voisins qui mettraient trop le nez dehors et ne respecteraient donc pas les règles du cantonnement. On a même vu un Parisien, ayant choisi l’exode breton, moucharder son voisin paysan qui avait épandu du fumier dans son champ et qui a été tout surpris de recevoir une visite de la maréchaussée. Tétanisés par la peur de la contamination, de courageux anonymes enjoignent à leurs voisins, soignants ou pompiers, de décaniller vite afin de ne pas mettre la vie d’autrui en danger. Mais cela ne les empêche pas, le soir, de jouer les bisounours en applaudissant ces mêmes soignants et en tapant sur des casseroles. Attention toutefois : ces bons citoyens ne se rendent pas coupables de délation, comme naguère les correspondants de la Kommandantur, mais de dénonciation. Nuance !

Violences tous azimuts

On ne sera pas surpris d’apprendre que les violences conjugales ont augmenté de plus de 36 % en même pas deux semaines, ce qui a conduit l’ineffable Castaner à donner aux pharmaciens débordés une activité supplémentaire puisque les victimes de conjoints péteurs de plombs peuvent se confier à l’apothicaire qui contacte les flics. Les enfants ne sont pas épargnés non plus, comme ce gamin de six ans mort dans le « 9-3 » après avoir été tabassé par son père. A Toulouse, deux chiens devenus très agressifs ont été froidement abattus par leur maître alors qu’il n’arrivait pas à les séparer, isolés à trois sur un minuscule balcon. A Nîmes, dans une banlieue sous contrôle de l’islam, une mère de famille frappe des policiers venus interpeller son fils qui violait allégrement les mesures en vigueur depuis le 17 mars dernier.

De nouvelles façons de vivre

Nos compatriotes étant limités dans leurs déplacements, les commandes passées sur Internet via le système du « drive » font fureur. Vous récupérez votre commande dans un espace sécurisé après avoir payé en monnaie virtuelle. Dans les grandes surfaces, vérifiez la date de péremption de vos produits sinon vous risquez vous voir refiler un pack de bouteilles de lait périmées depuis plus d’une semaine, comme cela est récemment arrivé à des amis du Vexin français. Les caissières s’abritent derrière une protection en plexiglas, ce qui leur permet de se protéger mais aussi d’éviter les coups assénés par des clients mal embouchés. On va assister sous peu au retour de l’hygiaphone et de la demoiselle des Postes qui, calfeutrée derrière sa vitre, vous tendait les timbres après avoir ouvert son guichet.

Le flicage global est au rendez-vous depuis que, grâce aux données mobiles fournies par Orange, on a pu déterminer que 17 % des Parisiens avaient pris la poudre d’escampette (parfois pour aller voter dans leur région d’origine, comme les y incitait le gouvernement !) à la mi-mars. Le patron d’Orange Stéphane Richard a justifié leur exploitation qui doit servir au traçage des malades, sur le modèle de l’Allemagne et de la Corée du Sud. Flicage également dans la ville de Sanary où il est interdit de sortir à plus de dix mètres de chez soi et d’acheter une seule baguette de pain. Le tout sous peine d’amende.

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Les premières leçons de l’épidémie de Coronavirus, par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou revient sur les premières leçons à tirer de la crise sanitaire du Coronavirus.

1/ L’institut Iliade devait tenir le 25 avril son VIIe colloque sur le thème : « La nature comme socle ». Par un singulier rappel à l’ordre de la nature, le Coronavirus 19 a conduit à reporter cette manifestation au 19 septembre prochain. Que nous dit le coronavirus ? Que la nature n’est ni bonne, ni méchante, qu’elle est, qu’elle est indifférente.
Répétons-le : le coronavirus n’est ni bon, ni méchant, il est indifférent. Le virus s’est propagé en profitant des faiblesses offertes par la mondialisation : entassement dans les villes, multiplication des échanges et des communications, goût du lucre, éloignement des centres de production et de communication. En même temps, dans le silence des villes et des forêts imposé par le confinement, la nature sauvage reprend ses droits. Malgré les utopies progressistes, la compétition des espèces n’a jamais cessé.

2/ « L’histoire est le lieu de l’inattendu » : jamais la leçon de Dominique Venner ne s’est montrée aussi profonde. L’imprévu ici ce n’est pas le coup de feu tuant un archiduc mais une épidémie mondiale remettant en cause l’ensemble du système économique. Comme la Grande peste marqua la fin du Moyen Âge et les mauvaises récoltes de 1788 préparèrent la Révolution. Sans doute le libre-échangisme mondial se montrera résilient mais tout porte à penser que la thèse de la « mondialisation heureuse » aura du mal à se remettre de l’épidémie.

3/ D’autant que le retour des frontières – thème du VIe colloque de l’Institut Iliade — s’impose comme une réponse à la fois sanitaire, économique, sociétale, politique. Au moment même le refus idéologique des frontières entre peuples et nations débouche sur le rétablissement de frontières intérieures et le confinement à domicile.

4/ « Est souverain celui qui décide des circonstances exceptionnelles » : l’analyse de Carl Schmitt prend ici tout son sens. Ouvrir ou fermer des frontières, confiner ou non la population, faire appliquer partout ou non ces mesures, mobiliser des moyens privés et publics, réquisitionner ou non des produits, sont des décisions politiques. Et seulement politiques. S’abriter derrière des « experts » (souvent bien défaillants d’ailleurs) ou un pseudo conseil scientifique présente un côté dérisoire. Avec la Ve République en France le souverain c’est le président de la République. Qu’il soit bon ou mauvais c’est une autre affaire. Qu’il ait un jour ou l’autre des comptes à rendre, c’est entendu, mais aujourd’hui c’est à lui décider. Pourtant un autre système se profile : la théocratie judiciaire. Saisi par des collectifs de médecins, le Conseil d’État s’est jugé compétent pour statuer sur la nécessité de renforcer ou non le confinement des Français. Certes il s’est gardé de trancher trop nettement mais c’est une avancée de plus vers le gouvernement des juges.

5/ « Politique d’abord » : si le Conseil d’État s‘est retenu d’aller trop loin, c’est qu’il a pris conscience des difficultés d’envahir le champ de la décision politique : car en prendre une exige de s’assurer d’abord de son opportunité mais aussi de sa proportionnalité, de sa pertinence (coût/ avantages), de son acceptabilité et tout simplement de sa faisabilité. Dans la trilogie de la séparation des pouvoirs, le pouvoir judiciaire juge a posteriori, le pouvoir législatif organise a priori, l’exécutif agit dans le présent et pour le futur. C’est le rôle du politique.

6/ Le retour du réel et du risque : le confinement a opéré brutalement un classement entre les tâches essentielles et celles qui le sont moins. Les tâches essentielles : les missions de service public (santé, sécurité, électricité, eau, transports, enlèvement des ordures ménagères) et l’approvisionnement (agriculture, agro-alimentaire, livraisons). Les activités qui le sont moins ? Remplir des tableaux Excel ou préparer un Power Point ! L’épidémie a mis aussi en avant les métiers les plus exposés : soignants mais aussi caissier(e)s. Les plus exposés mais pas toujours les plus considérés, et souvent les plus mal payés. Tel qu’il s’est exprimé jusqu’au 15 mars, le corps médical n’a pas vu venir la crise, mais il est aujourd’hui sur la ligne de front, exposé à la contagion, et son prestige remonte.

7/ La faillite de l’État : aux mains d’experts déconnectés (pour mémoire le Directeur général de la santé est professeur de médecine et infectiologue) l’État a perdu la main. Il n’offre plus sa protection aux citoyens, ce qui est sa première fonction. D’où le retour à la subsidiarité : des soignants fabriquent eux-mêmes leurs masques avec du tissu. D’autres soignants décident de traiter des patients atteints du Covid 19 avec la méthode du professeur Raoult alors que celle-ci n’est pas homologuée, voire déconseillée. Des maires décrètent un couvre-feu.

8/ Le survivalisme n’est pas idiot : les Français découvrent qu’il faut se méfier de l’État et s’organiser de façon autonome. La crise a montré les défaillances du gouvernement : manque de gels hydro-alcooliques, manque de masques, annonces mal préparées, décisions tardives, perte de contrôle d’une partie du territoire. Dès l’annonce du confinement les vieux réflexes d’autoprotection ont repris droit de cité : constitution de stocks alimentaires et pharmaceutiques, exode depuis les villes. La crainte d’autres événements – pillages, émeutes — dans les banlieues ne peut conduire qu’à prendre d’autres précautions : la détention d’armes notamment.

9/ Les banlieues de l’immigration font sécession : alors que dans leur immense majorité les Français ont accepté les mesures très contraignantes de fermeture des écoles, arrêt des entreprises et confinement, la loi commune est particulièrement mal appliquée dans les quartiers à majorités afro musulmanes. Pour une raison simple : beaucoup d’habitants ne se sentent pas concernés par le destin commun des Français et n’ont pas le sentiment d’appartenir au même peuple.

10/ La micro cellule familiale a repris la place centrale dans la vie des Français et des Européens.

11/ L’État, les communes, les entreprises, découvrent qu’ils devront se passer à l’avenir de leurs fournisseurs chinois, ou à tout le moins limiter leur dépendance à l’égard de toute zone de production hors Union européenne.

12/ L’Union européenne est restée hors-jeu en ne fermant pas suffisamment tôt ses frontières extérieures par pure idéologie sans-frontièriste. Et en étant parfaitement inutile par la suite : ses 43 000 bureaucrates n’étant d’aucune utilité ni pour soigner, ni pour produire les biens de première nécessité.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Gestion de la crise sanitaire – Où commence l’inacceptable?, par Maxime Tandonnet

« Et que feriez vous à leur place? » Bonne question. Gouverner dans l’apocalypse est de toute évidence une épreuve terrible. Qui voudrait être à leur place aujourd’hui?

Les dirigeants politiques à la tête du pays, depuis des années, sont avant tout des artistes de la communication. Ils ne sont, pour l’essentiel, ni des visionnaires, sensible à la tragédie de l’histoire et son caractère imprévisible, capables d’anticiper sur l’événement, ni des hommes d’action, susceptibles de faire des choix cruciaux et de décider. Ce sont de brillants acteurs médiatisés, des séducteurs, des virtuoses dans l’art des illusions et des chimères. Tel est le fruit du déclin de l’instruction et de la médiatisation à outrance de la vie publique.

L’absence d’anticipation, les erreurs d’appréciation et les volte-face, font partie des aléas de la vie gouvernementale. Ils relèvent de la responsabilité politique, et non de la responsabilité pénale. En cette période d’anéantissement de la démocratie parlementaire, il incombera au peuple (s’il en est capable) d’en tirer les conclusions le moment venu.

En revanche, par delà les vicissitudes et les errements d’une gouvernance de crise, il est des comportements qui sont par définition impardonnables, inacceptables dans toute tragédie collective et qui eux, ne relèvent pas de l’erreur ni de la responsabilité politique, mais de la faute morale.

Voici des bornes qui ne devraient jamais être franchies :

– Rejeter les torts de l’imprévision et de carences sur les autres, sur les prédécesseurs ou les conseilleurs, réels ou supposés, c’est-à-dire se défausser de ses propres responsabilités;
– Se moquer du monde, des millions de personnes plongés dans le malheur, en se livrant, dans pareilles circonstances, à toute forme de communication narcissique ;
– La mauvaise foi, l’entêtement, l’incapacité à accepter la critique et à reconnaître ses torts même les plus évidents;
– Profiter du chaos et du désarroi pour imposer des mesures non strictement nécessaires et touchant aux libertés, à la démocratie ou aux droits sociaux de la nation;
– Etre affleuré par l’idée même de mettre à profit la tragédie d’une nation dans un objectif personnel de conquête ou de conservation du pouvoir.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La France, malade de ne plus rien produire, par Ivan Rioufol

Les faits sont là, insultants. La France, 6e puissance mondiale, ne produit plus rien de ce qui pourrait la sortir de son confinement sanitaire : ni masques, ni tests, ni respirateurs, ni rien. Pas même du doliprane. La nation, qui s’enorgueillissait de son coûteux système de Santé, est semblable à un pays du tiers-monde dans ses pénuries d’outils essentiels. La voici en effet contrainte, terrassée par le Covid-19, d’appeler à l’aide des pays qui, légitimement, servent en priorité leurs propres intérêts. Le gouvernement s’achemine, faute de solutions alternatives rapides, vers l’imposition d’une quarantaine effective, comme aux pires moments des grandes épidémies de jadis. Le confinement de quinze jours a déjà prolongé de deux semaines, ce week-end, par le premier ministre. Cet immobilisme forcé s’annonce économiquement et socialement explosif. Ce lundi, les premiers masques ont été livrés par la Chine. Mais il en faudrait au moins un milliard pour que la population en bénéficie. Or la France ne peut en fabriquer que 6 à 8 millions par semaine.
Les seuls besoins hospitaliers en demandent 40 millions par semaine. Les tests de dépistage manquent pareillement, faute notamment d’industries françaises de biologie moléculaire. Quand l’Allemagne arrive à proposer dès à présent 500.000 tests par semaine, la France en aligne dix fois moins. Les respirateurs sont semblablement devenus des équipements rares, fabriqués ailleurs pour l’essentiel. Quant à l’usine proche de Lyon qui fabrique de la chloroquine, ce remède contre le virus, elle a été placée en redressement judiciaire. Le naufrage français est impressionnant.

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, assure dans le JDD : “Il n’y a eu aucun retard (…) L’anticipation a été absolue dès le premier jour“, il abime une parole officielle qu’il avait réussi à crédibiliser en usant de sobriété. La défense d’Edouard Philippe n’est pas plus convaincante quand il déclare, samedi : “Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur la prise de décision s’agissant du confinement“. Le premier ministre a assurément pris la bonne décision. Reste que c’est son gouvernement qui avait préalablement autorisé le premier tour des municipales. J’ai moi-même défendu ce choix à l’époque, au vu des éléments qui étaient rapportés.

A posteriori, l’erreur est patente. Toutefois la question est de savoir quel était alors le véritable degré d’information du pouvoir. A en croire depuis Agnès Buzyn, ancien ministre de la Santé, Emmanuel Macron avait été prévenu, le 11 janvier, de la catastrophe (Le Monde, 18 mars). Pourquoi l’Etat ne s’est-il affolé qu’au dernier moment ? Dans le Figaro Magazine, le patron des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, Philippe Juvin, pointe la responsabilité des conseillers, qu’il accuse de “trahison”. Le professeur Didier Raoult, promoteur de la chloroquine, est proche de cette longueur d’onde quand il accuse d’incompétence, dans Le Monde de ce week-end, le Conseil scientifique mis en place par le gouvernement. Les politiques sont-ils à la hauteur ? La question, en tout cas, s’impose.

Ivan Rioufol

Texte daté du 26 mars 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’histoire n’en a pas fini avec nous, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La crise sanitaire engendrée par le Coronavirus frappe une Europe qui pensait être sortie de l’histoire. Face à une situation grave, l’état d’impréparation de nos élites politiques saute aux yeux. Comme si le pire n’était plus possible. Comme si la vie des sociétés européennes n’était plus qu’un long fleuve tranquille.

Plus de stocks, que du flux tendu. Délocalisation, même pour les entreprises stratégiques. Insuffisance de moyens hospitaliers, policiers, militaires. Si gouverner c’est prévoir, nous pouvons considérer que nous ne sommes plus gouvernés. Aucune vision à long terme, que de la gestion comptable. Et à ce jeu-là, nos élites nationales n’ont rien à envier à celles de Bruxelles. Le problème n’est pas institutionnel mais bien idéologique.

Tout sauf le courage

L’idéologie dominante considère que tout est préférable à l’usage de la frontière, de la force ou de la contrainte même symbolique. Tout cela ressemble plus à de la lâcheté qu’à de la bienveillance. De quoi d’autre s’agit-il lorsque l’on refuse d’appliquer rigoureusement le confinement en banlieue ? Pour se persuader que ce n’est pas le courage qui manque pour se défendre, on prétend que les problèmes n’existent pas.

Rien ne doit troubler la société de consommation, rien ne doit remettre en cause l’individualisme ambiant. Tout semble préférable à un retour à un peu de hiérarchie et d’esprit de communauté. Le déni du début de la pandémie rappelle celui relatif à l’invasion migratoire.

La crise sanitaire fait suite à celle, migratoire, sans précédent qui s’est déroulée à la frontière gréco-turque. Un début de solidarité européenne s’y est fait jour. Des moyens policiers ont été envoyés sur la ligne de front. Pour que la Turquie cède, quelques escouades de gardes-frontières ont suffi. Comme quoi, avec un peu de courage et de volonté politique, on pourrait résoudre beaucoup de nos problèmes.

Face à la crise, l’Europe au pied du mur

Bien sûr, la peur du populisme a certainement plus motivé Berlin et Paris que l’invasion migratoire elle-même. Bien sûr, ce sont encore les pays d’Europe centrale qui ont fait l’essentiel du travail. Mais que de chemin parcouru depuis 2015 et l’irruption en Europe de plus d’un million de migrants !

Après des années d’insouciance volontaire, l’Europe comprend petit à petit que l’histoire n’en a pas fini avec elle. L’acceptation du constat n’appelle pas nécessairement les bonnes réponses. Au moins, il ne sera plus possible de se bercer d’illusions.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Eric Zemmour : “Jérôme Salomon veut dissimuler l’incompétence du pouvoir”

27/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans l’émission “Face à l’info” (CNews) du 26 mars 2020, Eric Zemmour a pointé du doigt Jérôme Salomon qui “veut dissimuler l’incompétence du pouvoir“.

Par ailleurs, une plainte va être adressée au parquet de Paris. Elle est déposée par trois médecins qui reprochent au directeur général de la Santé des manquements dans la gestion de la crise sanitaire.

Selon les plaignants, des mesures plus strictes auraient dû être prises “avant le 13 mars 2020“, ce qui “aurait sans nul doute permis de juguler l’épidémie en réduisant le nombre de personnes contaminées, et donc de personnes susceptibles de contaminer les autres“.


Il faudra demander des comptes : il est hors de question que le pouvoir se défausse !, par Philippe Bilger

Il y a un consensus total sur le fait qu’il faudra faire les comptes. À cause de toutes les maladresses, imprudences, pénuries, imprévoyances, misères et surcharges politiques, économiques et sociales, de l’état angoissant de l’univers hospitalier et des tragiques carences que la montée du fléau révèle, du délitement des services publics.

En n’oubliant pas les méfaits de la mondialisation et l’exigence de la souveraineté.

La formidable énergie, l’incroyable dévouement de professionnels, dans la santé comme ailleurs – je songe aux policiers et aux gendarmes occupés à verbaliser parce que des irresponsables, à l’île de Ré ou ailleurs, ne veulent rien comprendre ni respecter -, constituent un arbre qui cache la forêt.

Tout le monde s’accorde : il faudra faire les comptes.

La seule controverse porte sur le moment.

Certains, par exemple la talentueuse Élisabeth Lévy, considèrent que même en pleine crise du coronavirus, on a le droit de questionner, de critiquer, voire de dénoncer, qu’on n’est pas tenu, par une sorte de décence, à la moindre obligation de réserve. Qu’on n’a pas à se priver de citoyennes récriminations, quitte à affaiblir un mouvement qui doit être tout entier concentré sur le combat capital à mener.

D’autres, dont je suis, estiment au contraire qu’il est plus sage d’attendre la fin de ce qui menace et tue beaucoup trop pour qu’on se laisse détourner aujourd’hui par des révoltes périphériques. Mais demain, il faudra faire les comptes, à tous points de vue et pour tous.

Nous sommes confrontés à une tragédie sanitaire inouïe mais conjoncturelle qui impose que l’ensemble des énergies soient bandées dans le même sens. Obéissance des citoyens et respect de ceux qui nous conseillent et nous sauvent.

Quand le fléau sera éradiqué, le temps sera venu des responsabilités à établir. En effet, tout ce qu’on déplore aujourd’hui permet de vérifier rétrospectivement la validité des revendications d’hier, notamment de la part du personnel soignant. On ne peut plus douter qu’il avait raison quand il mettait en cause l’absence de politique d’Agnès Buzyn et prévenait de la difficulté de gérer le quotidien et, bien davantage, des catastrophes qui se réaliseraient face à un pire inopiné.

Tout a été dit avant de ce qui est décrié à juste titre après. En amont, le désastre était déjà plus que virtuel. En aval, toutes les infrastructures et les services ont explosé.

Il faudra faire les comptes. Pas maintenant, au cœur de la tempête, mais la tranquillité revenue.

Alors, il sera hors de question que le pouvoir se défausse. La note sera à payer.

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Laurent Obertone : “Cette crise sanitaire est un parfait révélateur de ce qu’est réellement le ‘vivre ensemble’ multicommunautaire”

Le journaliste et essayiste, Laurent Obertone, offre une analyse sans tabou de la crise sanitaire actuelle. L’État, les quartiers “sensibles”, la police… L’auteur de La France Orange Mécanique, La France Big Brother et Guérilla passe au crible ce qui pourrait devenir le premier chapitre d’une anarchie à la française. Découvrez un extrait de cet entretien paru sur le site de Valeurs Actuelles.

Valeurs actuelles. Comment analysez-vous cette crise sanitaire ? Que représente-t-elle de la situation du monde actuel ?
Laurent Obertone. Ce genre d’épisodes épidémiques semblent inévitables, compte tenu de la démographie mondiale et de la circulation massive et continue des personnes autour du globe. Un monde ainsi ouvert à la circulation, sans frontières ni quarantaines, aura toujours un coup de retard sur les épidémies. Nos sociétés complexes ne sont pas immortelles, au contraire, elles sont extrêmement vulnérables, à la merci d’une réaction en chaîne.

Quel regard portez-vous sur l’action du gouvernement ? Échec ? Réussite ? Symptomatique d’un Etat vacillant ?
L’irresponsabilité collective est la définition de l’État français. À chaque crise, on joue un rôle, on communique, on s’illusionne, et on finit par mettre de l’argent partout. Ça suffit en général à calmer la foule. Mais cet argent souvent hors sujet n’est pas le leur, et les désillusions seront supportées par le contribuable. Ces gens ne sont pas formés pour agir, ni pour penser, mais pour dépenser l’argent public et communiquer. Par ailleurs, nos concitoyens sont tellement habitués à leur prise en charge totale qu’ils semblent incapables de faire preuve de bon sens, d’autonomie intellectuelle, de responsabilité individuelle. Ils vont accorder encore plus de pouvoirs à cette classe politique d’amateurs, exiger encore plus d’État, de moyens, d’argent, sans se rendre compte qu’ils creusent leur propre tombe.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de vidéos des quartiers sensibles (Barbès, La Goutte d’Or, Aubervilliers,…) circulent et nous montrent une population qui piétine les règles de confinement avec des policiers désœuvrés incapables de faire respecter l’ordre, n’est-ce-pas le début de l’anarchie que vous décrivez dans certains de vos romans ?
Cette crise est un parfait révélateur de ce qu’est réellement le « vivre ensemble » multicommunautaire. L’effondrement du capital social et du civisme élémentaire sont brutalement mis en lumière par les mesures de confinement. Nombre de quartiers mènent une perpétuelle guérilla contre la société, n’en acceptent ni les mœurs ni la loi, et soudain nul ne peut plus l’ignorer. Les policiers ne peuvent rien faire de plus que contrôler et arrêter des gens que la justice ne punit pas. Le fait que les tribunaux soient fermés pour cause de virus ne risque pas d’accroître leur civisme…

Que peut-on redouter socialement ? Une explosion de violence ? Y’a-t-il un risque d’embrasement ?
Plus que jamais ! Les caïds et les « jeunes » regardent la télé, savent bien que les forces de l’ordre sont très occupées. La crise va créer des opportunités. Le confinement, pour les quartiers, ça veut dire zoner à plusieurs. L’inoccupation de centaines de milliers de jeunes va se transformer en tentation de la délinquance « ludique ». On assiste déjà à de nombreux guet-apens visant pompiers et policiers. Les bagarres de « bandes » sont innombrables. De plus, le crime organisé doit compenser le recul du trafic et des cambriolages. C’est une économie très retorse, elle sait parfaitement s’adapter. Braquage d’infirmières, trafic de matériel médical… Le contexte va renforcer leur sentiment d’immunité face à une police débordée et une justice en dérangement… Tous savent qu’en plein confinement on met dehors les clandestins, on relâche les prévenus parce que les tribunaux sont fermés, et on parle de procéder à des libérations massives de prisonniers…

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