Didier Raoult : « Personne ne sait ce qui arrêtera le virus »

Didier Raoult

19/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Raoult est directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection à Marseille.

Il vient de publier Carnet de guerre COVID-19 – Le plus grand scandale sanitaire du XXIème siècle aux Ed. Michel Lafon.

Invité de Patrick Roger et de Cécile de Ménibus sur Sud Radio, Didier Raoult a notamment averti : « Personne ne sait ce qui arrêtera le virus ».


Le vrai vaccin sera celui qui chassera le Covid des esprits

Le vrai vaccin sera celui qui chassera le Covid des esprits. Depuis un an, date du premier confinement (17 mars 2020), les Français ne cessent de se contaminer par le virus de la peur.
Celui-ci, parce qu’il asphyxie le pays, est bien plus mortel que tous les variants. Or l’angoisse est quotidiennement alimentée par les discours anxiogènes de l’Etat et de ses experts scientifiques et médicaux. « Le moment est venu », a dit ce mercredi, sur RTL, Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance-Publique-Hôpitaux de Paris, plaidant pour un retour rapide au confinement en Ile-de-France, au moins le week-end. Cela fait douze mois que des garde-chiourmes en blouse blanche monopolisent la parole. Le patron de l’AP-HP, enivré de son pouvoir terrorisant, est celui qui, en décembre, a mis fin aux fonctions du professeur Christian Perronne, chef de service à l’hôpital de Garches, au motif que ce spécialiste des maladies infectieuses proposait de soigner les patients atteints du Covid avec de vieilles molécules (l’hydroxychloroquine notamment) non agrées par la science. L’Ordre sanitaire a imposé un despotisme hygiéniste sans commune mesure avec la létalité du virus. Jamais le raisonnement « bénéfices-risques », appliqué aux vaccins, n’a été retenu pour évaluer les conséquences, désastreuses, d’un pays mis sous cloche. La panique doit trouver urgemment son antidote.

La raison, dès le départ, a cédé la place face à l’émotion et au mimétisme. Ce sont ces deux travers qui ont conduit, lundi, le chef de l’Etat à suspendre brutalement le vaccin anglo-suédois AstraZeneca, dans la foulée de l’Allemagne et d’autres pays européens. Ce même l’affolement avait initialement poussé les Etats – et pas seulement la France – à faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques afin qu’ils accélèrent leurs productions vaccinales. Israël a été jusqu’à accepter de donner (anonymement) les données personnelles de ses habitants-cobayes à Pfizer. La Commission européenne s’est elle-même engagée auprès d’AstraZeneca et d’autres fabricants à « couvrir financièrement certains risques des entreprises, pour garantir que les vaccins sont effectivement disponibles pour les citoyens de l’UE afin de protéger la santé publique ».

En fait, AstraZeneca a expérimenté en direct un vaccin potentiellement aléatoire. Le « risque zéro », qui motive les adeptes du confinement, a été ici contourné. Comprenne qui pourra ce monde devenu fou. Reste à trouver la bonne issue. Elle a été esquissée, après d’autres, par le professeur Eric Caumes, lundi sur Europe 1 : « La réponse a cette épidémie est plus philosophique » que médicale, a-t-il dit. Oui, la vie c’est aussi la mort. Y réfléchir, enfin, ne pourra nuire à la santé mentale de nous autres, frères humains infantilisés…

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La grande réinitialisation est-elle en marche ?

Hold-up - le documentaire

Cela fait un an que le monde a basculé dans la pandémie.

Au début, la Chine a été pointée du doigt, puis il n’a plus été question de la Chine, en Europe tout au moins, sans doute parce que la Chine fournissait les masques et une large part des médicaments, et que les gouvernants européens voulaient signer des contrats avec le gouvernement chinois.

Aux États-Unis, Donald Trump continuait à dire «coronavirus chinois», mais les dirigeants européens clamaient que Donald Trump était un abruti, et attendaient avec impatience que les démocrates le renversent par tous les moyens, ce qui est désormais chose faite.

Au début aussi, les chiffres frelatés donnés par l’Organisation Mondiale de la Santé étaient pris au sérieux et créaient la frayeur.

Les chiffres ont été revus très nettement à la baisse, mais la frayeur a été entretenue, et peu de pays en Europe n’y ont pas cédé.

Des décisions ont été prises sur la base de la panique, et peu de pays n’ont pas pris ces décisions, presque toujours catastrophiques et inutiles.

Le port du masque s’est disséminé et reste prôné, bien que les masques, pour l’essentiel d’entre eux, ne permettent pas d’arrêter le moindre virus.

Le confinement s’est répandu comme une traînée de poudre, bien qu’il soit établi que confiner conduit à accroître le nombre de contagions, puisque cela contraint des personnes contaminées à rester dans des lieux clos en compagnie de personnes qui ne sont pas contaminées, et le confinement continue d’être utilisé (en France, on utilise aussi le couvre-feu, comme en temps de guerre).

La liberté d’aller et venir a été abolie pendant des semaines dans plusieurs pays.

Des contrôles dignes de régimes autoritaires ont été mis en place sur l’intégralité de la population dans les mêmes pays et ont montré à quel point la démocratie est fragile, et qu’en utilisant des arguments où le risque de mourir est omniprésent, la docilité de millions de gens peut être obtenue.

Les médecins dans toute l’Europe occidentale et dans quelques États américains ont perdu l’autorisation de prescrire des médicaments qui soignent, mais qui ont le malheur de ne pas coûter cher, et des gens qui auraient pu être soignés ont dû attendre que la maladie s’aggrave pour aller à l’hôpital et se retrouver intubés, avec des chances de survie très amoindries.

Les économies des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord ont été, à des degrés divers, mises à l’arrêt, et on a pu assister à la première récession délibérément créée par des gouvernements.

Les faillites se sont multipliées.

Chômage et pauvreté sont montés en flèche.

La phase actuelle est celle des vaccinations, et des idées de vaccination obligatoire de toute la population se sont disséminées dans plusieurs pays.

On parle même maintenant de «passeport vaccinal» et de la nécessité d’exiger qu’on soit vacciné pour pouvoir voyager, aller au spectacle, dîner au restaurant.

Ceux qui disent que la létalité de la maladie n’est pas très élevée, que d’autres épidémies au moins aussi graves ont eu lieu dans le passé sans que soient prises des mesures aussi destructrices, ou que la quasi-totalité des morts sont des personnes atteintes de comorbidités et d’un âge très avancé, ne sont pas écoutés.

Les écouter impliquerait de dire que la gestion de la maladie en Corée du Sud ou à Taïwan a évité les décisions ineptes prises en Occident.

Parler d’hydroxychloroquine est tabou, alors que les pays où ce médicament a été largement utilisé ont des taux de létalité bien plus bas.

La Chine, d’où la pandémie est partie, pourrait être la grande gagnante.

Et, lorsqu’on sait que la Chine, quand la maladie est apparue à Wuhan, a interdit aux gens présents à Wuhan de se rendre ailleurs en Chine, mais les a laissés volontairement se rendre partout sur la planète, en cachant au reste du monde qu’une maladie contagieuse déferlait sur Wuhan, on ne peut que parler de crime.

Lorsqu’on voit les décisions ineptes prises en Occident, on peut se demander s’il y a simplement là de la stupidité ou une forme de complicité.

Des discours insistent disant que «plus rien ne sera comme avant», et on peut craindre qu’effectivement plus rien ne soit comme avant, et que la grande réinitialisation évoquée par les gens de Davos soit en marche.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

L’ambolie vaccinale – La France suspend à son tour le vaccin AstraZeneca

vaccin AstraZeneca

Poussée par le nombre sans cesse grandissant de pays ayant décidé ces derniers jours de stopper provisoirement leurs injections de doses d’AstraZeneca et par le doute croissant quant à la dangerosité de ce vaccin, la France, emboîtant lundi le pas à l’Allemagne, a tout de même fini par annoncer sa décision de suspendre elle aussi ses injections. Cette suspension, décidée évidemment « par précaution », dans l’attente d’un avis de l’Agence européenne des médicaments, soit jusqu’à ce jeudi au plus tard, a quand même fait hurler les adeptes de la piqûre à tout prix, qui se plaignent aujourd’hui du retard que va entraîner cette décision dans la campagne de vaccination.

Le plus élémentaire principe de précaution

Pourtant, on ne peut guère accuser Macron d’avoir ici fait preuve de précipitation : alors que le Danemark, premier Etat à suspendre ses injections, rapportait dès le 11 mars « des cas graves de formation de caillots sanguins » chez des personnes vaccinées, et que l’Autriche signalait la mort de l’une de ses infirmières à la suite de « graves problèmes de coagulation sanguine » quelques jours à peine après avoir été vaccinée, il a en effet fallu attendre que près d’une douzaine de pays européens, et notamment l’Allemagne, suspendent leurs injections ou retirent un lot de ce vaccin de la circulation pour que le chef de l’Etat français se décide enfin à appliquer le plus élémentaire principe de précaution ! Une décision d’autant plus justifiée que, lundi encore, les pompiers des Bouches-du-Rhône annonçaient officiellement leur décision de suspendre la vaccination de leurs personnels après l’hospitalisation d’un de leurs collègues pour une arythmie cardiaque survenue 48 heures après la première injection d’AstraZeneca. D’autre part, si l’Agence nationale de sécurité du médicament ne fait aujourd’hui état que « de syndromes pseudo-grippaux » nullement inquiétants, elle recensait quand même, dans le 4e rapport de son « Enquête de pharmacovigilance du vaccin AstraZeneca », dix cas hématologiques, dont trois graves, dans le pays.

Vacciner à tout prix ?

Des motifs d’inquiétude qui, cependant, ne semblent pas peser bien lourd aux yeux des partisans de la vaccination à tout prix. A commencer par le Premier ministre lui-même, qui s’est empressé de déclarer sur Twitch dimanche : « A ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps. » De façon tout aussi solennelle, Macron a donc suspendu les injections du même vaccin, moins de 24 heures après cette déclaration, ce qui illustre parfaitement la gestion, calamiteuse, qui est la nôtre depuis le début de la pandémie.

Ce refrain pour le moins catastrophiste – le vaccin ou l’apocalypse – avait pourtant été entonné en chœur depuis lundi par la plupart des médecins qui se bousculent sur les plateaux de télévision, et dont il serait au passage intéressant de connaître les liens avec l’industrie pharmaceutique… Mais aussi par la responsable scientifique de l’OMS, Soumya Swaminathan, qui, malgré la très vive inquiétude suscitée par les effets secondaires de ce vaccin, a quand même encouragé lundi les grands pays de la planète à poursuivre leurs injections de doses d’AstraZeneca.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 mars 2021

Covid-19 – Le bureaucratisme totalitaire, par Maxime Tandonnet

Nous apprenons ce matin que la décision de reconfiner la région Ile-de-France serait liée à une donnée statistique: le passage à « un taux d’incidence de 400 » (il serait à 391). Cela signifierait 400 tests positifs sur 100 000 habitants. Telle serait la limite retenue pour passer au reconfinement. Sommet de la logique technocratique: le sort d’un pays conditionné à un ratio. Qu’est-ce que le reconfinement? Il signifie emprisonnement de millions de personnes à domicile, assignation à résidence comme des criminels ou de dangereux terroristes, annulation de la liberté quotidienne d’aller-et-venir, imposition des Ausweis – autorisation de passage – chasse à l’homme dans les rues, fermeture des commerces et persécutions des commerçants. Nous n’en étions déjà pas loin, avec le couvre-feu.

Mais là nous y serions en plein. Or, la vérité, c’est que le covid-19 tue de moins en moins en France. Les raisons profondes de la terreur covidesque – la peur de la mort – sont largement en train de s’estomper. Il tue nettement moins désormais que le tabac et l’abus d’alcool (environ 100 000 morts par an), des sujets qui n’intéressent personne. Le discours sur l’insuffisance des places de réanimation est démentiel : nous en sommes toujours à un seuil de 4 à 5000, comme si, pendant un an, les autorités sanitaires n’avaient pas pu redéployer leurs moyens. Lors des guerres ou des grandes catastrophes, des places de secours aux blessés et mourants sont créées en quelques heures pour accueillir des dizaines de milliers de personnes.

Et là, en situation normale, une grande démocratie, soi-disant la septième puissance du monde, ne serait pas capable de s’adapter à la situation? Non, il y a autre chose de la part des autorités politico-sanitaires, une sorte de jubilation malsaine et morbide à jouer sur la peur, à manipuler la foule à coups de bâton, à transformer le pays en troupeau docile; plaisir de la domination, extase de la toute puissance et de l’asservissement des masses. Relire Kafka.

Le totalitarisme bureaucratique, big brother sanitaire, nous y sommes en plein et pas près d’en sortir…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Un an après le début du confinement, le gouvernement débordé par le COVID

Covid masques

L’exécutif, qui ne cesse de tenir par ailleurs un discours perpétuellement alarmiste quant à l’état sanitaire de notre pays, a beau promettre régulièrement aux Français que la situation devrait s’arranger dans les mois à venir, et même « revenir à la normale » dans six semaines, il a bien du mal à convaincre aujourd’hui nos compatriotes. Et pour cause : outre le fait que ceux-ci sont désormais habitués aux innombrables mensonges diffusés par l’Etat depuis maintenant plus d’un an, la réaction désordonnée de ce dernier face à l’accumulation des mauvaises nouvelles liées à l’épidémie traduit plutôt sa panique face à une situation en train de lui échapper complètement.

Cent millions de doses au lieu de 300 millions

Dernier coup dur en date pour ce gouvernement qui assurait avoir tout misé sur la vaccination (après avoir tout misé sur les dépistages, avec l’efficacité que l’on sait…) : l’annonce, la semaine dernière, par le laboratoire AstraZeneca, d’une nouvelle révision à la baisse des quantités de vaccins que celui-ci s’était engagé à livrer à l’UE au premier semestre. Une révision que le géant pharmaceutique anglo-suédois a tenté de justifier par ses difficultés à maîtriser la montée à l’échelle industrielle du procédé de production en Europe, et qui se traduira par la livraison de seulement 30 millions de doses à la fin mars au lieu des 120 millions promis le mois dernier.

D’autre part, a également averti AstraZeneca , sur les 180 millions de doses contractuelles qu’il avait promis de livrer au deuxième trimestre, il ne sera en mesure d’en fournir que 70 millions. Ce qui veut dire que, sur un total de 300 millions de doses qu’il s’était engagé à livrer à Bruxelles au premier semestre 2021, le laboratoire anglo-suédois n’en aura envoyé finalement que… 100 millions ! Une nouvelle qui a bien sûr provoqué la colère de la Commission européenne et des autorités françaises, qui ont certes protesté vendredi auprès du géant pharmaceutique, mais n’envisageaient pas pour autant, semble-t-il, de mettre la pression sur ce dernier en le menaçant notamment de poursuites judiciaires.

AstraZeneca dans la tourmente

Cependant, il y a aujourd’hui beaucoup plus grave : cette très inquiétante multiplication des cas de thromboses constatée dans plusieurs pays d’Europe suite à l’injection à des patients de doses d’AstraZeneca. Une situation tellement préoccupante que la liste des Etats européens ayant subitement décidé de suspendre la vaccination de leur population à partir de ce produit ne cesse de s’allonger depuis jeudi dernier : c’est ainsi que, après l’Islande, le Danemark, la Norvège, la Bulgarie et l’Irlande, ce sont les Pays-Bas qui ont annoncé dimanche la suspension immédiate de la vaccination de leurs citoyens avec des doses d’AstraZeneca. Quant à l’Autriche, la Roumanie et l’Italie, si elles n’ont, à ce jour, pas décidé de suspendre ces vaccinations, elles ont quand même déjà retiré plusieurs lots de ce vaccin, en invoquant le principe de précaution, et dans l’attente d’enquêtes approfondies.

Et la France ? « Pour le moment », celle-ci n’envisage pas de suspendre, ne serait-ce que par principe de précaution, l’utilisation d’AstraZeneca. En effet, martelait encore dimanche sur BFM TV le calamiteux mais toujours en poste Jérôme Salomon, « la balance bénéfice / risque est extrêmement favorable au vaccin AstraZeneca », et « le possible lien de causalité avec les troubles mentionnés n’a pas été démontré pour le moment »…

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que ce vaccin est responsable de très nombreux et importants effets secondaires. Raison pour laquelle, d’ailleurs, la campagne d’injection de ce dernier a fait un véritable flop auprès des personnels soignants, très sceptiques non seulement quant à son efficacité mais aussi quant à sa non-toxicité. C’est ainsi que, dans son dernier rapport publié le 4 mars, l’ANSM faisait état de pas moins de 3 013 effets indésirables « potentiellement liés au vaccin AstraZeneca » ! Des effets indésirables qui sont certes « le plus souvent des syndromes grippaux », mais qui peuvent aussi prendre la forme d’affections gastro-intestinales parfois « graves »…

Le « passeport vert » revient sur le tapis

Bref, autant d’éléments qui ne font guère les affaires des autorités françaises dont la campagne de vaccination accuse déjà un retard considérable par rapport à de nombreux autres pays, y compris parmi les moins développés. Ce qui n’empêche pas celles-ci de revenir aujourd’hui à la charge sur la question du fameux « passeport vert », document qui va piétiner allègrement la liberté des Français en les contraignant, de fait, à se faire vacciner s’ils veulent pouvoir voyager au sein de l’UE. C’est ainsi que, invité dimanche sur Europe 1, le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton a annoncé qu’un projet de « certificat sanitaire » sera officiellement présenté ce mercredi, qui contiendra notamment des informations indiquant « qu’une personne a été vaccinée contre le COVID-19, ou qu’elle a guéri, ou qu’elle a reçu un résultat négatif au test ». Prévu pour entrer en vigueur « avant juin », il se présentera « soit sous forme électronique, soit papier », et « sera valable dans tous les pays de l’UE ».

Vers un reconfinement de l’Île-de-France ?

Un programme que l’aggravation de la situation sanitaire dans notre pays pourrait bien cependant venir bousculer. Car, malgré la multiplication des confinements locaux, des couvre-feu et autres mesures liberticides, le gouvernement semble aujourd’hui dans l’incapacité totale de contenir cette épidémie. Notamment en Ile-de-France, où il a déjà fallu transférer lors de ces derniers jours plusieurs malades en province en raison de la saturation des hôpitaux, et où le nombre de contaminations ne cesse d’augmenter, au point que l’exécutif envisage aujourd’hui très sérieusement d’imposer un nouveau confinement à la région parisienne. Un reconfinement qui, selon certaines sources, se présenterait sous sa forme « dure », c’est-à-dire 7 jours sur 7, et pourrait même aller jusqu’à la fermeture des établissements scolaires pendant six semaines !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2021

Hôtel Beauregard – L’effacement des visages

Hôtel Beauregard

La crise sanitaire que nous traversons, où se mêlent allègrement le grotesque et le tragique, offre indéniablement une excellente matière première aux romanciers et plus particulièrement à ceux qui sont adeptes de la dystopie. C’est le cas de Thomas Clavel qui nous offre un nouveau roman en forme de vertigineuse plongée dans le monde de la « 4e vague » du virus covidien.

Un monde où la propagande hygiéniste s’est encore accrue de plusieurs degrés, où la litanie des « gestes barrières » est devenue un nouvel Evangile (« Eloignez-vous les uns les autres ! ») et où la chasse aux récalcitrants est désormais l’activité favorite des « bons citoyens » avides de délation et d’ostracisation sociale.

Hôtel Beauregard est d’ailleurs le récit d’un lynchage, celui d’une jeune doctorante dont la vie va basculer dans l’horreur par la faute d’un oubli de port du masque sur une photo de groupe postée sur Internet.

Le récit de Thomas Clavel est constitué de plusieurs strates. C’est tout d’abord un réquisitoire impitoyable contre la lâcheté et la violence des réseaux sociaux où, régulièrement, des individus sont jetés en pâture, par des petits procureurs incultes et haineux désormais appelés « youtubeurs », « instagrameurs » ou « influenceurs », à des hordes de « suiveurs » se laissant aller – sous couvert d’un anonymat relatif ou du moins temporaire – à leurs plus bas et vils instincts, à l’injure, aux crachats, aux menaces. Et d’un lynchage virtuel à un lynchage physique, il n’y a qu’un pas. On ne contrevient pas impunément aux dogmes du temps.

Hôtel Beauregard est ensuite une profonde réflexion sur la soumission et sur la peur (« Ils l’adorent, cette peur-là ! Ils la vénèrent ! Ils l’alimentent comme un petit foyer ! Car cette peur, elle est le moteur de leur haine ! Elle est la condition sine qua non de leur colère illimitée ! »), une réflexion qui intrigue particulièrement cruellement le lecteur à l’heure où nous glissons doucement, jour après jour, presque sans résistance, dans une « tyrannie sanitaire » aussi ubuesque qu’impitoyable.

C’est enfin le glaçant tableau d’un monde déshumanisé, du monde « sans visage » qui est à nos portes. Et c’est bien cela qui noue l’estomac à la lecture de certaines pages de ce brillant roman, la sensation que ce monde étouffant et cauchemardesque qui y est décrit, nous y sommes presque, nous sommes en train d’y entrer, nous y sommes peut-être même déjà en grande partie…

Ecrit dans une langue limpide et ciselée, ce deuxième roman de Thomas Clavel s’impose d’ores et déjà comme l’un est textes importants de l’année 2021 et comme un sérieux candidat au prochain prix des lecteurs de la presse libre !

Thomas Clavel, Hôtel Beauregard, éditions La Nouvelle Librairie, 220 pages, 14,90 euros.
Pour commander : https://www.revue-elements.com/produit/hotel-beauregard/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 6 mars 2021

Ivan Rioufol : « Ce virus a été un révélateur de l’extraordinaire inefficacité de l’État »

01/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Face à la recrudescence de l’épidémie de Covid, le gouvernement entend un peu plus serrer la vis, quitte à en passer par des confinements localisés. Alors que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’en juin prochain, la question de la mise en danger des libertés fondamentales devient de plus en plus pressante.

Le journaliste et essayiste Ivan Rioufol confie sa grande inquiétude à Sputnik et lance un appel aux Français à reprendre leur destin en main.


Pour le professeur Raoult, toutes les mesures de contrainte sociale sont inutiles

Ce mercredi matin, je n’aurais pas aimé être à la place d’Emmanuel Macron. Face aux membres certainement très instruits du Conseil scientifique et du Conseil de défense, il venait d’apprendre que le professeur Raoult avait déclaré, une fois de plus, que toutes les mesures sanitaires prises par son gouvernement ne servaient à rien. Et, de fait, lorsque l’on voit que le virus d’origine et ses variants sont toujours présents en France comme dans la plupart des autres pays, malgré des mesures sanitaires coercitives, il y a de quoi écouter ce charlatan de professeur Raoult.

Chaque semaine, Didier Raoult fait le point sur ses travaux au cours d’une vidéo d’une vingtaine de minutes dans laquelle il répète urbi et orbi : les masques ne servent à rien, sauf si vous êtes malades, il faut soigner pour éviter l’engorgement des hôpitaux, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, ce qui a eu pour effet la diminution extraordinaire des gastros, etc. Je vous conseille vivement d’aller visionner sa dernière mise au point.

Vous pouvez aussi réécouter la matinale de Pascal Praud sur Cnews qui, ce mercredi matin, s’entretenait avec le professeur Parola, qui a défendu point par point la démonstration faite, la veille, par son patron en confirmant ses propos de janvier : « Il n’y a aucune preuve de l’utilité du confinement. »

Un contre tous ! Et pourtant, si c’est de l’IHU de Marseille que venait la vérité sur le combat mené sans réel effet jusqu’à présent contre ce maudit virus ? À longueur de plateaux radio ou télévisés, des médecins débattent sur ce qu’il faut faire. Oliver Véran, de son ton incisif, acéré, hautain, ne cesse de répéter le contraire de ce qu’il a dit la veille, voire même à quelques heures d’intervalle.

Et pourtant, un an après l’apparition du Covid-19, les chiffres ne bougent pas. En France, c’est une moyenne de vingt mille nouveaux cas par jour. Ce qui ne veut pas dire vingt mille malades, puisque très peu de ces cas dont on nous rebat les oreilles pour nous effrayer vont être symptomatiques.

Malgré les mesures sanitaires prises en France, on arrive au taux de mortalité de la Suède qui a été plutôt très cool en n’imposant aucune contrainte sévère à sa population. À la onzième place mondiale le 25 janvier, nous avions 1.076 morts par million d’habitants, et la Suède 1070 (sources : John Hopkins University et Banque mondiale). La Suède vient seulement aujourd’hui de nous dépasser légèrement !

Et si Emmanuel Macron faisait le pari d’écouter le Professeur Raoult ? Non seulement lui, mais aussi le professeur John Ioannidis, l’un des plus grands épidémiologistes du monde, de l’université de Stanford, qui a pris une position radicale sur l’inutilité du masque si l’on n’est pas malade et la perversité du confinement. Ce que vient donc de confirmer Didier Raoult, pour lequel « Toutes les mesures sociales prises pour contrôler l’épidémie ont fait la preuve de leur inefficacité. Il n’y a aucune preuve que les mesures de contraintes sociales aient été efficaces. Le lavage des mains, la distanciation, le nettoyage à l’alcool ont probablement eu un rôle bénéfique sur la disparition des maladies respiratoires et digestives, mais pas du tout sur le Covid. Cela veut dire, a souligné le professeur, avec calme et sérénité, que toutes les mesures prises pour contrôler le Covid sont totalement inefficaces. »

Et d’amplifier cette affirmation par un rappel du SARS-CoV-2 de 2002 : « Il faut essayer de comprendre comment se transmet ce virus. Le SARS-CoV-2 a pu être étudié, et il a été prouvé qu’une personne affectée dans l’hôtel de Hong Kong qui fut l’épicentre du virus a pu contaminer une personne à 200 mètres ! Nous n’avons pas les moyens de lutter. »

Une conclusion peu rassurante mais qui devrait permettre à Emmanuel Macron de lâcher la bride. Au passage, le professeur Raoult donne aussi une grande leçon de modestie au monde scientifique et politique à l’origine de ces mesures de contrainte inouïes.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Confinements, couvre-feux: l’épidémie met-elle en péril la démocratie?

Natacha Polony

26/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après Nice, Dunkerque et son agglomération devront confiner leur population chaque fin de semaine. 10 autres départements sont scrutés de près par le gouvernement. Ils pourraient, eux aussi, se voir imposer des confinements localisés.

À l’heure du retour des mesures sanitaires les plus restrictives, la question de l’existence et de la viabilité du modèle démocratique s’impose. Pour y réfléchir, Sputnik reçoit la directrice de l’hebdomadaire Marianne, Natacha Polony, auteur de l’ouvrage Sommes-nous encore en démocratie?, publié aux éditions de l’Observatoire.


Cynisme covidesque, par Maxime Tandonnet

COVID-19

L’épidémie de covid régresse partout dans le monde, le nombre des contaminations baisse fortement et celui des morts enregistrés s’effondre. Cette évolution globale paraît naturelle et non liée à des mesures spécifiques puisqu’elle touche tout le monde y compris, sinon plus, les Etats qui ont fait le choix de respecter les libertés publiques (Suède, US etc.) Les innombrables prophètes de malheur experts, épidémiologistes, infectiologues, urgentistes et autres ministres et politiciens de toutes sortes qui jubilaient avant-hier en nous annonçant à grands cris un déchaînement de l’apocalypse au début de l’année en sont pour leur frais. En France nous avons vécu le grand-Guignol du débat confinement/non confinement et sa mise en scène médiatisée. En janvier, la plupart des responsables politiques nationaux, de l’extrême gauche à l’extrême droite, se sont ridiculisés en réclamant plus de contraintes.

Aujourd’hui, ces démagogues retournent bruyamment leur veste. Mais pourtant, le régime liberticide poursuit ses ravages. Confinement? Non confinement? Question de communication et de sémantique. De fait, un couvre-feu impitoyable se prolonge indéfiniment, obligeant les magasins à fermer et interdisant uniformément la circulation à partir de 18h00, annihilant toute liberté d’aller et venir dans la soirée. Ce couvre-feu n’est rien d’autre qu’une mesure totalitaire, digne des systèmes les plus épouvantables de l’histoire, une mesure désormais banalisée, validée et acceptée. L’habitude et l’accoutumance ne sont-elles les pires complices du despotisme? L’obligation de porter le masque en extérieur (y compris dans les rues vides) est une pure aberration, une insulte au bon sens commun.

La prohibition systématique et indéfiniment prolongée (sans exceptions ni aménagements) de la vie culturelle, des restaurants et des bars, le bannissement des remontées mécaniques en montagne reviennent à ruiner cyniquement l’existence de millions de personnes parfois jusqu’au suicide. Pourquoi? Toutes ces mesures sont non seulement excessives ou inutiles, mais dangereuses au regard du risque de contagion. Il faut voir le troupeau paniqué à 17h50 se pressant devant les magasins ou dans la rue pour regagner la maison. L’objectif de cette destruction de la société de liberté? Il est bêtement et lamentablement électoraliste ou sondagier: jouer sur la peur collective et répandre l’illusion de l’action et de la fermeté.

Il y a comme une extrême jubilation du pouvoir politique à mener à la baguette le grand troupeau de la majorité silencieuse apeurée. Faute de maîtriser la violence sauvage, les trafics criminels dans les cités, les bandes de voyous, les barbares et les fanatiques, une belle démonstration d’autorité sur ceux qui ont l’habitude de se soumettre est toujours bonne à prendre. L’asservissement covidesque? Ils y ont pris un goût malsain, comme un goût de domination et de puissance qui se lit sur leur visage. Ils feront tout pour le garder aussi longtemps que possible.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Haro sur les Bastilles de la pensée unique !, par Ivan Rioufol

La morgue des mandarins est devenue insupportable. En médecine, une secte apocalyptique annonce le pire depuis un an, en refusant d’entendre les avis contraires. Or ce monde clos et péremptoire se ridiculise à mesure que l’épidémie de Covid semble stagner. Le 24 janvier, le JDD titrait comme une alarme : “Reconfinement imminent“. Un mois plus tard, les fabriquants de peur qui annonçaient inévitable cette troisième mise sous cloche généralisée rasent les murs. Il est trop tôt pour tirer un bilan définitif de leurs erreurs, les “variants” du virus n’ayant pas dit leurs derniers mots. Mais ceux qui étaient traités de complotistes pour vouloir débattre des certitudes de la science sont en droit de demander des comptes. Car les dégâts psychologiques, sociaux et économiques causés par les sachants, dont l’AP-HP reste le vivier, s’annoncent considérables. Philippe Pétain aussi avait voulu “sauver des vies”, ce crédo d’Emmanuel Macron, en acceptant de rendre les armes et de collaborer avec l’ennemi. Une fois de plus, le prix à payer sera lourd. Jean-Luc Jeener accuse (1), pensant notamment au sort des abandonnés des Ehpad : “Parce qu’on voulait à tout prix combattre la mort, on a déclenché des morts encore plus terrifiantes. Parce qu’on est obsédé par le matériel, on a annihilé le spirituel (…) parce qu’on a voulu sauver les corps, on a blessé les âmes…C’est impardonnable“.

Mais l’heureuse contestation ne s’arrête pas aux mandarins de la médecine qui ont cru pouvoir faire la loi. Les Sciences sociales, cette autre forteresse de la pensée lisse, sont sommées à leur tour de s’ouvrir à l’autocritique. Cette fois, l’assaut a été mené, contre toute attente, par Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur. En accusant l’islamo-gauchisme de “gangrèner” l’université et en persistant à demander, ce lundi matin encore sur RTL, un “état des lieux” sur cette recherche universitaire obligée, Mme Vidal a récolté les mêmes violentes attaques que celles lancées par les Diafoirus à chapeaux pointus contre les dissidents de l’Ordre sanitaire.

La très médiocre accusation en complotisme demeure l’argument central d’une pétition de 800 enseignants publiée dans Le Monde de ce week-end. Les signataires réclament la démission du ministre, dont ils disent qu’elle “ânonne le répertoire de l’extrême droite sur un islamo-gauchisme imaginaire“. Ils dénoncent “une chasse aux sorcières” et une “répression intellectuelle”. En fait, les mêmes mécanismes de préservation du discours unique sont ici déployés. Ils reposent sur la victimisation et la diabolisation de l’empêcheur de tourner en rond. L’ampleur de l’indignation suffit pourtant à démonter que l’islamo-gauchisme (terme inventé en 2002 par l’historien Pierre-André Taguieff) est bien une réalité politique promue par la cooptation entre pairs. Ces citadelles idéologiques ont fait leur temps. Toutes les Bastilles doivent être mises à bas. “Ce n’est pas ma priorité”, a pourtant tempéré Mme Vidal ce matin…

(1) Pour en finir avec la liberté, Atlande

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Réouverture de quatre musées à Perpignan – Louis Aliot défend la liberté de se « nourrir culturellement »

Nous l’avions déjà constaté hier lorsqu’il refusait obstinément d’autoriser à nouveau la messe, et nous le voyons encore aujourd’hui dans son entêtement stupide à vouloir maintenir fermés les musées et autres lieux de culture : aux yeux de ce gouvernement exclusivement et bassement matérialiste, les « nourritures » spirituelles et culturelles, pourtant indispensables au bon équilibre mental des Français, ne pèsent pas bien lourd au regard des bénéfices que dégagent ces grandes surfaces dans lesquelles s’entassent chaque jour des milliers de personnes aux mépris des sacro-saintes règles sanitaires. Ainsi, à peine le maire RN de Perpignan a-t-il annoncé lundi sa décision de rouvrir quatre musées de sa ville, qu’il s’est immédiatement attiré les foudres du ministre de la Culture et du préfet des Pyrénées-Orientales.

Respect des règles sanitaires et jauge de 10 m2

Pourtant, en annonçant avoir pris quatre arrêtés autorisant la réouverture à compter de ce mardi du musée Rigaud, de la Casa Pairal, du musée Puig et du muséum d’histoire naturelle, fermés depuis le mois d’octobre dernier, Louis Aliot avait bien précisé que celle-ci se ferait « évidemment dans le respect des règles sanitaires nécessaires », avec notamment une jauge de 10 m2 par personne et gratuitement pendant le premier mois. Ce qui veut dire que le musée Rigaud, par exemple, dont la surface ouverte au public est de 1 100 m2, ne pourra pas accueillir plus de 110 personnes à la fois. Autrement dit, on ne risque pas d’y voir les bousculades auxquelles on peut, hélas, assister aujourd’hui dans les grandes surfaces… D’autant que, comme le font valoir très justement depuis des semaines les directeurs de musée, ces espaces sont fortement surveillés par des gardiens qui s’efforcent précisément d’empêcher d’éventuels attroupements.

« La culture est essentielle à la vie de tous les Français » !

Autant d’arguments pleins de bon sens qui n’ont cependant pas convaincu les tenants de la dictature sanitaire, qui ont bien sûr immédiatement condamné la décision prise par le maire de Perpignan. C’est ainsi que, dès lundi soir, le préfet des Pyrénées-Orientales – qui n’en est pas à son premier mauvais coup contre Louis Aliot puisqu’il avait déjà fait appel en urgence à la justice, lors du deuxième confinement, pour obtenir l’annulation de ses arrêtés d’ouverture des commerces non essentiels – a saisi le tribunal administratif de Montpellier d’une demande de suspension des quatre arrêtés pris par le maire RN. Une initiative dont s’est aussitôt félicitée Roselyne Bachelot, celle qui, en tant que ministre de la Culture, est justement censée défendre le monde des arts et du spectacle. Mieux, ne cachant pas son parti pris idéologique contre le RN, celle-ci est même allée jusqu’à dénoncer la décision de Louis Aliot comme étant une… « initiative purement politicienne » qui « ne défend pas la cause de la culture » !

Bref, comme l’a rappelé très justement lundi soir sur Europe 1 le maire de Perpignan, « les populations aujourd’hui n’en peuvent plus ». Or, « je remarque que si l’on fait systématiquement prendre des risques à notre population pour aller s’agglutiner dans les supermarchés, on ne peut pas le faire pour aller se nourrir culturellement et philosophiquement dans les musées, notamment dans les musées de Perpignan qui sont à dimension humaine ». Pourtant, a-t-il ajouté, « la culture est essentielle à la vie des Perpignanais comme à celle de tous les Français » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 février 2021

Des Danois descendent dans la rue contre l’idée d’un passeport vaccinal

Danemark passeport vaccinal

08/02/2021 – EUROPE (NOVOpress)
A Copenhague, plusieurs centaines de Danois ont manifesté contre les mesures gouvernementales anti-Covid dans la soirée du 6 février.

Ils se sont opposés notamment à l’instauration d’un passeport vaccinal électronique. Selon l’infirmière Séverine Robédat, exerçant à Moens au Danemark, cette opposition ne concerne qu’une petite partie de la population danoise qui craint pour ses libertés.


Crise sanitaire – Jeunesse se passe, génération sacrifiée

jeunesse covid

Un ministre danse et les étudiants déchantent. Vraiment l’épidémie de COVID aura été le révélateur cruel de la déliquescence de la politique étatique concernant la jeunesse. Comme oubliée, elle doit tout payer. L’incurie de ses parents, l’inconscience de ses grands-parents. Petits-enfants des déconstructeurs, enfants du divorce et de l’explosion, plutôt de l’assassinat, de la cellule familiale, la jeunesse se perd et s’enivre faute de s’enraciner et de se construire. On se cherche une nouvelle sexualité, on cherche chaque jour une nouvelle intersectionnalité, une nouvelle convergence de lutte et une nouvelle transcendance. Perdus dans le désespoir que causerait une planète malmenée par l’exploitation humaine, perclus d’angoisse devant un avenir qui s’annonce brutal, au mieux maussade, cette jeunesse ne sait plus à quel saint se vouer.

Comme en écho, l’université française se délite. Bâtiments vieillissants, égalitarisme créant un nivellement par le bas sans précédent, ce qui fut le symbole du bouillonnement intellectuel européen n’est plus que l’ombre de lui-même. Chargés de TD payés au lance-pierre, recherche en voie de clochardisation avancée, investissement dans d’absurdes études du genre et bienveillance coupable vis à vis de syndicats étudiants enclins à la démagogie, tel est le lot de l’université française. Magnanime, l’Etat leur concède quelques manifestations encadrées et quelques blocages de lycées car il faut bien que jeunesse se passe, pense du haut de son siège l’élite politico-médiatique pensant avec nostalgie à son passé trotskiste.

Dans ces conditions, comment imaginer l’état de cette jeunesse après un an de confinement, de cours à distance et de politique erratique sans le moindre bout de tunnel à entrevoir ? On se plaît à signifier à ces jeunes qu’ils ne sont pas malheureux comparé à ceux qui ont traversé 39-45, argument fallacieux. A-t-on expliqué à la jeunesse de la France occupée qu’elle peut s’estimer heureuse de ne pas avoir connu la Peste noire ou la chute de Rome. A chaque génération ses défis. Celle de nos grands-parents risquait sa vie sous les bombes. La nôtre la risque sous les antidépresseurs et une acédie des plus cruelle. Sans tomber dans une sorte de lyrisme adolescent, plutôt la guerre qu’une lente agonie de l’âme. Ce gouvernement incapable de procéder à un confinement sélectif des populations fragiles punit une génération entière car, de surcroît, il sait que sa base électorale repose sur le troisième âge. Ainsi, ces étudiants, privés de travail alimentaire au vu de la fermeture des établissements de restauration et des bars, des vacances organisées ou des animations culturelles, condamnés à passer leurs journées derrière un ordinateur dans l’espoir de suivre des cours et taraudés par la peur de l’échec s’isolent de plus en plus et prennent de plein fouet la perte de ce qu’on leur présentait comme une fin en soi : l’ivresse de la fête. La solitude de l’individu postmoderne lui explose donc à la figure. Le bruit des « after-works » des soirées étudiantes et des défonces en boîte n’est plus là pour masquer la réalité d’une vie passée à se fuir. Curieux retournement de situation qui aurait fait rire jaune Philippe Muray. Exit la génération festiviste, bienvenue à la génération lexomil.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 3 février 2021

Confinement : la fin de l’hystérie sanitaire ?

Le confinement ne sert à rien. A rien, sinon à déresponsabiliser les gens et à créer un système mentalement oppressif et économiquement destructeur.

Après un an d’hystérie sanitaire, la raison a tenté une percée vendredi soir, avec la décision d’Emmanuel Macron, annoncée par son premier ministre, de surseoir au troisième confinement jusqu’alors annoncé comme imminent. “J’ai confiance en nous“, a tweeté samedi le chef de l’Etat, en feignant d’oublier sa précédente politique d’infantilisation et de culpabilisation des Français. Dans la foulée, il a reconnu aux frontières une utilité protectrice qu’il contestait jusqu’alors, parce qu’il ne fallait pas donner raison à Marine Le Pen. Ces enfantillages disent le poids des idéologies dans la crise du Covid.

Ici comme ailleurs, les “élites” n’ont pas admis d’autres solutions que les leurs. Cela fait cinquante ans qu’elles répètent, après Margaret Thatcher : “There is no alternative !“. Or, il y a des alternatives à toute politique. Surtout quand le célèbre épidémiologiste de Stanford, John Ionannidis, assure lui-même, après avoir notamment étudié le cas français : le confinement ne sert à rien. Pire : selon lui, cette solution archaïque aggrave les risques en enfermant les gens entre eux !

Les catastrophistes et leurs médias ne se précipitent pas pour évoquer l’étude de Ionannidis, révélée en France par Les Echos. La propagande officielle et ses modélisations n’ont jamais été sérieusement contestées lorsqu’elles annonçaient 400.000 morts en France si rien n’était fait ! Ce lundi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a assuré sur France Info que le couvre-feu “a un effet“. Vendredi, il déclarait à l’instar d’Olivier Véran, ministre de la Santé : “Le couvre-feu ne freine pas assez le virus“.

Ces contradictions témoignent d’un affolement au sommet de l’Etat. Le gouvernement est-il en train de prendre conscience de l’excessive influence politique d’une science apocalyptique et intolérante ? Dimanche, à Paris, la Coordination Santé Libre, qui revendique 30.000 médecins généralistes, a tenu sa deuxième conférence de presse (confidentielle) depuis sa création le 9 janvier. Les praticiens présents ont déploré l’absence de débats sur les réponses à apporter au Covid et la marginalisation des médecins de terrain. Ceux-ci plaident pour une prise en charge précoce des patients. Ils assurent que des traitements en phase virale peuvent éviter beaucoup de phases inflammatoires.

La députée Martine Wonner, partie prenante de cette résistance, a appelé à la censure du gouvernement, en application de l’article 49-2 de la Constitution. Sera-t-elle suivie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol