Coronavirus : le déclin du courage, par Jean-Yves Le Gallou

C’est la peur qui a inspiré nos dirigeants. Peur de s’éloigner de la doxa idéologique. Peur de s’écarter du conformisme managérial.

30 000 morts en France à la fin du premier épisode épidémique (fin mai), c’est plus qu’une grippe saisonnière tuant 10 000 à 15 000 personnes. Ce n’est pas non plus une grande peste : si le coronavirus infectait la moitié des Français, avec un taux de létalité de 0, 5%, il tuerait 150 000 personnes : une surmortalité annuelle de 25 %, socialement difficilement acceptable, mais sans commune mesure avec les épidémies des temps anciens anéantissant la moitié d’une population.

Le respect des procédures, maladie sénile des bureaucrates

Pourtant le coronavirus a été un formidable révélateur du manque de courage de nos élites politiques et administratives. Incapables de décider à temps. Incapables de prendre leurs responsabilités. Soumis à ses dogmes et emberlificoté dans les règles de Schengen, le gouvernement a refusé de fermer les frontières. Quant aux Français qui manquent de masques et de tests, qu’ils soient rassurés : les normes AFNOR, les procédures ISO, les exigences « qualité », et le code des marchés publics ont été respectés ! « L’action, jeu divin du héros », disait le général de Gaulle. « Le respect des procédures, maladie sénile des bureaucrates ! », pourrait-on dire de la Ve République finissante.

Le grand Soljenitsyne

C’est le grand Soljenitsyne, dans son discours de Harvard en 1978, qui explique le mieux notre situation :

« Le déclin du courage est ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son sens noble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis […] Une société qui s’est installée sur le terrain de la loi sans vouloir aller plus haut n’utilise que faiblement les facultés les plus élevées de l’homme. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l‘homme. Et face aux épreuves du siècle qui menacent, jamais les béquilles juridiques ne suffiront à maintenir les gens debout. »

Un gouvernement apeuré qui gouverne par la… peur

C’est la peur qui a inspiré nos dirigeants. Peur de s’éloigner de la doxa idéologique. Peur de s’écarter du conformisme managérial. Peur d’avoir à faire face à telle ou telle procédure judiciaire. Tout cela a conduit à ouvrir toujours plus de parapluies, toujours plus grands.

C’est la peur qui dicte les actes de nos dirigeants. La peur qu’ils ressentent au fond d’eux-mêmes au moment de prendre une décision. Pire, la peur qu’ils inspirent à la population pour la gouverner par la sidération médiatique : énumération de statistiques mortuaires isolées de leur contexte, images et musiques angoissantes, annonces catastrophistes, extrapolations hasardeuses, répétition en boucle des mêmes événements et des mêmes informations.

C’est la peur qui a conduit le gouvernement à imposer aux Français des mesures disproportionnées par rapport aux seules nécessités de la distanciation physique : pénalisation des petits commerces, fermeture des librairies et des bibliothèques, clôture des fleuristes, interruption des activités sportives, interdiction d’accès aux parcs, aux plages, aux forêts, aux sentiers de montagne, prohibition de la messe. Une dictature sanitaire a été mise en place, disproportionnée par rapport aux exigences de la lutte contre le virus. Une dictature sanitaire qui se poursuit et qui se pérennise à l’occasion du déconfinement.

Antigone contre Créon

Pire, l’État est allé jusqu’à interdire de rendre d’ultimes visites aux mourants et la tenue de funérailles décentes. Il s’est hélas trouvé peu d’Antigone pour défier la loi inique de Créon.

Pourtant la mort fait partie de la vie. Et la vie en soi n’est pas un but. Le but c’est une vie digne. Le temps de la dissidence est venu.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Michel Onfray : « Emmanuel Macron qui se plaint n’est pas au bout de ses peines: son calvaire est devant lui »

Dans une tribune intitulée “Des nouvelles du radeau de la méduse” et publiée sur son site, Michel Onfray dénonce les mensonges du pouvoir depuis le début de la crise sanitaire.

Voici un extrait :

“Emmanuel Macron parle beaucoup, il verbigère sans cesse. On se demande à quoi servent ses sorties qui le tiennent éloigné du bureau où les citoyens pourraient attendre qu’il y effectue son travail de chef de l’Etat! Des producteurs bretons de fraises hors sol, des instituteurs dans leurs écoles, plusieurs fois des soignants dans leurs hôpitaux, le professeur Raoult dans son bureau marseillais, le fantôme du général de Gaulle sur ses champs de bataille: à quoi bon ces exhibitions si ce n’est pour saturer les médias de sa personne?

A la Pitié-Salpêtrière, il dit: «on a sans doute (sic) fait une erreur sur la stratégie annoncée». Les journaux à son service s’empressent de parler d’un mea culpa! C’est mal comprendre ce qui s’est dit: d’abord convenir que la stratégie ne fut, peut-être, pas bonne, ça n’est pas dire que l’objectif qu’elle visait était mauvais! N’oublions pas le «sans doute» qui est une litote car, au contraire de la chose annoncée, l’expression signifie: peut-être, probablement, mais pas certainement. Une erreur, sans doute, sur la façon de faire n’est pas un aveu que le but n’était pas bon. Si l’on débarrasse cette phrase de sa tournure alambiquée, confuse, obscure, Macron dit: «l’objectif de mettre les hôpitaux au pain sec n’était pas mauvais, mais nous nous y sommes peut-être mal pris pour réaliser ce projet…». Mea culpa disent les journalistes! Aveu naïf et cynique bien plutôt…

Car Macron verse des larmes de crocodile: depuis qu’il occupe l’Elysée, il sait en effet très bien ce qu’il fait en commandant au rouleau compresseur maastrichtien de passer sur la santé publique française, d’écraser l’instruction publique française, de broyer le système de retraite français, de compacter l’industrie française, d’aplatir la culture française, de laminer la civilisation judéo-chrétienne, de compresser l’histoire de France -puisque c’est son programme.

Le pire n’est pas qu’il fasse semblant de confesser une erreur sur la stratégie et non sur l’objectif, mais bien plutôt qu’il mente en disant qu’il croyait bien faire, mais cette conclusion sidérante: «C’est très cruel pour moi-même»! On croit rêver: cette épidémie n’est pas cruelle pour les bientôt trente mille morts, pour les trente mille familles en deuil qui n’ont pas pu accompagner leurs défunts dans les cimetières, pour ceux qui savaient leurs morts dans des entrepôts frigorifiques de Rungis sans pouvoir les y visiter, pour les personnes âgées triées dans les couloirs des urgences hospitalières et renvoyées chez elles, donc à la mort, pour les anciens abandonnés dans les mouroirs que sont les EHPAD, pour les médecins et les infirmières qui, faute de masques et de protections, sont morts au travail, pour les enfants qui sont de ce fait privés de père ou de mère, les maris privés de leurs femmes, les femmes privés de leurs maris, pour les artisans et les commerçants qui ont fait ou vont faire faillite, non, elle était cruelle pour sa petite personne dépassée par les évènements… Peut-on faire aveu plus narcissique ou égotiste? Cet homme est incapable d’empathie, il n’a d’amour que de lui-même. Il n’a que faire de la France et des Français.

Or, Emmanuel Macron qui se plaint n’est pas au bout de ses peines: son calvaire est devant lui.”

Tribune reprise de michelonfray.com

Ljubljana, Athènes, Madrid : avec le déconfinement, la contestation ressurgit en Europe

25/05/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Avec le déconfinement, la contestation sociale ressurgit un peu partout en Europe. Plusieurs manifestations se sont déroulées ces derniers jours sur le Vieux Continent. Des rassemblements qui visent à dénoncer la gestion de la crise sanitaire.

Plus de détails en images.


Covid-19 et masques : quand une polémique peut en masquer une autre

19/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
En France, le port du masque a fait l’objet de vifs débats durant la crise sanitaire.

En cause, le discours contradictoire du gouvernement, puis les nombreuses révélations qui ont mis à mal le pouvoir, déjà critiqué pour sa gestion de la crise.

Sputnik revient en 2 minutes sur la vague de polémiques autour des masques.


Salutaire commission d’enquête sénatoriale, par Maxime Tandonnet

L’annonce de la création d’une commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise du covid 19 a suscité le trouble en haut lieu. Or, avant toute autre chose, face au bilan d’une tragédie les Français ont le droit de savoir de manière factuelle ce qui s’est passé, d’établir les responsabilités et d’en tirer les conséquences en termes de sanctions politiques. C’est là un principe démocratique absolu dont il est inconcevable de les priver.
Art. 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen: La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.
Cela concerne toute personne en charge d’une responsabilité publique, aussi bien le chef de l’Etat, le Premier ministre, les ministres et les fonctionnaires.

Pendant trois ans, les Français ont été abreuvés de paroles grandiloquentes « Jupiter », « exemplarité », « renouvellement », « transformation », « refondation » et d’une avalanche de communication à outrance. Or, des questions se posent inévitablement sur le décalage entre la splendeur arrogante affichée au quotidien et le piètre bilan d’une tragédie. Si l’on en juge par les données de l’OMS, pour une taux de létalité moyen dans le monde de 7,09 %, la France affiche les pires résultats : 19%, pire que la Belgique : 15,68, Royaume-Uni : 15,43, Italie : 13,72, Pays-Bas : 12,33, Suède : 12,09, Espagne : 10,22. Il apparaît qu’en France l’on meurt trois fois plus qu’aux USA (5,76), et cinq fois plus qu’en Allemagne (4,15) qui se classe dernière (une fois n’est pas coutume) en Europe à égalité avec le Portugal.

D’innombrables questions se posent: sur l’absence des masques pendant trois mois, des tests de dépistage, de places de réanimation en nombre suffisant, la situation hospitalière, les revirements dramatiques de la communication officielle, les 50 jours de privation de liberté infligée aux Français assignés à résidence, les morts dans les EPAD, l’effondrement économique de la France, infiniment pire qu’ailleurs, notamment en Allemagne. La crise aura fait au bas mot une trentaine de milliers de morts et probablement des millions de chômeurs.

Cette hécatombe n’était pas une fatalité si l’on en juge par la situation de nombreux autres pays qui n’ont pas connu ce niveau de désastre. Il est inepte d’affirmer que « ce n’est pas le moment de gêner l’exécutif ». Enquêter, faire la lumière, n’entrave pas la poursuite de l’action. Les Français ont le droit de savoir aujourd’hui, à chaud, ce qui s’est passé. Demain, à grand renfort de matraquage médiatique, les esprits passeront à autre chose. C’est donc bien aujourd’hui que les Français ont le droit de demander des comptes à travers leurs représentants, à travers les sénateurs. La création de la commission d’enquête sénatoriale est tout à l’opposé d’une manœuvre politicienne. Elle est un acte indispensable de transparence, de justice et de démocratie.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Bienvenue dans le monde d’après… Voltaire a dû se retourner dans sa tombe !

« Non, Raphaël, tu ne dois pas prendre la main d’Emma ! C’est impossible et dangereux », affirma l’institutrice. « Mais c’est mon amie, maîtresse », lui répondit le gamin, en souriant tristement. « À la récréation, tu devras rester à l’intérieur de ton carré. ». Emma sera tout près de toi, mais dans l’autre carré », ajouta la maîtresse.

« Est-ce que j’ai tous les papiers pour sortir ? » s’interrogeait André. Attestation de mon employeur, attestation de déplacement de plus de 100 km chez un proche vulnérable, justificatif de domicile, pièce d’identité en cours de validité, billet de train TER avec le code-barres de la réservation. « P…., j’allais sortir sans mon masque », s’écria-t-il intérieurement.

Il sentait le stress l’envahir alors qu’une très belle journée, pourtant, s’annonçait, ce 26 juin 2020. Il allait enfin revoir sa mère, âgée de 84 ans et isolée dans son EHPAD. Sa dernière visite remontait au 15 mars, le jour des élections municipales. Il y a déjà quatre mois. Une éternité. Deux jours plus tôt, un psychologue ou un psychiatre, il ne s’en souvenait pas, l’avait appelé pour lui décrire l’état mental de sa mère. Quel est ce drôle de pays où, après avoir ordonné et organisé la séquestration des Français à leur propre domicile durant deux mois, l’État nounou convoque des médecins pour réparer les âmes abîmées ? Sa mère avait surtout le cœur brisé par cette longue absence du fils aimé.

Dans le train, il n’oublierait pas de contacter le camping pour définitivement annuler ses vacances initialement prévues fin juillet. Il n’en avait plus envie. D’autant plus que les restaurants et le zoo de La Palmyre promis à son fils Raphaël étaient toujours fermés. La découverte d’un foyer d’une cinquantaine de nouveaux contaminés près de Royan avait déjà conduit le préfet à « reconfiner » tout le canton, y compris les plages, redevenues interdites. La décision préfectorale avait surtout achevé de convaincre André.

Contrôleur de gestion, donc cadre administratif. Donc condamné au télétravail. Ce n’est pas les deux conférences vidéo hebdomadaires qui compensaient l’absence de plus en plus pesante de la présence physique de ses collègues. Leurs blagues potaches, la machine à café du lundi. Et surtout, Annabelle, la chef comptable, embauchée en début d’année, dont il n’a plus croisé le regard depuis des semaines. Son premier geste matinal de télétravailleur, c’était de mettre en route le CD reproduisant les bruits d’ambiance de son open space aujourd’hui disparu. Déprimant.

Déprimant, aussi, de ne plus refaire le monde autour d’un café en terrasse, sur les bords de la Seine, avec ses potes du club de hand-ball. Sans parler du drone nous vociférant, l’autre soir vers 20 h 30, l’ordre de déguerpir des escaliers de l’église du Sacré-Cœur. Raphaël en avait été tétanisé.

Moi-même, je m’interrogeais depuis sur la docilité des citoyens à accepter toutes ces privations de liberté et tous ces contrôles policiers.

La politique sanitaire avait bon dos. On me prend la température lorsque je pénètre dans le hall d’entrée des bureaux de mon employeur. S’y ajoute, depuis hier 13 mai, la surveillance orwellienne de mes paroles, puisqu’une majorité à l’Assemblée s’est dégagée pour voter une loi foncièrement hostile à la liberté d’expression. Voltaire lui-même a dû se retourner dans sa tombe.

Bertrand Renault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Confiner, surveiller, punir, mater

Sur une période très courte, les Français ont accepté une restriction importante de leurs libertés.
Le 11 mai 2020 restera dans l’histoire comme une date nébuleuse ; celle d’un déconfinement qui déconfinera sans déconfiner, tout en déconfinant : comprenne qui pourra !

Seulement certains Français en bénéficieront, mais ni en tous lieux, ni en tout temps : point trop n’en faut. À cette occasion, le conseil scientifique viendra de nouveau en renfort du gouvernement. Avec force tableaux statistiques et cartes de France colorées de rouge et vert. Il légitimera ainsi une décision que les Français ont bien du mal à comprendre et a fortiori à accepter. Ce faisant, le savant continuera une fois de plus d’offrir au politique sa caution dans un exercice qui apparaît cependant de plus en plus périlleux car il engage également la responsabilité des experts(1).

Les Français en liberté conditionnelle

Le 11 mai 2020 restera dans l’histoire comme l’horizon improbable d’une liberté d’aller et venir à reconquérir. Ce que nombre de Français vivent comme une incarcération ne prendra en effet pas véritablement fin à cette date. En d’autres termes, leur levée d’écrou demeurera en grande partie limitée et indéterminée, toujours sujette à un droit de regard bureaucratique, plus tatillon que jamais. En bref, ils vont devoir apprendre à vivre sous contrôle et endurer ce que beaucoup d’entre eux vivent comme une punition.

Certes de prime abord, celle-ci ne se donne pas à voir comme telle. Bien au contraire, les pouvoirs publics la dénient. Selon ces derniers, la privation de quelques libertés fondamentales n’aurait été mise en place le 17 mars que pour le bien des citoyens, afin d’assurer leur sécurité sanitaire et pour nulle autre raison. C’est donc avec obéissance et dans la peur, que des millions d’administrés ont accepté d’être séparés les uns des autres, coupés du jour au lendemain de leur biotope social. De surcroît, c’est dans le silence qu’ils ont enduré et endurent encore d’incessantes injonctions paradoxales auxquelles ils doivent néanmoins se soumettre sous peine d’être sanctionnés. En effet, depuis le mois de janvier et jusqu’à ce jour, qu’il s’agisse de la fermeture des frontières, du port du masque, des tests de dépistage, des gestes barrières, des protocoles thérapeutiques, de la reprise du travail, du retour des enfants à l’école ou de la fréquentation des transports en commun, ils ont entendu tout et son contraire.

Les chiffres de Salomon visent à cacher le climat politique mortifère

Les innombrables revirements des responsables politiques, tout comme les violents conflits entre experts médicaux n’ont pas manqué. Une telle situation illisible et abracadabrantesque a par conséquent rendu impossible l’adoption d’une ligne de conduite qui fût rationnelle et efficace. Surtout, ce climat mortifère sur fond de mesures liberticides, a largement accentué l’angoisse d’une population infantilisée et maintenue perpétuellement dans l’incertitude. Pendant des semaines, tests, masques, gels, lits d’hôpitaux et respirateurs ont manqué et manquent d’ailleurs encore. Rien n’explique, à ce jour, une pareille impéritie qui exige des Français toujours plus de résilience sans leur offrir pour autant de véritable contrepartie. Mais la peur au ventre, les Français ont dû affronter, vaille que vaille, cette pénurie hors-norme. Or dans le même temps, le gouvernement a cru bon de les submerger chaque soir d’un déluge de données statistiques dispensées par le directeur général de la santé publique qui, tel un greffier, dressait le bilan comptable des pertes humaines de la nation.

Pour lire la suite, c’est ici !

Philippe de Villiers : « Le Puy du Fou est en danger de mort ! »

La Cinéscénie et le grand parc devaient rouvrir le 1er avril. Mais le confinement a des conséquences dramatiques pour le Puy du Fou : 2.500 employés sont au chômage partiel et un million d’euros partent en fumée chaque jour.

Une pétition est en ligne pour réclamer aux pouvoirs public la réouverture du Puy du Fou. Explications de Philippe de Villiers.

Avec d’autres vous avez mis en ligne une pétition demandant la réouverture du Puy du Fou. Le Puy du Fou et les Puyfolais sont-ils en danger ?

Aujourd’hui, ils sont en danger de mort. On n’a aucune visibilité et on ne sait pas du tout ce qu’il va advenir du Puy du Fou. La cinescénie d’une part, et le grand parc d’autre part. Nous sommes fermés depuis le 1er avril, alors que nous devions ouvrir le 1er avril. Nous perdons 1 million d’euros par jour, 2500 salariés sont au chômage partiel et les 4500 bénévoles de la cinescénie attendent désespérément et patiemment qu’on veuille bien nous donner une date.

La fermeture est liée à l’épidémie de Covid-19. Le Puy du Fou serait-il prêt à rouvrir avec les normes sanitaires très exigeantes ?

Nous sommes en étroite liaison avec les pouvoirs publics. Les conseillers du Premier ministre et du président de la République sont compétents et ouverts. Ils comprennent parfaitement l’urgence vitale dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons fait des propositions sanitaires qui sont faciles pour nous puisque nous sommes des professionnels des flux et de la sécurité sanitaire. Ce n’est donc pas un problème pour nous. Je dirai même que le Puy du Fou peut être un premier de cordée.

Cette pétition a été signée par certain élus locaux. On pense notamment à Véronique Besse. La fermeture du Puy du Fou implique-t-elle la Vendée et la région ?

C’est dramatique pour tout l’environnement, puisque nous avons 2500 emplois directs et 6000 emplois indirects dans le voisinage. C’est une part de nous même qui meurt. Le Puy du Fou est un fleuron. Il y a 165 savoir-faire qui sont sur la première marche du podium mondial à Las Vegas pour le spectacle vivant. C’est toute cette ressource humaine exceptionnelle qu’il faut absolument garder. J’ai bon espoir. Tous les gens qui aiment, qui connaissent ou qui veulent que le Puy du Fou ne meure pas, je leur demande vraiment de signer cette pétition. Je pense que les pouvoirs publics la recevront comme une pression qui les encouragera à trouver une date compatible avec le déconfinement.

Pour signer cette pétition : https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-a-tr%C3%A8s-vite-au-puy-du-fou/psf/promote_or_share

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les Français confinés mais les banlieues en feu !

14/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le gouvernement a obligé les Français à rester confinés chez eux, des instructions ont été données aux forces de l’ordre pour ne pas trop faire de zèle dans les banlieues…
Voici la réaction de Génération identitaire.

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Sébastien Chenu : « Non seulement ils sont incapables, mais ils sont lâches »

Aurore Bergé, députée LREM, vient de déclarer sur Twitter : « Nous proposerons une adaptation de la législation pour effectivement protéger les maires pénalement mais aussi toutes les personnes dépositaires d’une mission de service public dans le cadre des opérations de déconfinement. » Une façon de préparer le « monde d’après » ? Réaction du député Sébastien Chenu.

Visiblement, la majorité et le gouvernement préparent le monde du déconfinement. Ils vont a priori légiférer le fait d’exonérer pénalement toutes personnes dépositaires de l’autorité publique. Ils parlent des maires en premier lieu, mais surtout des ministres. On pense à tous les responsables de cette gestion de crise, notamment à Agnès Buzyn, Bruno Salomon et Olivier Veran. Que cela révèle-t-il ?

Ceux qui croient que le monde d’après avec les mêmes responsables politiques de la Macronie sera différent du monde d’avant se trompent. En réalité, les mêmes individus auront les mêmes faiblesses et auront la volonté d’échapper à leurs responsabilités. Non seulement ils sont incapables, mais ils sont lâches. Ils nous le démontrent avec cette proposition. Il convient de faire la part des choses.
Les maires sont obligés d’appliquer les décisions de l’État et ne sont pas pénalement responsables d’un certain nombre de ces décisions. Mais exonérer toute personne qui a une responsabilité publique, ministre, haut fonctionnaire, dirigeant d’un service public national, me semble évidemment être une manœuvre pour permettre à ces incapables d’échapper à la justice et à leur responsabilité. Quand je dis « ces incapables », on peut remonter à quelques années en arrière. La Macronie est une sorte de nouvel UMPS et les responsables remontent à plusieurs gouvernements en arrière.
Il faudra qu’ils viennent s’expliquer devant la justice et, le cas échéant, peut-être être sanctionnés.
Ils sont toujours capables de se retrouver entre eux pour se protéger les uns les autres.

Vous parlez du mandat précédent, on peut penser au cabinet de Marisol Touraine qui regroupait des Gabriel Attal, Bruno Salomon et Benjamin Griveaux. Finalement, derrière cette excuse de protéger des maires, on sent qu’il y a une volonté du gouvernement de se protéger lui-même.

On peut même remonter plus loin. Les gouvernements Sarkozy, Hollande et Macron sont peuplés des mêmes individus. C’est ce qu’on appelle le système. Ils changent de déguisement et d’apparence, mais ils poursuivent les mêmes politiques. Puisque ce système existe, ils cherchent aujourd’hui à se protéger. C’est toute la proposition que fait Aurore Bergé, elle-même une créature du système, qui est de produire une loi qui protège les acteurs de ce système, d’où qu’ils viennent.

Il est toutefois plus facile de critiquer l’action que d’agir soi-même. Le gouvernement n’a-t-il pas géré la crise du mieux qu’il le pouvait ? Serait-il injuste de l’attaquer, alors même que nous serions dans les mêmes difficultés si nous étions aux commandes ?

Le gouvernement a commis plusieurs fautes. La première, il a menti et continue de mentir aux Français. C’est probablement la pire chose que l’on puisse faire lorsqu’on a des responsabilités.
La deuxième chose, c’est que le gouvernement n’a rien anticipé parce que sa politique amène à ce type de résultat. À partir du moment où ils ont démantelé les services publics ou l’industrie française, ils se sont aperçus aujourd’hui qu’ils n’avaient pas les moyens de protéger les Français. Par conséquent, ils mentent aux Français, ils n’ont pas anticipé et la politique qu’ils mènent depuis des années fait d’irrémédiables dégâts. Il est possible de faire autrement. Et d’ailleurs, d’autres pays l’ont fait. L’Allemagne et Israël ont géré les choses différemment. Ils ont anticipé les choses et n’ont pas menti à leur population. Par conséquent, les résultats sont meilleurs.
Nos premières alertes datent du mois de janvier. Nous avions proposé une autre méthode et nous continuons de le faire.
Il y a quelques jours, je disais que j’étais très sceptique sur le nombre de tests qui pouvaient être réalisés dans notre pays, compte tenu de leur incapacité à avoir commandé des tests. On est en train de se rendre compte qu’Olivier Véran a encore menti aux Français. Il n’y aura pas 700.000 tests faits à la date qu’il avait annoncée.

Vous êtes député du Nord et vous êtes dans l’opposition. Voudriez-vous que les ministres concernés s’expliquent devant la justice ?

La justice fera son boulot le moment venu. Je pense que le gouvernement doit dire la vérité aux Français, doit s’expliquer devant la représentation nationale et doit faire l’objet de commissions d’enquête parlementaires. Nous pourrons jouer à ce moment-là notre rôle de parlementaires. Notre rôle n’est pas seulement de critiquer, mais c’est aussi de proposer. Chaque jour, nous continuons à faire des propositions. Nous en avons fait au sujet de l’école. Cette étape est un fiasco.
La justice suivra son cours, mais elle ne pourra le faire qu’à partir du moment où ce système macroniste n’aura pas pipé les dés en produisant une loi destinée à voir les acteurs de ce scandale et de ce fiasco lui échapper. Je pense que les Français ne lui pardonneront pas.

Le déconfinement qui commencera par l’école est au cœur de la polémique. La plupart des parents se refusent à remettre leurs enfants à l’école. Êtes-vous partisans d’une reprise de scolarité ou, au contraire, est-ce trop dangereux ?

Nous avons considéré que la rentrée devait attendre septembre et que la nécessité était l’accueil des enfants de professionnels. En ce qui concerne la capacité à faire revenir les enfants en maternelle, primaire ou collège, les risquent sanitaires étaient trop importants pour les enfants, les professionnels, les enseignants et les personnels techniques de l’Éducation nationale. Par conséquent, nous avons demandé que cette rentrée soit reportée. Là encore, je vois que le gouvernement a été inflexible alors que, sur le terrain, des centaines de maires refusent d’appliquer cette décision gouvernementale, simplement pour protéger les leurs.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La France confinée contre la France en gilet jaune, par Michel Geoffroy

La révolte des Gilets jaunes a commencé en 2018. Celle de la France profonde qui ne voulait pas disparaître. Celle qui bravait tout pour se faire, croyait-elle, entendre de la France d’en haut.
Mais en 2019, la France d’en haut n’a pas hésité à faire taire les Gilets jaunes à coups de matraque, d’yeux crevés et de poursuites judiciaires. La France du coronavirus lui a succédé en 2020. Ce n’est pas la même France, à l’évidence.

La France confinée, c’est la France que préfère Emmanuel Macron : celle qui accepte tout, se soumet à tout, gobe tout et en redemande !

La France cocue et contente

La France confinée supporte plutôt bien le confinement sans précédent qu’on lui a imposé, c’est-à-dire la privation de ses libertés. Elle ne doit pas trop craindre pour son chiffre d’affaires ni pour ses économies. Et le soir elle fait sagement son jogging ou son vélo, comme on le lui a autorisé.

La France confinée applaudit bien fort comme on le lui a dit, vers 20 heures, les personnels de santé.

Quand on applaudit c’est qu’on est content.

La France confinée est donc satisfaite des hôpitaux publics chers, mal gérés et tiers-mondisés. Elle se satisfait de ceux qui considèrent qu’il ne faut pas prendre en charge les personnes âgées parce qu’on n’a pas assez de moyens de réanimation. Elle applaudit ceux qui laissent mourir les seniors dans les EHPAD. Elle est contente de tous ces experts médicaux qui depuis deux mois disent à peu près tout et son contraire sans discontinuer et avec un aplomb magnifique, mais en blouse blanche, ce qui change tout. Elle est contente de l’absence de tests et de moyens de protection pour la population.

Chaque soir, elle est contente et elle applaudit ! Comme on rit sur commande dans les émissions télévisées. La France confinée, c’est la France comme Emmanuel Macron la souhaite : cocue et contente !
La France bon public

La France confinée écoute sagement le président de la République et ses ministres : ils étaient, paraît-il, plus de 36 millions – 36 millions ! – devant les petites lucarnes, le 13 avril, pour écouter Emmanuel Macron prendre plus de vingt minutes pour annoncer la fin du confinement à partir du 11 mai, enfin peut-être, si tout va bien, selon les cas. Et pour s’autoglorifier comme à son habitude.

Mais la France confinée ne se lasse pas. Elle est bon public.

À peine levée, elle allume son poste où on lui déverse son lot de catastrophes quotidiennes et cela durera toute la journée. Jusqu’à ce que le directeur général de la Santé égrène – y compris en langage des signes pour que personne ne rate rien – son lot quotidien de morts : ça augmente, ça baisse, la courbe d’augmentation diminue, ça baisse plus vite.

Jérôme Salomon c’est le bulletin météo en plus strict, mais ça plaît !

La France confinée écoute sans plus de réaction les ministres qui prédisent un chômage de masse, une crise digne de celle de 1929 ou de nouveaux impôts, comme si tout cela n’était pas de leur fait.

Elle boit les paroles des experts cathodiques qui expliquent que, même guéri, on sera malade, qu’il va y avoir une nouvelle vague de virus, qu’il n’y aura pas de vaccin avant longtemps, que la chloroquine est dangereuse, que les masques seront difficiles à laver, que l’eau sera polluée, que c’est la faute au pangolin, ou au laboratoire secret des méchants Chinois…

À côté de cette avalanche de catastrophes cathodiques quotidiennes, Greta Thunberg fait vraiment petit bras désormais !

La France qui tombe

On disait les Français indociles. Mais aujourd’hui les indociles se trouvent plutôt dans les banlieues de l’immigration. Pas dans la France confinée.

Lobotomisée par deux mois de mensonges, de propagande et de peur, cette France accepte tout, se résigne à tout et n’objecte rien. Ni les églises fermées, ni les élections reportées, ni le 1er Mai supprimé pour cause de distanciation sociale, ni les volte-face incessantes du gouvernement.

La France confinée fait tout ce qu’on lui dit : aller voter, rester chez soi, ne-pas-porter-de-masque-cela-ne-sert-à-rien, en porter et en fabriquer soi-même désormais, respecter la distanciation sociale. Elle croit que demain sera différent et que le Système va changer comme par enchantement.

Les sondages montrent certes qu’une majorité de Français ne fait pas confiance au gouvernement dans la gestion de l’épidémie. Mais les sondages ne sont pas les élections et ce n’est pas pour autant que, tous les soirs, la France confinée n’écoute pas religieusement, devant sa télévision ou son portable, les mêmes se répandre en long et en large.

La France confinée se résigne déjà un déconfinement qui n’en sera pas vraiment un. Elle fabrique activement les masques qu’on lui a promis depuis deux mois. Demain, elle fabriquera sans doute son propre gel hydroalcoolique ou ses médicaments avec le même zèle, en regardant des tutos. Elle s’est habituée à faire la queue partout, et aux restrictions dans les magasins. Elle s’est habituée aux contrôles de police et de gendarmerie.

La France des Gilets jaunes se révoltait. La France confinée est déjà mûre pour une longue servitude.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Aéroport d’Alger : panique des « binationaux » coincés au bled…

On aura assisté, ces derniers jours, à des scènes qualifiées de « sidérantes » par le quotidien El Watan, à l’aéroport Houari-Boumédiène d’Alger. Au début de la pandémie, on avait vu, à l’aéroport d’Orly et sur le port de Marseille, des centaines d’Algériens et de binationaux franco-algériens, tenter de rejoindre le bled (supposé alors moins touché par le virus).

Depuis avril, mouvement inverse : des milliers de personnes essaient, dans une cohue et une promiscuité indescriptibles, de rejoindre l’hexagone supposé, malgré des ratés impressionnants, mieux encadré médicalement et sanitairement. On rappellera au passage que l’Algérie ne reconnaît pas la double nationalité : pour Alger, un Algérien, même doté d’un passeport français, reste un Algérien, point barre.

Depuis la fermeture de l’espace aérien pour cause de coronavirus, l’aéroport Houari-Boumédiène est fermé. Sauf pour des vols d’Air France dits « de rapatriement (sic) ». Le 15 avril dernier, Air France avait affrété un avion pour récupérer ce que, pour la circonstance, El Watan appelle des ressortissants français. Quelque 200 places disponibles. Et la promesse d’autres vols par la suite. Mais ils auront été des milliers à investir l’aérogare ce jour-là. Ce qui arrache ce cri du cœur à El Watan : « Le spectacle est humiliant pour ces citoyens et ces familles qui vivent le calvaire loin de leurs chez-soi. Sans compter le risque aggravé d’une contamination au virus corona dans la promiscuité imposée dans de telles circonstances. »

Le couvre-feu ayant été instauré à Alger de 15 heures à 7 heures du matin, des centaines de gens avaient passé, dans des conditions qu’on imagine, la nuit à l’aéroport pour avoir une chance de prendre l’avion du lendemain. Qui sont ces candidats au retour que El Watan nous donne comme des « ressortissants d’Air France », donc des « Français » si on comprend bien ? Des binationaux et des détenteurs de titres de séjour. Qui tiennent la France pour « responsable de leur calvaire » comme le dit avec colère l’un de ces binationaux : « Les autorités ont rapatrié les Français de souche en premier et nous, les binationaux, nous sommes le dernier de leurs soucis. Nous payons pourtant nos impôts en France ! ».

Ce qui arrache ce trémolo à El Watan : « Pour ces gens, leur vie est en France, ils y travaillent, ils y ont leur famille, leur maison ; et beaucoup rencontrent des complications dans leur emploi, comme Naïma B., une architecte venue enterrer son père le 15 mars et qui n’a pas pu rentrer suite à la suspension des vols d’Air France, et à qui son employeur a refusé le télétravail en la mettant de fait en congé. Ces drames se comptent par centaines et se racontent sur une page Facebook nommée Binationaux bloqués en Algérie et créée à l’occasion par des concernés. »

A noter que ces binationaux ayant par définition deux nationalités, ils ne sont pas en terre étrangère en Algérie… Certains qui, il y a peu de temps encore, portaient – en France – le maillot de l’équipe de foot algérienne et qui – en France – déployaient des drapeaux FLN, se découvrent soudain furieusement hexagonaux : « Il y a des personnes malades et privées de leurs médicaments introuvables en Algérie. »

Cela ne les empêche pas de s’en prendre à l’ambassade de France et à ses consulats et de poser cette question pour le moins hors-sol de la part de gens qui crient, à chaque occasion, que l’Algérie est leur vraie patrie : « Pourquoi la France nous abandonne ? » Côté ambassade, on invite « tous ceux qui n’ont pas une raison impérieuse de rentrer en France à éviter autant que possible les déplacements internationaux, même pour revenir sur le territoire national ». C’est un conseil judicieux. On pourrait peut-être le prolonger après la fin de la pandémie, non ?

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 29 avril 2020

Crise sanitaire – Michel Onfray : “Le virus ignore les frontières, mais on va avoir des départements rouges et verts”

30/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Michel Onfray pour “Front populaire“, sa nouvelle revue “pour les jours d’après” était l’invité d’André Bercoff mercredi 29 avril sur Sud Radio.

La gestion de la crise sanitaire a été du “tout et n’importe quoi“, selon Michel Onfray. “On ferme les frontières, puis on les ouvre, ou l’inverse, on ferme puis on ouvre les écoles, on ne porte pas de masques puis on les porte, on fête le 8 mai puis on ne le fête pas…“, déplore-t-il. “Chez Emmanuel Macron on dit une chose et son contraire et après débrouillez-vous“, s’indigne le fondateur de l’Université populaire de Caen. Il rappelle que dès le 28 janvier, sur un plateau de télévision, “j’ai fait fonctionner mon bons sens, si la Chine met sous cloche une ville de 15 millions d’habitants, c’est qu’il y a péril dans la demeure. Le régime chinois n’est pas à 10.000 morts près“, rappelle-t-il.

Le philosophe remarque que l’on disait que “le virus ne connaît pas les frontières“. “La grande idéologie maastrichienne“, reconnaît-là Michel Onfray. “On a laissé arriver une vingtaine d’avions chinois par jour pendant des jours et des jours“, dénonce-t-il. “On a fait tout ce qui fallait pour laisser contaminer les Français“, s’indigne l’auteur, pour qui “la stratégie aurait été de confiner“.

Michel Onfray conclut :

Le virus ignore les frontières, mais on va avoir des départements rouges et verts. On découvre qu’il y a des frontières et qu’on peut contenir le virus avec des frontières


Edouard Philippe devrait écouter le Café du Commerce

Edouard Philippe Ecriture inclusive

La macronie est chatouilleuse : elle ne goûte guère la contradiction. Emmanuel Macron avait, le 31 mars, qualifié d’ “irresponsables” ceux qui n’étaient pas convaincus par sa “guerre” contre le Covid-19. Le président y avait vu des sortes de traîtres portant atteinte à la nation. Cette fois, c’est son premier ministre qui a montré, lundi, son agacement devant les mêmes esprits chagrin. S’adressant à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a notamment déclaré : “J’ai été frappé par le nombre de commentateurs ayant une vision parfaitement claire de ce qu’il aurait fallu faire à chaque instant. La modernité les a fait souvent passer du Café du Commerce à certains plateaux de télévision. Les courbes d’audience y gagnent ce que la convivialité des bistrots y perd. Mais je ne crois pas que cela grandisse le débat public”. Ces propos de comptoir d’homme vexé seraient anodins s’ils n’avaient été tenus, solennellement, devant la représentation nationale.

Philippe a raison d’estimer que la critique est d’autant plus facile que cette crise sanitaire est complexe. Cette évidence devrait-elle faire taire les remarques des observateurs ? La charge convenue contre le Café du Commerce (qui a dû fermer, comme tous les bistrots) s’entend d’habitude chez les “élites” auto-satisfaites et en manque d’arguments. Votre serviteur fait partie de ces “commentateurs” qui, “sur certains plateaux de télévision” (CNews en l’occurrence, dans l’émission de Pascal Praud – L’heure des pros, plusieurs fois par semaine), décortiquent le confinement depuis le 17 mars. La parole y est libre et les débats contradictoires. Faudrait-il comprendre que Philippe, qui excelle à mettre la France au pas, voudrait aussi des valets à sa botte?

Le pouvoir montre sa désinvolture dès qu’il s’agit des libertés. Plutôt que de responsabiliser les citoyens, le premier ministre a choisi de les maintenir dans un statut d’infériorité à l’issue du 11 mai. Même les églises sont priées de renoncer encore à leur liberté de culte. La complexité technocratique du plan de déconfinement, présenté hier, tient au fait que l’Etat ne se résout pas à lâcher prise, au prétexte de “protéger les vivants”, comme l’a dit Philippe. Mais cette ambition messianique dit tout d’un Etat qui ne touche plus terre et croit porter une parole sacralisée. Or c’est bien parce que le pouvoir vit dans une autre dimension qu’il aurait intérêt à redescendre de son nuage pour côtoyer les mortels.

Plutôt que de moquer les conversations de bistrot qu’il croit entendre sur des plateaux de télévision, le premier ministre gagnerait à les écouter. Il est évidemment plus rassurant de se laisser flatter par les cireurs de pompes; ils ne manquent pas, sur d’autres plateaux plus dociles. Cependant, le débat démocratique ne veut rien dire s’il se réduit à de collectifs bains de pieds en eau tiède. Le gouvernement devrait entendre ceux qui lui disent qu’il a menti sur les frontières, les masques, les tests. Il devrait entendre ceux qui lui reprochent de malmener les libertés au nom de l’unité nationale et du sanitairement correct. Les coupables ne sont pas les Français, comme le laisse croire Philippe qui menace de repousser le 11 mai à plus tard si les citoyens se relâchent. C’est l’Etat qui a failli. C’est lui qui doit trinquer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 avril 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Jean-Yves Le Gallou : « Comme Antigone, résistons à la dictature sanitaire ! »

Antigone est la pièce la plus célèbre du répertoire européen. L’argument de Sophocle est simple : au nom de l’État, le roi de Thèbes, Créon interdit que des honneurs funéraires soient rendus à Polynice, qui a désobéi ; au nom des lois divines, Antigone brave les lois de l’État pour enterrer son frère et le paiera de sa vie.
Macron est un Créon au petit pied.

Sa maréchaussée a verbalisé une femme venue saluer – de l’extérieur – son vieux mari reclus dans un EHPAD. Et un gendarme a empêché un fils d’assister aux derniers instants de son père. Certes, les généraux de gendarmerie se sont confondus en excuses. Mais le mal est fait.

Soucieuse d’égaliser la marque avec la gendarmerie, la police nationale a signalé au procureur de Paris une messe (à Saint-Nicolas du Chardonnet) qui se serait tenue en présence – officiants et techniciens vidéo pour la retransmission compris – de 22 personnes : dans une église capable d’accueillir plus de 1.000 personnes…

Ce zèle imbécile n’est pas neutre : il porte atteinte aux liens les plus intimes et au sacré.

La dictature sanitaire a aussi effacé d’un trait de plume la liberté de circulation. Les randonneurs sont traqués par hélicoptère et les résidents secondaires font l’objet d’enquêtes judiciaires. Le confinement est implacable. Assujettis à demeurer sur place comme des détenus sous bracelet électronique.

Un bracelet électronique évoqué, d’ailleurs, pour le « déconfinement » puisque celui-ci pourrait être conditionné à un (auto)-flicage numérique assuré par les téléphones portables. Annoncée, au moins comme hypothèse à débattre, par Macron dans son allocution du 13 avril, voici une belle manœuvre en trois temps :
– premier temps, on vous confine,
– deuxième temps, on accepte de vous déconfiner en échange de votre acceptation d’une laisse électronique,
– troisième temps, la laisse est obligatoire pour tout le monde.

La liberté d’expression est, aussi, gravement mise en cause. Dès le 24 février, l’ancien préfet Laurent Solly, PDG de Facebook France, choisissait France Info pour annoncer que le réseau social qu’il dirige « régulerait » (c’est-à-dire censurerait) les informations préjugées fausses. Le tout en liaison avec les fact-checkers subventionnés de Libération, du Monde et de l’AFP. Des fact-checkers qui n’ont pas dénoncé un seul mensonge gouvernemental mais traqué toute opinion différente, divergente ou dissidente.

La dictature sanitaire est aussi, bien sûr, une dictature médicale. Et même une triple dictature médicale.

D’abord parce que toutes les décisions ont tendance à être prises sous le seul aspect médical. Or, la vie, ce n’est pas seulement du quantitatif (vivre les plus longtemps possible), c’est aussi du qualitatif (vivre le mieux possible, vivre libre, dignement, socialement, économiquement). Ce n’est pas à des comités Théodule – fussent-ils baptisés « scientifiques » – d’imposer des choix politiques. Il serait temps que les experts – qui, au passage, se sont beaucoup trompés ! – se calment. Les années de vie se comptent en printemps : pourquoi avoir volé un printemps à 67 millions de Français en fermant les parcs et les forêts, bien au-delà des nécessités de la distanciation et des gestes barrière ? Pourquoi priver de toute visite des personnes très âgées dont l’espérance de vie se compte en quelques années, voire en quelques mois, sinon en quelques jours… Il arrive à la technocratie médicale de manquer d’humanité, sinon de sens commun.

Ensuite parce que la liberté de prescription a été mise en cause, notamment dans l’affaire de la chloroquine. L’État – la technocratie médicale proche des laboratoires – s’est immiscé dans la libre relation entre le médecin et le patient, fondement du serment d’Hippocrate. Chef de service à l’hôpital de Garches, le professeur Perronne s’est insurgé contre la dictature de la direction générale de la santé (DGS) et des agences régionales de santé (ARS). Il a affirmé : « La France est en train de dérailler. En Allemagne, les médecins sont libres. Ici, tout est fliqué. C’est infernal, j’ai l’impression de vivre sous une dictature. Tous ces médecins administratifs qui n’ont pas un vu un malade depuis 20 ans nous font la leçon. »

La prochaine étape, c’est la vaccination obligatoire couplée avec une puce électronique permettant de vérifier en permanence que l’homme-matricule est en règle. Si c’est technologiquement possible, cela sera imposé… au nom du bien, bien sûr.

L’épidémie de coronavirus n’est pas une « grippette ». Elle est sérieuse. Et des mesures de prévention et de précaution étaient d’autant plus nécessaires que le gouvernement a failli dans d’innombrables domaines (gel, masques, tests, respirateurs, fermeture des frontières, etc.).

Pour autant, il faut refuser la régression civilisationnelle qu’on nous propose. La mise à bas de nos libertés. Le printemps qu’on nous vole. Et le bouleversement de notre rapport à la nature, à la vie, à la mort, au sacré et au divin.

Face à Créon, prenons le parti d’Antigone !

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

En embuscade, le Rassemblement national prépare l’après-coronavirus

Renforcé par une crise qui valide nombre de ses postulats politiques, le parti de Marine Le Pen s’impose comme le seul opposant audible depuis le début de la pandémie. Le RN s’active en coulisse sur un projet alternatif pour l’après-coronavirus. Et regarde vers 2022.

En ce mois de janvier finissant, Steve Bannon est saisi par ce genre d’intuition qui lui a permis, il n’y a pas si longtemps, de déceler un président des États-Unis là où le reste du monde moquait un milliardaire fantasque. L’ancien conseiller de Donald Trump décroche son téléphone et s’émeut auprès du Français Jérôme Rivière, député européen du Rassemblement national: « Je ne comprends pas que vous ne parliez pas plus du virus. » L’Américain anticipe une crise sanitaire gravissime, un confinement généralisé, une récession mondiale. Quand Rivière relate sa conversation à la présidente de son parti, il la découvre tout aussi informée et inquiète que Bannon. Depuis mi-janvier, Marine Le Pen absorbe tout ce qu’elle peut sur le virus de Wuhan, se fait traduire des articles de la presse étrangère, alerte ses équipes sur l’imminence d’une crise qui révélera au monde notre extrême fragilité. Rivière jette un œil rétrospectif sur ce qui pour beaucoup relevait à l’époque de l’exagération : « Marine aurait-elle fait mieux qu’Emmanuel Macron ? Ça reste à démontrer, mais on dit que gouverner, c’est prévoir : elle vient de prouver qu’elle savait prévoir. »

Même ceux qui ne lui veulent pas spécialement du bien en conviennent : depuis le début de la crise du coronavirus, Marine Le Pen a opéré un véritable choix tactique sur le plan politique et souvent eu raison avant les autres. Les faits ont justifié a posteriori ses coups de boutoir contre l’exécutif. Dès le 29 janvier, la présidente du RN demande la fermeture des frontières. Le 11 février, elle alerte sur la pénurie de masques à venir – la commande sera passée parle gouvernement… le 3 mars suivant. Au soir du premier tour des élections municipales, elle demande un confinement massif de la population. Le lendemain, le président annonce que les Français doivent rester chez eux pour au moins quinze jours ; elle rétorque que ce sera beaucoup plus long – à l’heure où nous écrivons, ce sera au minimum huit semaines. En pleine “union nationale”, certains jugent ces attaques répétées trop rudes. Peu lui chaut : « Nous sommes dans notre rôle d’opposition en alertant : j’assume cette dimension de pression et de surveillance », martèle Marine Le Pen.

On pourrait dire froidement que la séquence est plutôt bonne pour le Rassemblement national. Partout, les uns et les autres perçoivent dans le coronavirus un révélateur à la fois de l’importance de la nation et de la faillite de l’idéologie mondialiste. La souveraineté revient en grâce, on s’émeut de notre dépendance industrielle. La victoire des idées de Marine Le Pen ?

Livre blanc et livre noir pour terrasser le macronisme

Dans les réunions de travail par visioconférence, ceux qui passent encore un peu de temps virtuel avec la patronne ne décèlent chez elle aucun triomphalisme. « Marine est très intuitive, raconte l’un d’eux, elle sent bien que, politiquement, on ne sera pas forcément les bénéficiaires de cette crise. » L’intéressée confirme : «Ce serait une erreur totale de penser que les défaillances et le manque de vision d’Emmanuel Macron vont apparaître de manière spectaculaire aux yeux des Français, et qu’ils feront le “bon” choix la prochaine fois. » Parce qu’elle sait que « le système est capable de faire semblant » d’avoir tiré les leçons de la crise, elle sait aussi que « l’espoir » né du malheur qui frappe la France nécessitera « un travail intellectuel de fond » pour qu’il débouche sur une vraie remise en cause du logiciel macroniste.

Le parti prépare d’ores et déjà un livre noir et un livre blanc pour tirer les conséquences de la crise. Le premier pour lister les insuffisances et les blocages français dans la gestion de la pandémie; le second pour avancer les solutions du RN : un grand plan de relance économique sera notamment présenté, avec le détail de son financement et les coupes budgétaires nécessaires, ainsi qu’un vaste plan santé pour répondre à la détresse du milieu hospitalier et tourner le dos à des décennies de « gestion purement comptable » de ce secteur clé. En première ligne dans cette étape importante, Jérôme Rivière, dont Marine Le Pen loue l’expérience de chef d’entreprise et la connaissance du milieu entrepreneurial international, mais aussi l’influent conseiller Philippe Olivier et Hervé Juvin, qui a déjà contribué à la rédaction du projet européen du Rassemblement national. Le même travail d’inventaire est lancé pour faire le bilan de l’Union européenne.

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