Ivan Rioufol : « Ce virus a été un révélateur de l’extraordinaire inefficacité de l’État »

01/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Face à la recrudescence de l’épidémie de Covid, le gouvernement entend un peu plus serrer la vis, quitte à en passer par des confinements localisés. Alors que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’en juin prochain, la question de la mise en danger des libertés fondamentales devient de plus en plus pressante.

Le journaliste et essayiste Ivan Rioufol confie sa grande inquiétude à Sputnik et lance un appel aux Français à reprendre leur destin en main.


Pour le professeur Raoult, toutes les mesures de contrainte sociale sont inutiles

Ce mercredi matin, je n’aurais pas aimé être à la place d’Emmanuel Macron. Face aux membres certainement très instruits du Conseil scientifique et du Conseil de défense, il venait d’apprendre que le professeur Raoult avait déclaré, une fois de plus, que toutes les mesures sanitaires prises par son gouvernement ne servaient à rien. Et, de fait, lorsque l’on voit que le virus d’origine et ses variants sont toujours présents en France comme dans la plupart des autres pays, malgré des mesures sanitaires coercitives, il y a de quoi écouter ce charlatan de professeur Raoult.

Chaque semaine, Didier Raoult fait le point sur ses travaux au cours d’une vidéo d’une vingtaine de minutes dans laquelle il répète urbi et orbi : les masques ne servent à rien, sauf si vous êtes malades, il faut soigner pour éviter l’engorgement des hôpitaux, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, ce qui a eu pour effet la diminution extraordinaire des gastros, etc. Je vous conseille vivement d’aller visionner sa dernière mise au point.

Vous pouvez aussi réécouter la matinale de Pascal Praud sur Cnews qui, ce mercredi matin, s’entretenait avec le professeur Parola, qui a défendu point par point la démonstration faite, la veille, par son patron en confirmant ses propos de janvier : « Il n’y a aucune preuve de l’utilité du confinement. »

Un contre tous ! Et pourtant, si c’est de l’IHU de Marseille que venait la vérité sur le combat mené sans réel effet jusqu’à présent contre ce maudit virus ? À longueur de plateaux radio ou télévisés, des médecins débattent sur ce qu’il faut faire. Oliver Véran, de son ton incisif, acéré, hautain, ne cesse de répéter le contraire de ce qu’il a dit la veille, voire même à quelques heures d’intervalle.

Et pourtant, un an après l’apparition du Covid-19, les chiffres ne bougent pas. En France, c’est une moyenne de vingt mille nouveaux cas par jour. Ce qui ne veut pas dire vingt mille malades, puisque très peu de ces cas dont on nous rebat les oreilles pour nous effrayer vont être symptomatiques.

Malgré les mesures sanitaires prises en France, on arrive au taux de mortalité de la Suède qui a été plutôt très cool en n’imposant aucune contrainte sévère à sa population. À la onzième place mondiale le 25 janvier, nous avions 1.076 morts par million d’habitants, et la Suède 1070 (sources : John Hopkins University et Banque mondiale). La Suède vient seulement aujourd’hui de nous dépasser légèrement !

Et si Emmanuel Macron faisait le pari d’écouter le Professeur Raoult ? Non seulement lui, mais aussi le professeur John Ioannidis, l’un des plus grands épidémiologistes du monde, de l’université de Stanford, qui a pris une position radicale sur l’inutilité du masque si l’on n’est pas malade et la perversité du confinement. Ce que vient donc de confirmer Didier Raoult, pour lequel « Toutes les mesures sociales prises pour contrôler l’épidémie ont fait la preuve de leur inefficacité. Il n’y a aucune preuve que les mesures de contraintes sociales aient été efficaces. Le lavage des mains, la distanciation, le nettoyage à l’alcool ont probablement eu un rôle bénéfique sur la disparition des maladies respiratoires et digestives, mais pas du tout sur le Covid. Cela veut dire, a souligné le professeur, avec calme et sérénité, que toutes les mesures prises pour contrôler le Covid sont totalement inefficaces. »

Et d’amplifier cette affirmation par un rappel du SARS-CoV-2 de 2002 : « Il faut essayer de comprendre comment se transmet ce virus. Le SARS-CoV-2 a pu être étudié, et il a été prouvé qu’une personne affectée dans l’hôtel de Hong Kong qui fut l’épicentre du virus a pu contaminer une personne à 200 mètres ! Nous n’avons pas les moyens de lutter. »

Une conclusion peu rassurante mais qui devrait permettre à Emmanuel Macron de lâcher la bride. Au passage, le professeur Raoult donne aussi une grande leçon de modestie au monde scientifique et politique à l’origine de ces mesures de contrainte inouïes.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Confinements, couvre-feux: l’épidémie met-elle en péril la démocratie?

Natacha Polony

26/02/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après Nice, Dunkerque et son agglomération devront confiner leur population chaque fin de semaine. 10 autres départements sont scrutés de près par le gouvernement. Ils pourraient, eux aussi, se voir imposer des confinements localisés.

À l’heure du retour des mesures sanitaires les plus restrictives, la question de l’existence et de la viabilité du modèle démocratique s’impose. Pour y réfléchir, Sputnik reçoit la directrice de l’hebdomadaire Marianne, Natacha Polony, auteur de l’ouvrage Sommes-nous encore en démocratie?, publié aux éditions de l’Observatoire.


Cynisme covidesque, par Maxime Tandonnet

COVID-19

L’épidémie de covid régresse partout dans le monde, le nombre des contaminations baisse fortement et celui des morts enregistrés s’effondre. Cette évolution globale paraît naturelle et non liée à des mesures spécifiques puisqu’elle touche tout le monde y compris, sinon plus, les Etats qui ont fait le choix de respecter les libertés publiques (Suède, US etc.) Les innombrables prophètes de malheur experts, épidémiologistes, infectiologues, urgentistes et autres ministres et politiciens de toutes sortes qui jubilaient avant-hier en nous annonçant à grands cris un déchaînement de l’apocalypse au début de l’année en sont pour leur frais. En France nous avons vécu le grand-Guignol du débat confinement/non confinement et sa mise en scène médiatisée. En janvier, la plupart des responsables politiques nationaux, de l’extrême gauche à l’extrême droite, se sont ridiculisés en réclamant plus de contraintes.

Aujourd’hui, ces démagogues retournent bruyamment leur veste. Mais pourtant, le régime liberticide poursuit ses ravages. Confinement? Non confinement? Question de communication et de sémantique. De fait, un couvre-feu impitoyable se prolonge indéfiniment, obligeant les magasins à fermer et interdisant uniformément la circulation à partir de 18h00, annihilant toute liberté d’aller et venir dans la soirée. Ce couvre-feu n’est rien d’autre qu’une mesure totalitaire, digne des systèmes les plus épouvantables de l’histoire, une mesure désormais banalisée, validée et acceptée. L’habitude et l’accoutumance ne sont-elles les pires complices du despotisme? L’obligation de porter le masque en extérieur (y compris dans les rues vides) est une pure aberration, une insulte au bon sens commun.

La prohibition systématique et indéfiniment prolongée (sans exceptions ni aménagements) de la vie culturelle, des restaurants et des bars, le bannissement des remontées mécaniques en montagne reviennent à ruiner cyniquement l’existence de millions de personnes parfois jusqu’au suicide. Pourquoi? Toutes ces mesures sont non seulement excessives ou inutiles, mais dangereuses au regard du risque de contagion. Il faut voir le troupeau paniqué à 17h50 se pressant devant les magasins ou dans la rue pour regagner la maison. L’objectif de cette destruction de la société de liberté? Il est bêtement et lamentablement électoraliste ou sondagier: jouer sur la peur collective et répandre l’illusion de l’action et de la fermeté.

Il y a comme une extrême jubilation du pouvoir politique à mener à la baguette le grand troupeau de la majorité silencieuse apeurée. Faute de maîtriser la violence sauvage, les trafics criminels dans les cités, les bandes de voyous, les barbares et les fanatiques, une belle démonstration d’autorité sur ceux qui ont l’habitude de se soumettre est toujours bonne à prendre. L’asservissement covidesque? Ils y ont pris un goût malsain, comme un goût de domination et de puissance qui se lit sur leur visage. Ils feront tout pour le garder aussi longtemps que possible.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Haro sur les Bastilles de la pensée unique !, par Ivan Rioufol

La morgue des mandarins est devenue insupportable. En médecine, une secte apocalyptique annonce le pire depuis un an, en refusant d’entendre les avis contraires. Or ce monde clos et péremptoire se ridiculise à mesure que l’épidémie de Covid semble stagner. Le 24 janvier, le JDD titrait comme une alarme : “Reconfinement imminent“. Un mois plus tard, les fabriquants de peur qui annonçaient inévitable cette troisième mise sous cloche généralisée rasent les murs. Il est trop tôt pour tirer un bilan définitif de leurs erreurs, les “variants” du virus n’ayant pas dit leurs derniers mots. Mais ceux qui étaient traités de complotistes pour vouloir débattre des certitudes de la science sont en droit de demander des comptes. Car les dégâts psychologiques, sociaux et économiques causés par les sachants, dont l’AP-HP reste le vivier, s’annoncent considérables. Philippe Pétain aussi avait voulu “sauver des vies”, ce crédo d’Emmanuel Macron, en acceptant de rendre les armes et de collaborer avec l’ennemi. Une fois de plus, le prix à payer sera lourd. Jean-Luc Jeener accuse (1), pensant notamment au sort des abandonnés des Ehpad : “Parce qu’on voulait à tout prix combattre la mort, on a déclenché des morts encore plus terrifiantes. Parce qu’on est obsédé par le matériel, on a annihilé le spirituel (…) parce qu’on a voulu sauver les corps, on a blessé les âmes…C’est impardonnable“.

Mais l’heureuse contestation ne s’arrête pas aux mandarins de la médecine qui ont cru pouvoir faire la loi. Les Sciences sociales, cette autre forteresse de la pensée lisse, sont sommées à leur tour de s’ouvrir à l’autocritique. Cette fois, l’assaut a été mené, contre toute attente, par Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur. En accusant l’islamo-gauchisme de “gangrèner” l’université et en persistant à demander, ce lundi matin encore sur RTL, un “état des lieux” sur cette recherche universitaire obligée, Mme Vidal a récolté les mêmes violentes attaques que celles lancées par les Diafoirus à chapeaux pointus contre les dissidents de l’Ordre sanitaire.

La très médiocre accusation en complotisme demeure l’argument central d’une pétition de 800 enseignants publiée dans Le Monde de ce week-end. Les signataires réclament la démission du ministre, dont ils disent qu’elle “ânonne le répertoire de l’extrême droite sur un islamo-gauchisme imaginaire“. Ils dénoncent “une chasse aux sorcières” et une “répression intellectuelle”. En fait, les mêmes mécanismes de préservation du discours unique sont ici déployés. Ils reposent sur la victimisation et la diabolisation de l’empêcheur de tourner en rond. L’ampleur de l’indignation suffit pourtant à démonter que l’islamo-gauchisme (terme inventé en 2002 par l’historien Pierre-André Taguieff) est bien une réalité politique promue par la cooptation entre pairs. Ces citadelles idéologiques ont fait leur temps. Toutes les Bastilles doivent être mises à bas. “Ce n’est pas ma priorité”, a pourtant tempéré Mme Vidal ce matin…

(1) Pour en finir avec la liberté, Atlande

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Réouverture de quatre musées à Perpignan – Louis Aliot défend la liberté de se « nourrir culturellement »

Nous l’avions déjà constaté hier lorsqu’il refusait obstinément d’autoriser à nouveau la messe, et nous le voyons encore aujourd’hui dans son entêtement stupide à vouloir maintenir fermés les musées et autres lieux de culture : aux yeux de ce gouvernement exclusivement et bassement matérialiste, les « nourritures » spirituelles et culturelles, pourtant indispensables au bon équilibre mental des Français, ne pèsent pas bien lourd au regard des bénéfices que dégagent ces grandes surfaces dans lesquelles s’entassent chaque jour des milliers de personnes aux mépris des sacro-saintes règles sanitaires. Ainsi, à peine le maire RN de Perpignan a-t-il annoncé lundi sa décision de rouvrir quatre musées de sa ville, qu’il s’est immédiatement attiré les foudres du ministre de la Culture et du préfet des Pyrénées-Orientales.

Respect des règles sanitaires et jauge de 10 m2

Pourtant, en annonçant avoir pris quatre arrêtés autorisant la réouverture à compter de ce mardi du musée Rigaud, de la Casa Pairal, du musée Puig et du muséum d’histoire naturelle, fermés depuis le mois d’octobre dernier, Louis Aliot avait bien précisé que celle-ci se ferait « évidemment dans le respect des règles sanitaires nécessaires », avec notamment une jauge de 10 m2 par personne et gratuitement pendant le premier mois. Ce qui veut dire que le musée Rigaud, par exemple, dont la surface ouverte au public est de 1 100 m2, ne pourra pas accueillir plus de 110 personnes à la fois. Autrement dit, on ne risque pas d’y voir les bousculades auxquelles on peut, hélas, assister aujourd’hui dans les grandes surfaces… D’autant que, comme le font valoir très justement depuis des semaines les directeurs de musée, ces espaces sont fortement surveillés par des gardiens qui s’efforcent précisément d’empêcher d’éventuels attroupements.

« La culture est essentielle à la vie de tous les Français » !

Autant d’arguments pleins de bon sens qui n’ont cependant pas convaincu les tenants de la dictature sanitaire, qui ont bien sûr immédiatement condamné la décision prise par le maire de Perpignan. C’est ainsi que, dès lundi soir, le préfet des Pyrénées-Orientales – qui n’en est pas à son premier mauvais coup contre Louis Aliot puisqu’il avait déjà fait appel en urgence à la justice, lors du deuxième confinement, pour obtenir l’annulation de ses arrêtés d’ouverture des commerces non essentiels – a saisi le tribunal administratif de Montpellier d’une demande de suspension des quatre arrêtés pris par le maire RN. Une initiative dont s’est aussitôt félicitée Roselyne Bachelot, celle qui, en tant que ministre de la Culture, est justement censée défendre le monde des arts et du spectacle. Mieux, ne cachant pas son parti pris idéologique contre le RN, celle-ci est même allée jusqu’à dénoncer la décision de Louis Aliot comme étant une… « initiative purement politicienne » qui « ne défend pas la cause de la culture » !

Bref, comme l’a rappelé très justement lundi soir sur Europe 1 le maire de Perpignan, « les populations aujourd’hui n’en peuvent plus ». Or, « je remarque que si l’on fait systématiquement prendre des risques à notre population pour aller s’agglutiner dans les supermarchés, on ne peut pas le faire pour aller se nourrir culturellement et philosophiquement dans les musées, notamment dans les musées de Perpignan qui sont à dimension humaine ». Pourtant, a-t-il ajouté, « la culture est essentielle à la vie des Perpignanais comme à celle de tous les Français » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 février 2021

Des Danois descendent dans la rue contre l’idée d’un passeport vaccinal

Danemark passeport vaccinal

08/02/2021 – EUROPE (NOVOpress)
A Copenhague, plusieurs centaines de Danois ont manifesté contre les mesures gouvernementales anti-Covid dans la soirée du 6 février.

Ils se sont opposés notamment à l’instauration d’un passeport vaccinal électronique. Selon l’infirmière Séverine Robédat, exerçant à Moens au Danemark, cette opposition ne concerne qu’une petite partie de la population danoise qui craint pour ses libertés.


Crise sanitaire – Jeunesse se passe, génération sacrifiée

jeunesse covid

Un ministre danse et les étudiants déchantent. Vraiment l’épidémie de COVID aura été le révélateur cruel de la déliquescence de la politique étatique concernant la jeunesse. Comme oubliée, elle doit tout payer. L’incurie de ses parents, l’inconscience de ses grands-parents. Petits-enfants des déconstructeurs, enfants du divorce et de l’explosion, plutôt de l’assassinat, de la cellule familiale, la jeunesse se perd et s’enivre faute de s’enraciner et de se construire. On se cherche une nouvelle sexualité, on cherche chaque jour une nouvelle intersectionnalité, une nouvelle convergence de lutte et une nouvelle transcendance. Perdus dans le désespoir que causerait une planète malmenée par l’exploitation humaine, perclus d’angoisse devant un avenir qui s’annonce brutal, au mieux maussade, cette jeunesse ne sait plus à quel saint se vouer.

Comme en écho, l’université française se délite. Bâtiments vieillissants, égalitarisme créant un nivellement par le bas sans précédent, ce qui fut le symbole du bouillonnement intellectuel européen n’est plus que l’ombre de lui-même. Chargés de TD payés au lance-pierre, recherche en voie de clochardisation avancée, investissement dans d’absurdes études du genre et bienveillance coupable vis à vis de syndicats étudiants enclins à la démagogie, tel est le lot de l’université française. Magnanime, l’Etat leur concède quelques manifestations encadrées et quelques blocages de lycées car il faut bien que jeunesse se passe, pense du haut de son siège l’élite politico-médiatique pensant avec nostalgie à son passé trotskiste.

Dans ces conditions, comment imaginer l’état de cette jeunesse après un an de confinement, de cours à distance et de politique erratique sans le moindre bout de tunnel à entrevoir ? On se plaît à signifier à ces jeunes qu’ils ne sont pas malheureux comparé à ceux qui ont traversé 39-45, argument fallacieux. A-t-on expliqué à la jeunesse de la France occupée qu’elle peut s’estimer heureuse de ne pas avoir connu la Peste noire ou la chute de Rome. A chaque génération ses défis. Celle de nos grands-parents risquait sa vie sous les bombes. La nôtre la risque sous les antidépresseurs et une acédie des plus cruelle. Sans tomber dans une sorte de lyrisme adolescent, plutôt la guerre qu’une lente agonie de l’âme. Ce gouvernement incapable de procéder à un confinement sélectif des populations fragiles punit une génération entière car, de surcroît, il sait que sa base électorale repose sur le troisième âge. Ainsi, ces étudiants, privés de travail alimentaire au vu de la fermeture des établissements de restauration et des bars, des vacances organisées ou des animations culturelles, condamnés à passer leurs journées derrière un ordinateur dans l’espoir de suivre des cours et taraudés par la peur de l’échec s’isolent de plus en plus et prennent de plein fouet la perte de ce qu’on leur présentait comme une fin en soi : l’ivresse de la fête. La solitude de l’individu postmoderne lui explose donc à la figure. Le bruit des « after-works » des soirées étudiantes et des défonces en boîte n’est plus là pour masquer la réalité d’une vie passée à se fuir. Curieux retournement de situation qui aurait fait rire jaune Philippe Muray. Exit la génération festiviste, bienvenue à la génération lexomil.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 3 février 2021

Confinement : la fin de l’hystérie sanitaire ?

Le confinement ne sert à rien. A rien, sinon à déresponsabiliser les gens et à créer un système mentalement oppressif et économiquement destructeur.

Après un an d’hystérie sanitaire, la raison a tenté une percée vendredi soir, avec la décision d’Emmanuel Macron, annoncée par son premier ministre, de surseoir au troisième confinement jusqu’alors annoncé comme imminent. “J’ai confiance en nous“, a tweeté samedi le chef de l’Etat, en feignant d’oublier sa précédente politique d’infantilisation et de culpabilisation des Français. Dans la foulée, il a reconnu aux frontières une utilité protectrice qu’il contestait jusqu’alors, parce qu’il ne fallait pas donner raison à Marine Le Pen. Ces enfantillages disent le poids des idéologies dans la crise du Covid.

Ici comme ailleurs, les “élites” n’ont pas admis d’autres solutions que les leurs. Cela fait cinquante ans qu’elles répètent, après Margaret Thatcher : “There is no alternative !“. Or, il y a des alternatives à toute politique. Surtout quand le célèbre épidémiologiste de Stanford, John Ionannidis, assure lui-même, après avoir notamment étudié le cas français : le confinement ne sert à rien. Pire : selon lui, cette solution archaïque aggrave les risques en enfermant les gens entre eux !

Les catastrophistes et leurs médias ne se précipitent pas pour évoquer l’étude de Ionannidis, révélée en France par Les Echos. La propagande officielle et ses modélisations n’ont jamais été sérieusement contestées lorsqu’elles annonçaient 400.000 morts en France si rien n’était fait ! Ce lundi, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a assuré sur France Info que le couvre-feu “a un effet“. Vendredi, il déclarait à l’instar d’Olivier Véran, ministre de la Santé : “Le couvre-feu ne freine pas assez le virus“.

Ces contradictions témoignent d’un affolement au sommet de l’Etat. Le gouvernement est-il en train de prendre conscience de l’excessive influence politique d’une science apocalyptique et intolérante ? Dimanche, à Paris, la Coordination Santé Libre, qui revendique 30.000 médecins généralistes, a tenu sa deuxième conférence de presse (confidentielle) depuis sa création le 9 janvier. Les praticiens présents ont déploré l’absence de débats sur les réponses à apporter au Covid et la marginalisation des médecins de terrain. Ceux-ci plaident pour une prise en charge précoce des patients. Ils assurent que des traitements en phase virale peuvent éviter beaucoup de phases inflammatoires.

La députée Martine Wonner, partie prenante de cette résistance, a appelé à la censure du gouvernement, en application de l’article 49-2 de la Constitution. Sera-t-elle suivie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 1er février 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Etat au défi de la désobéissance civile

manifs confinement

Une saine révolte pousse de plus en plus de Français à rejeter l’Ordre sanitaire et ses interdits avilissants. Les fanatiques de l’hygiénisme, qui ont nationalisé la Santé au nom d’un mimétisme mondialiste, apparaissent enfin, pour beaucoup, comme des idéologues exaltés n’ayant cure des règles démocratiques et des libertés individuelles. Si chacun a pu se satisfaire, dans un premier temps, de voir l’économie céder le pas au nom de la “protection des vivants” (Edouard Philippe), cette vision messianique est devenue un leurre et un danger. Aujourd’hui, ce sont d’autres vies qui sont mises en péril par des enfermements autoritaires qui frappent indistinctement.

La jeunesse, en particulier, n’a pas à être sacrifiée plus longtemps pour sauver les plus anciens. Rien n’est plus naturelle, en réalité, que cette épidémie de la vieillesse. Les adeptes de l’homme augmenté et du transhumanisme croyaient pouvoir vaincre la mort, en repoussant toujours d’avantage son échéance. Un microbe est venu rappeler ces docteurs Folamour à la modestie. Faut-il relire Molière (L’école des femmes)? “Le petit chat est mort” et, oui, nous sommes tous mortels.

L’instrumentalisant de la peur est un procédé indigne. La macronie en fait, depuis le début, un usage immodéré en désignant tout à la fois le réchauffement climatique, le populisme et le coronavirus comme autant de scénarios apocalyptiques. Une seule Vérité est assénée et médiatisée complaisamment. Les avis non conformes sont exclus. Les censures sont des recours. Or c’est bien à un réveil des consciences que l’on assiste face à la propagande sanitaire qui n’offre d’autres issues que le confinement ou le couvre-feu.

Le refus de la peur et le besoin de liberté sont des ressorts qui pourraient faire descendre dans les rues, si le pouvoir choisissait de poursuivre sa fuite en avant dans le risque zéro, la centralisation du pouvoir et la méfiance de l‘autre. Ce mercredi, un énième Conseil de défense devrait décider d’un troisième confinement.

L’incapacité des dirigeants à envisager des alternatives (soins par des généralistes, protection des plus vulnérables, décentralisation des politiques, etc.) justifierait, si elle devait se confirmer, des désobéissances civiles. Il est urgent de déconfiner les esprits et de redécouvrir la vraie vie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Pays-Bas : Couv(r)e le feu – Violentes contestations contre le couvre-feu

couvre-feu manifestations

Aux Pays-Bas, le couvre-feu instauré ce week-end et prévu pour durer jusqu’au 9 février provoque de violentes contestations. Il est pourtant moins restrictif qu’un confinement et même moins strict qu’en France, courant de 21 heures à 4 h 30. L’amende en cas d’infraction est de 95 euros (135 euros en France, où 110 000 procès-verbaux ont été dressés depuis le 15 décembre).

Tout a commencé dimanche à Amsterdam avec une réunion non autorisée de 1 500 manifestants qui s’en sont pris à la police, y compris la police montée. Puis ce sont à de véritables émeutes que la police a dû faire face dimanche et lundi soir à Amsterdam, Rotterdam, Amersfoort, Geleen (près de Maastricht), La Haye, Bois-le-Duc, Eindhoven, Breda, Helmond, Haarlem… Aucune ville, grande ou petite, n’est semble-t-il épargnée. Vitrines de magasins brisées et marchandises pillées, affrontements avec la police avec pavés ou feux d’artifice, commissariats attaqués, voitures et poubelles incendiées, cette flambée de violence a incité le maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, à prendre un décret autorisant la police à multiplier les arrestations. Ce sont 250 personnes qui ont été arrêtées dimanche soir, 70 lundi soir.

Le pays n’ayant pas la réputation d’être remuant, qui sont les protestataires ? Le flou subsiste. Il semble que les appels à la contestation aient été le fait d’identitaires néerlandais, mais que – syndrome Gilets jaunes – ils aient été rejoints et débordés par l’ultragauche et les racailles toujours promptes à casser et à piller, que ce soit pour lutter contre le capitalisme ou pour chouraver des Nike et des iPhone.

Mark Rutte, le Premier ministre, a condamné une « violence criminelle [qui] n’a rien à voir avec la lutte pour la liberté. Nous ne prenons pas toutes ces mesures pour rire. Nous le faisons car nous combattons le virus et que c’est pour l’instant le virus qui nous prend notre liberté ». Mais ce combat contre le virus paraît tellement relever de décisions aléatoires, en tout cas changeantes (comme en France) que le ras-le-bol de la population finit par s’exprimer. Le port du masque à l’intérieur des lieux publics, « inutile » dans un premier temps, est devenu obligatoire le 1er décembre. Les magasins ont été fermés juste avant Noël, sans avertissement préalable… De quoi exaspérer jusqu’aux plus paisibles Bataves de Vondervotteimittiss.

A noter que les restrictions sanitaires provoquent des heurts dans d’autres pays : au Liban, à Tripoli précisément, de jeunes protestataires s’en sont pris aux autorités locales ; à Tel-Aviv, la police s’est retrouvée aux prises avec les juifs ultraorthodoxes qui protestaient contre le confinement.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 26 janvier 2021

Restrictions sanitaires et saccage de notre économie – Bars et restaurants resteront-ils fermés jusqu’à Pâques ?

restaurants covid

Depuis mercredi, la quasi-totalité des journalistes des grands médias annoncent que le gouvernement, en raison de l’actuel rebond de l’épidémie de Covid-19, aurait finalement pris la décision de reporter au 6 avril, voire au mois de juin, la réouverture tant attendue par leurs propriétaires aux abois des cafés, bars et restaurants, initialement prévue pour la mi-février. Une information aussitôt démentie par Matignon qui, en précisant au passage ne pas vouloir s’« enfermer à nouveau dans un système de date qui créerait forcément de la déception si elle ne pouvait pas être tenue », n’a guère convaincu les professionnels du secteur. Il est vrai que, depuis le début de cette crise sanitaire, les autorités nous ont non seulement prouvé qu’elles étaient capables de changer d’avis comme de chemise en quelques heures, mais qu’en outre beaucoup d’annonces journalistiques présentées comme des « rumeurs » servaient souvent à « préparer le terrain ».

Matignon dément, mais…

A l’origine de cette nouvelle qui a bien sûr immédiatement plongé les professionnels de la restauration dans le désespoir le plus total, un article paru mercredi dans Le Point, qui révélait que, face à la progression des contaminations au Covid observée depuis plusieurs semaines par les autorités sanitaires, et notamment de l’importante propagation des variants anglais et sud-africain, l’exécutif envisageait de prolonger la fermeture des bars et établissements de restauration jusqu’au 6 avril, et peut-être même, pour les bars et autres cafés, jusqu’au mois de juin. Une décision qui, si elle venait à être réellement mise en œuvre, équivaudrait à un véritable coup de grâce porté par l’Etat à des milliers d’entreprises du secteur, aujourd’hui menacées de faillite.

Des restaurateurs pas convaincus

Aussi, devant l’immense colère et la très vive inquiétude suscitées par cette très mauvaise nouvelle, les services de Matignon se sont-ils efforcés mercredi d’éteindre au plus vite l’incendie, en démentant d’abord l’information, puis en expliquant que, pour l’heure, deux hypothèses étaient sur la table : la première consistant à décider d’une date butoir ; la seconde, à rouvrir en fonction de l’évolution de l’épidémie, avec la mise en place de « seuils de référence ». Une seconde hypothèse qui, selon l’entourage du Premier ministre, aurait la préférence de Castex, mais qui, cependant, n’est guère de nature à rassurer les professionnels. Car, si du côté de Matignon on explique que cette solution leur permettrait de rouvrir leurs établissements à partir du moment où les courbes auront durablement fléchi, les restaurateurs, eux, ont bien compris qu’ils pourraient tout aussi bien garder leurs rideaux baissés pendant encore de longs mois ! Surtout quand on sait avec quelle efficacité le gouvernement lutte contre la pandémie depuis maintenant un an…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 janvier 2021

Dictature sanitaire – Montagne interdite

ski montagne

Parmi les décisions les plus invraisemblables intervenues depuis le début de la crise sanitaire, l’interdiction d’accéder aux plages et aux forêts en mars/avril, la fermeture des librairies en octobre/novembre et aujourd’hui, le bannissement de la montagne. Ces mesures n’ont, de fait, aucun rapport avec l’épidémie.

A qui fera-t-on croire que skier sur l’immensité du manteau neigeux, dans l’espace infini des Alpes ou des Pyrénées est plus contaminant que de s’entasser dans le métro?

C’est tout le contraire: le grand air des sommets, comme chacun le sait, donne des forces et de la vigueur pour lutter contre les maladies. Alors pourquoi le ski interdit? Parce que le ski, comme les voyages, comme la lecture, comme le cinéma, comme la marche solitaire sur les plages ou dans la forêt, comme tout ce qu’ils ont voulu interdire, est une source d’évasion.

Dans l’immensité blanche et l’ivresse de l’altitude, l’homme est en communion avec le vent, les nuages et le soleil. Il se confond avec le ciel.

Aucun pitre mégalomane, aucun clown ou clownesse narcissique, aucun donneur de leçon liberticide, aucun rabâcheur pervers ne s’aventure sur les sommets.

L’asservissement, la bêtise et la lâcheté ne survivent pas au-delà de 1200 mètres d’altitude.

Une chose les dérange: ces dernières poches de liberté – et de bonheur – qui échappent à leur contrôle. Voilà pourquoi ils nous interdisent le ski.

Cette politique de pénitence collective est censée compenser et faire oublier l’une des pires faillites de ce dernier demi-siècle. Mais patience, patience dans l’azur: tout cela se paiera.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Dictature sanitaire – Extinction des feux

couvre-feu

Le couvre-feu à 18 heures a été décrété sur l’ensemble du territoire. Au lit les petits, le gouvernement marchand de sable va passer ! Mais vous pourrez toujours vous entasser dans les métros et les centres commerciaux ouverts le dimanche. Et tant pis pour votre travail, vos liens sociaux, votre liberté.

Les conférences de presse répétées du Premier ministre pour nous « annoncer » ce que les grands médias nous ont déjà révélé depuis longtemps, à savoir le renforcement systématique des restrictions sanitaires, sont devenues maintenant tellement prévisibles que l’on en viendrait presque à se demander pourquoi Castex juge encore nécessaire de se prêter à cet exercice ridicule. Ainsi, son intervention de jeudi soir, à l’instar des précédentes, n’aura-t-elle, sans surprise, donné lieu à aucune révélation fracassante.

De l’extension du couvre-feu à 18 heures à l’ensemble du territoire métropolitain pour « au moins 15 jours » à la possibilité d’un reconfinement « sans délai » en cas de « dégradation épidémique forte », en passant par l’ouverture à compter de lundi de la vaccination pour les personnes présentant des pathologies à haut risque, ou encore la reprise des travaux dirigés par demi-groupes pour les étudiants de première année à partir du 25 janvier, tout ou presque avait déjà été en partie révélé par la presse.

Y compris le prétendu « renforcement du contrôle aux frontières » de notre pays, qui se limitera en réalité à exiger de « tous les voyageurs souhaitant venir en France en provenance d’un pays extérieur à l’UE » un test négatif au Covid-19 ainsi que… leur « engagement sur l’honneur à s’isoler pendant sept jours une fois arrivés en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l’issue » ! Une obligation à laquelle, c’est sûr, les milliers de migrants qui entrent chaque semaine en France se plieront bien volontiers…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 janvier 2021

La jeunesse n’a pas à payer pour le Covid

covid-19

Les médecins doivent cesser de faire de la politique ; les politiques doivent s’extraire de la “biopolitique”, qui fait de la Santé et de l’amélioration génétique l’essentiel de leurs préoccupations. La nouvelle pensée unique ne jure que par le confinement et le couvre feu contre le Covid. Cet automatisme est en train de créer des tragédies supplémentaires. La jeunesse oubliée en est la cible. Hier soir, à Lyon, une étudiante suicidaire a été sauvée in extrémis par ses camarades. Samedi, un étudiant en droit de l’université Jean Moulin Lyon 3 s’est défenestré. Il est grièvement blessé.

Ce mercredi, sur RTL, le président de cette université, Eric Carpano, a déclaré : “L’heure est grave (…) La jeunesse ne doit pas être l’angle mort de nos politiques publiques“. En l’occurrence, c’est elle qui est sommée de se sacrifier pour sauver ses aînés. Or, ceux qui vantent la solidarité entre les générations le font à sens unique, sans un regard pour les plus jeunes. Dans Le Monde de mardi, sept médecins de l’association PandemiA ont défendu la perspective d’un troisième “confinement strict et précoce“, tout en admettant que le procédé était “de plus en plus mal vécu par la population“. Il serait temps que la politique reprenne le pouvoir, en cessant de considérer, comme dans le Knock de Jules Romains, que “tout homme bien portant est un malade qui s’ignore”.

La logique du tout sanitaire obscurcit la raison et ramollit l’esprit. “Il faut protéger les vivants“, avait lancé Edouard Philippe en mai 2020, dans un dessein un brin mégalo. Protéger les vivants pour en faire des ombres craintives, à quoi bon ? Emmanuel Macron avait déclaré à son tour : “Il n’y a rien au-dessus de la vie“. Mais pourquoi évacuer si vite la dimension spirituelle de l’existence ? Vivre pour vivre n’a aucun de sens, sinon pour un être animalisé, vidé d’idéal.

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, renchérit à son tour : “La priorité est pour la santé“, il confirme l’absence d’imagination d’une politique incapable de s’affirmer autrement qu’en entretenant artificiellement la peur de la maladie. L’urgence est donc d’en finir avec cette obsession hygiéniste qui, au prétexte de “sauver des vies“, va en mettre bien d’autres en péril. On sait que ce virus n’est guère mortel : il ne tue que 0,1% de la population. De surcroit, les morts du Covid sont en majorité des personnes très âgées ou très vulnérables. La logique voudrait donc que ce soit vers elles, et seulement elles, qu’aillent les attentions, les précautions, les soins, les vaccins. La jeunesse, privée de tout, n’a pas à être punie : elle n’est coupable de rien. Faudrait-t-il qu’elle se révolte pour se faire entendre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le professeur Peronne sur RMC ? La censure s’étend

Christian Perronne

Le 6 janvier 2021, l’AFP diffuse une information (pour une fois) très peu reprise par les médias de grand-chemin : RMC est épinglée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour « manque de respect des obligations de la radio en matière de traitement de l’information. » Après les médias dits de réinformation, la censure s’étendrait-elle aux médias officiels ? Il semble bien que la réponse soit oui.

Les exemples de censure se multiplient. Après CNews et Zemmour, sans cesse montrés du doigt, ainsi que le décrivent ces articles parus sur l’OJIM, ou l’officialisation de la censure à l’échelle de l’UE, la surveillance de ce qui se dit dans les médias devient coutumière : dès qu’un invité ou une opinion différente de la doxa officielle s’expriment, un porte-flingue ou un autre intervient. Le professeur Peronne qui, outre ses passages multiples sur les plateaux des chaînes d’information en continu lors du premier confinement, a eu le mauvais goût, du point de vue des réseaux de surveillance, souvent menés par des personnalités hautement respectables telles qu’Olivier Duhamel, de participer au documentaire honni de ces mêmes médias, Hold-Up, en fait régulièrement les frais.

Le CSA s’est emparé des propos tenus par Peronne lors de l’émission des Grandes Gueules de RMC diffusée le 31 août 2020, lieu théorique de liberté d’expression, où le professeur exposait ses conceptions personnelles au sujet du covid-19, de la maladie de Lyme et du paludisme. Peronne est un infectiologue reconnu.

À travers RMC, c’est le professeur Peronne et son opinion non conforme sur le coronavirus qui sont visés. Un exemple de plus de l’araignée de la censure qui est en train de s’abattre sur des démocraties libérales de moins en moins démocratiques.

De l’admiration au rejet, la route est courte

Jusqu’au surgissement du covid-19 et au premier confinement, le professeur Peronne était fort respecté. Sa fiche Wikipédia en témoignait :

« Christian Perronne est un médecin et professeur des universités-praticien hospitalier français, spécialisé dans le domaine des pathologies tropicales et des maladies infectieuses émergentes, et ancien président de la commission spécialisée Maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique. »

Autrement dit, un médecin dont la parole est légitime au sujet du paludisme, de la maladie de Lyme et des covid.

Comme le professeur Raoult, il faisait partie des autorités médicales et scientifiques sur lesquelles l’Etat n’hésitait pas à s’appuyer. Mais voilà que… ces professeurs émérites font aussi partie maintenant des personnalités médicales et scientifiques qui ne pensent pas comme l’actuel ministère de la santé. Du coup, leur statut d’autorité s’est écroulé, avec l’aide d’une forte campagne médiatique et de coups de pouce des autorités politiques.

Le choix fait par le CSA, et donc l’Etat, d’avertir RMC s’inscrit à la fois dans une volonté d’empêcher les autres médias d’inviter Peronne (se mettre le CSA à dos n’est pas une pratique volontariste chez les médias de grand-chemin) et dans la continuité des poursuites engagées contre lui. Déjà, le 17 décembre 2020, le directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, annonçait le renvoi immédiat du professeur de son poste de chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches. Il indiquait aussi que l’AP-HP déposait une plainte contre lui auprès du conseil départemental de l’Ordre des médecins. Son crime ? Il aurait tenu « des propos indignes de la fonction qu’il exerce ». Derrière ce prétexte se cache aussi la parution de son ouvrage, Y a‑t-il une erreur qu’Ils n’ont pas commise ? (Albin Michel, éditeur ayant pignon sur rue), où le médecin démontre combien fut grande l’incurie gouvernementale lors du premier semestre 2020. Dès le 19 décembre, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers réagissait en se disant « très inquiet (…) au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de pensée médicale ». Le syndicat précisait : « La médecine n’est pas une science exacte, mais un art. C’est surtout une pratique où les échanges et les confrontations des expériences individuelles des médecins sont essentiels. Dès lors, les médecins discutent, ne sont pas toujours d’accord entre eux, surtout quand il s’agit de maladies nouvelles et ne se sont jamais privés d’en parler ». De ce fait, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers demandait la levée des sanctions prises à l’encontre du professeur Peronne, infectiologue qui, aux dernières nouvelles, n’a été condamné en justice pour aucun délit ou crime.

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