Allemagne : l’aide à la Grèce fait débat

Le Professeur Dr. Wilhelm Hankel

22/07/2011 – 10h00
BERLIN (NOVOpress) — Outre-Rhin, les mesures visant au renflouement de l’économie grecque ne sont pas seulement sujettes à controverse sur le plan politique, mais aussi sur celui de leur légalité. La cour de justice constitutionnelle allemande étudie actuellement la question. Les chances pour le ministre des finances Wolfgang Schäuble de sortir indemne de cette procédure sont plutôt minces, car l’examen se fera à l’exclusion de toute argumentation économique.

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette
Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Un de leurs opposants notoires et aussi plaignant devant la cour de justice est un éminent professeur d’économie, le Docteur Wilhelm Hankel (photo ci-dessus).

Selon lui, « l’argument du ministre des Finances qui a agit de sa propre initiative en prétextant une situation d’urgence ne tient pas. Il avoue d’ailleurs, toujours selon Hankel, avoir passé outre les traités européens. Ceux-ci interdisent en effet les subventions entre états membres. Il s’y rajoute en droit privé l’obstruction de la faillite et en ce qui concerne le ministre, il ne s’agit pas d’une entreprise privée, mais d’un état, la Grèce, dont la solvabilité est arrivée à son extrême limite. »

D’après Wilhelm Hankel, la faillite de l’État grec était déjà évidente il y a un an. « La politique européenne n’a pas voulu l’accepter et envoya des milliards d’argent public vers le sud. Mais les marchés financiers ne se laissèrent pas duper. La Grèce et ses créanciers ne pourront faire autrement que de réduire la dette : il est clairement question d’en annuler une partie. »

Un des juristes constitutionnels rajoute que Schäuble a non seulement ignoré l’intérêt de ses concitoyens, mais aussi l’avis du Parlement. « Le ministre, dit Hankel, a engagé des centaines de milliards sur des années pour des aides dont il ne peut pas même prouver qu’elles sont nécessaires, et à qui elles profitent. Le Parlement, ignoré, n’a pu exercer son devoir de contrôle que de manière insatisfaisante. Comment expliquer autrement que Schäuble soit  encore à son poste ? » Hankel affirme qu’avec un tel dossier, tout ministre serait déjà mort politiquement en tout autre pays que l’Allemagne, et que cela pourrait également affaiblir voire faire tomber Angela Merckel.

Si les mesures d’aide à la Grèce sont devenues un sujet de politique intérieure de premier plan en Allemagne, des doutes s’installent quant au devenir de l’euro dans la majeure partie des pays d’Europe, qui pour beaucoup apparaît comme incertain.

Face à la crise, Israël accélère la colonisation

Face à la crise, Israël accélère la colonisation

21/07/11 – 09h45
TEL-AVIV (NOVOpress)
– L’État israélien fait actuellement face à un mouvement qui peut être comparé à celui des « indignés » espagnols.

En effet, depuis une semaine plusieurs dizaines de tentes sont érigées sur le boulevard Rothschild, dans un quartier huppé de Tel Aviv, pour protester contre l’envolée des prix de l’immobilier. Le mouvement semble prendre de l’ampleur et relance le débat sur la pérennité de l’économie du pays, qui connaît des difficultés malgré une croissance annuelle de 5 %.

Pour répondre à cette contestation, Israël a annoncé lundi son intention de construire 294 nouveaux logements dans deux colonies de peuplement de Cisjordanie occupée, une initiative visant à faire baisser les prix des logements qui ont grimpé ces dernières années et à apaiser ainsi la colère de l’opinion, bien que ces nouvelles occupations soient illégales au vue des résolutions de l’ONU et représentent un nouvel obstacle dans d’hypothétiques négociations de paix.

Crise de la dette : la position identitaire

Crise de la dette : la position identitaire

[box class= »info »] Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire[/box]

Le contexte de la crise des dettes dites souveraines, et qui paraît s’emballer, comporte plusieurs causes profondes.

La plus fondamentale est celle de l’habitude de la fuite en avant, celle qui ne permet de réaliser des équilibres budgétaires que dans le cadre d’une double croissance, économique et démographique.

Or, nolens volens, il faudra bien que le monde s’habitue à une double décroissance ou pour le moins à une double a-croissance. En effet, qui peut sérieusement penser que notre planète continuera à empiler un milliard d’humains de plus tous les treize ans comme elle le fait depuis le milieu du siècle dernier ?

Qui peut sérieusement envisager une croissance continuelle qui mènerait à un mode de vie à l’américaine pour dix milliards d’hommes en 2050 ? Les ressources de quatre planètes y suffiraient à grand peine…

Il FAUDRA donc bien que les collectivités publiques, comme les ménages, révisent leurs façons de faire, et parlons clair, leur train de vie… Il FAUDRA bien que les pays (voire les continents entiers, comme l’Afrique) qui n’ont pas achevé leur transition démographique la réalise au plus vite et par tous moyens utiles.

La seconde cause majeure est celle de la dictature des marchés financiers, qui sont aujourd’hui, bien plus que les puissances politiques, les maîtres de nos destinées. Leur bras armé : les trois agences de notation anglo-saxonnes. Notons au passage que si la Chine vient de créer son agence, l’Europe ne s’est toujours pas résolue à cette nécessité. Deux conséquences pratiques : des taux d’emprunt à long terme qui varient de 3 % à 17 % (cas actuel de la Grèce, avec même des pointes à 31 % !). Et comme ce sont les notes décernées par les agences qui dictent le taux… Le taux des USA reste au plus bas, celui de la Grèce au plus haut. Ils sont pourtant, au regard de leurs finances publiques dans une situation quasi identique… A noter, plus grave encore, que si le reproche fait à la Grèce d’avoir caché voire trafiqué les comptes publics est fondé, les USA qui n’ont pas provisionné des obligations douteuses, ni comptabilisé à plein programmes de relance ou déficits, ont une situation réelle probablement bien pire, et sur une autre échelle !

La troisième est le fait d’une Communauté européenne qui se trouve dans la situation du milieu du gué; l’eau monte, et certains crient « retour en arrière toute, revenons sur la rive que nous avons quittée », d’autres « il est plus que temps d’avancer vite vers l’autre rivage ». Oui, il est aberrant d’avoir une monnaie unique dans un continent dépourvu de toute souveraineté politique; oui il est absurde de laisser des divergences macro économiques profondes se creuser entre pays européens; oui, il est ridicule d’avoir un budget communautaire de l’ordre de 1 % du PNB, incapable d’assurer les nécessaires convergences économiques, fiscales, stratégiques et sociales entre pays de l’Eurogroupe au moins (ceux qui sont en zone euro).

La Grèce a été mal gérée. Lorsqu’une collectivité locale est en France dans ce même cas, que fait-on ? La puissance publique (le préfet, et non les marchés !) place sous tutelle, restructure la dette à bas taux et restaure, après un audit approfondi, une situation compromise. Rappelons que plus de la moitié de la dette Ggrecque est maintenant causée par les taux d’intérêts exorbitants prélevés par les marchés…

Ne nous le cachons pas : nous sommes sur un baril de poudre. Les intérêts mondialisés sont tellement croisés, l’interdépendance tellement forte que personne ne veut allumer la mèche et faire sauter l’édifice. Alors, il est politiquement correct de dire que tout compte fait, c’est une bonne chose que cette dépendance de chacun vis-à-vis de tous. Voire : un accident est si vite arrivé, et l’on s’aperçoit alors un peu tard que le bateau qui ne coule pas est celui qui est capable de rendre étanche une partie de ses compartiments, pas celui du mondialisme qui n’en comporte plus qu’un seul. Sans doute est ce la raison pour laquelle la Chine comme les USA ont conservé certains moyens d’indépendance, tout en préconisant aux autres de les abandonner méthodiquement.

Quelles issues possibles ? Première question : où se situera l’épicentre d’un séisme qui est de plus en plus probable ? Les Anglo-saxons font tout pour que ce soit en Europe, raison pour laquelle leur presse financière, leurs agences de notation, leur establishment et leurs valets nous balancent des torpilles successives et de plus en plus fortes et rapprochées à mesure que leur situation empire. Grèce, Irlande, Portugal, et en mode récent et plus redoutable par la dimension, Espagne et Italie.

Un pouvoir médiatique et politique digne de ce nom aurait répliqué Californie, Ohio, New York, et plafond de la dette US relevé 74 fois en 10 ans… Clairement, ils jouent l’effritement de l’Euroland, jusqu’à la fin de la timide concurrence que l’euro commence à faire au dollar. Ils sont aidés par l’impuissance des instances européennes, conséquence prévisible des freins permanents que les gouvernements des États-nations placent devant toute marche en avant d’un véritable empire fédéral européen. Le maintien de ces rétractions nationales, aidées hélas par certaines positions de courants populistes, signifieraient la sortie durable des Européens de l’histoire du monde.

Mais, en fait rien, n’est joué. Il suffit pour s’en convaincre de voir les résultats d’un récent sondage dans lequel nos concitoyens s’exprimaient massivement en faveur d’un protectionnisme à l’échelle continentale.

En symbiose donc avec le peuple, les Identitaires français et d’autres pays d’Europe vont intensifier leurs campagnes et propositions en ce sens. Signature d’un nouveau pacte de stabilité en Eurozone, et limitation d’adhésion à ceux qui le respectent. Impossibilité constitutionnelle de proposer l’entrée de pays non-européens. Ministre des Finances européen disposant des outils d’investigation nécessaires. Augmentation significative du fonds de secours financier, et création d’eurobonds, pour dégager les dettes souveraines des griffes des marchés. Rigueur budgétaire en contrepartie de vastes projets et d’une véritable Europe identitaire et puissante, porteuse de rêves et d’espoirs; interdiction de vente du patrimoine (par exemple celui qu’incarne l’un des plus grandioses sites sacrés de notre culture, le Parthénon). Détaxation de la proximité, et barrières douanières aux frontières de l’Europe. Véritable souveraineté européenne sur la monnaie, les technologies stratégiques et de défense, sécurisation des approvisionnements énergétiques en partenariat Europe/Russie. Et bien évidemment montée en puissance du budget européen par contrepartie de la baisse corrélative des budgets nationaux.

Oui, notre triple identité est locale par notre vie concrète, nationale par l’histoire et la langue, et européenne par la civilisation et la puissance. Pour cette dernière, les incantations ne suffisent pas, il faut aussi s’en donner des moyens. De cette crise les Identitaires proposent de sortir par le haut.

L’histoire ne repasse pas les mêmes plats…

France : le surendettement continue à progresser

France : le surendettement continue à progresser

18/07/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– Augmentation du prix des loyers, des denrées alimentaires, matraquage publicitaire, fuite en avant consumériste, matérialisme compulsif… le surendettement ne cesse de progresser en France.

Le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a ainsi progressé de 8,8% au premier semestre 2011 par rapport à la même période de 2010 selon les chiffres publiés par la Banque de France.

Quelques 125 149 dossiers ont été déposés de janvier à juin 2011 dont 103 246 jugés recevables. Le total des dossiers déposés de juillet 2010 à juin 2011 s’élève à 228 183.

La Chine, numéro 1 de la contrefaçon

La Chine, numéro 1 de la contrefaçon

18/07/11 – 07h30
PARIS (NOVOpress)
– La contrefaçon institutionnalisée dans l’économie de la Chine submerge aujourd’hui la France et l’Europe.

Principale source des produits contrefaits qui arrivent en Europe, la Chine est montée en puissance en 2010 et a fourni 85% des produits saisis aux frontières de l’Union Européenne. C’est un rapport de la Commission Européenne sur les interventions douanières qui révèle ces chiffres.

Pékin est donc aujourd’hui loin devant la Turquie, la Thaïlande, Hong Kong ou l’Inde, des pays qui se spécialisent dans la contrefaçon de certains produits précis, comme les médicaments pour l’Inde ou les cartes mémoires pour Hong Kong. Au total, c’est plus d’un milliard d’euros de marchandises contrefaites qui ont été saisies par les douanes de l’Union Européenne en 2010.

Etats-Unis : 88% des gains de la croissance vont aux profits des entreprises, 1% aux salaires

Etats-Unis : 88% des gains de la croissance vont aux profits des entreprises, 1% aux salaires

17/07/11 – 20h00
WASHINGTON (NOVOpress)
— Une nouvelle étude publiée par la « Northeastern University » montre que les profits des entreprises ont capté 88% de la croissance du revenu national réel tandis que les salaires n’ont bénéficié que d’un peu plus de 1% de celle-ci. Cette étude a été réalisée sur la période ayant suivi la fin de la récession aux USA.

L’étude précise que ce constat est « sans précédent » : jamais, dans l’histoire américaine, les salariés américains n’avaient reçu une part si minuscule de la croissance du revenu national.

« Le manque de croissance de travail nette dans le rétablissement économique actuel combiné avec des salaires horaires et hebdomadaires réels stagnants est responsable de ce résultat unique, dévastateur, » écrivent notamment les auteurs du rapport, Andrew Sum, Ishwar Khatiwada, Joseph McLaughlin et Sheila Palma.

Mondialisme: le nouveau pont de San Francisco est construit en Chine

Mondialisme: le nouveau pont de San Francisco est construit en Chine

17/07/11 – 11h00
SAN FRANCISCO (NOVOpress)
– Alors que le secteur industriel et celui de la construction sont en crise grave aux Etats-Unis, les segments terminaux du nouveau pont suspendu sur la Baie de San Francisco ont été réalisés en Chine et chargés cette semaine sur un bateau à Shanghai.

Il s’agit d’un des plus grands déplacements de travaux publics réalisé jusqu’à aujourd’hui.

Les quatre modules d’acier, pesant plus de 5300 tonnes, vont ainsi voyager 22 jours à travers l’Océan Pacifique, avant la jonction avec les 24 autres sections déjà en place. Ensemble, ils formeront le plus grand pont suspendu des USA, dont le coût de construction est estimé à 6,4 milliards de dollars.

Cette réalisation gigantesque démontre comment, progressivement, les ingénieurs chinois étendent à l’étranger leur rayon d’action et gagnent de nouveaux contrats aux détriments des économies nationales.

Mölzer s’élève au Parlement européen contre le sauvetage présumé de l’euro

Mölzer s’élève au Parlement européen contre le sauvetage présumé de l'euro

11/07/2011 – 16h30
STRASBOURG (NOVOpress) – Le chef de la délégation du Parti autrichien de la Liberté (FPÖ) à l’UE, Andreas Mölzer (photo), a décidé de saisir le Parlement européen pour s’opposer aux plans de sauvetage, de plus en plus coûteux, destinés à la Grèce et à d’autres États en faillite. Il a déposé, dans une action commune avec les représentants des délégations qui coopèrent avec le Parti de la Liberté, une motion contre l’aide à la Grèce et en faveur d’un arrêt des paiements visant à renflouer ce pays.

Mölzer estime que certains États membres violent actuellement de façon massive les règles fixées dans le pacte de la stabilité et de croissance et ont de sérieux problèmes de déficits budgétaires. Cette motion s’appuie en outre sur le fait que la monnaie commune souffre d’une grave perte de confiance sur les marchés financiers en raison des grandes différences existant au niveau des balances des paiements courants des Etats membres et des problèmes structurels économiques de certains États.

Pour Mölzer et ceux qui se sont joints à sa motion, il est indéniable que les institutions de l’UE se contentent de faire semblant de sauver l’euro à travers les mesures qu’elles adoptent, alors qu’elles veulent en réalité transférer de l’argent en direction de certains États membres. Certaines de ces mesures violent le droit de l’UE, en particulier la création du Fonds européen de stabilisation financière (à savoir, le « filet de protection sauvetage» [bail-out]) et l’acquisition immédiate de titres de dette par la BCE, comme dans le cas des obligations du gouvernement grec, dont les banques voulaient se débarrasser en urgence.

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payer

Dette de l’Etat : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payer

[box]Depuis l’application de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances) en 2006, les dépenses de l’État sont découpées en trente-deux « missions », chacune se rapportant à une action précise de l’État. Il est ainsi facile d’identifier qui dépense quoi ; et surtout, le coût apparaît clairement.[/box]

Ainsi, l’ancien budget du ministère de l’Intérieur a disparu. A sa place, on trouve plusieurs « missions ». L’une d’elles, intitulée « sécurité », nous permet d’apprendre qu’en 2011 les crédits affectés à la Police nationale s’élèvent à 9,1 milliards d’euros, tandis que la Gendarmerie nationale se voit attribuer 7,6 milliards d’euros.

Cette lisibilité budgétaire permet également d’établir le classement des missions en question, un « hit-parade » diraient les Anglo-saxons. Voyons ce que cela donne avec la loi de finances 2011.

En haut de l’échelle, on trouve la mission dite « remboursements et dégrèvements, avec 82,1 milliards d’euros. Soit 71 milliards au titre des impôts d’État et 11 milliards au titre des impôts locaux. C’est l’occasion, au passage, de remarquer que le jour où un ministre du Budget voudra s’attaquer sérieusement au rééquilibrage des comptes publics, il trouvera du « gras » – beaucoup de « gras » – du côté des cadeaux fiscaux consentis aux investisseurs et aux entreprises.

L’État pourrait être riche …

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payerD’après Bercy, les quelque cinq cents niches fiscales font perdre 72 milliards d’euros à l’État. Chiffre discutable, puisque de nombreux avantages fiscaux ne sont pas considérés comme des « dépenses fiscales » par le ministère du Budget. En adoptant une méthode plus exhaustive, Philippe Marini (UMP), rapporteur général du budget au Sénat, chiffre à 220 milliards le coût des niches fiscales, loin des 72 milliards de Bercy.

En deuxième place apparaît la mission « enseignement scolaire » (premier degré et second degré du public et du privé ; enseignement technique agricole), avec 61,9 milliards pour 2011. Vient ensuite une mission peu connue du grand public qui s’appelle « engagements financiers de l’État ». Elle totalise 46,9 milliards d’euros ; sa composante principale, le « programme » dit « charge de la dette » représente 45,3 milliards. Cette somme représente donc le montant des intérêts de la dette de l’État. Ces intérêts sont soumis à deux effets : l’effet volume et l’effet taux. En premier lieu, l’augmentation du volume de la dette, et en second l’augmentation des taux (pour l’emprunt à dix ans : 2,53% le 30 août 2010 et 3,56% le 14 mars 2011) font que la charge de la dette passe de 37,6 milliards en 2009 (loi de règlement) à 40,5 milliards (budget exécuté) en 2010, pour atteindre 45,3 milliards (loi de finances) en 2011.

A quoi bon payer l’impôt sur le revenu !

Autant dire que les intérêts mangent l’essentiel de la recette apportée par l’impôt sur le revenu : 46,7 milliards nets en 2009.

Dette de l’État : tout irait bien s’il n’y avait pas les intérêts à payerDans les années « ordinaires » – avant la crise – le montant des intérêts et celui du déficit budgétaire (solde général) correspondaient à peu près à la même somme. C’est-à-dire qu’un État désendetté parviendrait facilement à équilibrer ses comptes. Un exemple portant sur 2006 : le déficit budgétaire représente 38,999 milliards d’euros tandis que la charge de la dette de l’État s’établit à 38,945 milliards.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA pour comprendre qu’en laissant filer la dette depuis 1974 – dernière année où le budget a été voté en équilibre – les gouvernements de droite et de gauche portent une écrasante responsabilité dans la situation actuelle : l’avenir de la France dépend du bon vouloir des marchés (banques, assurances, fonds…). D’autant plus que les choses ne vont pas en s’améliorant ; d’après la loi de programmation pluriannuelle, la charge de la dette de l’État pourrait monter jusqu’à 55 milliards d’euros en 2013, soit une progression de 9,6 milliards par rapport à 2011. A comparer aux 60 milliards accordés à « l’enseignement scolaire ».

A juste titre la montée de la dette publique inquiète la Cour des comptes. Son Premier président, Didier Migaud, estime qu’une hausse de un point des taux d’intérêts entraînerait une charge supplémentaire de 2 milliards d’euros la première année, 6 milliards la troisième et jusqu’à 14 milliards la dixième. Sur les six premières années, cela représenterait un montant cumulé supérieur aux 35 milliards d’euros du « Grand emprunt » cher au Président Sarkozy. De quoi réfléchir…

En pleine tourmente de l’euro, les agences de notation s’intéressent à la dette américaine

14/07/11 – 20h30
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le président Obama et les dirigeants de la majorité républicaine à la chambre des représentant ne parvenant pas à trouver un accord budgétaire, les agences de notation américaines envisagent de baisser la qualité de la dette du trésor américain.

L’agence Moody a notamment révélé au Congrès que le risque croissant que le plafond d’endettement de l’État fédéral, actuellement fixé à 14 290 milliards de dollars, ne puisse être relevé à temps, a pour conséquence immédiate un réexamen de la note Aaa attribuée aux bond du Trésor américain.

Selon des confidences recueillies auprès d’élus au Congrès, l’agence Moody a également informé les législateurs qu’elle ne se satisferait pas d’un paiement en temps et en heure des bons du Trésor arrivant à échéance. L’agence prendrait en compte pour sa notation la capacité de l’État fédéral à payer ses dettes à l’égard de particuliers, par exemple les retraites ou la sécurité sociale.

Le président Obama avait fixé à vendredi 15 juillet la date limite pour un accord entre la majorité républicaine de la chambre des représentants et l’exécutif sur l’enveloppe budgétaire, tant sur les réductions de dépenses exigées par les Républicains que sur le relèvement du plafond de la dette demandé par le président.

Si les négociations traînent encore en longueur, il n’est pas certain que cette limite puisse être tenue, pour le plus grand bonheur des spéculateurs.

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d’hab !

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d'hab ! © photo : DR delanopolis.fr

[box class= »warning »]En plus de bénéficier gratuitement du Champs-de-Mars, SOS Racisme va recevoir 230 000 euros de subventions pour le concert du 14 juillet. Une information révélée par le site delanopolis.fr.[/box]

SOS Racisme va organiser un concert au Champ-de-Mars pour le 14 juillet, et encore une fois, les contribuables vont devoir payer l’addition ! L’ association Macaq (voir Les squatteurs de l’association MACAQ sous-louaient les locaux de la Ville de Paris) est d’ailleurs attendue à ce concert…

Pour son concert du 14 juillet, SOS Racisme va bénéficier de la mise à disposition “gracieuse” du Champ-de-Mars.

SOS Racisme va également bénéficier de 190 000 euros de subvention de la mairie de Paris (dont 30 000 euros pour un “village dédié à SOS Racisme”), plus une rallonge de 40 000 euros. SOS Racisme est réputé pour vivre grassement des subventions et de l’argent public, et touche déjà chaque année de très grosses subventions (voir Les subventions à SOS Racisme).

C’est évidemment sans compter le coût des services de de police qui seront présents sur place en grand nombre pour veiller à la sécurité des participants… La encore, la facture va être salée pour les contribuables parisiens.

SOS Racisme a eu la très bonne idée d’inviter Yannick Noah au concert du 14 juillet !

Noah jouait déjà “gratuitement” il y a quelques semaines, peu avant la fête de la musique, grâce à l’argent des contribuables d’ Argenteuil (voir Qui paye le concert de Noah à Argenteuil ?). Quand les profiteurs se rassemblent, les contribuables passent à la caisse…

En 2009, SOS Racisme a bénéficié de 579 000 euros de subventions publiques [NDLR : sans compter les subventions aux sections locales] pour seulement 18 669 euros de cotisations de ses membres (voir Les subventions à SOS Racisme) !

SOS Racisme, une association entièrement vouée au gaspillage d’argent public

[box class=info]Sources : Observatoire des subventions et  delanopolis.fr[/box]

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

M. Sarkozy est un connaisseur. Un grand connaisseur en matière de dette publique. Ce qui l’autorise à s’en prendre au programme du PS pour 2012. En effet, à l’entendre, les propositions socialistes présentent de grands dangers : « ceux qui auront l’idée de revenir sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de refuser une règle d’or qui oblige tout nouveau gouvernement à prévoir un budget en équilibre » conduiront « à l’explosion de la dette et des déficits et à l’impossibilité pour la France de les financer » (quatrième conférence de presse de Nicolas Sarkozy, lundi 27 juin 2011). Fermez le ban.

D’après l’INSEE, à la fin mars 2011, la dette publique française atteignait 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB. Un record toutes catégories. Surtout lorsqu’on sait que, d’après le traité de Maastricht, le ratio de la dette publique ne doit pas excéder 60% du PIB. Avec une progression de 55 milliard d’euros en trois mois, Nicolas Sarkozy fera figure de « grand argentier » de la Vème République.

Certes, la crise est passée par là, creusant les déficits de l’Etat : 56 milliards en 2008, 138 en 2009,148 en 2010. Quand tout va bien (?!), le déficit structurel de l’Etat tourne autour de 40 milliards d’euros. Un exemple : 43,9 milliards en 2004. Quelquefois la moisson est bonne : seulement 34,7 milliards de déficit en 2007.

En 2008 et 2009, la baisse des recettes fiscales pour cause de dégradation de la situation économique et le coût du plan de relance sont pour beaucoup dans l’aggravation des déficits de l’Etat.

Pour autant la situation internationale n’explique pas tout. La Cour des comptes estime ainsi que, depuis deux ans, les orientations politiques, indépendantes de la crise, ont mené à une aggravation du déficit structurel comprise entre 0,9 et1,2 point de PIB (un point de PIB = 20 milliards d’euros). En cause : les baisses des prélèvements obligatoires (exonérations diverses, baisses d’impôts ciblées) qui ont amenuisé les recettes. Mais aussi la croissance des dépenses publiques, qui a continué en dépit du discours du gouvernement. Au total, depuis 2007, les choix politiques du Président de la République expliquent entre un quart et un tiers de la dégradation du déficit.

Bercy 1

A la vérité, les exploits financiers de Nicolas Sarkozy ne datent pas d’aujourd’hui. Il a déjà fait ses preuves à Bercy en tant que ministre du Budget (29 mars 1993 -11 mai 1995) ; son patron s’appelait Edouard Balladur, Premier ministre et prétendant à l’Elysée. Tout ce petit monde s’activait pour remporter l’élection présidentielle de 1995. Donc l’équilibre des comptes publics ne constituait pas la préoccupation première de ces messieurs. Pas question d’effrayer l’électeur avec des histoires d’augmentation des impôts ou de baisse de la dépense publique. Pourtant la baisse de l’activité économique l’aurait exigé. A la fin 1993, la dette publique représente 440,1 milliards d’euros. A la fin 1994, 570 milliards. A la fin 1995, 662,8 milliards.

Bercy 2

Lors de son second mandat à la présidence de la République, Jacques Chirac donne, lui aussi, l’occasion  à M. Sarkozy de briller de tous ses feux. Ce dernier revient en effet à Bercy avec le titre ronflant de ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) du gouvernement Raffarin. Pendant ces huit mois, ses résultats n’épatent personne. Sauf ceux qui suivent de près l’évolution des Finances publiques. A la fin 2003, la dette publique s’établit à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteint 1068,3 milliards d’euros. Titre de gloire de l’intéressé : c’est sous son magistère que la dette publique a franchi la barre des 1000 milliards d’euros.

Un président de la République se doit de faire mieux qu’un simple ministre. Nicolas Sarkozy l’a compris. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin mars 2011, elle a bondi à 1646,1 milliards. Soir une progression formidable de 504 milliards en quatre ans. Qui dit mieux ?

Dans le projet socialiste intitulé « Le changement » (« 30 priorités pour 2012 »), il est écrit que « la diminution des déficits ne fait pas à elle seule une politique ». Il y a bien longtemps que Nicolas Sarkozy a fait sienne cette devise.

NDLR – On appelle dette publique l’addition des dettes de l’Etat, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale et des ODAC (organismes divers d’administrations centrale, des annexes de l’Etat). La dette de l’Etat représente environ 80% de la dette publique. Contrairement au Traité de Maastricht, la Commission européenne et Eurostat (organisme statistique de l’Union européenne) ne prennent en compte que la dette publique. Ce sont les déficits de l’Etat – réguliers et de plus en plus volumineux – qui gonflent la dette publique.

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Sauver le soldat Papandreou, c’est sauver le Crédit Agricole

Une grande question agite les milieux financiers : la Grèce fera-t-elle défaut ? Cette possible faillite préoccupe les banquiers mais devrait également tracasser tout contribuable « averti ». En procédant à un petit tour d’horizon des chiffres portés à la connaissance du public, on comprend pourquoi. A tout seigneur tout honneur, commençons par l’Etat français.

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La Grèce devra-t-elle abandonner une partie de sa souveraineté ?

La Grèce devra-t-elle abandonner une partie de sa souveraineté ?

04/07/11 – 17h00
ATHENES (NOVOpress)
– La patrie d’Homère, d’Ulysse, de Périclès, l’un des berceaux de la civilisation européenne va-t-il devenir une « colonie » de l’Eurogroupe et de la Commission européenne ? En tout cas, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker a affirmé dans un entretien publié dimanche dans le magazine allemand Focus que “la souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte”. Et ce à cause des privatisations nécessaires pour bénéficier du nouveau plan d’aide censé sortir en partie la Grèce des affres de son endettement abyssal.

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Nucléaire/M6 : la vidéo où Eric Besson s’“énerve” disponible sur Internet [vidéo]

Nucléaire/M6 : la vidéo où Eric Besson s'“énerve” disponible sur Internet

18/06/11 – 23h00
PARIS (NOVOpress)
– Alors que l’on pouvait craindre que les déclarations d’Éric Besson sur la plateau de l’émission-phare de M6, Capital et son départ précipité ne soient pas diffusées, le ministre de l’Industrie a indiqué sur son compte twitter ne pas avoir peur de la diffusion des ces images.

D’où la diffusion de l’extrait de Capital sur Internet (notamment le site de M6) et probablement ce dimanche sur M6.

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Les pouvoirs exorbitants du fisc [vidéos]

Les pouvoirs exorbitants du fisc

16/06/2011 – 06h00
PARIS (NOVOpress) – À la fois ‘punching-balls’ et vaches à lait, les Français se font racketter aussi bien par les racailles de la rue que par le fisc. L’administration fiscale possède des pouvoirs exorbitants, quasi dictatoriaux, destructeurs des hommes et de l’économie. Deux Français ont eu le courage de filmer leur contrôle fiscal en présence des inspecteurs et de publier leur vidéo sur YouTube…

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