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Front national médias Philippot

La crise au Front national : une source de délectation pour les médias

22/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pendant une semaine les médias se sont régalés du conflit entre Marine Le Pen et son vice-président, qui a fini par quitter le Front national. Ils ont multiplié les invitations sur les plateaux télévisés, cherché de nouvelles réactions, se positionnant ainsi en chambre d’écho de la crise frontiste. Désormais dehors, Florian Philippot joue la carte de la “rediabolisation” du Front national, avec la complicité des médias.

Sur LCI le président des “Patriotes” a affirmé, au micro de Laurence Ferrari, que la nouvelle ligne du Front National est un « retour en arrière qui affole des milliers de personnes ». La journaliste reformule cette idée et rajoute une couche de rediabolisation : « C’est un retour en arrière sur une ligne identitaire, classiquement anti immigration, xénophobe. »

Le Zapping d’I-Média

Zone interdite, un jeune musulman refuse d’approcher un monument aux morts à cause d’une croix chrétienne. Le professeur s’explique devant le journaliste : « Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu’il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité. »

Signature des lois de moralisation de la vie publique, Macron se met en scène et promulgue la loi devant les caméras. Une cérémonie directement inspiré de la signature des décrets présidentiels aux Etats-Unis.

120 battements par minute aux Oscars : adieu cinéma, bonjour militantisme

Le film 120 battements par minute représentera la France pour les Oscars. Le long métrage de Robin Campillo a été promu par la plupart des journalistes pendant plusieurs mois, plus pour son message militant que pour sa qualité artistique.

Les tweets de la semaine

Mais où est passé l’esprit Charlie ? Vague d’indignation dans la presse et dans les milieux LGBT suite à la Une de Charlie Hebdo. Le journal publie un dessin de Riss anti-PMA. On y voit une caricature d’Emmanuel Macron enceint, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre : « PMA GPA, il va faire des horreurs. »

Discrimination à France Télévision, Delphine Ernotte persiste et signe.
Longue interview de Delphine Ernotte dans le journal Society. La présidente de France Télévision a réitéré ses propos discriminants sur les hommes blancs de plus de 50 ans. Pour la presse pas de problème sur ce point, il faut occulter cette information et commenter le reste de l’entretien.

A voir dans ce n° 168 d’IMédia sur TVLibertés

David Rachline

David Rachline (FN) : « Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains »

Après le départ de Florian Philippot, Marine Le Pen vient de nommer David Rachline, 29 ans, sénateur-maire de Fréjus, pour le remplacer à la communication du Front national.

— Florian Philippot vient de claquer la porte du FN. Il a été valorisé et mis très en avant pendant la campagne présidentielle, est-ce que vous ne pensez pas que sa disgrâce affaiblit d’abord Marine Le Pen ?

— C’est évidemment une triste nouvelle. Mais il n’y a qu’une seule ligne au Front national. Alors on peut débattre de ce qui stratégiquement peut être mis plus ou moins en avant dans notre programme. Ce sont des choses dont nous allons débattre au prochain Congrès et pour lesquelles les adhérents seront consultés par vote. Mais on ne peut pas imaginer autre chose que d’être derrière Marine Le Pen aujourd’hui. Elle est le moteur de notre mouvement politique et de toute notre famille d’idées. C’est elle qui donne la ligne, la stratégie et qui fixe le cap. Elle reste la plus efficace et la seule pour de nouveaux succès demain. C’est autour d’elle que cette refondation doit avoir lieu.

 

 

— Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une alliance « allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen ». Que lui répondez-vous ?

— Il ne faut pas se limiter à l’union des électeurs qui se réclament de la droite, il faut voir encore plus large et viser l’union de tous les électeurs patriotes.

Pour autant, le Front doit vraiment mettre en œuvre une stratégie afin de s’adresser de manière extrêmement claire aux préoccupations des électeurs qui se réclament de la droite. Et cela passera par des discussions au moins avec Nicolas Dupont-Aignan.

Je crois moins à la sincérité de Laurent Wauquiez. Il occupe selon moi ce créneau de manière commerciale et sans aucune sincérité de conviction ni d’idées. Quand les responsables politiques comme lui sont aux responsabilités ils font l’inverse de ce qu’ils ont annoncé. Laurent Wauquiez a fait partie de ces gouvernements qui ont trahi les Français et qui ont conduit aux échecs successifs de la droite.

Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains pour leur dire que les préoccupations qui sont les leurs sur l’économie, sur le soutien aux entreprises, sur la défense de la famille, sur toute une série de valeurs et de convictions, sont les nôtres.

Et permettent de se rassembler au sein de notre mouvement. Ils y trouveront plus de sincérité et d’efficacité.

Extraits d’un entretien réalisé par Caroline Parmentier
pour le journal Présent daté du 23 septembre 2017

Robert Ménard

Robert Ménard : « Je souhaite que le FN puisse s’allier avec le reste de la droite »

Vous saluez le fait que le Front national ait l’occasion de redevenir un parti de droite…

Je souhaite que le Front national cesse de faire peur à un certain nombre de gens et puisse s’allier avec le reste de la droite.
On ne peut pas gagner tout seul. La droite classique ne gagnera pas toute seule non plus maintenant.
Or nos électorats partagent bien des points communs. Ecartons ce qui nous sépare. Je pense par exemple, à la sortie de l’Euro ou encore aux revendications sur les 35 heures et la retraite à 60 ans.
Ensuite, voyons comment on peut construire à partir de la base un nouveau mouvement capable non seulement de faire un gros score aux élections, mais aussi de gagner une élection.
Or aujourd’hui, ce qui vient de se passer c’était un préalable qu’il fallait remplir. Ce préalable est rempli. Monsieur Philippot n’est plus là. Il sera ailleurs.
Maintenant, encore une fois, il faut changer de ligne politique, être plus réaliste, plus terre à terre, plus près des gens, et pleins de bons sens.
Voilà la politique qu’il faudrait adopter et gagner les élections.

Vous n’avez pas peur que le départ de Florian Philippot précipite l’implosion du Front national ?

Cela est l’affaire du Front national. Honnêtement ce n’est pas la mienne.
Je n’y suis pas et je ne suis dans aucun parti. Les conséquences à l’intérieur du Front national concernent le Front national.
Toutes ces histoires ne m’intéressent pas.
Ce qui m’intéresse, c’est mon pays et le changement de politique de mon pays.

Pour changer la politique de mon pays, il faut réconcilier les électorats des différentes droites. Cela se fera malheureusement contre les Etats-majors et contre les égos des uns et des autres.

La plupart des femmes et des hommes politiques ne pensent qu’à eux et d’abord à eux.
Je pense qu’ensuite, si cela a des conséquences, heureuses ou pas heureuses, pour le Front national c’est son affaire.

Extrait d’un entretien accordé par Robert Ménard à Boulevard Voltaire

Florian Philippot

URGENT – Florian Philippot démissionne du Front national

21/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité ce matin des « 4 Vérités », sur France 2, Florian Philippot l’a annoncé : « Je quitte le Front national. » Débarqué hier soir de ses responsabilités exécutives au Front national par Marine Le Pen, il a expliqué « n’avoir pas le goût du ridicule » et ne pas vouloir « être vice-président à rien ». Il en a profité pour dénoncer « ceux qui [étaient] partis chez Mégret » et sont revenus, avec, toujours, « des positions très radicales », visant, sans le nommer, Nicolas Bay.

Tout à sa stratégie de vouloir à son tour diaboliser son ancien parti, Florian Philippot s’est ensuite indigné de voir le journal Minute « encenser le nouveau Front national », ce qui ne peut que « nous inquiéter ».

Philippot Marine Le Pen

Marine Le Pen démet Florian Philippot de ses responsabilités au FN

20/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un communiqué publié ce soir, Marine Le Pen annonce qu’elle a décidé de décharger Florian Philippot des responsabilités qu’il exerçait au Front national :

« Florian Philippot, sollicité par mes soins, n’a pas répondu à la demande de mettre un terme au conflit d’intérêts résultant de sa double responsabilité de vice-président du FN chargé de la stratégie et de la communication et de président de l’association politique Les Patriotes. J’ai pris la décision de lui retirer sa délégation à la stratégie et à la communication. Sa vice-présidence sera, à compter de ce jour, sans délégation. »

Celui-ci annoncera demain matin s’il entend maintenant rester ou quitter le Front national.

Philippot débarqué FN

Marion Maréchal-Le Pen 2

Marion Maréchal-Le Pen : « Je ne voulais pas finir comme Christian Estrosi »

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui a annoncé son retrait de la vie politique par une Lettre aux Vauclusiens, s’en explique un peu dans un entretien à Valeurs actuelles. Extraits.

« Être élue jeune m’a fait connaître très tôt les honneurs et le niveau de vie très confortable qui accompagnent le mandat. Cela m’a préservée d’un certain nombre de difficultés et d’inquiétudes auxquelles sont confrontés les Français, même si j’ai toujours essayé d’y rester très attentive sur le terrain, de ne jamais perdre pied. En termes de construction personnelle, j’ai besoin de vivre cela avec eux, et j’en ai également très envie. J’ai toujours aimé le monde de l’entreprise, qui m’a toujours attiré. Je pense que je ne serais pas quelqu’un de parfaitement aboutie et sans cette expérience. »

• Pourquoi choisir ce timing pour prendre cette décision ? 

Je suis convaincue que si je ne pars pas maintenant, je ne partirai jamais. Il est éminemment difficile de quitter ce monde politique. Plus on attend, plus forte est la difficulté.

« Je suis absolument terrifiée à l’idée de finir comme un Christian Estrosi , des ultra-cumulards,professionnels cyniques de la politique qui ne font plus que cela depuis des décennies et qui seraient prêts à n’importe quelle trahison pour préserver leur rente. »

C’est un modèle complètement révolu. Les Français ont besoin, pour respecter les politiques, qu’ils prouvent aussi leur liberté, leur désintéressement. Il est important que des élus démontrent qu’ils sont capables de renoncer à leur statut.

• Votre grand-père, Jean-Marie Le Pen, a affirmé aujourd’hui que votre départ était une désertion. Qu’est-ce que cela vous évoque ? 

Il a toujours un raisonnement sacrificiel à l’égard de la politique, un peu désincarné, mais je pense que nous avons changé de génération politique ! Il raisonne selon un schéma, qui a prévalu pendant des années, où il était souhaitable d’accumuler les mandats et d’avoir beaucoup d’expérience politique pour etre légitime.

« Aujourd’hui, les Français sont dégoûtés par la politique et les politiciens, qui sont considérés par eux comme des rentiers et des profiteurs. On ne peut plus faire de la politique dans les mêmes conditions qu’à l’époque de Jean-Marie Le Pen. »

Il faut que les élus fassent preuve de liberté, de désintérêt et d’expérience professionnelle.

Extraits d’un entretien publié sur le site de Valeurs actuelles

Marion Maréchal Marine

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen est un énorme coup dur, par Caroline Parmentier

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen qui couvait depuis un moment, est un énorme coup dur. Pour le Front national, pour la droite, pour toute notre famille d’idées et de convictions et plus largement pour la France.

C’est elle qui s’en va. L’excellente Marion Maréchal-Le Pen dont le talent politique, la personnalité structurée, les valeurs sûres, la jeunesse éclatante et la beauté ont donné un formidable coup de torchon sur la vieille classe politique française et sur l’Assemblée nationale. Extrêmement populaire, elle ne sera pas candidate à sa succession aux élections législatives des 11 et 18 juin et va quitter son mandat de conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), où elle préside le groupe FN.

Marion Maréchal-Le Pen Vaucluse MatinEmbarquée en politique en 2012 à l’âge de 22 ans sans aucune envie par son grand-père Jean-Marie Le Pen, qui l’a parachutée dans la circonscription de Carpentras, elle l’a toujours dit : la politique n’est pas tout pour elle. Elle ne se voyait pas en faire sa vie et son unique carrière : « Il faut prouver aux Français qu’il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s’accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités » écrit-elle à ses électeurs du Vaucluse dans une lettre publiée par Var-Matin.

Marion Maréchal-Le Pen reconnaît que sa décision constitue « un déchirement affectif » mais elle la justifie par des « raisons personnelles et politiques ».

« J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ses premières années si précieuses. Elle m’a aussi terriblement manqué. Il est essentiel que je puisse lui consacrer plus de temps », écrit la jeune députée de 27 ans, mère d’une petite Olympe de deux ans et demi.

Marion Maréchal PrésentSi sa décision était prise depuis plusieurs mois, Marion Maréchal n’a pas souhaité nuire à la campagne présidentielle par cette annonce mais ne pouvait pas non plus attendre la fin des législatives au risque de devoir se démettre de son mandat si elle était réélue. Dans une interview exclusive à nos confrères de TV Libertés, elle annonce toutefois qu’elle sera aux côtés des candidats aux législatives du Vaucluse, qu’elle accompagnera leur campagne et assurera la transition. Elle précise qu’elle aspire à travailler dans la vie civile, dans le monde de l’entreprise et de préférence dans une petite entreprise.

Marion a souffert enfant de la politique et en connaît les sacrifices : « Jai vu la politique faire voler en éclat les couples, les relations entre sœurs, entre beaux-frères. J’ai vu un camion de déménagement au fond du jardin emporter les affaires des cousins avec qui j’avais grandi, parce que ma tante s’était brouillée avec mon grand-père » déclarait-elle en 2015 à l’Express.

Malgré les divergences avec Florian Philippot et alors qu’elle n’a pas toujours été bien traitée, elle a toujours refusé de s’opposer frontalement à sa tante avec laquelle elle a un lien affectif très fort. A l’heure de bouleversements importants annoncés au sein du parti, elle n’a aucune envie d’être placée en première ligne contre la présidente du Front national comme certains l’y poussent.

Caroline Parmentier

Article paru à la Une de Présent daté du 11 mai 2017
sous le titre « Marion s’en va »

Marion Maréchal-Le Pen : « Pourquoi je quitte la vie politique »

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un courrier aux Vauclusiens publié ce matin par Vaucluse Matin, Marion Maréchal-Le Pen explique les raisons qui lui font quitter la vie politique. Nous ne publions ci-dessous l’intégralité.

Marion Maréchal-Le Pen Vaucluse Matin« Chers Vauclusiens, chères Vauclusien­nes,

Je vous écris aujourd’hui pour vous annoncer que je ne me représenterai pas aux élections législatives dans la 3e circonscription de Vaucluse. Par cette let­tre, je souhaite m’en expli­quer directement avec vous au regard des liens qui nous unissent. Des liens de confiance, de respect, de travail, d’amitié même, qui me sont chers.

Certaines indiscrétions sur l’éventualité de mon départ ont malheureuse­ment suscité la parution d’articles de presse. Mise devant le fait accompli, je ne souhaitais en aucun cas nuire à la campagne de Marine Le Pen ainsi qu’au combat national, j’ai donc préféré démentir l’informa­tion. Je voulais à tout prix éviter que cette annonce ne parasite le débat présiden­tiel et fasse perdre un temps d’explication pré­cieux à notre candidate ainsi qu’à nos cadres et à nos militants. Mes inten­tions étaient bonnes, j’es­père que vous le compren­drez et me le pardonnerez.

Je sais que ma décision en­ traînera de l’incompréhen­sion et de la déception pour certains, je n’y suis pas in­différente, loin de là. Bien que cela soit un véritable déchirement affectif pour moi, je n’aurais jamais fait ce choix s’il ne m’apparais­ sait pas juste et nécessaire.

J’ai longuement mûri ma réflexion et ma décision s’impose à la fois pour des raisons personnelles et politiques.

Raisons personnelles d’abord car je suis chargée d’âme depuis bientôt trois ans. J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ses premières années si pré­cieuses. Elle m’a aussi ter­riblement manqué. Il est essentiel que je puis­ se lui consacrer plus de temps.

Par ailleurs, je n’ai jamais renoncé à l’idée de m’extir­per un jour ou l’autre du monde politique pour une expérience dans la vie civi­le. J’aime le monde de l’en­treprise, je n’ai jamais ces­sé de le défendre durant mon mandat et j’aspire aujourd’hui à y travailler. Cette aspiration, je vous en avais fait part dès ma cam­pagne électorale en 2012.

Vous connaissez mon his­toire, vous savez que ce monde politique est le mien depuis toujours. À 27 ans, il est encore temps pour moi d’en sortir quelque temps.

Je suis intimement con­vaincue que si je n’en sors pas maintenant, je n’en sor­tirai jamais. Un certain nombre de médias me prêtent déjà un destin tout tra­cé ainsi que des ambitions dévorantes, je refuse de m’enfermer dans leur sché­ma.

Raisons politiques ensui­te, car je suis comme vous, je pense que l’époque des politiciens déconnectés du réel avec des décennies de mandat électif derrière eux est révolue. Si nous voulons rendre ses lettres de no­blesse à la Politique, il faut prouver aux Français qu’il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s’accrocher coûte que coûte à leur statut ou à leurs indemnités. J’ai été élue très jeune, j’ai été pré­servée de certaines de vos difficultés et de vos inquié tudes, bien que je n’aie ces­sé d’y être attentive sur le terrain. L’idée que je me fais d’un bon chef politique impose que je bénéficie d’autres expériences que celles du succès électoral ou politique.

Cette légitimité et cette ex­périence acquises, j’espère pouvoir un jour de nouveau les mettre à votre service. Je ne renonce pas définiti­vement au combat politi­ que car j’ai l’amour de mon pays chevillé au cœur et je ne pourrai jamais rester in­ différente aux souffrances de mes compatriotes. J’ai aussi un engagement mo­ral auprès de tous ces mili­tants vaillants et dévoués de la France patriote qui se sont battus à mes côtés et sans qui je ne serais rien.

Sachez que ce fut un honneur et un immense plaisir pour moi de vous représen­ter pendant 5 ans. Cette magnifique terre de Vau­cluse, ses hommes et ses femmes courageux et tra­vailleurs, cette culture an­cestrale ont été mes meilleurs alliés dans la soli­tude parfois pesante de l’Assemblée.

J’espère avoir été digne de votre confiance et à la hauteur de vos attentes. Vous qui m’avez accueillie et adoptée si chaleureuse­ment lors de mon arrivée en 2012, vous qui avez porté mes équipes à 51 % aux élections régionales, vous qui avez encore massive­ ment soutenu Marine Le Pen à l’élection présiden­tielle.

Rien ne s’arrête, car je lais­se derrière moi une fédéra­tion dynamique, des dizai­nes de conseillers municipaux, deux maires, six conseillers départemen taux et cinq élus régionaux qui continueront le combat pour vous et à vos côtés. Je soutiendrai les candidats aux législatives pour que le Vaucluse soit efficacement représenté à l’Assemblée.

Mon départ n’est ni une rupture, ni une provoca­tion. Je suis convaincue que les députés FN et leurs alliés DLF seront les plus efficaces pour contrer la politique néfaste d’Emma­nuel Macron et de ses alliés socialistes.

Je démission­nerai de mon mandat ré­gional d’ici quelques se­ maines, le temps pour moi d’organiser ma succession à la tête du groupe et je vous présenterai mon suc­cesseur dans la 3e circonscription d’ici quelques jours. Le combat pour la France continue !

Chers Vauclusiens et chè­res Vauclusiennes, soyez assurés de mon attache­ment, de mon respect et de ma gratitude.

Marion Ma­réchal-­Le Pen. »

Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen explique les raisons de son départ sur TV Libertés

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée d’Elise Blaise et de Martial Bild sur TVLibertés, le député de Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a confirmé ce matin l’abandon de ses mandats et fonctions politiques. Cela faisait plusieurs mois, explique-t-elle, qu’elle avait pris cette décision, et, malgré des indiscrétions parues dans la presse – début avril, Le Canard enchaîné avait annoncé sa volonté de ne pas se représenter aux législatives –, elle avait décidé de mener jusqu’au bout la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

Outre les raisons personnelles relatives à ses devoirs de maman d’une petite fille, Marion Maréchal-Le Pen explique avoir conscience qu’elle a été préservée des difficultés des Français dans leur vie quotidienne, même si elle ne les a jamais ignorées, et qu’« il était temps pour moi de me confronter à cela, d’avoir une expérience autre que la politique » :

« J’en ai besoin, j’en ai envie, je crois que c’est nécessaire, et si un jour je dois refaire de la politique, je suis convaincue que cette légitimité-là, je pourrai la mettre au service des Français et de mon pays. »

Marion Maréchal-Le Pen ne sollicitera donc pas des Vauclusiens le renouvellement de son mandat de député et démissionnera, « d’ici quelques semaines », de son mandat de conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, « le temps pour moi de faire la dernière session […] et de faire le transfert de pouvoir de la présidence du groupe » :

« Je quitterai donc totalement pour quelques temps la vie politique d’ici fin juin. Je quitte également mes responsabilités au sein du Front national [mais] je reste néanmoins adhérente. »

Marion Maréchal-Le Pen, qui n’est pas encore fixée sur sa reconversion mais souhaite travailler « dans le cadre d’une petite entreprise » assure encore :

« Je pense que je referai de la politique […] mais pas immédiatement. […] J’espère que demain si je suis amenée à revenir, [les électeurs] me redonneront cette confiance et ils me pardonneront le fait de m’être éloignée d’eux quelque temps. »