Bruno Le Maire : “Vladimir Poutine n’est plus le bienvenu en France le 6 juin” (vidéo)

Bruno Le Maire : "Vladimir Poutine n'est plus le bienvenu le 6 juin" (vidéo)

19/03/2014 – PARIS (NOVOpress)
Invité mardi de BFMTV et RMC, le député UMP de l’Eure, Bruno Le Maire, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, a estimé que “Vladimir Poutine n’est plus le bienvenu en France le 6 juin” aux cérémonies commémorant le 70ème anniversaire du débarquement de Normandie.

La crise ukrainienne et la troisième voie géopolitique

La crise ukrainienne et la troisième voie géopolitique

19/03/2014 – KIEV (via Polémia)
Polémia a reçu de son contributeur franco-croate, Jure Georges Vujic, une analyse géopolitique de la crise ukrainienne. Donner accès à la diversité des points de vue fait partie de notre ligne éditoriale. Nous la soumettons donc à la réflexion de nos lecteurs.


Il semblerait que la crise ukrainienne divise la mouvance nationale et eurasiste en deux camps, le premier soutenant l’opposition nationaliste ukrainienne en tant que vivier identitaire et vecteur national-révolutionnaire, le second, le camp des «eurasistes» russophiles, qui, pour des raisons géopolitiques anti-atlantistes, soutiennent l’intervention russe en Crimée. Pourtant, cette vision binaire demeure quelque peu simplificatrice. C’est pourquoi je réitère « qu’il faut savoir raison garder » et que la démesure dans l’analyse géopolitique, le jusqu’au-boutisme et l’engouement belliciste ne font que conforter une fois de plus l’hybris et le conflit entre des peuples européens et, une fois n’est pas coutume, sur la terre européenne.

Bien sûr, il faut rappeler que suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d’accords commerciaux avec l’Union européenne, le camp atlantiste et américain a tenté d’orchestrer une seconde « Révolution orange » cette fois-ci en s’appuyant et en manipulant des groupes ultranationalistes ukrainiens aux fins d’installer un pouvoir pro-occidental à Kiev. Le nationalisme ukrainien extrêmement dynamique est autant antirusse qu’antioccidental alors que les arguments de l’adhésion à l’UE servent uniquement de levier d’émancipation de la tutelle russe. Par ailleurs, l’expérience de la Hongrie de Orban démontre très bien que l’on peut être dans l’UE et mener une politique nationale et souverainiste.

D’une part, je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’une confrontation entre une vision eurasiste pro-russe et un nationalisme ukrainien pro-atlantiste. Il faut avoir à l’esprit la question de la légitimité des manifestations du peuple ukrainien systématiquement spolié et paupérisé par des régimes corrompus et oligarchiques successifs, tour à tour pro-occidentaux et pro-russes (la famille du président Viktor Ianoukovitch s’est enrichie de près de 8 milliards d’euros par an). D’autre part, l’opposition entre le sud-est russophone de l’Ukraine et l’EuroMaidan s’est cristallisée en raison du ressentiment antirusse qui s’est développé dans la partie occidentale de l’Ukraine. Si une partie des habitants s’est organisée en formations paramilitaires et a manifesté contre le nouveau gouvernement de Kiev, c’est parce que la révolution a gagné à ses yeux une connotation antirusse plutôt que pro-européenne.

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En direct de la Crimée : témoignage d’Aymeric Chauprade (audio)

En direct de la Crimée : témoignage d’Aymeric Chauprade (audio)

17/03/2014 – SIMFEROPOL (NOVOpress via Realpolitik.tv)
Le géopolitologue Aymeric Chauprade est actuellement en mission d’observation en Crimée, où s’est déroulé hier, 16 mars 2014, un référendum portant sur un rattachement de la Crimée à la Russie. Il témoigne au micro de la radio francophone “La Voix de la Russie“.

Pendant le référendum, Aymeric Chauprade était avec d’autres observateurs de différents pays d’Europe de l’Ouest et d’Europe Centrale. Les Criméens leur ont laissé le choix des endroits et bureaux de vote où ils voulaient aller, y compris dans les zones où se trouve la minorité tatare en principe hostile au rattachement.

http://dai.ly/x1hr99j

Crédit photo : RIA Novosti (DR)

1945-2014, De Yalta… à Yalta, par Aymeric Chauprade

1945-2014, De Yalta... à Yalta, par Aymeric Chauprade

16/03/2014 – SÉBASTOPOL (NOVOpress) – Le géopoliticien Aymeric Chauprade, par ailleurs tête de liste Front National aux élections européennes pour l’Île-de-France et les Français de l’étranger, est actuellement en mission d’observation en Crimée. Il s’y déroule ce jour un référendum afin d’acter – ou non – le rattachement à la Fédération de Russie de cette région historiquement russe, “offerte” en 1954 par Nikita Khrouchtchev à la République socialiste soviétique d’Ukraine (RSSU). Il a publié ce jour un texte que nous reproduisons ci-dessous. Source : Realpolitik.tv


Ces dernières semaines, les États-Unis et les gouvernements européens alignés ont commis le pas de trop au service de leur fantasme unipolaire.

En renversant, dans l’illégalité et la brutalité, un gouvernement élu démocratiquement à Kiev, avec pour buts stratégiques réels non seulement l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN (et l’éviction donc de l’accès russe aux mers chaudes grâce à la Crimée) mais aussi, à terme, le remplacement de la fourniture russe de gaz aux Européens par du gaz de schiste ukrainien, polonais et américain (il suffira de faire le lobbying nécessaire au Parlement européen pour que le projet de fracturation hydraulique soit entériné), l’Empire est allé trop loin. Car il ne s’agit pas seulement d’un crime maquillé (voir la conversation Ashton/Ministre des affaires étrangères estonien) qui aura vu des snipers pro-Maïdan assassiner leurs propres partisans pour faire porter le chapeau à Ianoukovitch et fournir ainsi une “couverture” humaniste à la position de l’Union européenne ; il s’agit d’une immense faute géopolitique que la Russie ne pouvait pas laisser passer. L’hybris américaine (cette démesure impériale qui frappa les Romains avant eux) dont Victoria Nuland nous fournissait récemment encore un exemple (“Fuck the European Union!“) vient de se heurter violemment à la géopolitique russe.

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Qui sème le vent récolte la tempête, par Aymeric Chauprade

Qui sème le vent récolte la tempête, par Aymeric Chauprade

03/02/2014 – Via Realpolitik.tv
La Russie a donc fini par réagir à ce qui s’apparente à une véritable agression stratégique depuis le début des événements à Kiev. La Crimée est protégée par un statut d’autonomie et des accords entre l’Ukraine et la Russie, et il en va de même des populations russophones d’Ukraine. Moscou a estimé que ces accords avaient rompu par un coup de force contre le président élu en Ukraine.

Dans ces conditions qui peut s’étonner de l’intervention russe ?

Kiev n’a plus de gouvernement légal et agit sous la pression de milices radicales qui ont annulé la démocratie, balayé les droits linguistiques des russophones, limité les programmes de télévision d’opposition, arraché les églises orthodoxes ukrainiennes du patriarcat de Moscou et menacé d’annuler l’autonomie de la Crimée garantie par des traités.

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