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Emmanuel Macron

Macron, ses erreurs et sa faute, par Jean-Gilles Malliarakis

Le caractère scandaleux des déclarations de Macron en Algérie le 14 février, après environ deux jours de stupéfaction, soulève un vague de protestations légitimes que résume le titre en première page du Figaro le 17 février : « Colonisation : Macron provoque un tollé ».

L’avalanche des réponses indignées a atteint un tel niveau de mobilisation qu’on ne cherchera ici ni à les paraphraser ni même à les recenser. On notera simplement que leur répartition dans le champ politique ridiculise le propos psittaciste, tant de fois entendu et répété, selon lequel la droite et la gauche cela n’existe pas. La psittacose ça se soigne (1).

Depuis un certain temps ses propres supporteurs commençaient à se demander si et quand ils seraient gratifiés du programme de leur candidat et néanmoins favori. L’intéressé lui-même était allé jusqu’à théoriser l’inutilité de l’exercice.

Or, en quelques jours l’ancien inspecteur des finances, l’ancien banquier d’affaires, l’ancien inspirateur économique de Hollande, l’ancien ministre, désormais candidat à la présidence a effectivement démontré dans la pratique que nous n’avons nul besoin de connaître sa plateforme électorale pour savoir à quoi nous en tenir.

Le virage révélateur avait commencé le 4 février par une stupéfiante négation : la culture française, cela n’existe pas. Exit Molière, exit La Fontaine, exit Pascal, exit Racine, exit Victor Hugo, etc. Seuls comptent sans doute les marchés financiers, leur franglais de bazar et les enquêtes par sondages. On se demande même pourquoi les moyens d’information se dispersent en parlant d’autre chose.

Le summum a donc été atteint avec les déclarations diffusées à Alger le 14 février sur la colonisation, « un crime, un crime contre l’humanité ». Sans être dupes de la destination électorale du propos, visant à récupérer le vote communautariste grâce auquel la gauche a gagné en 2012, on se permettra quand même de retenir l’outrage et la sottise de ce jugement.

D’excellents esprits ont pu, par le passé, et surtout en son temps critiquer la politique coloniale, la dénoncer comme une erreur, voire une injustice, souligner son coût, s’indigner des conséquences brutales de certains de ses aspects. Aucun Français digne de ce nom n’avait fait jusqu’ici référence au concept de crime contre l’humanité, dont peut-être Macron, Micron, et Mocron ignorent la portée juridique gravissime.

Sans nous étendre sur les litanies des noms de héros et de saints qui fécondèrent l’Empire, sans nous attarder à l’heureuse invention de la clémentine dans le département d’Oran, sans encombrer le lecteur de fioretti familiales, rappelons quelques souvenirs qui devraient quand même dire quelque chose aux connaissances historiques raréfiées de nos contemporains.

Criminel de guerre Charles de Foucauld ? Criminel de guerre le général Laperrine ? Criminels de guerre le maréchal Juin et les soldats de la Première Armée Française ? Criminel de guerre Savorgnan de Brazza ? Criminel de guerre le maréchal Lyautey ?

Était-il un criminel de guerre Albert Camus recevant son prix Nobel en 1956 et osant se revendiquer comme Français d’Algérie ? L’était-il quand il déclarait qu’entre la justice et sa mère il choisirait toujours sa mère ?

Macron aurait-il osé commettre la même déclaration à propos de l’Empire britannique partout dans le monde où ce bel édifice a laissé en héritage les fruits amers de sa politique de “diviser pour régner” mais aussi cette foule de rentes financières qu’on apprécie encore en la cité de Londres ? On hésite à poser la question.

Une interrogation en revanche ne fait pas mystère : celle de l’incompétence, de l’incongruité, de l’insignifiance de cette candidature à la succession de saint Louis, et même à celle d’Armand Fallières à la tête de ce qui reste de l’État français.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) – cf. Tintin au Congo.

Article paru sur le site de L’Insolent

Macron Haute Trahison Minute

Colonisation : Emmanuel Macron coupable du crime de haute trahison

22/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Selon l’hebdomadaire Minute, Emmanuel Macron s’est rendu coupable du crime de haute trahison en qualifiant la colonisation française en Algérie de « crime contre l’humanité ». Dans son numéro de cette semaine, l’hebdomadaire fondé en 1962, qui apporte son « total soutien » aux pieds-noirs insultés par l’ancien ministre de l’Economie, en fait la démonstration juridique sous la plume de Thierry Normand, le pseudonyme d’un avocat réputé. Extraits.

Macron Haute Trahison Minute« Si cette expression a une véritable signification politique, elle est également et surtout juridique. Selon le Code pénal, le crime contre l’humanité, qui est puni de la réclusion criminelle à perpétuité, est un acte “commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique“ […] Le crime contre l’humanité présente une autre caractéristique juridique qui le rend unique par rapport à la totalité des autres crimes : il est imprescriptible […]

« S’il est élu président de la République en mai prochain, Emmanuel Macron compte-t-il permettre que les auteurs du “crime contre l’humanité“ qu’il a dénoncés soient poursuivis ? Plus précisément, si l’Algérie venait à porter plainte, si la Cour pénale internationale était saisie de ce dossier, Emmanuel Macron, devenu président de la République française, irait-il témoigner à la barre… contre son propre pays ? »

« Donnerait-il aussi accès, en tant que chef de l’Etat et chef des armées, à toutes les archives classifiées qui pourraient être utilisées contre la France par l’accusation ! Au risque de voir l’histoire de France salie – un peu plus – devant le monde entier, au risque de voir la France condamnée… et l’Algérie, exiger, évidemment, d’exorbitantes “réparations“ ! […]

« Perspective délirante ? Absolument. A l’image des propos d’un candidat inconscient passé trop vite de la Blédine à la course à l’Elysée. »

Dans ce même article, Thierry Normand dresse la liste de tous ceux qui pourraient être poursuivis et elle est stupéfiante : cela va du simple pied-noir… à l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing, qui, en tant que secrétaire d’Etat puis ministre des Finances du général de Gaulle, pourrait tout à fait être accusé d’avoir octroyé les fonds nécessaires à ce « crime contre l’humanité » !

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Macron est un fils de Madelin et de Cohn-Bendit »

21/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Macron avait raison », attaque Eric Zemmour ce matin sur RTL. Il avait raison car « il n’a pas besoin de programme. Pas besoin de chiffres quand on a des lettres. Quelques lettres, quelques mots, et tout est dit. Deux phrases ont suffi. La première : “Il n’y a pas de culture française, il y a une culture en France et elle est diverse.“ La seconde : “La colonisation en Algérie fut un crime contre l’humanité.“ » Or ce sont « deux phrases qui font système : on sait désormais qui est Emmanuel Macron, où il se situe politiquement, idéologiquement, d’où il parle, comme demandaient naguère les marxistes ».

« Macron est bien de droite et de gauche. De droite libérale en économie et de gauche libérale pour les valeurs. Un fils de Madelin et de Cohn-Bendit, de Justin Trudeau et d’Hillary Clinton. »

Pour Eric Zemmour, Emmanuel Macron est le produit de ces décennies où tous ceux qui se disaient intellectuels expliquaient « que la France n’était que la résultante des innombrables influences venues de partout, des croisements, des métissages ».

La France serait « un immense terrain vague où chaque immigrant, chaque envahisseur même a apporté sa culture pour le bien de ces attardés mentaux qu’étaient les Français ». Si l’on suit Macron, « Blaise Pascal n’incarnait pas une culture française. Et Racine, et Rabelais, et Voltaire, et Victor Hugo, et Falubert, et Balzac, et Chateaubriand », etc.

Eric Zemmour explique ensuite que si la colonisation est un crime contre l’humanité, alors c’est toute l’histoire de l’humanité qui est un crime. Nombreux exemples à l’appui.

Pascal Praud Macron

Pascal Praud allume Macron : « “Je vous ai compris“ sont des paroles de trahison »

21/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans sa courte chronique matinale sur RTL, Pascal Praud s’est fait assassin à l’égard d’Emmanuel Macron, qui a lancé un « Je vous ai compris » aux pieds-noirs pour, pensait-il, se faire pardonner ses propos sur la colonisation, ce « crime contre l’humanité ». « “Je vous ai compris“ sont des paroles de trahison », rappelle Pascal Praud : « Quand Emmanuel Macron reprend cette formule, ou il est inconscient, ou il ignore l’histoire de France. »

Macron « ne sera pas le scénariste des films d’Alexandre Arcady » enchaîne-t-il : « Aller dire “Je vous ai compris“ à un auditoire composé de pieds-noirs, c’est crier “Allez l’OM“ devant la tribune du Paris-Saint-Germain. » Certes, Macron a ajouté « Je vous aime ». « Mais quand on dit “J’aime le poulet“, c’est rarement bon pour le poulet »…

Macron n’a rien compris !

Tenir meeting à Toulon n’était pas l’idée la plus judicieuse d’Emmanuel Macron après avoir osé, en Algérie, dénoncer la colonisation comme un « crime contre l’humanité », une « barbarie » (voir Présent du 16 février) ! C’est une des régions où le Front national connaît ses meilleurs résultats électoraux, c’est surtout le lieu où résident de nombreuses familles de rapatriés, qu’elles soient d’origine pied-noir ou harki. Elles ont été scandalisées par ses propos insultants, comme de nombreux Français. Un homme qui aspire à la magistrature suprême injurie la France et assimile son œuvre colonisatrice, c’est-à-dire civilisatrice, à un crime contre l’humanité ! C’est le chef duquel ont été poursuivis les nazis : Macron se disqualifie de lui-même.

C’est ce que de nombreux Toulonnais entendaient lui faire comprendre en disant haut et fort leur indignation au cri de « Macron trahison ! ». Pour justifier que la salle où il se produisait était à moitié vide, il a prétendu que le Front national avait voulu empêcher sa réunion. Il est vrai que l’on peut aussi considérer que cette accusation était un hommage involontaire au FN, qui reste le seul défenseur des rapatriés, Fillon qui a protesté n’a pas appelé, au nom de son parti, à manifester : il ne pouvait renier sa filiation gaulliste.

Néanmoins, s’il y avait des militants du Front, toujours à la pointe du combat pour la défense de la patrie, on y a surtout vu des patriotes indignés. Non seulement par l’acte d’obédience fait à Alger et les abjects propos qui l’ont accompagné, mais par la provocation que constituait sa présence là où se trouvent de nombreuses victimes de la tragédie algérienne. Remarquons, au passage, qu’il n’a évidemment pas demandé au Premier ministre algérien de faire repentance, ni même de s’excuser, pour les pieds-noirs massacrés, les soldats torturés, les harkis assassinés, les cimetières profanés. Pour Macron, le FLN n’a commis aucun crime.

Il était venu non pour provoquer mais s’expliquer, a-t-il prétendu. Il avait commencé, peu avant, de façon particulièrement grotesque, dans une intervention télévisée où il disait aux anciens combattants d’Algérie : « Vous êtes les enfants de la France » ! Un gamin de 39 ans, qui n’a jamais fait la guerre, dit cela à des hommes, « les enfants », dont la plupart sont septuagénaires, comme s’ils avaient besoin de la reconnaissance d’un Macron pour se savoir fils de France. Quelle suffisance et quel ridicule !

A Toulon, à ceux qu’il avait offensés, sur lesquels il avait craché, il a lancé : « Parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime ! » En entendant cela, les plus indulgents ont conclu qu’Emmanuel Macron, quoique agrégé de l’Université, était complètement ignorant de l’histoire contemporaine, ne sachant pas que le « Je vous ai compris » du général de Gaulle est inscrit dans la mémoire douloureuse de la France et la chair de ceux qui ont eu à en subir les plus terribles conséquences, les rapatriés. Si ce n’est pas par ignorance, c’est une nouvelle provocation qui s’ajoute à l’autre. Elle annonce la trahison, comme celle du général. Mais, en accusant sa patrie de « crime contre l’humanité », il l’a déjà trahie.

Guy Rouvrais

Article paru dans le quotidien Présent

Macron

Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France, par Gabriel Robin

Emmanuel Macron chercherait-il une issue de secours en cas de défaite à la prochaine élection présidentielle ? En déplacement en Algérie, le candidat du mouvement En Marche ! s’est lancé dans une opération de racolage électoral aussi inconsistante que lamentable, qui pourrait le conduire plus facilement à la présidence algérienne qu’à la présidence française. À propos de l’épisode de la colonisation de l’Algérie par la France, il a ainsi déclaré :

« J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité. »

Plus à une contradiction près, l’homme qui revendique un positionnement « mi-moite mi-gauche » sur l’échiquier politique, a sciemment oublié qu’il avait tenu des propos moins tranchés en novembre dernier, dans un entretien accordé au journal Le Point. L’héritier autoproclamé de Jeanne d’Arc estimait, alors, que la colonisation de l’Algérie avait apporté un peu plus que des éléments de barbarie, offrant aux Algériens « l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes ». L’hologramme de François Hollande n’a pas la hauteur de vue pour diriger la France. Il vient de le prouver.

Je ne me lancerai pas dans un examen historique précis de la période coloniale, débat que je laisse aux universitaires qui étudient cette matière, mais il est, à l’évidence, scandaleux qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse se permettre de professer des jugements anachroniques sur sa propre nation depuis un pays étranger. Criminaliser l’Histoire est le propre des régimes totalitaires.

Le petit Emmanuel Macron se rend-il compte du poids de la responsabilité qu’il fait peser sur les Français en agissant de la sorte ? Historiquement, la colonisation de l’Algérie résultait de la conjonction de plusieurs éléments : la prise de conscience du déclin relatif de l’ère musulmane, notamment de l’Empire ottoman, qui occupait alors ce qu’on appelle aujourd’hui l’Algérie, consécutive à la campagne d’Égypte ; la volonté d’en finir avec les barbaresques et la piraterie dans le bassin méditerranéen ; et, enfin, plus crucial, l’écart technologique qui s’était creusé entre les deux rives, concomitamment au développement des idéaux universalistes, chrétiens et issus des Lumières, dont se réclame Emmanuel Macron. C’est une constante historique : dès qu’un bloc civilisationnel prend une avance considérable, il est tenté de conquérir ses voisins. Cela vaut pour toutes les époques et pour toutes les civilisations.

Contrairement à ce qui est communément avancé, la colonisation n’a pas enrichi la France. En 1959, l’Algérie consommait 20 % du budget de l’État français. À l’identique des autres colonies, l’Algérie a coûté beaucoup d’argent aux contribuables français. Dans le même temps, sa population s’accroissait de manière exponentielle, conséquence de l’apparition de la médecine moderne qui réduisit considérablement la mortalité infantile… Je passe les détails, mais bien des mythes seraient déconstruits si on se donnait la peine d’examiner objectivement les faits plutôt que de croire sur parole les mensonges des serpents à sornettes médiatiques.

Maintenant, une petite devinette : pourquoi tant d’Algériens ont-ils cherché à s’installer dans une nation criminelle après avoir obtenu leur indépendance ? Un phénomène qu’Emmanuel Macron entend favoriser en garantissant, une fois au pouvoir, une plus grande « mobilité entre la France et l’Algérie ». Ses déclarations encourageront les Algériens à réclamer toujours plus de repentance de la part de la France et des Français.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire – « Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France »


Emmanuel Macron : “La colonisation est un crime… par lepointabonnes

État islamique : des esclaves vendues pour le prix d’un paquet de cigarettes

10/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans les territoires contrôlés par l’État islamique, le commerce d’esclaves féminins va bon train. De plus, disposer d’un vivier « d’épouses » fait partie de la stratégie de recrutement de l’EI.

À chaque conquête, l’un des premiers gestes de l’État islamique – avant les massacres d’opposants ou de non-musulmans — est de s’emparer des femmes. Déshabillées et lavées de force, elles défilent devant les islamistes qui estiment ainsi le prix de chacune d’elles. Elles sont ensuite vendues au marché aux esclaves, parfois pour le prix d’un paquet de cigarettes,

Photo de propagande montrant des combattants de l'EI, province irakienne de l'Anbar.

Photo de propagande montrant des combattants de l’EI, province irakienne de l’Anbar.

ou attribuées à des combattants dans le cadre de partage de butin de guerre. Elles peuvent être aussi offertes en cadeau, le tout étant régi par des règles strictes édictées dans une fatwa ad hoc par l’État islamique.

C’est une guerre où l’on se bat sur le corps des femmes

Résume Zainab Bangura, représentante spéciale des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit. Le rapport qu’elle a remis à l’ONU, lundi 8 juin décrit une situation tragique : esclavagisme, donc, mais aussi viol et torture.

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