Sous le masque du Covid, la numérisation intégrale de la société

covid surveillance

Quid des changements structurels : moyens pour l’hôpital public, lutte contre la pollution, prévention des maladies environnementales ? Contre le Covid, le gouvernement a préféré tout miser sur la vaccination et le traçage numérique. Pour le bonheur des tenants des industriels de l’e-santé, de l’intelligence artificielle et de la big data.
Une analyse signée Celia Izoard, journaliste et membre de la revue Z, et qui notamment traduit des ouvrages critiques de la technologie moderne, dont 1984, de George Orwell (janvier 2021).

Un bon lapsus, parfois, résume une politique. C’est le 25 février 2021, en conférence de presse, qu’Emmanuel Macron a évoqué pour la première fois l’idée d’un passe sanitaire, et il a eu cette formule étrange : « Les gens s’enregistrent, avec un code, de la manière la plus simple et la plus numérique qui soit. » Dans la « start-up nation », c’est l’évidence. Qu’on parle d’écologie, d’éducation ou d’une pandémie, le numérique est toujours la réponse. Mais il faut se demander quelle est la question. La question est-elle celle-ci : comment limiter la mortalité et les effets les plus graves de la pandémie de Covid-19 ? Ou serait-ce plutôt : comment la France peut-elle utiliser la pandémie pour conforter son leadership technologique et économique sur la scène internationale ? En d’autres termes, la politique « sanitaire » du gouvernement (français, mais aussi israélien, chinois, etc.) est-elle une politique de santé publique ou une politique industrielle sur le front stratégique des big data et de l’intelligence artificielle ?

En matière de santé publique, dix-huit mois après le premier confinement, certaines mesures évidentes de protection et de prévention n’ont pas été prises. Contrairement au passe sanitaire et à l’usage systématique de vaccins en cours d’expérimentation, elles feraient pourtant largement consensus. Ainsi, concernant le besoin critique de moyens hospitaliers, 160 000 lits d’hôpitaux de soins de longue durée ont été fermés entre 1990 et 2017, quand le « Ségur de la santé » signé en juillet dernier projette d’en ouvrir seulement 4 000. De même, alors qu’on a très tôt établi le constat que les malades chroniques sont parmi les principales victimes du Covid, à savoir les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète, d’hypertension, de maladies respiratoires chroniques et de cancer, aucune mesure d’ampleur comme la limitation des fast-foods, la limitation des phtalates [1], l’élimination des perturbateurs endocriniens ou l’interdiction des pesticides n’a été prise. Concernant la prévention des zoonoses, sources d’explosions épidémiques, alors même que le ministère de la Transition écologique met explicitement en avant le rôle de l’élevage industriel dans l’apparition des épidémies, les installations gigantesques se multiplient dans toute la France, facilitées par la loi Asap (« Accélération et simplification de l’action publique », nommée en référence à l’expression [« As soon as possible »|« Aussi vite que possible », en français]).

Un monde fondé sur les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives

En deux mots, il n’y a pas eu de « monde d’après » — ou plutôt, nous sommes dans l’autre « monde d’après » : celui qui était en germe dans le monde d’avant. Ce monde-là repose sur ce qui est présenté depuis plus de vingt ans comme la clé de la compétitivité économique, résumé par le sigle « NBIC » : nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives. Face à une pandémie, il se déploie sous la forme d’une politique sanitaire exclusivement fondée sur la vaccination et le traçage numérique. Dans des domaines qui pourraient nuire aux intérêts de l’agro-industrie, la chimie, la grande distribution, ou qui nécessitent des investissements dans des moyens humains, comme l’hôpital, aucun bouleversement à l’horizon. Il semble inimaginable de modifier les lois et les réglementations au nom de la santé publique.

En revanche, les mesures sanitaires NBIC, elles, justifient de mettre à bas toute une tradition de libéralisme politique et de soumettre la population à un degré de coercition hier impensable : présentation obligatoire d’un code QR à l’entrée de certains lieux publics, fermeture administrative pour les commerçants se refusant à trier leurs clients, licenciements d’agents publics non vaccinés…

Si l’on peut douter que le passe sanitaire protège la santé des plus fragiles, on ne peut pas douter qu’il s’inscrit, « de la manière la plus simple et la plus numérique qui soit », dans une politique industrielle. Ses enjeux ont été clairement explicités dans le rapport Villani de 2018 sur l’intelligence artificielle : face à la concurrence des géants internationaux, il faut créer « une politique économique articulée autour de la donnée ». Le rôle de l’État est ici « la mise en place de moyens de collecte de données de qualité » afin de susciter la création de start-up et l’émergence de géants dans ce domaine. Tout particulièrement dans le secteur prioritaire de la santé. Ainsi, « l’un des rôles de la puissance publique à l’heure de l’IA [intelligence artificielle] est d’orchestrer le “monitoring” de l’ensemble du système sanitaire, c’est-à-dire d’identifier les données susceptibles d’être utilisées et d’organiser les modalités concrètes de leur collecte et de leur exploitation à des fins de santé. »

Avant même l’entrée en scène du Covid-19, l’Agence européenne de santé avait lancé un appel d’offres pour développer une e-carte de vaccination destinée à limiter les risques pandémiques en Europe ; le marché a été remporté au printemps 2020 par un consortium de quatre entreprises françaises, piloté par le groupe de santé numérique Jouve. En juillet 2020, le « Ségur de la santé » a consacré d’un côté 8,2 milliards d’euros à l’augmentation des salaires du personnel soignant, mais il a investi en même temps 2 milliards pour informatiser les données médicales et organiser leur « partage ».

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Derrière le Covid, le ras-le-bol des Français, par Michel Geoffroy

sondages référendum

L’actualité liée au Covid, sur médiatisée, tend à faire oublier que la défiance des Français à l’égard des commandements du politiquement correct et du Pouvoir n’a pas diminué, bien au contraire, comme le montrent les sondages d’opinion, y compris chez les sondeurs habituellement favorables à Emmanuel Macron.
Un avertissement pour toute la classe politique dans la perspective des élections présidentielles de 2022.

Immigration, asile et diversité : le ras-le-bol

71 % des personnes interrogées estiment que la France « compte déjà beaucoup d’étrangers et qu’accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas souhaitable », un taux en hausse de sept points par rapport à une enquête similaire de l’Ifop en 2018.

64 % établissent un lien entre terrorisme et accueil des réfugiés migrants, une proportion qui a augmenté de 11 points en trois ans.

81 % des personnes interrogées estiment qu’il faut « mieux maîtriser l’immigration » (sondage Harris Interactive/Challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

55 % se disent aussi inquiets vis-à-vis des politiques censées encourager la « diversité », un taux en hausse de 11 points par rapport à 2018. Un sentiment progresse (+10 points en un an) : celui d’une diversité « qui génèrerait des politiques favorisant les minorités au détriment de la majorité », une opinion partagée par 62% des sondés. Enfin, 54 % des personnes interrogées estiment que «la diversité nous fait perdre notre identité, nos valeurs ». (« baromètre de la fraternité » de l’Ifop réalisé du 27 au 30 avril 2021).

66% des personnes interrogées se montrent favorables au fait que les étrangers condamnés à de la prison purgent leur peine dans leur pays d’origine (sondage de l’Institut d’études CSA pour CNews réalisé le 2 juin 2021).

79% des personnes interrogées sont hostiles à l’accueil de réfugiés afghans n’ayant pas travaillé avec la France (sondage Harris interactive LCI réalisé du 24 au 26 aout 2021).

Le rejet du Système

61 % des personnes interrogées ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente à l’élection présidentielle en 2022 ; 59% estiment que son bilan est mauvais (sondage Odoxa-Backbone Consulting pour le Figaro et franceinfo réalisé les 2 et 3 juin 2021).

60% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron comme de Jean Castex.54% des Français estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement gèrent mal la crise ; ils sont également largement opposés à la vaccination des enfants (63%). (Observatoire de la politique nationale BVA-Orange-RTL réalisé 25 et 26 Août 2021).

76 % des personnes interrogées jugent que “les médias ont tendance à tous dire la même chose” et que “la diversité des opinions dans les médias s’est réduite ces dernières années” . La méfiance (55%) est le premier sentiment ressenti par les Français face aux médias, devant la colère (18%), le dégoût (17%) et l’intérêt (16%) (sondage IFOP Opinion pour Flint-Média réalisé les 1ers et 2 juin 2021)

81 % des Français estiment la justice française manque de sévérité vis-à-vis des délinquants. Dans le détail, 37% des sondés sont « tout à fait » d’accord pour dire que la justice française est trop laxiste, et 44% se disent « plutôt » d’accord (sondage réalisé par l’institut CSA les 25 et 26 mai 2021)

Des opinions tranchées

43 % des personnes interrogées estiment que La France devient une dictature (sondage IFOP pour le JDD réalisé les 11 et 12 août 2021).

Seules 13 % des personnes interrogées estiment que la France est en progrès (sondage Harris Interactive/challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

Tribune reprise de Polémia

Covid et réouvertures – Macron fait dans le flou

covid commerces

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation lundi 26 avril 2021 en France est repassé au-dessus de la barre des 6 000 patients, selon les pouvoirs publics. Cette barre des 6 000 patients est élevée, de leur point de vue, puisque lors du pic de l’épidémie en avril 2020, il y avait un peu plus de 7 000 malades accueillis en réanimation. La situation ne semble donc guère s’améliorer. Toutes ces personnes sont hospitalisées dans des services dits de « soins critiques ».

Le franchissement de cette barre symbolique n’a pas empêché Emmanuel Macron de se montrer optimiste lundi. Le chef de l’Etat visitait une école à Melun (Seine-et-Marne), en compagnie du ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer. Ce dernier en a profité pour minimiser les dysfonctionnements de l’école numérique, supposant que les familles ayant rencontré des difficultés de connexion le devaient à des soucis de « cache » dans leur navigateur ou bien au fait de confondre site commercial et site pédagogique du CNED. Pas de hackers russes ou chinois cette fois.

Emmanuel Macron, répondant à une fillette, dans une mise en scène rappelant les films de propagande d’autrefois, a donné des indications peu précises sur le possible assouplissement des mesures de restriction des libertés liées à la crise sanitaire.

Des annonces de réouvertures par exemple, mais partielles et sur le long terme, en particulier pour les terrasses des bars, les restaurants, certains commerces, les cinémas et les lieux de culture. Derrière l’optimisme apparent, les mots du président de la République sont surtout très imprécis : le gouvernement va « essayer de rouvrir les établissements culturels dès la première phase, avec des jauges plus réduites ». L’emploi du verbe « essayer » a été remarqué. Macron a aussi précisé que ces réouvertures dépendaient des taux d’incidence départementaux et locaux. Ce ne serait donc pas partout au même moment. Il a de surcroît expliqué que le couvre-feu pourrait débuter plus tard. Il s’agirait là aussi d’« essayer de le décaler un peu, car 19 heures, c’est trop tôt ». L’explication est à n’en pas douter digne du chef de l’Etat d’un pays tel que la France : « 19 heures, c’est trop tôt ».

Pour les restaurants, secteur où la grogne ne cesse de monter, le chef de l’exécutif s’est montré tout aussi évasif : il a évoqué une « possible réouverture dans les prochaines semaines » dans les zones les moins touchées. Il n’a en revanche pas parlé des centres commerciaux. Un flou qui pourrait être dissipé « dans les prochains jours », le président voulant donner « une vision jusqu’à début juillet ». Il a cependant, peut-être incidemment, fourni une vraie indication : nous devrons vivre avec le virus « pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois ». Un optimisme de façade en somme. Le MEDEF l’a d’ailleurs bien compris, déclarant de son côté, par la voix de son président, que « tout est préférable » à la fermeture. Il espérait néanmoins bien plus. Gabriel Attal déclarait qu’il ne fallait pas croire en un « grand soir économique », le MEDEF aurait aimé un « petit matin ». Avec un petit crème, cela va sans dire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2021

Délations, explosion de haine entre Français : la psychose du Covid aggrave les fractures

virus delation

Il y a quelques mois, Renaud Girard et Jean-Loup Bonnamy publiaient Quand la psychose fait dérailler le monde, un essai roboratif dont nous avions rendu compte dans ces colonnes. Ils expliquaient qu’une mise en perspective de la réalité de l’épidémie et un traitement rationnel de celle-ci comme problème de santé publique avaient été écartés par la volonté de masquer les carences de notre système de santé : à partir de là, c’est la peur qui domine, et la psychose, abondamment relayée par les médias, a fait dérailler le politique. Dénonçant cette mondialisation de la psychose, ils expliquaient fort justement que, basculant dans l’irrationnel dont la sacralisation du principe de précaution n’est qu’un variant, le politique avait viré à l’arbitraire et à l’absurde. Une sorte de fuite en avant qui avait fait de ce virus « un terroriste, c’est-à-dire un agent dont l’impact psychologique et sociétal dépasse de loin son impact physique ».

Quelques mois plus tard, nous y voilà : l’incohérence et l’absurdité érigées en système ont fragilisé la santé mentale de nombreux Français, qui ont succombé à la panique. Chez beaucoup de nos concitoyens, le discours illogique tenu par les autorités, martelé jusqu’à plus soif, couplé à une privation de libertés qui met en surchauffe l’équilibre mental de chacun, a réveillé de bas instincts.

Aujourd’hui, chaque Français a peur de son voisin, les grands-parents de leurs petits-enfants, les professeurs de leurs élèves, les commerçants de leurs clients : ce qu’il aurait à tout prix fallu éviter dans un pays déjà malade et fracturé.

Et de la défiance généralisée à la haine, il n’y a malheureusement qu’un pas que d’aucuns ont vite franchi : la délation s’est répandue comme une traînée de poudre.

Ici, c’est un verre de rosé dégusté sur une plage qui suscite, sous les yeux d’une famille avec de jeunes enfants, l’intervention d’une dizaine d’hommes en armes venus verbaliser sévèrement les récalcitrants. Ils étaient coupables de ne pas savoir que Jean Castex avait interdit la consommation d’alcool sur la voie publique, inaugurant un triste et nouveau concept : le puritanisme progressiste. Ce genre d’exemple – et il y en de nombreux – accentue la fracture avec des forces de l’ordre dont la mission est de protéger et que l’ont voit, absurdement, punir. Le motif sanitaire d’une telle mesure est tellement fumeux qu’on ne peut l’expliquer.

Là, c’est un prêtre et son vicaire qui sont en garde à vue parce que, tout à leur ministère de prêtre, lors d’une cérémonie où il y eut dix baptêmes, ils n’ont pas pleinement exercé leur pouvoir de police en allant voir, un à un, les fidèles qui ne portaient par leurs masques. On a vu, là encore, surgir la haine entre frères : le délateur était le frère d’un catéchumène – on imagine les réunions de famille – et certains catholiques n’ont rien trouvé de mieux que de désigner à la vindicte populaire ceux de leurs frères qui étaient mis en cause.

Voyez comme ils s’aiment…

Ailleurs, encore, c’est la chasse aux restaurants clandestins, le nouveau sport national des forces de police : leur ministre de tutelle assimilant sans doute bien plus les malheureux Français contrevenants à des terroristes d’une nouveau genre, fauteurs de trouble sanitaire, que ceux qui, chaque jour et depuis des années, installent le séparatisme islamiste au cœur de notre pays.

L’inflation réglementaire qui a tenu de lieu de gestion de crise, avec les mesures sanitaires obligatoires dont certaines sont franchement douteuses, voire dadaïstes – le port du masque en bord de mer en plein vent, par exemple, est un non-sens médical –, ont créé dans l’esprit des gens un nouveau conformisme d’habitudes rétrécies dont il sera difficile de se défaire. Et comme l’écrit excellemment le journaliste italien Andrea Venanzoni dans la revue Atlantico, « le conformisme est rassurant, chaud, confortable, sanctifiant même parce qu’il élève des esprits médiocres sur l’autel de la conscience sociale, assignant une quelconque fonction d’utilité à des individus qui, sans cela, resteraient piégés dans des existences d’une rare grisaille ».

La question qui se pose maintenant est de savoir comment, après un tel traumatisme de la société, les Français sauront s’unir pour reconstruire le pays.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Surmortalité liée à la Covid : la querelle des chiffres

COVID-19

31/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le sociologue Laurent Mucchielli rapporte, pour Médiapart, une analyse de la surmortalité liée à la Covid en France, pour l’année 2020. Effectuée par une équipe de chercheurs de l’INSERM et animée par Laurent Toubiana, elle tient compte du vieillissement continu de la population. Les conclusions de l’étude interrogent : aucune surmortalité chez les personnes de moins de soixante-cinq ans (soit 80 % de la population) et une surmortalité globale de 2,6 %, soit 16 000 morts supplémentaires. Un bilan à mettre en perspective avec les 400 000 morts annoncés par Emmanuel Macron pour justifier le deuxième confinement.

L’étude critique aussi la référence à l’année 2019 caractérisée par une sous-mortalité. Avec un recul sur cinq années, intégrant les épidémies grippales saisonnières, cet impact tombe à 1,12 %. L’étude juge aussi inutilisable le décompte officiel des décès, pour mesurer l’impact réel de l’épidémie, car les confusions dues à la comorbidité biaisent ces données. On comprend pourquoi les mesures prises en 2020 sont jugées par cette étude « disproportionnées ».

Et que dire des autres causes de mortalité ?

Bernard Kron, membre de l’Académie nationale de chirurgie et auteur de l’ouvrage « Blouses blanches, colère noire » paru récemment aux éditions Max Milo, dénonce au micro de Sud Radio la recrudescence des décès liés aux cancers : cancer de la prostate : +53 %, cancer du sein : +47 %, cancers digestifs :+46 % , auxquels il faut ajouter les décès liés à la maladie de Parkinson : +79 % et ceux liés au diabète : +86 %. Il nous apprend que les agences régionales de santé d’Ile-de-France ont demandé la déprogrammation de 40% des actes de chirurgie, ce qui a été refusé par de nombreux chefs de service.

Quant aux patients en réanimation, 50 % ne sont pas victimes de la Covid et pour les autres, la moitié seulement est sous intubation. Il suffirait, selon lui, d’ouvrir des lits dans des hôpitaux existants (comme l’Hôtel-Dieu destiné à devenir un grand centre commercial, ou encore le Val-de-Grâce), pour y accueillir des malades sous oxygénation, qui pourraient être surveillés par des étudiants en médecine en fin de cycle.

Le vrai vaccin sera celui qui chassera le Covid des esprits

Le vrai vaccin sera celui qui chassera le Covid des esprits. Depuis un an, date du premier confinement (17 mars 2020), les Français ne cessent de se contaminer par le virus de la peur.
Celui-ci, parce qu’il asphyxie le pays, est bien plus mortel que tous les variants. Or l’angoisse est quotidiennement alimentée par les discours anxiogènes de l’Etat et de ses experts scientifiques et médicaux. « Le moment est venu », a dit ce mercredi, sur RTL, Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance-Publique-Hôpitaux de Paris, plaidant pour un retour rapide au confinement en Ile-de-France, au moins le week-end. Cela fait douze mois que des garde-chiourmes en blouse blanche monopolisent la parole. Le patron de l’AP-HP, enivré de son pouvoir terrorisant, est celui qui, en décembre, a mis fin aux fonctions du professeur Christian Perronne, chef de service à l’hôpital de Garches, au motif que ce spécialiste des maladies infectieuses proposait de soigner les patients atteints du Covid avec de vieilles molécules (l’hydroxychloroquine notamment) non agrées par la science. L’Ordre sanitaire a imposé un despotisme hygiéniste sans commune mesure avec la létalité du virus. Jamais le raisonnement « bénéfices-risques », appliqué aux vaccins, n’a été retenu pour évaluer les conséquences, désastreuses, d’un pays mis sous cloche. La panique doit trouver urgemment son antidote.

La raison, dès le départ, a cédé la place face à l’émotion et au mimétisme. Ce sont ces deux travers qui ont conduit, lundi, le chef de l’Etat à suspendre brutalement le vaccin anglo-suédois AstraZeneca, dans la foulée de l’Allemagne et d’autres pays européens. Ce même l’affolement avait initialement poussé les Etats – et pas seulement la France – à faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques afin qu’ils accélèrent leurs productions vaccinales. Israël a été jusqu’à accepter de donner (anonymement) les données personnelles de ses habitants-cobayes à Pfizer. La Commission européenne s’est elle-même engagée auprès d’AstraZeneca et d’autres fabricants à « couvrir financièrement certains risques des entreprises, pour garantir que les vaccins sont effectivement disponibles pour les citoyens de l’UE afin de protéger la santé publique ».

En fait, AstraZeneca a expérimenté en direct un vaccin potentiellement aléatoire. Le « risque zéro », qui motive les adeptes du confinement, a été ici contourné. Comprenne qui pourra ce monde devenu fou. Reste à trouver la bonne issue. Elle a été esquissée, après d’autres, par le professeur Eric Caumes, lundi sur Europe 1 : « La réponse a cette épidémie est plus philosophique » que médicale, a-t-il dit. Oui, la vie c’est aussi la mort. Y réfléchir, enfin, ne pourra nuire à la santé mentale de nous autres, frères humains infantilisés…

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Cynisme covidesque, par Maxime Tandonnet

COVID-19

L’épidémie de covid régresse partout dans le monde, le nombre des contaminations baisse fortement et celui des morts enregistrés s’effondre. Cette évolution globale paraît naturelle et non liée à des mesures spécifiques puisqu’elle touche tout le monde y compris, sinon plus, les Etats qui ont fait le choix de respecter les libertés publiques (Suède, US etc.) Les innombrables prophètes de malheur experts, épidémiologistes, infectiologues, urgentistes et autres ministres et politiciens de toutes sortes qui jubilaient avant-hier en nous annonçant à grands cris un déchaînement de l’apocalypse au début de l’année en sont pour leur frais. En France nous avons vécu le grand-Guignol du débat confinement/non confinement et sa mise en scène médiatisée. En janvier, la plupart des responsables politiques nationaux, de l’extrême gauche à l’extrême droite, se sont ridiculisés en réclamant plus de contraintes.

Aujourd’hui, ces démagogues retournent bruyamment leur veste. Mais pourtant, le régime liberticide poursuit ses ravages. Confinement? Non confinement? Question de communication et de sémantique. De fait, un couvre-feu impitoyable se prolonge indéfiniment, obligeant les magasins à fermer et interdisant uniformément la circulation à partir de 18h00, annihilant toute liberté d’aller et venir dans la soirée. Ce couvre-feu n’est rien d’autre qu’une mesure totalitaire, digne des systèmes les plus épouvantables de l’histoire, une mesure désormais banalisée, validée et acceptée. L’habitude et l’accoutumance ne sont-elles les pires complices du despotisme? L’obligation de porter le masque en extérieur (y compris dans les rues vides) est une pure aberration, une insulte au bon sens commun.

La prohibition systématique et indéfiniment prolongée (sans exceptions ni aménagements) de la vie culturelle, des restaurants et des bars, le bannissement des remontées mécaniques en montagne reviennent à ruiner cyniquement l’existence de millions de personnes parfois jusqu’au suicide. Pourquoi? Toutes ces mesures sont non seulement excessives ou inutiles, mais dangereuses au regard du risque de contagion. Il faut voir le troupeau paniqué à 17h50 se pressant devant les magasins ou dans la rue pour regagner la maison. L’objectif de cette destruction de la société de liberté? Il est bêtement et lamentablement électoraliste ou sondagier: jouer sur la peur collective et répandre l’illusion de l’action et de la fermeté.

Il y a comme une extrême jubilation du pouvoir politique à mener à la baguette le grand troupeau de la majorité silencieuse apeurée. Faute de maîtriser la violence sauvage, les trafics criminels dans les cités, les bandes de voyous, les barbares et les fanatiques, une belle démonstration d’autorité sur ceux qui ont l’habitude de se soumettre est toujours bonne à prendre. L’asservissement covidesque? Ils y ont pris un goût malsain, comme un goût de domination et de puissance qui se lit sur leur visage. Ils feront tout pour le garder aussi longtemps que possible.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La jeunesse n’a pas à payer pour le Covid

covid-19

Les médecins doivent cesser de faire de la politique ; les politiques doivent s’extraire de la “biopolitique”, qui fait de la Santé et de l’amélioration génétique l’essentiel de leurs préoccupations. La nouvelle pensée unique ne jure que par le confinement et le couvre feu contre le Covid. Cet automatisme est en train de créer des tragédies supplémentaires. La jeunesse oubliée en est la cible. Hier soir, à Lyon, une étudiante suicidaire a été sauvée in extrémis par ses camarades. Samedi, un étudiant en droit de l’université Jean Moulin Lyon 3 s’est défenestré. Il est grièvement blessé.

Ce mercredi, sur RTL, le président de cette université, Eric Carpano, a déclaré : “L’heure est grave (…) La jeunesse ne doit pas être l’angle mort de nos politiques publiques“. En l’occurrence, c’est elle qui est sommée de se sacrifier pour sauver ses aînés. Or, ceux qui vantent la solidarité entre les générations le font à sens unique, sans un regard pour les plus jeunes. Dans Le Monde de mardi, sept médecins de l’association PandemiA ont défendu la perspective d’un troisième “confinement strict et précoce“, tout en admettant que le procédé était “de plus en plus mal vécu par la population“. Il serait temps que la politique reprenne le pouvoir, en cessant de considérer, comme dans le Knock de Jules Romains, que “tout homme bien portant est un malade qui s’ignore”.

La logique du tout sanitaire obscurcit la raison et ramollit l’esprit. “Il faut protéger les vivants“, avait lancé Edouard Philippe en mai 2020, dans un dessein un brin mégalo. Protéger les vivants pour en faire des ombres craintives, à quoi bon ? Emmanuel Macron avait déclaré à son tour : “Il n’y a rien au-dessus de la vie“. Mais pourquoi évacuer si vite la dimension spirituelle de l’existence ? Vivre pour vivre n’a aucun de sens, sinon pour un être animalisé, vidé d’idéal.

Quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, renchérit à son tour : “La priorité est pour la santé“, il confirme l’absence d’imagination d’une politique incapable de s’affirmer autrement qu’en entretenant artificiellement la peur de la maladie. L’urgence est donc d’en finir avec cette obsession hygiéniste qui, au prétexte de “sauver des vies“, va en mettre bien d’autres en péril. On sait que ce virus n’est guère mortel : il ne tue que 0,1% de la population. De surcroit, les morts du Covid sont en majorité des personnes très âgées ou très vulnérables. La logique voudrait donc que ce soit vers elles, et seulement elles, qu’aillent les attentions, les précautions, les soins, les vaccins. La jeunesse, privée de tout, n’a pas à être punie : elle n’est coupable de rien. Faudrait-t-il qu’elle se révolte pour se faire entendre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Faudra-t-il choisir : mourir du Covid ou mourir de faim ?

« Combien de gens faut-il affamer pour désengorger les hôpitaux ? »

Bonne question, la seule qui vaille aujourd’hui, titre d’une tribune publiée dans Le Point, le 2 novembre dernier, jour des Morts…

C’est le Secours populaire qui décrivait, au début de ce mois, « une précarité jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale », expliquant que, pendant les deux mois du confinement de mars, environ 1,3 million de personnes avaient sollicité son assistance – dont 45 % jusque-là inconnues de l’association – contre « un peu plus de 3 millions sur l’ensemble de l’année 2019 ».

C’est, aujourd’hui, le Secours catholique qui publie son rapport annuel et partage cette même analyse : ce n’est pas le Covid-19 qui fabrique des pauvres à la pelle, ce sont les mesures sanitaires prises pour ralentir l’épidémie. Sa présidente Véronique Fayet en est persuadée : « La France franchira la barre des dix millions de pauvres en 2020. »

Plus affinées que les données de l’INSEE « dont la statistique publique peine à rendre compte », écrit pudiquement Le Parisien en détaillant le rapport, le Secours catholique déclare avoir aidé, l’an passé, 1,4 million de personnes, parmi lesquelles les personnes étrangères représentaient « près d’un adulte sur deux (49 %) ». À la différence du Secours populaire – historiquement « à gauche » puisque étant une émanation du Parti communiste d’autrefois –, le Secours catholique évoque indirectement la question de l’immigration. Ainsi, « 57 % des adultes rencontrés, soit 12 points de plus qu’en 2015 (alors que 92 % sont en âge de travailler) » sont inactives. Parmi celles-ci, « les personnes n’ayant pas le droit de travailler représentent 23 % des adultes rencontrés ».

On le devine sans peine, « le chômage de longue durée continue à être très prégnant ». Reste qu’on aimerait savoir, là aussi, quelle est la proportion d’étrangers parmi les chômeurs de longue durée. On ne fait que le supputer, sachant que, s’agissant des personnes « accompagnées » par le Secours catholique, « la part de celles et ceux qui sont au chômage depuis plus d’un an a fortement augmenté depuis le début de la décennie. En 2019, cette situation concerne 46 % des chômeurs indemnisés et 63 % des chômeurs non indemnisés. »

Quand on considère les ressources des familles aidées, les chiffres sont plus effrayants encore : ainsi, « le niveau de vie médian de l’ensemble des ménages rencontrés au Secours catholique » atteint « 537 euros, un chiffre très en dessous du seuil d’extrême pauvreté (40 % du revenu médian), estimé à 716 euros en 2019 ». Parmi eux, « 23 % des ménages ne percevaient même aucune ressource, c’est 8 points de plus qu’en 2010 », dit le rapport.

On peut reprendre, aujourd’hui, la conclusion de la tribune citée plus haut : « La stratégie gouvernementale rend invisibles les vies abrégées par la récession de l’économie. Tous les scénarios tueront. » Et cela bien plus sûrement que le Covid-19.

Hélas, je crains que la solution prônée par le Secours catholique ne nous sorte pas de l’impasse, à savoir « la mise en place d’un plancher social qui protège tout le monde des accidents de la vie, que l’on soit jeune dès 18 ans ou une personne âgée à la retraite ». Concrètement, « la création d’un revenu minimum garanti pour tous, y compris les moins de 25 ans qui n’ont pas droit aujourd’hui au RSA, équivalant à 50 % du revenu médian en France, soit 890 euros par mois et par personne ».

Notre redistribution sociale, comme disent les économistes, est la plus élevée au monde. Il n’y a pas un pays où l’on « assiste » comme on le fait en France. Et pour quel résultat ? Dix millions de pauvres !

Il serait peut-être temps de s’interroger sur l’efficacité de la méthode.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire