Vaccination : l’arme fatale, vraiment ? Le Pr Didier Raoult répond [vidéo]

04/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les signaux de l’épidémie sont de nouveau encourageants. Quelles sont les perspectives de sortie de la crise sanitaire ?

Vaccination, troisième injection, traitement par hydroxychloroquine et risque de nouveaux variants, mais aussi conflit entre la science et la politique : le Professeur Didier Raoult, microbiologiste et directeur de l’IHU Méditerranée Infection, n’élude aucun sujet devant les caméras de Sputnik.

Entretien.


Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Docteur Bernard Kron – Obligation vaccinale: la «colère noire» des «blouses blanches» [vidéo]

docteur Bernard Kron

17/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À compter de ce mercredi 15 septembre, l’obligation vaccinale s’impose en France à différents corps de métiers. Notamment au personnel de santé. Or certains soignants n’entendent pas se plier à la loi et envisagent de rendre leurs blouses. Même marginal, le manque d’effectifs qui en découlerait pourrait handicaper un système hospitalier déjà fragilisé par la crise du Covid-19. La coupe est-elle pleine pour l’hôpital? Ou est-il encore assez solide pour encaisser ce nouveau coup dur? Enfin, es manifestations et les grèves entamées en 2019 contre la politique de santé du gouvernement vont-elles repartir de plus belle?

Pour en parler, Sputnik donne la parole au docteur Bernard Kron, membre de l’Académie nationale de chirurgie et auteur de l’ouvrage Blouses blanches, colère noire (éditions Max Milo).


Les soignants non vaccinés ne sont pas des pestiférés

soignant

« Individualistes », « égoïstes », « criminels » : les lyncheurs se bousculent pour disqualifier les soignants qui refusent de se faire vacciner contre le Covid-19. Ils avaient jusqu’à ce mercredi pour se plier à l’obligation décrétée par l’Etat. A compter de ce jour, les récalcitrants (environ 300.000) assument une suspension immédiate du contrat de travail et du salaire. Même si cette frange est minoritaire, son éviction risque de perturber la vie dans les hôpitaux et les Ehpad. Tous les médias, qui hier encore applaudissaient le dévouement du personnel soignant laissé seul au front, dénigrent unanimement ces protestataires.

Ils sont jugés coupables d’oser tenir tête à l’Ordre sanitaire et à ses certitudes, ses interdits, ses obligations. Personne ne semble s’étonner de la violence subie par des professionnels devenus, du jour au lendemain, des pestiférés par décision politique. « La liberté individuelle n’est pas celle de contaminer autrui », répète à l’envi le gouvernement et les habituels donneurs de leçons. L’argument pourrait s’entendre si ces soignants non vaccinés avaient été identifiés comme étant à la source des contaminations, et si la vaccination avait démontré sa totale efficacité. Or ce n’est pas le cas.

La propagande d’Etat conforte une société de plus en plus indifférente aux libertés. La nouvelle idéologie hygiéniste, qui produit des directives ministérielles à foison, se contente d’une vérité officielle qui ne correspond pas exactement aux faits. Plutôt que de hurler contre ces soignants, qui prennent le risque de plus toucher un euro, il serait préférable de les écouter. Leur défense de la liberté de se faire vacciner, dans un consentement libre et non faussé, peut s’entendre. Idem pour la libre disposition de leur corps. Leurs réserves sur ces nouveaux vaccins génétiques en phase expérimentale valent mieux que l’omerta officielle qui s’observe sur certains effets secondaires. Il ne devrait pas être interdit, non plus, de débattre de ces premiers pas dans la banalisation des manipulations génétiques, préalables à l’homme performant, voire au transhumanisme.

De surcroît, il est désormais admis que ces vaccins ARN, s’ils éloignent les formes les plus graves pour les sujets à risques, ont une efficacité relative. Le personnel soignant vacciné ne serait immunisé qu’à 50% et pourrait donc contaminer des patients. Les vaccins eux-mêmes seraient à la source de nouveaux variants qui s’adaptent au terrain. On sait désormais que l’immunité collective ne sera pas atteignable par la seule vaccination imposée. Bref, rien n’est plus révoltant, comme toujours, que de vouloir faire taire une parole qui dérange. C’est pourquoi il faut soutenir aussi ces soignants poursuivis par la férocité de la meute.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Agnès Buzyn : les politiques doivent-ils avoir peur ?, par Philippe Bilger

Agnès Byzyn

Agnès Byzyn (AB), ancienne ministre de la Santé, a été mise en examen le 10 septembre pour mise en danger de la vie d’autrui par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR). Elle a été également placée sous le statut de témoin assisté pour abstention de combattre un sinistre, ce qui concernait le grief de ne pas avoir (re)constitué de stocks de masques et de protection pour les soignants.

Avant d’être questionnée durant toute la journée, AB avait affirmé voir dans sa convocation “une excellente opportunité de s’expliquer et de rétablir la vérité des faits” (Le Parisien). Ce qui laissait entendre au moins qu’elle ne jugeait pas totalement absurde sa comparution.

Je rappelle d’emblée cette banalité qu’elle est présumée innocente et qu’elle pourra à l’issue de tous les actes d’instruction être renvoyée ou non devant la CJR. Rien n’est gagné, rien n’est perdu pour elle.

Il semble pourtant qu’après cette double décision, surtout la première, politiquement et médiatiquement on ait cherché à faire croire qu’un processus fatal allait forcément être engagé et que AB ne serait que la première d’une série de mises en cause gouvernementales avec, notamment, l’implication annoncée quasiment comme certaine du Premier ministre Edouard Philippe et du ministre de la Santé actuel Olivier Véran.

Rien ne me paraît plus précipité dans l’analyse. De même que les juges, avec AB, n’ont pas cédé “à la pression de la société civile” contrairement à ce qui a été dit (Marianne), de même il n’est pas interdit de penser qu’une distinction puisse être opérée lucidement et équitablement entre AB et les autres. En tout cas il n’est pas interdit de le supposer.

J’entends bien qu’AB a tout intérêt – et elle a joué sur ce registre de solidarité et de défense gouvernementale – à fondre sa situation particulière dans celle plus générale de tous ceux qui se trouvaient au gouvernement avec elle. Mais ce n’est pas ce dernier qui avec elle est ciblé, c’est d’abord elle-même qui, à cause d’une série de déclarations, de contradictions, de maladresses, d’abstentions et d’autres éléments que nous ne connaissons pas, a été visée par les magistrats. Elle a cherché à embarquer avec elle toute l’équipe, paradoxalement en voulant la défendre en même temps qu’elle-même, mais son jeu est dangereux qui cherche à la faire passer pour une “victime” annonciatrice des autres.

Il est d’autant plus nécessaire de raison garder qu’une frénésie délirante de plaintes – 14 500 selon le procureur général près la Cour de cassation – arrive devant la CJR en ce qui concerne la gestion de la crise sanitaire. Même si à l’heure actuelle un peu moins d’une vingtaine ont été admises comme recevables.

Après la mise en examen d’AB, s’est mis en branle un rouleau compresseur aussi bien politique que médiatique, dénonçant la judiciarisation de la vie politique et soutenant que, pour la crise sanitaire, la peur d’être incriminé judiciairement avait freiné les principaux acteurs de la lutte contre elle et que le principe de précaution avait exagérément limité les initiatives.

Derrière cette argumentation, il y a l’idée fort peu républicaine que les politiques, dans leur action ou leur inaction, ne doivent jamais être soumis à la Justice. C’est le point de vue, par exemple, du député LREM Sacha Houlié qui a déclaré : “C’est démocratiquement que l’on peut sanctionner une faute politique s’il y en a une, pas devant un juge”.

Cet apparent bon sens, qui de fait garantit aux politiques une tranquillité absolue entre les diverses élections, ne me semble pas décisif.

Il y a des incuries, des maladresses, des erreurs, des fautes et des retards qui, aussi regrettables qu’ils soient, renvoient seulement à des comportements professionnels médiocres ou négligents, à l’inévitable imperfection des pratiques face à un ennemi imprévisible, et ne sauraient recevoir une qualification pénale.

Mais le départ est à effectuer et n’est pas choquant entre ces activités ministérielles, pas aussi bonnes qu’on les aurait espérées, et des infractions, dépassant le cadre de celles-ci et pouvant être caractérisées par une malignité, la conscience qu’on a, par des manques, des mensonges, des gaspillages, des lenteurs et des désorganisations, d’avoir participé au pire. En toute connaissance de cause.

Evidemment, en démocratie, avec de la bonne volonté présumée, cette éventualité pénale ne peut qu’être très rare. Mais il ne convient pas de postuler par principe qu’elle serait offensante et stérilisante pour la vie publique.

Il paraît qu’elle enlèverait aux politiques toute énergie. Qu’elle les tétaniserait. Il faut être sérieux. Avait-on l’impression, avant l’irruption de cette pandémie dans nos vies, que l’audace était le propre des ministres, des gouvernements ? Qu’ils étaient prêts à aller jusqu’au bout et à résister aux pressions, aux blocages et à tout ce qui s’opposait au bien du pays ?

Non, parce que depuis ces dernières années l’ennemie n’est pas la judiciarisation de la vie politique contrairement à ce qu’on allègue pour pointer des causes exogènes. Mais le fait que celle-ci est structurellement étrangère au courage et à l’absence de démagogie.

Les politiques ne doivent pas avoir peur à cause d’AB. Ni de la Justice.

Mais parfois se méfier plus d’eux-mêmes.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen

Si l’on peut évidemment se réjouir qu’un membre des classes dirigeantes soit enfin mis en cause pour la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, on peut, hélas, également se demander si cette très médiatique mise en examen n’est pas en réalité un simple coup d’épée dans l’eau.

L’ancien ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a en effet été mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » par la Cour de la justice de la République.

« Aujourd’hui, c’est une excellente opportunité pour moi de m’expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l’action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale, qui, je le rappelle, dure encore », a-t-elle déclaré pour sa défense.

Il est notamment reproché à l’ancien ministre ses déclarations de janvier 2020 expliquant que « les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles », mais surtout ses propos tenus dans Le Monde en mars 2020, après son remplacement par Olivier Véran et sa déroute électorale à Paris, où elle affirmait : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. »

Le ministre a-t-il donc sciemment menti et minimisé les risques représentés par le virus ?

Par ailleurs, d’autres faits lui sont reprochés comme le manque d’équipements de protection pour les soignants et la population, et des déclarations sans cesse contradictoires, notamment sur la nécessité du port du masque.

Si le Premier ministre Jean Castex s’est refusé à tout commentaire sur cette procédure judiciaire, cette mise en examen a suscité de nombreuses et virulentes réactions, certains s’inquiétant d’une nouvelle étape dans la judiciarisation de la société pouvant conduire à une forme de « paralysie politique » en faisant peser une épée de Damoclès au-dessus de la tête des décisionnaires.

Ainsi Aurore Bergé, présidente déléguée du parti présidentiel, estime que la mise en examen d’Agnès Buzyn représente « un précédent dangereux ». « Si demain un ministre peut être mis en examen pour ce qu’il n’aurait pas fait, pas assez fait, ou mal fait, alors qui qualifie le “mal” fait ? Quand ? Sur quels critères d’appréciation ? », a-t-elle notamment publié sur Twitter.

D’autres au contraire, comme Florian Philippot, applaudissent à cette marque d’« indépendance de la justice » et appellent même à étendre l’enquête à d’autres responsables politiques, comme l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, afin qu’Agnès Buzyn ne soit pas l’unique bouc émissaire d’un « ratage général ».

Cependant, de l’avis de nombreux spécialistes du droit, il y a très peu de chances que cette affaire débouche sur une véritable condamnation et l’on peut par ailleurs regretter que l’enquête en cours ne se penche pas sur d’autres « casseroles » de l’ancien ministre, notamment les divers et considérables conflits d’intérêts mis en lumière par Olivier Pichon dans le numéro de Présent du 17 août.

Peut-être peut-on au moins espérer que cette mise en examen soit perçue comme un coup de semonce rappelant à nos dirigeants qu’ils ne sont pas totalement irresponsables vis-à-vis de la justice et qu’il est possible que celle-ci leur réclame un jour des comptes.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 13 septembre 2021

Covid et pass sanitaire – Laurent Mucchielli – “Il n’y a pas de consensus scientifique unique, c’est une escroquerie” [vidéo]

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07/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Une tribune de plus de 1000 chercheurs, universitaires, soignants, juristes, artistes et enseignants se pose une question majeure : en ces temps d’état d’urgence sanitaire, a-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France ? André Bercoff reçoit Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS, signataire de cette tribune publiée sur le site Quartier Général.

Dans cette tribune, les signataires dénoncent ainsi la censure inédite opérée autant par les médias que par les GAFAS au sujet de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid. Chasse aux sorcières, règlements de compte, rien n’est épargné aux personnes qui contestent le bien-fondé du pass sanitaire, et réclament simplement plus de transparence concernant le processus vaccinal, ainsi qu’un débat contradictoire sur la stratégie sanitaire nationale.


Covid-19 – La vaccination à l’épreuve des faits : Une mortalité inédite

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La pharmacovigilance des vaccins anti-covid est déniée car elle menace l’idéologie de la vaccination intégrale portée par les industries pharmaceutiques, les gouvernements et les principaux médias. Cette vaccination de masse conduit pourtant à une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Il y a urgence à la suspendre pour évaluer la balance bénéfice/risque au cas par cas.
Une contribution signée par : Laurent MUCCHIELLI, sociologue, directeur de recherche au CNRS – Hélène BANOUN, pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM – Emmanuelle DARLES, maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université – Éric MENAT, docteur en médecine, médecin généraliste – Vincent PAVAN, maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université – Amine ULMILE, pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de pharmacovigilance du Centre hospitalier de Cholet

La vaccination à l’épreuve des faits : Une mortalité inédite

Dans le précédent épisode de notre mini-série sur la vaccination, nous avions montré que les données épidémiologiques les plus facilement disponibles à l’échelle mondiale suffisent à prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta (ou indien), ce qui contredit massivement les déclarations répétées des représentants du pouvoir exécutif français relative à la « protection vaccinale ». Aux Etats-Unis, le directeur du NIAID, Antony Fauci, vient du reste de le reconnaître publiquement, recommandant même le port du masque en intérieur par les personnes vaccinées. Autre exemple : en Angleterre, les touristes français doivent subir une quarantaine même s’ils sont vaccinés. Il est donc déjà clair que la vaccination n’est pas la solution miracle annoncée pour endiguer l’épidémie et que le chantage formulé par l’exécutif français (vaccination générale ou reconfinement) est fondé sur un mensonge. Un second mensonge répété à plusieurs reprises tant par le président de la République, le premier Ministre que le ministre de la Santé (et d’autres élus adoptant des postures sanitaires autoritaires, à l’image du maire de Nice M. Estrosi) est probablement la prétendue quasi-disparition (« à 96% ») des formes sévères de la Covid grâce à la vaccination. En Israël, un des pays où la population est la plus vaccinée au monde, les autorités viennent ainsi de décider de fermer les frontières du pays aux touristes vaccinés, indiquant non seulement que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission, mais également que la majorité des personnes hospitalisées pour des formes graves sont désormais des personnes vaccinées. Tout ceci suggère clairement qu’un gouffre sépare le marketing des industriels (repris par la propagande politique) des réalités de santé publique. Et c’est également au fond de ce gouffre qu’est pour le moment oubliée la question des effets secondaires graves de la vaccination anti-covid, sujet de ce nouvel épisode.

Sortir du déni, observer froidement les données de la pharmacovigilance

Dans un autre précédent épisode de notre enquête, nous avons montré comment et pourquoi la plupart des journalistes français travaillant dans les médias mainstream ont trahi certains principes déontologiques de base de leur profession, n’exerçant plus leur rôle de contre-pouvoir pour devenir au contraire de simples relais de la communication gouvernementale. En cause notamment, la fin du journalisme d’investigation, remplacé par un fact-checking de bureau qui n’est plus qu’un simulacre de journalisme. S’agissant de la sécurité des vaccins anti-covid, le pseudo-journalisme va ainsi chercher à dénier la réalité des effets indésirables, dans la droite ligne du discours gouvernemental. Un exemple parmi de nombreux autres est fourni par les fact-checkers du groupe de télévision TFI-LCI qui, depuis janvier 2021, s’évertuent à dénier toute conséquences médicales négatives de la vaccination (le dernier article en ce sens est à lire ici). L’argument est toujours le même, et il est bien connu. Sur tous les sites de pharmacovigilance du monde, on trouve en effet les mêmes précautions d’interprétation indiquant que les déclarations d’effets indésirables imputées à tel ou tel médicament ne sont qu’une présomption de causalité (imputabilité). Cette présomption est cependant considérablement renforcée lorsque les décès surviennent très rapidement après la vaccination, ce qui est le cas comme on le verra avec les données américaines (la très grande majorité des décès déclarés sont survenus dans les 48h). Ceci est une évidence. Les personnes qui font des réactions négatives plus ou moins graves à la vaccination sont souvent des personnes fragilisées par d’autres facteurs (défenses immunitaires affaiblies, âge avancé, maladies anciennes, etc.) et il est bien clair que tout ce qu’on va lire par la suite relève d’une présomption de causalité. Mais, ceci est vrai pour la pharmacovigilance de manière générale, et on verra que la comparaison avec d’autres médicaments montre qu’il se passe bel et bien quelque chose d’inédit pour ces vaccins génétiques anti-covid.

Comme d’habitude, les journalistes sont aveuglés par leur dépendance au pouvoir politique et aux sources institutionnelles directement liées au ministère de la Santé, et ils font preuve d’un esprit critique à géométrie extrêmement variable. Les mêmes précautions valent en effet, par exemple, pour le comptage des morts imputables à la Covid (morts de la Covid ou avec la Covid ?), sujet sur lequel on n’a pourtant quasiment jamais lu d’article critique dans la presse. Autre exemple saisissant de parti-pris : à la fin du mois de mars 2020, il avait suffi de 3 cas de décès (liés en réalité à des auto-médications surdosées) remontés par la pharmacovigilance pour déclencher en France une tempête politico-médiatique sur le thème de la dangerosité de l’hydroxychloroquine. En d’autres termes, pour la plupart des journalistes, les statistiques sanitaires sont indiscutables quand elles vont dans le sens de la narration officielle, mais elles deviennent soudainement discutables lorsqu’elles contredisent cette même narration. Cette malhonnêteté intellectuelle devrait sauter aux yeux.

En outre, nous allons voir que, dans certains pays (comme la France mais également les Etats-Unis), les remontées d’informations de pharmacovigilance sur la sécurité des vaccins anti-covid sont principalement le fait de médecins et non de malades. Et nous verrons également qu’elles corroborent largement celles des pays (comme les Pays-Bas) où la déclaration est principalement le fait des malades. Nous verrons même qu’il existe des recherches qui ont testé rétrospectivement la fiabilité de ces déclarations, et qui indiquent un haut niveau de fiabilité.

A distance de ces jeux de représentations et de ces arguments d’autorité, nous allons donc ici observer froidement les données de la pharmacovigilance concernant la sécurité des vaccins anti-covid. Et nous allons le faire dans plusieurs pays afin d’échapper au tropisme français. On verra alors que, en réalité, les mêmes constats peuvent être faits un peu partout dans les pays occidentaux.

Dernière précision avant d’entamer l’examen des chiffres : loin d’exagérer les problèmes, ces chiffres sont au contraire à considérer comme des minima sous-évaluant la réalité. En effet, la pharmacovigilance fonctionne presque partout de façon passive (et non pro-active) : les centres dédiés à la collecte des effets indésirables des médicaments attendent que les professionnels de santé et les particuliers leur signalent les problèmes. Si pour une raison ou une autre (oubli, incertitude, auto-censure, manque de temps ou négligence des médecins généralistes ou hospitaliers, isolement du malade qui meurt seul à domicile, ignorance du dossier médical de la personne décédée par le médecin établissant le certificat de décès, problèmes informatiques divers et variés, etc.) les médecins ou les malades ne remplissent pas le formulaire de déclaration d’incident, ce dernier ne sera jamais connu. Dès lors, la sous-estimation de l’état réel des problèmes est à la fois permanente et massive. Les premières études françaises, au début des années 2000, estimaient qu’environ 95% des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés. Même si on peut éventuellement faire l’hypothèse que la sous-déclaration concerne surtout les effets indésirables les moins graves, tout ce qui suit doit donc non seulement être pris très au sérieux, mais de surcroît regardé comme constituant très probablement une euphémisation de la réalité des problèmes de sécurité posés par les vaccins anti-covid (comme pour tout autre médicament).

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Crise sanitaire – Michel Maffesoli: «la peur de la mort n’empêche pas de mourir, mais de vivre»

Michel Maffesoli

Entretien avec le sociologue sur son livre, L’ère des soulèvements (Le Cerf, 2021). Propos recueillis par Jérôme Blanchet-Gravel pour Causeur.

La plupart des opposants au tout-sanitaire estiment que le Covid-19 signe l’entrée dans un monde du contrôle aseptisant, alors que vous annoncez plutôt la fin de ce monde, après une série de révoltes. C’est une différence notoire. À l’heure du passeport sanitaire, comment justifiez-vous ce constat?

Michel Maffesoli. Voilà de nombreuses années que j’analyse la césure existant entre l’opinion publique et l’opinion publiée, entre le peuple et les élites, ceux qui ont le pouvoir de dire et de faire. Très clairement, la crise du Covid est utilisée comme une tentative d’imposer une tyrannie sanitaire, mais on peut constater, au-delà ou en deçà de la servitude volontaire imposée par la peur, un grand nombre de révoltes. Non pas une révolution, mais de multiples soulèvements aux formes variées.

Bien sûr, ces mouvements s’inscrivent dans des formes tout à fait nouvelles de rassemblement. Ce ne sont plus des contestations du pouvoir, mais plutôt un pas de côté, une manière d’être ensemble sans finalité, une communion émotionnelle qui s’épuise dans l’instant même. Les flash mob « Nous voulons continuer à danser ensemble » en étaient une illustration joyeuse et revigorante, comme les nombreuses fêtes « sauvages » qui traduisent un besoin profondément humain de relations sociales, de contacts physiques, de rites de retrouvailles. Il ne s’agissait pas d’un divertissement égoïste comme on a voulu le faire croire, mais de l’expression anthropologique de ce qui fonde l’humain, l’humanisme. La manifestation physique, sensorielle, sensible de l’essence de l’homme : un animal social.

L’une des originalités de votre thèse est d’affirmer que le confinisme repose sur un individualisme exacerbé, alors que le discours médiatique insiste sur le caractère altruiste et collectif des mesures. Doit-on parler d’une novlangue sanitaire?

L’idéologie du « service public » est depuis longtemps le fait pour les gouvernants de faire le bien des gens contre leur gré, ou en tout cas, sans qu’ils puissent définir ce bien. J’ai analysé ce « totalitarisme doux » dans un de mes premiers ouvrages, en 1979, La Violence totalitaire. Toutes les tactiques déployées durant cette crise visaient à empêcher les rassemblements, les relations sociales, les rapprochements. Au profit d’un bien commun défini par l’État, de manière abstraite. Les conséquences de la gestion de la crise ont été l’isolement des personnes, parfois jusqu’à leur mort, et le développement de comportements antisociaux : distance, repliement et mise à mal des solidarités de proximité, voire agressivité et délation. Le discours dit altruiste prétendant justifier la vaccination de masse, outre le fait qu’il est « scientifiquement » non prouvé, se fonde sur une conception étatiste et collectiviste du bien commun : une solidarité abstraite. Cela est d’autant plus infondé que les gouvernants nous avertissent que la vaccination ne fera pas disparaître les gestes barrières, c’est-à-dire l’empêchement de se toucher, de s’embrasser, de manifester corporellement ses sentiments, pas plus d’ailleurs qu’elle n’a mis fin à l’isolement barbare et cruel que nous faisons vivre aux personnes âgées, acculées à mourir seules.

Vous parlez à la fois d’une « domestication stricte des masses » et de rébellions imminentes. N’y a-t-il pas une tension ?

Oui bien sûr, vous avez raison : on assiste à un asservissement parfois volontaire et la majorité des citoyens paraît se conformer aux injonctions gouvernementales et jouer le jeu de la guerre contre le virus. Mais le pouvoir aurait tort de penser qu’il a dompté le peuple. Trop d’imposition finira par pousser à la révolte même les plus dociles, et d’ores et déjà on voit se multiplier les points de révolte. Non pas un grand mouvement révolutionnaire, mais des séquences de soulèvements, dans lesquels les personnes tentent de retrouver un plaisir d’être ensemble. Les diverses manifestations qui se tiennent maintenant de manière récurrente à Paris, à Londres, à Sao Paolo, à Montréal, mais également dans nombre de petites villes de France, voire des villages, témoignent de ces rébellions pour l’heure non violentes, mais qui risquent de se durcir si elles sont empêchées trop violemment. On n’agite pas le spectre et les mots de la guerre impunément. À force de jouer au chef de guerre au nom d’un rationalisme insensible et d’une science scientiste, le pouvoir met en marche des forces souterraines qu’il peinera à terme à maîtriser.

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Macron, fort contre le Covid, faible contre l’islamisme

macron pass sanitaire

Emmanuel Macron, protecteur des Français, saura-t-il être à la hauteur du destin qu’il s’est donné ? Le doute est permis. Une chose est de déclarer la « guerre » à un virus en faisant du vaccin un acte moral et patriotique. Une autre est d’être le rempart à l’islamisme revigoré par la victoire des talibans en Afghanistan. Mardi, le président a donné le sentiment d’une confusion volontaire des mots et des rôles en rappelant, à propos de la chute de Kaboul le 15 août, « combien la liberté, la dignité (…) sont fragiles quand l’obscurantisme revient ». Mais de quel obscurantisme parlait-il ? Ce terme est aussi devenu l’accusation rituelle du pouvoir et de ses snippers contre les Français qui manifestent tous les samedis contre le passe sanitaire. De fait, Macron ne retient pas ses coups contre ceux qui jugent disproportionnée sa stratégie sanitaire.

Il explique : « Etre citoyen ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation ». Or ce que ne comprend pas Macron, pour le paraphraser, c’est qu’être président ce n’est pas s’octroyer toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir des devoirs à l’égard de la Nation. Son autoritarisme, qui s’exerce sur la question sanitaire, masque mal ses faiblesses sur les questions identitaires et civilisationnelles. Le président « protecteur » est un commode artifice de communication.

La reconquête de Kaboul par les talibans redonne une dynamique à l’expansion du totalitarisme islamiste. Toutefois, ni l’Occident angélique ni la France pusillanime ne sont armés pour résister à une offensive, qui serait autrement plus dangereuse que le Covid. Mardi, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a illustré la naïveté officielle en déclarant, parlant de l’Afghanistan : « Il faut un gouvernement inclusif qui montre que les talibans ont changé ». Mais les talibans entendent appliquer l’immuable charia (loi islamique), qui instaure l’infériorité de la femme et la soumission de tous à Allah. Laisser croire qu’il pourrait y avoir des talibans modérés revient à faire l’autruche. Le chef de l’Etat lui-même, s’il donne d’abondantes leçons de civisme pour pousser à la vaccination, se garde de tenir ce discours contre ceux qui, dans les cités islamisées, sèment le désordre permanent.

Quant aux dévots du président Joe Biden, ils ont passé sous silence sa prophétie du 8 juillet : « En aucun cas vous verrez des gens être évacués du toit d’une ambassade…L’hypothèse que les talibans s’emparent de l’ensemble du pays est hautement improbable ». On devine les commentaires si une telle légèreté avait été tenue par son prédécesseur. Les dirigeants français dramatisent le Covid mais relativisent les talibans. Macron est fort contre le virus mais faible contre l’islamisme. On aimerait l’inverse.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 août 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les bons covidistes, ou ces nouveaux citoyens altruistes

masques covidistes

Depuis le début de la crise du Covid-19, en observant l’évolution du discours politique, sanitaire et médiatique ainsi que son impact sur la population, le phénomène qui m’interpelle le plus est ce que je qualifierais comme étant le renversement des notions d’altruisme et de citoyenneté.

Avant mars 2020, le Français moyen n’est pas particulièrement altruiste. En tout cas, il ne se définit pas comme tel. L’argent qu’il gagne lui sert à consommer et le temps dont il dispose lui permet de « profiter ». Ce Français-là n’oriente pas les gestes de son quotidien pour servir directement son prochain et plus largement le bien commun ou l’intérêt collectif. Il n’est pas engagé dans des associations pour les pauvres, les sans-abri ou les personnes fragiles.

De fait, avant mars 2020, l’engagement social et humain, au sens d’un engagement réel de temps et d’énergie, reste l’apanage d’une gauche empathique ainsi que celui des communautés chrétiennes. En bref, l’altruisme n’intéresse pas vraiment le Français moyen.

Mais à partir de mars 2020, tout bascule et le renversement s’opère. En effet, par une subtile pirouette politique et médiatique, ce Français moyen se transforme subitement en parangon d’altruisme et s’érige, en quelques semaines, en véritable protecteur et garant de la vie d’autrui. Ainsi, ceux qui ne faisaient rien pour les autres jusqu’à présent continuent à ne rien faire mais deviennent, par état de fait, les nouvelles figures de l’altruisme post-Covid.

De mon point de vue, le meilleur slogan gouvernemental, véritable symbole de cette révolution, est le célèbre « Je reste chez moi, je sauve des vies ». C’est-à-dire que je me constitue en sauveur des autres par mon inaction et par mon absence de prise de risque. Ainsi, ma conscience reste intacte, m’assure-t-on, et je peux ainsi légitimement continuer à me concentrer entièrement sur mon plaisir et ma consommation.

Pire encore, le nouvel altruiste fait un pas de plus lorsque ce dernier se découvre subitement une profonde empathie pour autrui. C’est pourquoi il signe, désormais, l’ensemble de ses mails professionnels ou administratifs par ce « Prenez soin de vous » tout à fait impersonnel mais démontrant, par ces quatre mots transposables à loisir, sa profonde considération toute neuve pour la santé d’autrui. Empathie véritable découverte sur le tard ? Ou simple conformisme à cette nouvelle citoyenneté sanitaire ?

En effet, le rapport à la citoyenneté s’est lui aussi complètement renversé en quelques mois. Le citoyen, avec ses droits et ses devoirs, acteur libre et critique de la vie sociale et politique de la cité, est désormais devenu une personne dont le degré de citoyenneté se mesure par sa capacité d’application et de respect des directives sanitaires. Ainsi, le Français qui respecte les gestes barrières, les règles du confinement, le port du masque, les horaires du couvre-feu, et qui n’a pas mangé à plus de six à table à Noël, ce Français-là se voit décerner le prix du citoyen modèle. Mieux encore, s’il est vacciné, il devient un des fers de lance du combat acharné contre « la » Covid-19, faisant de lui la fierté de la République sanitaire française.

Peu importe si ce Français fait partie des 70 % d’abstentionnistes des élections régionales et départementales de juin 2021. Malheureusement, l’enjeu de la citoyenneté n’est plus là et le bon citoyen n’est plus celui qui vote et paie ses impôts mais celui qui applaudit les soignants à 20 heures. Il montre l’exemple en portant fidèlement son masque à l’extérieur, effectue le bon nombre de doses de vaccin, garde activée son application « TousAntiCovid » et présente fièrement son passe sanitaire valide. Si son voisin fait un écart, il préviendra les forces de l’ordre qui agiront en conséquence contre ce mauvais citoyen de la République sanitaire française.

En conclusion, dans ces nouvelles notions d’altruisme et de citoyenneté, il y a bel et bien un renversement. L’altruisme est passé d’une définition active par la prise de risque à une définition passive par le paraître. Et la citoyenneté, quant à elle, n’est plus une participation incarnée à la vie de la cité, elle est devenue la simple quantification d’un niveau d’adhésion à la doxa politico-sanitaire actuelle.

Jean de Chastel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Covid-19 : les entreprises du CAC 40 en bonne santé [vidéo]

CAC 40 - Bourse

13/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La pandémie a eu bien des effets sur l’économie française… Si les PME ont été touchées par la crise et ont dû mettre la clé sous la porte, ce n’est pas le cas de toutes les entreprises. Certaines ont brillé, voire dépassé leurs objectifs pendant cette période.

Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021, soit 41% de plus qu’au premier semestre 2019. Et les fortunes des patrons du CAC 40 ont explosé cette année.

Les détails avec Mona Hammoud-Elhor.


La crise du Covid à l’épreuve de la « fraude scientifique » [vidéo]

11/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Mensonges officiels, théories du complot, avis d’experts contradictoires… L’épidémie de Covid-19 aura été l’occasion d’une authentique guerre de l’information. À l’heure des débats autour du pass sanitaire et de la vaccination obligatoire, qui croire, où et comment s’informer correctement? Pour en parler, Sputnik donne la parole au Gilet jaune Alexander Samuel, docteur en biologie moléculaire, engagé dans la lutte contre la désinformation scientifique.

S’agissant d’un sujet en lien avec le Covid-19, Sputnik rappelle que l’OMS a mis à disposition une rubrique Questions-Réponses pour disposer d’informations en lien avec la pandémie: évolution du virus, port du masque, sécurité des vaccins…


Wuhan : à l’origine de la pandémie ?

wuhan covid

Les membres républicains de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants ont publié le 1er août un avenant à un rapport de 2020 sur les origines de ce coronavirus SARS-CoV-2 échappé de Wuhan, en Chine, qui a déjà causé la mort de 4,25 millions de personnes dans le monde, selon l’OMS.

Selon ce rapport, il ne fait aucun doute que les origines de la pandémie de Covid-19 ont été l’occasion de « la plus grosse opération de dissimulation de tous les temps » de la part des autorités communistes chinoises, et l’épidémie aurait commencé à Wuhan non pas en décembre 2019, comme la Chine l’avait affirmé, mais entre fin août et début septembre 2019.

Mais l’enquête menée par les représentants républicains du Congrès, dont les résultats anticipent sur ceux de l’enquête demandée en mai, par le président Joe Biden, aux services de renseignement, ne se contente pas d’accuser la Chine communiste de mensonge et de dissimulation sur le sujet, comme l’ont déjà fait certains conseillers scientifiques de l’OMS, tel Jamie Metzl, membre du Comité consultatif de l’OMS début juin.

Un faisceau de preuves

Pour le représentant Michael McCaul, qui préside la commission républicaine, il existe une prépondérance de preuves pointant vers l’Institut de virologie de Wuhan en ce qui concerne l’origine de la pandémie. Les membres républicains de la Chambre des représentants veulent maintenant auditionner Peter Dasza, président de l’ONG américaine Health Alliance qui a toujours dénoncé comme complotiste la thèse d’une fuite du virus du laboratoire P4 chinois, dont la technologie avait été fournie par la France avant que la Chine ne mette fin à la collaboration avec les Français en 2017. Le docteur Daszak a été contraint début juin de se retirer de l’équipe de l’OMS enquêtant sur les origines de la pandémie en raison de ses liens avec le laboratoire chinois qu’il n’avait pas divulgués.

Le rapport publié par les républicains du Congrès dénonce également les mensonges de la directrice du Centre des maladies infectieuses émergentes de l’Institut de virologie de Wuhan au sujet des recherches menées dans son laboratoire, et il demande au Congrès des Etats-Unis de « sanctionner les scientifiques de l’Institut de virologie de Wuhan et les responsables du Parti communiste chinois qui ont participé à cette dissimulation ».

Un papier publié le 3 août par le Besa (Begin-Sadat Center for Strategic Studies), un institut de recherche et d’analyse israélien, pointe également du doigt les trop nombreuses coïncidences qui interdisent d’exclure la responsabilité du laboratoire de Wuhan dans la pandémie actuelle. Parmi les coïncidences énumérées dans une liste qui se veut non exhaustive, on trouve les manœuvres chinoises autour de ce laboratoire (investissement dans les systèmes de ventilation du laboratoire P4 juste avant le début de la pandémie, effacement de la base des données des virus de ce laboratoire en septembre 2019, remplacement du responsable du laboratoire P4 par un officier militaire spécialiste de la guerre biologique à l’automne 2019, etc.), mais aussi le fait que le SARS-CoV-2 était d’emblée étonnamment bien adapté à l’homme pour un virus censé provenir d’un animal.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 9 août 2021