Le refus du risque rend la France apeurée, par Ivan Rioufol

Est-ce ainsi que les hommes vont vivre ? Le choix d’une société hygiéniste, imposé sans débat par Emmanuel Macron, est une alarmante régression démocratique. Mercredi soir, le chef de l’État a été jusqu’à recommander aux Français de “se laver les mains“. Au prétexte de sauver l’hôpital public, infecté par la bureaucratie, le pouvoir rabaisse les citoyens infantilisés au rang d’une chiourme à mater : tel est le sens qui peut être donné au couvre-feu (21 h -6 h), cette mesure policière répressive qui sera imposée dès samedi, pour au moins quatre semaines, en Île-de-France et dans d’autres métropoles. En fait, un autre séparatisme disloque la nation.

Ce divorce-là oppose, radicalement, la France d’en haut à celle d’en bas. Ce schisme n’est pas moins dangereux que le sécessionnisme politique qui pousse des cités islamisées à rompre avec la République. Dans les deux cas, l’État dévitalisé et apeuré est prêt aux prudences les plus irréalistes pour éviter les tempêtes.

Protéger la vie : l’argument est avantageusement avancé par le gouvernement pour justifier ses défensives face au virus ou aux guérillas urbaines. Cet apparent humanisme n’a pourtant pas empêché les députés de la majorité, dans la torpeur d’août, de voter pour l’interruption médicale de grossesse (IMG) à neuf mois, c’est-à-dire au terme de la naissance, en cas de “détresse psychosociale” de la mère. Les mêmes « progressistes » de LREM ont, comme la députée Albane Gaillot, crié “Victoire !” après le vote l’autre jour d’un allongement de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans Le Monde (7 octobre), Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, a décrit ainsi l’acte médical qu’il réprouve : “À 14 semaines, le fœtus mesure 120 millimètres et la tête est ossifiée. Ce qui veut dire qu’il faut couper le fœtus en morceaux et écraser la tête pour le sortir du ventre.”
Ces gens qui exhibent leur grande bonté sont des monstres.

La France achèverait son déclin si elle devait devenir, sans résister, ce pays lâche et tremblant qui s’étend, sous la direction d’”élites” soucieuses de s’épargner trop d’ennuis. Subrepticement, la société verse dans la paranoïa quotidienne, au prétexte de ne prendre aucun risque.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mesures « anti-Covid » annoncées par Macron : les Français payent l’incurie du gouvernement, par Franck Deletraz

Instauration à partir de samedi, et pour au moins un mois, d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures en Ile-de-France et dans ces huit autres métropoles du pays que sont Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse ; autorisation de se rendre dans la famille pour la Toussaint mais à condition de « porter le masque » et de « respecter les distances » ; limitation des réunions privées ou au restaurant à « six personnes maximum »…

Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est un nouveau et sérieux tour de vis que le président Macron a annoncé mercredi soir, au nom de la lutte anti-Covid, lors de son interview télévisée par les journalistes de TF1 et de France 2. Des mesures liberticides et d’autant plus injustes qu’elles font payer aujourd’hui aux Français l’incurie d’un gouvernement qui, depuis mars dernier et le confinement, n’a quasiment rien prévu en vue de la seconde vague épidémique annoncée.

Nos compatriotes rendus responsables

Le récent coup de gueule de Castex, reprochant à nos compatriotes de ne pas tenir compte des consignes sanitaires diffusées par le gouvernement, avait quelque peu annoncé la couleur : au lieu de faire son autocritique et d’admettre que depuis mars dernier le gouvernement n’a en réalité mis en œuvre aucune mesure vraiment efficace (telle que la création en urgence de lits supplémentaires dans les hôpitaux) en prévision d’une probable seconde vague de l’épidémie, le Premier ministre choisissait la facilité en rendant les Français responsables de la recrudescence des cas de Covid-19. Nous n’aurons donc pas été surpris de voir Macron, certes avec un peu plus de diplomatie, nous faire lui aussi la leçon mercredi soir, en annonçant ces nouvelles mesures destinées surtout à palier l’incompétence de l’Etat. Au nombre de celles-ci, nous l’avons dit, ce fameux couvre-feu, dont la durée pourrait bien être prochainement portée à « six semaines ». Mais aussi la réactivation des mesures de chômage partiel pour les secteurs touchés, le versement aux Français qui perçoivent les APL et le RSA d’une « aide exceptionnelle massive » de 150 euros par famille, à laquelle s’ajouteront 100 euros par enfant, ou encore – sans rire – le lancement d’une nouvelle application pour téléphone portable, appelée « Tous anti-Covid »…

« On a détruit l’hôpital public français »

Autant d’annonces qui ont valu à Macron d’essuyer les critiques nombreuses et justifiées d’une grande partie de l’opposition. A commencer par Marine Le Pen qui a jugé que « les aides financières aux secteurs touchés doivent être plus larges, plus rapides, moins complexes que celles mises en œuvre jusqu’à présent », et souligné que l’amélioration de la politique de tests, qui permettrait « la préservation de nos grandes libertés publiques, doit être une PRIORITÉ ». Mais aussi l’eurodéputé RN Thierry Mariani, qui a fait ce constat sur Twitter : « Incapacité à instaurer la stratégie “tester, tracer, isoler”, refus de reconnaître les erreurs commises, aucune création de places en réanimation supplémentaires ! Les Français et des pans entiers de notre économie vont payer l’incurie de Macron et de ce gouvernement ! » Enfin, on citera encore les mots très justes de Michel Onfray qui, invité un peu plus tôt mercredi sur CNews, a estimé que le gouvernement utilisait « un vocabulaire extrêmement martial, tout ça pour ne pas dire qu’on a détruit l’hôpital public français ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2020

Propagande, couvre-feu, délation… C’est reparti comme en 40 !

Quel pays au monde est capable en même temps de réfléchir à un couvre-feu généralisé à partir de 20 heures, comme si les Allemands paradaient à nouveau avenue des Champs-Elysées, tout en incitant son bon peuple à partir en vacances à la Toussaint ? Comme si le maréchal Pétain avait appelé Léon Blum à la présidence du Conseil ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Emmanuel Macron ne s’est pas encore exprimé. Parmi les options envisagées pour lutter contre une énième seconde vague qui ne cesse de faire des remous, plusieurs options sont à l’étude. Si un reconfinement généralisé ne semble pas envisageable au risque de définitivement tuer le pays, un couvre-feu dans certaines métropoles semblent à l’étude. Ainsi Paris et sa grande couronne se voient menacés. Il est intéressant de noter qu’il s’agit de la seule option qui ait fuité, comme par hasard. Comme pour tester les réactions de l’opinion publique. Et elle a de quoi rassurer le gouvernement mais prodigieusement inquiéter les hommes libres. Les lecteurs du Figaro ont ainsi, dans un sondage, plébiscité le couvre-feu en bon bourgeois effrayés et prévisibles qu’ils ont toujours été.

Sur les plateaux télé, les chroniqueurs et experts se relaient pour apporter toujours plus d’alarmisme et les médecins conviés se divisent maintenant en deux camps. C’est vous dire si l’époque est formidable et emplie de nuances : les alarmistes et les « rassuristes », ce mot écorche les oreilles tant il n’est pas français. Soit il faut inciter au reconfinement, soit il faut limite passer pour un négationniste et dire que le virus n’existe pas. Les plateaux TV et la surabondance des chroniqueurs débattent visiblement d’un sujet que généralement ils ne maîtrisent pas. La preuve en a été faite sur CNews par l’intermédiaire de Florian Philippot. En effet, l’ex-numéro deux du Rassemblement national et président des Patriotes a assuré qu’entre 20 000 et 30 000 personnes étaient mortes de la grippe en 2017. Enorme tollé sur le plateau. Les chroniqueurs et notamment le Dr Hamon, président d’honneur de l’Ordre des médecins l’ont vertement tancé avec le reste du plateau en l’accusant de fake-news. Une salve qui s’est vite tarie lorsque Philippot a sorti les chiffres officiels de 2017 qui font état de 21 000 décès. Douche froide. Pendant ce temps, des policiers entrent chez vous sur dénonciation pour vérifier combien de convives vous recevez. Couvre-feu, police et dénonciation. De quoi réjouir tous les Adolfo Ramirez de ce pays.

Et les Français dans tout ça ? Tiraillés par la peur d’un virus dont on ne sait pas grand-chose à part que sa dangerosité oscille entre la peste noire et le rhume, que les tests sont d’une fiabilité relative et que les victimes potentielles sont un jour des vieillards, le lendemain des hommes sains et jeunes et le surlendemain des obèses morbides. Le « en même temps », véritable girouette faussée, déroute, aveugle et finalement apeure une société et des êtres perdus qui pensaient bien avoir chassé la mort de leur quotidien. Des êtres qui ont été conditionnés pour préférer vivre esclaves plutôt que de prendre le risque de mourir libres. Au nom de la précaution, nos aînés meurent de solitude dans leurs EHPAD. Une mort bien pire que le Covid.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2020

Alexis Poulin : «Aucun pouvoir n’a lutté contre un virus avec un couvre-feu»

15/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexis Poulin, journaliste et éditorialiste, était l’invité de RT France. Il a dénoncé une dérive dystopique et autoritaire de la part de l’exécutif.

Il avance également que les citoyens subissent des décisions injustement imposées par Emmanuel Macron et la caste politique qui l’entoure.


Covid-19 – Français poussés à partir en vacances : le gouvernement poursuit la contradiction et les mensonges…

14/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
À l’approche de la Toussaint, les Français sont appelés à maintenir leurs vacances afin de sauver le secteur du tourisme. Pourtant, en parallèle, le gouvernement n’a de cesse d’alerter la population sur la progression de l’épidémie.

Une nouvelle incohérence alors que les rumeurs d’un couvre-feu se propagent.


Covid: quand l’hygiénisme devient irrespirable, par Ivan Rioufol

L’ordre sanitaire technocratique, qui multiplie les interdits avec volupté, devient irrespirable. Enfermé dans sa logique hygiéniste, le gouvernement ne cesse d’alimenter un discours anxiogène et infantilisant. Or il est irresponsable, de la part des dirigeants, de maintenir plus longtemps la France dans une peur qui la paralyse. Mardi, le Covid-19 a causé la mort de 66 personnes. Un chiffre relativement constant depuis un mois. Dans ses pics, l’épidémie approchait les 1500 décès par jour.

Il n’y a donc pas, objectivement, de deuxième vague, en dépit de ce qu’affirment ceux qui attisent le trouillomètre et empêchent la vie de reprendre ses droits. Même si le professeur Didier Raoult a reconnu, mardi sur CNews, l’apparition d’un “variant” plus sévère que les autres, la panique n’a pas lieu d’être. Elle n’est entretenue qu’en raison de la faiblesse récurrente de l’hôpital public, qui manque toujours de lits de réanimation et de médecins. Ce problème de logistique et d’organisation est sérieux. Cependant il n’autorise pas Olivier Véran, ministre de la Santé, à jouer plus longtemps au tyranneau.

Donald Trump, sortant de sa brève hospitalisation d’après Covid, lundi, a tenu le discours qu’Emmanuel Macron devrait s’approprier : “Ne laissez pas le coronavirus vous dominer. N’ayez pas peur de lui, nous allons le battre (…) Sortez de chez vous, soyez prudents !”. Il est paradoxal que le mouvement présidentiel, La République en marche, soit celui qui incite à ne plus bouger, sinon en appliquant une liste frileuse de précautions décourageantes. L’immobilisation de la France durant le confinement va se payer d’un coût économique et social colossal, avec un endettement jamais atteint et un taux de chômage aux alentours de 10%.

Or il est criminel de vouloir maintenir ainsi le pays sous cloche, en pénalisant encore davantage les bistrotiers, restaurateurs, promoteurs de spectacles et d’autres encore. Lundi, l’élue marseillaise Samia Ghali a lancé l’initiative d’une création d’un Conseil scientifique marseillais. Il viendrait remplacer les “diktats” hors-sol de Paris et de sa bureaucratie. Cette révolte girondine est salutaire : il est grand temps que les citoyens s’émancipent de cet Etat tentaculaire et inefficace. Il empoisonne le pays, au prétexte de le soigner.

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 octobre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Martine Wonner : « On n’a jamais eu aussi peu de décès en France depuis cette année, arrêtons cette stratégie de la peur ! »

Martine Wonner est médecin et députée. Elle a été exclue au mois d’avril du groupe LREM pour avoir critiqué la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement qui, selon elle, pose des actes anticonstitutionnels.

Son intervention dans l’Hémicycle, il y a quelques jours, n’est pas passée inaperçue : doute sur la reprise de l’épidémie de Covid-19, inefficacité des masques et aveuglement du gouvernement sur les traitements à administrer. Au point que Libé et Le Monde mettent en doute la véracité de ses propos.

Voici un entretien très intéressant paru sur Boulevard Voltaire.

Les villes de Marseille et de Strasbourg se sont dotées de leur propre conseil scientifique et social. La ville de Paris pense avoir le même dispositif. Comme si les territoires tentaient de s’émanciper de la tutelle nationale. Comment l’interprétez-vous ?

La ville de Strasbourg a été la première à se doter d’un tel conseil scientifique. Les citoyens n’y voient absolument plus clair. Avec des informations contradictoires en permanence, les territoires souhaitent aujourd’hui accompagner les agences régionales de santé dans des mesures sanitaires les plus adaptées aux préoccupations du moment. On sait que les chiffres de la Covid évoluent extrêmement vite. Les médecins et les scientifiques des territoires ont très très envie de pouvoir être forts d’analyse, forts de proposition et de conseils auprès du préfet sanitaire.

Les citoyens français sont en train de vous découvrir. Vous avez un peu sonné la charge contre la politique du gouvernement, notamment en matière de libertés fondamentales. Ce que le gouvernement décide en ce moment n’est pas efficace contre l’épidémie de la Covid-19, mais ampute nos libertés. Est-ce votre message ?

Depuis qu’on a voté l’état d’urgence sanitaire en mars, tout ce que le gouvernement fait est totalement anticonstitutionnel. Cela pose un énorme problème par rapport à la démocratie française, par rapport aux libertés fondamentales et aux droits fondamentaux de nos concitoyens. C’est pour cette raison que je me suis exprimée très clairement à plusieurs reprises. Fin avril, j’avais refusé de voter le plan de déconfinement. Ayant créé le collectif Laissons les médecins prescrire, je trouvais que déconfiner sans proposer de réelles stratégies thérapeutiques n’avait aucun sens.
Oui, les citoyens me découvrent petit à petit. J’ai été exclue de la majorité pour mes prises de positions très fortes. Je suis médecin et je sais qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’inquiétudes outre mesure à avoir par rapport à la virulence du virus et par rapport au nombre de personnes malades. On n’a jamais eu aussi peu de décès en France que cette année. Les chiffres ne mentent pas. Quand on compare les chiffres de l’INSEE depuis 2014, à part le pic de mars et d’avril, on a aujourd’hui globalement nettement moins de personnes décédées que les autres années. Ne pas continuer cette stratégie de la peur me paraît tout à fait fondamental. Avoir des idées claires sur ce qui se passe réellement dans les services hospitaliers. S’ils sont aujourd’hui à ce point saturés, c’est bien parce que l’hôpital va très mal. Il n’y a pas suffisamment de moyens. Les gages donnés par le ministère de la Santé ne sont pas suffisants. Le centre hospitalier universitaire de Strasbourg utilise son droit d’alerte. Il manque 180 lits et 150 équivalents temps plein d’infirmiers. Les situations sont très difficiles à vivre pour les soignants qui sont fatigués et qui, pour certains, n’ont pas pu prendre de vacances. Heureusement que nous ne faisons pas face à une deuxième vague, sinon l’hôpital ne tiendrait pas.

Vous avez déclaré que l’Institut américain avait déconseillé le port du masque. Or tous les médias ont déclaré que vous vous étiez trompée et que ce centre préconisait le port du masque. En même temps, Didier Raoult s’inquiète d’une mutation plus virulente du virus de la Covid-19.

Je vais avoir des réponses très claires et les réponses seront publiées dès ce soir puisque je fais un droit de réponse au journal Libération et au journal Le Monde. En effet, ils avaient bien publié, je n’ai donc absolument pas menti. J’ai toutes les preuves et toutes les traces. Ils se sont pris les pieds dans le tapis ou alors le fait que je m’exprime au sein de la représentation française a eu un impact jusqu’aux États-Unis. On pourrait en conclure que j’ai déjà une influence jusque-là ! Mais non, je suis extrêmement respectueuse et je ne prends pas du tout cette crise à la légère. D’ailleurs, je ne suis pas anti-masque et je me suis toujours exprimée dans ce sens-là. Pour autant, je continue à dire et je le prouverais dans mon droit de réponse, que les masques chirurgicaux ne protègent en rien et sont totalement inutiles d’autant plus dans la rue. Lorsqu’on est soi-même malade, mettre un masque chirurgical pour protéger les autres, oui. Mais mettre un masque en permanence au quotidien ne garantit en rien d’être contaminé. J’ai eu quelqu’un de l’équipe du professeur Raoult il y a quelques instants au téléphone qui m’a bien précisé que, contrairement aux quinzaines de mutations qu’il y avait durant l’été, un nouveau virus a été expertisé provenant de la région Bretagne. Ce virus serait intermédiaire, mais n’entraînerait absolument pas plus de nécessité d’hospitalisation et encore moins en réanimation. Donc pas d’inquiétude outre mesure.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

François Bousquet : « La peur du Covid règne alors que sa létalité est dérisoire… On ne veut pas mourir »

À l’occasion de la publication de son livre écrit pendant la période de confinement : Biopolitique du coronavirus. Télétravail, famille, patrie, François Bousquet revient sur le rapport à la mort dans notre société moderne, dans le contexte de la crise sanitaire.

Vous publiez Biopolitique du coronavirus aux Éditions La Nouvelle Librairie. Que trouve-t-on, dans ce livre ?

Ce livre a été écrit pendant le confinement, mais ce n’est pas un livre sur le confinement personnel. C’est un livre sur la biopolitique. Pourquoi la biopolitique ? Parce qu’aucune société n’a conféré une telle valeur à la vie humaine. On l’a confinée pour la protéger, la prolonger et pour essayer de maintenir cette espérance de vie. En France, les hommes vivent 79 ans et les femmes 85 ans, en moyenne. Le rêve de chacun de nous est d’atteindre ces 79 ans pour les hommes et ces 85 ans pour les femmes. C’est le paradoxe de l’avare. L’avare n’est riche qu’à la mesure de sa pauvreté. Il est riche parce qu’il mène une vie de pauvre. Nous avons des espérances de vie inédites dans l’histoire de l’humanité parce que nous vivons avec beaucoup moins d’intensité. C’est cela, la biopolitique.

L’invitée surprise de cette crise du Covid-19 est la mort. Notre société postmoderne l’avait complètement oubliée ou s’était acharnée à la nier. Elle est finalement revenue à la première place dans nos existences. Peut-on dire que c’est plutôt une bonne nouvelle ?

Oui et non. Oui, elle est certes revenue, mais c’est un virus à très faible létalité. Ce virus est furtif. Ce n’est ni la peste ni le choléra ni la lèpre. Ce virus tue, mais tue faiblement. La mort est réapparue furtivement pendant le plateau de l’épidémie, lorsque les hôpitaux étaient engorgés et lorsque les familles avaient interdiction d’assister au décès de leurs proches. On retrouvait de vieux réflexes, notamment la disparition des rites funéraires dans les grands épisodes de peste.
La mort est-elle réellement revenue dans notre société ? Le fantasme de notre société postmoderne est la surhumanité, c’est la santé parfaite, c’est « la mort de la mort », pour parler comme Laurent Alexandre. Oui, elle a été heurtée, mais à la marge. Notre hantise de la mort nous a poussés à nous confiner. Je ne suis pas certain que la mort réapparaisse.
Sachez qu’au XIXe siècle, un tiers des gens mourrait après 60 ans et les deux tiers des gens mouraient en bas âge, à 20 ans, à 30 ans, d’accident. Aujourd’hui, 80 % des gens meurent après 70 ans. Aucun d’entre nous ne voit la mort avant 50 ans. Nous voyons la mort parce qu’un de nos proches est mort. Et encore, on voit le mort maquillé. On ne voit pas le mort au moment où il meurt.

Avec les différentes mesures sanitaires, on a le choix entre mourir libre et vivre prisonnier, comme s’il fallait abdiquer de notre liberté pour vivre un peu plus longtemps.

Je n’ai rien à ajouter à vos propos, sauf que les Français ne sont pas d’accord avec vous. Ils sont majoritairement pour le confinement. J’ai même tendance à penser qu’ils ont demandé le confinement aux politiques. La peur règne dans la population, mais pas chez moi et chez vous. Le rapport au Covid est très curieux. Les jeunes ont moins peur que les vieux, les hommes que les femmes et les gens de droite que les gens de gauche. Voilà ce que montrent les sondages.
Pour autant, il y a quand même une majorité écrasante de gens qui ont peur du Covid. Allez comprendre pourquoi ! Alors que sa létalité est dérisoire. Il tue beaucoup moins que l’obésité ou qu’une quantité d’autres choses. Tout le monde a peur. Le pouvoir a peur. La biopolitique, c’est l’impératif, c’est le rêve et le mirage que nous vend la société moderne et postmoderne. La mort n’existe pas. On va repousser de plus en plus loin l’échéance, le moment où nous allons les uns après les autres mourir. On ne veut pas mourir…

Que dire à ceux qui ont perdu des proches de cette maladie ? Les mots que vous prononcez ne vont-ils pas heurter ces gens ?

Je n’ai pas perdu de famille du coronavirus. En revanche, des proches en sont morts. De fait, ils étaient presque tous très âgés. Ils avaient au-delà de 80 ans. Le Covid leur a pris dix ans de leur vie. Au lieu de mourir à 79 ans comme la société hygiénique et médicale le leur promet, ils sont morts à 70 ans pour l’un d’entre eux. Ce virus tue faiblement.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dictature sanitaire ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

« Dictature sanitaire ». L’expression fleurit sur les réseaux sociaux et Internet, au sujet des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de l’épidémie de Sras-Cov-2 (dite « Covid-19 »). Partout les mêmes témoignages : un jeune homme verbalisé par des policiers en civil dans le métro pour avoir ôté son masque le temps de manger une friandise, contrôles de bars et restaurants accompagnés d’un homme en arme à l’entrée, etc. Et puis, bien sûr, il faut évoquer la pression mise par les Français eux-mêmes sur leurs compatriotes, devançant les attentes du gouvernement.

Sommes-nous donc en dictature ? Le terme, du latin dictator, a un sens précis. Au temps de la République, jusqu’à Jules César (mort en 44 avant Jésus-Christ), le dictateur est un magistrat, c’est-à-dire un fonctionnaire de l’Etat, doté de pouvoirs extraordinaires pour un temps limité – six mois en théorie, parfois plus dans la pratique. A l’origine, le dictateur est institué pour remettre la cité sur pieds après une grave défaite militaire, une crise du système politique ou une autre calamité mettant l’ordre et l’intégrité de Rome en péril.

Le dictateur traverse l’histoire puisqu’on le retrouve dans le second épisode de la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan (Dark Knight Rises, 2012). Harvey Dent, futur « Double Face », y défend Batman, que l’on accuse d’agir sans avoir été « élu » : « C’est nous qui l’avons élu en laissant la racaille prendre le contrôle de notre ville. Quand les ennemis étaient à leurs portes, les Romains suspendaient la démocratie et nommaient un homme pour protéger la cité. Ce n’était pas considéré comme un privilège mais comme un service public. »

En Grèce, le même système existait sous le nom des aisymnètes, élus par les citoyens ou plusieurs cités afin de faire face à de graves situations. Le dictateur agit donc pour le bien commun. Le tyran, dans le monde grec, est généralement le chef qui s’est emparé du pouvoir par la force. Il peut mener une politique bienfaisante ou injuste et certains ont laissé l’image de princes cultivés, habiles et sachant se rendre utiles, comme Polycrate de Samos au 6e siècle avant Jésus-Christ. Cependant, le terme est devenu négatif avec la dégradation de la tyrannie, devenue synonyme de pouvoir exercé au seul profit du tyran au 4e siècle.

Ce que l’on reproche au tyran n’est donc pas le pouvoir personnel mais ce qu’il en fait, contrairement au roi idéal présenté depuis Platon comme un souverain philosophe commandant à ses désirs et ainsi capable de gouverner par la vertu. De plus, est reproché au tyran de sortir de la masse et non d’une élite intellectuelle. Ce sont d’ailleurs souvent « les pauvres », c’est-à-dire la foule, qui le place au pouvoir. Le tyran s’impose donc aussi bien par le coup d’Etat que par la « démocratie ». Plus que la façon dont il a accédé au pouvoir, le mauvais tyran se distingue par son amour de la jouissance, son inconscience, son égoïsme, la peur entêtante à l’égard de ses propres sujets et la division qu’il suscite dans la société.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Covid émissaires, par Maxime Tandonnet

En matière de statistiques de la reprise du covid-19, la France est le pays d’Europe le plus touché: sur deux semaines de septembre, 143 000, pour 100 000 en Espagne, 54 000 au RU, 22 452 en Allemagne, 21 000 en Italie. Ces chiffres sont déshonorants. Pourtant, l’immense majorité des Français s’est pliée à toutes les contraintes, tous les asservissements exigés d’elle, un mois et demi d’assignation à résidence, l’humiliation des petits laissez-passer et des contrôles tatillons. Elle a passivement accepté les ordres et les contre-ordres comme un bon troupeau docile et obéissant: sortez de chez vous, n’ayez pas peur! Non, ne sortez plus, c’est la guerre! Aujourd’hui, le troupeau docile se soumet largement au port obligatoire du masque. Pendant un trimestre, de janvier à avril, le discours officiel a martelé que le masque ne servait à rien, qu’il était inutile sinon nuisible. Aujourd’hui il est au contraire vital, salutaire, donc obligatoire. L’immense masse des Français, à 98%, suit, se soumet en bon troupeau docile. Aujourd’hui, face à l’aggravation de la situation, il faut des boucs émissaires.

Quels éléments, quelles preuves a-t-on que les bars et les restaurants sont responsables de la reprise de l’épidémie? Quels indicateurs permettent de penser que les bars et les restaurants de Marseille en particulier sont source de la contagion? Mais il faut cogner, montrer que l’on tient les coupables. Et de quel droit se permet-on, depuis Paris, d’interdire à toute une catégorie de professionnels d’exercer leur métier et de vivre de leur travail à 800 km de là? Les « petits » indépendants sont mal aimés de la classe dirigeante.

Bars, restaurateurs, ils incarnent la France emblématique, la France profonde, la France des ronds-points, la France périphérique, la province « moisie », à l’inverse des « élites sans frontières éclairées », bref, la France vile, la France coupable. Le mépris, toujours, au coeur même de l’idéologie dominante. Un million d’emplois en dépendent. Qu’importe: emplois de gueux, de sans dents et de Gaulois réfractaires.

Tout cet été caniculaire, la fête a battu son plein dans mon quartier parisien ou des groupes marginaux se retrouvaient sans masque (évidemment) autour de la sono pour boire, danser et fumer. Normal, eux étaient dans le droit chemin: ils faisaient le fête, ils emmerdaient les bourgeois du quartier. Le chaos légitime, la délinquance correcte, voilà ce qu’on ne voit pas en Allemagne ou en Angleterre, voire même en Italie, expliquant la différence.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Un reconfinement qui n’ose pas dire son nom ?

Fermeture pour 15 jours des bars et restaurants en Guadeloupe et dans la métropole d’Aix-Marseille, importantes restrictions horaires pour les commerces de nombreuses grandes villes de France, forte limitation des rassemblements publics… Ceux qui s’attendaient à ce que l’Etat donne un sérieux « tour de vis » mercredi, à l’occasion de la présentation par le ministre de la Santé des nouvelles restrictions décidées par le gouvernement pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie de COVID-19, n’auront pas été déçus. Au point que certains, devant la sévérité de ces nouvelles mesures, se demandent aujourd’hui si celles-ci ne cachent pas un reconfinement qui n’ose pas dire son nom.

Une « punition collective » extrêmement dure pour l’économie

C’est le cas notamment d’un certain nombre d’élus de la Guadeloupe et de la métropole d’Aix-Marseille, toutes deux classées en zone d’« alerte maximale » (c’est à dire écarlate) sur la toute nouvelle carte de l’épidémie présentée mercredi par Olivier Véran. Il faut dire que dans cette zone où, selon le ministre, le taux d’incidence serait supérieur à 250 cas pour 100 000 habitants, les restrictions annoncées mercredi sont particulièrement dures et devraient encore gravement toucher une économie déjà agonisante après le confinement du printemps dernier. C’est ainsi que, dans cette zone d’« alerte maximale », les bars et restaurants seront totalement fermés à partir de samedi et ce pour une durée de quinze jours ! Quant aux autres établissements recevant du public, ils devront également fermer leurs portes, sauf s’ils ont mis en place « un protocole sanitaire strict ». Une mesure qui ne concernera cependant pas les commerces, musées, théâtres et cinémas. Toutefois, pour les élus de la région, la pilule est difficile à avaler. Ainsi, s’est à juste titre indigné Renaud Muselier (LR), après avoir dénoncé un « quasi-reconfinement », « cette punition collective est extrêmement dure pour l’économie de nos territoires » !

Paris perd son traitement de faveur

Mais ce méchant « tour de vis » ne se limite pas à la Guadeloupe et à Aix-Marseille. Classées en zone d’« alerte renforcée », (c’est à dire « super-rouge » sur la carte…), les métropoles de Bordeaux, Lyon, Nice, Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Paris, Rouen, Grenoble et Montpellier vont également se voir imposer à compter aussi de samedi, et pour quinze jours, de nouvelles et importantes restrictions sanitaires. Parmi celles-ci : l’abaissement de la jauge des rassemblements à 1 000 personnes, l’interdiction des grands événements (fêtes locales et/ou étudiantes), celle des rassemblements de plus de 10 personnes dans les plages et parcs, la fermeture anticipée des bars (à partir de lundi) au maximum jusqu’à 22 heures, celle des salles de sport et gymnases, et enfin la fermeture de toutes les salles des fêtes et polyvalentes. De nouvelles mesures qui, là aussi, ont suscité la colère de nombreux élus, dont celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a déclaré s’opposer à une fermeture plus tôt le soir des bars et des terrasses éphémères.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 septembre 2020

Covid-19 : «La communication du gouvernement a été mensongère», d’après Gilbert Collard

24/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Gilbert Collard, député européen RN, a été interrogé par RT France le 23 septembre, au sujet de l’audition de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn devant la commission d’enquête sénatoriale.

Il revient sur les conditions dans lesquelles s’est tenu le déconfinement. Il estime que cela s’est fait précipitamment, d’où la nécessité d’avoir recours à de nouvelles mesures restrictives.


Le virus a bon dos, par Maxime Tandonnet

Les informations se suivent et ne se ressemblent pas. La rentrée de septembre est marquée par la peur d’une reprise de la pandémie et d’une seconde phase « exponentielle ». D’autres sources d’informations montrent le contraire, comme cet article de Capital. Depuis mars dernier, le monde a changé en mal. Il a basculé dans tout autre chose. Nous vivons dans le monde d’après et il n’est pas beau à voir. L’arrêt des grands voyages planétaires est emblématique de l’anéantissement de la liberté et de l’enfermement des consciences. Le chômage, le désœuvrement et la pauvreté ravagent nos sociétés mais la dissimulation et le truquage des réalités sont désormais banalisés, comme dans n’importe quel système totalitaire. La violence omniprésente est le signe de la désintégration du tissus social, dans un monde où il est interdit de voir le visage d’autrui et de serrer les mains. La montée des idéologies de la table rase extrémiste en politique n’est que le reflet de la barbarie croissante de la société. L’indifférence, l’abstentionnisme, le repli sur soi, le dégoût et la méfiance imprègnent toute vie politique.

Alors, l’unique explication à ces phénomènes qui est donnée est celle du virus. De fait, le virus n’est qu’un déclencheur, l’étincelle qui a mis le feu aux poudres de la maison globale. L’effondrement, la crise suprême de civilisation était déjà en germe dans l’exubérance de la mondialisation chaotique et débridée. Le virus a fait éclater une bulle qui devait de toute façon éclater. Aujourd’hui, il est un prétexte. Il est là certes. Il est là mais il a pris toute sa place, toute son utilité, sa raison d’être comme pilier du monde d’après. Il est là aussi pour faire peur, pour faire oublier nos malheurs, nos désastres et nos échecs, la chute dans le nihilisme.

Les élites dirigeantes ou influentes ont besoin de ce virus comme bouc émissaire d’une société épouvantable dans laquelle nous sommes en train de faire naufrage, une société sans travail, sans jeunesse, sans courage, sans imagination, sans désir, sans but, sans idéal, sans liberté – en particulier la première de toutes, la liberté de se déplacer, de franchir les frontières, de partir, bref s’évader, le plus joli mot de la langue française. Même quand le virus aura objectivement disparu, il sera toujours là, comme une menace infernale brandie par les autorités morales et nous tenir en laisse par le biais de la peur. Et s’il n’est vraiment plus là, il sera aussitôt remplacé par un autre virus.

Le « monde d’après » – le nôtre désormais – a besoin de lui, le virus est au centre de son équilibre et de sa survie. Et contre la peur, il n’existe qu’une seule arme: la vérité.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Didier Raoult : «Ce Conseil n’était pas fait de gens capables de mener une politique scientifique»

15/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le 15 septembre, Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée infection de Marseille, professeur de médecine, infectiologue et microbiologiste, répondait aux questions des sénateurs à propos de la gestion de l’épidémie de Covid-19.


Covid-19 : les préfets s’affolent… les Français aussi

Les informations se succèdent à un rythme qui s’accélère, et elles semblent toutes aller dans le sens d’une seconde vague de Covid-19. Israël reconfine pour trois semaines. L’Espagne est confrontée à un raz-de-marée, la Grande-Bretagne s’inquiète, l’OMS prédit une augmentation du nombre de morts en octobre-novembre. En France, Marseille, Bordeaux et la Guadeloupe sont d’ores et déjà dans le rouge.

Les préfets sont en première ligne, ils s’agitent tels des rats dans un labyrinthe dont ils ne trouveraient pas l’issue. C’est qu’ils n’en savent guère plus que le Français moyen – (et l’on serait même tenté d’ajouter qu’ils n’en savent pas plus et pas moins que les médecins, que les politiques, que les membres du Conseil scientifique) – et ils ignorent en conséquence sur quels leviers agir efficacement pour enrayer le mal, même s’ils connaissent au moins l’étendue de leur pouvoir de contrainte.

Comme en mars dernier, c’est donc dans une grande confusion que se prennent progressivement les initiatives destinées à freiner (on ne nous parle plus de stopper) ce qui nous est présenté comme « une évolution préoccupante des contaminations ». Ce sont les préfets qui peuvent décider les interdictions de déplacement au-delà de certaines distances, le nombre maximum de personnes autorisées à se ressembler, le nombre de visiteurs par Ehpad, les zones où le port du masque doit être obligatoire, les horaires de fermeture des cafés, restaurants et salles de spectacles. Le Conseil scientifique a parlé de « mesures difficiles », laissant aux préfets le soin de les décliner localement, ce qui, sur le principe, est une bonne chose. Mais il est certain que les premières décisions, concernant les Bouches-du-Rhône, nous rappellent de trop récents mauvais souvenirs. Nous voici en effet revenus quatre mois en arrière : plus de confinement, mais une effrayante batterie d’interdictions. C’est qu’en PACA on nous annonce que 139 personnes ont été accueillies en réanimation, et qu’il ne reste plus que 64 lits.

79 départements à la cote d’alerte

La cadence de réalisation des tests s’accélère, et les pourcentages de positivité augmentent constamment. Au niveau français, plus de 6 000 nouveaux cas sont identifiés chaque jour, ainsi 40 nouveaux foyers d’infection, 79 départements atteignent désormais la cote d’alerte. Le taux de positivité concerne à présent 5 % de la population, Pour la France entière, il a été procédé à 2 561 hospitalisations au cours des sept derniers jours. Actuellement 705 personnes sont en réanimation. 448 d’entre elles ont été placées là au cours des sept derniers jours.

Les chaînes d’information continue, du type BFM TV, contribuent à créer une ambiance délétère. Néanmoins, pour l’heure, si les données statistiques passent au rouge, le nombre de morts reste faible : 34 décès en hôpital ont été enregistrés dimanche, auxquels il faudra ajouter ceux des Ehpad. C’est un chiffre en fait très faible, et qui n’a d’ailleurs pas grand-chose à voir avec ceux enregistrés lors du pic de la première vague. Beaucoup de ces victimes souffraient d’autres pathologies telles que des obésités spécialement fortes, mais il faut surveiller les entrées en réanimation. Si celles-ci continuent à progresser comme actuellement, alors c’est que les vrais risques sont encore devant nous, et que la seconde vague pourrait être de même ampleur que la première.

Dans le cas contraire, il faudra exercer le maximum de pression pour que le corset sécuritaire ne constitue pas un prétexte pour « normaliser » les Français.

Article paru dans Présent daté du 15 septembre 2020

La fronde anti-masque prend de l’ampleur

11/09/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Tandis que pleuvent les verbalisations, les obligations de porter le masque dans les lieux publics sont de moins en moins bien supportées, et la justice est de plus en plus sollicitée. Ainsi le tribunal administratif de Pau, saisi par un collectif d’habitants revendiquant la liberté d’aller et venir, a suspendu un arrêté préfectoral qui imposait le port du masque dans les espaces publics de nombreuses communes des Pyrénées-Atlantiques. Dans le département du Bas-Rhin, l’obligation de porter le masque dans toutes les communes de plus de 10.000 habitants, a été retoqué par le tribunal administratif, qui a conclu à une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir et au non-respect du principe de proportionnalité.

Mais ce que l’on reproche surtout, c’est l’incohérence de cette décision ?

On impose le masque en extérieur, alors que le protocole sanitaire sur la protection des salariés en entreprise, n’impose pas le masque pour les salariés qui travaillent en extérieur. Pour maître Di Vizio, avocat du Collectif C-19, on est face à une avalanche de non-sens. Il rappelle qu’il n’y a pas de consensus des scientifiques sur la question du masque et que son imposition ne se justifie pas du point de vue sanitaire.

Que dire du masque en milieu scolaire ?

Le port du masque pour élèves et enseignants, est source d’inconfort et suscite une hostilité croissante : le masque étouffant les sons, Jean-Paul Brighelli conclut à l’impossibilité pratique d’enseigner masqué. Il a déclaré dans un article du Figaro Vox : « si l’on veut rattraper les cinq mois perdus, il faut enseigner de toutes ses forces et ne pas se réfugier derrière des prétextes prophylactiques pour ne faire que la moitié du travail ». Quant à la fermeture des établissements scolaires au-delà de trois tests Covid-19 positifs, elle a de quoi inquiéter : 22 établissements scolaires dont 12 à la Réunion et 130 classes ont été fermées, selon les déclarations du ministre Jean-Michel Blanquer.