Les censeurs voient des complotistes partout, par Ivan Rioufol

Complotiste ! L’accusation fait florès, à mesure que l’Ordre sanitaire étend son emprise sur les gens. Quiconque s’éloigne du discours officiel est présumé suspect d’alimenter une rébellion contre le système. Philippe de Villiers, qui invite à lire le livre de Klaus Schwab (« Covid 19 : la grande réinitialisation ») comme un programme visant à la numérisation du monde et des individus, est mis au rang des « conspirationnistes » par les gendarmes de la pensée obligée. Parions que ce même sort sera réservé à Xavier Bazin, journaliste scientifique qui fait paraître une enquête (1) sur le poids économique de la Big Pharma dans le monde de santé. Il écrit : « L’anomalie, dans ce système, ce sont les grands professeurs indépendants de l’industrie. En infectiologie, il n’y a vraiment que le professeur Raoult, en France, qui possède un tel niveau de responsabilité et de prestige, tout en étant entièrement financé sur fonds publics, donc avec une indépendance totale vis-à-vis de l’industrie. C’est ce qui explique sa parole totalement libre, son indépendance scientifique manifeste et aussi la détestation dont il fait l’objet dans les plus hauts cénacles du pouvoir médical ». Le professeur Christiane Perronne, bête noire du biopouvoir, ne dit pas autre chose (2) quand il cite comme témoin Bruno Toussaint, directeur de la revue médicale Prescrire : « Avoir des liens avec des firmes pharmaceutiques influence l’opinion sur les médicaments en leur faveur ».

En réalité, l’accusation en complotisme est, trop souvent, une arme de propagande mise au service de la protection d’intérêts, eux-mêmes défendus par une pensée dominante. Il est significatif de constater que la mère de la petite Mia, arrêtée dimanche en Suisse après avoir voulu récupérer son enfant, a été présentée comme complotiste par les médias et le procureur au motif qu’elle serait « contre la dictature sanitaire » et la « barbarie du système ». Il n’est pas question de nier la réalité d’un courant authentiquement paranoïaque, persuadé d‘avoir à résister à une conjuration mondiale pédocriminelle ou satanique.

Toutefois, il est malsain de vouloir faire taire toute critique du discours hygiéniste. Ce n’est pas être complotiste d’être réservé sur les nouveaux vaccins délivrant du matériel génétique viral (ADN ou ARN) dont les effets sont encore mal connus. La méfiance de l’opinion sur le vaccin AstraZeneca (suspendu au Danemark) n’est pas blâmable. Elle n’est que la conséquence de symptômes certes marginaux mais qui peuvent légitiment inquiéter. Pareillement, l’opprobre lancé contre ceux qui retiennent l’hypothèse d’un virus sorti d’un laboratoire chinois commence à se heurter au doute. Les Echos de ce lundi rappellent que le scénario d’une « mystérieuse évasion » du Covid-19 du labo P4 de Wuhan reste plausible. Le quotidien rappelle que le SARS, « dangereux cousin du Covid, s’est déjà évadé à quatre reprises de labos de haute sécurité ». En fait, les censeurs voient du complotisme partout.

(1) Big Pharma démasqué ! Editions Guy Trédaniel
(2) Décidément, ils n’ont toujours rien compris ! Albin Michel

La liberté crucifiée dans l’indifférence, par Maxime Tandonnet

covid-19

Rien n’est plus fascinant que l’indifférence générale qui accompagne l’assassinat de la liberté. Certes, la routine est toujours la complice du despotisme. Les Français subissent depuis un an des contraintes monstrueuses qu’aucune guerre ni aucune occupation n’avaient justifiées: interdiction de se déplacer à plus de 10 km, couvre-feu systématique à 19H, interdiction de se rendre dans les bars et les restaurants ou d’acheter des vêtements, bannissement de la circulation interdépartementale et des voyages.

Ces mesures indéfiniment prolongées touchent au paroxysme de l’absurdité bureaucratique. Quoi, le virus se propagerait après 19H et non avant? On serait davantage contagieux au-delà de 10 km? Les vêtements, un bien non essentiel? L’objectif des dirigeants est d’imposer une pénitence au pays pour donner l’illusion de leur volontarisme face à l’épidémie. Gouverner, c’est accabler et asservir. Cette stratégie de communication est au prix de l’abolition de la liberté, c’est-à-dire d’un brutal changement de civilisation. Jamais, contrairement à un mensonge répandu, les autres Nations occidentales ne se sont engagées dans la voie d’une extinction aussi totale et aussi durable de la liberté. Croire que celle-ci reviendra d’elle-même à la fin de la crise sanitaire est illusoire. Un abominable précédent a été ouvert. Demain, la moindre crise sanitaire (ou d’un autre genre) justifiera de futurs barreaux et contraintes. La peur est le carburant de cette manœuvre.

Il faut l’agiter en permanence pour asservir le grand troupeau docile. « Hommage aux 100 000 morts du covid-19 » nous disent-ils, tétanisés par la perspective de devoir un jour rendre des comptes. Et les millions de Poilus de 14-18 ou combattants et Fusillés de 40-45 qui ont donné leur vie pour cette liberté qu’ils détricotent jour après jour? Mais le pire de tout, c’est l’indifférence générale ou formidable aveuglement par lesquels l’anéantissement de la liberté se produit sans obstacle. Comment en arrive-t-on à un peuple aussi résigné, aussi servile? Par quel épouvantable scandale le monde politique, en dehors d’une infime poignée d’exceptions (Mme Martine Wonner ou M. David Lisnard), se montre totalement silencieux face à cette tragédie liberticide? Les autres, tous les autres, s’enferment dans le silence de la lâcheté et du conformisme.

Et pourquoi l’invraisemblable mutisme de la plupart des intellectuels Français, si prompts à verser dans l’indignation à tout propos? (Sauf une poignée de personnalités à l’image d’André Comte-Sponville). Encore plus terrible que n’importe quelle tyrannie: la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

[vidéo] Florian Philippot – Covid-19 : Dernière étape avant Grand Reset ?

Florian Philippot TVL

12/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après “L’Oligarchie démasquée“, Florian Philippot publie un nouvel ouvrage “Covid-19 : La grande Bascule” (disponible ici : https://les-patriotes.fr/livres/). Le président des Patriotes revient rapidement sur les décisions toutes plus liberticides les unes que les autres d’un gouvernement français incohérent qui glisse vers l’autoritarisme.

Un peu plus d’an après l’arrivée du Covid-19, les Français sont désormais en passe de basculer vers un “monde d’après” autoritaire, conditionné par des décisions arbitraires, souvent sans fondement scientifique.

Florian Philippot commente l’affaire des restaurants clandestins, avec Pierre-Jean Chalençon, qui laisse penser que les conseilleurs sont rarement les payeurs…

Il évoque la question de la vaccination trop souvent associée aux espoirs de libération dans l’esprit des Français, et un monde réinitialisé. Un Grand Reset établi autour de la mise en coupe réglée de l’économie réelle écrasée entre hégémonie des entreprises géantes au pouvoir supranational et instauration hypothétique d’un revenu universel.


I-Média – Restaus clandestins : des journalistes et des ministres accusés

I-média restaus clandestins

09/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
C’est le scandale du moment. M6 a diffusé un reportage sur les dîners clandestins qui sont nombreux dans la capitale.

Parmi les personnes enfreignant les consignes gouvernementales, plusieurs journalistes et ministres – pourtant alarmistes sur le Covid-19 en public – sont pointés du doigt.


[Vidéo] Florian Philippot : “C’est un effondrement de nos libertés”

Florian Philippot

31/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot, président des Patriotes, conseiller régional Grand-Est et auteur de deux pamphlets : “Covid-19, l’oligarchie démasquée” et “Covid-19, la grande bascule“, était l’invité d’André Bercoff, mardi 30 mars, sur Sud Radio.

Depuis plusieurs mois, Florian Philippot est à la tête de la contestation contre les mesures sanitaires déployées contre la propagation du Covid-19. Sur les plateaux de télévision ou dans la rue, il alerte sur la disparition progressive des libertés fondamentales.

Si durant les premiers mois de la crise sanitaire, Florian Philippot pointe des “injonctions contradictoires“, comme le soir où le président de la République se rend “ostensiblement” au théâtre avec Brigitte Macron, “quelques jours avant d’annoncer que nous devons tous rester chez nous“, se souvient le président des Patriotes. Si au début cela apparaît comme “incompréhensible“, “plus on avance dans cette crise, plus on se rend compte qu’ils ne font pas tant d’erreurs que ça“.

Pour le conseiller régional, les réponses du gouvernement sont “cohérentes”. “Cela fait un an que des personnalités éminentes du monde médical, de la santé, disent qu’il y a des traitements qui existent“, rappelle-t-il, déplorant qu’ils soient constamment rejetés, en particulier ceux qui ne sont pas chers. “Cela fait un an qu’on nous fait culpabiliser sur la saturation des lits à l’hôpital“, ajoute Florian Philippot qui souligne que 8.000 lits ont été fermés entre mars 2020 et mars 2021. “Ce n’est pas une erreur, ils savent très bien ce qu’ils font“, regrette l’élu.

Pour Florian Philippot, “nous avons tout perdu“, en matière de liberté, et notamment sur la liberté d’expression, “de plus en plus attaquée depuis 20-30 ans par des lois, des lobbys, des GAFAM…“. Le président-fondateur des Patriotes alertent sur “la suppression de nos libertés les plus fondamentales“, citant plusieurs exemples : “on ne peut plus circuler comme on veut, on ne peut plus travailler, voyager, se réunir ou se rassembler“. “C’est un effondrement de nos libertés, et ceux qui se disent c’est temporaire, ça fait un an qu’on entend que la dernière semaine est décisive“, prévient-t-il.


Ils préconisent le masque à vie ! Et pourquoi pas, aussi, la mise sous cloche ?

covid port du masque

Grande et belle trouvaille sur le front de la recherche : après des semaines d’études approfondies qui pourraient peut-être leur valoir le Nobel de médecine (qui sait ?), les « scientifiques » du Boston Medical Center (BMC) ont découvert que le port obligatoire du masque, la distanciation physique et la fermeture des écoles ont fait chuter d’environ 80 % « les cas de grippe et d’autres infections respiratoires virales courantes par rapport à des périodes similaires les années passées ».

Ô merveille de la science : comme le rapporte La Provence, il apparaît que « les mesures mises en œuvre pour empêcher la propagation de la Covid-19 peuvent avoir eu un impact sur l’incidence d’autres maladies respiratoires virales courantes », explique Manish Sagar, spécialiste des maladies infectieuses et chercheur au BMC.

On ne connaît pas le budget alloué à cette recherche fondamentale, mais le résultat est proprement stupéfiant. Dans le même ordre d’idées, je suggère qu’on mette encore quelques équipes de chercheurs au boulot pour calculer l’effet de l’abattage des arbres en bord de route sur l’accidentologie (ah, ça existe déjà ?), celui de l’immigration sur le niveau scolaire (ah, c’est interdit ? Pardon), celui de la cancel culture comme étalon de la bêtise ambiante, etc. Les sujets ne manquent pas et madame Michut peut répondre aussi bien et pour moins cher que les chercheurs payés pour défoncer des portes ouvertes.

Ainsi, les scientifiques ayant noté qu’il y avait plus d’infections à virus respiratoire sur la première période de 2020, celle précédant la mise en œuvre de mesures sanitaires, l’éminent Manish Sagar conclut : « Les résultats de notre étude peuvent être particulièrement utiles pour développer des stratégies de prévention dans des contextes où les infections respiratoires sont très nocives, comme les lieux de rassemblement ou pour les personnes âgées et immunodéprimées. »

Ce genre d’étude est si stupide d’évidence qu’on ne peut y voir qu’une raison : abêtir les gens, les infantiliser encore davantage et masquer la réalité par de pseudo-révélations dignes d’un élève de CE2.

Car va-t-on enfin se décider à le dire ? Cette maladie, ou plus exactement le fait qu’elle en soit une, n’est que le fruit de nos folies. C’est le résultat de nos modes de vie, de la pollution urbaine, la malbouffe, la surconsommation de médicaments et leurs conséquences : maladies auto-immunes, surpoids généralisé, obésité, diabète, manque d’exercice physique, augmentation exponentielle des allergies, etc. Nous ne savons plus ce que c’est que « vivre en santé ». Il faut maintenant, pour chaque acte de la vie, une prise en charge médicale ; on entre dans les têtes la nécessité des « dépistages » tous azimuts qui contribuent à la psychose générale, imposant l’idée que la maladie est la norme. Paradoxalement, on refuse dans le même temps la mort, prolongeant des vies pour le seul fait de les prolonger parce que la mort, pour la médecine, est un échec.

Hors les zones ultra fréquentées, le port du masque est une hérésie et vouloir nous l’imposer durablement ne ferait qu’aggraver les risques sanitaires. Plutôt que de porter des masques à vie, il faut développer notre système immunitaire mis à mal par toutes les saloperies que nous avalons et respirons ; en finir, aussi, avec les délires d’asepsie totale quand on voit non seulement exploser le nombre des allergiques mais qu’on ne trouve rien de plus efficace pour soigner les enfants que de les envoyer dans les fermes au contact des animaux !

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Covid-19 – Plus fort que la peur : L’APÉRO, par Benoît Busonier

apero covid

C’est finalement notre art de vivre qui l’a fait. Les observateurs attendant depuis le début de la crise du Covid et des privations de liberté, quel sera l’élément déclencheur qui va provoquer un basculement, dont chacun sait l’inéluctabilité : le moment précis où le citoyen entrera dans une « dissidence molle ». C’est-à-dire qu’au lieu de regarder studieusement les nouvelles règles chaque jeudi soir, le citoyen non politisé et pas particulièrement transgressif, plutôt respectueux de l’autorité de l’Etat, autrement dit la majorité de la population, va commencer à hausser les épaules et vivre sa vie, indépendamment des instructions sanitaires.

Il ne s’agit pas d’une révolte, il ne s’agit pas d’une rupture sèche, mais d’une lassitude. Il n’y a pas eu un discours à l’Assemblée qui a fait sauter la situation, il n’y a pas eu une manifestation monstre, un affrontement politique, encadré par une opposition structurée et sûre de son fait. Et pourtant, le peuple est parti. Il s’est éloigné d’autant plus sûrement que c’était doucement, du respect des instructions. Mais alors, si ce n’est un tribun, qui a bien pu produire ce déclic ? Il semblerait que ce soit notre art de vivre.

Dans l’ensemble, le Français a une tendance lourde à l’autoflagellation. Lorsque son voisin de palier est indiscipliné, le Français déplore appartenir à un peuple latin, enfantin, incapable de respecter l’autorité, ce qui nous pénalise par rapport à ces admirables pays que sont l’Allemagne ou la Corée ; lorsque son voisin de palier est respectueux des règles, le Français déplore que son esprit révolutionnaire et épris de liberté s’en soit allé, et que nous soyons désormais un peuple de moutons. Et voilà que les ministres et porte-parole du gouvernement, devant le refus de plus en plus marqué des citoyens de respecter les instructions strictes de distanciation physique, se mettent à parler « d’effet apéro ». Et l’opposition de crier au hors-sol. Elle a raison de jouer son jeu, mais elle le fait avec une pointe de démagogie ; objectivement, réellement, empiriquement, l’apéro tue à petit feu la crédibilité de l’exécutif. Pourquoi ?

Parce que l’art de vivre est peut-être la matrice à l’aune de laquelle le citoyen français estime la pertinence des décisions politiques. C’est comme la lettre d’Edgar A. Poe, que tout le monde cherche dans les recoins, alors qu’elle est sur le bureau, trop en évidence pour qu’on la trouve. Notre art de vivre, c’est ce à quoi nous tenons. La raison pour laquelle nous vivons, ce que nous avons reçu, ce que nous voulons transmettre, et donc, in fine, ce pour quoi nous acceptons de mourir. Concernant la place de l’islam, concernant le féminisme, concernant le veganisme, concernant la Covid : notre art de vivre et sa persistance sont la grille d’analyse la plus sûre, semble estimer le Français. Très sérieusement.

Et il n’a pas tort. Un art de vivre, ici incarné dans l’apéritif, est un syncrétisme, incarnant dans une temporalité, un lieu et un acte, ce qu’est notre civilisation. Quel est-il cet art de vivre ? Une certaine convivialité, en légèreté, le goût de certains produits et de leur partage, des gestes et des rituels pour les consommer, appris des parents et appris aux enfants. C’est ce désir de partage et d’une sociabilité articulée autour du partage, qui fait aujourd’hui se détendre les citoyens vis-à-vis des règles sanitaires.

Le gouvernement ne s’y trompe pas. Il sait que si cette détente a mis du temps à arriver, c’est qu’elle vient de très loin, et qu’elle a une force d’inertie quasiment impossible à arrêter. Pas de mauvaise foi : le gouvernement a mille fois raison de stigmatiser un « effet apéro », et il faut le reconnaître. Et il faut s’en revendiquer. Parce qu’il y a une certaine grandeur dans le fait que ce soit l’apéro qui nous sauve : Hannah Arendt et J.R.R. Tolkien ont bien démontré, intellectuellement et romantiquement, que le mal et le totalitarisme sont plus sûrement vaincus par l’humilité opiniâtre des petites choses du quotidien ainsi que le rire, que par les grands effets de manche.

Les Français reçoivent à plus de six chez eux. Peu d’entre eux pensent se priver de Pâques en famille, fût-ce au prix d’une amende. Ils se retrouvent sur les quais des grands fleuves, dans les catacombes germanopratines, dans les jardins, les appartements et les demeures. C’est trop tard : ils ont regoûté à la liberté. Et elle a le parfum subtil d’un rosé.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 25 mars 2021

Covid-19 : autopsie d’un désastre français, par Michel Geoffroy

Depuis une année, nous vivons au rythme d’une épidémie qui, si l’on en croit les experts cathodiques, n’en finit pas. On ne parle d’ailleurs plus que de cela dans les médias. Et voici donc un nouveau confinement, non, pardon, il s’agit de « freiner le virus sans nous enfermer », nous dit le président de la République. Nous ne sommes pas enfermés mais on n’a pas de droit de quitter les zones en question, nuance.
Cette pandémie a surtout révélé ce que notre prétendue société de l’information tenait bien caché. Elle a démontré que le roi occidental était nu, comme dans le conte d’Andersen, et surtout le roi français.
Une analyse proposée par Michel Geoffroy.

Le déclassement de l’Occident

D’abord, 2020 révèle le déclassement mondial de l’Occident, qui globalement se sort plus mal de l’épidémie que l’Asie pourtant nettement plus peuplée.
Le géopoliticien sud-coréen Chung Min Lee relève ainsi que « les États-Unis étaient censés être les mieux préparés au monde pour faire face à une pandémie. Les pays européens comme l’Allemagne et la France pensaient avoir le meilleur système de santé de la planète. Mais la crise sanitaire a dévoilé qu’ils n’étaient pas si avancés que ça […] Désormais, l’Occident n’est plus le modèle incontesté aux yeux du reste du monde. Il s’agit du changement le plus important dans l’histoire mondiale depuis 500 ans[1] ».

Les Occidentaux continuent de donner des leçons à la terre entière, comme au xixe siècle, mais ils suscitent de plus en plus la moquerie et le mépris de la part des autres civilisations.
Comme lorsque notre président de la République donne des leçons de démocratie à la Russie et au Venezuela, tout en… réprimant violemment les Gilets jaunes, en organisant la censure des opposants dans les médias et en reportant les élections.
Comme l’avait démontré Samuel Huntington dès les années 1990, « l’âge de la domination occidentale est fini[2] ».
L’incapacité occidentale à se dépêtrer d’une épidémie qui à l’échelle du monde ne tue que 0,033 % de la population (donc moins que le sida, par exemple), le confirme.

Le déclin français

L’épidémie révèle aussi l’abyssal déclassement français depuis la fin du xxe siècle. Un déclassement bien sûr tabou pour nos médias de grand chemin et pour la classe politicienne institutionnelle, qui en porte l’entière responsabilité. Haro sur le « déclinisme » !

Le (ou la, car le genre de l’épidémie, voilà bien sûr ce qui importe chez nous !) Covid-19 constitue un révélateur équivalent à la défaite de 1940, sauf que l’épidémie a fait très nettement moins de morts. À cette époque, la France croyait avoir la meilleure armée du monde ; comme, en 2020, on nous serinait que nous avions le meilleur système de santé.
Mais qu’a-t-on découvert en 2020 ? Pas de stocks stratégiques, pas de masques, pas de capacités de dépistage, pas suffisamment de lits de réanimation[3], une incroyable dépendance internationale. La crise a confirmé l’adage « quand tout sera privé, on sera privé de tout ».

Mais, en revanche, nous avons disposé d’une pléthore de bureaucrates et d’experts médiatiques en tous genres, non pour empêcher la propagation du virus, mais pour manier des mots savants devant les caméras et sidérer l’opinion avec force graphiques et statistiques.
Sans parler des comités Théodule qui se réunissent en permanence autour de nos gouvernants. Nous étions sauvés : les décisions se prenaient en… « conseil de défense » !

Bienvenue dans le meilleur système de santé du monde

L’épidémie a montré que, sur le plan médical, la France devient un pays du tiers-monde : des déserts médicaux partout, des délais énormes pour obtenir un rendez-vous chez le moindre « spécialiste », des lits hôpitaux en nombre insuffisant et qu’il faut donc faire « tourner » au plus vite (tant pis pour les convalescents), une hygiène déplorable dans nombre d’hôpitaux, des ruptures d’approvisionnement en médicaments, une fraude massive aux systèmes sociaux.

Pour lire la suite, c’est ici !

Covid-19, délinquance, terrorisme… Face à Macron, la défiance en marche !

Macron

Les sondages confirment une forte défiance à l’égard de la politique conduite par Emmanuel Macron et son gouvernement, que la gestion de la crise de Covid-19 n’a pas réduite. La coupure entre le pays officiel et le pays réel est consommée.
À 15 mois de l’élection présidentielle de 2022, une telle défiance devient problématique pour le président et sa « majorité ».

La défiance pour deux Français sur trois

60 % des personnes interrogées ne font pas confiance au gouvernement pour la gestion de la crise du Covid-19. 71 % estiment que l’exécutif « n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment » et 73 % qu’il ne « leur dit pas la vérité ». Pire encore, 78 % des personnes interrogées jugent que le gouvernement n’est pas « clair » et 81 % qu’il ne « sait pas où il va ». (Sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info, réalisé les 3 et 4 février 2021.)

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger de la menace terroriste, une baisse de 18 points en trois mois.

La capacité du gouvernement à assurer la sécurité du quotidien est également contestée : seuls 21 % lui accordent encore leur confiance pour assurer leur sécurité en matière de délinquance, cambriolage et agression. 67 % d’entre eux se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité, 62 % ont été victimes ou témoins de délinquance. (Baromètre Fiducial-Odoxa réalisé les 13, 14, 20 et 21 octobre 2020.)

Seules 17 % des personnes interrogées déclarent faire confiance au gouvernement en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier. 83 % jugent que « les condamnations ne sont pas suffisamment sévères » et ils sont 83 % à estimer qu’elles « ne sont pas bien appliquées ». Pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive. 81 % des personnes interrogées souhaitent que la sécurité privée vienne davantage en renfort des forces régaliennes qui ne peuvent plus tout gérer. (Baromètre Fiducial-Odoxa réalisé les 27 et 28 janvier 2021.)

Un bilan jugé négativement

Emmanuel Macron inspire la « colère » pour 28 % des personnes interrogées, du « dégoût » et du « désespoir » (21 %), de la « honte » (18 %) et de l’« espoir » pour seulement 16 % d’entre elles. Son Premier ministre, Jean Castex, suscite surtout… l’« ennui » et l’« indifférence » pour 19 % des Français, mais aussi le « désespoir » (16 %) et la « colère » (15 %). (Baromètre ViaVoice pour la Fondation Jean-Jaurès et Le Point, réalisé du 11 au 15 février 2021.)

73 % des Français disent se sentir « perdants » de la politique d’Emmanuel Macron depuis son élection. Dans le détail, l’étude précise que 51 % des sondés se considèrent « plutôt perdants » et 22 % « tout à fait perdants ». (Sondage Ifop-Fiducial pour CNEWS et Sud Radio, réalisé les 9 et 10 mars 2021.)

Les Français à rebours du politiquement correct

62 % des personnes interrogées pensent que « l’islam représente une menace pour la République » (OpinionWay pour Cevipof Sciences Po, réalisé du 20 au 31 janvier 2021).

63 % des personnes interrogées désapprouvent l’écriture inclusive, 55 % les luttes en non-mixité, 72 % la « cancel culture », et 54 % pensent que le concept du privilège blanc n’est pas une réalité (sondage Ifop pour L’Express, réalisé les 23 et 24 février 2021).

Michel Geoffroy

Texte repris du site de : Polémia

Covid-19 – Le bureaucratisme totalitaire, par Maxime Tandonnet

Nous apprenons ce matin que la décision de reconfiner la région Ile-de-France serait liée à une donnée statistique: le passage à « un taux d’incidence de 400 » (il serait à 391). Cela signifierait 400 tests positifs sur 100 000 habitants. Telle serait la limite retenue pour passer au reconfinement. Sommet de la logique technocratique: le sort d’un pays conditionné à un ratio. Qu’est-ce que le reconfinement? Il signifie emprisonnement de millions de personnes à domicile, assignation à résidence comme des criminels ou de dangereux terroristes, annulation de la liberté quotidienne d’aller-et-venir, imposition des Ausweis – autorisation de passage – chasse à l’homme dans les rues, fermeture des commerces et persécutions des commerçants. Nous n’en étions déjà pas loin, avec le couvre-feu.

Mais là nous y serions en plein. Or, la vérité, c’est que le covid-19 tue de moins en moins en France. Les raisons profondes de la terreur covidesque – la peur de la mort – sont largement en train de s’estomper. Il tue nettement moins désormais que le tabac et l’abus d’alcool (environ 100 000 morts par an), des sujets qui n’intéressent personne. Le discours sur l’insuffisance des places de réanimation est démentiel : nous en sommes toujours à un seuil de 4 à 5000, comme si, pendant un an, les autorités sanitaires n’avaient pas pu redéployer leurs moyens. Lors des guerres ou des grandes catastrophes, des places de secours aux blessés et mourants sont créées en quelques heures pour accueillir des dizaines de milliers de personnes.

Et là, en situation normale, une grande démocratie, soi-disant la septième puissance du monde, ne serait pas capable de s’adapter à la situation? Non, il y a autre chose de la part des autorités politico-sanitaires, une sorte de jubilation malsaine et morbide à jouer sur la peur, à manipuler la foule à coups de bâton, à transformer le pays en troupeau docile; plaisir de la domination, extase de la toute puissance et de l’asservissement des masses. Relire Kafka.

Le totalitarisme bureaucratique, big brother sanitaire, nous y sommes en plein et pas près d’en sortir…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Un an après le début du confinement, le gouvernement débordé par le COVID

Covid masques

L’exécutif, qui ne cesse de tenir par ailleurs un discours perpétuellement alarmiste quant à l’état sanitaire de notre pays, a beau promettre régulièrement aux Français que la situation devrait s’arranger dans les mois à venir, et même « revenir à la normale » dans six semaines, il a bien du mal à convaincre aujourd’hui nos compatriotes. Et pour cause : outre le fait que ceux-ci sont désormais habitués aux innombrables mensonges diffusés par l’Etat depuis maintenant plus d’un an, la réaction désordonnée de ce dernier face à l’accumulation des mauvaises nouvelles liées à l’épidémie traduit plutôt sa panique face à une situation en train de lui échapper complètement.

Cent millions de doses au lieu de 300 millions

Dernier coup dur en date pour ce gouvernement qui assurait avoir tout misé sur la vaccination (après avoir tout misé sur les dépistages, avec l’efficacité que l’on sait…) : l’annonce, la semaine dernière, par le laboratoire AstraZeneca, d’une nouvelle révision à la baisse des quantités de vaccins que celui-ci s’était engagé à livrer à l’UE au premier semestre. Une révision que le géant pharmaceutique anglo-suédois a tenté de justifier par ses difficultés à maîtriser la montée à l’échelle industrielle du procédé de production en Europe, et qui se traduira par la livraison de seulement 30 millions de doses à la fin mars au lieu des 120 millions promis le mois dernier.

D’autre part, a également averti AstraZeneca , sur les 180 millions de doses contractuelles qu’il avait promis de livrer au deuxième trimestre, il ne sera en mesure d’en fournir que 70 millions. Ce qui veut dire que, sur un total de 300 millions de doses qu’il s’était engagé à livrer à Bruxelles au premier semestre 2021, le laboratoire anglo-suédois n’en aura envoyé finalement que… 100 millions ! Une nouvelle qui a bien sûr provoqué la colère de la Commission européenne et des autorités françaises, qui ont certes protesté vendredi auprès du géant pharmaceutique, mais n’envisageaient pas pour autant, semble-t-il, de mettre la pression sur ce dernier en le menaçant notamment de poursuites judiciaires.

AstraZeneca dans la tourmente

Cependant, il y a aujourd’hui beaucoup plus grave : cette très inquiétante multiplication des cas de thromboses constatée dans plusieurs pays d’Europe suite à l’injection à des patients de doses d’AstraZeneca. Une situation tellement préoccupante que la liste des Etats européens ayant subitement décidé de suspendre la vaccination de leur population à partir de ce produit ne cesse de s’allonger depuis jeudi dernier : c’est ainsi que, après l’Islande, le Danemark, la Norvège, la Bulgarie et l’Irlande, ce sont les Pays-Bas qui ont annoncé dimanche la suspension immédiate de la vaccination de leurs citoyens avec des doses d’AstraZeneca. Quant à l’Autriche, la Roumanie et l’Italie, si elles n’ont, à ce jour, pas décidé de suspendre ces vaccinations, elles ont quand même déjà retiré plusieurs lots de ce vaccin, en invoquant le principe de précaution, et dans l’attente d’enquêtes approfondies.

Et la France ? « Pour le moment », celle-ci n’envisage pas de suspendre, ne serait-ce que par principe de précaution, l’utilisation d’AstraZeneca. En effet, martelait encore dimanche sur BFM TV le calamiteux mais toujours en poste Jérôme Salomon, « la balance bénéfice / risque est extrêmement favorable au vaccin AstraZeneca », et « le possible lien de causalité avec les troubles mentionnés n’a pas été démontré pour le moment »…

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que ce vaccin est responsable de très nombreux et importants effets secondaires. Raison pour laquelle, d’ailleurs, la campagne d’injection de ce dernier a fait un véritable flop auprès des personnels soignants, très sceptiques non seulement quant à son efficacité mais aussi quant à sa non-toxicité. C’est ainsi que, dans son dernier rapport publié le 4 mars, l’ANSM faisait état de pas moins de 3 013 effets indésirables « potentiellement liés au vaccin AstraZeneca » ! Des effets indésirables qui sont certes « le plus souvent des syndromes grippaux », mais qui peuvent aussi prendre la forme d’affections gastro-intestinales parfois « graves »…

Le « passeport vert » revient sur le tapis

Bref, autant d’éléments qui ne font guère les affaires des autorités françaises dont la campagne de vaccination accuse déjà un retard considérable par rapport à de nombreux autres pays, y compris parmi les moins développés. Ce qui n’empêche pas celles-ci de revenir aujourd’hui à la charge sur la question du fameux « passeport vert », document qui va piétiner allègrement la liberté des Français en les contraignant, de fait, à se faire vacciner s’ils veulent pouvoir voyager au sein de l’UE. C’est ainsi que, invité dimanche sur Europe 1, le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton a annoncé qu’un projet de « certificat sanitaire » sera officiellement présenté ce mercredi, qui contiendra notamment des informations indiquant « qu’une personne a été vaccinée contre le COVID-19, ou qu’elle a guéri, ou qu’elle a reçu un résultat négatif au test ». Prévu pour entrer en vigueur « avant juin », il se présentera « soit sous forme électronique, soit papier », et « sera valable dans tous les pays de l’UE ».

Vers un reconfinement de l’Île-de-France ?

Un programme que l’aggravation de la situation sanitaire dans notre pays pourrait bien cependant venir bousculer. Car, malgré la multiplication des confinements locaux, des couvre-feu et autres mesures liberticides, le gouvernement semble aujourd’hui dans l’incapacité totale de contenir cette épidémie. Notamment en Ile-de-France, où il a déjà fallu transférer lors de ces derniers jours plusieurs malades en province en raison de la saturation des hôpitaux, et où le nombre de contaminations ne cesse d’augmenter, au point que l’exécutif envisage aujourd’hui très sérieusement d’imposer un nouveau confinement à la région parisienne. Un reconfinement qui, selon certaines sources, se présenterait sous sa forme « dure », c’est-à-dire 7 jours sur 7, et pourrait même aller jusqu’à la fermeture des établissements scolaires pendant six semaines !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 mars 2021

Hôtel Beauregard – L’effacement des visages

Hôtel Beauregard

La crise sanitaire que nous traversons, où se mêlent allègrement le grotesque et le tragique, offre indéniablement une excellente matière première aux romanciers et plus particulièrement à ceux qui sont adeptes de la dystopie. C’est le cas de Thomas Clavel qui nous offre un nouveau roman en forme de vertigineuse plongée dans le monde de la « 4e vague » du virus covidien.

Un monde où la propagande hygiéniste s’est encore accrue de plusieurs degrés, où la litanie des « gestes barrières » est devenue un nouvel Evangile (« Eloignez-vous les uns les autres ! ») et où la chasse aux récalcitrants est désormais l’activité favorite des « bons citoyens » avides de délation et d’ostracisation sociale.

Hôtel Beauregard est d’ailleurs le récit d’un lynchage, celui d’une jeune doctorante dont la vie va basculer dans l’horreur par la faute d’un oubli de port du masque sur une photo de groupe postée sur Internet.

Le récit de Thomas Clavel est constitué de plusieurs strates. C’est tout d’abord un réquisitoire impitoyable contre la lâcheté et la violence des réseaux sociaux où, régulièrement, des individus sont jetés en pâture, par des petits procureurs incultes et haineux désormais appelés « youtubeurs », « instagrameurs » ou « influenceurs », à des hordes de « suiveurs » se laissant aller – sous couvert d’un anonymat relatif ou du moins temporaire – à leurs plus bas et vils instincts, à l’injure, aux crachats, aux menaces. Et d’un lynchage virtuel à un lynchage physique, il n’y a qu’un pas. On ne contrevient pas impunément aux dogmes du temps.

Hôtel Beauregard est ensuite une profonde réflexion sur la soumission et sur la peur (« Ils l’adorent, cette peur-là ! Ils la vénèrent ! Ils l’alimentent comme un petit foyer ! Car cette peur, elle est le moteur de leur haine ! Elle est la condition sine qua non de leur colère illimitée ! »), une réflexion qui intrigue particulièrement cruellement le lecteur à l’heure où nous glissons doucement, jour après jour, presque sans résistance, dans une « tyrannie sanitaire » aussi ubuesque qu’impitoyable.

C’est enfin le glaçant tableau d’un monde déshumanisé, du monde « sans visage » qui est à nos portes. Et c’est bien cela qui noue l’estomac à la lecture de certaines pages de ce brillant roman, la sensation que ce monde étouffant et cauchemardesque qui y est décrit, nous y sommes presque, nous sommes en train d’y entrer, nous y sommes peut-être même déjà en grande partie…

Ecrit dans une langue limpide et ciselée, ce deuxième roman de Thomas Clavel s’impose d’ores et déjà comme l’un est textes importants de l’année 2021 et comme un sérieux candidat au prochain prix des lecteurs de la presse libre !

Thomas Clavel, Hôtel Beauregard, éditions La Nouvelle Librairie, 220 pages, 14,90 euros.
Pour commander : https://www.revue-elements.com/produit/hotel-beauregard/

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 6 mars 2021

« La Grande Réinitialisation » – Le plaidoyer cynique de Davos pour un monde post-covid

Covid - La Grande Réinitialisation

L’accusation convenue de complotisme est d’autant plus stupide que l’oligarchie mondialiste ne cache nullement son projet, son « agenda » comme elle dit. Il suffit de lire ce qu’elle dit ou écrit. Ainsi, nul besoin d’être complotiste pour affirmer que l’élection présidentielle américaine a été manipulée pour éliminer Donald Trump : il suffit de lire l’article de Molly Ball paru dans Time du 4 février 2021 qui décrit en détail les manœuvres entreprises contre lui.
Point n’est besoin non plus d’être complotiste pour comprendre que pour la super classe mondiale, la crise de coronavirus fait figure d’aubaine : il suffit de lire, pour s’en convaincre, le livre « Covid-19 : La Grande Réinitialisation » que Klaus Schwab et Thiery Malleret ont publié[1] et qui est désormais accessible en français.

Le point de vue de la Davocratie

Les deux auteurs sont Klaus Schwab et Thierry Malleret. Klaus Schwab, qui porte une cravate, est un austère économiste allemand qui a fondé le Forum Économique Mondial de Davos. Thierry Malleret, qui a plutôt le look bobo branché – donc sans cravate[2] – est aussi un économiste, ancien banquier, qui dirige le rapport annuel du même Forum sur les risques mondiaux.

Leurs analyses exercent donc une forte influence sur les gouvernements occidentaux.

Or que nous expliquent-ils ?

La catastrophe économique et sociale en marche

La majeure partie de leur ouvrage de 220 pages traite des conséquences catastrophiques de l’épidémie covidienne et du confinement général mis en œuvre. Ils analyses ces conséquences au plan macro-économique, au plan de la stratégie des entreprises et au plan de l’équilibre des individus.

Une catastrophe pour la croissance mondiale (une chute du PIB du G7 entre 20 et 30 %) et pour l’emploi[3] sans précédent depuis 1945. Une chute du commerce mondial, une augmentation des inégalités et du poids de l’impôt, la fin de la convergence économique entre pays développés et les autres, une augmentation des coûts de production, une précarisation de la jeunesse à la recherche d’un premier emploi et de ceux dont l’emploi sera remplacé par les robots, de nouvelles migrations à destination de l’Europe.

Et d’une façon générale une marginalisation de tous ceux qui n’auront pas été capables de prendre le virage de l’e-économie, de la dématérialisation et du télétravail, ou qui n’auront pas une assise financière assez solide.

Et qu’on ne s’y trompe pas, cette crise sera durable. D’autant que la peur de l’épidémie persistera : « La normalité d’avant la crise est ‘brisée’ et rien ne nous y ramènera, car la pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale ».

Il y a pire : le retour du patriotisme

Il y a quelque chose d’étrange à lire cette succession de catastrophes sous la plume de ceux qui expriment l’opinion des dirigeants de l’Occident depuis la chute de l’URSS. On dirait qu’ils décrivent les malheurs de la planète Mars, d’un point de vue extérieur. Comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans ce désastre.
Mais il y a un autre « côté sombre » (sic) de la crise avertissent Messieurs Schwab et Malleret.

D’abord « l’un des dangers les plus profonds de l’ère post-pandémique est l’agitation sociale. Dans certains cas extrêmes, elle pourrait conduire à la désintégration de la société et à l’effondrement politique ». Bigre !

Mais il y a pire encore pour nos experts : « Le risque que la renaissance de l’État-nation conduise progressivement à un nationalisme beaucoup plus grand est réel. » Car les pandémies provoquent souvent « une montée des sentiments patriotiques et nationalistes, avec des considérations religieuses et ethniques troublantes qui entrent également en ligne de compte. En fin de compte, ce mélange toxique fait ressortir ce qu’il y a de pire en nous en tant que groupe social ».

Donc, pour nos experts, le risque réside autant dans la catastrophe économique et sociale provoquée par un confinement général et brutal que dans la montée des sentiments patriotiques et nationalistes ! Comme c’est bizarre ….

Vive la catastrophe !

Et par un étrange paradoxe, tout en égrenant à longueur de pages les conséquences dramatiques de cette crise, nos auteurs n’hésitent pas à affirmer dès le départ, que « les possibilités de changement et le nouvel ordre qui en résultent sont désormais illimités et n’ont d’autre frein que notre imagination, pour le meilleur ou pour le pire. ». Et « nous devrions profiter de cette occasion sans précédent pour ré-imaginer notre monde, afin de le rendre meilleur et plus résilient ».

Ré-imaginer notre monde, rien que cela !
En d’autres termes la pandémie va faire l’effet d’un brise-glace, éliminant les obstacles à la mise en place d’un nouvel ordre que le Forum de Davos appelle de ses vœux. Sympa non ?

« Nous devons donc sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation » affirment nos auteurs.

Plus pauvres mais écolos et inclusifs

Mais vers quel ordre la grande réinitialisation doit-elle nous conduire ?

Messieurs Schwab et Malleret nous expliquent que « la récession induite par la pandémie va déclencher une forte augmentation du remplacement de la main d’œuvre, ce qui signifie que le travail physique sera remplacé par des robots et des machines ‘intelligentes’ ». Ces innovations « entraîneront bientôt des centaines de milliers, et potentiellement des millions, de pertes d’emplois ». Cool !

Il faudra aussi s’habituer à une croissance plus faible qu’auparavant et d’une façon générale à « une réduction planifiée mais modulable, durable et équitable de l’économie menant à un avenir où nous pourrons vivre mieux avec moins. ». Vivre avec moins, c’est vraiment cool !

Il ne faut pas s’inquiéter cependant : grâce à un « leadership éclairé », cette réduction de la croissance et de l’emploi permettra une croissance plus verte et un capitalisme plus inclusif.

Car « il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique » promettent nos auteurs. Et puis « nous assisterons à une explosion de la créativité des start-ups et des nouvelles entreprises dans les espaces numériques et biotechnologiques ».

Des start-ups : Macron verra réaliser son rêve !

Notre santé mentale sous surveillance

L’avenir Bisounours vert et inclusif que nos auteurs voient poindre derrière le chômage de masse, le commerce en ligne et la décroissance, appelle toutefois un léger correctif : la santé mentale de ces peuples stupides, incapables de comprendre ce qui est bon pour eux.

Messieurs Schwab et Malleret nous avertissent que « le coronavirus a renforcé et non réinitialisé les problèmes de santé mentale » dans la population. Car « la fermeture cognitive implique souvent une façon de penser en noir et blanc et des solutions simplistes – un terrain propice aux théories du complot et à la propagation de rumeurs, de fausses nouvelles, de demi-vérités et d’autres idées pernicieuses ». Ah encore ces idées pernicieuses !

« La santé mentale, le facteur le plus important qui influe sur le niveau de satisfaction des gens envers leur vie, était déjà sur le radar des décideurs politiques. Dans l’ère post-pandémique, ces questions pourraient maintenant recevoir la priorité qu’elles méritent ».

Big Brother va donc s’occuper, non pas de notre prospérité, perdue, mais de notre santé mentale. Rassurant n’est-ce pas ?

La crise, une opportunité, mais pour qui ?

On aurait tort de prendre à la légère les affirmations et menaces de Messieurs Schwab et Malleret.

En 2017, le Forum de Davos, après le vote pour le Brexit et l’élection de Donald Trump, avait conclu que l’opinion pouvait être trompée par des fausses nouvelles et mal voter pour cette raison. Le Forum appelait donc de ses vœux un meilleur contrôle de l’information. Par un heureux hasard, la France et l’Allemagne se dotaient alors de lois censées nous protéger des « fake news »….

Davos exprime les grandes orientations que les gouvernements occidentaux sont priés de mettre en œuvre.

Bien sûr comme affirmait Nietzsche « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » : toute crise recèle aussi de nouvelles possibilités.
Mais à la lecture des réflexions de MM Schwab et Malleret, on peut légitimement se demander qui profitera vraiment de ces opportunités….

[1] Forum Publishing 2020
[2] Du moins apparaissent-ils ainsi sur la couverture
[3] Par exemple 36 millions d’américains auraient perdu leur emploi en 2020, suite aux mesures de confinement et à l’arrêt de l’activité économique

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Danemark : focus sur le mouvement «Men in Black», opposé aux restrictions anti-Covid

«Men in Black» Danemark

01/03/2021 – EUROPE (NOVOpress)
Le mouvement «Men in Black» a émergé en décembre 2020 sur les réseaux sociaux au Danemark.

Accusant le gouvernement d’exercer une «coercition» et une «dictature» sous couvert de lutte contre la pandémie, il organise des manifestations dont les participants sont tous vêtus de noir.


Ivan Rioufol : « Ce virus a été un révélateur de l’extraordinaire inefficacité de l’État »

01/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Face à la recrudescence de l’épidémie de Covid, le gouvernement entend un peu plus serrer la vis, quitte à en passer par des confinements localisés. Alors que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’en juin prochain, la question de la mise en danger des libertés fondamentales devient de plus en plus pressante.

Le journaliste et essayiste Ivan Rioufol confie sa grande inquiétude à Sputnik et lance un appel aux Français à reprendre leur destin en main.