Entretien – Marion Maréchal : “Le pass sanitaire traduit une dérive évidente de ceux qui détiennent le pouvoir”

Marion Maréchal

Pour l’ancienne députée et directrice de l’Issep, la mise en place du pass sanitaire préconisé par le gouvernement marque un point de bascule en France vers une société de défiance et de contrôle.

Valeurs actuelles. L’allocution d’Emmanuel Macron annonçant la mise en place d’un pass sanitaire vous a fait réagir vivement. Que craignez-vous ?

Marion Maréchal. Un véritable changement de société, où la norme n’est plus la liberté mais la contrainte, où la solidarité nationale s’efface au profit d’une société de défiance et de contrôle, où la culpabilisation et la délation sont devenues la norme dans les rapports sociaux. L’émergence d’une société de la suspicion divisée entre les “bons” et les “mauvais” citoyens où l’Etat, plutôt que d’apporter des réponses sur le plan hospitalier, industriel et technologique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, organise la relégation sociale et le licenciement massif des récalcitrants. Il y a encore deux ans, le secret médical était considéré comme sacré, sa violation était criminalisée. Et maintenant, on devrait justifier de son état de santé à un inconnu pour avoir le droit de prendre un café en terrasse ? Il y a une dérive évidente, avec une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir.

Beaucoup de médecins se relaient à la télévision pour dire leur confiance dans ce vaccin. Comment expliquez-vous la défiance — peut-être même la vôtre — de beaucoup de Français qui ne sont pas eux-mêmes médecins ?

Le sujet n’est pas d’être “pour” ou “contre” le vaccin. On peut parfaitement être vacciné et opposé au pass vaccinal. De même, il est fréquent de ne pas être vacciné contre la COVID sans pour autant être un “antivaxx” primaire. Ma fille a fait ses 11 vaccins obligatoires et pourtant je suis résolument opposée à l’obligation vaccinale contre la COVID et au pass sanitaire. Il me semble que le doute devrait encore être permis au pays de Descartes ! Accessoirement, il y a eu de nombreux scandales sanitaires retentissants en France (le sang contaminé ou encore le Distilbène, le Mediator, la Dépakine, les implants mammaires PIP, etc.) qui rendent compréhensibles les précautions d’une partie de la population.

Par ailleurs, rappelons que l’obligation vaccinale, avec un produit en phase expérimentale, est illégale. Les vaccins actuels sont encore en phase III des essais cliniques jusqu’en 2022 voire 2023 pour certains. Cette obligation se heurte au libre consentement de la personne et ce droit est protégé au niveau national dans le code de la santé publique et au niveau européen par une directive du 4 avril 2001. C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement met en place une obligation indirecte déguisée. L’illicéité du procédé est encore plus manifeste pour les soignants qui se voient contraints, comme les militaires depuis plusieurs semaines, par une obligation directe.

Au-delà de l’administration du vaccin, la mise en place d’un pass sanitaire fait craindre à certains le traçage et l’extension de pouvoirs de police à des civils. Cela vous inquiète-t-il ?

Est-ce le rôle des commerçants, des restaurateurs, des directeurs de théâtre et de cinéma de vérifier les données de santé de la population? Est-il légitime de les traiter comme des criminels si ils ne souhaitent pas jouer ce rôle de contrôleur sanitaire ? Rendons-nous compte que demain un restaurateur qui ne vérifiera pas le pass sanitaire risquera 45 000 euros d’amende et un an de prison, un an de prison ! Les soignants qui étaient applaudis il y a quelques mois seulement à 20h pour leur dévouement sont aujourd’hui traités en criminels potentiels et menacés par le gouvernement d’être privés de salaire et de licenciement. Nous sommes chez les fous.

Certains parlent de « basculement ». Est-ce votre cas ? Quel serait-il ?

Quand on est prêt à mettre au ban de la société des enfants dès 12 ans parce qu’ils ne sont pas vaccinés contre une maladie totalement inoffensive pour eux, oui je pense que l’on peut parler de basculement. Quand on importe les méthodes de l’Arabie Saoudite et du Pakistan, seuls pays au monde à avoir osé rendre la vie impossible aux non vaccinés pour mieux les contraindre, quand on singe la Chine qui prévoit d’interdire l’accès à l’hôpital ou à l’université aux non-vaccinés, oui il y a basculement.

Il y a quelque chose d’irréel à voir la France se mettre dans le sillon de ces régimes autoritaires avec une telle facilité, sans aucun débat ou presque, et par la volonté d’un seul homme… car si certains pays européens, comme l’Italie, ont pu mettre en place la vaccination obligatoire pour les soignants, aucun n’est allé jusqu’à empêcher toute vie sociale aux non-vaccinés à travers une politique de restriction générale qui s’appliquerait à l’ensemble de la population.
Il n’y a plus aucune proportionnalité entre la menace que représente le virus et la réponse qui y est apportée. Surtout il n’y a plus aucun équilibre entre la liberté et la sécurité, équilibre qui constitue pourtant l’ADN de nos démocraties. J’insiste : quelle logique y-t-il à vacciner sous la contrainte ceux qui ne craignent quasiment rien pour protéger… ceux qui sont déjà vaccinés ?

Le basculement c’est aussi la haine que l’on voit poindre, qui est quasiment une constante sous le macronisme, et qui s’était déjà exprimée au moment des manifestations des Gilets jaunes. Une partie de la société se sentant supérieure, éclairée, morale, n’hésite plus à se montrer extrêmement agressive et sectaire dans le débat public ou sur les réseaux sociaux.

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La pandémie politique, par Etienne Defay

pandémie politique

On s’agaçait en regardant les nombreux débats de voir les médecins se prendre pour des politiques et les hommes politiques se prendre pour des médecins. Ainsi, Didier Raoult est devenu malgré lui une personnalité politique de premier plan, pendant ce temps Emmanuel Macron est devenu un virologue de renommée internationale. Las. Dans les sociétés démocratiques occidentales modernes, tout est devenu politique.

Le moindre fait nécessite de se placer, tout est matière à conviction, débat, polémique et appelle un soutien ou une condamnation tout aussi ferme. La situation sanitaire n’échappe pas à la règle et rajoute une fracture supplémentaire dans une société française exsangue. Si le virus confirme les disparités sociales et géographiques du territoire, il est aussi devenu un point d’opposition politique et l’épidémie s’est parfaitement calée dans l’agenda électoral des uns et des autres.

Si vous êtes progressiste et électeur convaincu d’Emmanuel Macron, vous serez nécessairement pro-vaccin et pro-confinement. Sociologiquement, vous êtes généralement un CSP++ proche de ou à la retraite (confortable) et jouissez de plusieurs résidences. Au demeurant, votre esprit individualiste et jouisseur sans entrave vous fait regarder l’autre comme un potentiel enquiquineur dont les convictions doivent s’abaisser devant cette liberté de jouir. Sans entrave certes mais uniquement pour vous. Peu importent les règles tant qu’elles vous permettent de rallier La Baule ou le cap Ferret sans encombre. A contrario, si vous êtes déclassé, habitant de la France périphérique et que vous subissez l’incurie de l’État, vous serez plus enclin à éprouver de la défiance à l’encontre de la stratégie sanitaire. De même, si vous avez un sens des réalités, une intelligence normalement développée et un sens aigu du bien commun, il y a peu de chance que vous approuviez la politique en place. Il y a quelques décennies, on aurait pu trouver ces propos caricaturaux. Force est de constater qu’ils ont un fond de vérité. Cette légère digression pour s’interroger sur l’aspect éminemment politique de ce virus. Chez les principaux dirigeants de l’opposition, on n’ose, à l’image du quinquennat Macron, s’opposer frontalement.

LR, LFI et RN peinent à trouver une ligne claire. Peur d’être jugés responsables des morts et des dégâts causés par cette pathologie ? Peur de l’épidémie ? Il n’y a que les petits candidats tels Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson et surtout Florian Philippot qui en ont fait un axe principal de leur communication voire de leur campagne présidentielle. Tels la souveraineté, l’économie ou la sécurité, le Covid rejoint la liste des sujets clivants et des positionnements obligatoires. Sans doute parce que les ombres se cachant derrière la pandémie portent des noms bien plus importants : liberté, civilisation et conscience.

A l’image de l’épidémie, ce quinquennat désastreux doit toucher à sa fin au plus vite. Sans cela, nous perdrons bien plus qu’une table de restaurant ou un pouvoir d’achat.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 16 juillet 2021

Plusieurs mobilisations contre le pass sanitaire organisées dans toute la France [vidéo]

manif pass sanitaire

15/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
A travers le pays, où se déroulaient 53 rassemblements, les manifestants se sont mobilisés «contre la dictature» et «contre le pass sanitaire».

Ils étaient plus de 20 000 Français à manifester leur mécontentement, ce mercredi 14 juillet, contre le pass sanitaire et l’obligation de se faire vacciner.

Un millier de manifestants à Marseille (Bouches-du-Rhône), des soignants, mais aussi des anonymes sont venus dénoncer une atteinte à leur liberté. “On ne va plus avoir de liberté. Il va y avoir une espèce de ségrégation entre les Français”, estime une manifestante. Une liberté réclamée aussi à Annecy (Haute-Savoie). Des soignantes sont prêtes à perdre leur emploi. À

À Paris, des heurts ont éclatés aujourd’hui en début d’après-midi. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour répondre à des jets de projectile.

Yann Fontaine, clerc de notaire de 29 ans, est venu du Berry pour manifester à Paris. Rejetant l’étiquette de «complotiste», il a expliqué à l’AFP que «le pass sanitaire, c’est de la ségrégation». «Macron joue sur les peurs, c’est révoltant. Dans mon entourage, je connais des gens qui vont se faire vacciner juste pour pouvoir emmener leurs enfants au cinéma, pas pour protéger les autres de formes graves du Covid», a-t-il regretté.

A Lyon, où 1400 personnes ont manifesté, des tensions ont éclaté dans le centre-ville. Un groupe d’opposants à la vaccination a aussi forcé le portail de la préfecture de Haute-Savoie à Annecy, sans commettre d’autres dégradations.


17 réflexions en vrac sur les mesures sanitaires, par Maxime Tandonnet

Macron anarcho-tyrannie

Peu de temps pour faire des phrases et des paragraphes, alors quelques réflexions dans le plus grand désordre sur les mesures annoncées par l’occupant de l’Elysée prononçant l’exclusion prochaine des « non vaccinés » de l’accès aux restaurants, aux bars, centres commerciaux, aux lieux de spectacle ou sportifs, aux transports, etc.

– Une épidémie de peste bubonique ou de choléra, fauchant des millions de vies en France, justifierait de telles mesures d’exception. Cela arrivera peut-être un jour mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Traiter l’épidémie actuelle comme une épidémie de peste bubonique ou de choléra relève de la mystification (réussie).

– Le dispositif annoncé repose sur une incohérence : le covid 19 est réputé dangereux principalement pour les personnes âgées, ou fragiles, les malades atteints de comorbidité ; l’immense majorité de ces personnes ont déjà été vaccinées; dès lors, si le vaccin est efficace, le risque d’une vague de mortalité en est fortement réduit et la menace exagérée.

– Aberration fondamentale: certains vaccinés accusent hargneusement les non vaccinés de mettre leur vie et celle des autres vaccinés en danger. Mais de quoi ont-ils peur dès lors que vaccinés, ils sont supposés être à l’abri des formes graves? Et d’ailleurs le fait d’être vacciné n’empêcherait pas (semble-t-il) de porter et transmettre la maladie.

– 62% des Français approuveraient (selon un sondage) les mesures discriminatoires et d’exclusion de la vie sociale prises envers les non vaccinés. 38% de « Gaulois réfractaires » (incluant sans doute des vaccinés comme des non vaccinés), c’est beaucoup dans un tel contexte. D’ailleurs, un basculement de l’opinion peut intervenir à tout moment.

– Les non vaccinés justifient leur réticence à la vaccination par la peur du vaccin, notamment en raison des immenses scandales sanitaires qui ont bouleversé le pays ces dernières décennies. Que leur peur soit considérée comme méprisable, en tout cas moins respectable que d’autres peurs et indigne d’être écoutée, est à mes yeux incompréhensible.

– Plutôt que le dialogue et l’explication, comme souvent en France, la caricature et la moquerie: il y aurait les « provax », modernes et ouverts au progrès face aux « antivax » complotistes et obscurantistes, comme si nous revivions sous un angle sanitaire la guerre de la France « éclairée » contre les Gilets jaunes. Ce pays déchiré ne changera donc jamais…

– De fait, les mesures annoncées par le pouvoir ne seront jamais – jamais – appliquées pour la plupart : il est inconcevable, irréaliste de vouloir obliger les restaurateurs, barmen, commerçants, agents des lieux de spectacle ou de transports, à contrôler l’identité et le pass de chacun de leurs clients et se faire ainsi les auxiliaires de la police dans une société d’autosurveillance et de délation. Qui ne le sent pas?

– En vérité, tout ceci relève avant tout du spectacle, d’une posture politique, autour d’une mise en scène (hallucinante) d’autorité et de fermeté dans une perspective électoraliste. Mais il faut reconnaître que cela fonctionne assez bien.

– Eternelle et lamentable préférence française pour les contraintes bureaucratiques, les mesures verticales, policières et les sanctions au détriment de la liberté, du dialogue, du respect et de la confiance.

– L’esprit de ces mesures exprime un phénomène d’anomie ou de disparition des repères intellectuels et moraux. Sidérante démonstration d’un déni de solidarité face à l’exclusion et la mise au ban d’une partie de la population (les non vaccinés). Vertigineux renoncement collectif au respect de la vie privée et du secret médical, au principe d’égalité, au droit à disposer de son corps et à la liberté individuelle.

– Le climat général, ce mélange de soumission à la figure du chef paternaliste, autoritaire et protecteur, de servitude dans l’acceptation passive des contraintes et de chasse aux sorcières ou rage collective et méprisante de certains « vaccinés » envers les « non vaccinés », ce mélange a quelque chose de profondément malsain qui échappe aujourd’hui au sens commun.

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Covid 19, à qui profite la peur?, par Maxime Tandonnet

covid port du masque

Echange authentique avec une personnes de mes relations : « Non, je ne suis pas vaccinée. On ne sait pas ce qu’il y a dedans. Il y a déjà eu le sang contaminé, l’hormone de croissance, Médiator. Je ne suis pas vaccinée, mais ne le dis surtout à personne. » Le discours sur une obligation vaccinale imposée à la population dans son ensemble et le matraquage politico-médiatique n’y changeront rien. C’est la confiance qui manque pour expliquer, rassurer et convaincre. Un pouvoir aussi discrédité par les mensonges (sur les masques, les places en réanimation, le nombre des morts prévisibles, etc.) n’est plus en mesure d’inspirer la confiance.

La contrainte généralisée et les menaces n’ont jamais permis de résoudre quoi que ce soit. Et puis que faut-il comprendre? 60% des Français sont vaccinés, en particulier les personnes à risque. Selon le discours médical et scientifique, le vaccin protège contre les formes graves, évite l’hospitalisation et la mort. La Grande-Bretagne (vaccinée) connaît une flambée épidémique – sous forme de rhumes – mais quasiment aucun décès. Si tout cela est vrai, les Français (soit vaccinés soit ne relevant pas des catégories à risque) n’ont aucune raison d’avoir encore peur du Covid et de ses variants. Quant aux personnes qui ne veulent pas être vaccinées, elles font un choix relatif à leur santé et leur intégrité corporelle qui n’appartient qu’à elles – et au secret médical.

Il est doublement incohérent de dire qu’elles mettent les « vaccinés » en péril puisque d’une part le vaccin protège contre les formes graves mais n’empêche pas (semble-t-il) d’attraper la maladie et de contaminer autrui, et d’autre part, les vaccinés sont en principe à l’abri du risque vital. Ce n’est sûrement pas par l’opprobre, l’exclusion, le lynchage et la diabolisation qu’elles seront convaincues.

La rage qui se développe contre les « non vaccinés » dans la population française rappelle étrangement les chasses aux boucs-émissaires du Moyen-âge lors des grandes pestes. Ah la nature humaine… Le monde politico-médiatique évoque une situation ou des variants aux noms bizarres venus du fond de l’enfer s’apprêtent à déferler sur la France comme des cavaliers de l’apocalypse. Les lâches, les pleutres et les pervers, les despotes de plateau se réveillent pour réclamer de nouvelles restrictions à la circulation et atteintes aux libertés. A qui profite la peur?

NB: heureux que Mme Natacha Polony, dans Marianne, dise la même chose que moi (en mieux)

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Xavier Bertrand réclame l’extension du Pass Sanitaire partout. Plus de « restaurants, cafés, cinémas, etc. » pour les non-vaccinés covid !

Pour un vaccin contre l’hystérie hygiéniste, par Ivan Rioufol

L’hystérie hygiéniste gagne les esprits, jusqu’au sommet de l’Etat. « Notre croissance dépendra de la vaccination », estime Bruno Le Maire, samedi dans Le Parisien. Pour le ministre de l’Economie, seule la vaccination « nous permettra de retrouver le plus rapidement une vie normale, de la croissance, des emplois et de l’activité ». Dimanche, sur RTL, François Bayrou se prononce en faveur d’une vaccination obligatoire. « Depuis le premier jour de l’épidémie (…) j’ai pensé que la seule issue était la vaccination (…) J’ai toujours pensé que ça finirait par la décision collective de rendre la vaccination obligatoire ».

Le Haut-commissaire au plan craint qu’un nouveau variant finisse par être « particulièrement nocif pour les enfants en bas âge ». Dans le JDD, Laurent Berger (CFDT) et Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) expliquent : « Nous appelons solennellement les salariés à se faire vacciner ». Dans ce même journal, Alain Fischer, responsable de la stratégie vaccinale, affirme: « Ceux qui attendent commettent une erreur », tandis que 96 médecins exigent la vaccination obligatoire pour les soignants. Pour sa part, le directeur de l’Agence régionale de santé de Nouvelle Aquitaine, Benoît Elleboode, prévient : « Personne n’y échappera. Toute personne non vaccinée sera contaminée ».

Une fois de plus, le pouvoir est le premier à alimenter la panique sanitaire. Il a réduit sa politique à sa capacité de convaincre les récalcitrants. Or cette stratégie devient un prétexte à ne rien voir hormis le Covid. Quand Le Maire fait dépendre la reprise de l’économie du vaccin, il se décharge commodément de ses responsabilités. Cela fait un an et demi que le pays s’est immobilisé, tétanisé par des discours apocalyptiques qui se sont révélés faux. La raison a été évacuée au profit de la croyance.

Celui qui argumente sur le manque de recul sur les vaccins ARN, et qui observe les réserves de médecins ou de scientifiques, est désigné par les fanatiques de la vaccination comme un danger en puissance. Le « virus chinois » a exporté avec lui un arsenal répressif qui autorise à dénoncer le sous-citoyen, sinon à le sanctionner. Plutôt que de vouloir forcer le personnel hospitalier à se faire vacciner, les pouvoirs publics feraient mieux de s’interroger sur ces refus venant de professionnels qui côtoient les malades.

Il est permis également de s’étonner que les deux pays (la Grande-Bretagne et Israël) qui connaissent la plus forte recrudescence des contaminations sont ceux qui ont le plus vacciné.
N’en déplaise à Bayrou, la question se pose aussi de savoir si les variants ne seraient pas liés aux vaccins eux-mêmes. A quand un vaccin contre la peur moutonnière ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 5 juillet 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Covid : bientôt la vaccination pour tous ?

vaccination obligatoire

A cor et à cri, ils réclament la vaccination obligatoire. Pour tout le monde. Ou presque. On notera ces derniers jours la multiplication des appels à une vaccination plus intense. Comme ces médecins qui, dans les colonnes du Journal du dimanche, appellent à rendre obligatoire la vaccination pour les soignants des hôpitaux et des EHPAD « avant le début du mois de septembre ». Ce qui suppose une contrainte vu l’échéance assez brève…

Mais, dans ce concours du discours catastrophiste, ce sont surtout les politiques qui réclament les mesures les plus radicales. Comme François Bayrou, qui estime que tout cela finira « par la décision collective de rendre la vaccination obligatoire ». Sans dire qu’il vise tout le monde – il parle des médecins –, le président fondateur du MoDem et maire de Pau se permet de comparer l’obligation vaccinale avec les onze vaccins obligatoires que tous les enfants reçoivent après leur naissance. Anne Hidalgo, maire de Paris, estime que l’« on a trop souvent attendu […]. Aujourd’hui, ne tardons pas ». L’édile de Paris laisse planer ce spectre d’une vaccination obligatoire en agitant la menace du variant… Bref, un collectivisme vaccinal qui ne veut pas dire son nom.

C’est surtout au sommet de l’Etat que la vaccination obligatoire est envisagée sur fond de scénario catastrophe pour la rentrée. Le 1er juillet dernier, le Sénat préconisait à ce titre une vaccination obligatoire. Ainsi, le sénateur Jomier (apparenté socialiste) estime qu’« une quatrième vague est probable d’ici deux à trois mois et elle sera alimentée par la contagiosité plus importante du variant Delta […]. Dans l’hypothèse moyenne, cette vague provoquera un afflux dans les hôpitaux tout à fait comparable à celui de l’automne dernier. Ce ne sera pas une vague de cas bénins ». C’est au niveau des solutions que les sénateurs sont radicaux. Ainsi, ils jugent « insuffisant » le nombre de vaccinés : « il en faut 10 millions de plus », selon Bernard Jomier qui souhaite vacciner prioritairement les 24-59 ans. Il faudrait également une décision mi-juillet. Mais surtout, les sénateurs n’hésitent pas à reconnaître que « la question de l’obligation vaccinale n’est pas un tabou, et n’est pas une atteinte aux libertés individuelles ». Dixit, Bernard Jomier…

Quant au gouvernement, il reste prudent, même s’il envisage la vaccination obligatoire des soignants. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi dernier que les élus locaux et les présidents des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat devaient être consultés. Mais Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, n’a pas exclu la vaccination obligatoire pour se rendre au restaurant ou au musée, même s’il a posé des conditions : l’efficacité de la mesure et sa faisabilité. Le ministre préconise d’abord de « convaincre ceux qui ne sont pas vaccinés » par la mobilisation des « médecins traitants » ou en rendant payants les tests. Avant la manière forte ?

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 5 juillet 2021

Jean-Michel Claverie : “Il n’y a toujours pas de véritable enquête sur l’origine du covid-19 !” [vidéo]

Jean-Michel Claverie

01/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Michel Claverie – Ancien directeur de recherche au CNRS, mondialement connu pour ses travaux sur les virus géants – était l’invité d’André Bercoff le 29 juin sur Sud Radio.

Voici quelques déclarations intéressantes de Jean-Michel Claverie :

“Beaucoup de journaux ont des intérêts financiers avec la Chine et interdisaient à qui que ce soit de publier sur l’origine du Covid 19 !”

“Malgré les 4 millions de morts, il n’y a toujours pas de véritable enquête menée sur l’origine du Covid 19 ! On a dépensé plus d’énergie et d’argent pour le crash du Vol MH370 de la Malaysia Airlines”


Covid-19. Le rédacteur en chef d’un grand média allemand attaque le gouvernement

Bild covid allemagne

Dans une vidéo impensable en France, le rédacteur en chef du grand média allemand BILD attaque frontalement la politique gouvernementale de la gestion de la crise sanitaire. Dans un message centré sur la question des dommages causés aux enfants, Julian Reichelt admoneste les dirigeants allemands. François Stecher, correspondant en Allemagne de Polémia, a traduit ce discours en date du 27 mai dernier, merci à lui. Bonne lecture.

Parce que le gouvernement ne le fait pas, BILD demande pardon aux enfants.

Aux millions d’enfants de ce pays, dont nous sommes tous ensemble responsables comme société, je voudrais dire ce que notre gouvernement fédéral et notre chancelière n’ont pas osé dire jusqu’à aujourd’hui : nous vous demandons pardon. Nous vous demandons pardon pour un an-et-demi d’une politique dont vous avez été les victimes.

Victimes de violences, de négligences, d’isolation, de solitude de l’âme. Pour une politique et une information médiatique qui a instillé, et instille aujourd’hui encore en vous, comme un poison, le sentiment que vous représenteriez un danger mortel pour notre société.

Vous ne l’êtes pas, ne vous en laissez pas conter. C’est à nous de vous protéger, pas l’inverse.

Je voudrais l’exprimer de la manière la plus claire : ce que ce gouvernement vous a fait, ce gouvernement que nous, les parents, avons élu aussi et avant tout pour vous, et que nous n’avons visiblement pas critiqué assez pour les écoles fermées et les terrains de foot cadenassés, nous fait honte, en tant que société. Depuis le début de la pandémie en mars 2020, vingt personnes de moins de 20 ans sont mortes en Allemagne du ou avec le corona. Au cours de l’année 2020, 152 enfants de moins de 14 ans ont été tués, quarante fois plus qu’au cours de la même période de 2019.

Ils sont le signe de ce que les enfants ont vécu jusqu’à aujourd’hui dans l’isolement des pièces barricadées du confinement, dans les petits logements sociaux mais aussi dans les maisons plus spacieuses, dans l’exiguïté desquels la violence s’est déchaînée, sans refuge ni havre.

Les enfants tués représentent tous les enfants abusés et violentés, dont aucun maître d’école, aucun entraîneur de foot, n’a pu signaler les contusions et les écorchures.

« Il faut fermer les écoles en dernier, et les rouvrir en premier » : cette promesse, nos gouvernements de Berlin et dans les Länder la violent tous les jours.

Renvoyer les enseignantes et enseignants dans les écoles immédiatement – je dis bien immédiatement : cet effort ne semble pas justifié aux yeux de la chancelière Angela Merkel et des ministres-présidents, en regard de ce qu’ils ont fait subir aux enfants.

Les Biergarten sont pleins, les salles de classe sont vides.

Les Suédois n’ont jamais fermé leurs écoles. Ils ont assumé leurs responsabilités vis-à-vis des enfants. Pas nous. La ministre des enfants vient de quitter ses fonctions, prématurément, afin de pouvoir préparer sa campagne électorale à venir, sans se laisser perturber par les reproches [de plagiat] visant sa thèse. Franziska Giffey est partie, sans même laisser un post-it pour expliquer en deux phrases ce que l’on pourrait mieux faire pour les enfants. On ne peut exprimer de manière plus cynique l’indifférence que lui inspirent les personnes qui lui étaient confiées.

Mais surtout, nombreux sont ceux qui, inlassablement, ont mis en garde sur ce qui est arrivé à nos enfants – et BILD en a été. Pourtant, il ne s’est rien passé. Y a-t-il eu un sommet organisé par Merkel pour les enfants ? Non. Au lieu de cela, on a rabâché à nos enfants qu’ils allaient tuer leur grand-mère s’ils osaient être simplement des enfants, rencontrer leurs amis. Jamais personne n’a apporté la moindre preuve scientifique de cela. C’était si confortable de l’affirmer, les enfants sont sans défense et ne votent pas.

Ma question à nos politiciens est la suivante : lequel d’entre vous jettera au visage d’enfant aux jambes bleuies par les coups que la reprise des cours est l’affaire des Länder et des communes ?

Des amis me racontent le sort de leurs fils adolescents qui, jusqu’à la pandémie, faisaient du sport cinq fois par semaine, et désormais plus du tout. L’énergie de la puberté, rage et désespoir, se décharge en eux-mêmes au lieu de frapper la balle au fond des filets. Nous devons enfin comprendre que nous produisons des épaves psychiques.

Lorsque l’État retire ses droits à un enfant, il doit prouver qu’il repousse ainsi un danger immédiat et concret. Cette preuve n’a jamais été apportée. Elle a été remplacée par les messages d’une propagande désignant les enfants comme les propagateurs de la pandémie. Celui qui voulait porter la contradiction contre celle-ci n’était pas invité aux réunions d’experts de la chancellerie.

Tout ce que cela a provoqué de dégâts, je l’ai vécu personnellement, lorsque j’ai rendu visite aux héros du quotidien de « l’Arche », à Berlin-Hellersdorf. Les enfants les plus pauvres de notre opulent pays, qui y trouvaient autrefois chaque jour un cadre, à qui se confier, un refuge et de quoi manger, n’y peuvent plus venir, pendant la pandémie, qu’une fois toutes les deux semaines. Et pour cette seule raison qu’aucun politique ne s’est soucié de savoir comment on pourrait faire mieux.

Il suffit d’avoir vécu une fois cette expérience qu’un enfant de neuf ans vous dise « je t’aime. Tu es mon meilleur ami » après que vous ayez simplement joué pendant deux petites heures au UNO avec lui pour comprendre de quelle solitude souffrent ces enfants.

Il ne reste que quelques semaines d’exercice à notre gouvernement fédéral. Je l’implore de consacrer enfin, enfin, enfin, le peu de temps qui lui reste et toute son énergie à réparer tout le mal qu’il a fait aux plus jeunes et aux plus faibles. Nos politiciens devraient rouvrir les écoles et les gymnases, plutôt que les stands de campagne électorale. Sinon, ils garderont sur la conscience et laisseront dans les livres d’histoire un champ de ruines, celui des âmes des enfants.

Texte repris du site Polémia

Covid et dictature sanitaire – La France peut-elle échapper au variant Delta ? [vidéo]

vaccins covid

25/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le variant Delta, qui inquiète notamment le Royaume-Uni et Israël, sera-t-il à l’origine d’une quatrième vague de contamination au coronavirus dans les prochaines semaines en France ?

La vaccination va-t-elle être imposée comme l’unique solution ? Philippe Froguel, chercheur, généticien, professeur à l’Imperial Collège de Londres et à l’université Lille II, et Laurent Alexandre, essayiste et urologue, s’exprimaient le 23 juin au sujet de la “menace” du variant Delta.

En tout cas, on pourra compter sur l’Etat (et les médias) pour nous raconter une belle histoire bien anxiogène qui justifiera les mesures à venir…


Anthony Fauci, ex champion des super-virus et menteur, craint pour son matricule

Anthony Fauci

Anthony Fauci, super-vedette scientifique, anti Trump, star mondiale de la galaxie libérale libertaire, vient de se faire prendre en flagrant délit de fake news, les doigts tout poisseux juste sortis du pot de confiture du mensonge. Récit.

Fauci sauveur de l’Amérique

L’humanité fut assaillie en décembre 2019 par une terrible pandémie, et nous avons failli tous mourir. Fort heureusement les autorités sanitaires américaines réagirent magistralement contre le virus SARS-CoV‑2, en dépit de l’incompétence de Donald Trump. De plus avaient-elles également lutté efficacement contre les bobards complotistes promus par un président attardé et ses partisans. Fort heureusement encore, grâce à une légitime censure, la population se rangea au bon sens des experts, faisant preuve d’une discipline patriotique exemplaire. Mieux encore, grâce à sa sagacité, l’Amérique est désormais en vérité prête à affronter les futures vagues de ce virus naturel — nous disons bien naturel ! —, accompagnées de myriades de variants.

Merci au Docteur Anthony Fauci, 80 ans, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses (NIAID), qui a répandu quotidiennement la bonne parole sur tous les médias depuis un an et demi, se partageant d’ailleurs le travail avec son vieil ami le Gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

Merci donc à Anthony Fauci et Andrew Cuomo, modernes De Niro et Pacino, champions des médias qui ont su prendre en tenaille le nigaud Donald Trump qui n’avait rien compris à la scénarisation de la pandémie. Le naïf voulait faire payer la Chine parce que celle-ci aurait malencontreusement laissé échapper un SARS de 2e génération, manipulé. Dieu merci, la communauté internationale peut désormais réorganiser la bioéconomie mondiale, le dépérissement des peuples et états, afin d’assurer une meilleure distribution des richesses, autrement dit un meilleur retour sur investissement de l’übercapitalisme.

Also sprach die Wahrheit (pardon, ainsi parlait la Pravda!), coalescence de l’État profond, des médias, des übercapitalistes. C’était hier, presque avant-hier.

La surprise de juin 2021

De façon surprenante après cinq années de discipline de fer, les grands médias (bévue ou calcul, nous l’ignorons aujourd’hui), font éclater la Pravda officielle, et apportent de l’eau (pour ne pas dire un fleuve) au moulin des grands perdants de l’élection de 2020 : les partisans du « drain the Swamp » (drainons le marécage washingtonien), ou simplement ceux qui n’avaient pas encore voulu croire en l’existence dudit swamp..

Entre mai et juin 2021, ont en effet surgi les articles de Vanity Fair, du Wall Street Journal, et d’autres qui, assis sur la diffusion de plusieurs milliers de courriels entre le Dr Fauci et ses partenaires nationaux et internationaux obtenus par CNN, le Washington Post, puis BuzzFeed, projettent une tout autre histoire. Celle de la panique des bureaucrates, Fauci en tête, qui seront terrorisés à l’idée qu’un Tchernobyl biologique se déroule sous leurs yeux, et qui feront tout pour construire et inventer une autre histoire à l’intention du public, en mettant tous leurs alliés à contribution, car toute sortie officielle du dogme du-virus-naturel-qui-ne-provient-pas‑d’un-laboratoire-chinois ouvrirait une boite de pandore tant diplomatique que bureaucratique.

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Dr Bertrand Legrand : « Qu’est-ce que c’est que cette génération qui mise tout sur la vaccination des plus jeunes ? »

Dr Bertrand Legrand

Il est, désormais possible de faire vacciner les adolescents à partir de 12 ans avec autorisation des deux parents. Doit-on en passer par là pour obtenir enfin l’immunité collective ?
Réaction au micro de Boulevard Voltaire du Dr Bertrand Legrand.

La vaccination se poursuit avec, évidemment, en priorité la vaccination d’un maximum de personnes qui a pour but de favoriser une immunité collective. En ce moment, les mineurs peuvent être vaccinés avec une autorisation parentale et la présence d’un des deux parents pendant la vaccination. Est-ce une bonne chose de vacciner les plus jeunes ?

Le bénéfice individuel pour un adolescent est assez faible puisqu’il y a eu très peu de morts, très peu de cas de Covid long et très peu d’effets secondaires chez les adolescents. Ce n’est sûrement pas pour le bénéfice individuel de l’adolescent que nous vaccinons. Le risque est faible, mais des risques existent toujours, notamment lorsqu’on vaccine des millions de personnes. En demandant l’autorisation des deux parents pour pouvoir vacciner, cela laisse entendre que l’on rend responsable un des parents de l’acte de la vaccination. On n’a pas demandé le refus des deux parents en cas de non-vaccination. Si on était dans un rapport bénéfice/risque en faveur de la vaccination, on aurait demandé que les deux parents engagent leur responsabilité s’ils refusaient la vaccination.

Partons du principe que ces vaccins sont efficaces contre l’épidémie de Covid-19. Théoriquement, faudrait-il les vacciner pour stimuler une immunité collective ?

Cette question est intéressante puisqu’on se demande s’il faut vacciner une génération au bénéfice d’une autre. Si on élimine la catégorie très à part des personnes qui vivent dans l’entourage d’une personne qui pourrait avoir un risque de contamination malgré sa vaccination, on parle de gens qui ne seraient pas vaccinés et qui demandent à leur entourage de vacciner les enfants de manière à se prémunir d’une bulle et de ne pas risquer d’attraper le Covid. Quelle est cette génération qui mise tout sur la vaccination qu’eux-mêmes refusent ? À un moment donné, le conflit de générations pose une vraie question. On remarque que la génération post-soixante-huitarde profite bien de la vie et oublie qu’elle se doit d’obéir à un certain nombre de règles. Elle a dû l’oublier en 68 et elle n’a toujours pas compris.

On en revient toujours à cette fameuse génération qui a voulu jouir sans entraves et qui continue de jouir, quitte à prendre en otage la jeune génération. Ce jugement est peut-être un peu facile…

C’est toujours un peu facile. On remarquera que cette génération-là est la plus à risque et n’arrive pas à atteindre une immunité collective. Il ne faut pas oublier que 80 % de ces gens-là sont vaccinés. On peut se demander pourquoi les 20 % restants demandent à leur génération de se vacciner. Pourquoi devrions-nous arrêter notre vie pour des gens à qui nous avons proposé la vaccination et qui la refusent. Lorsqu’on refuse de se vacciner, on assume le risque d’attraper le Covid et, dans un nombre de cas assez faible, de terminer à l’hôpital. À ce moment, on en supporte les frais puisque l’État n’a pas à payer pour l’ensemble des personnes qui n’ont pas envie de prendre les précautions nécessaires.

Qu’est-ce qui vous fait dire que cette génération née entre 1945 et 1960 n’a pas envie de se faire vacciner ?

Je le sais tout simplement de mon expérience personnelle dans mon cabinet. Certains de mes patients me disent ne pas vouloir se faire vacciner et souhaitent réfléchir encore un peu. Une minute plus tard, ces mêmes patients me demandent quand est prévue la vaccination des jeunes. Ce n’est, bien sûr, pas le cas de tout le monde, mais c’est quelque chose que l’on voit et qui ne choque absolument pas ces personnes-là.

Le port du masque dans la rue et dans les espaces publics va prendre fin le 30 juin. Depuis une quinzaine de jours, il fait très chaud, notamment à Paris. On se demande quel est le bénéfice/risque ?

En réalité, le port du masque perd de son intérêt lorsque la prévalence de la maladie diminue. Le port du masque a pour but de limiter la propagation.

L’année dernière, nous avions l’impression que la maladie disparaissait. En réalité, il n’y a plus d’aérosol du simple fait de la sécheresse de l’air. En intérieur, le port du masque est absolument nécessaire. Au fur et à mesure que varie la prévalence, un même lieu se situera dans un risque ou non. Mon cabinet médical a sûrement beaucoup plus d’aérosol que dans les vestiaires d’un stade de foot.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire